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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 15:51

South-Stream.jpg

Malgré que la Russie offre aux européens un prix du gaz moins cher que le projet alternatif américain dévastateur pour l'écologie, le Parlement européen a adopté le 17 avril une résolution préconisant  l'arrêt de la construction du gazoduc South Stream. 

La crise en Ukraine masque mal une volonté américaine de détruire l'approvisionnement en gaz de l'Europe par la Russie (Northstream à travers la Baltique pour arriver directement en Allemagne, Southstream par la Mer Noire, la Bulgarie, la Serbie, la Grèce et la Hongrie pour déboucher soit en Italie soit en Autriche).

 

En 2012, un article d'Asia Times traduit par Pepe Escobar montrait que les élites anglo-étatsuniennes étaient encore toute saisies d’épouvante au souvenir du légendaire discours de de Vladimir Poutine en 2007, à Munich, dans lequel le président russe critiqua le gouvernement de George W. Bush pour son projet impérial, obsessionnellement unipolaire, « au moyen d’un système qui n’a rien de commun avec la démocratie » et pour son viol permanent des « frontières nationales presque partout dans le monde ».  Poutine avait rendu publique sa feuille de route. L’essentiel : non à la guerre en Syrie ; non à la guerre en Iran ; non aux « bombardements humanitaires » et aux « révolutions de couleur  », et tout cela intégré dans un nouveau concept : « Instruments illégaux du pouvoir soft ». Pour Poutine, le Nouvel Ordre Mondial conçu par Washington n’a pas d’avenir. Ce qui compte c’est « le principe consacré de la souveraineté des États ».

Mais le coeur de l’affaire c’était l’intégration de l’Eurasie. Les atlantistes en furent fous de rage lorsqu’il investit toutes ses forces dans la coordination d’une « puissante union supranationale » qui pourra «devenir un des pôles du monde actuel et un lien efficient entre l’Europe et la dynamique zone Asie-Pacifique ». La feuille de route opposée ce fut la doctrine « Cap vers le Pacifique  » d’Obama et d’Hillary. Poutine pariait sur le Gazoduquistan. Il a pris la tête, presque en solitaire, de la résurrection de la Russie en tant que mégagrande puissance énergétique (le pétrole et le gaz représentent les deux tiers des exportations de la Russie, la moitié du budget fédéral et 20 % de son PIB). Même si la Russie représente au moins 30 % des approvisionnements mondiaux de gaz, sa production de gaz naturel liquide (GNL) représente moins de 5 % du marché mondial. La Russie ne se situe même pas parmi les dix premiers producteurs mondiaux. Poutine fera aussi tout pour consolider le gazoduc South Stream qui peut finir par coûter 22 milliards de dollars (l’accord des actionnaires est déjà signé entre la Russie, l’Allemagne, la France et l’Italie. Si South Stream l’emportait, son concurrent, le gazoduc Nabucco, serait « mis échec et mat »; importante victoire russe contre la pression de Washington et contre les bureaucrates de Bruxelles.

En 2012, après l’interminable diabolisation de Poutine et la myriade de tentatives de délégitimiser les élections présidentielles en Russie, certains secteurs très puissants des élites washingtoniennes et angloétatsuniennes étaient fous de rage. Ils savaient que Poutine serait un négociateur extrêmement coriace sur tous les fronts. Ils savaient que Moscou appliquerait une coordination de plus en plus étroite avec la Chine : pour éliminer les bases militaires permanentes de l’OTAN en Afghanistan, pour soutenir l’autonomie stratégique du Pakistan, pour s’opposer au bouclier antimissiles, pour s’assurer qu’il n’y aurait pas d’agression contre l’Iran.

 

Dans le contexte actuel de la crise en Ukraine, le Parlement européen a adopté jeudi 17 avril une résolution préconisant l'arrêt de la construction du gazoduc South Stream. La Bulgarie, très dépendante du gaz russe a vivement protesté en indiquant qu'un projet «stratégique prioritaire» ne devait pas être «sacrifié pour des raisons politiques»... Vendredi 4 avril, le parlement bulgare a même dopté en première lecture un projet de loi permettant de soustraire partiellement le gazoduc South Stream à l'application des normes du Troisième paquet énergie de l'UE sur son territoire national. 

 


Une éventuelle suspension par l'Union européenne du projet de gazoduc South Stream, destiné à distribuer du gaz russe à l'Europe en contournant l'Ukraine, ne va pas affecter sa mise en oeuvre, a déclaré vendredi 18 avril le ministre russe de l'Energie Alexander Novak.


Ukraine: les eurodéputés proposent l'arrêt du projet South Stream

 

... South Stream. Ce gazoduc doit assurer à partir de 2015 l’approvisionnement des Européens en contournant l’Ukraine. La moitié des importations européennes en provenance de Russie passe par le territoire ukrainien. Mais les crises énergétiques de 2006 et 2009 entre Moscou et Kiev ont poussé l’Union a trouvé de nouvelles routes du gaz.

Le gazoduc South Stream est l’un des projets majeurs de l’Union européenne pour diversifier ses routes d’approvisionnement en hydrocarbure. L’Europe développe depuis plusieurs années différents plans pour éviter de se retrouver à nouveau dans le costume de la victime collatérale d’une crise énergétique.

Les chiffres résument à eux seuls l’ampleur du projet South Stream. Le gazoduc sera long de 2 400 km, il acheminera le gaz russe vers les pays membres via la mer Noire. Il traversera la Bulgarie, la Hongrie avant de rejoindre l’Autriche. Une fois a plein régime d’ici 2018, South Stream pourra transporter 63 milliards de mètres cube de gaz, soit 15% de la consommation européenne.

L’enjeu énergétique est donc majeur pour l’Union. Mais il est aussi très politique car ce gazoduc est bien souvent l’objet de tensions entre les Vingt-Huit et la Russie. Afin de ne pas dépendre uniquement de l’énergie russe, l’Union a ouvert son « corridor gazier sud-européen » a d’autres projets. Dans les prochaines années, le gazoduc transadriatique livrera ainsi aux Etats membres du gaz en provenance d’Azerbaïdjan.

Cette solution alternative déplaît à la Russie. Mais cette concurrence n’est pas encore effective. La première pierre de ce transadriatique n’est même pas encore posée. 

 

http://scd.rfi.fr/sites/images.rfi.fr/files/aef_image/344Projet_Pipeline_South_stream_et_Nabucco_0.png

 

Tracés des gazoducs via l'Europe du Sud : South Stream en bleu et Nabucco en rouge, ce dernier a été abandonné. Wikipédia

 

Le consortium South Stream regroupe, outre le géant gazier russe Gazprom, l'Allemand Wintershall, filiale de BASF, l'Italien ENI et le Français EDF.

 

Source: http://www.rfi.fr/europe/20140418-ukraine-eurodeputes-proposent-arret-projet-gazoduc-south-stream-russie-union-europeenne/

 

South Stream doit relier la Russie à la Bulgarie via la mer Noire en contournant l'Ukraine, principal pays de transit du gaz russe, avant de poursuivre vers la Grèce et l'Italie, la Serbie, la Hongrie, la Slovénie et l'Autriche.

 

Source: http://www.romandie.com/news/Une-suspension-par-lUE-du-projet-de-gazoduc-South-Stream-naffectera-pas-sa-mise-en-oeuvre_RP/469522.rom

 

La Russie assure un tiers de tous les hydrocarbures indispensables à l’UE, et Bruxelles ne va pas creuser sa propre tombe, sont persuadés les experts.

 

Source: http://french.ruvr.ru/2014_03_11/L-UE-cherche-de-nouvelles-sanctions-a-imposer-a-la-Russie-8459/

 

Sur fond d’échec du projet Nabucco et de l’accroissement des livraisons de gaz naturel russe les experts annoncent un affermissement des positions du consortium russe Gazprom sur le marché européen et de bonnes perspectives pour le géant gazier.


Source: http://french.ruvr.ru/news/2014_02_26/Le-projet-South-Stream-se-trouve-dans-sa-phase-active-2454/

 

Pendant que le Parlement européen adopte une résolution préconisant l'arrêt de la construction du gazoduc South Stream,  la Grande-Bretagne envisage les achats directs du gaz russe... (26 mars 2014)

 

Gaz-russe.jpg

Gazprom devait achever en 2013 les négociations sur la réduction des prix du gaz avec le groupe français GDF. Malheureusement pour les Français, ces baisses de prix du gaz ne semblent toujours pas à l'ordre du jour.

 

L’Hexagone tourne plutôt au gaz norvégien et algérien. Gaz algérien que la France paye d’ailleurs très cher en raison des contrats passés avec l'Algérie et entre l'Algérie et les Etats-Unis qui lui sont très peu favorables... Le groupe algérien Sonatrach, lié à Gaz de France par 4 contrats de vente/achat portant sur un volume global de 10,24 Gm3/an, est un fournisseur important pour Gaz de France, puisque le gaz algérien représente environ 25% de ses approvisionnements en gaz. Les exportations algériennes représentent 10% de la consommation en gaz de l'Europe. Le dernier contrat en date signé en 2013 entre l'Algérie et les Etats-Unis, entre la compagnie algérienne Sonelgaz et le groupe américain General Electric (GE), prévoit que les deux groupes réaliseront en partenariat un complexe industriel de fabrication de turbines à gaz en Algérie pour un investissement de 200 millions de dollars. Le gaz coûte aujourd’hui 2,5$/MBtu aux USA, et les Etats-Unis paye leur gaz six fois moins cher que la vieille Europe où le produit fossile est indexé majoritairement sur les cours du pétrole, cette indexation étant de plus en plus remise en cause. 


Ainsi, l’Italie et l’Espagne qui importent chacun un tiers de leur gaz depuis l’Algérie, cherchaient en 2013 à réorienter leur approvisionnement en gaz vers de nouvelles sources, dont le niveau des prix est plus approprié à leur économie en crise.


En 2009, les USA, qui étaient jusqu’ici grand importateur de gaz, ont devancé les plus grands producteurs de gaz, à l’instar de la Russie, grâce à la «révolution» que représente le gaz non conventionnel, un gaz emprisonné dans la roche qu’on appelle aussi le «gaz de schistes», dont l'exploitation développée aux Etats-Unis permet d’exploiter un nouveau genre de gaz qu’on trouve dans des couches rocheuses qu’on peut extraire moyennant une technologie se basant sur le fractionnement de la roche en utilisant beaucoup d’eau. Les USA, qui étaient un marché important pour les pays exportateurs de gaz, sont aujourd’hui un important pays exportateur de gaz qui a devancé en 2009 la Russie en termes de production, grâce à ce gaz non conventionnel.


http://cdn.ruvr.ru/2014/03/26/1502471247/9s_nadejdoi.jpgMercredi 26 mars, Obama a déclaré à l'issue du sommet USA-UE que les autorités américaines étaient disposées à autoriser les exportations du gaz naturel en quantités suffisant à satisfaire les besoins quotidiens de l'Europe.  Pour ce faire les Etats-Unis et l'Europe devraient dépenser des dizaines de milliards de dollars (contre 22 à 25 milliards de dollars pour South Stream). Pour les Etats-Unis il faudrait construire une infrastructure et une flotte pour acheminer le gaz liquéfié en Europe, tandis que cette dernière devrait créer une infrastructure pour acceuiller les navires et le gaz liquéfié. Si les Etats-Unis et l'Europe acceptent ces dépenses, le prix du gaz américain sera au moins comparable, voire supérieur, à celui du gaz russe.


Energie bon marché contre pollution prolongée : aux Etats-Unis, le dilemme relatif à l’exploitation des gaz et pétrole de schiste n’a tourmenté ni les industriels ni les pouvoirs publics. Extraites par fracturation hydraulique (injection sous pression d’un mélange d’eau, de sable et de détergents destinés à fissurer la roche pour en chasser le gaz), grâce à la technique du forage horizontal (qui permet de fouailler plus longuement la couche géologique voulue), ces ressources ne s’obtiennent qu’au prix d’une pollution massive de l’environnement. Mais leur exploitation aux Etats-Unis a entraîné la création de plusieurs centaines de milliers d’emplois et offre l’avantage d’une énergie abondante et bon marché. 

 

 Vladimir Poutine se rendra en mai à Pékin, avec les représentants de grands conglomérats industriels, tel que Gazprom, Rosneft, Novatek et Rusal, pour la signature de contrats énergétiques portant non seulement sur la fourniture de gaz, par oléoducs terrestres, de pétrole par mer, mais également sur l’exploitations de gisements à Sakhaline et en Sibérie orientale. Conjointement à ces contrats, sera étudiée, la coopération russo-chinoise dans l'industrie houillère, en particulier sur l'exploitation conjointe de gisements de houille, sur les travaux de sous-traitance, les livraisons d'équipements, la construction de centrales électriques à proximité des mines de charbon et la possibilité de fournitures supplémentaires d'électricité à la Chine, via des lignes à haute tension. La Russie et la Chine ont également convenu d'accélérer la construction d'une raffinerie et d'une usine pétrochimique à Tianjin. Le message est clair : la Chine a les moyens et les besoins de s’offrir la quasi-totalité de la production énergétique russe actuelle… Pourquoi la Russie continuerait-elle à fournir en gaz, des pays qui lui crachent systématiquement dans la main qu’elle leur tend ?


Mardi 22 avril, se posant en fournisseur incontournable de l'UE, Gazprom a déclaré envisager d'étendre à l'Autriche son gazoduc South Stream. "Nous avons accepté la proposition du côté autrichien d'explorer les possibilités de construire un gazoduc en Autriche", a indiqué Gazprom dans un communiqué. "Gazprom augmentera ses exportations de gaz vers l'Europe, y compris grâce aux projets Nord Stream et South Stream, ainsi qu'à la réalisation des projets de gaz naturel liquéfié en mer Baltique et dans l'Extrême-Orient. Cela permettra de satisfaire la demande accrue de gaz en Europe et de livrer des volumes de gaz supplémentaires au marché de la région Asie-Pacifique", a indiqué le groupe dans ce communiqué.

 

 

 

 

. Gaz russe: des prix bientôt réduits pour Gaz de France (3 septembre 2013)

. Pour comprendre la problématique ukrainienne, suivez le gazoduc

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 22:48

 

 

Nouvelle hausse du chômage en mars

 

Le Figaro Publié le 25/04/2014 à 18:01

 

En mars, le nombre de chômeurs inscrits en catégorie A à Pôle emploi a augmenté de 1600 personnes. Au total à fin mars, le nombre d'inscrits s'est accru en moyenne de 14.000 personnes par mois, soit un rythme supérieur à celui du quatrième trimestre (+5000) et du troisième trimestre (+7900).

