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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 09:57

"Financer nos déficits par des avances de la banque de France comme le font les Japonais, les Anglais, les Américains" (Eric Zemmour), est-il une si bonne idée ?

 

Selon Eric Zemmour, sur Rtl dans l'émission "on n'est pas dupes" :

 

  • « Hollande pourrait régler la question de la dette et de la compétitivité de notre économie, autrement que par des coupes dans les dépenses publiques. Il pourrait par exemple financer nos déficits par des avances de la banque de France comme le font les Japonais, les Anglais, les Américains, mais c’est interdit par Berlin et les statuts de la banque centrale européenne.
  •  
  • Il pourrait dévaluer massivement notre monnaie pour dynamiser notre économie, comme le font les mêmes Japonais, Américains et Anglais mais c’est impossible avec l’euro. Certes, une dévaluation reprendrait d’une main ce que les déficits de l’état donnent de l’autre ! Pauvre Hollande, même ces ponctions les moins douloureuses lui sont interdites !»
  • Eric ZEMMOUR

     


Note de Christ-Roi. Ce que dit Zemmour est exact. Hollande pourrait financer le déficit budgétaire avec des avances de la Banque de France (mais c'est interdit par la loi de 1973 et les statuts de l'Union européenne : c'est désormais aux banques privées de prêter à intérêts...)

 

Le problème - que ne soulève pas Zemmour - est que d'une part, historiquement, le pouvoir et la domination de la banque sur le politique (et donc sur les peuples) s'est toujours développé à partir de la première pratique folle et inconséquente au XIXe siècle en Europe et aux Etats-Unis, du financement du déficit budgétaire de l'Etat et de ses frais de fonctionnemlent par des prêts des banques dites "centrales". Que ces prêts émanent de la banque "centrale" ou de banques ouvertement privées... (comme actuellement en zone euro) cette pratique aggrave la dette publique, n'a jamais réglé le problème du chômage, et accrédite le rôle des banques comme auxiliaires de gestion des frais de l'Etat.

D'autre part, si les Japonais, les Anglais, les Américains le font, c'est parce que leurs banques "centrales" ne sont en réalité que des consortiums de banques privées qui prolifèrent sur ce financement des frais de fonctionnement de l'Etat par des prêts bancaires.

En réalité, la bonne politique consisterait à dire que l'Etat ne doit pas dépenser plus qu'il ne gagne. L'adage populaire voulant que tu n'empruntes pas plus que ce que tu gagnes semble en effet totalement ignoré dès lors qu'il s'agit de l'Etat, alors que c'est d'en haut que l'exemple devrait être donné.

 

Le deuxième point de la dévaluation de la monnaie pour dynamiser l'économie est exact.

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 09:23

Selon les statistiques publiées vendredi par l'Insee, la dette publique de la France a augmenté de 36,5 milliards d'euros au premier trimestre pour atteindre 1.870,3 milliards fin mars, soit 91,7% du PIB. Le ratio de dette sur PIB a ainsi augmenté de 1,5 point par rapport à fin 2012.

La dette de l'Etat a augmenté de 37,3 milliards d'euros sur le trimestre pour s'élever à 1.477,2 milliards, précise l'Insee dans un communiqué.

 

Outre la dette de l'Etat, la dette publique au sens de Maastricht inclut celles des administrations de sécurité sociale (212,7 milliards fin mars), des administrations publiques locales (170,5 milliards) et des organismes divers d'administration centrale (9,9 milliards).

La dette nette des administrations publiques s'élevait à 1.697,1 milliards d'euros fin mars, soit 83,3% du PIB, contre 82,4% fin 2012, en progression de 21,9 milliards sur trois mois, ajoute l'Insee.

 

Source: http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2013/06/28/97002-20130628FILWWW00314-la-dette-atteint-917-du-pib.php

 

 

- Napoléon et la création de la Banque de France / Henri Guillemin

- Voilà pourquoi nous sommes esclaves et ignorants

- "Changement c'est maintenant": La dette atteint 91 % du Produit intérieur brut (PIB), le gouvernement prétend qu'elle refluera après l'an prochain (29 septembre 2012)

- Dette grecque et "saut qualitatif" (Nicolas Sarkozy, 21 juillet 2011)

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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 11:15

Le Point expose le tour de passe-passe sémantique de François Hollande pour "inverser" la courbe du chômage d'ici la fin de l'année.

 

  • Anna Cabana : On le sait, l'objectif phare de Hollande, son engagement premier, c'est d'inverser la courbe du chômage à la fin de l'année - on ne compte plus le nombre de fois, depuis un an, où il l'a répété. Et cette promesse, depuis le départ, a été accueillie par le scepticisme des experts économiques. En fait, François Hollande a un plan caché.

  • C'est l'expression de Jean-François Copé, ça, le "plan caché"...
  • Oui, mais aux yeux de Copé, le "plan caché" de Hollande, c'est l'usage massif des contrats d'avenir. C'est ce que le président de l'UMP a déclaré lundi soir (24 juibn, NdCR.). Il a dit : "Je crois comprendre qu'il y a derrière tout ça un plan caché qui consisterait, de manière artificielle, à faire baisser les statistiques du chômage en multipliant les contrats aidés dans le secteur public." Vous savez quoi ? François Fillon a dit la même chose, au même moment. Copé et Fillon n'ont pas tort. Hollande compte sur les contrats d'avenir pour faire baisser le chômage. Mais, moi, je veux parler d'un deuxième plan caché. Un plan caché sémantique.
  • Que voulez-vous dire ?
  • Le patron des députés socialistes Bruno Le Roux m'a dit avec un petit sourire malicieux que l'histoire de "l'inversion de la courbe du chômage allait être un débat sémantique". En fait, ça repose sur l'ambiguïté de l'expression "inversion de la courbe". Ce que Hollande a en tête, ce sur quoi il mise, c'est que - grâce aux emplois aidés, mais aussi à la conjoncture macro-économique - la courbe du chômage va mécaniquement arrêter de grimper. Son plan, c'est de parler d'inversion de la courbe là où il y aura simplement une courbe qui arrêtera de monter. C'est ce que m'a confirmé un conseiller de l'Élysée : "Il suffit que la courbe se stabilise pour que l'on puisse parler d'inversion. C'est une affaire de mots et de communication." Un tour de passe-passe sémantique, quoi !
  • .
  • Source: http://www.lepoint.fr/politique/la-politique-par-anna-cabana/chomage-le-tour-de-passe-passe-de-francois-hollande-19-06-2013-1682486_232.php

 

 

- Les chiffres de l'Insee contredisent l'engagement de Hollande d'inverser la courbe du chômage d'ici la fin de l'année

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 21:52

Les chiffres de l'Insee publiés aujourd'hui contredisent la promesse de François Hollande d'inverser la courbe du chômage d'ici la fin de l'année.

