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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 12:45

La Voix de la Russie

3 novembre 16:30 

 

Goodbye dollar ! 

 

Front monétaire. En octobre, lors du forum La Russie appelle, Vladimir Poutine a déclaré l'intention d'introduire activement la monnaie nationale dans les règlements avec la Chine et d'autres partenaires. La Russie réduit les investissements dans les obligations d'Etat américaines et retirera, à partir du printemps prochain, ses dépôts dans des banques américaines. Rien qu'en mars 2015, plus de 100 milliards de dollars seront retirés des comptes de la Fed.

La Russie a brusquement intensifié l'achat d'or sur le marché mondial et a augmenté ses réserves d'or de plus de 18 % au cours de ces six derniers mois, devançant au début de l'automne la Chine et la Suisse en termes de part de l'or dans l'ensemble des réserves. La Banque de Russie réduit simultanément la part du dollar. La Banque nationale du Kazakhstan agit de la même manière. Certains experts occidentaux estiment que l'accumulation de l'or par Moscou et Astana fait partie d'une politique monétaire coordonnée.


Source: http://french.ruvr.ru/2014_11_03/Disons-Goodbye-au-dollar-1306/

 

. "Money Masters", les maîtres de la monnaie (1/2)

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 20:33

Le 13 octobre, le mythe de la nation européenne a été un thème abordé par Charles Gave (économiste et financier français), dans les Experts présentés par Nicolas Doze, sur BFM Business.

 

 

via http://www.agenceinfolibre.fr/charles-gave-mythe-nation-europeenne-cest-lurss/

 

"Il vaut mieux la fin de l'horreur que l'horreur sans fin. ... L'euro tue les entrepreneurs. Cela fait 40 ans qu'ils essaient de détruire la France pour construire ce mythe de la nation européenne. C'est l'Urss, on est en train de nous refaire l'Urss."

 

En 2013, l'économiste déclara :

  • « L’Euro était une tentative de prise de pouvoir par des technocrates non élus. », dans BFM Business Les experts, 9 octobre 2013.

 

 

Emission complète :

 

 

 

Note de Christ-Roi. Un passage intéressant de l'émission intervient à la 41e minute lorsqu'après que Charles Gave a expliqué que "la solution au problème est que vous avez une série de technocrates qui ont pris le pouvoir à la fin des années 1990 et au début des années 2000 qui ont complètement foutu en l'air le système des prix et il faut retourner à un système des prix sans lequel le capitalisme ne marche pas", l'animateur de l'émission, Nicolas Doze a tenu un propos iconoclaste sur les banques centrales : "il faut donc débrancher les banques centrales, c'est le seul moyen pour retrouver des prix et des taux réels !"

 

Cette sortie est proche de ce que nous préconisions dans l'article  150e anniversaire - De Gettysburg à Goldman Sachs : D'un monde libre à un monde communiste , où nous disions qu'il s'agit de sortir d'abord du système de l'argent-dette contrôlé par les banques centrales et du financement des politiques publiques par la dette pour retrouver notre liberté.

 

Charles Gave répond à côté en évoquant la liberté des prix : "je vous signale que c'est ce qu'est en train de faire la Chine qui est en train de retourner à un prix de marché pour son taux d'intérêt et son taux de change. C'est-à-dire que le seul endroit où on va avoir des prix de marché, c'est la Chine à l'heure actuelle !"

 

Le contrôle des prix n'est pas en soi une mauvaise chose. Sous l'Ancien Régime les prix du pain étaient contrôlés et on ne peut dire pour autant que nous vivions dans un pays de type soviétique. C'est même lorsque les méthodes libérales ont été expérimentées sous Turgot ("Laissez faire, laissez passer", libéralisation des prix des subsistances) que le prix des grains explosa et créa une quasi famine (guerre des farines en 1775).

 

Non le vrai problème c'est le financement des politiques publiques par la banque et le privilège qui est donné aux banques centrales de remplacer l'état et de faire payer à celui-ci même le droit à son existence (financement de sa politique). Ce qui est grotesque. Un Etat libre en effet ne devrait pas avoir besoin de la banque pour fonctionner !

Rappelons à ce sujet, que c'est précisément parce que la France d'Ancien Régime était dirigée par une monarchie absolue (sans liens avec les milieux financiers...) qui favorisait mal le développement de la mafia bancaire que l'Oligarchie fiancière a fait sauter la monarchie française pour inventer quelques années plus tard, sous le roi de la Révolution Napoléon Ier la banque dite "de France"... sous laquelle nous vivons des jours heureux depuis deux siècles... esclaves de la banque et des mondialistes maçonniques. Voilà le vrai sujet qui ne sera jamais abordé dans les media.

 

Les deux autres invités étaient Gaël Giraud, jésuite et chercheur en économie déclare (en fin d'émission) :

 

"nous aurons forcément un crack financier dans les 5 ans au plus tard. L'Union bancaire arrivera beaucoup trop tard, ce qui veut dire que le contribuable européen devra de nouveau payer... avec des finances publiques qui entre-temps se seront considérablement dégradées".


Et Henri Pigeat, journaliste, ancien directeur de l'Afp, ajoute :

 

"en économie on ne peut pas mentir sur tout et éternellement. ... On va vers une crise économique à peu près inévitable.

... Il faudrait prendre des mesures pour éviter la crise et en même temps la crise est nécessaire pour remettre les compteurs à zéro."

 

Ordo ab chao ?

 

Quoiqu'il en soit, système libéral transformé en système communiste de type URSS, ou système communiste transformé en système libéral..., c'est toujours l'ombre d'Hermès qui est à la manoeuvre...

 

 

.  150e anniversaire - De Gettysburg à Goldman Sachs : D'un monde libre à un monde communiste

. Il n’y a plus un seul marché libre dans le monde

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 18:48

Comme en écho au pape François, le président argentin, Cristina Fernandez De Kirchner, lors de son discours annuel devant l’Assemblée Générale des Nations Unies, le 24 septembre 2014, a a critiqué la solution de la guerre contre l'état islamique et dénoncé les véritables terroristes.

Plutôt que de s'attaquer aux conséquences des problèmes, Cristiania Fernandez de Kirchner propose de s'attaquer à leurs causes et de remonter un peu plus haut :

 

Cristina-Fernandez-De-Kirchner--Discours-annuel-a-l-Assem.jpg« Des fonds vautours qui menacent d’entreprendre des actions à l’encontre de l’économie de notre pays. Des fonds qui sont à la base de rumeurs, des calomnies. Ils agissent comme des agents déstabilisateurs, c’est une espèce de terrorisme économique et financier.

 

Car ceux qui mettent des bombes sont peut-être des terroristes mais il y a également des terroristes économiques, ceux qui déstabilisent les pays et qui sont responsables de la pauvreté et de la faim, et ce sur la base du péché sur la spéculation. C'est pourquoi nous plaidons que rapidement, de manière multilatérale, nous nous mettions d'accord -pas seulement pour l'Argentione - mais pour tous les pays. Nous pensons qu'un équilibre économique et financier soit nécessaire. Il faut attaquer les inégalités sociales dans les différents pays. Ce sera un antidote puissant contre ceux qui recrutent des jeunes qui n'ont aucun espoir, aucun avenir, enrôlés dans des "croisades" absolument insensées. Nous devons lutter contre les causes de ces problèmes...

 

[...] Nous avons besoin de davantage de colombes de la paix pour construire un monde plus sûr. Nous avons besoin de plus de respect du droit international. Il faut davantage d’égalité de traitement entre tous ceux qui sont assis ici.

 


[...] Si nous voulons lutter contre le terrorisme, nous devons oeuvrer à la paix. Il ne faut pas faire raisonner les tambours de la guerre. Au contraire. C'est justement ce que veulent... les terroristes. Ils appellent de leurs voeux ce type de réaction, ce cercle vicieux qui débouche toujours sur un bain de sang.»

 

Extrait du Discours annuel du président argentin Cristina Fernandez De Kirchner à l’Assemblée Générale des Nations Unies, le 24 septembre 2014

 

 

 

 

. Le Saint-Siège réclame la fin des « fonds vautours » (Intervention de Mgr Tomasi au Conseil des droits de l’homme à Genève)

. John Perkins, confessions d'un corrupteur de nations

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28 septembre 2014 7 28 /09 /septembre /2014 12:12

En avez-vous entendu parlé cette semaine ? Les agriculteurs français ont bloqué les routes pour protester contre les sanctions européennes contre la Russie, mercredi 24 septembre. La route RN12 à Landerneau, Bretagne, dans le nord-ouest France, a été bloquée par 130 tracteurs pendant plus de deux heuresLe blocus a montré l'indignation des agriculteurs au sujet de l'embargo russe sur les importations de produits alimentaires de l'UE provoquées par les sanctions de l'UE. Les cultivateurs ont éparpillé des pommes de terre, des choux-fleurs, incendié des pneus et des mottes de foin et ont dressé une effigie du président français François Hollande sur une guillotine. (Video à voir sur RT) (1)

 

Vers 18h, arrivés devant l'entrée de Landerneau bloquée par un cordon de gendarmes mobiles, les manifestants ont déversé des déchets sur un rond-point voisin avant d'y mettre le feu. Ils ont amené une fausse guillotine sous laquelle un pantin était affublé du visage du président François Hollande, puis ils l'ont guillotiné. Après quoi, les manifestants ont commencé à quitter les lieux, sans confrontation, vers 18h30. (2)

 

Pour les producteurs la situation s'avère intenable. «On veut mettre en avant la conjoncture et les extrêmes difficultés que nous rencontrons depuis le début de l'année», a expliqué Hervé Conan, président de la section légumes de la FDSEA des Côtes-d'Armor : «L'embargo russe a des conséquences très importantes sur nos exploitations.»

«Notre chiffre d'affaires, depuis plus d'un an, a baissé de 30% à cause des conditions climatiques, de la consommation qui baisse, des charges qui augmentent et de l'embargo russe», a lancé de son côté Jean-Luc Moulin, trésorier de «Terres de Saint-Malo», une des coopératives.

Les manifestants, parmi lesquels une majorité de légumiers mais également quelques artisans et commerçants, ont indiqué que leur action visait à maintenir la pression sur le gouvernement pour réclamer un allègement administratif et fiscal.

La manifestation a démarré quelques heures après la réunion entre légumiers bretons et le ministre de l'Agriculture à Paris, au cours de laquelle Stéphane Le Foll a annoncé la mise en place de mesures en leur faveur dès la semaine prochaine.

Dans le détail, les solutions mises sur la table par Stéphane Le Foll sont de trois niveaux et devront être étendues à l'ensemble de la filière fruits et légumes, sur tout le territoire, a précisé le ministre, qui en recevra les représentants vendredi, avant un rendez-vous européen lundi à Milan.

