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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 14:31

Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron contredit Hollande et Valls sur l'impact de la crise chinoise sur la croissance en France et dans le monde:

Crise chinoise: Macron contredit Hollande et Valls

Le ministre français de l'Economie Emmanuel Macron a considéré que la Chine était actuellement un facteur de risque pour la reprise économique mondiale.

 

« L'économie mondiale se redresse mais pas autant que nous l'espérions (...) c'est un processus très long (...). D'un côté, nous avons des opportunités » (pétrole bon marché, taux d'intérêt bas, etc.), « mais de l'autre côté, il y a beaucoup de risques, et particulièrement la Chine aujourd'hui », a-t-il déclaré à l'occasion de la Conférence des ambassadeurs allemands à Berlin.

 

[...] L'une des répercussions positives indirectes de la croissance chinoise affaiblie et donc de la baisse attendue des échanges entre la Chine et le reste du monde est que le pétrole et les matières premières devraient continuer à être bon marché, a relevé le ministre français.

 

Malheureusement, si c'était bien parti pour Macron, la suite est plus convenue :

 

« Tout cela rend encore plus important d'avoir une zone euro forte et stable », a considéré Emmanuel Macron. Comme il l'avait déjà fait avec son homologue Sigmar Gabriel début juin, il a de nouveau plaidé pour un renforcement de la zone euro, avec une plus grande convergence fiscale et sociale, un budget propre à l'eurozone et également une représentation démocratique.

 

La veille, déjà à Berlin, le président français François Hollande avait estimé que l'économie mondiale était « suffisamment solide » pour que sa croissance ne soit « pas seulement liée à la situation en Chine ». « L'économie mondiale est suffisamment solide pour avoir des perspectives de croissance qui ne sont pas seulement liées à la situation en Chine », a assuré François Hollande. 

 

Mardi, le Premier ministre français Manuel Valls s'est voulu lui aussi rassurant, estimant que l'impact de la tourmente financière et du ralentissement de l'économie chinoise pour la France et les économies européennes ne devrait pas aller « au-delà de quelques dixièmes de points » de PIB, dans des déclarations au quotidien économique français Les Échos.

 

 

Source: Finance. Macron contredit Hollande sur l'impact de la crise chinoise, Ouest-France, Monde - 15h23

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20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 18:27
François Hollande: "Il doit y avoir une croissance plus forte en 2016"

Pour expliquer qu'il y aura "des baisses d'impôts quoi qu'il arrive en 2016", le chef de la zone France a estimé que la croissance économique serait cette année supérieure à 1%, la prévision actuelle du gouvernement. "Il doit y avoir une croissance plus forte en 2016", a-t-il dit aux journalistes à l'occasion d'un déplacement en Isère et en Savoie.

 

Source: Hollande promet de baisser les impôts «quoi qu'il arrive en 2016», Le Figaro, Mis à jour Publié

 

«La croissance, elle est là» : l'Élysée corrige le tic de langage de François Hollande

. François Hollande ou la crise qui prend fin tous les six mois

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14 août 2015 5 14 /08 /août /2015 12:50

Le milliardaire George Soros à l'origine du coup d'Etat en Ukraine en 2014 et qui a spéculé sur la dette et la crise ukrainienne préconise à présent que ce pays occupé se déclare en défaut de paiment !

"Les défauts souverains coûtent cher, mais ils garantissent des effets à long terme (…) En règle générale, le pays revient sur les marchés au bout d'un an ou deux".

George Soros, Ukraine Deserves Debt Relief, The Wall Street Journal, Aug. 12, 2015 6:43 p.m

L'idée de Soros pour sortir l'Ukraine de la crise: qu'elle se déclare en défaut de paiement ! Quid de la France ?

Dans son article publié par le Wall Street Journal (WSJ), George Soros écrit que les créanciers de l'Ukraine doivent reconnaître en toute honnêteté qu'en poursuivant leurs propres intérêts, ils donnent à Kiev des conseils qui ne lui sont guère utiles.

Le milliardaire américain prévient que l'Ukraine est au bord de la faillite, sa dette publique risquant d'atteindre 94% du PIB en 2015, sous les effets conjugués d'une profonde récession économique, d'une dévaluation record de la monnaie, et du conflit dans l'Est industriel. 

Selon M.Soros, l'Ukraine manque de négociateurs capables d'obtenir un compromis avec ses créanciers internationaux, tandis qu'en l'absence d'ingérence dans la situation, Kiev serait privé de tout investissement pendant de longues années. 

Il estime que pour sortir de la crise, l'Ukraine devrait se décider enfin à se déclarer en défaut de paiement souverain. 

"Les défauts souverains coûtent cher, mais ils garantissent des effets à long terme (…) En règle générale, le pays revient sur les marchés au bout d'un an ou deux", estime le milliardaire. 

 

Source: Ukraine: l'idée de Soros pour sortir de la crise, Sputnik, 19:51 13.08.2015(mis à jour 20:15 13.08.2015)

Que le milliardaire George Soros ne préconise-t-il pas non plus à la France de se déclarer en défaut de paiement, elle aussi qui (selon les chiffres officiels), a une dette qui est passée à 93% du PIB en 2013, mais qui selon l'économiste Jean-Yves Archer a une dette totale bien supérieure de l'ordre de 258% du PIB (2035 Mds dette de Maastricht + 3200 Mds dette hors bilan) ?

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14 août 2015 5 14 /08 /août /2015 09:36

Ce vendredi 1 4 août, l'Insee a publié un taux de croissance nul pour la France au deuxième trimestre. [Cf. 0% de croissance au deuxième trimestre... Croissance zéro : «Ce chiffre est une douche froide», Le Figaro, Par Damien Durand Publié le 14/08/2015 à 10:25]

Preuve que «la croissance, elle n'est pas encore là!», contrairement à ce qu'affirme le président de la République. Un tic de langage qui a disparu des archives écrites de l'Élysée.

«La croissance, elle est là» : l'Élysée corrige le tic de langage de François Hollande

Alors que l'Insee a dévoilé ce vendredi matin une croissance nulle pour la France au deuxième trimestre. Un chiffre bien inférieur au 0,3% attendu. Les Français attendent avec gourmandise le commentaire de François Hollande. Le président s'est déjà exprimé le 14 juillet dernier, affirmant: «La croissance, elle est là». C'est l'une de ses formules favorites. «La reprise, elle est là, mais elle est trop faible», avait-il expliqué le 14 juillet 2014. Et un an avant, en 2013, on avait entendu exactement les mêmes mots dans sa bouche: «La reprise, elle est là.»

 

...[L]es journaux retranscrivent chaque fois ses propos à la lettre. Le redoublement du sujet en agace pourtant plus d'un. L'académicien Alain Finkielkraut, entre autres, regrette que le président parle «comme un enfant». Or, curieusement, ce tic de langage a disparu dans les archives écrites de l'Élysée. Le pronom personnel «elle» a été enlevé, tant en 2013 qu'en 2014 et 2015. Les archivistes de la présidence censurent leur patron!

 

Source: «La croissance, elle est là» : l'Élysée corrige le tic de langage de François Hollande, Home ECONOMIE Conjoncture, Par Jean-Pierre Robin Mis à jour le 14/08/2015 à 07:41 Publié le 13/08/2015 à 17:26

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8 août 2015 6 08 /08 /août /2015 06:36

La république française ne peut plus s’extraire de son effondrement économique, peu importe le gouvernement. ... [T]out projet de réforme est illusoire et bien trop tardif.

Boris Le Lay, Pourquoi l’échec de la réforme territoriale préfigure l’effondrement économique de l’Etat Français

Economie: Une situation similaire à la chute de l’Empire Romain

S'agissant de la réforme territoriale dont on sait qu'elle a pour but de cacher les déficits abysaux des départements, les mêmes causes produisant les mêmes effets, Boris Le Lay établit d'un point de vue économique l'identité de la dégradation des finances de l'état romain antique et l'évolution actuelle de la crise de l'état centralisateur jacobin :

Une situation similaire à la chute de l’Empire Romain

 

Si la France n’est pas le seul pays virtuellement ruiné d’Occident, il l’est cependant dans des proportions et des conditions catastrophiques. Comme nous le rappelions récemment, la France cumule près de 4 années de production d’endettement, à 380% du PIB (lire ici).

Contrairement à nombre de pays, son équilibre interne repose précisément sur un état centralisé et omnipotent dirigé par des fonctionnaires “élus” et des bureaucrates. Si ce dernier fait faillite, ce vaste ensemble – qui gouverne l’ordre social de la plus petite commune jusqu’à l’Elysée – s’effondrerait.

Et sur les près de 8 000 milliards d’euros de dette, 3 000 milliards n’ont pas encore été contractés car ils concernent les dépenses futures, notamment pour les retraites de fonctionnaires et de militaires à hauteur de 1 600 milliards d’euros. En somme, la fonction publique a détruit elle-même ses positions économiques comme celles de la population active.