 

François Hollande avait déclaré le 15 mai dernier que "le pire" en matière de récession était "passé" et réaffirmé le 16 mai son engagement d'inverser la courbe du chômage "d'ici la fin de l'année"... L'Insee, n'est pas de son avis et "révise à la baisse sa prévision de croissance pour 2013". Le chômage devrait quant à lui "augmenter et atteindre 11,1 % en fin d'année". (1)

 

Le chômage poursuivra sa hausse fin 2013. Les chiffres publiés aujourd'hui par l'Insee mettent à mal l'objectif du président François Hollande d'inverser la courbe d'ici décembre.(2)

 

Ces chiffres de l'Insee prévoyant que le chômage poursuivra sa hausse fin 2013 montrent que l'économiste Jacques Sapir avait raison quand il écrivait en septembre 2012 que "sur ce point également (du chômage, NdCR.), François Hollande a toutes les chances de perdre son pari. Non seulement nous n’assisterons pas à une stabilisation, voire une légère régression du chômage à partir de septembre ou d’octobre 2013, mais tout laisse penser qu’il continuera de monter".

 

Malgré tout, "le chef de l'État fait le pari osé que ses mesures pour les jeunes paieront". Depuis qu'il a été élu à la présidence de la République, François Hollande ne cesse de promettre aux Français une inversion de la courbe du chômage. «Dans un an», affirmait-il en août 2012 avant de se raviser et de fixer la fin 2013 comme horizon. Depuis, il n'a pas varié : le chômage baissera à la fin de l'année, et ce même si toutes les organisations internationales affirment l'inverse. En France l'assurance-chômage, qui se trompe rarement, prévoit une hausse de 128.700 inscrits en catégorie A à Pôle emploi en 2014, après une progression de 178.700 cette année.(3)

 

Sources:

 

(1) http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/06/20/20002-20130620ARTFIG00782-l-insee-revise-a-la-baisse-sa-prevision-de-croissance-pour-2013.php

(2) http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2013/06/20/97002-20130620FILWWW00789-insee-le-chomage-poursuivra-sa-hausse-fin-2013.php

(3) http://www.lefigaro.fr/mon-figaro/2013/05/30/10001-20130530ARTFIG00745-chomage-le-chef-de-l-etat-fait-le-pari-ose-que-ses-mesures-pour-les-jeunes-paieront.php

 

 

- François Hollande ou la crise qui prend fin tous les six mois (9 juin 2013)

- Le chômage devrait encore augmenter en 2014 (Unedic) (23 mai 2013)

- François Hollande réaffirme son engagement d'inverser la courbe du chômage "d'ici la fin de l'année" (16 mai 2013)

- Récession: «Le pire est passé» (François Hollande, le 15 mai 2013)

- Les paris de François Hollande (Jacques Sapir) (29 septembre 2012)

- Le changement c'est dans deux ans ! (11 septembre 2012)

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 12:18

Le Fonds Monétaire International vient de rendre public un rapport particulièrement critique sur la situation de la Grèce1. Ce rapport conclut à la domination de politiques restrictives qui conduisent à un ajustement qui se fait essentiellement par la récession.

« Greece is adjusting mainly through recession, not through productivity-enhancing reforms.»

Ce rapport s’est attiré l’ire de la Commission Européenne2 et, aujourd’hui, on peut dire que le torchon brûle au sein même de la Troïka (ensemble composé du FMI, de la BCE et de la Commission Européenne) qui est chargée d’administrer les « réformes » imposées à la Grèce. C’est même là l’essentiel. En effet, les critiques portées par le FMI contre la politique imposée à la Grèce sont relativement modérées, même si elles s’appuient très souvent sur un constat fort juste. L’important est donc plutôt dans l’éclatement du front existant entre les institutions européennes et le FMI, chose que l’on pressentait depuis le début de cette année, avec la polémique sur les effets des politiques d’ajustement fiscal et budgétaire. Cela va contribuer à dessiller certains yeux. La politique meurtrière conduite en Grèce, et ceci au premier sens du terme car les suicides ont augmenté d’un quart dans ce pays, est de la responsabilité pleine et entière des dirigeants européens, et au premier chef des dirigeants allemands mais aussi, hélas, français.

- See more at: http://russeurope.hypotheses.org/1338#sthash.RxAgVFFW.d

Le Fonds Monétaire International vient de rendre public un rapport particulièrement critique sur la situation de la Grèce (FMI, Country Report No. 13/154, Juin 2013, Washington DC). Ce rapport conclut à la domination de politiques restrictives qui conduisent à un ajustement qui se fait essentiellement par la récession.

FMI, Country Report No. 13/154, Juin 2013, Washington DC - See more at: http://russeurope.hypotheses.org/1338#footnote_0_1338. Ce rapport conclut à la domination de politiques restrictives qui conduisent à un ajustement qui se fait essentiellement par la réce

« Greece is adjusting mainly through recession, not through productivity-enhancing reforms.»

 

Ce rapport s’est attiré l’ire de la Commission Européenne (L’Expansion, « Bruxelles et le FMI en désaccord ‘fondamental’ sur la Grèce », le 6 juin 2013) et, aujourd’hui, on peut dire que le torchon brûle au sein même de la Troïka (ensemble composé du FMI, de la BCE et de la Commission Européenne) qui est chargée d’administrer les « réformes » imposées à la Grèce. C’est même là l’essentiel. En effet, les critiques portées par le FMI contre la politique imposée à la Grèce sont relativement modérées, même si elles s’appuient très souvent sur un constat fort juste. L’important est donc plutôt dans l’éclatement du front existant entre les institutions européennes et le FMI, chose que l’on pressentait depuis le début de cette année, avec la polémique sur les effets des politiques d’ajustement fiscal et budgétaire. Cela va contribuer à dessiller certains yeux. La politique meurtrière conduite en Grèce, et ceci au premier sens du terme car les suicides ont augmenté d’un quart dans ce pays, est de la responsabilité pleine et entière des dirigeants européens, et au premier chef des dirigeants allemands mais aussi, hélas, français.

 

... Ces problèmes seront amplifiés par l’existence désormais d’une dépression généralisée dans la zone Euro qui compromet assez gravement la capacité de la Grèce de renouer avec une forte croissance. Le maintien d’une dépression, ou au mieux d’une stagnation, va rendre ingérable le problème de la dette à relativement court terme. C’est la raison pour laquelle une restructuration – un défaut ordonné – de la Grèce est aujourd’hui une quasi-certitude. ...

