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20 décembre 2007 4 20 /12 /décembre /2007 18:54

 

 

Via Le Complot contre le QuebecLes 12 signes maçonniques. Source: "Freimaurersignale in der Presse".
Quelques signes tirés d'un ancien manuel maçonnique. Source: "Richardson's monitor of freemasonry"

affiche de la chanteuse Barbara Hendricks annoncant un concert bénéfice pour une loge maçonnique. Une pose voulue, le doigt près de l'oeil.

la main sur le coeur (signe de fidélité). En haut à gauche: "André Boisclair a défendu sans réserve son candidat Robin Philpot, jeudi. (Philpot est accusé d'avoir nié l'holocauste au Rwanda" (08/03/07). À droite lors du soir des élections et en bas un autre photographe a jugé bon d'immortaliser le même geste au même moment.
Le signe d'admiration est un très ancien signe religieux (comme tous les signes maçonniques). C'est un geste que les prêtres se font enseigner dans les séminaires et qui fait parti de leur rituel. Les politiciens se font eux aussi enseigner le même geste dans leurs loges maçonniques.

Ce post est inspiré du livre de l'auteur Allemand Johannes Rothkranz, "Freimaurersignale in der Presse" (signaux maçonniques dans la presse). Lire aussi le livre "codex magica" dans la même veine. Ces deux livres sont disponibles gratuitement sur des p2p comme emule.
Consultez aussi ces pages web:
http://www.yogaesoteric.net/content.aspx?lang=FR&item=2355
http://www.waitingtorot.blogspot.com/

Ces signes sont seulement valides quand un journal important ou une agence de presse les publient. Donc si votre voisin fait ces signes, cela ne compte pas. Si le journal explique pourquoi le sujet pointe du doigt, il ne s'agit pas d'un code. Les images d'athlètes sur le terrain de jeu ne comptent pas non plus car les sportifs ont leur propres codes reliés à leur sport. Le code a été découvert quand on s'est rendu compte que plusieurs photos publiés dans les journaux étaient des poses voulues. C'est-à-dire que le sujet photographié regarde directement la caméra en faisant le signe "OK", par exemple.
Ces 12 gestes sont très communs pour ne pas attirer l'attention mais avec un peu de patience, vous allez vite découvrir que le signe ok par exemple, revient un peu trop souvent.
Quel est donc l'importance pour un journal de montrer quelqu'un faisant le signe ok?
Pourquoi quelqu'un qui donne une entrevue dans un journal va t'il se laisser photographier avec un doigt dans l'oeil? Pourquoi les journaux publient ils aussi souvent des photos aussi disgracieuses? Et sourtout pourquoi s'agit il toujours des même 12 signes mais jamais de photos avec un type qui se gratte le dos?

Voici donc les 12 signes tels qu'illustrés sur la première photo du haut tiré du livre de Rothkranz.
La photo du bas est un collage d'images tirées du livre: "Richardson's monitor of freemasonry"
lien


1- Pointer de l'index. L'index vers les haut est le 2e signe maçonnique du "secret monitor". l'index près de l'oeil est le signe du degré "mark master". l'index près de la bouche est le signe du "royal master". Le sujet peut aussi pointer vers la caméra etc.
2- faire le signe "OK".
3- faire un poing.
4- faire une pyramide avec ses avant bras sur une table.
5- faire un geste comme si on tenait une boule invisible avec une ou deux mains.
Ce signe ressemble beaucoup au signe du "knight templar", tel qu'illustré.
6- la main sur le coeur. Signe du "sublime knight elected".
7- la poignée de main maçonnique. Il y a plusieurs variantes. Le pouce est tourné vers le bas et presse le revers de la main de l'autre personne.
8- regarder vers le haut de façon éxagéré dans une photo. (imitation de Jésus sur la croix).
9- se faire photographier en regardant par-dessus les lunettes.
10- la main sur les lunettes.
11- la main sur la cravatte (signe de détresse).
12- la main sur le cou (signe de détresse).

Cependant, comme avec tous les langages, il peut survenir parfois des erreurs de communication dans le code. Deux ou trois fois dans toute une année, un journal va laisser passer une photo d'un non-initié en train de faire un geste maçonnique. Rothkranz admet ce fait lui-même dans son livre. La confirmation vient quand la personne emploi d'autres gestes maçonniques dans des photos différentes ou si le sujet regarde directement la caméra sur la photo, bref si la pose est artificielle et voulue.
Ces codes sont valides dans le monde entier. Au Québec, le journal La Presse ,le Devoir et www.radio-canada.ca participent à ces codes.

 

 

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20 décembre 2007 4 20 /12 /décembre /2007 18:34

Le Complot contre le Quebec

Les "bons" passages sont en rouge et mes commentaires dans le texte sont en jaune (en vert ici). Notez que trois des signataires de ce document sont des profs de l'université Laval.

lien

Diversité religieuse, tolérance et valeurs maçonniques

Mémoire présenté à la Commission de consultation sur les pratiques d'accommodements reliées aux différences culturelles par un groupe de francs-maçons

Introduction : une intervention inspirée par la pensée maçonnique

Le présent mémoire est présenté par des francs-maçons de la région de Québec. Hommes et femmes, ils sont d’origines ethniques ou nationales diverses, exercent des professions diverses et appartiennent à des familles politiques diverses également. Mais, au-delà de ces diversités, ils sont réunis par leur appartenance à la franc-maçonnerie libérale et c’est en tant que maçons qu’ils s’expriment ici et ce à titre individuel et non au nom de leur loge ou de leur obédience. Le présent mémoire reflète la façon dont, à la lumière de la pensée maçonnique, ils interprètent les enjeux du débat relatif aux pratiques d'accommodements reliées aux différences culturelles qui a agité récemment la société québécoise et contient des propositions que leur inspire cette pensée sur ce sujet. Les pages qui suivent n’ont donc pas la prétention de constituer un travail érudit ou universitaire de spécialistes, juristes, philosophes, sociologues ou politologues, sur les questions touchées par le débat.
La franc-maçonnerie est présente au Québec depuis plus de deux siècles. Le courant auquel nous appartenons, la franc-maçonnerie libérale, y existe depuis moins longtemps et c’est une des rares fois qu’elle se manifeste publiquement. Notre mouvement se veut discret et préfère de loin l’action libre de ses membres à une action collective. Toutefois, devant l’importance de la présente Commission pour l’avenir du Québec et parce que le thème de ses travaux rejoint des préoccupations fondamentales de notre mouvement, nous avons cru bon rendre publique notre position.
Depuis ses débuts, la franc-maçonnerie a prôné la tolérance entendue comme rejet du fanatisme religieux ou politique, qui impose par la force des vérités dites absolues. La devise de la franc-maçonnerie libérale et de l’Ordre maçonnique mixte et international Le Droit humain, « Liberté, égalité, fraternité », résume bien ses principes. L'individu doit être libre dans une société libre, égalitaire et solidaire. Ces grands idéaux, que l'on retrouve aujourd'hui dans les chartes de droits de la personne des pays démocratiques, ont été, dans le passé, des valeurs révolutionnaires, essentiellement soutenues par des esprits progressistes, parmi lesquels il y avait bon nombre de francs-maçons. Ajoutons que notre obédience, Le Droit humain, est une obédience mixte, qui attache une importance particulière à l’égalité entre les hommes et les femmes. Soulignons enfin que nous pratiquons entre nous la tolérance et la liberté de pensée et que bien souvent coexistent chez nous des convictions fort différentes les unes des autres.
Le désir de justice qui anime les membres de la franc-maçonnerie s'accompagne de la conviction que les êtres humains, comme les sociétés et les lois qui les régissent, sont perfectibles. Donc, estiment-ils, il est du devoir de chacun de s'améliorer et de contribuer à l'amélioration de la société, en prenant des moyens concrets pour réaliser ce double idéal.
Les maçons essaient de vivre selon leurs valeurs et travaillent à les répandre et ainsi à rendre les sociétés dans lesquelles ils vivent plus conformes à ces valeurs. [commentaire: en complotant] Il est donc naturel qu’ils se portent à leur défense lorsqu’ils les sentent menacées. C’est le cas aujourd’hui.


1. Notre lecture du débat, de son contexte et de ses enjeux

Le débat

Plusieurs ajustements et accommodements1 accordés récemment à des membres de minorités religieuses afin de leur permettre de respecter les prescriptions de leur religion tout en bénéficiant des services des établissements publics ont été jugés déraisonnables par certains : ils y ont vu des concessions indues à des groupes trop exigeants, mal intégrés, menaçant l’identité du Québec et ayant des comportements contraires aux valeurs de la majorité. La notion juridique d’accommodement raisonnable a en outre été mal comprise et on a appliqué ce terme à toutes sortes d’arrangements qui n’étaient pas de réels accommodements. Les dénonciations de toutes ces pratiques ont suscité un débat public parfois virulent.
La controverse a porté principalement sur des accommodements ou pseudo-accommodements accordés à la suite de demandes invoquant la liberté de religion. Dans son essence, le débat ne porte donc pas sur les phénomènes d'immigration, ni de diversité ethno-culturelle. Cependant, la discussion s’est étendue aux thèmes de l’identité culturelle, d’une part, et de l’immigration, d’autre part. Le mandat de la Commission reflète cet élargissement. Notre mémoire abordera donc aussi ces questions.

Le contexte

Au Québec, comme dans l’ensemble du Canada, les accommodements raisonnables sont accordés depuis plusieurs dizaines d’années, sans que cela ait soulevé des protestations comme celles que l’on a vues récemment. On peut donc se demander pourquoi cette question est devenue soudain si sensible. La réponse à cette question est sans doute complexe et réside en grande partie dans les contextes international et local qui ont vu son émergence.
Un peu partout dans le monde, différentes formes d’extrémisme religieux, violentes et agressives, mettent en danger les acquis de la liberté. Cette montée des intégrismes totalitaires peut constituer un vrai problème Cela a inquiété beaucoup de nos concitoyens soucieux de préserver le caractère démocratique de notre société et le désir légitime de lutter contre ces intégrismes les a amenés à se positionner contre toutes les demandes d’accommodements religieux. Nous pensons que cet amalgame est trompeur. Seuls sont réellement dangereuses les personnes qui pratiquent et prêchent des comportements violents ou qui briment des droits fondamentaux. On aurait tort de réunir dans une même réprobation les religieux pacifiques dont le seul « péché » est de vivre entre eux, en dehors du courant majoritaire, comme les moines catholiques ou bouddhistes ou les communautés hassidiques, et les groupes dont le but avoué est la destruction de nos sociétés.
Au niveau local, la séculaire insécurité culturelle du groupe francophone, majoritaire dans la province, mais minoritaire sur le continent, a pu alimenter une peur de perte d’identité devant la présence de minorités culturelles et religieuses numériquement de plus en plus importantes, de plus en plus visibles et qui, légitimement, demandent avec de plus en plus d’insistance à être reconnues dans leurs spécificité. Ce sentiment a pu être renforcé par le fait que ce groupe a vécu sa propre sécularisation comme une libération de l’oppression de l’Église catholique et qu’il redoute de tomber sous le joug d’autres religions très militantes. Ce souci ne doit pas cependant le conduire à imposer la même démarche à tous.
1 L'accommodement raisonnable est l'obligation découlant de la jurisprudence pour une institution ou un établissement public de corriger les effets discriminatoires non intentionnels ou indirects de divers règlements, normes ou pratiques sur certaines personnes (handicapés, femmes, personnes âgées, etc.) afin de préserver leurs libertés et leurs droits fondamentaux.
2
Il faut reconnaître aussi qu’un esprit de provocation se cache derrière certaines demandes récentes d’accommodement, qui semblent dictées par des considérations purement politiques, liées à la conjoncture internationale. Cela n’a pu passer inaperçu et peut expliquer -sans l’excuser- une crispation identitaire génératrice d’intolérance.
Enfin, on ne peut ignorer le côté artificiel de ce débat : on peut se demander s’il n’a pas pris les proportions que l’on connaît en grande partie à cause du comportement de certains médias. Ceux-ci ont monté en épingle des faits insignifiants, qui seraient passés inaperçus dans d’autres circonstances, ou dénoncé à grands cris des situations qui dans bien des cas existaient depuis de nombreuses années sans que cela crée de problème. Nous ferons une recommandation à ce sujet.
Pure construction médiatique ou crise révélatrice d’un problème de fond et de visions irréconciliables, le débat a acquis une portée symbolique démesurée et met en cause des valeurs sociétales fondamentales.