 

En mars, le nombre de chômeurs inscrits en catégorie A à Pôle emploi (ceux qui n'ont exercé aucune activité) a augmenté de 1600 personnes, d'après les données publiées ce vendredi par le ministère du Travail. Soit une quasi-stabilisation. Mais cette dernière intervient après un mois de février désastreux (+31.500 inscrits en A) et un mois de janvier médiocre (+8900). Au total donc, le nombre d'inscrits en A s'est accru en moyenne de 14.000 personnes par mois au premier trimestre 2014. Soit un rythme supérieur à celui du quatrième (+5000) et du troisième trimestre 2013 (+7900).

 

En prenant en compte les chômeurs ayant exercé des petits boulots, inscrits en B et C, le constat est identique. Au premier trimestre, le nombre total de chômeurs en A, B, C a augmenté de 14.400 personnes en moyenne par mois. En mars, la hausse a d'ailleurs été marquée, atteignant 11.700.

 

Le gouvernement n'a donc pas réussi son pari de réduire le chômage. Ni même de ralentir sa hausse. Pourtant, François Rebsamen, le nouveau ministre du Travail, avait affiché son optimisme jeudi, à la veille de la publication des chiffres de mars. «Je suis sûr que cette année, nous aurons des baisses qui se produiront certains mois. On est sur une tendance baissière», avait affirmé le ministre sur LCI. Et d'assurer que la politique mise en place par Manuel Valls - et notamment le pacte de responsabilité - allait «payer». Dans son communiqué de ce vendredi, le ministre se contente de déclarer que «la mobilisation doit se poursuivre». L'exécutif compte pour cela envoyer un geste fort. Lundi, François Hollande et Manuel Valls, en présence de François Rebsamen, Michel Sapin (Finances) et Arnaud Montebourg (Economie), réuniront les préfets, les sous-préfets e les services de l'emploi. Pas sûr toutefois que cette manifestation ait beaucoup d'effet.

 

En attendant, si le nombre de chômeurs de moins de 25 ans a reculé en mars, celui des plus demandeurs d'emploi de plus de 50 ans a encore progressé. Sur un an, la hausse du chômage des seniors atteint 11,2%. Et celle du chômage de longue durée, 10,6%.

 

Source : http://www.lefigaro.fr/emploi/2014/04/25/09005-20140425ARTFIG00271-nouvelle-hausse-du-chomage-en-mars.php

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 12:37

Bombe.jpgCa y est, ils ont trouvé la "pierre philosophale"..., la solution pour calmer la grondre fiscale et désamorcer la colère des Français.

 

Au lendemain de la déroute électorale de la gauche aux municipales, François Hollande avait déclaré : "au pacte de responsabilité doit correspondre un pacte de solidarité." Des mots, des mots, toujours des mots...

 

Hier, Manuel Valls el blanco, a promis un allègement des charges patronales, "un pacte de responsabilité et de solidarité", d'ici 2017 voire 2020..., sans vraiment dire comment il serait financé... "Nous porterons les allégements du coût du travail à 30 milliards d'ici à 2016", a-t-il déclaré. Environ 500 euros par an, 41 euros par mois pour un Smic, dégressif jusqu'à 1,3 smic.


L' impôt sur les sociétés à 33,33 % depuis 1993, un des plus élevés d'Europe, verrait son taux abaissé à 28 % d'ici 2020 avec une première étape en 2017. Dans la Russie de Poutine il n'est que de 20%...

 

Sans compter qu'en 2017, la "majorité" socialiste aura été éjectée (peut-être bien avant...), cette baisse annoncée des charges patronales concerne des sommes si ridicules comparées aux millions d'euros que se versent régulièrement les oligarques et leurs collabos qu'on se demande si le gouverne-ment a bien entendu les Français aux municipales...

 

Pour les commerçants, les entrepreneurs, les artisans, au bord de l'asphyxie, attendre 2020, c'est juste pas possible.

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 20:41

En dépit d'une "explosion des radiations" (Le Figaro), la France atteint 5 millions de chômeurs inscrits. Sur un an, les hausses atteignent + 5% dans toutes les catégories.

+ 420.000 chômeurs supplémentaires depuis mai 2012.

 

 

Au total, depuis l'élection de François Hollande en mai 2012, plus de 420 000 chômeurs supplémentaires  sans activité ont poussé la porte de Pôle emploi !

 

La hausse moyenne de janvier et février atteint 20 200 chômeurs supplémentaires par mois.

 

Sur un an, la hausse atteint 4,7 %.

 

Les chiffres sont d'autant plus inquiétants que les radiations administratives ont été en très forte hausse (+ 28,2 %) en février, comme les "cessations d'inscription pour défaut d'actualisation" (+ 11,2 %).


 Source: http://www.lepoint.fr/economie/chomage-forte-hausse-en-fevrier-26-03-2014-1805972_28.php


 

Le chômage a explosé en février et bat un nouveau record

 

Le Figaro Mis à jour le 26/03/2014 à 19:43 Publié le 26/03/2014 à 18:00

 

 

Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits en catégorie A à Pôle emploi il y a un mois a bondi de 31.500, soit un niveau 3,5 fois plus important qu'à la fin janvier. C'est même le deuxième plus mauvais résultat enregistré depuis un an. Au total, le nombre de chômeurs recensés dans la catégorie phare frôle les 3,35 millions.

 

Hollande, le spoliateur pour tous : il y a une « évidente décélération » du chômage

... Selon les données communiquées par le ministère du Travail, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits en catégorie A à Pôle emploi a bondi de 31.500 à la fin du mois de février, pour atteindre 3,35 millions. Un nouveau record! Cette hausse, la quatrième d'affilée, est même la deuxième plus importante (hors contrecoup du bug SFR fin septembre) enregistrée depuis un an, renvoyant un peu plus aux calendes grecques la promesse de François Hollande d'inversion de la courbe, attendue pour la fin de l'année dernière. Si on inclut les demandeurs d'emploi ayant exercé une activité réduite (catégories B et C), la progression est légèrement moindre, avec 7900 chômeurs inscrits de plus fin février, pour désormais frôler les 5 millions de personnes inscrites. Sur un an, les hausses enregistrées avoisinent dans toutes les catégories les + 5 %.

 

... le ministre du Travail de se justifier dans la foulée et de tenter de minimiser l'ampleur de l'onde de choc: «Fin 2013, l'économie a recommencé à créer des emplois dans le secteur marchand, pour la première fois depuis un an et demi. L'activité économique présente des signes de reprise de plus en plus tangibles, avec, entre autres, un indicateur de climat des affaires et des perspectives de production qui se redressent», a-t-il ainsi rappelé. En vain face à la déflagration des données de fin février…

 

Explosion aussi des radiations

 

Quoi qu'il en soit, tous les indicateurs ont définitivement basculé dans le rouge le mois dernier. Le chômage des jeunes? En hausse de 0,3 % sur un mois (mais en baisse de 1,5 % sur un an, seule donnée positive du cru de fin février). Celui des 25-49 ans, qui jusqu'alors était relativement contenu? En progression de 1 % en février. Les seniors? Leur nombre d'inscrits a explosé de 1,3 % par rapport à fin janvier. Les chômeurs de longue durée, inscrits depuis plus d'un an? Là encore en hausse de 0,6 % sur un mois, avec une prime spéciale pour les «très longue durée» (sans emploi depuis plus de trois ans), qui voient leur nombre enfler une nouvelle fois de 1,4 % en un mois (et même de 17,9 % sur un an) et dépasser les 610.000 personnes. L'ancienneté moyenne au chômage? Augmentée de deux jours, à 517 jours, un nouveau record. Ces résultats sombres auraient en outre pu être bien pires sans l'explosion de 28,2 % des radi

ations administratives sur un mois ou la progression de 11,2 % des cessations d'inscription pour défaut d'actualisation. Deux données qui ont donc minimisé l'ampleur de la progression…

 

La situation est tellement mauvaise que Michel Sapin, dans son communiqué, ne parle même plus de tendance -le ministre avait pris l'habitude ces derniers mois de présenter les données mensuelles en tendance sur plusieurs mois pour tenter de cacher les hausses successives. Et pour cause: en moyenne, sur les deux premiers mois de 2014, la hausse atteint les 20.200 chômeurs par mois, soit un niveau très supérieur aux + 5.000 du quatrième trimestre 2013, aux + 7.900 du troisième et même aux + 17.200 du deuxième. Au final et en tendance, tout juste la France fait-elle en ce début d'année 2014 moins qu'au premier trimestre 2013. Bref, un retour un an en arrière qui met l'Hexagone totalement en dehors de la trajectoire d'inversion de la courbe.

 

 

Source: http://www.lefigaro.fr/emploi/2014/03/26/09005-20140326ARTFIG00283-le-chomage-a-explose-en-fevrier-et-bat-un-nouveau-record.php

 

 

Chiffres du chômage: en février, le nombre de demandeurs d'emploi augmente de 31.500

 

Selon les données publiées ce mercredi par le ministère du Travail, la hausse est de 0,9% pour les personnes n'ayant aucune activité. Cela signifie que 31.500 chômeurs de plus sont venus grossir le rangs de Pole Emploi le mois dernier, en France métropolitaine. Michel Sapin reconnaît

lui-même "une progression marquée" qui se confirme aussi en englobant les personnes ayant connu une faible activité (+7900 soit +0,2%). Le chiffre est encore moins bon qu'en janvier quand le nombre de demandeurs d'emploi avait augmenté de 8900 (+0,3%).

 

Hormis les mois d'aout 2013 -bug SFR- et octobre dernier, le chômage a toujours progressé depuis l'élection de François Hollande, très loin de son objectif d'inverser la courbe. C'est une fois encore un record historique à 3 347 700 demandeurs d'emploi inscrits à Pole Emploi en France métropolitaine.

 

Source : http://www.huffingtonpost.fr/2014/03/26/chiffres-chomage-fevrier-nouvelle-tres-forte-hausse_n_5035972.html

 

 

Le taux de chômage en France



Les chiffres du quatrième trimestre 2013, montrent une baisse du taux de chômage de 0,1 point en France métropolitaine, à 9,8%, selon l'Insee. 

Un taux qui passe sous la barre des 10% grâce à une révision méthodologique de l'Institut de la statistique, qui a miraculeusement fait perdre 0,5 point à tous les taux

Si l'on inclut les Dom, le taux de chômage s'établit à 10,2%.

 

Source: http://www.journaldunet.com/economie/magazine/en-chiffres/chomeurs-en-france.shtml

 

 

. Zone euro: Jacques Sapir sur la dissimulation des chiffres réels du chômage (22 février 2014)

. Le chômage devrait encore augmenter en 2014 (Unedic, 23 mai 2013)

. François Hollande réaffirme son engagement d'inverser la courbe du chômage "d'ici la fin de l'année" (F. Hollande, le 16 mai 2013)

. Record de faillites d'entreprises en France en 2013

. Le chômage augmente, F. Hollande nie : l'inversion de la courbe du chômage «est bien amorcée» (26 décembre 2013)

. "Tout est fait pour l'inversion de la courbe du chômage" : François Hollande détaille sa "boîte à outils" (20 décembre 2013)

. Hollande, le spoliateur pour tous : il y a une « évidente décélération » du chômage (F. Hollande le 25 octobre 2013)

. La manipulation des chiffres du chômage c'est maintenant ! Record de radiations en août... (25 septembre 2013)

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 21:08

 

Olivier delamarche :

 

Argent dette : la Banque d’Angleterre vend la mèche

 

Dans les années trente, Henry Ford est censé avoir dit, à propos des États-Unis : « Il est appréciable que le peuple de cette nation ne comprenne rien au système bancaire et monétaire, car si tel était le cas, je pense que nous serions confrontés à une révolution avant demain matin. » La semaine dernière, il s’est passé une chose remarquable : la Banque d’Angleterre a vendu la mèche.

Dans un article intitulé « La création monétaire dans l’économie moderne [1] », trois économistes du directoire d’analyse monétaire de la Banque d’Angleterre déclarent de manière catégorique que la plupart des hypothèses faites sur le monde bancaire et son fonctionnement sont fausses, et que les positions généralement taxées d’hétérodoxes et de « populistes » associées à des mouvements tel que Occupy Wall Street sont correctes. En faisant cela, ils mettent à terre toutes les justifications théoriques qui sont à la base des politiques d’austérité.

Pour percevoir à quel point cette nouvelle position de la Banque d’Angleterre est radicale, considérons la compréhension conventionnelle que nous avons des mécanismes bancaires, qui sont aujourd’hui la base de nos débats sur les politiques publiques. Les gens mettent leur argent dans des banques. Ensuite, les banques prêtent cet argent avec intérêt aux consommateurs ou entrepreneurs désireux d’investir dans des initiatives profitables. Le système des réserves fractionnaires permet aux banques de prêter considérablement plus que ce qu’elles ont en réserve, et si les dépôts ne suffisent pas, les banques privées peuvent chercher à emprunter auprès de la banque centrale. La banque centrale peut imprimer autant de monnaie qu’elle le désire en faisant toutefois attention de ne pas trop en abuser. On nous dit souvent que c’est d’ailleurs la raison première de l’existence de banques centrales indépendantes. Si les gouvernements pouvaient imprimer eux-mêmes la monnaie, ils en abuseraient sûrement, et cela aurait pour conséquence une inflation qui jetterait l’économie dans le chaos. Des institutions comme la Banque d’Angleterre ou la Réserve fédérale des États-Unis ont été créées pour réguler de manière prudente la création monétaire afin de prévenir l’inflation. Voilà pourquoi elles ont l’interdiction de financer directement les gouvernements, par exemple par l’achat de bons du trésor, et doivent plutôt financer l’activité du secteur privé sur lequel le gouvernement impose simplement des impôts.

C’est cette théorie conventionnelle qui nous permet de continuer à parler de la monnaie comme si c’était une ressource limitée comme la bauxite ou le pétrole, de dire « il n’y a simplement pas assez d’argent » pour financer les programmes sociaux, de parler de l’immoralité du déficit budgétaire ou de la dépense publique qui évince le secteur privé.

Ce que la Banque d’Angleterre a admis cette semaine, c’est que rien de tout cela n’est vrai.