La société grecque est en train d’imploser avec des signaux extrêmement préoccupants. Ceci pose le risque d’une rupture politique entraînant à terme la sortie de la Grèce de la zone Euro.

 

... Si l’on ne partage pas le point de vue du rapport quant aux conséquences d’une sortie de l’Euro pour la Grèce, et il faut rappeler à cet égard que le FMI s’est régulièrement et massivement trompé sur les conséquences des importantes dévaluations de ces dernières années (Russie, Argentine) qui ont été en réalité très favorables aux économies concernées, on ne peut que partager le sentiment que cette possibilité est aujourd’hui bien réelle.

La société grecque est en train d’imploser avec des signaux extrêmement préoccupants. Ceci pose le risque d’une rupture politique entraînant à terme la sortie de la Grèce de la zone Euro. - See more at: http://russeurope.hypotheses.org/1338#identifier_1_1338

 

 

Tout cela est une histoire connue. Les politiques d’ajustement budgétaire et fiscal entraînent une contraction de l’activité, qui entraîne une chute de la collecte fiscale, à la fois parce que la base fiscale se réduit mais aussi parce que le taux de collecte se détériore devant l’insolvabilité d’un nombre grandissant d’agents économiques. Il faut constamment recourir à l’emprunt, jusqu’au moment où un défaut (faute d’avoir procédé en son temps à une restructuration) s’imposera. Clairement, les experts du FMI n’ont pas tiré toutes les leçons de l’histoire de la Russie dans les années 1990 et jusqu’à la crise financière d’août 1998. Il y a donc bien des zones d’ombre et des trous dans ce rapport, mais il a au moins le mérite d’exister et de mettre crûment en lumière la responsabilités des dirigeants européens.

 

Source : http://russeurope.hypotheses.org/1338

 

L'article de l'Expansion du 6 juin, "Bruxelles et le FMI en désaccord 'fondamental' sur la Grèce" indique :

 

  • "Dans son rapport publié mercredi, le FMI fait son mea culpa, admettant que le premier plan de sauvetage de la Grèce en 2010 s'est soldé par "des échecs notables", en raison notamment de désaccords avec ses partenaires européens au sein de la troïka. Il regrette l'absence de "division claire du travail" au sein de la troïka et reproche aux Européens d'avoir manqué d'expérience et de "compétences" sur le programme d'aide à la Grèce, lié à de très strictes conditions en matière budgétaire et de réformes structurelles.

Un porte-parole de la Commission, M. O'Connor défendant la Commission sur ce point, a bien évidement déclaré : "Nous sommes en désaccord fondamental avec l'idée selon laquelle il n'y a pas eu assez d'efforts faits pour identifier les réformes structurelles favorisant la croissance", jugeant que la Commission avait été "une force motrice importante" en la matière... C'est plutôt l'inverse qui est vrai !

 

La troïka "n'existait pas il y a trois ans " et "a été mise sur pied à partir de rien", a argumenté O'Connor, sans que l'on ne sache trop ce que la Troïka vient faire ici...

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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 14:33

 

Ce plan social viserait l’usine de Joué-les-Tours, spécialisée dans la fabrication de pneus poids-lourds, une branche en difficulté.

 

La rumeur enflait depuis plusieurs semaines. Elle devrait se confirmer mercredi prochain. À cette date, Michelin devrait annoncer la suppression de 700 emplois sur les 927 que compte son usine de Joué-les-Tours, en Indre-et-Loire, affirment des sources syndicales. Un comité central d’entreprise se tiendra à Clermont-Ferrand, siège du groupe, le 13 juin, a précisé Olivier Coutant,du syndicat Sud. Interrogée par Le Figaro, la direction a refusé de commenter l’information hier.

 

 

Source : http://bourse.lefigaro.fr/indices-actions/actu-conseils/michelin-supprimerait-700-postes-en-indre-et-loire-437089

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 22:54

 

 

Alors que le gouvernement continue à promettre une inversion de la courbe du chômage dans les six prochains mois, l'Unedic table sur une hausse de près de 130.000 chômeurs l'année prochaine.

 

Interrogé sur RTL ce matin, le ministre du Travail Michel Sapin a encore une fois assuré que le chômage allait « continuer à augmenter au cours de ces quelques mois » avant de « s'inverser d'ici la fin de l'année »... «  Ca fera une bonne surprise, une bonne nouvelle » a déclaré le ministre.


 

- 9 millions de personnes au chômage ou en sous-emploi

- François Hollande réaffirme son engagement d'inverser la courbe du chômage "d'ici la fin de l'année"

- Récession: «Le pire est passé» (François Hollande)

- Aujourd'hui la dette de la France est de 1.886.460.800.000 euros, elle augmente de 360.000.000 euros en 24 heures

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 09:53
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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 22:58

Après avoir déclaré le 15 mai que le pire était "passé", François Hollande, lors de la deuxième grande conférence de presse de son quinquennat aujourd'hui, a souhaité un "an II du quinquennat" sous le signe de "l'offensive", plaidé pour un gouvernement économique européen... et maintenu son objectif d'inverser la courbe du chômage d'ici la fin de l'année. (1)

 

 

Le président de la république a déclaré aujourd'hui qu'il se "tenait" à son engagement d'inverser la courbe du chômage avant la fin 2013 :


  • "Je réédite ici devant vous, en prenant des risques, mais aussi mes responsabilités, que la courbe du chômage peut s'inverser d'ici à la fin de l'année".

 

  • "Tout doit être mis en oeuvre pour que les mesures qui ont déjà été engagées puissent être amplifiées pour faire reculer le chômage à la fin de l'année", a poursuivi le chef de l'État, qui a indiqué avoir demandé d'élargir les emplois d'avenir au secteur privé et le contrat de génération à la création d'entreprises. (2)

 

Sources:

 

(1) http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/05/16/hollande-se-veut-offensif-pour-la-deuxieme-annee-de-son-quinquennat_3268066_823448.html

(2) http://www.lepoint.fr/economie/chomage-hollande-se-tient-a-son-engagement-d-inverser-la-courbe-d-ici-fin-2013-16-05-2013-1667430_28.php


 

- Récession: «Le pire est passé» (François Hollande)

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 22:57

Et voilà. L’INSEE vient de reconnaître (hier, NdCR) que la France est en récession. Le temps n’est plus ou les mésanges du PS nous sifflotaient, avec toute l’assurance de ces polytechniciens qui ne connaissent rien à la réalité, que la croissance en 2013 serait de +0,8% (n’est-ce pas Madame Karine Berger….). C’était à l’automne dernier, mais qui s’en souvient ?