Stéphane Le Foll entend d'abord demander à la Commission européenne «d'étendre la liste des produits éligibles» aux aides de soutien face à l'embargo russe, afin d'intégrer, entre autres, les productions bretonnes comme chou-fleur, artichaut et brocoli qui en étaient exclus. Il souhaite également des mesures de soutien au marché comme des retraits de marchandises ou la recherche de nouveaux clients pour désengorger le marché et juguler la chute des cours. Ces propositions seront présentées au Conseil des ministres européens de l'agriculture, mardi prochain en Italie.

Localement et «à court terme», les préfets de région devront évaluer la situation des exploitations «les plus en difficulté» afin de les aider «dès la semaine prochaine», sous forme de soutiens à la trésorerie mais aussi prises en charge de cotisations sociales, remboursements et exonérations de taxe sur le foncier non bâti. (3)

 

Sources :

 

(1) Video RT : http://rt.com/in-motion/190544-france-farmers-protest-sanctions/

(2) http://www.lafranceagricole.fr/actualite-agricole/legumes-fin-des-manifestations-dans-le-calme-en-bretagne-94074.html

(3) http://www.leparisien.fr/bretagne/legumiers-bretons-en-colere-le-foll-debloque-des-aides-des-la-semaine-prochaine-24-09-2014-4160351.php

 

. Jacquerie à Morlaix, Valls, en dialogue, promet des "poursuites judiciaires" (19-20 septembre 2014)

 

Récapitulatif historique et contexte des sanctions occidentales et des contre-sanctions russes :

 

- 27 juin 2013 : Snowden: un sénateur US prépare des sanctions contre Moscou

- 4 mars 2014 : Ukraine / Crimée : en direct le 4 mars. Les sanctions contre la Russie pourraient aboutir à une catastrophe économique pour l'union européenne

 

- 19 mars 2014: Sanctions contre la Russie: la France a beaucoup à perdre, avertit Nicolas Doze

- 21 mars 2014 : Sanctions US: pas de mesures de riposte pour le moment (Poutine)

- 7 août 2014 : La Russie répond aux sanctions économiques des Occidentaux, les Occidentaux reprochent à la Russie de répondre

- 3 septembre 2014 : Obama menace la Russie de nouvelles sanctions

- 8 septembre 2014 : Après Obama la semaine dernière... l'Union européenne approuve de nouvelles sanctions contre la Russie

- 12 septembre 2014 : Ces 1200 sociétés françaises qui pâtiront des sanctions économiques occidentales contre la Russie

- 18 septembre 2014 : Vladimir Poutine accuse l'Occident de violer les normes de l'OMC

- 20 septembre 2014 : Embargo: l'UE aura du mal à revenir sur le marché russe (Medvedev)


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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 22:11

Medvedev---l-UE-aura-du-mal-a-revenir-sur-le-marche-russe.jpgLes producteurs européens auront du mal à revenir sur le marché russe après l'expiration de l'embargo russe, a déclaré samedi à Moscou le premier ministre russe Dmitri Medvedev.

"Les sanctions ne sont pas pour toujours. Mais les anciennes niches des producteurs européens sur notre marché seront déjà occupées soit par nos propres producteurs, enfin je l'espère bien, soit pas d'autres producteurs étrangers. Nos partenaires européens ne pourront pas occuper les mêmes niches qu'avant. C'est le prix que l'Europe devra payer", a indiqué M.Medvedev dans une interview à la chaîne de télévision russe Rossia.

"Nous sommes des gens honnêtes. Nous respectons les contrats que nous avons signés, y compris avec nos partenaires d'Amérique latine et d'Asie. Ceux qui seront prêts à revenir sur notre marché, pourront détenir la part qui leur reste, pas plus", a conclu le premier ministre. (1)

Le Premier ministre russe a également assuré les entrepreneurs d'Asie et d'Amérique latine qui ont l'intention d'entrer sur le marché russe en remplaçant les fournisseurs européens. Dans le cas de la normalisation des relations de la Fédération de Russie avec l'Europe, leurs positions ne seront pas menacées, a assuré Medvedev. (2)

Le gouvernement russe a publié le 7 août dernier une liste des produits interdits d'importation en provenance des Etats-Unis, de l'Union européenne, de l'Australie, du Canada et de la Norvège, en réponse aux sanctions imposées contre Moscou. Décrétée pour une durée d'un an, cette interdiction concerne le bœuf, le porc, la volaille, le poisson, le fromage, le lait et les produits laitiers, ainsi que les légumes et les fruits.

Moscou a annoncé qu'il recherchait d'autres fournisseurs de produits alimentaires censés remplacer les importateurs occidentaux. L'Argentine, le Brésil, le Chili, le Pérou, l'Equateur, le Mexique, la Chine, la Turquie, l'Iran, Israël, le Maroc, la Biélorussie et d'autres pays ont souhaité substituer les pays frappés de sanctions sur le marché russe.

 

Ci-dessous, les produits alimentaires en provenance des EU, UE, Canada, Australie et Norvège interdits à l'importation en Russie :

 

Russie-Les-produits-US-UE-Canada-Australie-Norvege-interdi.png

 

Notes


(1) http://fr.ria.ru/world/20140920/202483847.html

(2) http://french.ruvr.ru/news/2014_09_20/LEurope-payera-pour-les-sanctions-Medvedev-5162/

 

. Ces 1200 sociétés françaises qui pâtiront des sanctions économiques occidentales contre la Russie

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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 11:21

 

zone-euro.jpg

Constatant un ralentissement des grandes économies mondiales, l'OCDE, organisation internationale de coopération et de développement économique, a jugé ce matin que "la persistance d'une croissance faible en zone euro était l'aspect le plus préoccupant", car elle crée une "divergence croissante" avec d'autres poids lourds mieux orientés (Etats-Unis, Japon, Chine).

 

Source: Le ralentissement de l'économie confirmé, Lefigaro.fr avec AFP et Reuters, Mis à jour le 15/09/2014 à 11:31 Publié le 15/09/2014 à 11:05

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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 15:39

Les dirigeants de l'Union européenne sacrifient les intérêts économiques des européens sur ordre d'Obama :

 

Sanctions-copie-1.jpg

 

Les nouvelles sanctions européennes contre Moscou, qui visent notamment à limiter le financement de l'économie russe, sont entrées en vigueur ce matin avec leur publication au Journal officiel de l'UE.

 

Elles prévoient aussi des mesures ciblées contre 24 personnalités russes et ukrainiennes accusées d'êtres impliquées dans le conflit en Ukraine.

 

Les sanctions bloquent le financement de la dette de trois compagnies pétrolières, Rosneft, Transneft et la branche pétrolière de Gazprom, Gazprom Neft, ainsi que trois du secteur de la défense, OPK Oboronprom, United Aircraft Corporation et Uralvagonzavod.


Il est désormais interdit aux citoyens et aux compagnies européennes d'accorder des crédits à Sberbank, VTB, Gazprombank, Rosselkhozbank et Vnechekonombank. 

 

Sont aussi visées neuf entreprises produisant des biens dits à double usage civil et militaire, avec lesquels les Européens ont interdiction de commercer.

 

Dans la liste des 24 personnes russes et ukrainiennes visées par un gel des avoirs et une interdiction de voyager dans l'UE, figurent Sergueï Chemezov, présenté comme un proche du président Vladimir Poutine, un vice-président de la Russie, Youri Vorobiov, plusieurs vice-présidents de la Douma: Vladimir Vasiliev, Ivan Melnikov et Igor Lebedev.


Les Etats membres de l'UE ont convenu d'élargir les sanctions sectorielles contre la Russie lundi dernier après qu'Obama ait annoncé de nouvelles sanctions contre la Russie le 3 septembre , mais ont mis plusieurs jours à s'entendre sur la manière d'adopter de nouvelles mesures contre Moscou. 

 

Ces Français qui risquent gros après les mesures anti-russes de l'Europe

 

Danone, Renault, Leroy-Merlin...

 

Les ténors tricolores qui ont fait de la Russie un marché phare ne manquent pas. Danone y réalise 11 % de son chiffre d’affaires - son premier pays au monde. La Russie est le deuxième marché d’Yves Rocher, et d’Auchan (81 hypermarchés, 130 supermarchés, 37 315 salariés). Leroy Merlin, autre entité de la galaxie Mulliez, y pousse aussi ses feux – le distributeur spécialisé a ouvert deux grosses plateformes de logistique en moins d’un an à Moscou.

 

Idem pour Alstom qui en 2010 a racheté 25 % du capital de TMH, leader russe de matériel ferroviaire. Le tandem vient d’inaugurer un nouveau tramway dans la capitale. En fusionnant avec Rosbank, la Société générale a fait de la Russie son deuxième marché dans la banque de détail. Quant au duo Renault-Nissan, il a finalisé cet été sa prise de contrôle d’Avtovaz, le fabricant des célèbres Lada, consolidant ses positions sur un marché clé pour l’Alliance.

 

L'Europe à côté de la plaque ?

 

Quid du business si Poutine durcit le ton? Dans l’agroalimentaire, l’embargo russe sur les produits occidentaux, décrété cet été, mobilise Bruxelles et pourrait coûter cinq milliards d’euros d’échanges par an, selon un document récemment présenté à la Commission. Ailleurs, la facture risque aussi d’être salée. "Trop sûre d’elle, l’Europe a raté le coche au milieu des années 2000 – quand Poutine était « fréquentable » - pour encadrer des secteurs comme la défense ou l’énergie, tacle Dominique Fache, président de la Fondation Sophia-Antipolis et ex-patron de l’énergéticien Enel en Russie. Aujourd’hui, avec ses sanctions, elle est à côté de la plaque. Les entreprises se retrouvent en première ligne."

 

Ainsi, Total pourrait voir le financement de son projet de Yamal, de gaz naturel liquéfié dans l’Arctique, menacé. Cet investissement de 27 milliards de dollars devrait faire de la Russie la première zone de production du Français dès 2020. Fin août, Christophe de Margerie, associé au Russe Novatek et au chinois CNPC, se montrait confiant: en cas de pépin, les banques chinoises prendraient le relais. La semaine dernière, le PDG de Total, partisan d’un "dialogue constructif", a préféré rallié l’aréopage de grands patrons venus plaider la cause française à l’ambassade de Russie, à Paris.


Aucune société française ne pliera bagage

 

"Nous ne devons pas nous laisser persuader que la Russie est un ennemi, d’autant que notre approvisionnement en énergie dépend en grande partie de ce voisins." déclarait-il alors au quotidien allemand Süddeutsche Zeitung. "Pour les entreprises, la crise ukrainienne s’ajoute à la crise économique. C’est la double peine" note Emmanuel Quidet. Les tensions diplomatiques ont chahuté le rouble - et par ricochet les résultats semestriels d’Auchan (-11,5 %).