Pour citer sa propre synthèse introductive :

« Plutôt que les banques reçoivent des dépôts quand les ménages épargnent pour ensuite prêter ces montants, ce sont en fait les prêts des banques qui créent les dépôts [...]. En temps normal, la banque centrale ne fixe pas le montant de la monnaie en circulation, pas plus que la monnaie centrale ne se “multiplie” en prêts et dépôts. »

En d’autres termes, tout ce que nous pensons savoir n’est pas seulement erroné : c’est l’inverse de la réalité. Quand les banques font des prêts, elles créent de la monnaie. Cela parce que la monnaie n’est en fait qu’une reconnaissance de dette. Le rôle de la banque centrale est de présider un ordre légal qui accorde en réalité le droit exclusif de créer des reconnaissances de dettes d’un certain genre, garantie qui permettra aux gouvernements de les reconnaître comme monnaie légale en récoltant l’impôt par leur intermédiaire. Il n’y a en réalité aucune limite sur le montant que les banques peuvent créer , tant qu’elles peuvent trouver quelqu’un pour le leur emprunter. Elles ne seront jamais à court de fonds, pour la simple raison que les emprunteurs, en règle générale, ne mettent jamais l’argent emprunté sous leur matelas. En fin de compte, l’argent que la banque prête finira dans une autre banque. Donc pour le système bancaire dans sa globalité, chaque prêt devient un nouveau dépôt. De plus, dans la mesure où les banques ont besoin d’acquérir des fonds de la banque centrale, elles peuvent emprunter autant qu’elles veulent ; tout ce que fait la banque centrale est de fixer le taux d’intérêt, le coût de la monnaie, pas sa quantité. Depuis le début de la récession, les banques centrales américaines et britanniques ont réduit ce coût à presque zéro. En fait, avec les assouplissements quantitatifs (nouveau nom de la planche à billet, NdCR.), elles ont injecté autant de monnaie que possible dans le système sans produire aucune inflation.

Cela veut dire que la vraie limite du montant de monnaie en circulation ne dépend pas du montant que la banque centrale veut prêter, mais du montant que les gouvernements, les firmes et les citoyens ordinaires sont prêts à emprunter. Les dépenses publiques sont le principal moteur de tout ceci (et l’article de la Banque d’Angleterre admet, si vous le lisez attentivement, que la banque centrale finance le gouvernement, en fin de compte). Il n’est donc pas question de dépense publique qui évincerait l’investissement privé. C’est exactement l’inverse.

Pourquoi la Banque d’Angleterre admet-elle subitement cela ? L’une des raisons est que c’est objectivement vrai. Le rôle de la Banque est de faire tourner le système, et dernièrement, le système ne tourne pas particulièrement bien. Elle peut avoir décidé que maintenir cette version fantaisiste de l’économie, qui s’est avérée si commode pour les plus riches, constitue simplement un luxe qu’elle ne peut plus se permettre.

Politiquement, cela comporte cependant des risques énormes. Considérez juste ce qui pourrait se passer si des détenteurs de prêts immobiliers réalisaient que l’argent prêté par la banque n’est pas le produit des économies de quelque retraité prudent, mais plutôt quelque chose que la banque a fait sortir de son chapeau d’un coup de baguette magique, baguette que nous lui avons nous-mêmes offerte sur un plateau ?

Historiquement, la Banque d’Angleterre a eu tendance à constituer un baromètre (bellwether), délivrant des positions qui paraissaient radicales avant de devenir au final la nouvelle orthodoxie. Si c’est de cela qu’il s’agit ici, nous saurons peut-être bientôt si Henry Ford disait vrai.

David Graeber

 

 

Notes

 

[1] http://www.bankofengland.co.uk/publications/Documents/quarterlybulletin/2014/qb14q102.pdf

 

Source: http://www.theguardian.com/commentisfree/2014/mar/18/truth-money-iou-bank-of-england-austerity

via http://www.egaliteetreconciliation.fr/La-monnaie-n-est-qu-une-reconnaissance-de-dette-et-les-banques-s-en-mettent-plein-les-poches-24219.html

 

 

 

. La dette française va exploser tous les records en 2014

. Historique des banques centrales : De Gettysburg à Goldman Sachs - D'un monde libre à un monde communiste

. Economie - Gauche et droite : une opposition factice pour des résultats identiques

. Money as debt - L'argent dette

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 19:56

Arianespace, Société générale, BNP Paribas, Tarkett, Renault, les chantiers navals de Saint-Nazaire, qui risquent de perdre 1.000 emplois, Total qui a des projets "astronomiques" en Russie, GDF Suez, la France a beaucoup à perdre avec les sanctions contre la Russie.

 

Sanctions contre la Russie: la France a beaucoup à perdre (expert français)

 

Sanctions contre la Russie: la France a beaucoup à perdre (expert français)

 

20:56 19/03/2014

PARIS, 19 mars - RIA Novosti

 

Les pays européens dont la France ont beaucoup à perdre en cas d'adoption de sanctions économiques contre la Russie et pourraient accepter la séparation de la Crimée de l'Ukraine, a déclaré l'expert économique français Nicolas Doze à la chaîne de télévision BFM TV.


"Le commerce avec la Russie représente 18 milliards d'euros d'échanges tous les ans et puis on a énormément de business avec la Russie (...) Le coût économique peut éventuellement être important", a indiqué M. Doze.

 

L'expert français a rappelé que de nombreuses sociétés françaises coopéraient étroitement avec la Russie dont Arianespace, qui a des accords avec l'Agence fédérale spatiale russe (Roskosmos); la Société générale, qui possède une très grande banque russe Rosbank; BNP Paribas, qui a également une activité dans le crédit à la consommation; la société française Tarkett (revêtement de sol) pour laquelle la Russie est son premier débouché; et Renault, qui collabore avec le constructeur automobile russe AvtoVAZ et pour laquelle la Russie représente le troisième débouché.

M. Doze a en outre noté que l'éventuelle suspension du contrat de 1,2 milliard d'euros prévoyant la livraison de deux bâtiments de projection et de commandement Mistral à la Russie avait suscité une vive émotion aux chantiers navals de Saint-Nazaire, qui risquent de perdre 1.000 emplois.
Il y a également le groupe Total qui a des projets "astronomiques" en Russie et le groupe GDF Suez pour lequel la Russie est le deuxième fournisseur de gaz derrière la Norvège.

L'expert a aussi rappelé que les Russes représentaient la deuxième clientèle touristique mondiale.


"Ce qui doit nous rassurer pour l'instant sur le terrain économique c'est que l'économie ne fait pas de la politique. On n'a aucun risque systémique vis-à-vis de ce qui se passe en Russie. Il n'y a pas eu de panique et de mouvements de capitaux absolument astronomiques et il n'y a pas eu non plus de boom sur le prix du pétrole, qui seraient les deux éléments qui pourraient évidemment créer un risque systémique. Mais la question est-ce que le politique va l'emporter sur l'économique", a ajouté M. Doze.

"Après, j'ai une espèce d'impression que l'ensemble des dirigeants occidentaux se disent: +bon, Poutine il voulait cette Crimée, probablement il n'ira pas plus loin, alors laissons-le faire et puis passons à autre chose+", a conclu l'expert.

 

Les Etats-Unis et l'UE ont annoncé lundi avoir imposé des sanctions contre des dirigeants politiques russes en raison de la situation autour de la Crimée. Le président russe Vladimir Poutine avait antérieurement fait remarquer que les dommages infligés par des sanctions seraient réciproques, tous les pays étant interdépendants dans le monde contemporain.

 

Source: http://fr.ria.ru/world/20140319/200764654.html

 

 

 

Le 19 mars, Nicolas Doze s'est intéressé aux conséquences des sanctions de l'Ouest contre la Russie pour les entreprises françaises, sur BFM Business.


 

. Les sanctions contre la Russie pourraient aboutir à une catastrophe économique pour l'union européenne

. La Russie prête pour la guerre économique (Xavier Moreau)

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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 10:41

Quid de "cet espace de plein emploi, de paix, de prospérité et d'abondance" que les oligarques ont vendu aux peuples européens depuis 40 ans ?


 

Le 14 février, dans l'émission "Les Experts" animée par Nicolas Doze sur BFM, l'économiste Jacques Sapir, directeur d'Etudes à l'EHESS, a abordé la question de la dissimulation des chiffres réels du chômage en France :

 

"Qu'est-ce que cela veut dire que cette politique qui consiste à mettre sous le tapis des choses qui sont excessivement importantes. Car nous ne sommes pas à 11,5% de taux de chômage (en France). Quand on regarde les statistiques des demandeurs d'emploi, on voit que le chômage réel est autour de 14,5%. Et quand on voit ce qui se passe aussi dans les autres pays d'Europe, 27% de chômage en Espagne, 28% en Grèce. En Italie, les experts estiment que le taux de chômage réel est compris entre 18 et 22%. On n'est pas simplement sur un plateau ondulant de la crise, on est dans une crise extrêmement grave."

 

Le 30 novembre 2013, Jacques Sapir expliquait :

 

"Seule, une rupture radicale et décisive avec la politique suivie depuis ces dernières années est susceptible d’inverser durablement et en profondeur cette tendance. Mais, ceci implique que l’on dissolve l’Euro. Tout le reste n’est que littérature."

 

 

Et le 21 janvier 2014:

 

 

"Ils veulent que l’Euro survive quelles qu’en soient les conséquences, parce qu’ils y trouvent leur intérêt, et pour cela ils sont prêts à mettre l’Europe à feu et à sang. Ils portent donc une responsabilité historique. ...On voit, en particulier en France et en Italie, la constitution d’un bloc politique autour de l’oligarchie dominante qui défend coûte que coûte l’Euro et les aspects les plus réactionnaires de l’Union Européenne".


 

. Record de faillites d'entreprises en France en 2013

. Le taux de chômage atteint un niveau record, l'immigration aussi ! (5 décembre 2013)

. Le chômage a continué d'augmenter à la fin de l'année 2013

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 12:11

En 2013, la France a battu le record de faillites de 2009:

 

 

Chomage pour tous

Record de faillites d'entreprises en France en 2013

 

Le Figaro Mis à jour le 12/02/2014 à 11:05 Publié le 12/02/2014 à 10:10

 

La France n'a jamais détruit autant d'entreprises, avec un total de 63.452 défaillances, pour un coût financier de plus de 4,8 milliards d'euros.

 

La France a battu en 2013 son record de faillites d'entreprises, avec un total de 63.452 défaillances, en hausse de 5,3% par rapport à 2012, selon le baromètre publié ce mercredi de l'assureur-crédit Coface. Il faut remonter à 2009 pour trouver un aussi mauvais résultat (63.204 défaillances).

 

... le coût financier des défaillances d'entreprises ne cese de progresser. Il est supérieur à celui de 2009, au plus fort de la crise, avec une hausse de 10,4% par rapport à 2012, pour un total de 4,82 milliards d'euros. Il s'agit de l'ensemble des dettes fournisseurs des entreprises défaillantes. Quant au coût social, il est aussi en progression de 6,3% sur un an, avec 211.716 emplois menacés soit, là encore, un niveau très proche de celui de 2009 (213.665 emplois).


Distribution, électronique et informatique-télécoms les plus touchés

 

Comme le souligne Coface, deux dossiers emblématiques -le spécialiste de l'électroménager FagorBrandt et le transporteur de messagerie Mory Ducros- expliquent l'envolée du coût financier des défaillances. A elles seules, ces deux entreprises représentent 6% du coût total. Le coût financier «a aussi bondi sous le poids des défaillances de sociétés commerciales (120.000 euros en moyenne) plus coûteuses que celles d'entrepreneurs individuels (2500 euros)», précise Coface.

 

Les secteurs qui ont le plus souffert sont ceux de la distribution (+9,7%) -en particulier les librairies-, les services aux particuliers (+6,1%), l'électronique et l'informatique-télécoms (+9,2%). A l'inverse, le secteur de la chimie a poursuivi son rétablissement (-3,3%).

 

Pour 2014, Coface anticipe une stabilisation des défaillances en France, «mais à un niveau élevé». Les premières semaines de 2014 traduisent quelques signes de «timide optimisme», avec un repli de 7,7% du nombre des défaillances et de leur coût (-6%) par rapport à janvier 2013. Comme le rappelle Coface, il faudrait une croissance de 1,6% pour inverser clairement la tendance. Or, sur le premier trimestre 2014, les prévisions de croissance ne sont que de 0,2%, et de 0,6% (selon les prévisions de Coface) sur l'année. Loin du compte donc.

 

 

Source: http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2014/02/12/20002-20140212ARTFIG00086-record-de-faillites-d-entreprises-en-france-en-2013.php

 

 

. Le taux de chômage atteint un niveau record, l'immigration aussi ! (5 décembre 2013)

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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 19:14

 

Le chômage a continué d'augmenter à la fin de l'année 2013

 

 

Par Lefigaro.fr Mis à jour le 27/01/2014 à 18:08 Publié le 27/01/2014 à 17:57

 

10.200 demandeurs d'emploi sans activité supplémentaires (+0,3%) se sont inscrits à Pôle emploi au mois de décembre, en dépit de la promesse du chef de l'Etat d'inverser la courbe du chômage avant la fin de l'année 2013. La France comptait en décembre 2013 3,3 millions de chômeurs et même près de 5 millions (4,98 millions) si l'on comptabilise ceux qui exercent une activité réduite.

Sur un an, le nombre de demandeurs d'emploi qui ne travaillent pas du tout aura progressé de 177.800 (+5,7%). La hausse du chômage a cependant ralenti au cours de l'année, sous l'effet des contrats aidés. 154.000 se sont en effet inscrits de janvier à juin contre 23.800 de juillet à décembre. Le chômage des jeunes a par ailleurs reculé, grâce aux 100.000 emplois d'avenir budgétés en 2013 : les moins de 25 ans inscrits à Pôle emploi sont en effet légèrement moins nombreux (1500 de moins) en décembre 2013 qu'un an auparavant.

 

Source: http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2014/01/27/97002-20140127FILWWW00533-le-chomage-a-continue-d-augmenter-a-la-fin-de-l-annee-2013.php

 

. Le chômage continue d'augmenter (Jacques Sapir) (23 janvier 2014)

. Inversion de la courbe du chômage ? « C'est à une véritable "marée noire" du chômage et du quasi-chômage que l’on est confronté » (Jacques Sapir, le 30/11/2013)

. La manipulation des chiffres du chômage c'est maintenant ! Record de radiations en août... (25 septembre 2013)

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 11:49

"Ils veulent que l’Euro survive quelles qu’en soient les conséquences, parce qu’ils y trouvent leur intérêt, et pour cela ils sont prêts à mettre l’Europe à feu et à sang. Ils portent donc une responsabilité historique." 

(Jacques Sapir)

 

Quelques questions importantes

21 janvier 2014

Par Jacques Sapir

 

La présente note constitue la version “longue” d’un interview donné au journal argentin PAGINA-12 et qui sera publiée le dimanche 26 janvier. En raison de l’importance des thèmes abordés, j’ai décidé de la publier.


1- Quel est le contexte expliquant les dernières déclarations réalisées par le président François Hollande le 14 janvier dernier?

 

Le Président François Hollande se trouve aujourd’hui dans une situation très délicate. Son autorité a été érodée par l’inefficacité de la politique économique qui est menée depuis juin 2012. Il avait promis d’inverser la « courbe du chômage » d’ici à noël 2013. Dans les faits, le chômage continue d’augmenter. Selon la manière dont on le calcule, car il faut savoir que la DARES et Pôle Emploi utilisent divers critères, on arrive aujourd’hui à 3,2 millions ou 5,5 millions de chômeurs.