 

Cette nouvelle est en train de déclencher une polémique tout à fait inutile sur la « responsabilité » de la politique de François Hollande. Le graphique ci-dessous indique bien que le mouvement a commencé en 2011 (donc sous Sarkozy) mais qu’il s’est accentué avec François Hollande. À cela, pas de mystère. Ce dernier mène exactement la même politique que son prédécesseur. ...

 

[C]ompte tenue de la politique fiscale et budgétaire du gouvernement, il y a peu de chances que le mouvement s’inverse.

 

Source et suite : http://russeurope.hypotheses.org/1223

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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 22:52

Lors de sa visite à Bruxelles, alors que la France est officiellement entrée en récession, François Hollande s'est montré optimiste sur la conjoncture française :

 


«Nous avons passé le moment le plus difficile», a-t-il assuré à propos des mauvais chiffres du premier trimestre.

 

«La récession est confirmée mais tous les Etats membres sont touchés» s'est défendu l'oligarche, rappelant que l'Allemagne n'affichait qu'une croissance de 0,1% au premier trimestre, après une chute de PIB de 0,7% fin 2014.

 


Le bureaucrate néo-bolchévique qui fait office de président de la Commission européenne José Manuel Barroso a estimé qu'en matière de compétitivité, il y a avait «urgence», car la France devait «rattraper 20 ans de retard».

 

Source: http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/05/15/20002-20130515ARTFIG00513-recession-le-pire-est-passe-assure-hollande.php 

 

- François Hollande réaffirme son engagement d'inverser la courbe du chômage "d'ici la fin de l'année"

- Aujourd'hui la dette de la France est de 1.886.460.800.000 euros, elle augmente de 360.000.000 euros en 24 heures

 

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 23:59

http://idata.over-blog.com/3/97/91/08/Erasmus/francois-hollande-affiche-le-changement-c-est-maintenant.jpgLes medias alignés AFP reconnaissent enfin qu'à cause de la "hausse d'une ampleur inégalée" (sic) des impôts et des côtisations sociales sous le Régime de François Hollande, le pouvoir d'achat des Français a baissé en 2012, et ce disent-ils "pour la première fois depuis près de 30 ans" (1). Ce qui est bien évidemment un mensonge : ce pouvoir d'achat a déjà reculé en 1973, en 1983-84 avec le tournant de la rigueur sous le gouvernement socialiste Mauroy, en 1993 (année de récession) et n'a jamais autant baissé que depuis quatre ans, suite à la crise financière de 2008...

 

Parallèlement à cette chute historique du pouvoir d'achat, la France connaît une année de croissance zéro en 2012, avec trois trimestres négatifs sur quatre, le PIB s'étant légèrement amélioré (+0,2%) seulement à l'été, le dernier trimestre a montré une chute brutale de 0,3% du PIB.

 

La vérité est que depuis le vote de la loi Rothschild Giscard Pompidou de 1973, depuis quarante ans, la France n'est jamais sortie de la crise, de l'endettement et du chômage.

 

Source: AFP http://www.la-croix.com/Actualite/Economie/Economie/Baisse-historique-du-pouvoir-d-achat-en-2012-annee-sans-croissance-_NG_-2013-03-27-925841

 

. Pouvoir d'achat, baisse des prix et "capitalisme"

. 9 millions de personnes au chômage ou en sous-emploi

. "Ensemble tout est possible" (N. Sarkozy), même la baisse du pouvoir d'achat

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 15:30

Selon le gouvernement, avec 3 192 900 chômeurs comptabilisés, le mois de janvier 2013 aurait marqué une stagnation du chômage en France. Or ces résultats sont bidonnés. On peut considérer qu’il y a en réalité 9 millions de chômeurs et non pas 4 millions comme les média, à l’unisson du gouvernement, ont pris l’habitude de le dire.

 

Avec le bénéficiaires du RSA et les temps partiels subis, 9 millions de personnes sont aujourd’hui au chômage ou en sous-emploi. Selon les syndicats pôle-emploi n’a pas les capacités de gérer une telle population. (1)

 

 

 

La télévision publique ne cache même plus l’escroquerie des chiffres du chômage, qui, comme ceux de l’immigration, sont toujours manipulés à la baisse.
C’est le Parisien qui a tiré le premier en écrivant :

(…) les associations de chômeurs sont sceptiques. Elles pointent du doigt un phénomène qui monte : les décrocheurs de Pôle emploi, ces non-inscrits ou désinscrits qui viennent nourrir la masse des chômeurs dits « invisibles ». Si, toutes catégories con-fondues, on recense officiellement 5 millions de chômeurs, ils seraient en fait près de 9 millions en comptant les sans-emploi « fantômes » et les victimes de temps partiels subis qui souhaiteraient travailler plus sans pouvoir le faire.

Lire l’article du Parisien

Si ces chiffres sont exacts, cela veut dire qu’il y a plus de 20 % de la population au chômage en France…l’Espagne est à 26%… allez François encore un effort et tu vas arriver à battre un record. (2)

 

Hollande on veut du boulot, pas du mariage homo !

 

Les VRAIS Chiffres du chômage : 9 000 000 de demandeurs d'emplois

 

Sources:

 

(1) http://www.prechi-precha.fr/avec-les-decrocheurs-il-y-a-9-millions-de-chomeurs-en-france-video/

(2) http://www.prechi-precha.fr/les-vrais-chiffres-du-chomage-9-millions-de-demandeurs-demplois-en-france/

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 23:57
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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 12:54

Comme prévu sur Christroi, l'Islande réussit à sortir de la crise. Ce pays avait été très durement touché par la crise financière de 2008. Elle devrait atteindre 3% de croissance en 2013, après quasiment le même chiffre l'année dernière. Contrairement à la France en octobre 2008, l'Islande a laissé les banques faire faillite car les Islandais consulté par referendum ont refusé de payer la dette (cinq milliards d'euros) aux banques des Pays-Bas et d'Angleterre.

 

Pour l'économiste à Bfm TV François Lenglet, cela a été un des éléments qui a permis la reconstruction du pays.

 

L'Islande a également poursuivi les banquiers au pénal, c'est le seul pays à l'avoir fait. Et l'Islande a également poursuivi les policiens responsables de la dette.

 

Enfin l'Islande a dévalué sa monnaie de 50%, ce qui a rétabli sa compétitivité.