 

La prévision de croissance du pays pour 2015 vient d’être divisée par deux (1 %, après 0,5 % en 2014), tandis que la consommation dégringole. Rude pour une marque comme Renault –premier constructeur étrange– dont les immatriculations russes ont chuté de 9% sur les sept premiers mois de l’année, un peu mieux que le marché, quand celles d’Avtovaz plongeaient de 16%.

 

Pour autant, promet Emmanuel Quidet, aucune entreprise française n’envisage de plier bagages. "Il ne faut pas perdre son sang-froid, plaide Dominique Fache, On l’a vu au moment de la crise financière de 1998 : c’est lors de crises que l’on fait les meilleures affaires." Bruno Lafont en est visiblement convaincu : "Ce pays signifie beaucoup pour nous, martelait le PDG de Lafarge lors de l’inauguration d’une usine à Moscou en mai, en pleine crise diplomatique. Construire une cimenterie c’est pour cinquante ans." En attendant, il va falloir faire le dos rond.

 


Source: http://www.challenges.fr/entreprise/20140912.CHA7668/ces-francais-qui-risquent-gros-apres-les-mesures-anti-russes-de-l-europe.html

 

Suite au renforcement des sanctions occidentales, les sanctions n'ont jamais apporté les résultats attendus par ceux qui les décrètent, a prévenu aujourd'hui Vladimir Poutine à la télévision publique en marge d'un sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) à Douchanbé.

"Les sanctions comme instrument de politique extérieure (sont) peu efficaces et n'ont jamais apporté les résultats attendus", a déclaré le président russe.

 

Sanctions-riposte-russe.jpg

 

Moscou a préparé la riposte. La Russie a préparé une nouvelles liste de produits qui seront interdits d'importation en cas de nouvelles sanctions occidentales, mais espère que cela ne sera pas nécessaire, avait déclaré hier à Samara l'assistant du président russe Andreï Belooussov. "Le ministère russe du Développement économique a déjà préparé une liste de produits (qui seront visés par un embargo russe). Mais j'espère que la raison l'emportera et que nous ne serons pas obligés d'adopter ces mesures de rétorsion", indiqua-t-il.

 

"Il y a des produits non agricoles pour lesquels nos partenaires européens dépendent plus de Moscou que Moscou ne dépend d'eux. Il s'agit notamment des importations de véhicules..., surtout de véhicules d'occasion, et de certains produits de l'industrie légère que nous sommes déjà capables de produire nous-mêmes, par exemple de certains types de vêtements", a-t-il ajouté.

 

Lire aussi : La Russie répond aux sanctions économiques des Occidentaux, les Occidentaux reprochent à la Russie de répondre

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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 08:30
Photo : Belkacem veut garder le cap... Elle ne croit pas si bien dire !

 

Il fallait s'y attendre, aucun des objectifs réaffirmés en juin lors de la loi de finances rectificative ne sera tenu. Le gouvernement est confronté à un grave dérapage du déficit public.

 

A quelques jours de la présentation du projet de loi de finances pour 2015, le ministre des finances, Michel Sapin, accompagné du secrétaire d'Etat chargé du budget, Christian Eckert, a dévoilé ce matin, les prévisions révisées de croissance, d'inflation et de déficit public pour 2014 et 2015.

 

La prévision de croissance pour 2014 est révisée à 0,4 % et celle de 2015 à 1 % contre 1,7 % prévu au printemps.

La prévision d'inflation pour la France est révisée à - 0,5 % en 2014 et + 0,9 % en 2015.

Le déficit public devrait se situer à 4,4 % du PIB (au lieu des 3,6 % prévus dans la loi de finance puis des 3,8 % prévus dans le programme de stabilité)

 

Le manque à gagner pour les comptes publics s'élèvera à 2 milliards d'euros en 2015. Pour compenser ces 2 milliards d'économie qui ne seront pas réalisées, le gouvernement s'engage à réaliser 1 milliard d'économies supplémentaires par une réduction des dépenses de l'Etat et de ses opérateurs. Le gouvernement envisage également des économies grace au ralentissement des dépenses de santé.

 

Source : Le Monde, Le gouvernement confronté à un grave dérapage du déficit public, 10.09.2014 à 09h22 • Mis à jour le 10.09.2014 à 09h23 http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/09/10/le-gouvernement-confronte-a-un-grave-derapage-du-deficit-public_4484822_3234.html

 

 

Lundi 24 mars 2014, malgré la déroute du gouvernement la veille au premier tour des élections municipales, Najat Vallaud-Belkacem indiqua qu'elle ne croyait pas à un "changement" de politique du gouvernement. Selon elle, l'exécutif devait "tenir le cap".

 

 

Quant à François Hollande quelques mois auparavant, le 8 novembre 2013, lors d'une visite au siège de la Banque mondiale à Paris, il déclara : "Je confirmerai la stratégie qui est la nôtre, le cap qui est le mien".

 

On voit le résultat !

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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 14:02

Les européens sont de vilains résistants au Nouvel Ordre Mondial de la dette... La croissance est à l'arrêt en zone euro (1) avec une croissance nulle au deuxième trimestre selon Eurostat (l'office européen de statistiques), une prévision de croissance pour 2014 pour la zone euro revue à la baisse de 1% à 0,9%. Acceptez donc votre propre esclavage et mettez-vous vous mêmes les chaînes aux pieds semble être le commandement des oligarques.

 

La contre-performance européenne montre que "l'activité économique de la zone euro a souffert au deuxième trimestre de l'accroissement des tension géopolitiques, en particulier la crise russo-ukrainienne, qui a pesé sur l'investissement" a souligné Howard Archer, d'IHS Global Insight. Dans le détail, les investissements des entreprises ont diminué de 0,3% au deuxième trimestre quand les dépenses de consommation des ménages ont augmenté de 0,3%.

A l'exception de l'Espagne qui réalise sa meilleure performance depuis fin 2007 (+0,6%), les grands pays du noyau dur de la zone euro ont enregistré de mauvaises performances, au premier rang desquels l'Allemagne avec une baisse de 0,2% du PIB confirmée par Eurostat. Les chiffres pour l'Italie sont jugés plus inquiétants, qui a vu son PIB reculer de 0,2% après une précédent recul de 0,1%, tout comme ceux de la France dont le PIB stagne comme au premier semestre.

 

La Banque Centrale Européenne (BCE) a révisé hier à la baisse ses prévisions de croissance du produit intérieur brut (PIB) de la région pour 2014 et 2015. Elle a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour 2014 et 2015, à respectivement 0,9% et 1,6% , et corrigé à la hausse celle pour 2016 à 1,9%. (2)

La baisse de l’activité au cours du deuxième trimestre tient en grande partie aux mauvaises performances du commerce extérieur. Alors même qu’il est encore trop tôt pour y voir un éventuel impact de l’embargo décrété à l’encontre de la Russie, la progression des exportations a été « inférieure » à celle des importations, explique Destatis. Les investissements ont également pesé sur l’activité allemande. (3)

 

 

Pour relancer la croissance, la Banque centrale européenne (BCE) a également abaissé hier ses taux d'intérêt pour la septième fois en moins de trois ans son principal taux directeur à 0,05%, le plus bas niveau de son histoire. La dernière baisse, à 0,15%, datait de juin.. Elle offre ainsi un argent gratuit aux banques et supporte une partie de leur risque de crédit. À charge pour elles de prêter aux ménages et aux entreprises pour qu’ils relancent la machine économique aujourd’hui menacée par la déflation. En parallèle elle renforce son arsenal de mesures afin de ranimer l'économie, sans aller toutefois jusqu'à briser le tabou du financement direct des États qui devrait bientôt sauter dans le meilleur des Mondes du Nouvel Ordre Mondial...

 

La BCE se fait banque de l'économie réelle

 

Pour la première fois de son histoire elle va jouer les banques privées, ou presque. Quel miracle ! L'institution « va acheter un large portefeuille de titres adossés à des titres de créances (ABS) », des produits financiers qui permettent à une banque de transformer les crédits qu'elle fait en argent.

 

En les achetant la BCE se fait le banquier du ménage qui acquiert un appartement ou prend un crédit-bail pour sa voiture, ou de l'entreprise qui s'endette pour remplacer ses machines. Concrètement, les banques devraient être poussées à octroyer des crédits puisqu'elles ont la possibilité de pouvoir se débarrasser du risque auprès de la BCE via des ABS.

 

Le dernier tabou qui devrait bientôt sauter (règne usurier de la dette oblige...) : financer les États à quelques conditions...

 

La BCE a mis un pied jeudi dans ce que la planète finance appelle le « QE » (quantitative easing), l'assouplissement quantitatif, qui voit une banque centrale prêter à l'économie réelle. L'institution de Francfort va, bien qu'indirectement, prendre à son compte des créances au secteur privé.

 

Mais, et c'est là le dernier tabou en particulier pour l'Allemagne: la BCE ne franchit pas le pas d'acheter la dette émise par les États, comme au Japon et aux États-Unis (4) et dans toute économie dirigée néo-communiste (Cf. Lire le "libéralisme" capitaliste s'est mué en communisme planétaire, une immense prison...)

 

La BCE, qui n'a déjà pas eu l'unanimité pour les mesures annoncées jeudi, « met tout sur la table pour ne pas en arriver là », juge Frederik Ducrozet, économiste chez Crédit Agricole CIB.

 

La baisse généralisée et durable des prix, dans laquelle les acteurs économiques reportent achats et investissements pour aboutir au blocage de l’économie, est le cauchemar des gouvernements. La spirale déflationniste frappe le Japon depuis quinze ans... malgré l'achat des dette de l'état nippon par la banque centrale du Japon.

 

La Fed américaine mais aussi les banques centrales japonaise et anglaise, ont sorti l’arme atomique pour combattre cette menace. Elles font tourner la planche à billets en rachetant des dettes d’État (et privé). La déflation s’éloigne mais des bulles spéculatives (notamment immobilières) sont à craindre.

 

L’Europe n’y a pas recours. Au sein de la BCE, les Allemands y sont hostiles nous dit-on. Surtout si aucun effort budgétaire et aucune réforme structurelle (assouplissement du marché du travail par exemple... possibilités de licencier sans retenue, salaires de misère...) ne sont réalisés par les gouvernements de la zone euro.

 

http://static2.dmcdn.net/static/video/436/285/14582634:jpeg_preview_medium.jpg?20110829143624Bandes de brigands plongés dans les ténèbres de l'obscurantisme, validez donc vous-mêmes l'esclavage moderne tout en vous mettant les menottes aux poignets et les chaînes aux pieds !

 

La Banque centrale européenne doit racheter les dettes des états, faire comme n'importe quelle banque d'état, prêter de l'argent à l'Union européenne, faire de l'argent gratuit..., puisqu'on vous le dit ! Dormez braves gens...

 

De toutes façons, les djihadistes sont aux portes de l'Europe, n'est-ce pas ?!...