 

Graphique 1

G3-ChomCVS - copie

Source : DARES et Pôle-Emploi.

 

Le mouvement de désindustrialisation que connaît l’économie française devient désormais très inquiétant. La croissance, qui avait été annoncée, n’a pas été au rendez-vous. En fait, de nombreux économistes avaient critiqué la politique économique du gouvernement et les prévisions extrêmement optimistes qui étaient celles du Ministère de l’Économie et des finances à l’automne 2012. Et, malheureusement ce sont eux, et non le Ministère, qui ont eu raison. Mais, à cet échec économique, sont venus s’ajouter d’autres facteurs qui pèsent  sur l’autorité, et même la légitimité, du gouvernement et du Président. On a d’abord le sentiment d’un grand amateurisme sur un grand nombre de dossier. On a vu le gouvernement reculer sur de nombreux dossiers. Les réformes de société qui ont été votées au printemps 2013 divisent profondément la société. Enfin, la vie privée du Président n’est pas au-dessus de tout reproche. Cela explique l’effondrement de la popularité du Président, mais aussi du Premier Ministre, et a créer un contexte extrêmement défavorable à la veille de la conférence de presse du 14 janvier.

 

 

2- Quelles conséquences pourraient avoir “le pacte de responsabilité” présenté sur l’économie française?

 

Tel qu’il est présenté, le « pacte de responsabilité » repose sur un échange d’une diminution de charges des entreprises (30 milliards d’euros à raison de 10 milliards par an de 2014 à 2017) contre la création d’environ 200 000 emplois. Mais, ce « pacte » soulève de nombreuses questions. La première renvoie à l’analyse de la situation des entreprises françaises. Les études faites par l’INSEE montrent en effet que les marges des entreprises n’ont pas baissé. Les problèmes auxquels les entreprises sont confrontées viennent plus de la concurrence étrangère. Dans une note réalisée pour la banque NATIXIS[1] on peut lire que la baisse des charges sociales des entreprises n’est pas une politique adaptée. Ce qu’il faut aux entreprises c’est en réalité une dévaluation. La deuxième question c’est la réalité de l’engagement des entreprises d’embaucher 200 000 personnes en échange de cet allègement de charges. Outre le fait que 200 000 emplois est un nombre largement insuffisant, le Ministre du Redressement Productif, M. Montebourg, parle quant à lui de deux millions d’emplois sur lesquels les entreprises devraient s’engager, rien n’indique que les entreprises sont prêtes à jouer le jeu. Une troisième question qu’il faut alors poser est de savoir comment sera financé cet allègement des charges. Le Président a parlé d’économies à réaliser sur les dépenses publiques, mais on voit bien que sauf à couper soit dans les investissements soit dans prestations sociales, les possibilités d’économie sont faibles et hasardeuses. La piste avancée lors de cette conférence de presse, une réforme de l’organisation territoriale, semble aujourd’hui – après les déclarations du Président Hollande à Tulle – si ce n’est abandonnée du moins très largement compromise. Survient alors une quatrième question : cet allégement des charges ne risque-t-il pas d’engager un processus où les entreprises vont en profiter pour exercer des pressions supplémentaires sur les salaires et engager ainsi un processus de déflation ?

 

Ces questions montrent que ce « pacte » sera au mieux sans effet sur la situation réelle ; au pire il pourrait s’avérer non seulement un marché de dupes pour les travailleurs et l’amorce d’un processus déflationniste extrêmement dangereux.

 

 

3- Quelles sont les alternatives de politique économique pour que la France sorte de la crise économique?

 

En fait, et cela de nombreux économistes en sont conscients, le problème essentiel des pays du sud de l’Europe, et de la France en particulier, réside dans l’existence même de l’Euro, la monnaie unique. Ce problème est évident dans les échanges avec les pays extérieurs à la zone. Depuis sa création, l’Euro s’est fortement apprécié face au Dollar américain, mais aussi au Yen japonais et à la Livre Sterling avec des effets dévastateurs sur l’économie des pays du sud de l’Europe. Ceci est aujourd’hui compris par un nombre croissant d’acteurs ; on pense ainsi aux dirigeants des PME mais aussi à des responsables d’Airbus Industrie, et y compris au sein du gouvernement français où Arnaud Montebourg a exprimé ses réserves quant au taux de change actuel de l’Euro.

 

Mais, le rôle néfaste de l’Euro se fait aussi sentir dans le commerce à l’intérieur de la zone. De ce point de vue une dépréciation de l’Euro ne pourrait représenter au mieux qu’une solution partielle aux problèmes de la France et des pays de l’Europe du Sud. Depuis la création de l’Euro en 1999, on a constaté que les taux d’inflations des différents pays restaient différents, quoique désormais on ait une politique monétaire unique. Ceci révèle l’existence d’une inflation structurelle, dépendant des structures économiques de chaque pays.

 

 

La différence du taux d’inflation, qui pouvait atteindre 2% par an, entre l’Allemagne et les pays de l’Europe du Sud a abouti à un écart de compétitivité cumulé de 20% à 40% suivant les pays. Il en résulte que les produits allemands sont devenus de plus en plus compétitifs sur les marchés français, mais aussi italiens, espagnols ou grecs et portugais. Normalement, cette question de la différence des taux d’inflation structurels se traite par des dévaluations régulières (ou des réévaluations du pays dont l’inflation structurelle est la plus faible). Mais, ce mécanisme ne peut plus fonctionner du moment que l’on a une monnaie unique. Il en résulte que les pays du Sud de la zone Euro sont aujourd’hui engagés dans des politiques de dévaluation interne, politiques qui sont très coûteuses en matière de chômage mais aussi en ce qui concerne le niveau de production. Il y a aujourd’hui de plus en plus d’économistes qui considèrent qu’il faudrait que les pays de la zone Euro puissent retrouver cette souplesse de dévaluation.

 

...

 

4- Une sortie de la France de l’Euro signifierait-elle la fin de l’Union Européenne?

 

C’est l’un des arguments que l’on entend le plus chez les partisans de l’Euro. Mais, en réalité, il y a des pays, et non des moindres comme la Grande-Bretagne et la Suède, qui sont membre de l’Union Européenne mais pas de la zone Euro. En fait, l’Union Européenne a existé avant la mise en place de l’Euro et si l’Euro disparaît, l’Union Européenne existera toujours. Si l’on compte depuis l’entrée en vigueur du Traité de Rome et de la Communauté Économique Européenne, nous avons vécu de 1958 à 1999, soit 41 ans, avec nos propres monnaies et nous avons construit l’Europe pendant ce temps. Rien ne justifie donc cette affirmation selon laquelle la fin de l’Euro serait la fin de l’UE. On voit que c’est un argument utilisé à dessin par des gens qui sont décidés à défendre l’Euro et qui, pour cela, sont prêt à jouer sur les peurs, voire même à les susciter. Dire que la fin de l’Euro provoquerait un éclatement de l’UE, et nous conduirait à la guerre en Europe n’a tout simplement pas de sens. C’est une injure à l’intelligence et à ce que l’on connaît de l’histoire, qu’il s’agisse de celle de la première guerre mondiale[4] ou la seconde[5].

 

Maintenant, il est aussi clair que l’UE n’est aujourd’hui pas satisfaisante, et qu’il faudra que cette dernière change de manière considérable ou qu’elle disparaisse. Tel est l’enjeu de ces prochaines années.

...
C’est la présence de la monnaie unique, et la crise qui en découle, qui constitue aujourd’hui en réalité la principale menace pour la stabilité européenne. Si les politiciens qui s’en vont par les chemins en criant que la mort de l’Euro impliquerait celle de l’UE étaient réellement préoccupés par la situation de l’Europe, ils s’entendraient rapidement pour dissoudre l’Euro dans le calme. Mais, en réalité, on voit que leurs préoccupations réelles sont tout autres. Ils veulent que l’Euro survive quelles qu’en soient les conséquences, parce qu’ils y trouvent leur intérêt, et pour cela ils sont prêts à mettre l’Europe à feu et à sang. Ils portent donc une responsabilité historique.

 

...

En fait, ce qui provoque la crise économique, et conduit au démantèlement progressif des conquêtes sociales acquises depuis 1945, c’est bien une partie de la réglementation européenne et surtout l’existence de l’Euro. On voit, en particulier en France et en Italie, la constitution d’un bloc politique autour de l’oligarchie dominante qui défend coûte que coûte l’Euro et les aspects les plus réactionnaires de l’Union Européenne tandis que se constitue progressivement, mais dans des conditions politiques particulières dans chaque pays, un autre bloc représentant les travailleurs et les couches populaires de la population qui est fortement opposé à l’Euro. On a vu circuler un sondage indiquant que désormais 49% des Italiens sont opposés à l’Euro[6]. En France aussi, en dépit du fait qu’il n’y a pas de sondage précis, on peut penser que plus de 40% de la population est désormais opposé à l’Euro.

 

Le principal problème, en tous les cas de mon point de vue qui est celui d’un homme se situant à gauche sur l’échiquier politique, aujourd’hui est que ce bloc populaire qui est opposé à l’Euro risque d’être hégémonisé par des forces de droite. Mais, désormais, ce risque me semble mineur par rapport à celui, bien plus grave, que fait peser le maintien de la zone Euro.

 

 

6- Pratiquement tous les pays européens sont touchés par la crise. Y a-t-il des différences entre les pays? Comment expliquer les mauvaises performances de l’ensemble de l’Union Européenne depuis 2008?

 

En fait, les performances économiques des pays de l’UE sont très divergentes. Certains pays ont de bonnes performances, comme la Grande-Bretagne et la Suède. Surprise, surprise, ces pays ne font pas partie de la zone Euro.

 

 

 Tableau 2

Taux de croissance du PIB à prix constants. Moyenne par période

 

Moyenne 2001-2011

Moyenne 2001-2007

Moyenne 2007-2011

Australie

3,1%

3,4%

3,1%

Canada

2,1%

2,6%

1,4%

Norvège

1,8%

2,3%

1,2%

Suède

1,8%

3,0%

0,5%

Suisse

1,7%

2,0%

1,6%

Royaume-Uni

1,6%

2,6%

0,4%

États-Unis

1,9%

2,4%

1,3%

Zone euro

1,1%

1,9%

0,4%

Total OCDE

1,8%

2,4%

1,1%

SOURCES : Base de données de l’OCDE. Pour 2011, estimations. Pour 2010, chiffres provisoires.

 

Par contre, au sein de la zone Euro, on constate que la croissance est faible, et même que certains pays, comme l’Espagne, la Grèce, le Portugal et même l’Italie, sont en récession. La divergence des résultats est impressionnante. 


Source et suite : http://russeurope.hypotheses.org/1930

 

Le 25 septembre 2012, Jacques Sapir avait expliqué sur Ria Novosti que François Hollande avait "toutes les chances de perdre son pari" d'inverser la courbe du chômage à la rentrée 2013 :

 

"Le second pari porte sur le chômage. François Hollande semble se résoudre à une forte montée de ce dernier en France. Mais, il espère que ceci ne sera que momentané. D’ailleurs, il a dit dans sa récente intervention sur la chaîne de télévision TF1 qu’il se donnait pour tâche d’inverser le mouvement du chômage à la rentrée de 2013. Le pari réside ici dans l’espoir que la conjoncture internationale s’éclaircira dès l’été 2013, et que la croissance hors de la Zone Euro tirera cette dernière de la trappe récessionniste dans laquelle elle s’est enfermée. D’ici là, François Hollande compte sur les emplois aidés pour apaiser une partie du malaise social qu’il sent monter.

 

Mais, si l’on regarde les autres régions économiques du monde, on voit que rien ne vient conforter ce second pari. La Chine se prépare à une longue période de récession, et probablement de troubles politiques. Il est exclu qu’elle puisse jouer le rôle de tracteur de l’économie mondiale. La même chose peut être dite de l’Inde, qui elle aussi semble bien engagée dans une période de récession. Quant aux États-Unis, l’assouplissement monétaire auquel se livre la Réserve Fédérale (le QE-3) devrait y stabiliser la situation, mais ne saurait permettre une relance que quelque importance. Les problèmes économiques des États-Unis sont structurels, et caractérisés par un investissement très faible et une désindustrialisation avancée.

 

Sur ce point également François Hollande a toutes les chances de perdre son pari. Non seulement nous n’assisterons pas à une stabilisation, voire une légère régression du chômage à partir de septembre ou d’octobre 2013, mais tout laisse penser qu’il continuera de monter."

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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 23:39

DrapeauDans un entretien exclusif accordé à La Voix de la Russie, l’ex-président de la République tchèque Václav Klaus,  économiste à la renommée internationale, a montré le chemin aux pays membres de l’UE pour protéger leur souveraineté nationale déjà en commençant par ne pas participer à "un organe aussi absurde que le Parlement européen" .


Václav Klaus : « L’Euro a été une tragique erreur »

 

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/a7/Vaclav_Klaus_headshot.jpg/220px-Vaclav_Klaus_headshot.jpgVáclav Klaus : « Il n’est absolument pas impossible de défendre ce que je considère comme le bien le plus important d’un État. Je suis un fervent opposant à la fédéralisation de l’UE, et je ne souhaite pas voir mes petits-fils se battre pour une quelconque armée européenne. Je ne veux pas voir le drapeau européen en haut du château de Prague. Lorsque j’étais président, jamais il n’y a été hissé. Je pense que la création d’une Europe unie est contre nature, artificielle. Je reste sur cette position et j‘y resterai jusqu’à la fin. J’explique pourquoi. La République tchèque est un petit pays. Nous avons vécu pratiquement 400 ans sous la domination des Habsbourg et avons mis toutes nos forces pour nous en libérer. C’est devenu l’idée nationale. Dans la seconde moitié du XXe siècle, nous avons vécu sous l’autorité de Moscou. Et nous avons été heureux de retrouver notre indépendance après la chute du régime communiste. Et voilà que l’on pourrait de nouveau (pour la troisième fois) perdre notre souveraineté, se retrouvant sous le diktat de Bruxelles ? D’un point de vue historique, cette perspective est sans issue. Je rêve de pouvoir l’éviter. »

 

La Voix de la Russie : Mais, de toute évidence, la République tchèque souhaite une plus grande intégration dans le cadre de l’UE, et entrer dans la zone euro justement. C’est ce qu’a déclaré Jiří Rusnok en quittant son poste de Premier ministre.

 

V. K. : « Il m’a beaucoup surpris. C’est que, selon les derniers sondages, seuls 6 % des Tchèques souhaiteraient faire partie de la zone euro. 16 % parlent d’un avenir lointain. Cela veut dire que 78 % sont contre l’abandon de la couronne. Mais, bien sûr, l’opinion des citoyens ne garantit pas contre des erreurs du gouvernement. »

 

LVdlR : Quelle est, selon vous, l’avenir de la monnaie européenne ?