Dans ce contexte, les dépenses publiques en France ne cessent d’enfler et sont déjà devenues insoutenables pour l’économie du pays. Les dépenses sociales représentent 32% de la production nationale annuelle (source). Des sommes colossales dont l’allocation est réservée, précisément, à cette caste politique qui en vit littéralement et se fait élire ou réélire en les redistribuant à sa discrétion.

Au total, les prélèvements obligatoires en France étaient de 45% en 2014 contre 36% en Allemagne, 32% en Angleterre et 25% aux USA. En d’autres termes, la France avec ses 58% du PIB annuel en dépenses publiques, est un état socialiste dont la seule solution, pour que sa caste dirigeante survive, consiste à augmenter indéfiniment taxes et impôts. Mais aussi à accroître toujours plus les dettes du pays dont l’avantage premier consiste, pour cette caste, à ne pas devoir les assumer.

Face à cette fuite en avant, l’état devient de plus en plus autoritaire car la population cherche à protéger son patrimoine de la prédation des dirigeants.

C’est exactement le chemin qu’avait pris l’Empire Romain, aux alentours de 200 après Jésus-Christ.

L’exemple de l’empereur Maximin Ier

Tous les empereurs qui essayaient de réduire les dépenses de l’état étaient assassinés, comme Pertinax en 193 ou Macrin en 218.

En 238, les propriétaires terriens, se révoltèrent contre l’explosion des taxes de tous ordres que les fonctionnaires et militaires de l’Empire ne cessaient de décréter. L’oligarchie étatique romaine trouva en la personne d’un militaire sorti du rang, Maximin Ier dit “Le Thrace”, l’homme de la situation pour réprimer la rébellion populaire. Devant tout à l’armée romaine en tant que simple soldat devenu général, Maximin avait le profil idéal de l’empereur dont avait besoin l’état impérial.

Il prit trois mesures essentielles pour garantir à l’état sa suprématie. Ces trois mesures étaient toutes radicalement socialistes.

Ayant désespérément besoin d’argent, le nouvel empereur décréta que tout lui appartenait et à travers lui, à l’état, sans exception. La réaction fut immédiate : la production de monnaie cessa et celle en circulation fut cachée à des fins de protection. Ce qui cause l’abaissement spectaculaire de la vitesse de circulation des capitaux et donc l’effondrement de l’économie. En conséquence, les revenus et marchandises imposables se raréfièrent, privant l’état de fonds indispensables. En parallèle, l’économie souterraine explosa.

Ensuite, l’empereur, dont le pouvoir reposait sur l’armée, doubla la paie de ses soldats. Lesquels avaient besoin de fonds supplémentaires pour entretenir ou créer des routes pour maintenir le contrôle des populations. A cette fin, il autorisa l’état à saisir les biens de valeur, notamment des temples ou des places publiques. Ce qui aboutit à des troubles violents avec la population.

Enfin Maximin fit condamner nombre de gens pour “conspiration”, délit qui permettait d’éliminer une personne pour le seul motif qu’elle “aurait” nourri des “intentions” subversives contre l’état. Un délit “mental” dont il était impossible d’apporter la moindre preuve. L’Historia Augusta nous apprend que “quiconque comparaissait au tribunal était condamné”.

A partir de 238, date de l’accession au pouvoir de Maximin, il fallut seulement 31 ans pour que l’économie romaine soit anéantie de façon irréversible.

 

Le cas français

 

Or, toutes ces mesures sont en voie d’application en France. Le niveau d’imposition devient tel qu’il contraint les capitaux à quitter le pays, les entreprises à licencier et à ne pas investir, précipitant leur faillite face à la concurrence étrangère tandis que les chômeurs alourdissent le déficit public. Ce à quoi le gouvernement, c’est à dire l’oligarchie d’état, répond par un contrôle toujours plus accru de la circulation de la monnaie.

C’est ainsi que l’Etat Français, au nom de la “lutte contre le terrorisme” – c’est-à-dire contre la population – a interdit les règlements de plus de 1000 euros en argent physique (lire ici) :

Les paiements en espèce au-delà de 1.000 euros seront interdits à partir du 1er septembre, selon un décret publié dans le Journal officiel(JO). Jusqu’à présent, les consommateurs pouvaient payer leurs achats en espèces ou au moyen de monnaie électronique jusqu’à 3.000 euros lorsque le débiteur est résident en France.

En d’autres termes, votre argent n’est plus votre argent, le gouvernement pouvant décider des limites de son utilisation. Il s’agit bien sûr d’éviter que l’argent liquide ne sorte du circuit pour être “caché” par ses propriétaires et ainsi permettre à l’état de taxer, le cas échéant, ces derniers.

Parallèlement, le gouvernement met en place l’état de surveillance, à tous les niveaux, au prétexte d’attentats douteux voire orchestrés. C’est à dire l’équivalent du crime de “conspiration” de Maximin Ier.

Là encore, il s’agit de connaître tous les agissements des citoyens face à une crise systémique dont la caste dirigeante a parfaitement conscience. C’est ainsi que le projet de loi sur “le renseignement” vise toutes les activités de la population (lire ici).

On y ajoute les délits d’opinion, définis en des termes si vastes qu’ils englobent toute l’activité des opposants ou des éventuels mécontents (lire ici).

Pour ce qui concerne le “doublement de la solde des soldats”, la poursuite de la politique d’endettement comme le refus de prendre des mesures de réduction budgétaire en sont l’équivalent. Pire, alors que la France compte 40% de plus de fonctionnaires par habitant que l’Allemagne, elle continue de les augmenter en juillet (lire ici). Ceci alors même que le salaire moyen d’un fonctionnaire dépasse de 25% celui d’un salarié du secteur civil : en 2012 le salaire net moyen mensuel dans la fonction publique d’état s’établissait à 2 434 euros contre 2 130 dans le privé (source).

L’explosion fiscale et l’effondrement de la compétitivité de l’économie française aboutissent à des crises de plus en plus nombreuses et fréquentes. Les agriculteurs, largement dépendants des subsides publics – donc de l’état socialiste – entreprennent de détruire des centres des impôts, comme à Morlaix (voir ici) tout en exigeant toujours plus d’argent. Ce que les politiciens consentent de faire, moyennant de nouveaux emprunts que d’autres devront régler et qui se traduiront par de nouveaux impôts.

Comme on l’a vu, en 238, face à Maximin Ier, les propriétaires terriens soutenus par le peuple se révoltèrent. Tout d’abord en Afrique du Nord puis à Rome. L’empereur décida de marcher sur la capitale de l’empire pour détruire ses opposants, tandis que la foule de la capitale se livrait à l’émeute, désignant les riches comme la cause de tous les maux, ajoutant le socialisme insurrectionnel à celui déjà désastreux du chef de l’état impérial.

Assassiné peu après par ses troupes, Maximin fut remplacé par un empereur satisfaisant l’armée et la bourgeoisie. Mais le mal était largement fait. Seulement 8 ans après son règne, la monnaie d’argent romaine avait complètement cessé d’être émise. Environ 31 ans plus tard, la monnaie romaine d’argent avait complètement disparu.

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Un état ruiné, contrôlé par l’armée et des bureaucrates, avait détruit l’économie par des méthodes d’accaparement de la richesse de la population. Ce qui aboutit au déclin irréversible de l’empire. De 450 000 hommes en 240 après Jésus-Christ, l’armée impériale passa à 190 000 en 300 après Jésus-Christ. Elle se maintint durant un siècle à ce niveau avant de s’effondrer entre 400 et 500 après Jésus-Christ alors même que les barbares germaniques se précipitaient à l’Ouest.

Aujourd’hui, ce ne sont pas les armées qui peuvent ou veulent se révolter et que les dirigeants doivent payer coûte que coûte, mais la bureaucratie, les nombreux fonctionnaires élus et les clientèles qui vivent du statu quo. Et c’est au prix d’une taxation toujours plus massive, d’un état toujours plus policier et plus corrompu, et d’une désagrégation de l’économie, que s’accompagne ce processus.

On comprend dès lors pourquoi la république française ne peut plus s’extraire de son effondrement économique, peu importe le gouvernement et que tout projet de réforme est illusoire et bien trop tardif.

 

Source

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2 août 2015 7 02 /08 /août /2015 14:28
Le dogme européiste contredit par la réalité

Hormis affirmer péremptoirement que la situation aurait été bien pis pour les Etats-membres s’ils n’avaient pas appartenu à l’Union européenne, quel politicien en a jamais apporté la moindre preuve ? Les comparaisons internationales prouvent incontestablement le contraire et les contre-exemples s’accumulent : Angleterre, Islande, Suède, Suisse, Norvège… [1]

Le mythe (mensonge) de l’euro qui nous protégerait ne peut plus durer si l’on se base sur une analyse rationnelle, scientifique et non pas sur un dogme, comme le font les européistes.