 

Notes

 

(1) http://www.itele.fr/monde/video/croissance-a-larret-pour-la-zone-euro-92335

(2) http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2014/09/04/97002-20140904FILWWW00213-zone-euro-previsions-de-croissance-en-baisse.php

(3) http://www.lesechos.fr/monde/europe/0203703483721-la-zone-euro-en-croissance-nulle-au-deuxieme-trimestre-1033032.php

(4) http://www.ouest-france.fr/zone-euro-ce-que-la-bce-veut-faire-pour-relancer-la-croissance-2798114

 

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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 10:21

Le dollar bientôt détrôné?

 

"La stratégie de sanctions des Etats-Unis vis-à-vis de la Russie et d'autres pays pourrait faire perdre au dollar son statut de principale monnaie internationale", selon le blog de Ron Paul, ex-candidat à la présidentielle américaine et conservateur, écrit mardi le quotidien Rossiïskaïa gazeta.

"La décision des USA d'adopter des sanctions contre la Russie est une grave erreur et ne conduit qu'à l'escalade de la situation, qui se soldera par un préjudice pour l'économie américaine. Il est difficile d'évaluer l'effet des sanctions sur le dollar à court terme, mais à long terme elles pourraient être un nouveau pas vers la diminution du rôle du dollar comme monnaie mondiale", affirme Ron Paul.

"Les Etats-Unis cherchent à entraîner les pays de l'UE dans leur politique de sanction mais compte tenu de l'ampleur des échanges commerciaux entre l'UE et la Russie, ces restrictions pourraient nuire aux Européens au moins autant qu'à la Russie. En même temps, en exigeant des banques européennes de coopérer, les USA leur font souvent payer des milliards de dollars pour des infractions qui concernent des sanctions américaines déjà adoptées contre d'autre Etats.
Les banques de l'UE sont fatiguées de ce rôle de policier gratuit au profit des USA, ainsi que de la législation fiscale de plus en plus sévère. Leur clientèle diminue progressivement aux USA", estime le républicain.

http://img.over-blog.com/500x297/0/51/99/49/Juin-2014/Banque-du-nouveau-developpement--Les-BRICS-mettent-en-plac.png
 

"Banque du nouveau développement" : Les BRICS mettent en place une alternative au FMI et à la Banque mondiale

Selon Ron Paul, les sanctions pousseront également la Russie à se rapprocher du groupe des Brics: "La Russie et la Chine signent déjà des accords pour le passage aux transactions mutuelles en monnaies nationales. La Russie, la Chine et l'Afrique du Sud produisent près de 40% de l'or mondial, ce qui pourrait jouer un rôle crucial en cas de création d'une devise avec un équivalent or dans le cadre de ce groupe. Si cette tendance se maintenait, les positions du dollar continueraient de s'affaiblir".

"Les politiciens américains ne comprennent pas que la politique d'hégémonie, y compris à l'égard des alliés, et la dévaluation progressive du dollar ont entraîné la création de l'euro, les efforts de la Chine à internationaliser sa monnaie et la conclusion d'accords monétaires et commerciaux à travers la planète. Le monde est fatigué de subventionner l'immense dette du gouvernement américain, de produire et d'exporter ses produits pour recevoir en échange une monnaie qui perd de sa valeur de jour en jour", souligne l'auteur.

"Si l'administration Obama et ses collaborateurs continuaient à adopter des sanctions contre tout pays dont les actions ne sont pas appréciées par les USA, de plus en plus de pays éviteront d'effectuer les opérations en dollars, ce qui affaiblira cette monnaie", conclut Ron Paul.

 

Source: http://fr.ria.ru/presse_russe/20140812/202115058.html

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10 août 2014 7 10 /08 /août /2014 13:02

De-dollarisation_yuan.jpg

La dé-dollarisation s'accélère - L'accord de change de devises Chine / Russie complet

 

Les 3 derniers mois ont vu les plans russes de "dé-dollarisation" s'accélérer. D'abord les clients de Gazprom se changent en euros et renminbi, puis des accords d'échange des monnaies britannique et chinoise, alors l'allié de l'OTAN la Turquie rompt les liens et réfléchit à la dé-dollarisation, la Suisse saute dans les accords d'échange de devises, et les BRICS créent leur propre moyen de financement non basé aux Etats-Unis, et enfin cette semaine, les oligarques russes ont changé leur trésorerie à Hong Kong. Mais cette semaine, comme le rapporte RT, les banques centrales russes et chinoise ont convenu d'un projet d'accord de change, ce qui leur permettra d'accroître le commerce des monnaies nationales et de réduire la dépendance au dollar américain dans les paiements bilatéraux. "L'accord stimulera davantage le développement des échanges directs en yuan et roubles sur les marchés de la Russie et de la Chine en devises nationales", a déclaré le régulateur russe.

 

Source: http://www.zerohedge.com/news/2014-08-09/de-dollarization-accelerates-chinarussia-complete-currency-swap-agreement

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3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 14:13

Le "libéralisme" capitaliste s'est mué en communisme planétaire, une immense prison... :

USA---Quand-le-capitalisme-tourne-au-communisme.jpg

"L’Empire américain est doublement engagé, au plan économique et monétaire d’une part et au plan stratégique et géopolitique d’autre part, pour tenter de ralentir son déclin, dans une entreprise systématique de destruction de ses adversaires comme de ses supposés « alliés ».

Au plan économique et monétaire, les manipulations domestiques et internationales auxquelles se livrent les USA (via leur Federal Reserve et leurs grandes banques « too big to fail ») sur la plupart des paramètres (statistiques faussées) et des actifs (monnaie, taux d’intérêt, actions, obligations, etc. « dirigés ») ne sont plus à démontrer, de telle sorte qu’il n’y a plus un seul marché libre dans le monde entier dont on puisse connaitre précisément la situation réelle !

 

Quant au plan stratégique et géopolitique, les USA, visant à empêcher toute alliance entre l’Europe et la Russie (toujours leur obsession du contrôle du « heartland » eurasien !) comme à saboter l’émergence de toute solution pacifique au Moyen Orient avant que ce soit le tour de l’Asie, installent des conflits régionaux qui nécessairement prendront suffisamment d’ampleur pour qu’ils auto-détruisent les Etats qui s’y laissent entrainer.

 

Raisons pour lesquelles Israël a reçu des USA carte blanche afin de poursuivre l’occupation et la destruction de la Palestine comme de son peuple et l’Ukraine idem à l’égard de la partie de sa population russophone réclamant son indépendance. Tout cela permettant aux Américains, au mépris du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et d’autres règles internationales élémentaires, de sanctionner ceux des Etats du Moyen Orient qui soutiennent encore les Palestiniens et la Russie accusée de s’ingérer dans la question ukrainienne, alors même que depuis des années les USA ne font rien pour trouver une solution à la situation israélo-palestinienne et qu’ils mettent en place l’encerclement de la Russie par l’OTAN, tout en organisant coup d’Etat sur coup d’Etat en Ukraine et ailleurs.

Nous ne nous prononçons évidemment pas sur le point de savoir qui a raison ou a tort dans ces conflits (les Israéliens ou les Palestiniens, les Russes ou les Ukrainiens) mais seulement sur la méthode employée par les USA pour les créer et les envenimer dans le seul but d’empêcher toute coexistence pacifique internationale selon la pratique vieille comme le monde consistant à diviser pour régner.

 

... D’ailleurs, les USA se moquent évidemment des Israéliens comme des Ukrainiens, qui ne sont que des pions sur leur échiquier, ce qu’ils visent c’est la déstabilisation la plus radicale possible et par tous moyens de l’ensemble des pays arabes du Moyen Orient et de la Russie, en grande partie pour éviter de perdre leur contrôle direct ou indirect des ressources gazières et pétrolières internationales qui sonnerait le glas de leur pétrodollar. Ce qui n’est pas nouveau puisque les guerres, les dissimulations et les provocations américaines (qui ont tué des centaines de milliers de personnes) en Afghanistan, Irak, Syrie, Libye, Soudan, ex-Yougoslavie, etc., ont amplement démontré tout cela. Sans oublier l’intérêt plus récemment manifesté par les USA de faire cesser les achats de gaz et de pétrole russes par l’Union européenne, qui pourrait alors constituer un nouveau marché pour les exportateurs de gaz et de pétrole de schistes US permettant ainsi de rentabiliser cette technique qui ne l’est pas encore, tout en accroissant la dépendance globale de l’Europe vis-à-vis des USA et en renchérissant très fortement le coût de l’énergie en Europe (ce qui la fera se tenir « tranquille » et permettra ensuite à Washington de s’occuper du « cas » chinois !).

Heureusement que la Russie, après son opération éclair de récupération de la Crimée avec l’accord majoritaire de la population locale, où elle ne pouvait pas accepter de laisser l’OTAN et la flotte US s’installer à Sébastopol sa base historique stratégique peuplée de nationaux russes depuis Catherine II, s’abstient pour le moment d’intervenir militairement en Ukraine. Ce qui est plutôt responsable, contrairement à la propagande occidentale visant à la faire passer pour l’agresseur et compte tenu du massacre des russophones ukrainiens qu’elle ne défend pas militairement alors qu’elle serait fondée à le faire. Retenue de la Russie qui risque de ne pas durer si l’Union européenne n’aide pas à trouver une solution fédérale permettant de faire vivre ensemble tous les Ukrainiens ou bien de les séparer en deux Etats. Etant donné qu’il n’y a rien à attendre de l’ONU, de l’OSCE et autre « machin » (pour reprendre l’expression gaullienne) qui ne servent à rien dans la prévention ou la résolution des conflits puisque, comme la plupart des autres organisations internationales (FMI, Banque mondiale, etc.), elles sont alignées sur les USA (sur le territoire desquels elles sont généralement installées et qui payent l’essentiel de leur budget ou bien obtiennent la majorité de leurs droits de vote).

 

Nous allons donc assister à de plus en plus de coups tordus (comme la destruction de l’avion de la Malaysian Airlines dans laquelle Moscou n’a pas de responsabilité étant donné que c’est probablement un missile sol/air de l’armée ukrainienne ou tiré depuis un avion de chasse de l’armée ukrainienne – peu importe d’ailleurs sauf pour les malheureuses victimes et leurs proches puisque la vérité restera cachée – qui l’ont abattu pour en « faire porter le chapeau » à la Russie voire justifier une intervention de l’OTAN sur le terrain en Ukraine contre les « terroristes de Donetsk ») et au développement de conflits de toutes natures dans l’ensemble Afrique, Moyen Orient, Balkans, Caucase, Europe, Russie, dont les USA espèrent rester relativement indemnes puisque leur « pays-continent » largement sanctuarisé (sauf du terrorisme international) en est suffisamment éloigné. Mais qui nécessairement provoqueront chez eux une rechute en récession, laquelle est probablement à leurs yeux secondaire par rapport au risque de perdre leur hégémonie mondiale. Cette stratégie américaine du pire n’a en réalité pas d’avenir, parce que tôt ou tard les BRICS et beaucoup d’autres pays situés sur les cinq continents parviendront à remettre en cause l’hégémonie impériale US, mais permet aux USA de gagner de temps tout en occasionnant beaucoup de dégâts aux autres pays. Ce qui permettra aussi aux dirigeants des USA d’expliquer à leur opinion publique le krach boursier, qui pourrait se produire en octobre-novembre 2014 (au moment des élections de mi-mandat qu’Obama et les « Démocrates » perdront) voire avant, en le mettant sur le compte de la « méchante » Russie ou de la « méchante » Chine ; alors qu’il ne sera la conséquence que de l’exubérance irrationnelle de leur propre politique monétaire de Quantitative Easing ultra-keynésienne et des manipulations par les principaux acteurs de Wall Street.