Les enjeux

Les enjeux du présent débat correspondent à des valeurs importantes pour les francs-maçons, valeurs qui sont également centrales pour la plupart des Québécois. [commentaire: les valeurs CATHOLIQUES ont construit le Québec mais les valeurs maçonniques tuent le Québec depuis 1960] En effet, à nos yeux, la question des accommodements raisonnables est d’abord un enjeu de droits et de libertés. L’obligation d’accommodement, imposée par la jurisprudence, découle de lois qui interdisent la discrimination et des Chartes canadienne et québécoise des droits et libertés2. Ce sont ces libertés et ces droits qui garantissent à tous les Québécois une société ouverte et tolérante et qui protègent les minorités de la dictature de la majorité. Les valeurs qui les sous-tendent sont aussi au centre des valeurs maçonniques. Il nous importe de les préserver contre vents et marées. Ces valeurs sont largement partagées par les Québécois, mais sont encore fragiles : à l’occasion du présent débat, des voix – parfois très écoutées – ont réclamé la remise en cause de certaines des dispositions de la charte québécoise et l’invocation de la « clause nonobstant » de la charte canadienne. Cela nous inquiète beaucoup et nous nous opposons de toutes nos forces à ce qu’on acquiesce à cette demande. Cela fera l’objet d’une de nos recommandations.
Comme nous l’avons dit, la discussion publique autour de certains accommodements raisonnables a été l’occasion de manifestations plus ou moins hostiles à divers groupes de personnes récemment installés au Québec ou appartenant à des minorités religieuses. À ce sujet, nous tenons à dire que nous adhérons sans restriction à la Déclaration du gouvernement du Québec sur les relations interethniques et interraciales adoptée en 1986 et que nous sommes favorables à ce que soient davantage prises en compte et reconnues les valeurs culturelles de ces groupes. L’intolérance et les dérapages xénophobes (ou «hétérophobes» selon la dénomination plus exacte de la Commission) ne sauraient être excusés par le souci de préserver l’identité culturelle des Québécois d’origine canadienne française, ni par l’insécurité, bien compréhensible, qu’ils peuvent éprouver du fait de leur situation minoritaire sur le continent. [commentaire: au diable la langue française, l'important pour les FM est le culte de la minorité]
Le concept de laïcité a été invoqué à plusieurs reprises contre certaines pratiques d’harmonisation interculturelle. La question des relations entre l’État et l’Église revêt, en effet, une importance centrale dans le présent débat. Les francs-maçons de tendance libérale ont depuis plusieurs siècles joué un rôle important dans l’évolution de ces relations et ont contribué de façon déterminante au triomphe du principe de séparation de ces deux institutions3. Cependant, la laïcité n’est pas comme telle une valeur absolue pour
2 J. Woehrling, «L’obligation d’accommodement raisonnable et l’adaptation de la société à la diversité religieuse», Revue de droit de McGill, (1998), 43, p. 325 ss.
3 À ce sujet, voir, par exemple, plusieurs des textes réunis dans Jean-Pierre Bastian (dir.), La modernité religieuse en perspective comparée. Europe latine - Amérique latine, Paris , Karthala, 2001.
3
nous. Elle n’est pas une fin en soi. Dans divers pays, les francs-maçons l’ont certes préconisée et défendue, parfois de façon très militante, toujours avec conviction. Mais, selon nous, ils ont soutenu cette position au nom de valeurs plus fondamentales pour eux, comme la liberté [de culte], l’égalité entre les citoyens [des diverses religions] et la tolérance. Cette dernière valeur – essentielle à leurs yeux – était impossible à concrétiser tant que l’Église catholique, dont on connaît le dogmatisme, dominait la vie politique et prétendait gouverner la pensée. On comprend donc l’engagement historique des maçons aux côtés des laïques. Mais les circonstances peuvent exiger qu’au nom de ces mêmes valeurs ils défendent des positions différentes : dans le débat actuel, il faut y insister, l’intolérance et l’attitude inquisitoriale se trouvent parfois du côté des partisans d’une laïcité radicale, qui pour l’occasion s’allient parfois avec les défenseurs d’idéologies identitaires réactionnaires. De plus, dans le contexte québécois actuel, le principe de laïcité nous semble avoir été invoqué de façon parfois peu pertinente4. Nous reviendrons plus loin sur cette question.
On le voit, ce ne sont pas tant les mesures d’harmonisation qui nous inquiètent que la tournure qu’a prise la discussion dont ils sont l’objet, car certaines des positions défendues contre ces arrangements mettent en danger les valeurs que nous venons de mentionner. Nous pensons que le gouvernement doit réaffirmer l’importance qu’il leur accorde, que son action doit faire en sorte qu’elles soient protégées et respectées et qu’il doit essayer de persuader l’ensemble de la population d’y adhérer. [commentaire: le gouvernement défendra les valeurs maçonniques par une vaste campagne de propagande]

2. Nos propositions

Le mandat de la Commission est de faire des recommandations « afin que les pratiques d'accommodements soient respectueuses des valeurs communes des Québécois ». Nous attendons de la Commission qu’elle recommande au gouvernement de réaffirmer son attachement aux valeurs civiques universalistes de liberté, d’ouverture et d’inclusion qui sous-tendent les chartes, de les préserver et de les promouvoir. Il doit achever et rendre manifeste la neutralité de l’État en matière de religion. [commentaire: "achever" dans le sens de tuer] Il doit aussi veiller, par un mode de gestion pluraliste, à ce que tous les habitants du Québec puissent, dans le respect des lois, vivre librement selon leurs traditions culturelles et religieuses pourvu que celles-ci ne contredisent pas ces valeurs et les règles de vie qui en découlent. En ce qui concerne la protection des individus, nous croyons que son rôle consiste essentiellement à, selon le mot du juriste Marcel Barbier, garantir la coexistence des libertés. Il doit, enfin, adopter une politique d’immigration à la fois rigoureuse et accueillante.

Achever et rendre plus manifeste sa propre neutralité religieuse

Le principe de la séparation – essentiel – entre l’Église (entendue au sens générique de « religion ») et de l’État est acquis et n’est guère remis en question. Il est, nous l’avons dit, souvent interprété en termes de laïcité et de neutralité5, notions sur lesquelles s’appuient de nombreux arguments utilisés dans le présent débat. Redisons-le : il ne nous paraît pas pertinent de convoquer ici la première de ces notions, car elle est ambiguë et étroitement associée aux institutions et à la tradition de la République française et de quelques
4 Voir Pierre Bosset, « ‘Laïcité’ et pluralisme religieux - Du bon et du mauvais usage de la perspective française dans le débat québécois», Le Devoir, 17 janvier 2004.
5 À ce sujet, voir, notamment, Micheline Milot, « Neutralité politique et libertés de religion dans les sociétés plurielles. Le cas canadien », dans De la séparation des Eglises et de l’Etat à l’avenir de la laïcité, J. Baubérot et M. Wieviorka (éd.), Paris, Éditions de l’Aube, 2005, pp. 274-287.
4
autres pays6. Le Canada (y inclus le Québec) a, comme d’autres démocraties, réalisé cette séparation sans recourir explicitement à ce concept : en Amérique du Nord, fait remarquer Micheline Milot, «la laïcité n’[...] apparaît de l’ordre ni d’une valeur ni d’un idéal normatif de la citoyenneté7». Elle ne nous paraît pas non plus essentielle à notre propos. Nous préférons parler de neutralité de l’État en matière de religion : il s’agit pour nous du simple fait pour l’État de ne pas privilégier une religion et de s’affranchir de toutes. Si, au Québec, l’affranchissement de l’État de l’influence excessive de l’Église catholique est en voie d’achèvement, notamment par la déconfessionnalisation de l’école publique, nous pensons que, dans le contexte actuel, particulièrement tendu, il serait opportun que le pouvoir réaffirme la neutralité religieuse de l’État et prenne quelques mesures symboliques pour la rendre manifeste. Il est important, en effet, que l’État non seulement donne toutes les garanties de sa neutralité, mais aussi qu’il en présente les apparences. En effet, cela renforce aux yeux de tous l’image de son impartialité et facilite ainsi la loyauté de tous. Cependant, les religions ayant historiquement structuré les sociétés devenues séculières, il serait bien difficile – et il nous semble excessif – d’éliminer, sous prétexte de neutralité, tous les symboles d’origine religieuse des espaces publics : ils sont devenus l’expression de la tradition populaire et constituent des éléments importants du patrimoine commun. En d’autres termes, notre exigence de neutralité ne concerne que l’espace public entendu au sens très restreint d’institutions étatiques et non tous les lieux publics.

Protéger les individus

L’obligation d’accommodement existe à l’égard des individus et non des collectivités. Les droits individuels sont au coeur des chartes et cela est parfois critiqué, notamment dans la discussion qui a eu lieu au sujet des accommodements. Mais, pour nous, francs-maçons, le fait que la société soit fondée sur le respect des droits individuels n’est pas un problème. [commentaire: voici la vision de Trudeau, la religion des chartes et le culte des droits individuels qui devient une arme pour combattre le nationalisme québécois] Au contraire, pensons-nous, c’est la valorisation excessive des droits collectifs qui peut mener à des dérives dangereuses, car c’est souvent au nom de conceptions radicales de ces droits qu’ont été et que sont encore commis les pires excès contre les personnes. Nous insistons sur le caractère central de cette obligation de l’État envers ses citoyens et sur la nécessité de la maintenir.
Cette mission concerne, évidemment, tous les individus. Il peut arriver que des membres de groupes religieux voient leurs libertés individuelles restreintes ou niées par des instances communautaires ou religieuses de leur propre groupe, parfois même de leur famille. Ces personnes, souvent des femmes, doivent savoir que l’État les protège et qu’elles ont des recours. Il faut veiller à ce que, dans ces situations,
6 On peut définir sommairement la laïcité dans son premier sens comme la forme juridique adoptée historiquement par la France et la Turquie pour réaliser la séparation de l'Église et de l’État et ainsi assurer la liberté des individus face à un pouvoir religieux arbitraire et prétendant diriger tous les aspects de la vie politique. La laïcité est donc d’abord un concept français, qui n’a pas de correspondant exact dans d’autres pays (le mot n’a d’ailleurs pas de traduction exacte dans plusieurs autres langues). On peut aussi lui donner une définition moins institutionnelle et plus théorique et admettre alors, comme Jean-Paul Willaime, qu’elle est devenue un « bien commun » en Europe occidentale et dans plusieurs autres pays et considérer qu’elle est la réunion de trois principes : la double neutralité (la neutralité confessionnelle de l’État et le respect par celui-ci de l’autonomie des religions), la reconnaissance de la liberté de conviction et le principe de non-discrimination. Voir Jean-Paul Willaime, « Peut-on parler de laïcité Européenne ? », dans J. Baubérot (dir.), La laïcité à l’épreuve. Religions et libertés dans le monde, Universalis, 2004, p. 53 ss . Voir aussi à ce sujet Henri Pena-Ruiz, Qu’est-ce que la laïcité?, Paris, Gallimard, 2003.
D’autre part, le terme laïque est parfois utilisé dans le domaine philosophique et désigne alors un système de pensée « concurrent » des religions et situé en quelque sorte sur le même plan qu’elles : on le trouve par exemple dans l’expression « morale laïque ». Pour plus de détails, voir le site de la Grande loge de Belgique (http://www.glb.be/FR/) et celui de l’Université libre de Bruxelles (http://www.ulb.ac.be ).
7 M. Milot, « Séparation, neutralité et accommodements en Amérique du Nord », dans J. Baubérot (dir.), La laïcité à l’épreuve. Religions et libertés dans le monde, Paris, Universalis, 2004), p. 109.
5
les accommodements accordés au nom de la liberté de religion n’aient pas pour effet de les asservir davantage.
En vertu de ce principe, nous pensons aussi que l’État doit adopter une politique de répression active des comportements illégaux d’inspiration culturelle ou religieuse (mariage forcés, mutilations sexuelles, violence familiale, etc.) aussi bien dans les communautés culturelles que dans le groupe majoritaire.
La coexistence des libertés des uns et des autres n’est pas toujours facile, mais elle n’est pas impossible. Dans l’ensemble, le Canada la vit de façon relativement harmonieuse. Les seuls vrais problèmes sont ceux qui risquent de surgir lorsque deux libertés garanties par les Chartes sont en conflit, par exemple, la liberté de religion et l’égalité des sexes. Il appartient aux tribunaux de résoudre ces conflits.
Les structures administratives et judiciaires de protection des droits individuels existent déjà. Toutefois, la seule protection de la loi n’est pas suffisante. Elle doit être accompagnée d’outils d’éducation et de soutien qui aident les personnes à obtenir la pleine reconnaissance de leurs droits.