 

 

 

 

- Les Islandais se prononcent sur une nouvelle Constitution écrite par "des gens ordinaires"

- Islande: un non massif l'emporte au referendum sur le remboursement de la dette

- Islande: révolte démocratique islandaise anti-banksters

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 22:59

L'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) intitule sa dernière note de perspectives économiques «la débâcle de l'austérité». Ces experts, traditionnellement jugés keynésiens, se défendent de toute idéologie. «Notre analyse s'appuie sur les faits», insiste Xavier Timbeau, le directeur des prévisions, qui dresse un sombre panorama sur 2012 et 2013.

 

Selon l'OFCE, la zone euro va enchaîner deux années de récession, à 0,5% et 0,1% du PIB.

 

«Si nous plongeons dans la récession à nouveau, après le choc de 2008, c'est parce que tous les pays ont procédé à des restrictions budgétaires», critique Xavier Timbeau.

 

La seule solution, plaide l'OFCE, c'est d'assouplir la trajectoire d'assainissement. «Donnons-nous vingt ans pour rétablir la situation», plaide Xavier Timbeau, sans pour autant remettre en cause les règles européennes. Cela serait compatible avec le nouveau pacte budgétaire - le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG)- qui fixe un objectif de déficit structurel à 0,5%. Source: http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/10/19/20002-20121019ARTFIG00318-l-austerite-en-europe-contestee-par-des-economistes.php

 

Nous voyons mal comment arriver à un assainissement... avec l'Argent-dette constitutionnalisé dans les traités européens successifs.

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 10:14

http://static2.dmcdn.net/static/video/436/285/14582634:jpeg_preview_medium.jpg?20110829143624La transparence démocratique en Europe face aux bureaucrates non-élus de la Troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne et FMI) devient de plus en plus nécessaire.

 

Nous assistons actuellement à l'élaboration minutieuse d'un immense écran de fumée empêchant les citoyens de voir clairement qu'il n'y a en réalité aucune opposition de fond entre la politique budgétaire et financière de la droite et de la gauche. Cet écran de fumée se joue sur l'acceptation ou non de l'exigence de limitation du déficit public et permet de ne pas parler du vrai problème de l'inféodation de zone euro au marché privé.

 

Le nouveau traité budgétaire européen oblige les Etats de la zone euro d'avoir un déficit public inférieur à 0,5% du PIB (1ère obligation), mais refuse à ces mêmes Etats les moyens de réaliser cet objectif en leur interdisant de se financer auprès de leurs propres banques centrales (2e obligation), et en leur imposant de se financer sur le marché privé (3e obligation : article 123 du Traité de Lisbonne)*. Cette triple obligation enchaîne les Etats-nations au système néo-esclavagiste de l'Argent-dette, tout en leur interdisant d'avoir un déficit public supérieur à 0,5% du PIB... C'est se moquer du monde !

 

Dans cette affaire, les medias alignés ne parleront que des gauchistes manifestant contre l'austérité voulue par l'Union Européenne et la Banque centrale européenne, et de leur pseudo opposition à "l'instauration de la règle d'or" de limitation des déficits publics à moins de 0,5% du PIB, règle qui limiterait "les marges de manoeuvre des gouvernements démocratiquement élus". Mais à aucun moment ces gens ne remettront en cause le système ploutocrate et oligarchique de l'Argent-dette pratiqué à grande échelle par les banksters de l'Union européenne et imposé aux Etats de la zone euro.

 

En réalité, ce n'est pas l'exigence de limitation des déficits publics qui est anti-démocratique (en soi cette exigence est saine et bonne), c'est la mise sous silence de l'inféodation des Etats membres à un pouvoir invisible, non-élu, celui des banques privées. C'est cela qui est anti-démocratique. C'est cela qui manque de transparence... C'est cette manière de faire qui est critiquable.

 

Nous avons là un cas exemplaire d'opacité médiatique, de manipulation et de désinformation à grande échelle des citoyens. On ne laisse en fait pas d'autres choix aux citoyens que d'être de droite (pour le traité européen avec sa limitation du déficit public) ou de gauche (pour le traité européen mais sans la limitation du déficit public)... Dans les deux cas, vous êtes quand même inféodés aux mêmes instances non-élues... 

 

Dans le même temps, le gouverne-ment fait des déclarations mensongères, ne craigant pas de prétendre que la dette publique refluera après l'an prochain. (Source: http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/09/28/97002-20120928FILWWW00459-dette-seuil-critique-atteint-moscovici.php )

 

Rappelons que le système de l'Argent-dette, a commencé avec la loi de 1973. Ce système s'est poursuivi avec l'article 181 (ancien article 123 du Traité de Lisbonne) du nouveau traité constitutionnel européen, et nous empêche aujourd'hui toute sortie de la dette en constitutionnalisant le marché privé. Il s'agit de "courcircuiter les démocraties", et "donner tout le pouvoir" à la Commission européenne (Mario Draghi, ex Goldman-Sachs, président de la Banque Centrale Européenne).

 

  L'article 123 du Traité de Lisbonne stipule qu'"[i]l est interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées « banques centrales nationales », d’accorder des découverts ou tout autre type de crédits aux institutions, organes ou organismes de l’Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres. L’acquisition directe, auprès d’eux, par la Banque centrale européenne ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite. »

L'article 123 reprend l’article 104 du traité de Maastricht, également identique à l’article 181 du traité constitutionnel européen." (Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_de_Lisbonne#Principales_dispositions)

 

Autrement dit, les Etats-nations doivent se financer sur le marché privé à des taux d'usure cumulatifs (Argent-dette supprimant toute indépendance et souveraineté monétaire des Etats...) Dans ces conditions, la dette ne peut mécaniquement pas refluer. Même si dans le cadre du projet d'union européenne bancaire, la BCE octroie illégalement (article 123) des prêts aux Etats [dispositif d’Outright Monetary Transactions (OMT), ouvrant la possibilité pour la BCE de racheter une quantité qualifiée d’«illimitée» de titres de dettes]. Ce n'est pas en transférant le poids de la dette au niveau européen que l'on désendettera les Européens. En revanche, l'opacité sur la dette aura augmenté vertigineusement.

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. Un coup à gauche, un coup à droite...

. Nigel Farage sur l'euro, le nouveau traité européen et la nouvelle constitution européenne

. Francois Hollande et la dette publique ! Accablant

. La Banque Centrale Européenne (BCE) procède au rachat de titres de dette de l'Irlande et du Portugal

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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 14:04

http://sectioncantonaleavonfontainebleau.parti-socialiste.fr/files/2012/03/Affiche-Hollande-9-avril-2012.jpgAprès "le changement ... dans deux ans" (François Hollande, le 10 septembre au JT soir de TF1), voici la dette qui, selon le gouvernement, ne devrait refluer... qu'après l'an prochain.