Indépendamment de leurs politiques de déstabilisation globale, les USA font l’objet d’une régression antidémocratique gravissime parce qu’ils sont devenus un Etat policier quasi dictatorial orwellien, dans lequel la NSA et autres services secrets et de renseignement installent « Big Brother » en écoutant et en fichant tant leurs concitoyens que les ressortissants du monde entier avec la collaboration active des sociétés privées d’informatique, de communication, d’internet et des technologies de l’information peu regardantes en matière d’éthique. C’est George Bush Junior qui a entamé ce processus mais c’est Obama qui le développe sans aucun état d’âme alors qu’il était supposé rétablir les libertés démocratiques. Idem pour la façon dont les USA disent le droit international et le font appliquer, alors qu’aucun texte juridique mais seulement leur usage de la force les y autorise. A cet égard, on se demande sur quelle base légale internationale prennent-ils des sanctions individuelles ou collectives contre ceux qu’ils veulent pénaliser (les banques suisses, BNP-Paribas et autres entreprises par exemple) ou exclure (l’Iran, la Russie et consorts par exemple) des relations économiques et politiques internationales ?

Si la plupart de leurs supposés « alliés », l’Union européenne au premier chef (comme la France l’avait fait au temps de Charles de Gaulle), au lieu de se coucher devant les diktats US, refusaient les pratiques illégales des USA, ils devraient les cesser. L’Union européenne doit donc impérativement faire preuve de résistance en rejetant le traité de libre-échange transatlantique, le Facta ou autre mécanisme de contrainte des banques non américaines et exiger le démantèlement de l’OTAN sur son territoire ou sortir de son commandement intégré. Parce qu’au rythme où vont les choses, si l’on ne coupe pas le « cordon ombilical » avec eux, les USA nous entrainerons tous vers le chaos et la tyrannie.

 

Source et suite : http://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2014/07/29/les-usa-pour-tenter-de-ralentir-leur-declin-entrainent-le-monde-vers-le-chaos-et-la-tyrannie-p-leconte/ 

 

. 150e anniversaire - De Gettysburg à Goldman Sachs : D'un monde libre à un monde communiste...

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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 10:12
De-Dollarization Spreads: Swiss & Chinese Central Banks Enter Swap Agreement 

Essai de traduction Christ-Roi

Banque-centrale-chinoise.jpg

Banque centrale chinoise

Banque-centrale-suisse.jpg

Banque centrale suisse

La dédollarisation se répand : Les banques centrales suisse et chinoise entrent dans un accord d'échange

La Banque nationale suisse et la Banque populaire de Chine ont conclu un accord d'échange de devises cette semaine. Si ce n'est pas un énorme changement de tendance à court terme, il démontre que nos prévisions d'une Chine devenant la plus grande économie et la prochaine capitale financière du monde où l'Europe et les Etats-Unis explosent eux-mêmes à côté par défaillance du socialisme sont sur ​​la bonne voie. Cet accord permettra aux deux banques centrales d'acheter et vendre leurs devises dans une limite de 150 milliards de renminbi, soit 21 milliards de francs suisses (23,4 milliards de dollars).
L'accord permettra également à la banque centrale suisse d'investir un peu de son énorme accumulation de réserves de change dans le marché obligataire chinois.

La BNS basée à Zurich, a déclaré que l'accord permettra de renforcer la collaboration entre elle et son homologue chinoise et est "un élément requis clé pour le développement d'un marché renminbi en Suisse". Il pourrait également faciliter le commerce et les investissements entre les deux pays, a déclaré la banque centrale chinoise : "condition essentielle pour le développement d'un marché renminbi en Suisse."  Ceci démontre que la Chine bouge dans la bonne direction.

Source: http://armstrongeconomics.com/2014/07/24/swiss-chinese-central-banks-enter-swap-agreement/ via http://www.zerohedge.com/news/2014-07-25/de-dollarization-spreads-swiss-chinese-central-banks-enter-swap-agreement

 

 

. "Réunion russe-chinoise de dé-dollarisation" (20 mai 2014) : La Chine et l'Iran prêts à abandonner le dollar USD dans le commerce bilatéral

. Dé-dollarisation : Mise à mort du dollar (Pierre Hillard)

. "Dé-dollarisation" - La Chine démarre le 19 juin 2014 le Commerce direct avec le Royaume-Uni

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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 12:32

 

Banque-du-nouveau-developpement--Les-BRICS-mettent-en-plac.png

Le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et Afrique du Sud, autrement dit les « BRICS », se sont réunis lundi dernier (14 juillet Ndlr.) lors d’un sommet dans la ville de Fortaleza, au Brésil, au cours duquel ils ont décidé de créer une banque de développement et un fonds de réserve de crise pour disposer d’une alternative au FMI et à la Banque mondiale. Les BRICS estiment que ces deux dernières défendent trop les intérêts des pays occidentaux. La Chine, la seconde économie mondiale, dispose encore de moins de droits de vote au FMI que la Grande-Bretagne.

 

La New Development Bank aurait son siège à Shanghaï, et elle serait dotée d’un capital de départ de 50 milliards de dollars qui serait par la suite porté à 100 milliards de dollars pour financer des projets d’infrastructure. Un « centre régional » de la banque serait également basé en Afrique du Sud.

 

Le fonds, quant à lui, disposerait d’une réserve de 100 milliards de dollars, et il pourrait être mobilisé pour aider les pays en difficulté. Cependant, il faudra attendre 2 ans avant que ces nouvelles institutions soient opérationnelles, étant donné qu’elles doivent être ratifiées par les 5 nations qui composent les BRICS.

 

La Banque sera dirigée selon le principe d’une présidence tournante ; le premier président nommé sera Indien. Le Brésil devrait diriger le conseil de direction de la banque, tandis que la Russie assurera la présidence de son conseil de gouvernance.

 

Le président russe Vladimir Poutine a saisi l'occasion pour rappeler que son pays avait fait les frais de nouvelles sanctions de la part des États-Unis et de ses alliés occidentaux :

 

Ensemble, nous devons envisager une série de mesures qui pourrait empêcher le harcèlement de pays qui ne sont pas d'accord avec certaines décisions politiques des États-Unis et leurs alliés ».

 

Aujourd’hui (16 juillet Ndlr.), les dirigeants des BRICS se réuniront dans la capitale brésilienne Brasilia à l’occasion d’un nouveau sommet auquel sont également conviés des dirigeants des pays de l’Amérique du Sud, pour trouver des solutions visant à réduire l’influence des Etats-Unis dans la région. Le président vénézuélien Nicolas Maduro, la présidente argentine Cristina Kirchner, et le président équatorien Rafael Correa ont notamment été conviés.

 

Il sera notamment question de faire bénéficier l’Argentine des nouveaux mécanismes financiers créés par les BRICS. Ceux-ci pourraient éventuellement éviter au pays de faire une nouvelle fois défaut sur 1,3 milliard de dettes dues à des hedge funds que la présidente Kirchner qualifie de « vautours », après que la Cour Surprême américaine a statué que le pays devait exécuter ses obligations.

 

Source: http://www.express.be/business/fr/economy/les-brics-mettent-en-place-une-alternative-au-fmi-et-a-la-banque-mondiale.htm

 

. Le Saint-Siège réclame la fin des « fonds vautours » (Mgr Tomasi au Conseil des droits de l’homme à Genève)

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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 14:22

 

Hollande--La-reprise-est-la--elle-est-trop-fragile-le-14-j.png

 

Il y a un an, le 14 juillet de l'année dernière, François Hollande avait déclaré "la reprise est là". Un an après, il a répété son mantra mot pour mot : "la reprise est là" dans un entretien à l'Elysée à l'occasion du 14 juillet, en ajoutant que nous étions "sortis de la crise" : 

 

"Nous sommes sortis de la crise. Ce que l'on a appelé la crise de la zone euro. Et l'année dernière, c'est vrai, exactement à la même place, j'ai dit la reprise est là. La reprise, elle est là, mais elle est trop fragile, trop hésitante, trop vulnérable. Au-delà des chiffres, on n'est plus dans la récession, on n'est pas dans la crise, on est dans une faible reprise", a précisé le dictateur.

 

 

Au cours de cet entretien, François Hollande a évoqué sa promesse non tenue, l'inversion de la courbe du chômage :

 

"Ce n'est pas venu", a-t-il reconnu. "C'était un objectif qui a permis de mobiliser tout le monde."

 

. François Hollande ou la crise qui prend fin tous les six mois

. Moscovici : «La reprise est là, la confiance va suivre» (13 octobre 2013)

. François Hollande : «Le temps de la reprise est là» (le 8 octobre 2013)

. "La reprise est là" (François Hollande, le 14 juillet 2013)

. Moscovici annonce un début de reprise de l'économie (10 juillet 2013)

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 09:38

Après la banque française BNP Paribas, c'est au tour des banques allemandes Commerzbank et Deutsche Bank d'être dans le collimateur des autorités américaines au sujet de transactions avec des pays sous embargo, au risque de créer de nouvelles tensions entre l'Europe et les Etats-Unis.


Le département de la Justice et plusieurs Etats ont entamé des négociations avec les deux banques en vue de conclure des arrangements financiers et de mettre fin à des enquêtes sur des transactions financières illicites, a-t-on appris de source informée.

 

Le "New York Times" a le premier révélé les discussions avec Commerzbank, en précisant qu'un accord pourrait intervenir dès cet été et porter sur au moins 500 millions de dollars (447 millions de francs) de pénalités.

Le montant serait largement inférieur à celui que BNP Paribas a accepté de payer la semaine dernière. La banque française a plaidé coupable et doit s'acquitter d'une amende de 8,97 milliards de dollars pour des violations des règles américaines d'embargo.

Comme la banque française, Commerzbank est accusée d'avoir effectué des opérations en dollars pour le compte de groupes opérant en Iran et au Soudan.