 

V. K. : « L’Euro a été une tragique erreur, une décision volontariste de la classe politique européenne. Rien n’a changé dans ma critique de l’euro depuis son introduction. »

 

LVdlR : La République tchèque, comme de nombreux pays de l’UE, s’efforce d’être plus indépendante par rapport aux ressources énergétiques russes. Comment vont évoluer les relations sur le marché énergétique européen ? La Russie maintiendra-t-elle sa position de leadership ?

 

V. K. : « En tant qu’économiste, je considère que le jeu politique lié à la crainte d’une dépendance aux fournitures de pétrole et de gaz russes est absurde. Il faut prendre des décisions économiques rationnelles. Il faut acheter les hydrocarbures où cela est plus intéressant au niveau du prix et où le transport est le plus fiable, que ce soit la Russie, ou bien l’Azerbaïdjan. Mais lorsque je vois que la classe politique à Bruxelles est soudainement devenue experte en énergie et dicte quel gazoduc, quelle route est préférable, je n’en reviens pas. Ce n’est pas leur domaine. Le plus important ici est l’avis des spécialistes. »

 

LVdlR : Il y a toujours dans les relations entre la Russie et l’UE des sujets sensibles, comme celui de la défense antimissile, et beaucoup d’autres. Comment s’en sortir parmi toutes ces prétentions et ces incompréhensions mutuelles ?

 

V. K. : « Il faut reléguer ces faux problèmes au second plan. Par exemple, je ne pense pas que, en 2014, le sujet de la défense antimissile puisse compliquer de quelque sorte que ce soit les relations russo-européennes. »

 

LVdlR : Monsieur le Président, pensez-vous revenir sur la scène politique ?

 

V. K. : « Je peux seulement dire que, pour l’instant, je n’ai aucune ambition politique, bien qu’il y ait de nombreuses spéculations concernant mon éventuelle participation aux élections européennes de mai prochain. Je n’ai pas l’intention de passer du “bon temps”, pourrais-je dire, dans un organe aussi absurde que le Parlement européen. »

 

Source: http://french.ruvr.ru/news/2014_01_20/V-clav-Klaus-L-Euro-a-ete-une-tragique-erreur-3143/

 

S'agissant de la crise de la zone euro et de l'argument faisant reposer la faute sur "un cataclysme mondial", Václav Klaus explique qu'"il n'en est rien" :

 

« Je ne peux pas détourner mon attention de la situation financière en Europe, que j’estime extrêmement mauvaise, pour ne pas dire catastrophique. J’ai dû polémiquer avec ceux qui affirment que la crise de la zone euro est le résultat d’un cataclysme mondial. Il n’en est rien ! Ce qui se passe et qui s’est passé concernant l’euro en 2011, 2012 et 2013 est purement européen. Nous n’observons rien de tel en Asie, en Afrique ou en Amérique du Sud. J’ai défendu ce point de vue lors du forum. » 


Lire la suite: http://french.ruvr.ru/2014_01_17/V-clav-Klaus-Je-respecte-la-Russie-pour-sa-stabilite-1497/

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 22:25

Et voilà... la réalité rattrape nos bonimenteurs oligarques !

 

Photo : #Hollande reste optimiste sur la croissance françaiseFrançois Hollande s'est de nouveau montré optimiste mardi 6 août sur une reprise de la croissance lors d'un déplacement en Vendée sur le thème de l'emploi, jugeant que

 

En dépit de toutes les déclarations de François Hollande et de son sinistre de l'Economie en 2013 sur le soit-disant "retour de la croissance" ou la "sortie de la crise" (voir les liens en bas de page!), les rentrées fiscales 2013 sont moins bonnes que prévu ! Le sinistre de l'Economie Pierre Moscovici admet un "recul de la croissance" !

 

Les rentrées fiscales moins bonnes que prévu en 2013

 

Par Lefigaro.fr avec AFP Mis à jour le 16/01/2014 à 22:15 Publié le 16/01/2014 à 21:51

 

Selon des informations du Monde, les recettes fiscales ont été moins bonnes que prévu fin novembre 2013: 3,7 milliards d'euros de rentrées de moins qu'attendu. La dégradation porte pour 1,8 milliard sur l'impôt sur le revenu et 2,5 milliards sur l'impôt sur les sociétés. Seules les recettes de la TVA s'améliorent de 0,6 milliard.

 

En raison de moins-values fiscales, le déficit de l'Etat pour 2013 devrait atteindre au final 74,9

milliards d'euros, soit 2,7 milliards de plus que prévu lors du dernier collectif budgétaire, révèle le journal Les Echos à paraître vendredi.

 

Source: http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2014/01/16/97002-20140116FILWWW00728-recettes-fiscales-moins-bonnes-que-prevu.php

 

 

Les mauvaises rentrées fiscales font déraper le budget de l'Etat

 

 

Le Monde.fr | 16.01.2014 à 21h48 • Mis à jour le 16.01.2014 à 21h57 |

 

A la fin de novembre 2013, le ministère de l'économie a enregistré des recettes fiscales moins bonnes que prévu, avec 3,7 milliards d'euros de moindres rentrées par rapport aux prévisions, selon les informations du Monde. Cette dégradation porte pour 1,8 milliard sur l'impôt sur le revenu et 2,5 milliards d'euros sur l'impôt sur les sociétés, tandis que les recettes de la TVA enregistrent, elles, un timide rebond de 0,6 milliard.

 

Le phénomène aurait normalement dû être anticipé en loi de finances rectificative, mais il a été sous-estimé par le gouvernement.

 

Dans un entretien au Monde à paraître vendredi, Pierre Moscovici, le ministre de l'économie et des finances, admet que « le déficit budgétaire de l'Etat en 2013 sera un peu plus élevé que prévu » et que « les rentrées fiscales sont inférieures aux prévisions ». Pour le ministre, cela « est lié pour l'essentiel au recul de la croissance ». « Pour pouvoir tenir nos engagements, il est décisif que la croissance reprenne. C'est la genèse du pacte de responsabilité », conclut M. Moscovici.

 

Source: http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/01/16/les-mauvaises-rentrees-fiscales-font-deraper-le-budget-de-l-etat_4349634_3244.html

 

 

. Ces professions qui travaillent moins pour payer moins d'impôts (15 novembre 2013)

. Moscovici: la France est "en train de sortir de la récession" (16 juillet 2013)

. "La reprise est là" (François Hollande le 14 juillet)

. Pierre Moscovici annonce un début de reprise de l'économie (10 juillet 2013)

. François Hollande sur la croissance : «il y a quelque chose qui se passe» (F. Hollande en Vendée, 6 août 2013)

. "La reprise est proche", disait Ben Bernanke en août 2009...

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 13:43

Selon l'INSEE, au 18 octobre 2013, le nombre de défaillances d'entreprises au troisième trimestre 2013 (c'est-à-dire à l'été 2013) avait « battu tous les records depuis 20 ans ».   

Selon un article du Figaro publié aujourd'hui, "la France n'a jamais autant fermé de commerces qu'en 2013".  

L'année 2013 totalise 63.101 défaillances d'entreprise, une hausse de 3% par rapport à 2012.  

L'année 2013 frise avec le niveau record de faillites en 2009 où 63.700 entreprises avaient mis la clé sous la porte.

Le nombre d'emplois détruits par ces faillites d'entreprises devrait dépasser le niveau de 2009 avec plus de 269.000 emplois directement menacés.

 


La France n'a jamais autant fermé de commerces qu'en 2013

 

Publié le 16/01/2014 à 12:58

 

 

8500 commerçants ont déposé le bilan l'an passé, un chiffre supérieur à 2009. Globalement, le nombre de faillites d'entreprise a augmenté l'an passé pour friser le niveau record de 2009.

 

Les faillites de FagorBrandt, Fralib, Mory Ducros ou encore Gad, mobilisent l'attention des médias et des pouvoirs publics. Mais les déboires de ces entreprises emblématiques sont loin d'être une exception. Avec 16.000 dépôts de bilan en plus au quatrième trimestre, l'année 2013 totalise 63.101 défaillances d'entreprise, une hausse de 3% par rapport à 2012, selon le baromètre publié ce jeudi matin par la société Altares. L'année 2013 frise ainsi avec le niveau record de 2009, au plus fort de la crise, où 63.700 entreprises avaient mis la clé sous la porte.

 

Plus inquiétant encore, le nombre d'emplois détruits par ces faillites d'entreprises devrait dépasser le niveau de 2009 avec plus de 269.000 emplois directement menacés, souligne encore la société Altares.

 

Les très petites entreprises (TPE) sont les plus touchées par ce fléau puisque davantage de petites sociétés employant un ou deux salariés ont fait faillite en 2013 par rapport à 2009. Les sociétés affichant plus de 15 millions d'euros de chiffre d'affaires sont également directement concernées, avec, là encore, un niveau historique de dépôts de bilan.


Les épiceries dans l'œil du cyclone

 

http://idata.over-blog.com/3/97/91/08/Erasmus/francois-hollande-affiche-le-changement-c-est-maintenant.jpgParmi les petites structures, les commerces de détails ont été terrassés avec plus de 8500 fermetures de magasins, un niveau jamais enregistré. Les commerces d'alimentation générale ont été touchés de plein fouet. Les activités de bricolage et équipements du foyer ainsi que celui de l'habillement comptent eux aussi des chiffres records de dépôts de bilan. «Nous sommes en 2013 sur des niveaux historiques», affirme Thierry Millon, responsable des études Altares. «Les commerces de proximité subissent de plein fouet la panne de la consommation des ménages. Elle est le moteur traditionnel de la croissance en France, contribuant pour environ 55% au PIB, or, les ménages doivent composer avec une baisse du pouvoir d'achat (baisse historique du pouvoir d'achat, NdCR.) et un niveau de chômage élevé [en réalité : une "véritable marée noire du chômage" (Jacques Sapir), un taux de chômage record de 10,5%, niveau record depuis 1997 avec  3,27 millions d'inscrits à Pôle emploi, NdCR.], les amenant à opérer des arbitrages stricts. Cette année, les commerces d'alimentation ont été particulièrement touchés, une nouveauté par rapport aux années précédentes. Les épiceries ont également pâti du retour des grands acteurs dans les villes».

 

Les services à la personne ont également connu une année noire, tout comme la restauration. Avec 5700 dépôts de bilan l'an passé, la restauration traditionnelle paie le plus lourd tribut et concentre les deux tiers des procédures alors que la restauration rapide a tiré son épingle du jeu.

 

«Si 2009 demeure le référentiel de crise pour beaucoup d'acteurs économiques, 2013 pourrait bien devenir le marqueur pour nombre de commerçants» précise ainsi Thierry Millon. «Si l'industrie, avait payé le plus lourd tribut à la crise de 2009, ce sont désormais les TPE et les commerces de proximité qui portent les stigmates des tensions économiques du moment», insiste l'analyste.

 

 

L'industrie s'en tire en effet un peu mieux avec des chiffres stables par rapport à 2012. De même, le transport et la logistique ont résisté l'an passé. Les services aux entreprises et le secteur de l'intérim ont également été moins touchés par le fléau. Mais pour 2014, Altares mise encore sur 60.000 nouveaux dépôts de bilan. «2014 s'annonce une fois encore sous tension. Beaucoup d'entreprises sont en train de clôturer un bilan fragile et devront redoubler d'efforts pour convaincre leurs partenaires financiers et commerciaux», selon Thierry Million. Les retards de paiement sont en effet pointé du doigt puisqu'ils seraient responsables d'une défaillance sur quatre (Record d'impayés de salaire en juillet 2013, NdCR.).

 

Source: http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2014/01/16/20002-20140116ARTFIG00481-la-france-n-a-jamais-autant-ferme-de-commerces-qu-en-2013.php

 

 

. Le taux de chômage atteint un niveau record (5 décembre 2013)

. INSEE: Record de faillites d'entreprises en France (INSEE) depuis 20 ans : elles tombent comme des mouches (18 octobre 2013)

. Record d'impayés de salaires en juillet

. Le changement c'est maintenant : baisse "historique" du pouvoir d'achat (mars 2013)

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 15:23

 

mardi 26 mars 2013 : François Hollande réaffirme sa «volonté» d'inverser la courbe du chômage.

 

Pas d'inversion de la courbe du chômage en 2013 ni en 2014 !

 D'après les évaluations de l'Unedic, en 2013, le nombre de chômeurs en A (ceux n'ayant exercé aucune activité) aurait au total, progressé de 168.700 personnes.

En 2014, l'UNEDIC ne voit toujours pas d'inversion de la courbe du chômage. Au total, 14.400 postes devraient être encore supprimés.

 


L‘Unedic ne voit toujours pas d'inversion de la courbe du chômage en 2014

 

 

Par Cécile Crouzel Mis à jour le 14/01/2014 à 13:08 Publié le 14/01/2014 à 12:38

 

 

D'après les dernières prévisions du régime d'assurance chômage, l'Unedic, qui est le gestionnaire de l'assurance-chômage, ne voit toujours pas l'inversion de la courbe du chômage promise par le gouvernement.

 

Dans une note publiée ce mardi, ses experts prévoient bien une quasi-stabilisation du nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A (ceux n'ayant exercé aucune activité) au dernier trimestre 2013, grâce au recours aux contrats aidés et grâce au plan de formation des chômeurs. Mais en 2014, le chômage repartira à la hausse, touchant 63.200 personnes de plus (pour les inscrits en A). Seule consolation: 2014 sera tout de même meilleure que 2013, qui avait été marquée par un premier semestre désastreux. L'an passé, le nombre de chômeurs en A aurait, au total, progressé de 168.700 personnes, d'après les évaluations de l'Unedic.

Si les prévisions de janvier sont un peu plus favorables que celles de septembre dernier (qui prévoyaient 75.600 inscrits en A en plus en 2014, après 168.800 en 2013), le diagnostic fondamental ne change pas. L'Unedic estime que le secteur privé cessera de détruire des emplois seulement à compter… du quatrième trimestre 2014. Et qu'au total, 14.400 postes seraient encore supprimés en 2014. Les gestionnaires de l'assurance-chômage ne croient pas en outre que le CICE (crédit d'impôt compétitivité emploi) puisse faire des miracles.

 

Source: http://www.lefigaro.fr/emploi/2014/01/14/09005-20140114ARTFIG00375-l8216unedic-ne-voit-toujours-pas-d-inversion-de-la-courbe-du-chomage-en-2014.php

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 08:43
Photo : Une loi Anti Dieudonné et Anti Quenelle ? Y'a pas d'autres problèmes dans ce pays ? Faut rigoler les mecs !