Tous les indicateurs macroéconomiques de la zone euro montrent que c’est une catastrophe et on nous rabâche en permanence les mêmes discours apocalyptiques sur une éventuelle sortie de l’euro.

Les faits sont pourtant têtus et ils montrent que les pays qui n’ont pas l’euro s’en sortent bien mieux et que la zone euro est la plus faible zone de croissance du monde. [2]

 

Notes

 

[1] La Grèce en défaut de paiement, Reinformation.Tv, 1 juillet 2015 14 h 45 min·

[2] Le lien entre l’euro et le taux de chômage par Charles-Henri Gallois, UPR, Publié le 2 mai 2013

 

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16 juillet 2015 4 16 /07 /juillet /2015 17:17
Technologie et robots : le Forum économique mondial (Davos) annonce la fin du travail tel que nous le connaissons, et la fin de la classe moyenne

Le Forum économique mondial vient de publier un article de Jean Pisani-Ferry, conseiller au Plan pour le gouvernement français, qui annonce la fin du travail tel que nous le connaissons. Technologie et robots sont là, et leur emprise croissante permet de penser que le monde du travail en sera profondément bouleversé, affirme-t-il. Tout en rappelant que la plupart des avancées technologiques ont permis le développement de nouveaux métiers et la création d’emplois, il ne cache pas combien les robots vont rendre obsolètes certaines professions qui peuvent parfaitement être mécanisées grâce à l’informatique. Ce sont les métiers exercés par la classe moyenne qui sont les plus menacés.

[...] Les tâches routinières seront les premières affectées. Pisani-Ferry prévoit une hémorragie particulière parmi les employés et les professionnels qui font du traitement de données : les comptables par exemple. A l’inverse, les « créatifs » ou les soignants pourraient prospérer et voir leur productivité augmenter grâce aux nouvelles techniques – il cite les chirurgiens ou les coiffeurs.

 

Source et suite: Technologie et robots : le Forum économique mondial (Davos) annonce la fin du travail tel que nous le connaissons, et la fin de la classe moyenne, Reinformation.Tv, 15 juillet 2015 13 h 50 min

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15 juillet 2015 3 15 /07 /juillet /2015 17:33
Macron : l'accord sur la Grèce "ne purge pas le sujet de la dette intellectuellement"

Alors que François Hollande a déclaré "la Grèce reste dans la zone euro. L'Europe a gagné", le ministre français de l'Economie, Emmanuel Macron, sur la même ligne que le FMI, s'est montré lors d'un point presse mercredi matin beaucoup plus dubitatif et circonspect sur la possibilité de conclure à court terme un accord sur un allègement de la dette grecque. 

 

L'accord sur la Grèce (conclu entre la Grèce et ses créanciers lundi) "ne purge pas le sujet de la dette". [1]

 

C'est le cas de le dire. Il y aurait tout un débat à faire et qui n'a jamais été fait sur la dette et le financement de la vie politique par la dette, qui est le contraire même d'une saine politique, transparente et rationnelle conçue à long terme et qui, le plus grave, est la source de la nouvelle esclavagisation des peuples et de ce que des observateurs appellent déjà le "néo-féodalisme". (Cf. "Money Masters", les maîtres de la monnaie (1/2); Ce qui vous attend après la faillite de la Grèce (Valérie Bugault et Jean-Michel Vernochet)

Après le diktat lundi des créanciers à la Grèce pour un troisième plan d'aide à Athènes, la surprise est venue du Fonds monétaire international qui a reconnu mardi que la dette grecque n'était pas viable, ce qui suppose que ses créanciers l'annulent ou qu'ils lui accordent un délai de grâce de 30 ans.

Le FMI propose trois pistes explosives aux créanciers européens. La première consiste à étendre de 10 à 30 ans le délai de grâce pendant lequel la Grèce n'aurait pas à rembourser sa dette aux Européens, y compris sur les nouveaux prêts. La seconde, consisterait, pour les États européens, à réaliser des «transferts annuels explicites» au budget de l'État grec. Enfin, la dernière -et la plus controversée- consisterait pour les créanciers à accepter de «sérieuses décotes» de la dette. Autrement dit, un effacement pure et simple. Une option dont l'Allemagne refuse d'entendre parler. [2]

Alors que l'Assemblée dite "nationale" française a approuvé à une très large majorité cet après-midi cet accord, largement encouragé par le président de la République, par 412 voix "pour" et 69 "contre" [3], Emmanuel Macron fait une critique plus réaliste et a ouvertement critiqué cette "avancée". Il a estimé que si "l'accord qui a été trouvé" était "le meilleur accord possible", compte tenu des exigences des uns et des autres [4], 

 

"l'accord ne purge pas le sujet de la dette intellectuellement. Théoriquement, je ne pense pas que sur le long terme ce niveau de dette soit possible (...) politiquement et de manière réaliste, à court terme il est impossible d'avoir un accord sur le sujet." [5]

 

Selon le jeune ministre qui a succédé à Arnaud Montebourg, il faudra reconsolider la confiance dans la zone euro et améliorer son fonctionnement pour envisager une approche à long terme du problème.

 

"Au-delà de l'accord qui a été trouvé, il faut que nous puissions redéfinir les voies et moyens d'un redémarrage de l'économie grecque, ce que ne permet pas l'accord a ce stade", a-t-il poursuivi.

 

Lors de son interview du 14 juillet, François Hollande avait lui salué le courage d'Alexis Tsipras, premier ministre grec, et considéré que les réformes annoncées étaient "dures" mais nécessaires.

 

 

Notes

 

[1] EN DIRECT - Grèce : démissions en série dans le gouvernement Tsipras, Le Figaro, Mis à jour le 15/07/2015 à 16:34 Publié le 15/07/2015 à 11:36

[2] Le FMI réclame un allégement drastique de la dette grecque, Home ECONOMIE Conjoncture, Par lefigaro.fr Mis à jour le 15/07/2015 à 16:35 Publié le 15/07/2015 à 09:34

[3] EN DIRECT Grèce : l'Assemblée nationale donne son feu vert, Les Echos | Le 15/07 à 12:27, mis à jour à 18:15

[4] Grèce : Emmanuel Macron sceptique sur l'accord, Publié le 15/07/2015 à 15:50 | Le Point.fr

[5] Grèce : Emmanuel Macron pessimiste sur l'accord, Le Figaro, Home LE SCAN Les verbatims, Par Mathilde Siraud, AFP, AP, Reuters Agences Publié le 15/07/2015 à 14:58

 

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9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 18:31
Ce qui vous attend après la faillite de la Grèce (Valérie Bugault et Jean-Michel Vernochet)

Valérie Bugault, docteur en droit, spécialiste des questions européennes le confirme dans la video Médias-Presse-Infos ci-dessous : une oligarchie financière composée essentiellement des banquiers de la Fed utilise la dette pour s’approprier de toutes les richesses du monde. Un système qu'elle qualifie de "néo-féodal" qui n'est plus tenu par les armes mais par le "libre-échange" et la monnaie. L'objectif étant selon elle "un vaste transfert des patrimoines", la "supression de la propriété pour tous". Jean-Michel Vernochet explique que "ce que l'on appelle l'hypercapitalisme n'est en fait qu'un "communisme déguisé".

Valérie Bugault précise qu'"il s'agit d'un néo-féodalisme beaucoup plus dangereux que celui qu'on a connu antérieurement. (Au Moyen-Âge) les seigneurs féodaux risquaient leur peau (à la guerre) alors que les seigneurs de la monnaie et commerciaux ne risquent plus jamais leur vie nulle part ! Et il faut bien se rendre compte que, eux, ils n'ont rien à nous offrir!"

L'Amérique est gouvernée par une caste oligarchique qui a pris le pouvoir en 1913 au moment de la création de la FED. Ce sont des banquiers privés qui contrôlent techniquement et institutionnellement les Etats-Unis d'Amérique depuis cette date.

L'Europe est devenu un satellite de cette petite caste d'oligarques. [...] Tant que nous ne serons pas politiquement sortis de cette nasse, nous ne sortirons pas de la dette. C'est une certitude.

Valérie Bugault

Rappelons que selon un documentaire d'Arte publié le 4 septembre 2012, la banque américaine Goldman Sachs a aidé la Grèce à trafiquer ses comptes publics... pour qu'elle entre dans la zone euro, le 1er janvier 2001. Le reportage d'Arte indiquait qu'aucun gouvernement n'osait s'en prendre à "la pieuvre" (sic) qui, en 2011, 2012, conquit l'Europe en infiltrant les institutions de l'Union européenne et les gouvernements d'Etats européens, y plaçant ses agents.