Reuters a rapporté le 1er juillet que Deutsche Bank, la filiale mexicaine Banamex de Citigroup et deux autres grandes banques françaises, Société Générale et Crédit Agricole, figuraient parmi les établissements faisant l'objet d'investigations aux Etats-Unis pour blanchiment présumé ou infraction supposée aux sanctions.

 

La sanction infligée à BNP Paribas a été perçue en Europe comme une volonté des Etats-Unis d'imposer leurs propres règles aux firmes et de juridictions étrangères. De lourdes sanctions contre Commerzbank, en partie nationalisée, risqueraient de mettre à l'épreuve les relations entre Berlin et Washington qui avaient été déjà mises à mal par l'affaire Snowden (et la révélation de la surveillance à grande échelle des communications des européens Ndlr.).

 

Source: http://www.romandie.com/news/Commerzbank-et-Deutsche-Bank-negocient-une-amende-aux-EtatsUnis/495204.rom

 

Que fait la Commission de Bruxelles ? A quoi sert l'Union européenne ?

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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 20:10

Gazprom prêt à abandonner le dollar et à régler les contrats avec la Chine en yuans ou roubles 

Il y a un peu plus d'un mois, lorsque la Russie a annoncé l'accord énergétique du "Saint Graal" très attendu avec la Chine , certains ont été déçus que malgré cet accord symbolique destiné à briser la mainmise du pétrodollar sur le reste du monde, ni la Russie, ni la Chine n'ait prévu des délais de modalités de paiement pour avoir le pas sur le dollar.
Ce faisant, ils ont admis que, bien que les deux nations désiraient se passer de la monnaie de réserve du dollar US , aucune n'était encore en mesure de fournir une alternative . Cela a changé assez radicalement du jour au lendemain lorsque  dans une petite déclaration remarquée, le directeur financier de Gazprom ('lentreprise de gaz russe Ndlr.), Andrey Kruglov, a prononcé les mots magiques (via Bloomberg) :

 

     GAZPROM est prêt à installer les contrats en Chine en yuan ou rouble (Directeur financier)

En d'autres termes comme les États-Unis peuvent se préparer ou pas à exporter du brut - une étape qui pourrait affaiblir le statut de monnaie de réserve du dollar pour les partenaires commerciaux en pétroles américains traditionnels pour trouver d'autres clients à l'importation qui paient en devises autres que le dollar - d'autres puissances au monde se préparent à répondre. Et une fois que le commerce bilatéral en roubles ou renminbi sera établi, le reste du monde de l'énergie suivra.

 

Mais attendez, il y a plus. Parce que Gazprom semblent maintenant dévoiler toutes ses "tangentes" qui devaient toucher le but en mai. Parmi les autres révélations de Kruglov, Gazprom est en pourparlers avec de Hong Kong et pèse l'émission d'obligations en yuans. Gazprom envisage également la vente d'obligations en dollars de Singapour, a déclaré à Moscou le directeur financier. Attendez, vous voulez dire qu'en aliénant et en décrétant l'embargo sur la Russie de l'Ouest (libellés en dollars USD et EURos) les marchés de financement, ont poussé le pays à se tourner vers son partenaire alternatif, la Chine et ainsi renforcer davantage encore le cadre de la prochaine alliance stratégique eurasiatique?

Mais attendez, il y a encore plus, car il ne s'agit pas seulement de Gazprom. Comme la banque centrale chinoise BPC l'a annoncé la nuit dernière, le gouverneur adjoint de BPC, Jin Qi et le vice-président de la banque centrale de Russie, Dmitry Skobelkin, ont conduit une réunion qui s'est tenue hier et aujourd'hui à Shanghai. La réunion a examiné la coopération sur le financement de projets et le commerce en utilisant les devises locales. La réunion a examiné la coopération dans la carte bancaire, l'assurance et la surveillance des secteurs financiers.

En d'autres termes, les banques centrales de la Chine et de la Russie ont discuté des moyens de remplacer le dollar par le rouble et le yuan. De la banque centrale chinoise :

 

 

Rétrospectivement, il deviendra tout à fait manifeste que l'héritage suprême du règne désastreux de M. Obama à l'échelle nationale et internationale, aura été d'avoir forcé les superpuissances émergentes clés du monde (dont nous n'envisageons certainement pas la faillite, par rapport à l'Europe insolvable) à abandonner le pétrodollar et à mettre fin au statut de réserve de la devise américaine.

 

Source: http://www.zerohedge.com/news/2014-06-26/gazprom-ready-drop-dollar-settle-china-contracts-yuan-or-rubles

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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 18:41

Photo : 14 juillet: pour François #Hollande, la

Le chômage augmente fortement en mai et bat un nouveau record

 

24.800 nouvelles personnes sans activité se sont inscrites à Pôle emploi en mai, soit une hausse de 0,7% par rapport au mois dernier. Ces chiffres «ne sont pas bons», reconnaît le ministère du Travail.

Le gouvernement avait bien préparé le terrain en annonçant dès ce matin que les chiffres du chômage pour le mois de mai ne seraient pas bon. Invité sur RTL, le ministre des Finances Michel Sapin avait en effet déclaré que la croissance au premier trimestre, qui est restée nulle, avait été «trop plate» pour faire «évoluer le chômage dans le bon sens». 
De fait en mai, le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A (sans aucune activité) augmente toujours et s'établit à 3,388 millions (+24 800, soit +0,7%). La hausse du mois de mai est encore plus forte que celle du mois d'avril (+14.800). Si l'on tient compte des trois catégories (AB et C), l'évolution est également de +0,7% (+34.300). Le nombre de demandeurs d'emploi de moins de 25 ans augmente légèrement (+2200). Toutefois sur un an, de mai 2013 à mai 2014, le nombre de demandeurs de moins de 25 ans en catégorie A, a diminué de -3,5%.   
Pour la première fois le ministère du Travail évoque dans son communiqué que les «chiffres ne sont pas bons. Ils sont le reflet d'une croissance plus faible que prévue au premier semestre qui entraîne des destructions nettes d'emplois marchands».

Source: http://www.lefigaro.fr/emploi/2014/06/26/09005-20140626ARTFIG00300-nouvelle-hausse-sensible-des-demandeurs-d-emploi-en-mai.php

 

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 18:21

L'échange direct de la livre sterling et du yuan sans utiliser le dollar américain comme intermédiaire a démarré hier.


De-dollarisation_yuan.jpg

 

La "dé-dollarisation" se poursuit - La Chine démarre le Commerce direct avec le Royaume-Uni

 

Après la réunion initiale de dé-dollarisation, il y a eu dans le monde entier une quantité de mouvements anti-dollar (incluant le changement de Gazprom de 90 % de paiement de ses clients en non-dollar). Cependant, sur les talons "de l'alliance anti-dollar" des discussions hier, DW rapporte que la Chine commencerait le commerce direct entre le renminbi (ou yuan - devise nationale chinoise Ndlr.) et la livre britannique jeudi (19 juin Ndlr.). Le système d'opération de change de la Chine (CFETS) a confirmé que le sterling et le yuan seront directement échangés sans utiliser le dollar américain comme intermédiaire.

 

Via DW

 

 Le Système de commerce et d'échange extérieur de la Chine (CFETS), a déclaré mercredi que la nation asiatique démarrera le commerce direct entre le renminbi et la livre sterling, jeudi. 

Sterling et yuan seraient directement échangés sans utiliser le dollar américain comme un intermédiaire, a noté la plate-forme de commerce.


"Le mouvement va promouvoir le commerce bilatéral et les investissements entre la Chine et le Royaume-Uni et facilitera l'utilisation du renminbi et de la livre dans le règlement des échanges transfrontaliers", a commenté CFETS.    


L'annonce mercredi est venue lors d'une visite au Royaume-Uni du Premier ministre chinois Li Keqiang et après la signature de divers contrats commerciaux bilatéraux.

    
La Grande-Bretagne pour sa part, a cherché à faire de Londres une plate-forme européenne d'échange de yuans à l'étranger en concurrence avec Francfort et Paris. La banque centrale de Chine a annoncé mercredi qu'une filiale de la Banque centrale de Chine a été choisie pour promouvoir l'activité du yuan à Londres.

 



Pour l'instant - il reste toujours l'Irak à commercer en dollars US...

 

Source: http://www.zerohedge.com/news/2014-06-19/de-dollarization-continues-china-starts-direct-trade-uk

 

La dé-dollarisation initiée par la Russie et la Chine avec l'accord gazier du 20 mai, est-elle un processus contrôlé par certaines élites oligarchiques occidentales qui a ses agents dans les banques russes ? Selon Pierre Hillard, "les oligarques américains semblent préparés à cette révolution, voire en être les initiateurs." Que Londres cherche à présent à promouvoir le yuan est un autre signal montrant que la City a peut-être acté la mort du dollar.

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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 22:40

Salariat-precarisation.jpgLa précarisation du salariat (fourniture d’une prestation par une personne, contre rémunération et lien de subordination juridique avec un employeur), cette invention du monde moderne qui avait prétendu libérer l'individu, se poursuit...

 

Dans une note pour ses collègues financiers, l'économiste Nicolas Doisy, « chief economist » dans la filiale du Crédit agricole consacrée aux finances et aux investissements,  l'avait annoncé  en juillet 2012 :

 

« François Hollande va devoir déplaire soit aux marchés financiers, soit à ses électeurs, puisqu'il est certain de ne pas parvenir à réconcilier les deux... C'est regrettable pour François Hollande mais la nécessité d'une libéralisation du marché du travail est le résultat direct de l'appartenance de la France à la zone euro. Aussi ne peut-on pas avoir l'une sans avoir l'autre. » (N. Doisy)

 

Dans cette note, N. Doisy expliquait que François Hollande, pris « entre la pression de ses électeurs et la pression des marchés », finira par supprimer les CDI, et libéraliser au maximum le droit du travail français. L’expert expliquait comment Hollande allait se servir de l’Union Européenne pour « imposer plus de flexibilité sur les travailleurs français ». « Non seulement François Hollande ne va pas tenir ses promesses électorales mais en plus c’est lui qui va devoir flexibiliser le marché du travail », avertissait-il.

 

Deux ans plus tard... L'attaque contre le CDI vient de la Cour de cassation avant sans doute l'intervention du Législateur qui viendra mettre à bas ce qui reste du droit social du salarié :

 

Votre patron va pouvoir modifier votre contrat de travail

 

Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 13/06/2014 à 10:52

 

La Cour de cassation considère désormais qu'un salarié ne peut plus refuser toute modification de son contrat voulue par l'employeur. Y compris une baisse de salaire, si elle reste mineure.

 

Un salarié ne peut plus refuser toute modification de son contrat de travail décidée unilatéralement par son patron. La Cour de cassation a modifié son point de vue dans un arrêt du 12 juin 2014. Alors qu'elle l'excluait formellement depuis de nombreuses années, elle juge désormais qu'un employé peut se voir imposer une modification de son contrat, à condition qu'elle n'empêche pas, objectivement, sa poursuite, et donc qu'elle soit mineure.