« Gérer » la diversité religieuse de la société sur le mode du pluralisme

En dépit d’une sécularisation massive8, la population canadienne-française est encore fortement imprégnée des valeurs et des traditions chrétiennes. De plus, comme le Québec est une terre d’immigration et non un « vieux pays » [commentaire: et voici la vision de lord Durham: le Québec n'as pas d'histoire et ne sera qu'un parking d'immigrants] et que bon nombre des membres d’autres groupes ethniques sont eux aussi très attachés à leur religion, nous croyons que, sociologiquement, cette « américanité » requiert un mode de gestion de la diversité religieuse qui privilégie le pluralisme et reconnaisse que, comme la diversité culturelle, la diversité religieuse est constitutive de sa nature et est appelée à la devenir de plus en plus. La protection des libertés exige, selon nous, la neutralité des institutions étatiques au sens le plus strict, mais elle ne l’exige pas des personnes, même dans l’espace public. La jurisprudence canadienne confirme cette opinion9. Nous souhaitons que l’État, garant de la liberté religieuse de tous les citoyens, continue à ce titre à protéger les adeptes de toutes les religions contre les discriminations, et en premier lieu contre les discriminations dont il serait lui-même la source par des exigences « laïques » trop rigides. S’il faut employer le terme de laïcité nous dirons que nous sommes donc partisans de ce que la Commission appelle une « laïcité ouverte ». [commentaire: laïcité ouverte, voilà un beau slogan creux. Qui décidera du degré d'ouverture et de laïcité sinon les maçons?]
Nous pensons en outre qu’une politique d’ouverture aux particularismes religieux est la meilleure façon d’éviter les replis dangereux que peut susciter le sentiment d’exclusion ou même de marginalisation. Les prières et les rassemblements religieux dans des lieux publics, les cloches le dimanche, les décorations de Noël et les chandeliers de Hanoucca dans les rues, l’érouv, la croix du Mont-Royal, etc., illustrent bien le type de pluralisme que nous souhaitons voir régner. Mais, selon nous, ce pluralisme devrait être un pluralisme consécutif à une politique d’abstention et non d’intervention de l’État : nous pensons que l’État ne doit pas interdire ces signes religieux, mais qu’il ne doit pas non plus financer les coûts qu’ils entraînent. Nous donnerons plus loin (voir pp. 8-9) des précisions et des exemples de la façon dont, en ce qui concerne
8 Nous entendons ici par sécularisation la «perte progressive de pertinence sociale et culturelle de la religion en tant que cadre normatif» selon la définition que Micheline Milot donne de ce terme dans Laïcité dans le nouveau monde. Le cas du Québec, Brepols, «Bibliothèque de l’École des hautes études- section des sciences religieuses», 2002, p. 32.
9 Voir à ce sujet J. Woehrling, «L’obligation d’accommodement raisonnable et l’adaptation de la société à la diversité religieuse», dans Revue de droit de McGill, 43 (1998), pp. 325 - 370 , ainsi que M. Milot, «Séparation, neutralité et accommodements en Amérique du Nord», dans J. Baubérot (dir.), La laïcité à l’épreuve. Religions et libertés dans le monde, Paris, Universalis, 2004, p. 119-120. 6
la question spécifique des accommodements accordés à des individus, nous concevons une gestion pluraliste de la diversité religieuse et les principes qui devraient l’inspirer.

Éduquer la population au pluralisme

La société québécoise est plurielle. Il revient à l’État de soutenir cette diversité et de faire en sorte qu’elle puisse se vivre dans le respect mutuel. Beaucoup reste à faire sur ce plan, car, si la société québécoise est déjà plurielle, elle n’est pas encore vraiment pluraliste. Il faudrait développer davantage la « culture des chartes » comme base de la citoyenneté et mettre en garde contre les dangers d’un certain discours identitaire, nationaliste et ethniciste. [commentaire: c'est ça, chers FM, diabolisez tous ceux qui défendent la Nation. On voit vraiment ici à quel point vous êtes mondialistes ici] Il faudrait en particulier éviter que ne prévale une conception « maximaliste » de l’intégration qui ne tolérerait que les comportements conformes à ceux de la majorité. Il faudrait aussi que des campagnes d’éducation populaire enseignent à la population « de souche » à découpler son identité du thème de la diversité culturelle et religieuse. Une action du gouvernement en ce sens ne serait pas contradictoire avec la neutralité préconisée plus haut [commentaire: propagande et mensonges en vue!] dans la mesure où elle s’abstiendrait de tout jugement de valeur sur le contenu des cultes en présence et se limiterait à promouvoir le pluralisme et l’ouverture.

Adopter une politique d’immigration à la fois rigoureuse et accueillante

Nous croyons que la société québécoise peut construire un modèle où les diverses traditions se côtoient dans le respect mutuel, mais où l’ensemble forme une société unique, une société où les différences se manifestent, mais dont les valeurs communes dont nous avons parlé constituent le ciment.
Par ailleurs, dans un contexte global dominé par la menace terroriste et la montée des extrémismes religieux violents, la politique d’immigration doit être rigoureuse et protéger autant que possible la population des personnes qui pourraient renforcer les groupes porteurs d’intolérance et de violence. Elle doit aussi permettre de vérifier que les personnes en question acceptent les valeurs qui fondent une société ouverte. Si cette démarche est largement connue, mise en oeuvre sérieusement et couronnée de succès, cela ne pourra que rassurer les Québécois « de souche » et les disposer à mieux accueillir et à mieux intégrer les nouveaux venus. [commentaire: on va bien vous laver le cerveau, connards de "souche"]
L’accueil des immigrants admis doit comprendre une initiation aux institutions, à l’histoire et aux coutumes de la société québécoise et un renforcement de leur adhésion aux valeurs mentionnées ci-dessus. L’intégration des immigrants exige en outre que soient prises des mesures concrètes pour faciliter leur accès à l’emploi, notamment dans la fonction publique. [commentaire: tiens, cela ne serait il pas un droit collectif accordé aux immigrants? Pourtant plus haut vous affirmez que c'est mauvais les droits collectifs...] Elle doit aboutir à ce qu’ils deviennent pleinement fonctionnels, mais ne doit pas viser à les assimiler complètement s’ils ne le désirent pas.

Interpréter les critères d’octroi des accommodements dans un esprit de fraternité

Les considérations qui précèdent étaient centrées sur les valeurs universalistes de liberté, d’égalité, d’ouverture et d’inclusion qui sont au centre des valeurs communes des Québécois et à la base des idéaux des francs-maçons et qui nous conduisent à défendre la neutralité de l’État et le pluralisme de la société. Nous pensons aussi que la fraternité, autre valeur maçonnique, devrait également inspirer la démarche des décideurs, notamment dans la définition de ce qu’il faut considérer comme raisonnable lorsque l’on évalue des demandes d’ajustement ou d’accommodement.
Jacques Attali a écrit très justement que « l’Égalité et la Liberté entrent en collision à leur paroxysme » et
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qu’elles « ne peuvent survivre qu’en trouvant les conditions de leur simultanéïté : dans la Fraternité »10. Les grandes religions et les Lumières convergent vers cet idéal : « Ne faites pas à autrui ce que vous ne voudriez pas qu'on vous fit ; faites constamment aux autres le bien que vous voudriez en recevoir »11. Ainsi, l’esprit de fraternité nous suggère de juger raisonnable un ajustement ou un accommodement que nous souhaiterions pour nous-mêmes si nous étions à la place de celui qui le demande. Mais la fraternité n’est vivable que si elle est réciproque12. Ce même esprit incitera donc ce dernier à faire des demandes qui dérangent aussi peu que possible ceux auxquels elles s’adressent. Pour le décideur, il s’agit donc d’« ’accommoder’ les uns sans incommoder les autres », comme le disait récemment à la télévision l’ancien président du Congrès juif canadien – Région du Québec, M. Joseph Gabay. [commentaire: le problème est que la majorité est extrèmement incommodé, monsieur Gabay, l'entendez vous?] Nous pensons que c’est dans cet esprit que doivent être interprétés les critères de la jurisprudence qui permettent de juger « raisonnable » un accommodement demandé.
« ’Accommoder’ les uns sans incommoder les autres ». Quelques exemples illustreront ce que nous entendons par là. Nous ne voyons pas d’inconvénient à ce que, dans l’exercice de leur profession, des médecins ou des professeurs d’établissements publics portent des signes religieux, kippa, voile islamique ne couvrant pas le visage ou col romain13. Ces arrangements, essentiels pour les uns, ne peuvent incommoder les autres que sur le plan symbolique. Pour nous, ils sont donc raisonnables, comme l’est le port du kirpan s’il est assorti de certaines précautions. En revanche, exiger d’être soigné par un médecin homme ou par un médecin femme peut poser des problèmes d’organisation du travail très importants. Il ne faut donc pas consentir systématiquement à des demandes de cette sorte.
On le voit, nous considérons comme raisonnables les mesures d’harmonisation qui n’entraînent que des inconvénients matériels mineurs pour ceux à qui elles sont demandées et auxquelles on ne peut donc s’opposer que pour des raisons symboliques relevant de choix idéologiques personnels. Cette interprétation nous semble en accord avec ce que nous savons de la jurisprudence. Elle réunit donc la fraternité maçonnique et les valeurs qui sont au coeur de notre droit.
10 Jacques Attali, Fraternités. Une nouvelle utopie, Paris, Fayard, 1999, p. 124.
11 Définition de la fraternité dans la Déclaration des droits et devoirs du citoyen figurant en tête de la Constitution de l’an III (1795) .
12 Cette réciprocité n’est cependant pas synonyme d’égalité et nous trouvons acceptables des situations, héritées de l’histoire, qui ne mettent pas les diverses religions dans des positions parfaitement symétriques. Nous admettons par exemple que, dans les limites des droits garantis par les chartes, on puisse, par respect de la tradition locale, imposer plus d’efforts d’adaptation à celui qui demande l’accommodement qu’à la collectivité majoritaire à laquelle il s’adresse. Nous ne trouvons donc pas choquant que le dimanche soit chômé dans les administrations, certains services publics et certains commerces pourvu que, comme c’est le cas, l’on autorise, par exemple, les commerces juifs qui ferment le samedi à ouvrir le dimanche.
13 Ce type d’accommodement permet d’accorder, selon les mots de Micheline Milot, «un droit de cité aux particularismes religieux individuels tout en préservant les normes communes.» (M. Milot, «Séparation, neutralité et accommodements en Amérique du Nord», dans J. Baubérot (dir.), La laïcité à l’épreuve. Religions et libertés dans le monde, Paris, Universalis, 2004, p. 118. Cet exemple illustre aussi notre position en faveur d’une gestion de la diversité religieuse pluraliste plutôt que strictement laïque (laïcité qui interdit, comme en France, la manifestation des religions dans les services publics et peut, selon nous, se révéler intolérante et porteuse d’exclusion. On a vu dans l’affaire du voile les malentendus et les tensions que son application peut susciter).
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3. Nos recommandations