 

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8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 21:13
Plongeon de la Bourse en Chine malgré le soutien des entreprises publiques

La Chine communiste fait face à un plongeon spectaculaire de sa Bourse malgré les efforts désespérés faits par le gouvernement pour tenter de sauver les meubles par le biais d’achats commandités par les grandes entreprises. Les Bourses de Shanghai et de Shenzhen ont connu leur « mardi noir », le 7 juillet, avec des pertes spectaculaires entre 5,8 et 9,1 % selon les index. La chute s’est poursuivie mercredi à l’ouverture. Les pertes cumulées atteignent 30 % en trois semaines, soit une contraction de la valeur capitalisée – évaluée mardi – de 2.900 milliards de dollars pour les actionnaires individuels sur la période, 3.400 milliards au total.
 
Les actionnaires individuels représentent 85 % des échanges dans les Bourses chinoises : selon les réseaux sociaux, ils sont actuellement en proie à une vague de suicides.
 
Ce mercredi matin, c’était encore la panique avec un plongeon de 6,97 % à Shanghai à l’ouverture, partiellement jugulé en cours de matinée. La cotation des titres, déjà suspendue pour 25 % d’entre eux mardi, a été élargie. Le courtage des actions est interrompu pour 1.249 titres des bourses de Shanghai et de Shenzhen, soit 43 % des sociétés cotées et environ un tiers de la capitalisation du marché, a précisé l’agence Bloomberg.

 

Les Bourses de Shanghai et de Shenzhen ont connu un plongeon de plus de 30 % en 3 semaines

 
Ce n’est pas faute pour le parti communiste chinois d’avoir tenté de limiter les dégâts. Adoptant une démarche fortement interventionniste à la suite d’un premier plongeon de 6 % lundi, le gouvernement a mis en place un programme d’achats frénétiques, lundi, par le biais d’un « groupement d’acheteurs » composé de 115 institutions financières aux mains de l’Etat. C’est l’équivalent de dizaines de milliards de dollars qui a été injecté dans les fonds supposés à « valeur sûre » et les plus gros titres par les grandes compagnies d’assurance étatisées chinoises. La journée de lundi a commencé par une forte montée mais celle-ci a été suivie d’une frénésie de vente à tout va, et les Bourses devaient fermer à leur niveau le plus bas.
 
C’est pour éviter une aggravation du crash que la cotation des 702 titres les plus faibles parmi les 2.800 sociétés capitalisées à Shanghai et Shenzen a été suspendue mardi pour dix jours, avec la possibilité de prolonger la suspension pendant trois mois. Malgré cela, on a enregistré de nouvelles pertes mardi : cuisante défaite pour la politique chinoise qui a, de fait, poussé un nombre important d’investisseurs individuels vers la déroute.

 

Le soutien des entreprises publiques commandité par le parti communiste n’a rien arrangé

 
La situation s’est même empirée avec les assurances données mardi avant l’ouverture par le Premier ministre Li Keqiang sur le site du gouvernement : il annonçait que la Chine a la confiance et les capacités requises pour faire face aux défis de son économie. Le communiqué était accompagné de l’annonce des achats par les institutions financières étatiques pour soutenir la Bourse : cela n’a fait qu’alimenter les inquiétudes.
 
Le gouvernement chinois tente de minimiser la catastrophe qu’il a lui-même contribué à fomenter en invitant les Chinois à investir dans la Bourse au nom de leur sentiment patriotique : c’est ce qui explique la proportion d’investisseurs individuels qui est à l’inverse de celle que l’on peut constater dans les économies occidentales. Aux Etats-Unis, par exemple, 75 % des échanges se font entre des institutions financières.
 
Des millions de petits investisseurs ont cru aux annonces du gouvernement, sûrs de profiter d’un « boom » des actions soutenu par l’action des pouvoirs publics. Avec une montée en valeur des Bourses qui a culminé à 150 % début juin, ils pouvaient imaginer avoir réussi leur pari. Leur situation est d’autant plus terrible que parmi les 90 millions de Chinois qui font aujourd’hui face à des pertes spectaculaires, un bon nombre a emprunté pour entrer sur le marché.
 
Les autorités chinoises ont annoncé ce mercredi de nouvelles mesures : les compagnies d’assurance vont être autorisées à investir jusqu’à 10 % de leurs fonds dans une valeur boursière, contre 5 % auparavant ; les sociétés de courtage s’engagent quant à elles à acheter davantage d’actions émises par des PME, après une première promesse, samedi, d’injecter 19 milliards de dollars dans les Bourses.

 

Le plongeon de la Bourse signe la crise de l’économie de la Chine

 
L’AFP veut voir dans l’effondrement actuel un « retour de bâton » après le gonflement trop rapide de la Bourse de Shanghai qui a gonflé de 150 % en douze mois en « se déconnectant de l’économie réelle ».
 
Pourquoi pas. Mais il faut y ajouter la rhétorique du Parti communiste qui a poussé à la roue. Et surtout, il ne faut pas oublier que, fondamentalement, l’économie de la Chine est en mauvais état, comme nous l’écrivions ici dès le 24 juin. Elle a été en proie à une croissance négative de janvier à mars, et plonge dans un endettement qui ne cesse d’augmenter. Nous évoquions les avertissements de Lombard Street Research prévenant que cette dette nationale est une véritable « bombe » dont « la mèche est en train de brûler ». La dette non financière de la Chine a atteint 240 % du PIB en 2014.
 
A quoi s’ajoute le problème démographique de la Chine qui commence à subir le contrecoup de sa politique de l’enfant unique : « Il n’est de richesse que d’hommes », disait Jean Bodin, et un pays qui se replie a forcément une économie qui se contracte.

 

Anne Dolhein

 

Source: Plongeon de la Bourse en Chine malgré le soutien des entreprises publiques

8 juillet 2015 15 h 45 min·

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8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 19:40
Grèce / Ultimatum des banques : Alexis Tsipras cite Antigone de Sophocle

Au lendemain d'un ultimatum adressé par ses créanciers, le Premier ministre grec Alexis Tsipras s'est exprimé à une séance plénière du Parlement de Strasbourg ce mercredi 8 juillet [1]. Il a conclu son discours en citant Antigone, l'héroïne de la loi naturelle. C'est les francs-maçons qui ne seront pas contents..., eux qui refusent de reconnaître la loi naturelle et les droits naturels de l'homme au-dessus de la loi des hommes.

 

Le dirigeant de gauche radicale a conclu le débat au Parlement, au cours duquel il a été vivement contesté par la droite et les libéraux qui lui ont notamment reproché de ne pas respecter les règles européennes, en évoquant la tragédie Antigone de Sophocle :

 

"Elle nous a appris qu'il y a des heures où la loi suprême qui l'emporte sur celle des hommes est celle du droit, de la justice des hommes". [2]

 

La zone euro a donné mardi jusqu'à jeudi minuit à Athènes, pour présenter un plan de réformes "crédibles, complètes, efficaces" afin d'éviter une sortie de la Grèce de la zone euro, qui pourrait être avalisée dès dimanche pendant un sommet européen exceptionnel.

 

Notes

 

[1] Retour sur une journée grecque au Parlement européen, Par RFI, Publié le 08-07-2015 Modifié le 08-07-2015 à 16:43

[2] Tsipras s'engage à "présenter des propositions concrètes et crédibles" jeudi, I 24 News, publié le 08 Juillet 2015 18:08

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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 21:47

Les experts de l'Institut autrichien des recherches économiques Wifo ont créé un modèle qui permet de prévoir le préjudice économique et les emplois détruits dans les pays de l'UE en 2015.

Sanctions de l’UE : l’effet boomerang en chiffres
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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 05:31
Grexit : François Hollande craint l'effet domino - Mise en place d'une nouvelle donne

Si la Grèce ne devait pas payer ses dettes et sortir de la zone euro, l’observateur de RT Max Keiser a déclaré que le monde pourrait voir venir une crise pire que celle de 2008 où Deutsche Bank subirait le même sort que Lehman Brothers. [1] Deutsche Bank, une des plus grandes banques du monde avec un portefeuille de dérivés de 100 trillions de dollars serait très vulnérable en cas de Grexit, a estimé l'économiste Max Keiser. Elle pourrait connaître le même sort que la banque américaine d’investissement Lehman Brothers. Et l’économie internationale se retrouverait dans une crise plus grave encore que celle de 2008, qui semblerait même banale en comparaison.