 

L'Insee a annoncé hier que la dette publique a atteint fin juin 91% du produit intérieur brut (PIB).

 

De son côté, le gouvernement prévoit que la dette culminera l'an prochain au niveau record de 91,3% avant de commencer à refluer. Source: http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/09/28/97002-20120928FILWWW00459-dette-seuil-critique-atteint-moscovici.php

"Changement c'est maintenant": La dette atteint 91 % du Produit intérieur brut (PIB), le gouvernement prétend qu'elle refluera après l'an prochain

François Hollande fait le pari d'un retournement de la conjoncture internationale dès l'été 2013, qui permettrait une régression du chômage (et de la dette). Pari qui selon l'économiste Jacques Sapir ne pourra pas être tenu.

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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 14:02

 

Les paris de François Hollande

 

Ria Novosti 11:20 25/09/2012

 

On peut se demander pourquoi tant d’acharnement dans la rigueur et l’austérité, alors que la situation économique de la zone Euro est critique, et celle de la France se dégrade désormais rapidement.

 

En effet, les données statistiques et les prévisions qui sont faites depuis la rentrée indiquent toutes une entrée dans la récession, voire la dépression. Mettons de côté le cas de la Grèce, qui s’enfonce toujours plus dans une crise terrible, et du Portugal, qui l’imite avec un an de retard. Mettons aussi de côté le cas de l’Irlande, où l’économie se dégrade de nouveau après une embellie de courte durée en 2011. Ce sont des économies de petite taille, certes à l’évolution très symptomatique, mais dont le poids est insuffisant pour tirer vers le bas la conjoncture dans la zone Euro.

Le problème par contre est bien plus grave si l’on regarde l’Espagne et l’Italie. L’Espagne ne cesse de corriger ses données passées à la baisse. L’économie y est à l’arrêt, et 2012 devrait se clore sur une chute de la richesse nationale (le PIB) d’au moins 2%. En Italie, la récession est aussi évidente, et le PIB devrait reculer cette année d’environ 1%, et continuer son recul en 2013. La France, quant à elle, est actuellement en stagnation, avec une croissance de 0% comme l’indique la Banque de France. Elle devrait connaître une récession dès la fin de l’année 2012 et le début de 2013.

 

Le lien entre les mesures d’austérité ou de rigueur et le climat récessif a été établi depuis des mois. Pourtant, François Hollande persiste ; pourquoi? La réponse tient en deux paris qu’il fait.

 

Le premier porte justement sur le TSCG. Ce dernier est censé signifier un engagement de « sérieux » des pays signataires, en échange de quoi l’Allemagne pourrait assouplir son attitude sur la BCE et accepter de financer des pays comme la Grèce et le Portugal qui auront besoin d’une aide supplémentaire. François Hollande fait le pari que ce qui importe est le vote et non l’application du traité. Déjà, en retenant une hypothèse de croissance de 0,8% pour l’année 2013, le gouvernement français indique bien qu’il n’a nullement l’intention de réduire le déficit budgétaire, qui se situe autour de 5%. Cette hypothèse est parfaitement irréaliste. En admettant que la croissance ne recule que de -0,5% en 2013, l’écart entre les prévisions et la réalité serait de 1,3%, soit 26 milliards d’euros environs. Cela signifie qu’il manquera à peu près 12 milliards de recettes fiscales. Comme les dépenses continueront de monter, ne serait-ce qu’en raison de la récession, on devrait aboutir à un surcroît de déficit de 20 milliards d’euros, soit approximativement 1% du PIB. Une situation analogue se produira dans de nombreux pays de la zone Euro, et François Hollande fait donc le pari qu’aucun pays ne mettra en place les structures coercitives prévues dans le TSCG, et que la Commission de Bruxelles, devant une mauvaise volonté généralisée, n’appliquera pas les sanctions qui sont prévues dans ce traité. Là où le pari prend l’eau, c’est qu’une loi, ou un traité, est faite pour être appliquée. Si ce n’est pas le cas, c’est la crédibilité générale des gouvernements et des gouvernants qui est atteinte. Dès que l’on verra vers quoi nous nous acheminons, il est clair que la spéculation reprendra de plus belle, et cette fois-ci touchera de plein fouet la France. C’est donc un pari bien dangereux, et un pari que François Hollande va perdre.

 

Le second pari porte sur le chômage. François Hollande semble se résoudre à une forte montée de ce dernier en France. Mais, il espère que ceci ne sera que momentané. D’ailleurs, il a dit dans sa récente intervention sur la chaîne de télévision TF1 qu’il se donnait pour tâche d’inverser le mouvement du chômage à la rentrée de 2013. Le pari réside ici dans l’espoir que la conjoncture internationale s’éclaircira dès l’été 2013, et que la croissance hors de la Zone Euro tirera cette dernière de la trappe récessionniste dans laquelle elle s’est enfermée. D’ici là, François Hollande compte sur les emplois aidés pour apaiser une partie du malaise social qu’il sent monter.

 

Mais, si l’on regarde les autres régions économiques du monde, on voit que rien ne vient conforter ce second pari. La Chine se prépare à une longue période de récession, et probablement de troubles politiques. Il est exclu qu’elle puisse jouer le rôle de tracteur de l’économie mondiale. La même chose peut être dite de l’Inde, qui elle aussi semble bien engagée dans une période de récession. Quant aux États-Unis, l’assouplissement monétaire auquel se livre la Réserve Fédérale (le QE-3) devrait y stabiliser la situation, mais ne saurait permettre une relance que quelque importance. Les problèmes économiques des États-Unis sont structurels, et caractérisés par un investissement très faible et une désindustrialisation avancée.

 

Sur ce point également François Hollande a toutes les chances de perdre son pari. Non seulement nous n’assisterons pas à une stabilisation, voire une légère régression du chômage à partir de septembre ou d’octobre 2013, mais tout laisse penser qu’il continuera de monter. Nous devrions arriver, à la fin du mois de décembre 2013, au chiffre jamais vu de 3,7 à 4 millions de chômeurs. Et rappelons que ces chiffres n’incluent pas les personnes « parquées » dans les divers dispositifs mis sur pied depuis plus de vingt ans. Le nombre réel de personnes exclues du marché du travail sera en réalité plus proche des 6 millions que des chiffres officiels.