Nous avions préparé ce printemps une recommandation demandant que la Commission intègre à son rapport une étude du rôle des médias dans le débat récent sur les accommodements raisonnables. Nous sommes heureux de constater qu’il n’est plus nécessaire de la formuler.
Les convictions que nous avons énoncées dans le présent mémoire nous amènent à demander que la Commission intègre les recommandations suivantes dans son propre rapport :
que le gouvernement
• résiste aux pressions tendant à faire invoquer la clause dérogatoire de la Charte canadienne des droits et libertés et à faire modifier la Charte québécoise des droits et libertés pour que soit limitée ou réduite l’obligation d’accommodement qu’elle impose;
• maintienne et réaffirme publiquement son engagement dans la défense des droits et libertés de la personne;
• affirme par une déclaration officielle la neutralité de l’État en matière de religion et prenne quelques mesures symboliques pour l’illustrer;
• ait à l’égard de la diversité religieuse de la société une position pluraliste;
• adopte et fasse connaître une politique d’immigration à la fois rigoureuse et accueillante;
• initie les immigrants aux institutions et à l’histoire de la société québécoise ainsi qu’aux valeurs humanistes qui constituent les fondements des chartes canadienne et québécoise des droits et libertés et s’assure qu’ils intègrent ces valeurs;
éduque la population au pluralisme et fasse la promotion d’une conception de la citoyenneté qui repose principalement sur la «culture des chartes des droits et libertés»;
• adopte une interprétation généreuse et fraternelle de l’obligation d’accommodement.

Ce texte, approuvé par La Libre Pensée le 6 juin 2007, est cosigné par

Nicole Chevrette
Josiane Hamers
Pierre Lamoureux
Amaury Lachaud
Annette Paquot

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2 novembre 2007 5 02 /11 /novembre /2007 15:19

Attention aux sites relatifs à la conspiration mondialiste. Il faut faire attention aux sites qui dénoncent la conspiration mondialiste. Certains sont des leurres au service de la Secte. Quand vous lisez les mots comme "démocraties en dangers", soyez circonspects, car la "démocratie" moderne est aussi le fruit des conspirateurs du XVIIIe siècle.

 
Par exemple, je suis tombé sur un site (nouvelordremondial.cc/) apparemment contre la mondialisation mais qui en même temps fait passer Adam Weishaupt pour un "prêtre jésuite", alors que c'était un juif qui serait seulement entré au séminaire mais n'avait jamais fini ses études et n'a jamais donc été ordonné "prêtre". Jean Ousset dit dans son livre "Il faut qu'Il règne" (DMM, Niort 1998), qu'il était seulement un "ancien élève des jésuites (note 34 p. 135). Sur son blog, le franc-maçon belge Jiri Pragman, membre du Grand Orient de Belgique, écrit que le livre "La franc-maçonnerie pour les nuls" indique : "Weishaupt était un intellectuel. Il été né juif, avait été baptisé comme catholique et avait été éduqué par les jésuites" (p. 83). L'origine juive d'Adam Weishaupt, fondateur de l'Ordre des Perfectibilistes (Illuminés de Bavière ou Illuminati) est contestée par Pierre-André Taguieff ("La foire aux Illuminés")."
 
Donc je continue, ce site (nouvelordremondial.cc/) fait passer Weishaupt pour un conspirateur... un conspirateur contre qui je vous prie? Un conspirateur contre les démocraties (!), et ce en plein XVIIIe siècle... Y'a comme un anachronisme vous trouvez pas?... Je cite le passage en question : "Adam voulait greffer sur la Maçonnerie ce Nouvel Ordre (Illuminati) dont il serait le maître, un Nouvel Ordre Mondial afin de Détruire toutes les démocraties" ...
 
Ce site fait passer le fondateur de la Secte pour un ancien prêtre Jésuite (!)… qui aurait combattu les démocraties afin de les détruire!... Assez énorme quand même... Mais plus c'est gros et plus ça passe...
 
Il faut prendre l'exact inverse pour découvrir la vérité. 

Weishaupt n'était pas un prêtre jésuite. Il ne l'a jamais été, mais il fut si on en croit Louis Blanc "le plus profond conspirateur qui ait jamais paru", un conspirateur antichrétien contre les MONARCHIES et notamment la monarchie française... Au Convent de Wilhelmsbad en 1781 fut résolu "et voté l'assassinat de Louis XVI et du roi de Suède (C'est au grand théâtre de Stockholm que Gustave III fut assassiné par quatre seigneurs de sa cour. Gustave ne fut que blessé, mais le quatorzième jour il mourut empoisonné, déclara le médecin Dalberg). ... Le fait est aujourd'hui incontestable: les témoignages abondent. D'abord celui de Mirabeau, qui à l'ouverture des Etats généraux, dit en montrant le roi: "Voilà la victime"; puis celui du comte de Haugwitz, ministre de Prusse, au congrès de Vérone, où il accompagna son souverain en 1822. Il y lut un mémoire qu'il aurait pu intituler "ma confession". Il dit que non seulement il avait été franc-maçon, mais qu'il fut chargé de la direction supérieure des réunions maçonniques en divers pays. "C'est en 1877 que je chargeai de la direction des Loges de Prusse, de Pologne et de Russie. J'y ai acquis la ferme conviction que tout ce qui est arrivé en France, depuis 1788, la Révolution française, enfin, y compris l'assassinat du roi avec toutes ses horreurs, non seulement avait été décidé dans ce temps, mais que tout avait été préparé par des réunions, des instructions, des serments et des signaux qui ne laissent aucun doute sur l'intelligence qui a tout préparé et tout conduit". "Que ceux qui connaissent mon coeur et mon intelligence jugent de l'impression que ces découvertes produisirent sur moi". ... L'écrit de cet homme d'Etat a été publié pour la première fois à Berlin en 1810 dans l'ouvrage intitulé Dorrow's Denkscrifften und Briefen zur charakteristick der Wett und litteratur. T. IV, p. 211 et 221)" (cité in La Conjuration antichrétienne, Le Temple maçonnique voulant s'élever sur les ruines de l'Eglise catholique, 1910, rééd. Expéditions Pamphiliennes, p. 92).

Le marquis de la Franquerie indique que Weishaupt faisait passer sa doctrine comme "la doctrine divine telle que Jésus-Christ l'enseignait à ses disciples". Il se demande alors: "a-t-on jamais entendu parler des Discours secrets de Notre-Seigneur? Qu'a-t-il dit au Sanhédrin, Lui qui ne ment pas: "J'ai parlé ouvertement au monde; J'ai toujours enseigné dans la Synagogue et dans le Temple où tous les Juifs s'assemblent et je n'ai rien dit en secret". Et de conclure: "Voilà comment ces gens-là écrivent l'histoire et la falsifient. Menteurs, ils ne sont que cela. Lucifer, leur chef, n'est-il pas le père du mensonge?..." (Lucifer & le pouvoir occulte, Editions Saint-Rémi, Cadillac 2006, p. 66). On apprend donc ici que les conspirateurs se font passer pour les vrais chrétiens, détenteurs du vrai christianisme...
 
Jean Ousset dit au sujet de  Weishaupt: 

"La secte des Illuminés de Bavière a été créée en 1776 à Ingolstadt, en Bavière, par Adam Weishaupt, ancien élève des jésuites. Il recruta ses adeptes dans les loges maçonniques allemandes où il se fit le fourrier de la révolution universelle. L'ordre des Illuminés s'était donné pour objectifs principaux: le contrôle maçonnique de l'Instruction Publique, de l'Eglise, de la Presse. Sa tactique fut, toujours, l'hypocrisie érigée en méthode d'action, l'hypocrisie systématique, concertée, calculée, perverse, diabolique en un mot. Les institutions à abattre n'étaient jamais combattues de front, mais polluées, corrompues, rongées par l'intérieur. Les Illuminés prenaient des noms d'hommes célèbres de l'antiquité: Spartacus (Weishaupt), Philon, Caton, Socrate…" (
Pour qu'Il règne, DMM, Niort 1998, p. 135)
 
Mgr Delassus dit que "la fin de l'illuminisme" …. " ne varia jamais dans l'esprit de Weishaupt: plus de religion, plus de société, plus de lois civiles, plus de propriété" (La Conjuration antichrétienne, Le Temple maçonnique voulant s'élever sur les ruines de l'Eglise catholique, 1910, rééd. Expéditions Pamphiliennes, p. 81)
 
Autre exemple du mensonge de certains de ces sites qui dénoncent la conspiration mondialiste: faire passer Saint Ignace de Loyola, le fondateur des Jésuites mort en 1556, pour un ancien membre des Illuminés... rien que ça!... surtout quand on sait qu'historiquement cette secte a été créée par Weishaupt dans la deuxième partie du XVIIIe siècle, en 1776, plus de 200 ans après la mort de Saint Ignace...
 
Donc, attention et prudence. Ces sites semblent n'être que des poissons pilotes, des leurres destinés à tromper l'opinion sur la réalité de la conspiration mondiale antichrétienne.
 
Bons livres à lire sur ce sujet:
 

. Marquis de la Franquerie, Lucifer & le pouvoir occulte, Editions Saint-Rémi, Cadillac 2006

. Et l'indispensable ouvrage de l'abbé Barruel, un jésuite, un vrai...., qui consacre à Weishaupt tout le livre 3e et une partie du 4e de ses  "Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme", 1797 (un ouvrage curieusement jamais cité sur ce site "nouvelordremondial.cc"...), réédité en 2005 aux Editions de Chiré.

___________

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2 novembre 2007 5 02 /11 /novembre /2007 12:48

"Une journée européenne de la liberté de la presse « Debout pour le journalisme »  est organisée  le 5 novembre.

"Organisée par la Fédération européenne des journalistes (FEJ), cette journée, ... a pour objectif de faire prendre conscience aux citoyens européens que le journalisme est actuellement en danger. 

"[L]es atteintes à la liberté de la presse, et donc au droit qu’ont les citoyens de bénéficier d’une information indépendant et plurielle, se multiplient" : 

- pressions économiques et politiques, 
- marchandisation de l’information, 
- autocensure, 
- précarité, 
- non respect du principe de protection des sources, 
- ingérences politiques, 
- concentration des médias, 
- commercialisation rampante, etc.