 

Il s'agit, de la part du juge, de l'introduction d'une certaine souplesse dans les relations employeur-employé, qui était absolument exclue jusqu'à présent.

 

La Cour jugeait invariablement que ce qui avait fait l'objet d'un contrat signé ne pouvait en aucun cas être modifié par une partie sans l'accord de l'autre. Elle admettait seulement que la modification refusée, si elle était nécessaire, puisse justifier un licenciement, mais avec indemnités.

 

Cette modification mineure, que le salarié doit désormais accepter, peut même porter sur des éléments essentiels, comme le montant de la rémunération. Ce que les juges considéraient jusque-là comme absolument intangible, sauf accord des deux parties pour la modifier. La Cour de cassation n'admettait même pas que le mode ou le montant de la rémunération prévus au contrat soient modifiés dans un sens favorable au salarié, sans l'accord exprès de celui-ci.


Le salarié ne peut plus s'estimer licencié

 

Si le changement n'est pas un obstacle à la poursuite des relations de travail dans des conditions normales, le salarié ne peut plus s'estimer licencié, ni demander aux prud'hommes de constater la résiliation de son contrat aux torts de son entreprise. Ceci lui donnait droit à des indemnités de licenciement et dommages-intérêts pour licenciement abusif.

 

"Il ne peut plus sauter sur l'occasion pour quitter l'entreprise avec indemnités", résume un magistrat. La Cour de cassation vient en l'espèce d'admettre qu'un patron impose à son salarié une baisse de son taux de rémunération, parce que cette baisse "représentait une faible partie de la rémunération".


 

Source: http://www.lexpress.fr/emploi/gestion-carriere/votre-patron-va-pouvoir-modifier-votre-contrat-de-travail_1550849.html

 

 

. Hollande va-t-il remettre en cause le CDI ?

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 22:18

BCE---Francfort.jpgLa présidence française de la zone France a annoncé mardi un vaste remaniement du cabinet de François Hollande avec les départs d'une demi-douzaine de conseillers et l'arrivée d'une économiste, qui n'hésitait pas encore récemment à éreinter la politique du gouvernement.

 

Hollande candidat fustigeait la finance internationale, Hollande président fait l'inverse et donne tout pouvoir à la finance internationale !

 

Laurence Boone, chef économiste de Bank of America, succèdera le 15 juillet à Emmanuel Macron dans ses fonctions de conseiller économique et financier, notamment sur les dossiers d'économie internationale et du G20.

 

Agée de 45 ans, Mme Boone est une économiste venue droit du monde de la finance internationale un temps pourfendu par le candidat François Hollande, qui n'hésitait pas encore récemment à éreinter la politique du gouvernement.

 

Elle fustigeait l'"absence totale de politique économique".

Elle écrivait par exemple le 26 mai dans le journal L'Opinion que Paris s'illustrait par une "absence totale de politique économique", et assénant que "sans présentation d'une stratégie économique crédible (...) la France dans trois ans, c'est 3 millions de chômeurs, 3-4% de déficit, une dette à 100% du Produit intérieur brut (PIB), des jeunes très diplômés qui continuent de s'installer à l'étranger".

 

Dans d'autres publications, elle a pris position pour davantage d'intégration européenne, plaidant pour "une union politique, un gouvernement et un budget de l'euro", financé par un impôt sur les sociétés harmonisé, et même une "assurance-chômage de la zone euro", ainsi qu'un contrat de travail européen. Elle estime qu' "en Europe, les Etats surendettés qui ont mal géré leurs finances devraient être sanctionnés en faisant faillite".


Invité le 6 mai dernier sur RMC et BFM TV, François Hollande interrogé sur son intention de combattre la finance, avait estimé avoir tenu sa promesse.. Avec cette nomination, il aggrave son cas !

 

 

. "La finance a été maîtrisée" : Pourquoi François Hollande a menti ?

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 12:34

Que la Russie ait fait pression pour que les accords commerciaux minimisent l'influence du dollar américain depuis le début de la crise en Ukraine (et avant) n'est pas un secret : ce qui a été largement couvert dans les pages de synthèse avant (voir Gazprom prépare l'émission "symbolique" d'obligations en yens chinois ; Alerte pétrodollars : Poutine se prépare à annoncer le "Saint Graal" de l'offre de gaz à la Chine; la Russie et la Chine s'apprête à signer" Saint Graal " offre de gaz ; 40 banques centrales prédisent quelle sera la prochaine monnaie de réserve ;  Du pétrodollar au yengaz, et ainsi de suite).

 ... La Russie pousse activement sur ​​des plans pour mettre le dollar américain dans le rétroviseur et le remplacer par un système de libre-dollar. Ou, comme on l'appelle en Russie , une "dé-dollarisation" du monde.

Citant des sources de presses russes,
La Voix de la Russie rapporte que le ministère des Finances du pays est prêt à donner le feu vert à un plan visant à augmenter radicalement le rôle du rouble russe dans les opérations d'exportation, tout en réduisant la part des transactions libellées en dollars. Les sources gouvernementales estiment que le secteur bancaire russe est «prêt à traiter le nombre accru des transactions libellées en roubles".

 

... Rien de ce que projette la Russie n'aurait concrètement une chance de mise en œuvre si ce n'était pas pour les autres pays de s'engageraient dans des relations bilatérales de libre-échange en USD. La recherche de ces pays cependant existe il ne sera une suprise pour personne que les deux qui ont déjà répondu d'une manière importante ne sont autres que la Chine et l'Iran.

Bien sûr, le succès de la démarche de Moscou pour basculer sur des roubles commerciaux ou d'autres monnaies de la région dépendra de la volonté de ses partenaires commerciaux à se débarrasser du dollar. Les sources citées par Politonline.ru ont mentionné deux pays qui seraient prêts à soutenir la Russie : l'Iran et la Chine. Vladimir Poutine se rendant à Pékin le 20 mai, on peut supposer que des contrats de gaz et de pétrole
seront signés entre la Russie et la Chine, libellés en roubles et yuans, pas en dollars.

En d'autres termes, d'ici une semaine devraient être annoncés non seulement l'accord gazier du "Saint-Graal " décrit précédemment entre la Russie et la Chine, mais également ses termes financiers, ce qui semble maintenant pratiquement certain d'être sréglé exclusivement en roubles russes RUB et en yens chinois CNY, non en dollars USD.

Et comme nous l'avons expliqué à plusieurs reprises dans le passé, plus l'antagonisme de l'ouest contre la Russie sera élevé, avec des sanctions économiques accrues, plus la Russie sera contrainte à quitter un système commercial libellé en dollar américain et dont un seul fait face à la Chine et l'Inde. C'est pourquoi l'annonce de la semaine prochaine, aussi révolutionnaire qu'elle sera très certainement, ne sera que le début.

 

Source: http://www.zerohedge.com/news/2014-05-13/russia-holds-de-dollarization-meeting-china-iran-willing-drop-usd-bilateral-trade

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 11:49

 

 

 

http://www.notre-ecole.net/wp-content/uploads/2014/04/le_nouveau_capitalisme_criminel.jpg« Ce nouveau capitalisme financiarisé est criminogène ». Jean-François Gayraud, auteur du livre « Le nouveau Capitalisme criminel » (préface de Paul Jorion).

Jean-François Gayraud constate la très grande transformation du capitalisme contemporain, depuis les années 80. Ce nouveau capitalisme financiarisé est criminogène. « Autrement dit il ouvre des possibilités, des incitations, des opportunités à la fraude tout à fait inédites dans l’histoire. et en particulier, ces fraudes ont une capacité à générer des crises financières ».

« Voir comment les bulles immobilières, les bulles boursières, ont une dimension frauduleuse assez forte ». Que ces fraudes viennent du crime organisé, ou de la criminalité en col blanc (banquiers, financiers).

« Il est important d’identifier ce qu’il y a d’inédit dans ces crises financières, c’est-à-dire qu’elles ont une dynamique criminogène forte, qu’en général les économistes ne veulent pas voir ».

« Les économistes n’aiment pas parler du crime…
Ce que ne veulent pas voir les économistes, c’est que le crime n’est pas un phénomène neutre ; il peut évidemment détruire de la richesse, mais il peut surtout profondément modifier le fonctionnement des marchés économiques et financiers ».

« Le nouveau visage du capitalisme est né de politiques publiques ».

La crise des sub-primes : « des mauvais acteurs qui fraudaient de manière systématique, voire systémique ont pris le pas sur des acteurs sains et honnêtes ».
- Scandale du Bitcoin
- Le trading haute fréquence (grosse masse d’échanges, à très haute vitesse)
- La récession yakuza au Japon (crise financière dans les années 80 -> des prêts sans intérêts, obtenus par les mafias japonaises).

 

Source: http://www.notre-ecole.net/le-nouveau-capitalisme-criminel/

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 10:29

Argent-detteInvité ce matin pendant une heure de RMC et BFM TV, François Hollande interrogé sur son intention de combattre la finance, estime avoir tenu sa promesse grâce à l'union bancaire décidée au niveau européen et à la taxe sur les transactions financières qui va également être votée.

 

"Nous avons taxé les bonus bancaires, il y a une séparation des activités spéculatives et des activités de dépôt. En France, nous avons les taux d'intérêt les plus bas de notre histoire : la finance a été maîtrisée", déclare le président alors qu'il fête aujourd'hui ses deux ans à l'Élysée.

 

François Hollande ment et prend les Français pour des imbéciles. En réalité :

- La finance a été renforcée.

- L'union bancaire a été créée au niveau européen;

BCE---Francfort.jpg- L'Union bancaire est un euphémisme signifiant une prise de contrôle par la Banque Centrale Européenne des 6000 banques de la zone euro.

- Depuis 2012, la dette a continué d'augmenter et devrait atteindre un niveau record de 100% en 2014;

- Le service du remboursement de la dette a été augmenté, le budget a été gravement alourdi hypothéquant l'avenir de nos enfants au profit de la finance...;

- Le système de développement économique lui-même fondé sur l'argent-dette continue de nous enchaîner boulet aux pieds ;

- La Banque centrale européenne, censée préserver le plein emploi, la stabilité des prix, est toujours en place... le chômage devrait continuer d'augmenter en 2014 (UNEDIC) pour le plus grand bonheur des citoyens !

 

- L'invention d'un nouveau mécanisme  qu'ils nomment "système de renflouement interne" est le renflouement des banques en faillite avec l'argent des épargnants, faux-nez du renflouement des banques avec de l'argent public qui en 2008 était illégal (mais a quand même été réalisé...) et qui est à présent légalisé mais modifié et renommé sous un nom compliqué ( le " bail-in" ) afin d'embrouiller le citoyen : les banques en faillite continueront comme avant de pouvoir être recapitalisées avec de l'argent des citoyens, mais cette fois-ci en toute légalité directement dans la poche des épargants à partir de 2016, sans passer par celle du contribuable (en théorie.)