 

Pierre Jovanovic dresse la liste des licenciements de ces deux première semaines de 2014 DONT l'"affaire Dieudonné" a permis jusqu'à aujourd'hui aux medias de ne plus évoquer le chômage, la promesse bien évidemment non tenue de François Hollande d'inverser "la courbe du chômage" avant la fin de l'année 2013, ni des plans de licenciements successifs. 

 

Voici la radicale liste des licenciements de ces deux premières semaines de 2014, et vous verrez qu'il n'y a aucune reprise, embellie, un mieux, etc., ni ici, ni de l'autre côté de l'Atlantique, juste les signes clairs d'une immense déroute économique inévitable à venir.

- Le repreneur de La Redoute a annoncé qu'il va se débarasser de 1200 postes... sur 4 ans. Mon sentiment est que ce sera sur moins... lire ici FranceTv merci à Mr Laufra

- chez Mory 3100 personnes virées sans parler des 2000 sous-traitants: "Le transporteur Mory Ducros mis en faillite par son actionnaire principal, Arcoles Industries, est en passe d’être repris par... le même Arcoles Industries. C’est en effet la seule offre de reprise globale parmi celles déposées devant le tribunal de commerce. Mais sur les 5000 salariés, seuls 1900 garderaient leur emploi. Quant aux 2000 travailleurs de la sous-traitance, ils seraient sacrifiés", lire Lutte Ouvrière

- L'équipementier automobile Delphi supprime 150 postes (50 à Perigny et 100 à Blois), lire Sud Ouest merci à Mr Kecskemeti

- "Administration dans le Morbihan : 24 suppressions d’emplois dans les Finances publiques" lire Vannes ma Ville, merci à Mr Marsal

- A Agen 14 suppressions d'emploi dans les Services Fiscaux lire la Dépêche merci à Mr Marsal - Sitl, ex-Fagor, a été mis en redressement judiciaire, lire ici Le Monde

- " Goss International France, qui exploitait une fabrique de rotatives à Montataire, dans le bassin creillois a été liquidée... Près de 250 personnes sont au chômage depuis l'été dernier, et un plan de sauvegarde de l'emploi est en cours." lire le Courrier Picard, merci à Mr Dufrénoy

- Jabil Circuit (ex-Alcatel) va virer 97 salariés à Brest, en raison "d'un environnement économique dégradé" et d'une "concurrence de plus en plus agressive" lire l'Express, merci à Mr Marsal.

- Plan social à la papeterie Stora Enso avec 342 personnes virées, lire Le Parisien, merci à Joël

- Mega licenciements de 320 personnes chez Sodetal, lire les Echos, merci à Mr De la Reberdiere

- A Lannion, 73 emplois vont sauter avec la fermeture du site AEG de Lannion, merci à Mr Le Du

- Le quotidien espagnol La Gaceta disparaît des kiosques à journaux. RFI dit: "outre l'aspect financier, le fossé entre les citoyens et la presse ne cesse de s'agrandir" et notre lecteur Indiana ajoute: "A force de désinformer", lire ici RFI

- The Economic Collapse nous apprend que 1600 chômeurs américains se sont présentés pour 36 postes disponibles dans une usine de fabrication de crèmes glacées, lire ici pour le coire.

- la banque immobilière Bbva Compass vire 600 personnes aux US, bonjour la reprise, lire ici American Banker

- la banque First Niagara vire 170 personnes, bonjour la reprise lire ici le Biz Journal

- International Paper, papetier US, vire 700 ouvriers, bonjour la reprise, lire ici

- La super chaîne de grands magasins Macys vire 2500 personnes et ferme 30 magasins !!! C'est autant de Chanel, Dior, YSL, etc., etc qui ne seront pas vendus aux US. Autant pour la reprise qui devait reprendre depuis 2009 grâce aux méga planches à billets

- Chez nos amis belges, la ville de Huy a le record de hausse de chômage en un mois: 8%.... ça fait réflechir lire ici l'Avenir, merci à ma lectrice

- Pôle Emploi: des radiations expeéditives: de nombreux chômeurs se plaignent d’avoir été radiés de Pôle emploi sans raisons... Ben oui, c'est comme ça qu'on baisse les chiffres, merci à Gisèle, lire ici la Charente

- les moteurs Rolls Royce virent 400 personnes aux US, lire ici ABC Indy

- les aciers Posco virent 690 salariés, bonjour la reprise aux US lire ici Business Times

- la chaîne de restaurants Ruby en ferme 30 d'un coup aux US... 300 personnes à la porte, bonjour la reprise, lire ABC

- la chaîne de mega supermarchés Target en ferme 6 d'un coup, bonjour la reprise, lire ici Abc

- Même les associations déposent le bilan: "Espace Travail en voie de liquidation judiciaire et Roue Libre en cessation de paiement ! Deux associations d'Amiens Nord, emblématiques de la politique de la ville", lire le Courrier Picard merci à Willy et selon l'Humanité (j'en ai déjà parlé), 40.000 autres associations vont suivre le même chemin en 2014

- "Nouvelles fermetures en vue pour le raffinage européen" lire ici le Parisien.

 

 

Source: http://www.jovanovic.com/blog.htm

 

Pierre Jovanovic sur son blog commente ces mauvais chiffres. Il évoque l'opération d'enfumage en cours de Manuel Valls "pour masquer La Redoute et Mory-Ducros".

 

 

OPERATION D'ENFUMAGE MUSCLEE DE MANUEL VALLS POUR MASQUER LA REDOUTE ET MORY-DUCROS


du 13 au 17 janvier 2014 : Le cirque médiatique sur Dieudonné a permis de masquer deux licenciements majeurs que les Français auraient vu comme un très très mauvais début d'année, imaginez, 4300 personnes (+ environ 3000 sous-traitants, soit 7300 ) qui vont pointer chez Paul Emploi, voir la liste ci-dessous... Et bien sûr pas un mot sur les centaines de petites PME qui ont fermé au cours de ces deux premières semaines de janvier 2014. Une lectrice m'a écrit: "Ce matin je me suis rendue compte que les deux vendeurs de kebab de ma rue ont fermé!!"... Si même les Kebab ferment??? Où va-t-on? Il est vrai que Paris commence doucement à ressembler à Athènes avec toutes ces vitrines de boutiques vides à louer, recouvertes de diverses couches d'affiches mi-arrachées.

 

D - I - V - E - R - S - I - O - N

 

Mais pendant 15 jours, ce fut le déchaînement des merdias sur Dieudonné, alors que le même gouvernement n'a pas levé un doigt ou protestation contre les Femen qui ont brûlé et scié des croix, ont avorté la Vierge de son enfant dans l'Eglise de la Madeleine avec du sang de veau, etc., etc., la liste de leurs provocations immondes est longue. Mieux: à la chef des Femen, Valls lui a donné un passeport français (voir mes tweets), il les protège et cela pour provoquer les Français en toute impunité. Pire: ordre a été donné de mettre une Femen sur le timbre postal courant de la République Française. C'est même signé!!!

 

Mais le Diable c'est Dieudonné.

 

Attention: je ne soutiens en aucune façon l'humoriste dans ses élucubrations sur les chambres à gaz, mais je constate bien qu'il y a deux poids, deux mesures, tant et si bien que cela a fait dire à l'ancien haut-magistrat Philipe Bilger: "Sentiment déplaisant que la Licra et les Klarsfeld père et fils gouvernent la liberté d'expression en France!". Bilger est encore plus juste dans sa défense du cas juridique Dieudonné, écoutez bien, dans ses propos avec cette interview sur Radio Classique où il accuse directement l'Etat de méthodes juridiques illégales!!!

 

En effet, pas besoin d'être un fin limier pour voir 1) qu'il a surtout servi de bouc émissaire, et 2) que l'opération a masqué les 4300 licenciés du début janvier. Comme ça Merdia-TV et merdY-Télé n'ont pas eu besoin de faire de "direct-live" des sièges sociaux de ces deux entreprises avec des salariés fous de rage, comme on l'avait vu avec ceux de Doux en novembre 2013. D'une pierre deux coups.

 

Bravo donc à Manuel Valls qui s'impose désormais comme le seul à succéder à Hollande au nom du PS. Conseillé par une boîte de com de haut niveau, il tire les marrons du feu, tandis que Mou Premier s'enlise de plus en plus, et passe pour le dernier des crétins avec sa Rue du Cirque et sa Valérie hospitalisée à la suite d'une crise de nerfs en lisant Closer. "Le seul journal libre en France" m'a remarqué un lecteur. Un Anglais, Robi Scad écrit à ce propos: "First Hollande destroyed the country, now he destroys his girlfriend... Socialism at its finest destroys everything" (Hollande a d'abord détruit le pays, maintenant il détruit son amie... Le socialisme finit par tout détruire. NdCR.). Tout est résumé. Notre lecteur Mr Brion, lui, est au déséspoir et nous a écrit à la Zola:

 

" - J'accuse le gouvernement Hollande de ne pas respecter son programme socialiste, sur le pouvoir d'achat des français, en augmentant la TVA alors qu'il s'engageait de ne pas y toucher

- J'accuse ce gouvernement d'avoir menti aux Français sur l'augmentation des impôts et qui touche maintenat les plus démunis

- J'accuse monsieur Valls de s'être rendu complice, tout au moins par faiblesse d'esprit, d'une des plus grandes censures du siècle "La Liberté d'expression"

- J'accuse le Conseil d'Etat d'ignorer la décision de justice prise par le tribune administratif, pour interdire des spectacles dans un pays démocratique

- J'accuse le pouvoir politique d'avoir mené, avec la presse, une campagne abominable, pour égarer l'opinion et diaboliser un geste fait par un - humoriste et de couvrir ses mensonges avec les médias

- J'accuse ce gouvernement de rompre avec les valeurs Républicaines et les symboles forts qui sont Liberté, Egalité, Fraternité" (NdCR. Rappelons à toutes fins utiles que cette formule oxymorique est une invention luciférienne talmudo-maçonnique. Lire : "L'imposture de la devise Liberté Egalité Fraternité".)


 

Source et suite: http://www.jovanovic.com/blog.htm

 

 

. En 2013, le nombre de chômeurs en A (ceux n'ayant exercé aucune activité) aurait au total progressé de 168.700 personnes (UNEDIC, 14 janvier 2014)

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26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 22:34

Le chômage repart à la hausse en novembre

 

Le nombre d'inscrits en catégorie A (inscrits n'ayant exercé aucune activité) a augmenté de 17.800 personnes. Mais le gouvernement parle encore d'inversion de la courbe du chômage.

 

«L'inversion de la courbe du chômage est bel et bien engagée en ce quatrième trimestre 2013», lit-on dans le communiqué du ministère du Travail! [C]ette manière de communiquer revient à transformer une hausse en baisse…

 

 

Source: http://www.lefigaro.fr/emploi/2013/12/26/09005-20131226ARTFIG00373-le-chomage-repart-a-la-hausse-en-novembre.php

 

 

 

Hausse du chômage : François Hollande en plein déni

 

Malgré une hausse du nombre de demandeurs d'emploi au mois de novembre, le président de la République a assuré jeudi que l'inversion de la courbe du chômage «est bien amorcée».

 


Les fragiles espoirs de François Hollande se reportent désormais sur les chiffres de décembre, qui seront connus fin janvier.

 

Source: http://www.lefigaro.fr/emploi/2013/12/26/09005-20131226ARTFIG00362-malgre-les-mauvais-chiffres-hollande-affirme-qu-il-est-en-train-de-gagner-son-pari.php

 

 

Toutes les fois où Hollande a promis la baisse du chômage avant la fin de l'année

 

  Depuis septembre 2012, le président ne cesse de répéter qu'il parviendra à inverser la courbe du chômage avant la fin 2013. Malgré des chiffres pourtant à la hausse en novembre, François Hollande parle encore d'une inversion.


Source: http://www.lefigaro.fr/politique/2013/12/26/01002-20131226ARTFIG00371-toutes-les-fois-o-hollande-a-promis-la-baisse-du-chomage-avant-la-fin-de-l-annee.php

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 10:30

F. Hollande a détaillé sa fameuse "boîte à outils" qu'un certain franc-maçon Alain Bauer, ex "Grand maître du Grand-Orient de France" disait (en 2010...) être au service du "pouvoir" :


"une politique pour les jeunes avec les contrats de génération avec, surtout, les emplois d'avenir (primes aux cancres NdCR.) avec, pas simplement pour les jeunes, les emplois aidés", et "l'effet du crédit impôt compétitivité emploi en 2014 à plein régime" !

 

Avec ça on est sauvé !

 

 

Hollande : "tout est fait pour l'inversion de la courbe du chômage" (Le Figaro)

 

Comme Jean-Marc Ayrault hier soir, François Hollande croit toujours à une inversion de la courbe du chômage d'ici à la fin de l'année et en 2014, en dépit des projections moins optimistes de l'Insee.

 

Devant la presse lors d'un sommet européen hier soir, évoquant les mesures prises en faveur de l'emploi des jeunes et le crédit impôt compétitivité emploi qui atteindra selon lui son "plein régime" en 2014, François Hollande a assuré qu'il tablait sur une inversion de la courbe du chômage d'ici à la fin de l'année et en 2014, faisant valoir que "tout est fait" pour y parvenir, en dépit de projections de l'Insee évoquant une "quasi-stabilité" du chômage.

 

"Même si la note de l'Insee parle d'une stabilité, je confirme que tout est fait pour que l'inversion de la courbe du chômage puisse être réalisée", a déclaré le président évoquant les mesures prises en faveur de l'emploi des jeunes (emplois aidés avec de l'argent public NdCR.) et le crédit impôt compétitivité emploi qui atteindra selon lui son "plein régime" en 2014.

 

"Une note de l'Insee a été publiée jeudi soir, elle confirme qu'il y aura une croissance faible en 2013, 0,2%, ce qui était à peu près la cible que nous avions fixée à l'été", a rappelé le président Hollande. Pourtant, à l'automne, F. Hollande affirmait que « le temps de la reprise » était « là » avec donc en point de mire 0,2% de perspective de croissance, ce qui n'est pas assez pour affirmer que le temps de la reprise est « là ». Manifestement F. Hollande se moque de tout le monde.

 

L'Insee, a-t-il poursuivi, évoque la possibilité d'arriver à 0,9% de croissance pour 2014, l'hypothèse retenue par le gouvernement dans son budget. "Est-ce qu'avec 0,9% de croissance, le chômage se réduit? Non, puisque vous savez qu'en France, il y a une augmentation de la population active", a-t-il concédé.

 

"Alors pourquoi je confirme l'inversion de la courbe de chômage? Parce que nous avons mis en place une politique pour les jeunes avec les contrats de génération avec, surtout, les emplois d'avenir avec, pas simplement pour les jeunes, les emplois aidés, et qu'il y aura l'effet du crédit impôt compétitivité emploi en 2014 à plein régime", a-t-il enchaîné.