"En Allemagne, aux Pays-Bas et au Danemark, des journalistes ont été traduits en justice et même parfois emprisonnés pour avoir refusé de révéler leurs sources. 

"En Italie, les journalistes de la presse écrite sont dans l’impasse pour le renouvellement de la négociation collective depuis deux ans. 

"Dans la plupart des nouveaux pays membres de l’Union européenne une majorité de journalistes sont contraints d’accepter des contrats de travail précaires ou faussement « indépendants » dans un marché des médias dominé par une poignée de sociétés d’Europe de l’Ouest.

"Le 5 novembre prochain, pour tirer une sonnette d’alarme et marquer l’attachement de nombreux journalistes français à leur métier, plusieurs initiatives sont d’ores et déjà organisées sur tout le territoire.

• A Paris, un rassemblement aura lieu à 13 h 30 devant l’Assemblée Nationale. A cette occasion, les syndicats de journalistes remettront leurs propositions aux députés avec la pétition qu’ils ont lancé sur la toile après le rassemblement du 4 octobre." (Observatoire des medias)

Voir aussi: "Debout pour le journalisme : une loi pour garantir l’indépendance des rédactions" (Agoravox.fr)

                                                  ***


Cela me semble intéressant comme initiative notamment quand on lit qu'il s'agit de dénoncer une "commercialisation rampante"... (déjà là cela me met la puce à l'oreille) aux mains d'une poignée de grands groupes d'Europe de l'Ouest... Plus de doute possible: quand on sait que ces grands groupes sont tous inféodés à l'élite mondiale de la finance via le Bilderberg, club de pêche de la franc-maçonnerie et des Skull and Bones (Sutton), ou la Trilatérale (comme le journal "Le Point" par exemple, dont le directeur Claude Imbert, ancien directeur en chef de l'Express, est "membre honoraire de la Commission Trilatérale"...), il n'y a pas à hésiter à soutenir ce type de journée. 

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20 octobre 2007 6 20 /10 /octobre /2007 11:49
ViaAlterinfo



Videos d'une arrestation arbitraire à l'Université de Floride le 17 / 09 / 2007, John Kerry candidat malheureux à la présidentielle de 2004 a terminé son discours, un étudiant se lève et lui pose trois questions...

http://www.dailymotion.com/video/x33c1r_liberte-dexpression-tasee-vost


http://www.dailymotion.com/video/x331j9_la-democrature-sexpose_news

Andrew Meyer, un étudiant venu assister à une séance de question dans une université de Floride. Ses pertinentes questions ont laissé Kerry sans voix. Pourquoi avoir laissé Bush gagner les élections alors que juridiquement il les avait perdues face à lui ? pourquoi n'avoir pas fait pression et au contraire jeté l'éponge si rapidement ? Au-delà des allégations, Le bouquin brandi ici par le jeune impétueux relate apparemment de preuves disséquées. Autre question péremptoire qui devient pourtant un secret de polichinelle : "êtes-vous membres des Skull and Bones Monsieur Kerry comme votre adversaire d'alors ?"
S'en était trop pour l'ami officieux de Bush.
Le courageux et honnête citoyen Andrew Meyer est enmmené manu militari par ces bleus écervelés qui nourrissent ce système qui nous affame. Il sera même tasé. Le Premier Amendement de la Consitution est ainsi bafoué face à un dit "représentant" du peuple ( oui on dit comme ça paraît-il).
Le siècle des Lumières initié par le pouvoir de l'ombre vous salue bien. Thèse (libéralisme), anti-thèse (communisme), synthèse (libéral-fascisme). Le Nouvel Ordre Mondial prend chaque jour un peu plus de relief. Les initiés de l'élite ont toujours deux coups d'avance.

ps : ici, que fait l'assistance pour aider cet homme baillonné ? Rien
Ce qui se passe dans cette salle est à l'image de ce qui va se dessiner à grande échelle. Chacun d'entre nous y est représenté.


... MAIS QUI GOUVERNE L'AMÉRIQUE ???


Lire aussi: 

- La franc-maçonnerie et le projet de domination mondiale du Pouvoir occulte
-
L'imposture de la devise "Liberté Egalité Fraternité" 
- Liberté, Egalité, Fraternité... ou la mort!
- Le mensonge de la "Liberté" : la corruption de la liberté par les libéraux 
- L'imposture démocratique
- Le pouvoir de l'argent dans nos démocraties  
- 1789 Une aristocratie en chasse une autre, naissance de la bourgeoisie d'affaires et de l'Argent-Roi, la ploutocratie

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19 octobre 2007 5 19 /10 /octobre /2007 16:17


"Les francs-maçons de toutes Obédiences sont invités, ainsi que les profanes intéressés par l'avenir de l'enseignement public laïque. L'école républicaine du futur. Un programme de travail du Grand Orient de France - 2007 - 2009. Ce programme annoncé lors du Convent 2007 du GODF, vise à mobiliser le laboratoire d'idées que constitue l'Obédience pour la recherche de solutions pour que l'Ecole de la République retrouve sa place et sa légitimité" (Source: Grand-Orient de France).

                                                           ***

Les pauvres, ils feraient presque pitié! Mais n'oublions pas qu'ils sont toujours aux commandes de l'Etat Français et tiennent l'école. N'est-il pas temps alors de demander la séparation de la franc-maçonnerie et de l'Etat?
 

Voir aussi "Confusion de l'Etat et de la franc-maçonnerie"

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25 septembre 2007 2 25 /09 /septembre /2007 22:12

 

 

Le "new deal" mondial de Nicolas Sarkozy Le Figaro, 25 septembre 2007

Nicolas Sarkozy à la tribune de l'ONU

 

 

 

Nicolas Sarkozy à la tribune de l'ONU

 

Emmert/AFP

Devant l’Assemblée générale de l’ONU, le chef de l’Etat français a maintenu sa position de fermeté face à l’Iran, et appelé le monde à «l’action», car «demain il sera trop tard».
 
«J’appelle tous les Etats à se réunir pour fonder le nouvel ordre mondial du XXIe siècle» (Nicolas Sarkozy).

Le ''new deal'' mondial de Nicolas SARKOZY, Le Figaro Mis à jour le 14/10/2007 à 13:29 Publié le 25/09/2007 à 06:00

Le ''new deal'' mondial de Nicolas SARKOZY, Le Figaro Mis à jour le 14/10/2007 à 13:29 Publié le 25/09/2007 à 06:00

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23 août 2007 4 23 /08 /août /2007 07:49
Une réflexion intéressante sur le blogfromageplusviale Forum catholique :

"Bien qu'il se définisse ainsi, l'Idéal Républicain français de l'an 2000 n'est absolument pas la république laïque. Son modèle n'est plus du tout celui de "la séparation de l'Église et de l'État". Désormais la République Française, peut-être pour mieux ressembler à ses amis du Tiers-Monde, est devenue une théocratie.

Désormais, il incombe à l'État, et seulement à l'État, de se prononcer sur ce qui est Bien et ce qui est Mal, c'est à dire de définir le champ de la moralité et de la foi. Il existe ainsi une véritable religion républicaine, avec son culte, ses prêtres, son tribunal, ses saints et ses martyrs, etc. Naturellement, c'est une religion d'amour, et elle est universelle. Issue d'une dissidence rationaliste du christianisme, elle lui ressemble autant qu'elle s'y oppose, comme deux images inversées de part et d'autre du miroir. Mais elles sont sœurs ennemies, et la religion républicaine s'ingénie chaque jour davantage à ressembler à son modèle pour masquer ses funestes desseins sous une couverture d'impeccable probité.


La République Française possède son texte révélé, son Décalogue fondateur : la
Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen. Le fait que cette Déclaration soit à la fois française ET universelle positionne d'emblée la France comme une sorte de Peuple Élu dont le rayonnement sur les nations doit être un devoir sacré. Autrefois la France était "fille aînée de l'Église", désormais son aura divine porte le nom de "Pays des Droits de l'Homme". Avant le Décalogue, c'était la corruption et l'obscurité. Avant les Droits de l'Homme, il n'y avait que le néant. Depuis 1789, le monde reçoit enfin la lumière [ou plutôt les Lumières] de la bonne nouvelle. Assise sur cette légitimité absolument sacrée et inviolable, la Religion Républicaine [RR] organise le service du culte.

La RR possède son catéchisme. A l'instar des curés d'antan qui enseignaient une morale moisie, les écoles de la RR veillent aujourd'hui à bien enseigner aux enfants la connaissance du Bien et du Mal. Dans le camp du Bien, on place les vertus théologales :
Tolérance, Vigilance, Citoyenneté,Progrès, Solidarité, Diversité. Dans le camp du Mal, on place les vices funestes : Racisme, Intolérance, Inégalités, Discrimination.
Évidemment, il convient de faire triompher le Bien et de dénoncer le Mal. Comme il s'agit d'une théocratie, le Tribunal de la RR ne sert pas seulement au jugement des affaires civiles. Il sert aussi au jugement des affaires morales, puisqu'il tranche ce qui est licite de ce qui est illicite, tous objets confondus. C'est la raison pour laquelle on punit sévèrement les Intolérants et les Racistes qui refusent d'embaucher des Noirs dans les salons de coiffure, ou qui refusent d'embaucher des musulmans dans une fabrique de saucisson ou de rillettes. Il ne convient pas de juger d'un crime de fait, comme une agression, un meurtre, ou vol, mais d'un crime moral, c'est à dire une pensée habitée par le Mal. Le Tribunal de la RR est aussi une Inquisition : il est tout à fait en droit de demander des comptes à n'importe qui sur la conduite de leur moralité. Quiconque n'a pas clamé en place publique son antiracisme est soupçonné de déviance morale. Quiconque ne s'est pas flagellé en public pendant les processions électorales de la Passion Antifasciste est soupçonné de servir le camp du Mal. Quiconque ne s'est pas indigné du sort des clandestins risque de se voir convoqué en haut lieu, par exemple par la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Égalité [HALDE], l'administration suprême de l'Inquisition.

Comme il n'est pas de théocratie honorable sans contrôle actif de la vie privée, les tribunaux de la RR font tout pour veiller à la bonne moralité de leurs ouailles, y compris des plus jeunes. L'émancipation sexuelle est bien entendu un impératif, la couleur de peau de ses partenaires sexuels en est un autre. Les tribunaux gardent un œil sur les trombinoscopes multiculturels des chaînes de TV. Les individus ne sont libres que dans la mesure où ils satisfont aux commandements de Vigilance et de Diversité. Le code civil et la morale ne font qu'un.

Vous noterez au passage l'importance que revêt le fait d'être français ou non. Avoir des papiers français est l'assurance d'une dignité, l'assurance d'avoir gagné sa place au paradis. Je vous rappelle que la France est une terre sacrée car elle est la terre d'élection des Droits de l'Homme : refuser d'accorder des papiers français, c'est comme refuser de se pencher sur ses petits frères pécheurs pour leur accorder le pardon, c'est leur refuser la grâce, c'est comme leur refuser la pleine communion avec l'Église de la RR. Devenir français est d'ailleurs un si grand sacrement qu'il fait l'objet d'une cérémonie du Baptême Républicain, destinée à faire entrer l'impie dans la communauté des croyants. Celui-ci choisit alors publiquement de refuser la souillure pour épouser le Bien. La fusion du fait civil et du fait religieux est de plus en plus complète, si bien qu'on ne sait plus lequel des deux à engendré l'autre.