En évoquant le sujet du Grexit, Max Keiser a aussi ouvertement critiqué le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. Il a rappelé que dès le départ, le gouvernement grec a affirmé que le pays n’avait pas l’argent pour rembourser sa dette. A l’époque, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker avait dit : «Vous devez mentir quand cela devient important». Selon Max Keiser, c’est ce dernier qui est en train de mentir, parce que ce qui se passe maintenant est très important pour l’Europe. «Tout ce qui sort de sa bouche, nous devons présumer qu’il ment parce que les choses ont commencé à se gâter», juge Max Keiser. Il est allé plus loin en qualifiant Jean-Claude Juncker de «maniaque» et de «fraudeur». «C’est un fieffé menteur, personne ne prendrait au sérieux les propos de ce maniaque. C’est un fraudeur», a-t-il déclaré. Selon lui, le Grexit serait «fantastique» pour la Grèce, parce que le pays pourrait relancer son économie. Ce serait la zone euro, notamment l’Italie et l’Espagne qui souffrirait dans ce cas-là.

Hier soir, François Hollande et Angela Merkel n'étaient plus sur la même ligne. Le président français se sentant solidaire de la Grèce, veut un accord très vite, la chancelière refuse de négocier avant le référendum. [2]

Pour François Hollande, rejoint par la Commission européenne, il était encore et toujours temps de négocier. «Il faut être clair, l'accord, c'est tout de suite», a martelé le chef de l'État, mercredi 1er juillet, en refusant de «différer» les discussions qui doivent être menées «jusqu'au bout».

Hors de question de négocier quoi que ce soit avant le référendum grec, a averti la chancelière mardi, 30 juin. «Avant le référendum, côté allemand, nous ne pouvons pas discuter d'une nouvelle demande d'aide», a-t-elle expliqué devant les députés CDU. C'est une question de principe et de méthode. Seulement si le référendum est annulé ou si le oui l'emporte, alors, une nouvelle discussion sur de nouvelles bases pourra s'ouvrir. Dans l'après-midi d'hier, Alexis Tsipras a confirmé la tenue du référendum ce dimanche 5 juillet, appelant toujours les Grecs à voter «non» au plan d'aides européen.

Angela Merkel s'est ralliée à la ligne de son ministre des Finances Wolfgang Schäuble, celle de la thérapie de choc. L'Union pourra rebondir après une sortie de la Grèce de la zone euro. Cette thèse ne convainc pas à l'Élysée où l'on juge le risque politique trop élevé: «C'est un pari considérable». «Les Allemands vivent dans une bulle», ajoute-t-on. Pour Angela Merkel, au contraire, «l'avenir de l'Europe n'est pas en jeu». Elle a affirmé attendre «calmement» le vote de dimanche. Personne ne sait toutefois de quoi sera fait le jour d'après.

Rappelons que ce positionnement brutal de la Chancelière n'est pas nouveau. Le 17 mars 2010 elle avait déjà exprimé sa volonté de ne plus aider la Grèce, son opposition au soutien financier de la Grèce, affirmant que la zone euro devrait pouvoir exclure un de ses membres, en dernier recours « lorsqu'il ne remplit pas les conditions, encore et encore », en cas d'infractions répétées au pacte de stabilité. Deux députés membre de la CDU de la chancelière Angela Merkel avaient même suggéré à la même époque que la Grèce vende ses îles pour payer ses créditeurs !

François Hollande applique en France le système Pasok (PS grec) qui a ruiné la Grèce en alternance avec la droite de la Nouvelle Démocratie depuis 1974. Il est donc dans ses "petits souliers" en ce moment et panique face au Grexit. Il craint l'effet domino pour son gouvernement, parce que la France n'est pas aussi forte qu'il ne cesse de l'affirmer. Il sait dans quel bourbier un vote grec négatif conduirait la France. Le mépris du peuple, le contournement du referendum négatif de 2005 par Nicolas Sarkozy en 2007, l'impopularité record de Moi président, la dette record elle-même couplée à un chômage record et à une défiance de plus en plus forte de la population envers la classe politique pourrait entraîner une sortie de route politique plus rapide que prévue pour françois Hollande, avant 2017.

De l'autre côté du Rhin, Angela Merkel, malgré le scandale du BND qui l'éclabousse de plein fouet (scandale de l'espionnage des amis européens de l'Allemagne au profit de Washington et des données récoltées et stockées par le BND transmises «depuis près de dix ans» à la NSA américaine), a encore un fort appui populaire. Elle ne commettra pas l'erreur de prendre son électorat à rebrousse poil en cédant une fois de plus au chantage à la cohésion européenne des Grecs. La dernière reconduction du plan d'aide à la Grèce a eu l'effet d'une bombe en Allemagne. Merkel sait pertinemment où la ligne rouge à ne pas dépasser se situe en Allemagne. Elle a toutes les cartes en main et il suffit de voir la nervosité de Normal 1er face au silence d'outre-Rhin pour comprendre ce qui se trame.

Par une sortie de la Grèce de la zone euro, Tsipras pourrait réussir finalement à faire ce que François Hollande avait promis en 2012, à savoir contraindre une ré-orientation de la politique économique des Etats. Suite au Grexit, l'Espagne pourrait suivre à la rentrée, le Portugal, puis peut-être l'Italie. Le PS en France devra choisir son camp. Bref, on assiste à la mise en place d'une réelle nouvelle donne. Pas sûr que l'Union européenne elle-même survive au Grexit.

 

Notes

 

[1] Max Keiser : le Grexit provoquera une crise pire que celle de 2008, RT en français, 1 juil. 2015 13:35

[2] Face à la Grèce, le couple franco-allemand se fissure, Le Figaro, Home ACTUALITE International, Par Nicolas Barotte Publié le 01/07/2015 à 20:37

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 21:57

En avez-vous entendu parlé dans les media dits "d'information" ? RSA, Allocation personnalisée d’autonomie (APA) et Prestation de compensation du handicap (PCH) risquent de ne plus être versés en janvier 2016 :

L'Assemblée des départements de France (ADF) s'est alarmée de "la croissance incontrôlée" des "allocations de solidarité", comme le RSA, versées par les départements et financées en partie seulement par l'Etat, lors de la première réunion de sa nouvelle direction.

Dans un communiqué reçu jeudi, le bureau de l’association, présidée depuis le mois d’avril par Dominique Bussereau (Les Républicains) en raison du basculement à droite de la majorité des départements aux élections de mars, « a dénoncé la croissance incontrôlée des allocations individuelles de solidarité (AIS) qui conduira à l’asphyxie mortelle des départements ».

« D’ores et déjà, plusieurs départements ont annoncé qu’ils n’auront pas la trésorerie nécessaire pour payer la totalité des allocations pour 2016″, ajoute l’ADF sans vouloir donner leurs noms. Le Nord, entre autres, serait dans ce cas, selon une source au fait du dossier.

Dans un communiqué distinct, « le groupe de gauche insiste sur l’urgence de la situation des finances départementales », sur laquelle l’ex-président PS Claudy Lebreton avait déjà alerté ces dernières années.

Les dépenses du RSA ont progressé de 9,2% en 2014, a-t-on précisé jeudi à l’ADF. Or, cette prestation représente 58% du montant total des allocations versées par les départements, rappelle-t-on de même source.

Un groupe de travail avec l’Etat avait été créé en 2014 pour tenter de trouver des solutions, sans autre résultat qu’un constat commun faisant ressortir un financement insuffisant par l’Etat (il manque 5 à 6 milliards par an) des AIS. Outre le RSA, il s’agit de l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA) et de la Prestation de compensation du handicap (PCH).

L’ADF entend « relancer le gouvernement pour trouver ensemble des solutions structurelles à ce problème majeur pour les finances de la France », selon le communiqué.

 

Source: Inquiétude des départements devant la « croissance incontrôlée » des prestations sociales, La Gazette des Communes, Publié le 12/06/2015 • Par avec l'AFP

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 08:57
L'impact de la crise russe sur l'économie européenne plus fort qu'attendu

Les ambassadeurs permanents auprès de l'UE se sont mis d'accord mercredi sur une prolongation de six mois, jusqu'à fin janvier 2016, des sanctions économiques européennes contre la Russie. Pour les pays de l'Union européenne, la servilité vis-à-vis des USA a un prix. Les "experts" économiques se sont encore une fois trompés. En février 2015 nous avons vu que les sanctions contre la Russie avaient déjà coûté 21 milliards d'euros à l'UE. Aujourd'hui, selon une étude de l'institut autrichien de recherches économiques Wifo, menée exclusivement pour Lena, l'Alliance des quotidiens leaders en Europe, et rapportée par Le Figaro, les sanctions européennes contre la Russie vont nous coûter plus de 2 millions d'emplois, 100 milliards d'euros de richesses produites (1% de PIB à l'Allemagne, 0,5 % de PIB pour la France) tandis que 150 000 emplois seraient menacés "à long terme" en France: "La riposte de la Russie aux mesures de l'UE ont un impact considérable". Il ne fallait pas sortir de Saint-Cyr pour le savoir... Bravo les "dirigeants" européens...