 

Qu’un homme politique fasse des paris sur l’avenir est une chose normale. Mais, quand il s’agit de la politique d’un pays, on est endroit de s’attendre à ce que la fourchette des probabilités soit nettement plus ouverte que ce que l’on a aujourd’hui. En fait, ces paris ne sont que la forme d’un renoncement. La vérité est que François Hollande se résout à faire des paris, dont il ne peut ignorer qu’il a toutes les chances de les perdre, uniquement pour éviter de prendre des décisions certes pénibles mais inévitables. On sait bien que la crise de la zone Euro est avant tout une crise de compétitivité. On sait bien aussi que la solution la plus efficace et la plus facile pour restaurer la compétitivité consiste à dévaluer. Mais, pour cela, il faudrait dissoudre la zone Euro.

 

Face à cette perspective, François Hollande se comporte comme un enfant qui a mal aux dents mais qui a encore plus peur du dentiste. Sur le fond, il n’est pas dupe. Ce serait un grand tort de mésestimer son intelligence. Il sait que cette solution s’imposera. Mais, pour l’instant, la peur du dentiste, et de la dissolution, l’emporte. Il cherche donc à gagner du temps, et il fait des paris, certes « rationnels », mais dont sait aujourd’hui qu’ils seront perdus.

 

Peut-être espère-t-il en un événement imprévu que lui sauverait la mise ? Mais ceci est un troisième pari, et celui-ci parfaitement irrationnel.

 

*Jacques Sapir est un économiste français, il enseigne à l'EHESS-Paris et au Collège d'économie de Moscou (MSE-MGU). Spécialiste des problèmes de la transition en Russie, il est aussi un expert reconnu des problèmes financiers et commerciaux internationaux.

 

Il est l'auteur de nombreux livres dont le plus récent est La Démondialisation (Paris, Le Seuil, 2011).

 

 

Source: http://fr.rian.ru/tribune/20120925/196137398.html

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 16:26

http://img2.maimage.com/Maimage____l_46235696040.png

Les propositions de DSK pour sauver l'euro : partager les points de dette

 

Pour combattre les dettes publiques, et sauver la zone euro, Dominique Strauss-Kahn a une nouvelle idée, il propose de partager de la dette. «Remettre au pot une partie de l'écart de taux d'intérêt».

 

En d'autres termes, une réunion bimensuelle des Etats de la zone euro qui décideraient de partager leurs points de dette. Les pays les mieux notés payant peu de taux d'intérêts pour emprunter de l'argent sur les marchés pourraient faire profiter de leur note aux pays les plus en difficulté.

«La dette des pays les plus solides comme l'Allemagne et la France est de plus en plus recherchée, les investisseurs réclamant les signatures de "qualité", tandis que l'écart se creuse avec les pays les plus fragiles qui s'endettent à des taux de plus en plus élevés. Si on continue comme cela, le système va exploser», a souligné l’ancien ministre.

 

Pour DSK, «il faut du temps aux Etats pour retrouver des finances publiques saines»...

 

Source: http://www.20minutes.fr/economie/1004827-propositions-dsk-sauver-euro

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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 17:00

La conférence de presse de M. Mario Draghi (ex Goldman Sachs, ndlr.) le président de la banque Centrale Européenne du jeudi 6 septembre était attendue avec beaucoup d’impatience. Les mesures annoncées ont favorablement influencé les marchés. Mais cet enthousiasme sera de courte durée. Car ces mesures ne peuvent en effet cacher la victoire des partisans des thèses les plus dures de la Bundesbank. Loin de mettre fin à la crise de l’euro ces mesures ne peuvent, au mieux, qu’apporter un répit très temporaire.

 

Mario Draghi, a donc annoncé la mise en place d’un dispositif d’intervention sur le marché secondaire des dettes souveraines, désigné sous le nom d’Outright Monetary Transactions (OMT). Ce dispositif prévoit la possibilité, pour la BCE, de racheter une quantité qualifiée d’«illimitée» de titres d’une maturité de 1 an à 3 ans. Il appelle cependant les remarques suivantes:

Le pays qui voudrait bénéficier de l’OMT devra en faire la demande et accepter les conditionnalités attachées Fonds européen de stabilité financière (FESF) et son successeur, le Mécanisme européen de stabilité (MES). En d’autres termes, le pays qui voudrait pouvoir bénéficier de l’OMT devra accepter les programmes d’ajustement fiscaux et budgétaires qui ont accompagné le FESF et le MES. Ou bien, il devra accepter un programme similaire, dit «de précaution», le Enhanced Conditions Credit Line, mais sous réserve que ce dernier inclue la possibilité d’intervention du FESF/MES mais aussi leur supervision. En d’autres termes, tout pays demandant à bénéficier de l’OMT doit s’attendre à perdre une part non négligeable de sa souveraineté budgétaire et fiscale, et se voir de ce fait dépouillé d’une partie de ses droits démocratiques…

Les opérations effectuées dans le cadre de l’OMT ne devront pas entraîner de hausse de la liquidité sur le marché. Elles seront accompagnées d’opérations de stérilisation de cette liquidité. Cela signifie que la BCE s’engage à vendre des obligations privées pour un montant égal aux achats d’obligations publiques auxquels elle se livrerait dans le cadre de l’OMT.

Enfin, il y a une évidente contradiction entre le fait de déclarer que ces opérations seront «illimitées», et le fait qu’elles doivent avoir lieu dans une logique de stérilisation de la liquidité. Chaque fois que la BCE achètera des titres, elle sera obligée d’en vendre pour le même montant si elle veut respecter la clause de stérilisation. Or, l’actif de la BCE ne contient pas un volume inépuisable de titres…

 

... En mettant l’accent sur la question de la liquidité, les mesures présentées par Mario Draghi perpétuent ainsi l’erreur fondamentale d’analyse de la crise de la zone euro, l’oubli de la crise de solvabilité. Cet oubli est révélateur d’une question de fond: l’aveuglement quant à la crise de compétitivité relative dans la zone euro. En ne s’attaquant qu’aux symptômes et non à la cause de cette crise, la BCE contribue à la renforcer. Elle nous prépare, pour les mois qui viennent, des effondrements économiques et sociaux qui mettront très vite à mal le dogme de «l’irréversibilité de l’euro».