 

Source: http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2013/12/20/97002-20131220FILWWW00266-hollande-tout-est-fait-pour-l-inversion-de-la-courbe-du-chomage.php

 

. Le vrai bilan de la république dite "libre & égale"

. L'Insee ne prévoit aucune inversion de la courbe du chômage en France en 2013

. Record de faillites d'entreprises en France (INSEE) depuis 20 ans : elles tombent comme des mouches (INSEE)

. Baisse "historique" du pouvoir d'achat (27 mars 2013)

. La Franc-Maçonnerie : "boîte à outils du Pouvoir" (Alain Bauer)

. "Emplois d'avenir", prime aux cancres : principal outil dans la besace de François Hollande

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 09:59

L'Insee ne prévoit aucune inversion de la courbe du chômage en France

 

Le Figaro Mis à jour le 20/12/2013 à 09:34 Publié le 20/12/2013 à 06:00

 

Selon l'Insee, le Produit intérieur brut de la France (PIB) devrait progresser de 0,2% aux deux premiers trimestres 2014. Quant au chômage, il devrait culminer à 11%, loin de l'inversion de la courbe promise par le chef de l'Etat pour la fin de cette année.

 

Le PIB ne progresserait que de 0,2 % aux premier et deuxième trimestres (2014 NdCR.). Aucun des moteurs de la croissance ne repartirait réellement. Conséquence de cette absence de véritable reprise économique: aucune éclaircie n'est attendue sur le front du marché du travail.


7 000 pertes d'emplois

 

Du fait de la faiblesse passée de l'activité, l'emploi dans le privé a de nouveau reculé au troisième trimestre (-16 000 postes).

 

Rien qui ne permettrait, en tout cas, de voir le retournement de la courbe du chômage pointer à l'horizon: aujourd'hui à 10,9 % de la population active en France entière, le taux de chômage augmenterait encore de 0,1 point d'ici à juin, pour atteindre 11 %, selon l'Insee. Une prévision, en ligne avec celle de toutes les organisations internationales, qui vient une nouvelle fois contrarier la promesse de François Hollande d'inverser durablement la courbe du chômage à la fin de cette année (2013 NdCR.)

 

Source: http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/12/20/20002-20131220ARTFIG00001-une-reprise-trop-timide-pour-faire-baisser-le-chomage-en-2014.php

 

 

. Chômage: Hollande, pire président depuis… 1975 en termes d'emploi (INSEE)

. Le secteur privé a perdu 132500 postes en un an (INSEE)

. Le taux de chômage atteint un niveau record, l'immigration aussi !

. « C'est à une véritable "marée noire" du chômage et du quasi-chômage que l’on est confronté » (Jacques Sapir, le 30/11/2013)

. "L'inversion de la courbe du chômage d'ici la fin de l'année à notre portée" (Ayrault, le 29 novembre 2013)

. F. Hollande, le 25 octobre 2013 : il y a une « évidente décélération » du chômage

. François Hollande : «Le temps de la reprise est là» (le 8 octobre 2013)

. Les chiffres de l'Insee publiés le 20 juin 2013 contredisent l'engagement de Hollande d'inverser la courbe du chômage d'ici la fin de l'année

. Le chômage devrait encore augmenter en 2014 (Unedic) (23 mai 2013)

. François Hollande réaffirme son engagement d'inverser la courbe du chômage "d'ici la fin de l'année" (F. Hollande, 16 mai 2013)

. Récession: «Le pire est passé» (François Hollande, le 15 mai 2013)

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 23:47

Après le 150e anniversaire de Gettysburg, le 100e anniversaire de la FED le 23 décembre 2013 ! D'un monde libre à un monde communiste.

Une banque centrale, la FED, consortium de banques privées, par ses interventions dans l'économie et ses manipulations monétaires (planche à billet), ne diffère guère de la banque soviétique et de ses interventions dans l'économie.

Sous le prétexte fallacieux de "libéralisme", d'accession des Américains à la propriété, de lutte contre le chômage, de "progrès" et de "développement" et autres balivernes pour naïfs, cette organisation criminelle crée partout dans le monde les conditions de l'asservissement des nations ("fonds vautours" dénoncés par le Saint-Siège en juin 2010) à leur empire mondial via l'endettement économique auprès des organismes qu'elle contrôle comme le FMI et la Banque mondiale. Elle entretient volontairement un volant de chômage, elle détruit la propriété, détruit les sociétés, les emplois, mène une politique usurière cupide de déprédation (capitalisme de connivence), et selon certains économistes, dirige le monde vers un effondrement économique majeur, occasion sans doute... d'un nouveau "saut qualitatif" dans leur "gouvernance mondiale" !

L'Institut Coppet a publié un article qui énumère quelques-unes des critiques les plus connues de la FED (article ci-dessous).

En fin de page, vous (re)trouverez trois liens vers des articles exposant des critiques plus politiquement incorrectes de l'institution mondiale.

 

La Réserve fédérale va avoir 100 ans : revue des critiques. Par Gregory Bresiger

 

Gregory Bresiger, journaliste économique indépendant qui écrit dans la page économie du New York Post et du Financial Advisor Magazine


Traduit par l’Institut Coppet


Supprimons la banque centrale américaine car elle a provoqué les crises de 2008, 1987, et 1929, et qu’elle se fourvoiera encore.

C’est ce que beaucoup de critiques disent à propos du système de la Réserve fédérale qui aura 100 ans le 23 décembre. Ils constatent que, tandis que la Fed veillait sur l’économie, nous avons enduré nombre de bulles, de crises, et de cycles d’inflation qui ont grandement dévalué le dollar. La Fed, disent-ils, a provoqué ou aggravé de nombreuses crises.

« Le bilan de la Fed durant le siècle est consternant, sous quelque angle que ce soit » déclare le Professeur Joseph Salerno, professeur à la Business School de Pace University et expert de la question monétaire.

« Si vous dites que le but de la Fed est d’empêcher les calamités, alors vous devez admettre que c’est un échec » déclare William A. Fleckenstein, un dirigeant de hedge fund et auteur de Greenspan’s Bubbles. 

Fleckenstein indique qu’il y a eu deux bulles durant le dernier quart du XXe siècle. Il pense également que, sous le système de planche à billets de la Fed, des taux d’intérêt quasi nuls ces dernières années, « la Fed est à nouveau en train de créer une bulle ». La Fed devrait être supprimée, ajoute-t-il, parce qu’elle ne rend aucun compte de ses erreurs.

La durée des statuts de la Fed est illimitée, ont indiqué des sources de la Fed, qui ne feraient que parler du fond. Et c’est généralement la seule façon dont répondent les sources de Fed lorsqu’elles sont interrogées sur sa politique actuelle ou historique.

 

Qu’est-ce que la Fed ?


La Fed est une banque pour les banques qui créent de la monnaie (planche à billet ou "quantitative easing" NdCR.). Elle est conçue pour être prêteur en dernier ressort, pour secourir les banques en temps de crise. Et la crise est une raison pour laquelle les États-Unis ont finalement à nouveau autorisé une banque centrale il y a un siècle. (Les États-Unis ont précédemment eu une banque centrale durant le XIXe siècle, le renouvellement de son autorisation avait été bloqué par le veto d’Andrew Jackson, qui pestait contre une banque centrale qui était l’outil des intérêts des riches.)

La Fed débuta avec comme objectif de protéger le dollar. Il lui était donné le droit exclusif de créer de la monnaie en 1913.

La Fed « fournirait les moyens grâce auxquels les paniques périodiques qui secouent la République Américaine, et lui causent d’énormes dommages, seraient stoppées » d’après Robert Latham Owen, un des auteurs de la loi originelle de création de la Réserve Fédérale.

 

Pourquoi lui confier ces pouvoirs ?


Après que la panique bancaire de 1907 à Wall Street a conduit de nombreuses banques à la faillite, « il y faisait de plus en plus consensus parmi tous les Américains qu’une autorité bancaire centrale était nécessaire pour avoir l’assurance d’un système bancaire sain et pour fournir une souplesse dans la gestion monétaire » selon l’histoire officielle de la Réserve Fédérale.

Mais les critiques prétendent que la Fed a fait empirer les choses. Les problèmes qui se sont succédés étaient le résultat de la démission des gouverneurs de la Fed face aux pressions politiques en faveur de la monnaie facile ou « bon marché ». C’est la politique controversée de taux d’intérêt de la Fed. S’ils sont fixés trop bas, les taux induisent en erreur les consommateurs et le monde des affaires, les poussant à emprunter excessivement. Ce qui peut mener à un cycle d’expansion et de récession.

Beaucoup pensent que c’est ce qui s’est produit en 2007-2008, quand des millions d’Américains étaient encouragés par la politique d’argent bon marché à s’endetter en prêts subprime pour acheter des maisons alors qu’ils n’en n’avaient pas les moyens. Mais les opposants à la Fed soutiennent que cela s’était déjà produit.

Par exemple, les taux d’intérêt étaient très bon marché en 1972, ce qui a mené à un désastre économique quand l’inflation a grimpé jusqu’à 10% et que les taux d’intérêt ont dépassé les 20% durant les années 1970.

« La conséquence du cadre monétaire des années 1970 a été deux périodes d’inflation à deux chiffres » a déclaré le président de la Fed Bernanke dans un récent discours intitulé « Un siècle de banque centrale aux États-Unis : objectifs, cadre, responsabilité ». Ce qui a tué les industries dépendantes des taux d’intérêt, et détruit beaucoup de petites entreprises qui ne pouvaient pas obtenir de crédit.

Cette politique monétaire controversée a mené à des crises, des dépressions, et des récessions, y compris la crise de 1929 et la Grande Dépression qui en résulta, déclarent les critiques. Quelques 10 000 banques ont fait faillite entre 1930 et 1933, selon les chiffres de la Fed.

« Tragiquement, la Fed a failli dans l’accomplissement de son mandat de maintenir la stabilité financière » a déclaré Bernanke dans son discours.

« Beaucoup », selon l’histoire officielle de la Fed, « critiquent la Fed pour avoir échoué à endiguer les prêts spéculatifs qui ont mené à la crise, et certains prétendent qu’une mauvaise compréhension de la monnaie a empêché la Fed de mener des politiques qui auraient pu atténuer l’ampleur de la Dépression ».

Parmi ceux qui critiquent la Fed se trouve l’économiste et historien de la monnaie Milton Friedman. Il a critiqué la politique de la Fed pour avoir provoqué la crise de 1929 et en conséquence  une dépression qui a duré une décennie.

« Durant toute la récession, le système de la Réserve fédérale avait largement les moyens de stopper le tragique processus de déflation monétaire et d’effondrement bancaire », selon l’ouvrage The Great Contraction 1929-1933 de Milton Friedman et Anna Schwartz.

Pour les critiques de la Fed, la Grande Dépression de 1929 et la grande inflation des années 1970 sont des éléments d’un fourvoiement de la politique monétaire qui  s’est reproduit en 2008.

« Il n’y aurait jamais eu une crise des prêts hypothécaires subprime si la Fed avait été vigilante », a déclaré Anna Schwartz au Wall Street Journal. « C’est une chose dont Alan Greenspan doit répondre maintenant ».

Dans ses mémoires, The Age of Turbulence, Greenspan, l’ancien président de la Fed, concède que l’action de la Fed, avant la crise, était dangereuse. Il a écrit: « Je suis conscient que les facilités accordées au crédit hypothécaire pour les emprunteurs subprime (NdT: le terme subprime désigne un crédit accordé à quelqu’un dont le risque d’insolvabilité est élevé) a accru le risque financier, et que cette sorte de subvention accordée à ceux qui voulaient devenir propriétaires a créé des distorsions sur le marché ». Malgré tout, Greenspan déclare qu’il croit toujours en l’idée que chaque Américain doit posséder son foyer.

L’économiste Laurence Kotlikoff de l’Université de Boston déclare qu’il accorderait un C comme note à la Fed pour son premier siècle.

« Elle n’a pas empêché la Grande Dépression ni la Grande Récession. Elle n’a pas résolu le cœur du problème: l’opacité et l’effet de levier du système bancaire », a déclaré Koutlikoff.

« La banque centrale a un piètre bilan, mais d’autres méthodes peuvent marcher aussi bien », ajoute Jeffrey Gundlach, manager du Doubleline Total Return Bond Fund, qui investit dans des titres adossés à des prêts hypothécaires. Gundlach a été très critique de la politique d’argent bon marché de la Fed et a prédit la crise de 2008. Il considère que l’État devrait d’abord équilibrer le budget et ensuite envisager l’avenir de la Fed.

D’autres, en considérant le passé de la Fed, sont plus sévères. Ils disent qu’il est temps de supprimer la Fed, en partie parce qu’elle favorise certains intérêts bancaires.

« La Fed est un instrument du capitalisme de connivence », met en garde Hunter Lewis, un gérant monétaire, et co-fondateur de Cambridge Associates, une entreprise de conseil en investissement.

« La Fed devrait être supprimée parce que son monopole légal de création monétaire tend à faire d’elle une institution foncièrement inflationniste, qui peut créer de la monnaie à volonté et sans limite », déclare Salerno, soulignant qu’en valeur de 1913 un dollar vaut aujourd’hui cinq cents.

« L’histoire et l’expérience courante », ajoute Salerno, « nous apprend que les groupes à qui on a accordé un monopole légal sur n’importe quel secteur de l’économie ont tendance à en profiter à fond pour s’enrichir, ainsi que leurs amis et leurs alliés ».


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Source: http://www.institutcoppet.org/2013/12/09/la-reserve-federale-va-avoir-100-ans-revue-des-critiques-par-gregory-bresiger/

 

 

 

. 150e anniversaire - De Gettysburg à Goldman Sachs : D'un monde libre à un monde communiste

. Voilà pourquoi nous sommes esclaves et ignorants

. John Perkins, confessions d'un corrupteur de nations

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 18:49

 Pendant que les oligarques s'occupent des LGBT, du "mariage" gay, de quotient familial, de mettre les femmes au turbin, pendant qu'ils se remplissent les poches et s'augmentent leurs budgets primes de 3% sur un an..., que les salaires moyens des Français eux n'augmentent que de 1,8% en 2013..., que 132.000 emplois disparaissent, les oligarques augmentent le SMIC de 1,1% au 1er janvier 2014. C'est-à-dire de 0,1% par rapport à l'inflation 2013, proche de 1%. Autant dire que le pouvoir d'achat des Français stagne s'il ne baisse pas. Et que donc les salariés français travaillent pour engraisser des porcs.

 

 

 

Pas de coup de pouce au smic

 

Le ministre du Travail Michel Sapin a annoncé aujourd'hui que le Smic, touché par 3 millions de salariés, augmenterait de 1,1% au 1er janvier, passant de 9,43 à 9,53 euros brut de l'heure, sans coup de pouce supplémentaire.