 

L'impact de la crise russe sur l'économie européenne plus fort qu'attendu

 

 

Home ECONOMIE Conjoncture

Par lefigaro.fr Mis à jour le 19/06/2015 à 09:06 Publié le 19/06/2015 à 07:00

 

Selon une étude de l'institut autrichien de recherches économiques Wifo, plus de 2 millions d'emplois et environ 100 milliards d'euros de richesses produites sont menacés, dans le pire de ses scénarios.

 

LENA-LEADING EUROPEAN NEWSPAPER ALLIANCE

 

Enquête réalisée par Lena, alliance de sept quotidiens , Die Welt, El Pais, La Repubblica, Le Soir, Tages-Anzeiger, La Tribune de Genève et Le Figaro.

 

Par:

 

Carlo Bonini, La Repubblica

 

Cristina Delgado, El Pais

 

Jörg Eigendorf, Die Welt

 

Nicola Lombardozzi, La Repubblica

 

Andreas Maisch, Die Welt

 

Andre Tauber, Die Welt

 

Claudi Pérez,El Pais

 

Mario Stäuble, Tages-Anzeiger

 

Jenner Meletti, La Repubblica

 

Eduard Steiner, Die Welt

 

Pierre-Alexandre Sallier, Tribune de Genève

 

Pour les pays de l'Union européenne et la Suisse, les conséquences de la crise économique en Russie seront probablement plus graves que prévu jusqu'à présent. Selon une étude de l'institut autrichien de recherches économiques Wifo, menée exclusivement pour Lena, l'Alliance des quotidiens leaders en Europe, plus de 2 millions d'emplois et environ 100 milliards d'euros de richesses produites sont menacés, dans le pire de ses scénarios.

 

«Notre hypothèse, à l'automne de l'année dernière, des pires baisses d'exportations, est devenue réalité», indique Oliver Fritz, l'un des trois auteurs du rapport. Au premier trimestre 2015, les exportations françaises vers la Russie ont chuté de 33,6 % sur un an, pointe Wifo en s'appuyant sur les chiffres d'Eurostat et du FMI.

 

Si la tendance observée depuis le début de l'année se prolongeait, la crise russe pourrait, toujours, selon l'étude, coûter à l'Allemagne, le pays européen le plus impacté, un peu plus de 1 % du PIB. La France pourrait perdre 0,5 % de PIB tandis que 150 000 emplois seraient menacés «à long terme». À l'échelle européenne, l'institut Wifo parvient à un impact de la crise russe considérable, qui pourrait menacer 1,9 million d'emplois et amputer le PIB européen de 80 milliards d'euros.

 

L'institut Wifo n'a pas seulement évalué l'impact de la baisse mais a aussi mesuré les effets sur le tourisme. Lors de la dernière saison hivernale, le nombre de nuitées de visiteurs russes à Paris a chuté de 27 %. Wifo chiffre le manque à gagner en matière de recettes touristiques à 185 millions d'euros pour Paris, par rapport à l'hiver 2013-2014.

 

Eckhard Cordes, le président du Comité pour les relations économiques avec l'Europe de l'Est, qui représente l'industrie allemande, juge le scénario pessimiste probable: «Le premier trimestre 2015 est un bon indicateur pour juger la situation. Jusqu'alors, nous avons été en phase descendante depuis le printemps 2014. Nous pourrions toucher le plancher maintenant. Mais nous ne le savons pas encore exactement.»

Perte possible de 265.000 emplois dans le secteur agroalimentaire

 

Quelle est la part de la crise économique russe, liée à la chute des prix du pétrole, et des sanctions dans le recul des exportations européennes vers la Russie? Pour Oliver Fritz, de Wifo, il est impossible de distinguer l'effet direct des sanctions occidentales. «Nous considérons les activités d'importations de la Russie comme un tout, explique-t-il. En cela, nous partons toutefois du principe que les sanctions, y compris la riposte de la Russie aux mesures de l'UE, ont un impact négatif considérable.»

 

En août de l'année dernière, le Kremlin a interdit l'importation de nombreux produits agroalimentaires comme le lait, les fruits, les légumes, le fromage et la viande en provenance de l'Union européenne. Des pays comme l'Italie, l'Espagne ou les Pays-Bas ont été fortement touchés. Avec une perte possible de 265.000 emplois selon Wifo, c'est probablement le secteur agroalimentaire qui enregistrera la plus forte chute, suivi du commerce (225 000 emplois).

 

Rapport confidentiel

 

Les ambassadeurs permanents auprès de l'UE se sont mis d'accord mercredi sur une prolongation de six mois, jusqu'à fin janvier 2016, des sanctions économiques européennes contre la Russie. Le Conseil des ministres des Affaires étrangères doit prendre une décision formelle lundi.

 

Pour sa part, Bruxelles estime que les sanctions n'ont qu'un faible impact sur l'économie des Vingt-Huit, selon un récent rapport confidentiel de la Commission européenne que des journalistes de Lena (El Pais et Die Welt) ont pu consulter. Selon le document, la majorité des exportations ne seraient pas touchées par les mesures puisqu'il n'existe qu'une interdiction sur certains matériels d'armement et de technologies pour le secteur pétrolier. Dans son rapport, la Commission arrive à la conclusion que les effets des sanctions sur l'économie européenne seraient «relativement minimes» et «gérables», d'autant que les entreprises vendraient maintenant une partie de leurs marchandises dans d'autres pays, y compris dans le secteur agricole. Fin mai, la Commission affichait même sa confiance dans le fait que les effets négatifs actuels des sanctions allaient diminuer. Il ressort du rapport du 27 mai, surtout sur les chiffres publics de l'office des statistiques Eurostat, que les conséquences négatives des sanctions conduisent à court terme, donc en 2015, à une contraction du PIB de l'Union européenne de 0,25 %.

 

Les estimations divergentes entre la Commission et l'institut autrichien Wifo s'expliquent surtout par le fait que Bruxelles a une vision plutôt à court terme et part du principe que les effets négatifs vont s'atténuer.

 

S'agissant de la mise en œuvre des sanctions elles-mêmes, «l'Union européenne n'a pas de critères de comparaison ni de modèles pour en mesurer l'effectivité», explique Borja Guijarro-Usobiaga, qui présente actuellement une thèse sur le sujet à la London School of Economics.

 

Quant aux conséquences des sanctions sur les États membres, d'après les recherches des reporters de Lena à Bruxelles, la Commission mène des enquêtes en toute confidentialité. Même les eurodéputés n'ont pas connaissance du rapport de la Commission. Les ministères des États membres ne sont apparemment informés qu'oralement des rapports confidentiels de la Commission sur les conséquences des sanctions. Sans doute pour que les chiffres ne parviennent ni aux opinions publiques ni aux Russes. Vladimir Poutine n'a cessé de mettre en garde contre les conséquences que les sanctions auraient sur l'économie de ses partenaires européennes.

 

Les sanctions européennes: comptes gelés, entreprises pénalisées ...

 

La liste des personnes et organisations, qui, selon l'Union européenne, menacent l'intégrité territoriale de l'Ukraine compte 42 pages. Les comptes en banque et le patrimoine que possèdent les 150 personnes privées et les 37 organisations et entreprises de cette liste ont été gelés conformément au règlement 269/2014 de l'Union européenne. Cela signifie que les personnes concernées ne peuvent plus utiliser leurs avoirs ou en tirer profit. Les personnes sur la liste noire ne peuvent en outre plus entrer dans l'Union européenne.

 

Il y a en outre des sanctions concrètes contre les firmes d'armement, les entreprises pétrolières et les banques dans le but de leur compliquer l'accès aux marchés des capitaux. Il est ainsi interdit aux banques d'État Sberbank, VTB, Gazprom-Bank, VEB et à la banque agricole russe, tout comme aux compagnies pétrolières Rosneft, Gazpromneft et Transneft de se refinancer à long terme sur le marché européen des capitaux.

 

À côté de ces limitations aux marchés des capitaux, les sanctions se concentrent essentiellement sur les biens militaires, les pièces d'équipement pour le gaz et le pétrole et les biens dits Dual Use à des fins militaires. Par Dual Use on entend des marchandises qui peuvent être utilisées aussi bien à des fins civiles que militaires. L'Union européenne a également interdit à ses entreprises et citoyens d'investir en Crimée ou d'y acquérir de l'immobilier.

 

En guise de réaction diplomatique, la Russie a été exclue de la réunion des pays les plus industrialisés. Le groupe des Huit (G8) est donc redevenu le groupe des Sept (G7).

 

La Russie a réagi aux sanctions européennes en prenant des mesures de rétorsion. En août 2014, la Russie a interdit pour un an les importations de denrées alimentaires et les matières premières en provenance des pays qui ont couvert les sanctions économiques européennes. La viande, le poisson, les produits laitiers et les fruits et légumes tombent sous le coup de cette interdiction.