 

Source: http://fr.rian.ru/tribune/20120910/196000242.html

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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 19:48

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/a5/Nouriel_Roubini_05.jpg/220px-Nouriel_Roubini_05.jpgPour l'économiste Nouriel Roubini, qui avait prédit la crise financière de 2008, retarder l'éclatement de la zone euro ne fait qu'aggraver la crise. Dans une tribune publiée par le site de Project Syndicate, il déclare que la stratégie choisie par l'Allemagne et la BCE qui consiste à financer très largement les États périphériques entraînera "une destruction des bilans des banques centrales. Pire encore, des pertes massives dues à la matérialisation d'un risque de crédits mettrait en danger la viabilité des dettes des économies des pays du noyau, ce qui pourrait remettre en question la survie même de l'Union européenne". Nouriel Roubini conclue qu'un "divorce forcée dès aujourd'hui est préférable à une rupture difficile de dernière minute". (1)

 

Le 22 janvier 2009, Elisa Parisi-Capone et Roubini ont publié une étude dans laquelle ils prédisent que la crise financière de 2008 pourrait coûter jusqu'à 3 600 milliards USD à l'ensemble des institutions financières et des maisons de courtages faisant affaire aux États-Unis (2). Selon Roubini, l'ensemble du système bancaire américain détient environ 1 400 milliards USD en capital. Puisque les pertes sont plus élevées, cet ensemble est donc en faillite technique. Le système bancaire européen est aussi dans un état similaire (3).

 

En 2011, il annonce que les investissements chinois créent des surcapacités qui mèneront l'économie chinoise à sa perte en 2013 (4).

 

En mai 2012, il soutient que la Grèce pour retrouver la croissance doit quitter la zone euro et adopter à nouveau la drachme. Inversement, le maintien de la Grèce dans la zone euro aurait pour conséquence au moins cinq années de récession supplémentaires (5).

 

En juillet 2012 il prédit la fin de la zone euro au plus tard à la fin de l'année 2013 (6).

 

 

Sources:

 

(1) http://www.project-syndicate.org/commentary/early-retirement-for-the-eurozone-by-nouriel-roubini via http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/08/20/97002-20120820FILWWW00421-roubini-met-encore-en-garde-la-zone-euro.php

(2) AFP, « La crise financière pourrait coûter 3600 milliards $US », dans Le Devoir, 23 janvier 2009 [texte intégral [archive]

(3) Henry Meyer et Ayesha Daya, « Roubini Predicts U.S. Losses May Reach $3.6 Trillion (Update1) », dans Bloomberg News, 20 janvier 2009

(4) Nouriel Roubini, « Le pari que la Chine va perdre » sur Café de la bourse

(5) Un économiste réputé défend la sortie de la Grèce de l'euro, Fabrice Nodé-Langlois, Le Figaro.fr, 22 mai 2012

(6) La zone euro chutera d’ici un an et demi, La voix de la Russie,31 juillet 2012

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 13:45

Selon un rapport de sénateurs présenté aujourd'hui, d'ici 2020, la facture moyenne d'électricité d'un ménage français va s'alourdir de 50% et atteindre 1.307 euros par an contre 874 euros en 2011, à cause des investissements élevés du renouvelable et ceux croissants du nucléaire.

 

La France s'est engagée à atteindre 27% d'électricité renouvelable en 2020 (contre 13% l'an passé).

 

Source: http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/07/18/97002-20120718FILWWW00379-electricitela-facture-va-double-d-ici-2020.php

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 12:29

Maastricht en 1992 devait nous apporter le plein emploi, nous disait-on. Résultat, vingt ans plus tard... Le taux de chômage dans la zone euro a atteint en mai un nouveau record, à 11,1% de la population active, contre 11,0% en avril, a indiqué lundi l'office européen de statistiques Eurostat.

Le taux de chômage en zone euro a atteint en mai un nouveau plus-haut historique, à 11,1% de la population active, contre 11,0% en avril, a indiqué lundi l'office européen des statistiques Eurostat. Au total, 7,561 millions de personnes étaient au chômage dans la zone euro en mai, soit 88.000 de plus que le mois précédent.

 

1,82 million de chômeurs supplémentaires en un an

 

Pour le treizième mois consécutif, le chômage en zone euro dépasse le seuil des 10%. Par rapport à mai 2011, le nombre de chômeurs s'est ainsi accru de 1,82 million de personnes dans l'Union monétaire. Dans l'ensemble de l'Union européenne, le taux de chômage a atteint 10,3% en mai, un niveau record là aussi, contre 10,2% en avril.

 

L'Espagne, plus mauvais élève des 27 en matière de taux de chômage, voit encore son niveau augmenter en mai, à 24,6%. Le chômage touche plus d'un jeune sur deux dans ce pays (52,1% des moins de 25 ans). La Grèce, dont les données disponibles datent de mars, arrive juste derrière avec un taux de chômage de 21,9% (contre 15,7% un an plus tôt). A l'inverse, les taux de chômage les plus bas ont été enregistrés en Autriche (4,1%), aux Pays-Bas (5,1%), au Luxembourg (5,4%) et en Allemagne (5,6%). (1)

 

Sources:

(1) http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20120702trib000706819/nouveau-record-de-chomage-en-zone-euro-111.html

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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 18:00

http://fr.rian.ru/images/19511/42/195114228.jpgL'euro pourrait cesser d'exister comme monnaie unique européenne suite à la crise de grande ampleur qui approche, estime l'ancien ministre russe des Finances Alexeï Koudrine (qui avait démissionné en 2011 suite à l'annonce du retour de Poutine, ndlr).

"L'euro fera face à de graves problèmes. En fait, c'est la préservation de la monnaie européenne qui sera mise en question. Pour moi, en tant qu'économiste, ce scénario est le plus plausible", a indiqué M. Koudrine dans une interview accordée à la chaîne de télévision russe Dojd.

D'après l'ex-ministre, le monde se trouve au seuil d'une très grave crise de pleine envergure. Ainsi, le problème de la dette grecque n'est pas résolu jusqu'à présent, et il est fort probable que cette question ne soit pas réglée dans le cadre de la participation de la Grèce à la zone euro, estime-t-il.

Dans le même temps, la sortie de la Grèce de la zone monétaire commune sera susceptible d'aggraver les problèmes de l'Espagne. "Suite à l'octroi de 100 milliards d'euros destinés à sauver les banques espagnoles, on peut dire que le pire scénario se confirme", a déclaré M. Koudrine.

Toujours selon lui, le plan de lutte anticrise que l'UE envisage de développer avant la fin de l'année en cours risque de ne pas apporter de solution universelle à l'ensemble des problèmes existants.

"Il est trop tard. Un tel programme aurait dû être mis au point il y a six mois (…). Il s'agit là d'une situation inacceptable, vu l'ampleur de la crise et les conséquences qu'elle peut entraîner pour les pays et leurs citoyens", a souligné l'ex-ministre russe. (1)

 

Sources:

 

(1) http://fr.rian.ru/world/20120623/195134885.html

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- Empire: La banque s'inquiète du retour de Poutine

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