 

En référence à cette directive, le commissaire européen chargé des Services financiers, Michel Barnier, avait écrit sur son compte twitter : "Grand pas franchi ce soir: accord #BRRD pour 28". "Contribuables ne seront plus premiers à payer pour erreurs des banques", avait-il ajouté. Simple et rapide, il n'y a qu'à piocher ! Il fallait y penser !

 

C'est du vol organisé en réunion et à main armée (monopole de coercition du pouvoir public), le vol du siècle se poursuit en douce et sans débat, et François Hollande déclare que la "finance a été maîtrisée" ! Dormez braves gens !


- Cette nouvelle directive s'articule avec le Mécanisme unique européen ("victoire de l'oligarchie". Pierre Hillard), fonds de secours chargé en théorie de lutter contre la dette qui étouffe les Etats mais qui doit servir à recapitaliser les banques en faillite.

- L’article 1 du MES stipule que "Par ce traité, les parties contractantes instituent entre elles une institution financière internationale appelée Mécanisme européen de stabilité". On remarquera tout de suite que le peuple dit souverain n’a pas été invité à discuter de cette aimbale sauterie...

- L’article 32 du MES, particulièrement savoureux est intitulé "Statut légal, privilèges et immunités", faux-nez d'une batterie de mesures rendant les dirigeants du MES intouchables...

- Les potentats se bunkérisent en affirmant que : "le MES, ses biens, fonds et avoirs, où qu’ils se trouvent et quel qu’en soit le détenteur, jouissent de l’immunité et de toute forme de procédure judiciaire, sauf dans la mesure où le MES renonce expressément à son immunité dans le cas de toute procédure ou par les conditions de tout contrat, y compris la documentation sur les instruments financiers.

... Les propriétés, les fonds et les actifs du MES, où qu’ils se trouvent et quel qu’en soit le détenteur, sont exempts de perquisition, réquisition, confiscation, expropriation ou de toute autre forme de saisie ou de prise par l’exécutif ou par des actions judiciaires, administratives ou législatives. Les archives du MES et tout document appartenant au MES ou détenu par lui sont inviolables. Les locaux du MES sont inviolable…" Il est même ajouté que pour exécuter ses activités, "les propriétés, fonds et actifs du MES doivent être libres de toutes restrictions, régulations, contrôles et moratoires en tout genre". Al Capone à côté, c’est de la petite bière.

- L’article 35 du MES se charge de vous rappeler que les hommes ne sont pas égaux entre eux : "Dans l’intérêt du MES, le Président du Conseil des gouverneurs, les gouverneurs, les gouverneurs suppléants, les directeurs, les directeurs suppléants, comme le Directeur Général et membres du personnel doivent être à l’abri de poursuite à l’égard des actes accomplis par eux dans leur qualité officielle et jouissent de l’inviolabilité à l’égard de leurs papiers officiels et documents." A la lecture de ces quelques articles, on ne peut que constater qui est le maître.

Nous sommes convaincus que les ardents défenseurs de la souveraineté nationale vont occuper tous les plateaux de télé et saisir tous les micros pour dénoncer l’instauration de cette dictature financière nous rangeant à l’état d’esclaves taillables et corvéables à merci. C’est curieux, je n’entends rien. (Pierre Hillard, le 11 octobre 2012)

 

Si le but affiché du trilogue du Parlement européen, du Conseil des Etats, et de la Commission européenne qui s'appliquera aux 28 Etats membres est que cela soit les actionnaires et les créanciers des banques qui supportent les pertes en cas de problème (et non les contribuables), il n'en demeure pas moins que l'accord prévoit que lorsqu'une banque sera en difficulté, les autorités nationales pourront intervenir pour l'empêcher de sombrer. De source européenne, il a été indiqué qu'une "recapitalisation préventive et des instruments publics de stabilisation" étaient prévus "sous de strictes conditions". Là ils se moquent de nous compte tenu du fait qu'en 2008 déjà, et en dehors de tout cadre légal donc, le gouvernement de droite Fillon sous Nicolas Sarkozy avait largement recapitalisé les banques françaises avec de l'argent public en affirmant mensongèrement que "sauf accident majeur, cette opération n'aura pas de coût pour le contribuable!". Ce que nous avions qualifié alors de "mensonge du siècle" !

Selon l'accord, la recapitalisation ne concernera "que les banques solvables qui doivent être recapitalisées en cas de faiblesses identifiées par les tests de résistance". Si une banque est proche de la faillite, le renflouement interne (via l'argent des épargnants) ou "bail-in" s'appliquera, par opposition au "bail-out" privilégié pendant la crise et qui faisait appel à l'argent public, creusant ainsi les déficits.
Les premiers à payer seront les actionnaires et les créditeurs, qui devront couvrir au minimum 8% des pertes de la banque avant que l'on puisse faire appel à des fonds nationaux... Donc publics...

Les dépôts seront garantis jusqu'à 100.000 euros. Au-dessus de cette somme, "les personnes physiques et des petites et moyennes entreprises bénéficieront d'un traitement préférentiel par rapport aux autres créanciers" ! C'est pas gentil ça ?! Ces règles entreront en vigueur début 2016. Merci François Hollande...

- L'union bancaire renforcée est ce dispositif oligarchique qui permet tout simplement aux banques en faillite d'être recapitalisées avec de l'argent public ! Ce sera et au contribuable et à l'épargnant à supporter la défaillance des banques privées, et ce, en toute légalité !

- Les Etats sont dépouillés de leur souveraineté budgétaire et fiscale.

- Des opérations de rachat de dettes "illimitées" n'empêcheront pas la BCE de devoir vendre pour les mêmes montants "illimités". Or, l'actif de la BCE ne contient pas un volume inépuisable de titres.

- Loin de mettre fin à la crise de l’euro ces mesures totalitaires ne sont qu'un sparadrap sur une jambe de bois et ne pourront au mieux qu’apporter un répit temporaire jusqu'à complet asservissement et appauvrissement des citoyens.

 

Credits-bancaires.jpg


- En ne s’attaquant qu’aux symptômes et non aux causes de la crise, la BCE contribue à la renforcer.

 

 

 

 

Enorme : Nigel Farage au Parlement "européen" le 12 septembre 2012, critiquait la proposition de l'"union bancaire européenne" faite par José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, ex-maoïste rallié à l'atlantisme du chaos (Irak, Libye, Syrie, Ukraine, etc.) qui avait déclaré en septembre 2012 que "si l'Etat-nation doit continuer à exister, il ne doit pas avoir de pouvoir démocratique"... À ce jour, aucun media français ou homme politique n'a toujours relevé ni dénoncé cette déclaration de suppression pure et simple de la démocratie en Europe... faite par le président de la Commission dite "européenne" himself !

 

Conclusion

 

 

François Hollande ment parce qu'il n'est qu'un agent ploutocrate placé là pour défendre les intérêts oligarchiques de la haute finance.

On nage en plein communisme, un communisme sophistiqué qui a progressé, se pare des oripeaux de la démocratie, et qui n'a jamais été que le pouvoir d'une petite caste bien organisée sur des masses d'esclaves qui se croient libres et "égaux"... quand les écarts de richesses n'ont jamais été aussi importants

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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 22:47

 

Les banques européennes soumises à rude épreuve

 

Le Figaro.fr

Publié le 29/04/2014 à 19:03

 

La Banque centrale européenne prévient que les établissements fragiles auront six à neuf mois pour se recapitaliser.

 

L'Autorité bancaire européenne (ABE), qui a la responsabilité de la régulation et de la surveillance du secteur bancaire dans l'Union européenne (et pas seulement de la zone euro), a dévoilé mardi les règles du «test de résistance» auxquelles seront soumis les 124 établissements les plus importants. Ils doivent couvrir pour chaque pays au moins 50% du secteur. En France, BNP Paribas, Société générale, Crédit agricole, BPCE et La Banque postale, entre autres, font partie des élus. L'exercice se déroulera dans les prochaines semaines et les résultats en seront rendus publics fin octobre.

 

Il s'agit d'examiner la solidité de la profession face à un «scénario adverse». En partant des bilans des banques au 31 décembre 2013 et en se fondant sur les hypothèses macroéconomiques «centrales» de la Commission européenne pour les trois prochaines années, l'ABE examinera ce qui se passerait si la croissance économique s'écartait, à la baisse, de 2,2% en 2014, puis de 5,6% (en cumulé) en 2015 et de 7% en 2016. Ces hypothèses sont cohérentes avec une hausse supplémentaire de 2,6% du taux de chômage européen d'ici à trois ans. Un tel scénario macroéconomique, présenté comme «extrême», impliquerait une chute de 20% de l'immobilier. Avec en outre des pertes considérables que les banques subiraient sur leurs prêts, sur leurs portefeuilles obligataires et boursiers (les actions seraient censées dégringoler de 19,2%).


On ne s'amuse pas à prévoir l'apocalypse

 

«La pleine transparence de l'exercice sera la clé de sa crédibilité», a souligné Andrea Enria, le président de l'ABE. Le «test de résistance» mené en 2011 avait prêté le flanc à la critique et il n'avait pas su prévenir les difficultés rencontrées par les banques en Espagne et en Irlande, pas plus qu'il n'avait anticipé l'ampleur de la récession observée en 2012 et 2013 dans la zone euro.

 

Se refusant à examiner le scénario du pire que constituerait une déflation, l'ABE considère que l'inflation resterait toujours positive pour l'ensemble de l'Union européenne. «Pour être honnête, une déflation dans la zone euro aurait des conséquences tellement graves pour les finances privées et publiques que l'inclure dans le scénario risquait de porter un coup trop rude à la confiance naissante dans la zone euro», considère Neil Williamson, chef du département crédit d'Aberdeen Asset Management. Après tout, on ne s'amuse pas à prévoir l'apocalypse: on s'emploie à l'empêcher, comme s'y est engagé à maintes reprises le président de la BCE, Mario Draghi.

 

Pour sa part, la BCE poursuit sa «revue de la qualité des bilans» des banques; il s'agit là d'un exercice statique consistant à faire la chasse aux créances douteuses, qui viendra en préalable au «test de résistance» de l'ABE. La BCE a prévenu mardi que les banques qui révéleraient des insuffisances auraient entre six et neuf mois pour renforcer leurs bilans à compter du 1er novembre 2014. L'enjeu de cette double opération vérité est de lever les doutes qui planent sur le système bancaire et l'empêchent de financer la reprise de façon ad hoc.

 

 

Source: http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2014/04/29/20002-20140429ARTFIG00348-les-banques-europeennes-soumises-a-rude-epreuve.php

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