 

En outre, depuis septembre 2014, la Russie a interdit à ses entreprises de souscrire à des marchés publics pour l'achat de biens industriels légers à l'étranger. Sont exclus de cette interdiction les contrats militaires, les marchandises de Biélorussie et du Kazakhstan, ainsi que les marchandises qui n'ont été fabriquées ni en Russie, ni en Biélorussie ni au Kazakhstan. Font entre autre partie de ces biens industriels légers, les tissus, vêtements, chaussure et cuirs. La Russie refuse en outre l'accès à son territoire à 89 européens, dont huit allemands.

 

... et deux chevaux de Ramzan Kadyrov désormais invendables

 

Au printemps dernier, l'Union Européenne a mis des sanctions en place à l'encontre de la Russie. Cependant, soit elles ne sont pas appliquées correctement, soit elles nuisent effectivement à l'économie des pays européens. Bilan d'une politique catastrophique

 

Les réponses sont brèves et concises. Mais elles sont également la plupart du temps très insatisfaisantes. Le ministre des affaires étrangères de Chypre a répondu que moins de 120.000 euros d'avoirs russes auraient été gelés. La Banque centrale d'Irlande, à son tour, n'a «pas reçu d'informations» concernant le gel d'avoirs. La Finlande répond également qu'«aucun avoir n'a été gelé». Et c'est la même chose pour la Croatie, Malte, la Slovénie, la Slovaquie et l'Espagne. Du côté du ministère fédéral allemand de l'Économie à Berlin, l'espoir renaît: 124 346 euros ont été gelé ainsi que… deux chevaux.

Actuellement, les sanctions concernent 150 personnes physiques que l'Union Européenne a placées depuis mars 2014 sur une liste noire. Le résultat de ces mesures semble caractéristique de la manière d'agir de l'Union Européenne lorsqu'il s'agit du conflit opposant la Russie à l'Ukraine. Elle parle trop et agit peu. Aucun de ces 150 Russes et Ukrainiens ne semble particulièrement affecté, que ce soient les proches de Vladimir Poutine ou le chef des services secrets Alexander Bortnikow, ou encore le premier directeur adjoint de l'administration du président de Russie Wjatschilaw Wolodin. Leurs avoirs, s'il devait y en avoir sur le territoire de l'UE, restent indéterminés et intacts. Si même à Chypre, l'eldorado russe, les autorités trouvent moins de 120 000 euros, alors des recherches sérieuses s'imposent.

 

Les deux chevaux sont une exception. Ils ont été faciles à trouver avec une simple recherche dans Google. En effet, «Zazou» et «Dashing Home» appartiennent officiellement à Ramzan Kadyrov, le président de la République de Tchétchénie. C'est inscrit dans le «Direktorium für Vollblutzucht & Rennen» allemand (association pour l'élevage de chevaux pur-sang et les courses). Il ne s'agit cependant pas d'une saisie, insiste le ministère fédéral de l'Économie. Les chevaux de course ont été uniquement «gelés en tant que ressources économiques selon le règlement», écrit un porte-parole, et par chance, ce n'est pas à prendre au pied de la lettre: «Cela signifie qu'ils ne pourront plus être utilisés pour poursuivre un but lucratif, ni être vendus.» En Tchétchénie, nous avons rencontré le même succès. Là-bas aussi, Il n'y a eu qu'une seule victime: Kadyrov et ses chevaux.‬

 

Mais le Tchétchène saura y faire face. Son splendide cheval «Zazou» a déjà passé sa période la plus prospère et Kadyrov a gagné seulement 17.000 euros en 2014 en redevances et prix, après que le cheval avait gagné près de 1,2 millions d'euros ces cinq dernières années.

 

Les sanctions n'ont pas perturbé la plupart des 149 autres Russes et Ukrainiens. Car en pratique, les autorités européennes n'ont pas eu l'air de se donner particulièrement de mal pour débusquer l'argent, les villas et les voitures des personnes figurant sur la liste noire. Il est bien pire que ces dernières ne puissent plus rendre visite à leurs enfants dans les université en Angleterre ou ailleurs en Europe. Mais étant donné ce bilan, il ne serait pas surprenant que certaines de ces personnes aient pu franchir l'une des frontières de l'Union Européennes malgré l'interdiction d'entrée.

Etant donné ce maigre bilan, il n'est pas étonnant que du côté européen, on ne souhaite pas voir ce manque de succès documenté. Il n'existe même pas, au sein de la Commission ou du Conseil, de base de données centralisée sur les conséquences concrètes des sanctions. Malgré nos demandes répétées, l'Europe n'a pas été en mesure d'estimer la somme des avoirs, des biens immobilier et des actifs gelés. «La mise en œuvre des sanctions se fait dans les États membres», déclare une porte-parole. En fait de mise en œuvre, on constate qu' au moins neuf des 28 pays interrogés n'ont saisi aucun actif: l'Espagne, Malte, la Finlande, la Croatie, la Slovénie, la Slovaquie, la Hongrie, l'Irlande et la Lituanie. La plupart des autres Etats ont opéré des saisies négligeables, ou n'ont tout simplement pas répondu.

 

L'Italie constitue une exception. Par une froide matinée de septembre 2014, la police financière italienne a lancé contre le milliardaire russe Arkadi Rotenberg une opération sans équivalent pour l'instant en Europe concernant la Russie: très bien préparés, les agents de la police financière se sont rendus dans une villa de luxe à Rome, un appartement à Tarquinia, une villa à Villasimius, deux appartements sur la Costa Esmeralda. En quelques minutes, ils ont soustrait au contrôle de ce proche de Poutine l'équivalent de 30 millions d'euros environ.

 

Alors que, mis à part pour Rotenberg et Kadyrov, les conséquences pour les politiciens et les oligarques russes sont négligeables, une autre partie de la directive 269/2014 a des effets beaucoup plus dramatiques - et pas seulement pour la Russie mais aussi pour la plupart des 28 Etats de l'Union européenne. Il s'agit des restrictions commerciales. Elles aussi ont fait l'objet d'une importante annonce en mars 2014. Et, là aussi, l'Union européenne garde le silence sur les conséquences de la directive. Cela lui permet de tirer des conclusions et de faire des recommandations politiquement opportunes, au moment où elle s'apprête à prolonger les sanctions jusqu'à la fin de janvier 2016. Cette prolongation est à l'ordre du jour des ministres des Affaires étrangères lundi prochain. A Bruxelles, où plus personne ne veut être cité officiellement au sujet de la Russie, on considère que les conséquences pour les économies nationales sont négligeables.

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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 12:59

La dette totale de la France n'avoisine pas les 100% du PiB (2035 Mds de dette Maastricht) mais les 258% (dette de Maastricht + dette hors bilan de 3200 Mds):

 

Notre dette totale est de 5.200 milliards (Jean-Yves Archer)

Si la dette publique française fait l'objet de nombreuses polémiques, peu évoquent la dette hors bilan de l'état.

Le citoyen en qualité d'électeur tout autant que de contribuable sait largement qu'il existe une dette, générée par les gouvernements de gauche et de droite, qui dépasse les 2035 milliards et frôle par conséquent les 100% de notre PIB.

Mais, il y a une dette immergée qui s'invite à bien des évènements de la vie de la sphère publique. Lorsque l'État apporte une garantie aux prêts bancaires de l'UNEDIC (dont la dette atteint 20 mds), cela ne se retrouve pas dans son bilan. Quand l'État soutient à bout de bras la situation de la banque DEXIA, cela n'est pas inscrit au bilan mais dans les cautions accordées. Lorsque l'État employeur prévoit la future retraite de ses agents, le montant des provisions pour pensions est inscrit ailleurs qu'au budget annuel approuvé par le Parlement.

 

Autrement dit, ces trois exemples illustrent l'importance de ce que l'on nomme «les engagements hors-bilan» de la France dont le montant total est égal à près de 3.200 milliards d'euros.

 

Dans cette question de dette publique, l'économiste Jean-Yves Archer [1] observe pour le Figaro que l'on abreuve les médias d'informations sur les quelques 2.000 milliards de dette au sens de Maastricht mais que la dette immergée n'est que très rarement évoquée sauf par le désormais sénateur honoraire Philippe Marini et par son collègue socialiste Gaëtan Gorce ou le député Charles de Courson. Si l'on aime la rectitude, il faut poser que notre dette totale est de 5.200 milliards.

 

La dette immergée est comme le diabète ou le glaucome une maladie silencieuse et indolore jusqu'au jour où il est trop tard.

En pages 71 et 72 du récent rapport de la Cour des comptes sur la certification des comptes de l'État pour l'exercice 2014, il est reproduit «le tableau de synthèse des principaux engagements hors-bilan» à l'exception des montants unitairement inférieurs à un milliard d'euros. L'annexe chiffrée fournie n'est donc pas exhaustive. À regret car «si c'est flou, c'est qu'il y a un loup» pour reprendre le mot désormais fameux de Madame Martine Aubry.