La RR possède ses dogmes. En premier lieu, le dogme de l'Immaculée Conception est désormais acquis pour les théologien de la RR orthodoxe. Il ne s'agit pas de la Vierge Marie, puisque la RR est un détournement du christianisme, mais du Socialisme. Il faut bien comprendre que le socialisme est un des véhicules du progressisme, donc une force divine. Les tribunaux de la RR sont d'une sévérité implacable pour condamner les forces de l'anti-progressisme, donc du Mal [Pinochet, Franco, l'Ancien Régime,...] mais sont d'une clémence miséricordieuse et magnanime à l'égard des forces progressistes passées ou présentes parce qu'elles sont dans le camp du Bien. Les régimes de Fidel Castro, des Khmers rouges ou de Staline n'ont jamais fait l'objet d'une condamnation par les tribunaux de la RR, par exemple, parce qu'ils s'affichent sous la bannière immaculée de la Vigilance, de la Citoyenneté, du Progrès, et de la lutte contre l'Inégalité.
Il existe tout de même une exception, puisque le Parti National-Socialiste a profondément trahi la cause du Bien, au point de s'identifier au Mal Absolu.

D'ailleurs, un autre dogme important de la RR est celui de la Shoah. Quiconque ose remettre en cause le moindre détail de la Shoah s'est ouvertement dévoilé comme un suppôt du Mal. Le dogme est absolument intouchable, le dossier est définitivement clos, l'affaire est bouclée pour de bon. Et, évidemment, les tribunaux de la RR mettent tout en œuvre pour répondre à la vertu de Vigilance et envoyer en prison ceux qui affirment effrontément qu'il serait bon de pouvoir poursuivre l'étude de la Shoah librement. La chasse aux hérétiques est ouverte.

Le dogme de l'Autre est également un pilier de la RR. L'Autre, parce qu'il est le petit, le faible, le discriminé, le minoritaire, est la voie du salut. En se penchant sur sa condition, on travaille certainement pour le Bien puisqu'il participe à l'œuvre de rédemption qui nous appelle à la sainteté. L'Autre est appelé à devenir bon, autant qu'à nous faire devenir bon en l'amour de notre prochain. Toutefois, si les tribunaux de la RR sont bienveillants avec cet Autre là, ils encouragent volontiers un certain mépris quand l'Autre est un riche ou un puissant [exemple typique : les américains]. Car les riches et les puissants n'ont pas accès au Royaume des Cieux, ils ne sont ni solidaires, ni citoyens, et ils discriminent. Ils se vautrent dans la corruption, donc.

Et puis le dogme de l'Autre fonctionne avec un autre dogme à la filiation chrétienne-bigote évidente, celui de la haine de soi. Un bon fidèle de la RR sait que dans son corps et dans son âme, il porte la charge du péché originel [encore un autre dogme, incarné par la Colonisation, l'Occupation, etc...], que celui-ci peut ressurgir à tout moment et provoquer la Faute, et qu'il doit toute sa vie expier ce terrible fléau. Les infidèles, ceux qui choisissent le Mal, ne ressentent pas ce besoin d'expiation et de confession ; alors que les fidèles, eux, pour chaque attention qu'il accordent à autrui, rachètent un peu de leur âme.

Divers groupes de fervents croyants désirent volontairement faire œuvre pour l'Église du Bien. Ils doivent demander auprès des tribunaux officiels une bénédiction pour leur communauté, accompagnée d'une subvention pour en assurer la survie. En général, on les appelle collectifs ou associations.
Vers l'an 1000, la France s'est couverte d'un blanc manteau d'églises. Vers l'an 2000, la France s'est couverte d'un blanc manteau d'associations et de collectifs, défendant avec fougue les causes antifascistes, antiracistes, antimachistes, antidiscriminations, etc. Ils forment la troupe des soldats de la RR, manifestant régulièrement leur foi en public, leur dégoût pour le Mal et leur amour du Bien. Ils pratiquent un culte festif destiné à invoquer la Gentillesse et la Tolérance pour effrayer le Mal et le faire fuir.
Ils lâchent des ballons pour libérer des otages, ils chantent pour lutter contre le sida, ils défilent contre le racisme, ils chassent les démons sur leur passage. Les Solidays, la Fête de l'Huma, les Enfoirés, les festivals antifascistes en tous genre,... tous ces rites reposent sur la pratique du catéchisme traditionnel de la RR : Tolérance, Vigilance, Citoyenneté, Progrès. Ces militants sont en réalité des ligues de vertu pudibondes et paranoïaques, mais franchement plus proche de la police de la pensée orwellienne ou des tribunaux islamiques iraniens que de l'ordre chevaleresque chrétien.

Notons que la confusion est parfois possible entre une manifestation de type "grand-messe antiraciste" et une manifestation de type "pélerinage festivo-vigilant". Car la RR est aussi une religion de pélerinages. Parfois ce sont des pélerinages aux Mystères Joyeux [festivals métis, festivals d'Avignon ou d'Aurillac, etc], parfois ce sont des pélerinages aux Mystères Douloureux [Auchwitz, monument aux Justes de France, etc.].

Les prêtres de la bonne moralité sont nombreux, on les lit dans Libération, on les voit chez Ardisson, on les entend chez Ali Baddou. Ils gouvernent les applaudissements et font tomber les fatwas."
Suite 

                                                                     ***

Le texte ci-dessus est très juste à ceci près, me semble-t-il, que l'idéal républicain de l'an 2000 est bien celui de la république dite "laïque", mais cet idéal n'est pas la
laïcité, seulement sa corruption, ce que Rémi Fontaine appelle une "théocratie gnostique de droit occulte". 

De la même manière que les
prétendus "libéraux" ont corrompu le libéralisme, ils ont corrompu la saine laïcité. 

Et le modèle de la République dite laïque est bien celui de la Séparation (totale) de l'Eglise et de l'Etat, cette "
thèse absolument fausse, une pernicieuse erreur" (Saint Pie X, Encyclique Vehementer nos, 1906). 

                                                                      ***

Lire aussi 

* "
1905-2005 100 ans de laïcité, 100 ans de Grand Orient..."
* Sur les
dogmes de la république, ce qu'en dit l'historien Pierre Gaxotte
*
La Laïcité américaine, quand César se fait Dieu...

Je replace ici cette remarquable et très parlante illustration de la revue Savoir et servir:


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3 juillet 2007 2 03 /07 /juillet /2007 14:35
"Nicolas Sarkozy se justifie ainsi :

"En devenant président de la République, je me suis libéré de toute attache partisane. [O]n ne gagne jamais un combat en ayant un esprit sectaire. [L]a France déteste l'esprit de chapelle."

Il a dit cela avant un discours sur l'Europe à Strasbourg. Or, justement, sur l'Europe, Nicolas Sarkozy s'est réjouit d'avoir dépassé la division en relançant le débat institutionnel avec le traité dit "simplifié". Pour autant, nous attendons toujours une ouverture vers des personnalités qui ont défendu le non à la Constitution européenne. Force est de constater que, actuellement, seule la "secte" du oui est représentée." (Le Salon Beige)

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3 juillet 2007 2 03 /07 /juillet /2007 14:01
Editions Augustin Barruel

"La Franc-Maçonnerie est une secte religieuse qui s'organisa surtout en Europe, vers 1725, professa une doctrine "humanitaire" internationale et se superposa aux autres religions.

La franc-maçonnerie ne tend pas à un perfectionnement des sociétés existantes en tenant compte de leurs origines, de leur tempérament, de leur situation, mais un retour à l'état de nature, à une agglomération d'êtres humains, satisfaits d'une vie végétative, pourvu que ses avantages matériels soient également répartis entre tous les citoyens. ( Gustave Bord - La F.M en France...)

Suite au "coup d'état" de 1789, maquillé officiellement en révolution, de nouvelles idéologies prennent toute leur ampleur sous couvert de "république".

La "gauche républicaine", en totale opposition à la Royauté et à l'Eglise, est née, et s'est propagée en France, parallèlement à la propagation des loges maçonniques, tel un virus mortel dans un organisme...
Voltaire, d'une certaine façon, est le premier intellectuel de "gauche". Il voulait "écraser l'infâme"... avec ses "potes" illuminés, martinistes, francs-maçons, théosophes, rose-croix... et autres sectes pourries. C'était un bon "républicain"...

Après Voltaire, vous avez les encyclopédistes, Diderot, Rousseau... 

L'un de leur plus farouches adversaires était l'abbé Augustin Barruel, qui les a si bien dénoncé dans son ouvrage intitulé Mémoires pour servir à l'Histoire du Jacobinisme. (Célèbre ouvrage contre-révolutionnaire, dans lequel Barruel développe la théorie du complot, qu’il avait amorcée dans ses premiers ouvrages et clairement formulée dans son Histoire du clergé pendant la Révolution (cf. Godechot). «C’est là l’un des ouvrages – peut-être même, l’ouvrage - dont se sont le plus souvent servis tous les écrivains qui, depuis cent ans, ont voulu voir dans la Révolution l’oeuvre de la seule franc-maçonnerie. Si l’objectif de ces Mémoires est empreint de partialité, on est obligé de reconnaître que nombreux sont les documents authentiques qu’ils renferment sur les Philosophes, les Francs-Maçons, les « arrière-Maçons », l’illuminisme et Spartacus Weishaupt, son fondateur, les théosophes, le Congrès de Wilhelmsbad, la maçonnerie jésuitique, etc.. » (Dorbon). (
LIRE)

Tous les "frères" sont contre l'Eglise et contre la monarchie. Cette tradition se poursuit avec Robespierre et la Révolution.
Puis Napoléon a repris le drapeau tricolore... Il était contre l'Eglise, il a humilié le pape.
Le bonapartisme poursuit l'idéal révolutionnaire républicain.
Ensuite, vient la Restauration. Dans le Paris des années 1820 vous trouvez une prolifération de mouvements révolutionnaires, avec Buonarroti, Dézamy... La France est la patrie des révolutionnaires.
En 1840, vivent à Paris : Bakounine, Marx, Mazzini, Proudhon, Louis Blanc, Herzen, Blanqui, Leroux...
Tous révolutionnaires républicains...

"Le socialisme sera anticlérical et néo-malthusien, ou il ne sera rien du tout." Dixit Giuseppe Mazzini, ancien Grand Maître du Grand Orient d'Italie, Sataniste notoire, "pote" à Marx, grand criminel...

Puis Napoléon III, qui a envoyé des travailleurs à Londres à la Première Internationale, que MARX présidait.
Puis, la Commune, la création des partis socialistes fidèles à l'idéologie première... révolution républicaine anticléricale... La totale !

Après la Première Guerre, la création du Parti communiste français qui sera très influent, et l'expansion mondiale de ce virus mortel pour l'humanité...

Ce "manifeste" a été commandé à Karl Marx par la Ligue des Hommes Justes, émanation des Illuminés de Bavière, devenue le 1° Juin 1847 la Ligue des communistes... (
LIRE)

Paris a été pendant plus de deux siècles le grand centre des idées de gauche.

La seconde guerre mondiale emplifie le phénomène.
Cette "drôle de guerre" était en réalité une révolution camouflée et dissimulée sous un désastre militaire obtenu par une bataille truquée, en vue de concentrer l'économie du pays entre les mains d'une MAFIA aux service de très puissants "intérêts internationaux"... (Synarchie, Worms...)
A la fin de la guerre, les communistes alliés à Hitler hier, en bons républicains, avec l'accord et l'aval de De Gaulle, "épurent" le pays. Plus de 100 000 personnes sont assassinées pour incompatibilité de pensées... Ils n'étaient pas de bons républicains, eux...

Les "forces de gauche" deviennent de plus en plus gourmandes et féroces...