 

Le ministre aux partenaires sociaux a annoncé que la hausse, qui se limite aux mécanismes légaux, porte à 1445,38 euros le salaire brut mensuel -au lieu de 1430,22- pour les salariés aux 35 heures.

 

En net, pour ces salariés, cette augmentation devrait représenter environ 12 euros par mois, avec un salaire mensuel de 1113 euros en moyenne.

 

Source: http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2013/12/16/97002-20131216FILWWW00442-pas-de-coup-de-pouce-au-smic.php


 

. Le changement c'est maintenant : baisse "historique" du pouvoir d'achat (27 mars 2013)

. 45.000 eurocrates gagneront 5,5% de plus en 2013

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 15:44
Nouveau logo europeen : symbole " illuminati " ?

Les oligarques se couvrent..., et le vol du siècle se poursuit, en douce et sans débat au "parlement européen" avec l'invention d'un nouveau mécanisme permettant aux banques de se renflouer directement dans les comptes des épargants en toute légalité, à partir de 2016 : le "bail-in".

 

La directive entrera en vigueur le 1er janvier 2015 et le système de renflouement interne le 1er janvier 2016. (1) 

 

Après la ponction des épargnants chypriotes cette année et l'idée émise par le FMI d'une supertaxe de 10% sur le patrimoine, l'Europe vient d'entériner la participation des déposants au renflouement des banques en cas de crise grave.

 

L'accord, scellé mercredi 11 décembre, est passé relativement inaperçu.  Les oligarques du Parlement européen, du Conseil qui représente les Etats, et de la Commission européenne se sont mis d'accord au cours d'un "trilogue" sur ce texte, qui s'appliquera aux 28 Etats membres.

 

Les Oligarques se sont mis d'accord sur une loi prévoyant des règles de renflouement interne des banques, ou "bail-in", permettant le sauvetage des établissements financiers directement à partir des dépôts bancaires afin d'éviter de faire participer les Etats à leur renflouement. Simple et rapide, il n'y a qu'à piocher ! 

 

En référence à cette directive, le commissaire européen chargé des Services financiers, Michel Barnier, a écrit sur son compte twitter :

 

"Grand pas franchi ce soir: accord #BRRD pour 28". "Contribuables ne seront plus premiers à payer pour erreurs des banques", a-t-il ajouté. 

 

Cette nouvelle directive s'articulera avec le Mécanisme unique européen ("victoire de l'oligarchie". P. Hillard) de résolution des banques destiné lui à la seule zone euro. 

 

L'accord prévoit aussi que lorsqu'une banque sera en difficulté, les autorités nationales pourront intervenir pour l'empêcher de sombrer. De source européenne, il a été indiqué qu'une "recapitalisation préventive et des instruments publics de stabilisation" étaient prévus "sous de strictes conditions". Là ils se moquent de nous compte tenu du fait qu'en 2008 déjà, et en dehors de tout cadre légal donc, le gouvernement de droite Fillon sous Nicolas Sarkozy avait largement recapitalisé les banques françaises avec de l'argent public en affirmant mensongèrement que "sauf accident majeur, cette opération n'aura pas de coût pour le contribuable!". Ce que nous avions qualifié alors de "mensonge du siècle" !

 

Selon l'accord, la recapitalisation ne concernera "que les banques solvables qui doivent être recapitalisées en cas de faiblesses identifiées par les tests de résistance". Si une banque est proche de la faillite, le renflouement interne (via l'argent des épargnants) ou "bail-in" s'appliquera, par opposition au "bail-out" privilégié pendant la crise et qui faisait appel à l'argent public, creusant ainsi les déficits.

 

Les dépôts seront garantis jusqu'à 100.000 euros. Au-dessus de cette somme, "les personnes physiques et des petites et moyennes entreprises bénéficieront d'un traitement préférentiel par rapport aux autres créanciers" ! (2) C'est pas gentil ça ?!


 

 

 

Sources:

 

(1) http://www.europarl.europa.eu/news/fr/news-room/content/20131212IPR30702/html/Accord-conclu-sur-la-directive-renflouement-interne-des-banques

(2) http://www.challenges.fr/economie/20131213.CHA8402/en-cas-de-crise-les-banques-pourront-prelever-les-depots-des-epargnants.html

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 23:55

Pour l'économiste Jacques Sapir, la majorité de la population ukrainienne n'appuie pas les manifestants pro UE. L’intérêt économique de l’Ukraine se trouve bien plus du côté de l’Union Douanière Eurasiatique avec la Russie que du côté de l'Europe.

 

Maidan contre l’Ukraine?

 

Les manifestations de Kiev menacent de prendre un tour insurrectionnel. Pour nombreux que soient les manifestants, ils ne sont représentatifs que d’une partie de l’Ukraine. La carte des élections présidentielles de 2010, qui virent la victoire de Victor Ianukovitch, confirme une partition de l’Ukraine, non pas en 2 mais en 3. La question importante est de savoir de quel côté basculera l’Ukraine Centrale. Il n’en reste pas moins que le gouvernement ukrainien peut s’appuyer sur une majorité de la population qui n’appuie pas, quoi que l’on en dise, les manifestants.

 

 

 

Répartition des votes lors de l’élection Présidentielle de 2010

Ukr-elections 

Commission Électorale Ukrainienne

 

 

En effet, il faut savoir que l’intérêt économique de l’Ukraine se trouve bien plus du côté de l’Union Douanière Eurasiatique (avec la Russie, le Belarus et le Kazakhstan) que du côté de l’Europe. Le commerce extérieur de l’Ukraine avec la Russie n’a cessé d’augmenter et, ce qui est significatif , si les importations en provenance de Russie sont fortes, les exportations vers la Russie montent depuis 2005.

 

 

G1-Commerce de l'UKR

 

Ce qui est impressionnant c’est de constater que ces exportations vers la Russie qui ne représentaient que 14% du total des exportations en 2004 sont aujourd’hui à plus de 22%, soit un accroissement de 58%. Par ailleurs, on peut constater que ces exportations vers la Russie sont parallèles à celles du Belarus et du Kazakhstan. Ceci est la preuve de la réussite de l’Union Douanière, qui est loin d’avoir donné tout son potentiel.

 

G2-Import russes

 

De ce point de vue, et alors que l’Union Européenne est en stagnation et que la demande intérieure se contracte même dans la plupart des pays à l’exception de l’Allemagne, il est clair que le potentiel de développement le plus important se trouve bien en direction de l’Union Douanière. Si l’Ukraine décidait de signer un accord avec l’UE qui soit exclusif des relations économiques avec la Russie, il faudrait que l’UE compense l’important manque à gagner pour les industries ukrainiennes. On constate que ceci conduirait à un flux de transfert de 15 à 20 milliards d’euros par an (20 milliards de dollars en 2011). Très clairement, l’UE n’a plus les moyens de verser une telle somme à l’Ukraine. Bien sur, les soldes commerciaux des pays de l’Union Douanière sont négatifs vis-à-vis de la Russie. Mais, il faut signaler que le solde de l’Ukraine est du même ordre que celui du Belarus/

 

Cela signifie que l’Ukraine, comme les autres pays, doit chercher à développer son commerce en direction de la Russie. De ce point de vue, la signature de l’Union Douanière représenterait un progrès important pour les relations commerciales, et pourrait, à terme – et compte tenu des complémentarités qui existent entre les industries russes et ukrainiennes – permettre à l’Ukraine d’équilibrer son solde commercial. D’ailleurs, l’une des raisons du soutient de l’Ukraine de l’Est au Président et à son gouvernement réside justement dans l’importance de ce commerce pour les populations concernées.

Les manifestants de Kiev ont certainement de bonnes raisons de manifester. Mais qu’ils n’oublient pas qu’ils ne représentent ni la majorité de la population ukrainienne ni les intérêts bien compris de cette même population. S’ils devaient l’oublier, ils se prépareraient des lendemains d’une grande déception. Quant aux Eurocrates de Bruxelles et aux européistes de tout poil il convient de leur dire « bas les pattes » devant l’Ukraine. Ne cherchez pas à provoquer une guerre civile aux conséquences géopolitiques incalculables pour la défense de vos intérêts particuliers.

 

Source: http://russeurope.hypotheses.org/1822

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 12:54

 

Alors que l’automne a été marqué par de violentes contestations contre l’écotaxe, les oligarques veulent - ce n'est pas une blague ! - "soutenir les routiers" en refondant, en reconstruisant "en quelque sorte l'écotaxe en lui redonnant tout son sens et en lui permettant d'atteindre une plus grande acceptabilité" ( Jean-Paul Chanteguet) !

Dès fin décembre, Ecomouv', l'entreprise privée chargée de collecter l'impôt pour Goldman Sachs, comme du temps des seigneurs du Moyen Âge..., doit recevoir 18 millions d'euros mensuels de la part de l'Etat ! "Liberté & Egalité"...

 

Ecomouv, aura terminé la mise en place de sa technologie et pourra réclamer son dû fin décembre 2013. C’est ce qu’a indiqué le ministre des Transports Frédéric Cuvillier, auditionné devant les parlementaires. Ceci signifie que l’Etat va commencer à verser de l’argent à cette entreprise privée alors que la taxe est suspendue car trop sensible politiquement.

 

Le ministre auditionné par la mission d'information parlementaire sur l'écotaxe a fait savoir que la rémunération due à Ecomouv' «sera opposable au moment où la société sera en situation de pouvoir démontrer du caractère techniquement achevé du dispositif, c'est-à-dire vraiment très prochainement, fin décembre».

 

Le top départ du loyer de 18 millions

 

Au moment où l'Etat aura réceptionné le dispositif, il devra verser à Ecoumouv' un loyer mensuel de 18 millions d'euros, même si la taxe a été suspendue. De son côté, la société qui devait livrer le dispositif en juillet 2013, doit verser à l'État huit millions d'euros mensuels d'indemnités de retard.

 

Après la suspension par le gouvernement de la mise en œuvre de cette taxe votée en 2009, une mission d'information parlementaire a été mise en place mi-novembre. Son président, Jean-Paul Chanteguet (SRC, Indre), a insisté sur l'importance de sa mission. Elle a doit permettre «de sortir par le haut des difficultés auxquelles nous sommes confrontés», a-t-il déclaré. «Il ne s'agit pas d'apporter quelques retouches dans les détails du dispositif actuel, il s'agit plutôt pour nous de refonder, de reconstruire en quelque sorte l'écotaxe en lui redonnant tout son sens et en lui permettant d'atteindre une plus grande acceptabilité», a-t-il poursuivi.

 

Le ministre des transports Frédéric Cuvillier a donné quelques pistes en ce sens, comme un soit-disant "soutien aux routiers" pour les aider à mettre leurs camions en conformité avec la norme européenne Euro 6, qui entrera en vigueur à la fin de l'année, ou encore une révision du tonnage des véhicules soumis à l'écotaxe !

Cette révision s'applique aux camions de plus de 3,5 tonnes circulant sur 15.000 km du réseau routier hors autoroutes.

 

Source pour les infos principales de cet article : http://www.20minutes.fr/societe/1262233-20131211-ecotaxe-ecomouv-termine-mise-place-systeme-avant-fin-decembre

 

 

. Ecotaxe : quand Benetton et Goldman Sachs collectent l’impôt "français"

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 11:08

 

 

 

On a des déclarations de Pierre Moscovici, ministre de l'économie et des Finances, qui déplore sur I télé, le 11 décembre, que l'impôt sur les sociétés en France soit "plus élevé que les autres (pays)", "il vient de le porter à 38% et il trouve que c'est trop ! On marche sur la tête", explique Nicolas Doze. "On a affaire à des gens qui sont dans un état de schizophrénie avancée, qui relève de l'hospitalisation".

 


 

Source: http://www.bfmtv.com/video/chronique/bfmbusiness/doze-nettoyeur/nicolas-doze-fiscalite-on-a-affaire-a-gens-atteints-schizophrenie-avancee-12-12-164470/

 

 

. Nicolas Doze décrypte les mensonges de François Hollande lors de son interview du 15 septembre 2013

. Moi président augmente les impôts en 2013 et 2014

. Pierre Moscovici «très sensible au ras-le-bol fiscal»

. Le fiasco budgétaire de François Hollande : les impôts augmentent, le déficit aussi...

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 13:30

Pendant que les budgets primes des ministres augmentent de 3% sur un an..., les salaires moyens des Français eux n'augmentent que de 1,8%, 132.000 emplois disparaissent... Les entreprises n'emploient plus que 15,8 millions de personnes contre 16,4 au premier trimestre 2008, à la veille du vol du siècle

 

 

 

 

Plus de 15.000 emplois détruits en France au troisième trimestre

 

Plus de 132.000 postes disparus dans le secteur privé en un an. Le gouvernement compte sur les contrats aidés (principalement utilisés dans le secteur public, État, hôpitaux, collectivités locales) pour inverser la courbe du chômage.

 

L'emploi continue de reculer en France. 15.600 postes ont été perdus dans le secteur marchand au troisième trimestre, selon des statistiques de l'Insee publiées ce mercredi (11 décembre NdCR.). Ce résultat n'est pas très différent de la première estimation, publiée le 14 novembre (17.000 postes détruits).

 

En un an, pas moins de 132.500 postes ont disparu en France. Les entreprises privées n'emploient plus que 15,8 millions de personnes. Soit le même nombre que… début 2005. On est loin du pic à 16,4 millions de personnes employées, atteint au premier trimestre 2008, à la veille de la crise.

 

L'industrie a continué de souffrir au troisième trimestre (14.600 postes en moins). Depuis 2001, ce secteur n'a connu qu'un seul trimestre dans le vert.

 

La construction est aussi à la peine (6700 postes en moins de juin à septembre), alors que pendant des années ce secteur a été un gros pourvoyeur d'emplois.

 

[L]e chômage ne pourra pas durablement reculer en 2014 si les entreprises ne se remettent pas à créer des emplois. Sceptiques sur ce point, les économistes de l'OCDE estiment que le taux de chômage culminera en France métropolitaine à 10,8 % en 2014, contre 10,5% actuellement.

 

 

Par ailleurs, au troisième trimestre, le salaire moyen a augmenté de 0,3 %, d'après les données de l'Acoss (l'agence centrale des organismes de sécurité sociale) publiées ce mercredi. Sur un an, la hausse est de 1,8 %, supérieure à l'inflation (0,9 %).

 

 

Source: http://www.lefigaro.fr/emploi/2013/12/11/09005-20131211ARTFIG00350-plus-de-15000-emplois-detruits-en-france-au-troisieme-trimestre.php

 

 

. Le taux de chômage atteint un niveau record (10,5%)

. Baisse "historique" du pouvoir d'achat (mars 2013)

. Record de faillites d'entreprises en France (INSEE) depuis 20 ans : elles tombent comme des mouches(chiffres octobre 2013)

. + 4,4 % de défaillances d'entreprises cet été (2 octobre 2013)

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