Survient alors la liquidation programmée de l'Algérie.
Au lendemain du départ du général De Gaulle, qui a rétabli la franc-maçonnerie après son interdiction par le gouvernement de Vichy et qui a lâchement et volontairement abandonné l'Algérie dans des mains de socialo-communistes criminels (F.L.N, A.L.N), la gauche "démocratique" et socialiste, croit plus en ses chances. Pour gagner, ils doit trouver beaucoup d'argent. Ils vont faire appel aux frères...
Les socialistes s'attellent patiemment à reconstituer des réseaux, avec l'aide de maçons ambitieux.
Les années 80... Meurtres, Magouilles et Maçonnisme deviennent les trois mamelles de la république maçonnique française.

En 1986 : l'affaire du Carrefour du Développement, personne ne parle des complicités maçonnes...
En général, l'allusion à la franc-maçonnerie est très rare, quand elle n'est pas mise de côté.
Pourtant, on est bien en peine de dénicher, parmi les principaux scandales des vingt dernières années, une affaire qui se soit déroulée sans le concours de frères ici ou là : 
Carrefour du Développement, 
Sagès, 
Urba-Gracco, 
Luchaire, 
Crédit lyonnais, 
Elf, 
marchés truqués à Paris, 
dans les Hauts-de-Seine, 
ou en Ile-de-France, 
sang contaminé, ARC, 
GMF, 
Française des jeux, 
Mnef, 
Pechiney, 
financement occulte du PS, PC, du PR, du CDS et du RPR, 
vente d'armes en Afrique, pour ne parler que des plus connues : les principaux acteurs sont maçons.

Aujourd'hui, ils sont partout : politique, économie (Euro), journalisme, presse écrite et télévisée, éducation...

Ils tiennent tous le même langage : "républicain", "jacobin", "démocrate", "mondialistes", "onusiens", "eurosiens"....

"Peu importe la diversité de rites ou de formes, puisque la pensée est unique." (G. Mazzini, sataniste notoire, ancien Grand Maître du Grand Orient d'Italie...)

Ces clones mentaux "oeuvrent" tous pour le Grand Architecte de leur "univers".

Le reste importe peu... Ils font partie de le race supérieure. La croix gammée est un emblème maçonnique... La Théosophie... (
LIRE)

L'esprit maçonnique a toujours enfanté l'esprit révolutionnaire (Marxisme et autres socialo-communismes républicains), source de guerres, révolutions, massacres, famines...

Et tout celà continue dans la plus grande indifférence générale, alors que tout le monde sait que la franc-maçonnerie est néfaste par essence à TOUTE société.

 


"Le plus célèbre d'entre eux (kabbalistes-occultistes) fut Louis-Claude de Saint Martin, dit le philosophe inconnu, qui devint, à la fin du XVIII° siècle, le chef de l'école mystique Française.
... On lui doit la devise "liberté, égalité, fraternité", comme le montre Louis Blanc dans son histoire de la révolution, au chapitre des révolutionnaires mystiques."
Philippe Encausse, sciences occultes, page 91.
Révolution de 1789, préparée et dirigée par une SECTE, la franc-maçonnerie et ses potes illuminés, rose-croix, théosophes, gnostiques, et autres kabbalistes satanistes, afin d'établir la république jacobine... en place aujourd'hui, avec ses indignes successeurs républicains et autres "cons-frères"...

 


Aujourd'hui, où en est-on ?
L'euro est là, et tout va bien, non ?
Euroland !!! Depuis le 1er Janvier 2002, les frangins et leurs "potes" jubilent... Un de leurs vieux rêves s'est réalisé : l'EURO... Plus facile ainsi pour mieux dépouiller les états, et les réduire à l'esclavage financier... La secte a sa monnaie !!!
Demain, son gouvernement mondial...

 


 

La dette nationale => LIRE

 


Ces "Illuminés" ont à leur actif une autre "grande oeuvre" : la création des Etats-Unis d'Amérique. En 1935, est fièrement imprimé l'emblème de la secte des Illuminés de Bavière sur leur monnaie. (Pyramide et oeuil du Grand Architecte...)
De George Washington à Franklin D. Roosevelt, plusieurs "frangins" se sont succédé à la tête de la première "démono-cratie guerrière" du monde. Nombre de leurs successeurs ont été initiés à l'université : Bill Clinton, Al Gore...
Bush senior et junior...ont été initiés à l''Ordre des Skull & Bones qui est une société secrète associé au mouvement NEW AGE qui revêt, selon Sutton, certains aspects SATANISTES (
LIRE)
Ces vénérables dégénérés "dirigent" le monde et, au besoin, bombardent de pauvres innocents... Rien que ça... Avec la bénédiction de la république démono-crate de ce qu'il reste de cette pauvre France perdue dans Euroland !!!"

 


Merci aux Editions Augustin Barruel. Ingomer.

Articles connexes:

- La franc-maçonnerie et le projet de domination mondiale du Pouvoir occulte
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L'imposture de la devise "Liberté Egalité Fraternité" 
- Liberté, Egalité, Fraternité... ou la mort!
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- L'imposture démocratique
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- 1789 Une aristocratie en chasse une autre, naissance de la bourgeoisie d'affaires et de l'Argent-Roi, la ploutocratie
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29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 18:40
LE MONDE | 29.06.07 | 12h24  •  Mis à jour le 29.06.07 | 18h51 

Egalité, ne transigeons pas !" C'est le mot d'ordre qui a été choisi pour la Marche des fiertés lesbiennes, gaies, bi et trans, qui aura lieu samedi 30 juin, à Paris. Cette année, ce rendez-vous festif est dominé par les deux promesses faites par Nicolas Sarkozy pendant la campagne : le contrat d'union civile, qui ouvrira aux homosexuels les mêmes droits que les couples mariés à l'exception de la filiation, et le statut du beau-parent, qui s'appliquera aux familles recomposées et homoparentales. 

Pendant la campagne, Nicolas Sarkozy avait tenu à se démarquer de l'image que la droite avait donnée en 1999, lors du débat sur le pacte civil de solidarité. "On s'est trompé sur le pacs, admettait-il en avril dans Têtu.
Je l'ai dit très tôt. Je ne traite pas ces questions à la légère parce qu'il y a beaucoup de souffrance derrière, pas du fait d'être homosexuel mais à cause du regard des autres et de l'incompréhension. Ce n'est pas acceptable d'humilier ou de détester quelqu'un en raison de son identité sexuelle." 
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26 juin 2007 2 26 /06 /juin /2007 09:47

Le Salon Beige

C'est une proposition de loi déposée le 23 mai par le député socialiste Mme Paulette Guinchard, qui regrette l'heureuse époque de la Révolution française...:

"Instauré par un décret du 20 prairial an II, le baptême républicain n’a plus de consécration normative depuis la IIIe République".

Cette proposition stipule :

"Le père ou la mère d’un enfant mineur peut demander à l’officier d’état civil de la commune de résidence de l’enfant de célébrer son parrainage républicain. Sauf opposition de l’un des deux parents, l’officier d’état civil est tenu de célébrer publiquement le parrainage en présence du parrain et de la marraine désignés par celui qui en fait la demande."

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8 juin 2007 5 08 /06 /juin /2007 15:11
La Croix, 08/06/2007 15:12 RENNES (AFP) - Jean-Marie Le Pen ne souhaite pas durcir son discours

Faisant allusion par ailleurs aux premières annonces du gouvernement du Premier ministre François Fillon, M. Le Pen les a commentées ainsi : "Si les escrocs avaient des sales gueules, ils crèveraient de faim. C'est évident. Ils sont toujours sympathiques, agréables, leur discours est toujours délicieux à entendre puisqu'ils vous promettent des revenus de 45% par an sur le capital que vous allez leur confier. C'est très difficile de lutter contre le mensonge. Il n'y a qu'une chose qui puisse le permettre, ce sont les faits".

... "Et c'est au pied du mur qu'on va voir le sémillant maçon" (Nicolas Sarkozy) dans les jours qui viennent", a-t-il ajouté
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12 mai 2007 6 12 /05 /mai /2007 12:40

"La Libre Pensée de la Haute-Garonne (France) utilise un blog pour communiquer. C'est ainsi qu'elle informe de la tenue d'une conférence de Jacques Lafouge le vendredi 25 mai 2007 à 18h30 à Toulouse sur le thème "Franc-Maçonnerie et République".

Les organisateurs affirment : Les Francs-maçons et les libres penseurs ont été les actifs bâtisseurs de la République laïque, une et indivisible, ce qui s'est illustré avec éclat par la rédaction et l'adoption de la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l'Etat. Ils publient en ligne des extraits d'une intervention du conférencier." (Blog maçonnique)

Fin de citation.

Question : à quand la séparation de la franc-maçonnerie et de l'Etat?

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8 mai 2007 2 08 /05 /mai /2007 15:31

Suite à une plainte déposée auprès de l'équipe d'overblog, - "liberté d'expression"... -, je modifie le texte et ne laisse plus que les condamnations des papes...

[Texte de la plainte:

report d'abus sur le blog : christroi
Bonjour,
un visiteur de votre blog christroi vient de signaler un contenu litigieux sur les pages dont vous avez la responsabilité.

... Dans le cas où cette plainte serait fondée, veuillez modifier voire retirer les textes, images et fichiers incriminés. Afin de régler l'éventuel litige de façon amiable, merci de vous mettre en rapport avec l'auteur de la plainte si nécessaire.

Cet email vous a été envoyé automatiquement suite à un report d'abus sur votre blog : christroi.over-blog.com

Cordialement,
- L'équipe d'Overblog -]


                              ***

 

Principaux textes publiés par les papes dénonçant le complot maçonnique


 Encyclique In Eminenti de Clément XII (1738)

Encyclique Providas de Benoît XIV (1751)
Lettre apostolique Quo graviora de Léon XII (1826)
Encyclique Qui pluribus de Pie IX (1846)
Encyclique Humanum genus de Léon XIII (1884)
Encyclique Vehementer nos (1906) et Lettre à la France "Une fois encore" de saint Pie X (1907)

Constitution apostolique Servatoris Jesu Christi de Pie XI (1925)

Constitution apostolique Per annum sacrum de Pie XII (1950)
les Actes du Synode romain promulgué par le Pape de Jean XXIII (1963)

la Déclaration de la Sacrée Congrégation pour la Doctrine de la Foi du Préfet Cardinal Joseph Ratzinger (1983)

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17 avril 2007 2 17 /04 /avril /2007 07:35

Le Salon Beige

Invité de la loge Dialogue et Démocratie, le candidat de l'UDF a prononcé un discours. Extraits :

"Je pourrais encore aller un peu plus loin mais, devant vous, j'hésite à le faire, tant vous êtes familiers de cette idée : «Nous sommes collectivement et personnellement responsables de la construction de l'homme». Je ne crois pas que l'homme soit naturellement institué. Je pense que c'est notre travail en commun, personnel et démocratique, qui d'une certaine manière institue l'homme en l'homme. Ceci est un bon sujet pour les sociétés que nous avons à vivre et à bâtir ensemble.

Notre principal travail comme femme ou comme homme et notre principal travail comme citoyen c'est de réfléchir au meilleur chemin pour instituer cet homme dans l'enfant dont nous avons la charge comme citoyen et comme membre responsable de la société à laquelle nous appartenons."

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12 avril 2007 4 12 /04 /avril /2007 11:19

12/04/2007 08:04

PARIS, 12 avr 2007 (AFP) - La présidentielle vue de la franc-maçonnerie

"Nous avons un rôle à jouer dans la société et c'est sur la question de la laïcité. Cela fait partie de notre patrimoine", déclare Jean-Michel Quillardet, Grand Maître du GODF (47.000 "frères"), dans son bureau de la rue Cadet (IXe).

Les 130.000 membres de la quinzaine d'obédiences en France sont tous attachés à la tolérance et la liberté, mais impliqués à divers degrés dans le devenir de la République.

Le Grand Orient et la Grande Loge Féminine de France (GLFF, 12.000 "soeurs") ont interpellé les candidats sur la défense de valeurs-clés. La laïcité, la parité, la bioéthique et le droit de mourir dignement, figurent parmi les six questions de la GLFF.

Le GODF insiste aussi sur la laïcité dans le cadre de la loi de 1905, pour le centenaire de laquelle en 2005 ils avaient exceptionnellement défilé dans la rue en tablier blanc rituel.

Les candidats n'ont pas encore tous répondu aux six interrogations du Grand Orient. "Leurs réponses seront rendues publiques" avant l'échéance du 22 avril, précise M. Quillardet.

Davantage engagés dans les combats de société, le GODF et la GLF sont à l'origine de plusieurs législations. La Loi Veil de 1975 sur la contraception et l'avortement émane d'une sommité de la GLF, Pierre Simon, gynécologue, co-fondateur en 1956 du Mouvement français pour le planning familial.

Le Grand Maître de la GLF Alain Graesel souligne que l'obédience "n'est pas dans la politique au jour le jour. Nous sommes dans les enjeux - mais qui dépassent la politique - de nos sociétés".

Fait inhabituel, en 2002, le Grand Orient avait appelé au boycottage du candidat d'extrême droite Jean-Marie Le Pen au second tour.

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27 mars 2007 2 27 /03 /mars /2007 20:44

Via le Blog d'Yves Daoudal 

Le décret créant l’Observatoire de la laïcité est paru ce jour au Journal Officiel. C’était une promesse de Jacques Chirac, formulée dans son célèbre discours sur la laïcité en décembre 2003 (suite à la mission Stasi). Mais l’idée vient d’ailleurs : le Grand Orient de France avait créé dès 1998 un observatoire international (sic) de la laïcité, avec le soutien et le concours du CAEDEL (centre d’action européenne démocratique et laïque), de la Ligue de l'Enseignement, de la Fédération Humaniste Européenne et de « diverses obédiences maçonniques adogmatiques ».

L’Observatoire de la laïcité est « institué auprès du Premier ministre ». Il « assiste le gouvernement dans son action visant au respect du principe de laïcité dans les services publics », et il est chargé d’« éclairer les pouvoirs publics sur la laïcité ». Il remet chaque année un rapport qui est rendu public.

Il est composé de 23 personnes, hauts fonctionnaires de divers ministères, deux députés, deux sénateurs, et « dix personnalités désignées en raison de leur compétence et de leur expérience ».

On constate qu’au premier rang des sept ministres chargés de l’exécution du décret figure le « ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur ». Mais depuis hier il n’y a plus de « ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur »...

La véritable laïcité est un concept élaboré par l’Eglise catholique explicitant le commandement du Christ de rendre à César ce qui appartient à César et à Dieu ce qui appartient à Dieu. Evoquer la laïcité en dehors de ce contexte, en ignorant l’Eglise, est la preuve même qu’on ne parle pas de laïcité, mais de laïcisme maçonnique. (Cf. le discours du pape sur l’Europe.)

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21 mars 2007 3 21 /03 /mars /2007 21:44

Le Salon Beige

Les frères du Grand-Orient ont envoyé un courrier à tous les candidats pour leur poser 6 questions, dont les 5 premières nous concernent directement.

  • Les 4 questions interrogent les candidats sur leur volonté de prendre des mesures anti-religieuses et donc  anti-catholiques (abolition du Concordat, non-condamnation du blasphème, abolition de l'article 89 du 13 août 2004, etc.)
  • La 5°, après que les 4 premières ont enfermé la religion (ou ce qu'il en reste) dans la sphère privée, demande que la franc-maçonnerie dispose d'accès facilités dans les médias.

Détrôner Dieu de la Cité pour y asseoir le culte franc-maçon de l'homme : le jeu des loges est décidemment de plus en plus clair.
Un exemple de plus si besoin pour se convaincre qu'on
ne peut être catholique et franc-maçon.

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17 mars 2007 6 17 /03 /mars /2007 11:17

"À mon sens, l'Europe est au contraire la réponse au défi de la mondialisation." (Angela Merkel, Merkel : "L’UE répond au défi de la mondialisation", Publié le 16 mars 2007).


Ca fait cinquante ans qu'ils nous disent ça et je constate exactement le contraire. Curieux...

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13 mars 2007 2 13 /03 /mars /2007 10:29

Via Vox Galliae : "Le Grand-Orient de France a contribué à faire la République, nos prédécesseurs (francs-maçons) ont inventé la société. … C'est la plus grande obédience de France, 47000 frères" (Hugues Le Forestier, Conseiller de l'Ordre, vient de publier "Frères à abattre, main basse sur le grand Orient de France", Nouveau Monde).

Des francs-maçons se mettent à parler de "crise" dans ou de la franc-maçonnerie. "La Franc-Maçonnerie n'a plus l'impact ni l'influence qu'elle a pu avoir autrefois sur la société"... Ca c'est ce qu'ils disent, dont ce Hugues Le Forestier. Qu'en est-il en réalité? La franc-maçonnerie continue-t-elle d'impulser les lois de société? Avant de passer devant le "Parle-ment", les lois passent devant les loges, preuves ici.
Les frères trois points tiennent la "république" qu'ils ont inventée et viennent nous expliquer qu'il n'en est rien...

Le Salon Beige relève le
vrai scandale :

Le "secrétaire général en 2005 et président du Conseil de surveillance de sa filiale immobilière en 2006, auteur de Frères à abattre, s'enorgueillit d'un autre scandale sur lequel il ne s'émeut aucunement :

"Le Grand-Orient de France, il a contribué à faire la République, nos prédécesseurs ont inventé la société. [...] Le GO a eu un rôle génial".

Sont cités pêle-mêle : l'abolition de l'esclavage, les caisses de retraites, les HLM, la sécurité sociale, les mutuelles, la séparation de l'Eglise et de l'Etat...

"C'est extraordinaire l'apport que le Grand-Orient de France a eu au niveau de la société".

Alors : qui gouverne ce pays ? Il est là le vrai scandale du Grand-Orient de France. A quand la séparation de l'Etat et de la Franc-maçonnerie ?"

Dans les commentaires sous cet article, à noter celui très juste de Pascal G.: "C'est un énorme mensonge maçonnique, ce qui est une tautologie :

"les caisses de retraites, les HLM, la sécurité sociale, les mutuelles," auraient été inventés par le Grand Orient.
Tout cela a été inventé et mis en oeuvre par le mouvement des catholiques sociaux,depuis Albert de Mun en passant par La Tour du Pin, jusqu'à Harmel et au delà, en 80 ans environ, entre la monarchie de juillet et l'après guerre de 1914-18."

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3 mars 2007 6 03 /03 /mars /2007 04:25

Via le Salon Beige,

Lu dans Valeurs actuelles :

"Après Nicolas Sarkozy, le 14 février, et avant Ségolène Royal, annoncée pour le 3 avril, François Bayrou interviendra, le 6 mars prochain, devant Dialogue et Démocratie française, une association maçonnique «interobédiences» mixte et ouverte aux politiques de tous bords, très courue en cette période électorale. Pour Sarkozy, 800 “frères” et “sœurs” issues de différentes loges s’étaient déplacées pour l’entendre parler de la République. Bayrou a juré qu’il ferait mieux."

A noter que le prochain numéro de Faits et documents publiera le discours prononcé par Nicolas Sarkozy, que le site de l'UMP a 'oublié' de publier.

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31 janvier 2007 3 31 /01 /janvier /2007 11:30
Franc-maçonnerie, politique et culture de mort

Un article du Salon Beige indique l'importance que joue la franc-maçonnerie dans la politique, une sorte d'Etat dans l'Etat.

Fm Pour cerner un tel sujet, il faudrait faire référence à de nombreux livres et auteurs et aussi continuer à en écrire tant la promiscuité des loges et de la vie politique est une réalité.
Pour appuyer cette vérité plus souvent péremptoirement affirmée que solidement étayée, passons un peu de temps devant
cette vidéo.

  • Si l'on y voit effectivement Jack Lang en visite au Grand Orient se livrer au jeu des questions-réponses avec les "frères" présents, on y entend aussi comment le sénateur Caillavet a demandé l'appui de cette même loge pour soutenir son projet de loi "sur le droit de mourir dans la dignité", autrement appelé l'euthanasie.
  • Pire encore un peu plus loin, il y est aussi clairement expliqué l'action du Grand Orient de France pour retourner à l'Assemblée nationale une majorité récalcitrante pour que soit votée la loi Veil en 1975, responsable aujourd'hui de plus de 6 millions de morts.
  • L'énorme influence du Grand Orient (encouragée par le président Chirac) est tout aussi facilement reconnue par son ancien grand maître concernant la loi sur la bioéthique de 2004.
  • Enfin, on y retrouve aussi le consensus total des parlementaires francs-maçons pour voter l'abolition de la peine de mort en 1981. Toute ressemblance avec une actualité de ce jour n'est pas du tout fortuite.

D'autres exemples sont cités : relations internationales, Turquie et UE, Côte d'Ivoire 2000, Nouvelle Calédonie 1988; loge maçonnique algérienne à Marseille, etc.
Mais l'implication des francs-maçons dans la culture de mort ces dernières années est bien réelle et fait écho à ce
qu'écrivait Léon XIII en 1884 :

"A notre époque, les fauteurs du mal paraissent s'être coalisés dans un immense effort, sous l'impulsion et avec l'aide d'une société répandue en un grand nombre de lieux et fortement organisée, la société des francs-maçons. Ceux-ci, en effet, ne prennent plus la peine de dissimuler leurs intentions, et ils rivalisent d'audace entre eux contre l'auguste majesté de Dieu".

Ce que Léon XII qualifiait en 1826 de "secte dite des francs-maçons" est bien présente au quotidien dans la vie politique de notre pays. Le cardinal Ratzinger rappelait en 1983 l'enseignement immuable de l'Église :

"Le jugement négatif de l'Église sur les associations maçonniques demeure donc inchangé, parce que leurs principes ont toujours été considérés comme inconciliables avec la doctrine de l’Eglise, et l’inscription à ces associations reste interdite par l'Église. Les fidèles qui appartiennent aux associations maçonniques sont en état de péché grave et ne peuvent accéder à la sainte communion".

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23 janvier 2007 2 23 /01 /janvier /2007 20:32

La candidate du PS à l'élection présidentielle, Ségolène Royal, s'est rendue mardi soir au dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), auquel elle ne devait pas initialement participer, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Mme Royal, accompagnée de François Hollande, premier secrétaire du PS, est arrivée juste après le candidat UMP Nicolas Sarkozy et quelques minutes avant le Premier ministre Dominique de Villepin.

La candidate socialiste et le chef du gouvernement, issus de la même promotion de l'ENA, ont échangé quelques mots au milieu d'une nuée de photographes et de caméramen.

 A noter que Jean-Marie Le Pen, représentant six millions de Français, n'a pas été invité. Nous saurons nous en rappeler en avril.

23/01/2007 20:29
PARIS, 23 jan 2007 (AFP) - Ségolène Royal participe finalement au dîner annuel du Crif
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3 janvier 2007 3 03 /01 /janvier /2007 17:23

Via altermedia.info

Tirant le bilan de certaines affaires récentes, le père Raniero Cantalamessa, prédicateur de la Maison pontificale a déclaré : « C’est un certain monde laïciste qui refuse ces symboles [de Noël], ce ne sont pas les musulmans », en présence du pape Benoît XVI et de la curie romaine.

Voir aussi notre article "Les attaques contre noël"

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