 

À titre informatif, au sein des 3200 mds, les engagements liés au légitime paiement futur des pensions des fonctionnaires civils et militaires représentent 1561 mds auxquels il convient d'ajouter les retraites des fonctionnaires de la Poste, soit 128 mds.

 

La moitié de la dette immergée vient donc des futures pensions et présente un caractère incontournable.

 

Le poste intitulé «Subventions aux régimes de retraites et subventions d'équilibre aux régimes spéciaux» qui se situe à hauteur de 274 milliards dont 137 pour la seule SNCF pourrait être analysé différemment. Tous ces chiffres offrent la caractéristique d'être assez stables dans le temps à l'exception très notable des «Aides au logement et contribution de l'État au financement du FNAL» qui passent de 106 mds en 2012, à 109 en 2013 puis 164 en 2014.

 

... En République, être pudique sur des chiffres du secteur public n'est jamais gage d'éthique. Le gouvernant mise sur la crédulité ou sur l'hypoalgésie tandis que le mal perdure et enfle. Un simple chiffre: avec 3.200 milliards d'euros, le hors-bilan représente 158% du PIB. Quant à sa dynamique, elle est nette: en dix ans, ce hors-bilan a été multiplié par 3,5.

... De surcroît, les engagements au titre du commerce extérieur (Assurance-crédit COFACE) appellent à la vigilance (85 mds), il est crucial de relever que la dette garantie directement par l'État atteint 194 mds.

Si toute cette dette implicite ou immergée conserve sa dynamique, elle pourrait représenter près de 166% du PIB lors de l'année électorale de 2017.

Notes

 

[1] Jean-Yves Archer est économiste. Il dirige le Cabinet Archer et anime le think tank de recherche économique Archer 58 Research. Il est diplômé de l'E.N.A, promotion de 1985, et est titulaire d'un doctorat en Economie à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. En savoir plus sur son site.

Source: 3200 milliards d'euros : la dette française cachée dont on ne parle pas, Le Figaro, Home FIGARO VOX Vox Economie, Par Jean-Yves Archer Publié le 11/06/2015 à 12:16

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 11:10
Croissance de 0,6% et destruction parallèle de 13500 emplois au premier trimestre 2015

Une info qui ne sera pas commentée dans les media du grand courant. Selon des chiffres provisoires publiés, malgré un rebond de la croissance économique au premier trimestre (0,6%), l'emploi dans le secteur marchand a légèrement reculé au premier trimestre, où 13.500 postes ont été détruits (-0,1%), annonce ce matin l'Insee.

Dans sa note de conjoncture publiée en mars, l'Institut écrivait que d'ici à cet été, "la montée en charge du CICE et le pacte de responsabilité et de solidarité enrichiraient la croissance en emplois, mais le redressement de l'activité serait insuffisant pour permettre une reprise de l'emploi marchand, qui reculerait de nouveau". [1]

Sur un an, 68.500 emplois ont été rayés de la carte, estime l'Institut national de la statistique. Les secteurs les plus frappés sont la construction (-57.100) et l'industrie (-38.200). Quand on sait que ces deux secteurs clés sont emblématiques de toute reprise réelle, les gesticulations du gouvernement français sont pures escroqueries.

Dans le même temps, on apprend ce matin que, dans la zone euro :

- la croissance a légèrement accéléré au premier trimestre avec un produit intérieur brut en hausse de 0,4%, selon des statistiques Eurostat. [2]

- mais que la production industrielle est en baisse... La production industrielle a reculé de 0,3% en mars dans la zone euro, après un bond de 1,0% le mois précédent (chiffre révisé), selon les données publiées mercredi par l'office européen de statistiques Eurostat. [3]

On se retrouve donc en France avec une "croissance" de 0,6 au premier trimestre et une destruction parallèle de 13500 emplois. Cherchez l'erreur ! Cette contradiction trahit des marges faites par les entreprises qui n'alimentent plus que la rente des actionnaires, l'emploi réel est détruit. Les dernières fonctions vitales du système sont maintenues en vie, en quelque sorte. L'investissement est délaissé, les salaires en berne limitent la consommation des ménages. La confiance dans les institutions a disparu. Il ne restera bientôt ... plus qu'une coquille vide de leurs "institutions". Telle l'URSS en 1991, l'UE finira par s'effonder sous le poids de ses mensonges et de son inertie.

 

Notes

 

[1] 13.500 emplois détruits au premier trimestre, Home ECONOMIE Flash Eco, Par Lefigaro.fr avec AFPMis à jour le 13/05/2015 à 09:18 Publié le 13/05/2015 à 09:16

[2] Zone euro : la croissance accélère légèrement, Home ECONOMIE Flash Eco, Par Lefigaro.fr avec AFPMis à jour le 13/05/2015 à 11:48 Publié le 13/05/2015 à 11:43

[3] Zone euro: la production industrielle en baisse, Home ECONOMIE Flash Eco, Par lefigaro.fr avec agences Mis à jour le 13/05/2015 à 11:06 Publié le 13/05/2015 à 11:05

 

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7 mai 2015 4 07 /05 /mai /2015 10:00

Contrairement à ce qu'il dit, David Cameron n'a aucun pouvoir, il n'est qu'un porte-valise des maîtres de la monnaie. La baisse du chômage en Angleterre n'est pas due à sa politique personnelle mais à celle la Banque d'Angleterre.

C'est ce qu'explique l'économiste Charles Wyplosz, professeur d'économie internationale à l'Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID) à Genève, qui dressant le bilan économique de David Cameron avance que celui-ci n'a simplement fait que glaner "les effets" de la "politique monétaire judicieuse" de la Banque d'Angleterre.

L'économiste dresse le bilan économique de David Cameron. Il souligne l'efficacité de la politique monétaire de la Banque d'Angleterre, mais regrette que le Premier ministre ait cédé au «dogme de l'austérité budgétaire».

 

[L]e Premier Ministre sortant [David Cameron NDLR.] ne manque aucune occasion de vanter sa performance économique. Arrivé au pouvoir en pleine tourmente, en 2010, David Cameron n'avait pas la tâche facile, c'est vrai. Il ne s'en est sorti pas trop mal, mais son bilan reste controversé.

 

Son titre de gloire est le chômage. Après un mauvais début, le taux de chômage a sérieusement baissé, et devrait être en dessous de 6% cette année contre près de 8% à son arrivée au 10 Downing Street. La reprise est là, mais après bien des années misérables. En réalité, le PIB par tête a longtemps stagné et vient tout juste de retrouver on niveau de 2008, en dessous de celui de 2007. C'est beaucoup moins bien que les États-Unis, à peine mieux que la France. La relative bonne performance de l'emploi s'explique surtout pas un marché du travail flexible, qui a plus préservé l'emploi que les salaires. Cette flexibilité n'est pas son œuvre, elle est le résultat de réformes accomplies par ses prédécesseurs, Margaret Thatcher et Tony Blair.

Ce qui s'est passé depuis la crise est le résultat de deux mouvements en sens opposés. D'un côté, Cameron a été un adepte de l'austérité budgétaire. Il a taillé dans les dépenses publiques, qui ont baissé de 5% une fois ajustées de l'inflation. Ceci a permis de baisser le déficit. Mais la mauvaise performance en termes de croissance a eu deux résultats. D'abord le déficit public, mesuré en pourcentage du PIB, est supérieur à celui de la France, parce que les revenus ont aussi baissé. Ensuite, toujours en pourcentage du PIB, la dette publique a augmenté de manière très nette. On mesure, une de fois de plus, à quel point il est déraisonnable de faire de l'austérité en période de récession. On freine la croissance, ce qui pénalise le budget et alourdit l'endettement. Le paradoxe est que le Grande-Bretagne a adopté cette stratégie contre-productive prônée par les patrons de la zone euro, l'Allemagne et sa fidèle Commission, alors que rient ne l'y obligeait puisqu'elle a gardé sa propre monnaie.

L'indépendance monétaire a permis l'autre choix essentiel de cette période et représente la clé du «succès». La Banque d'Angleterre a adopté très tôt une politique très expansionniste, y compris la mise en œuvre du QE dès 2009 [Planche à billets. NDLR.], six ans avant la BCE. Le résultat a été une dépréciation très nette de la livre sterling, qui a dopé les exportations et ainsi contrebalancé l'austérité budgétaire. Comme la Banque d'Angleterre est indépendante du gouvernement, le mérite ne revient pas à Cameron. Il a simplement glané les effets de cette politique monétaire judicieuse, effets magnifiés par la flexibilité du marché du travail.

 

Source : La livre sterling ou le secret de la baisse du chômage en Angleterre, Home FIGARO VOX Vox Economie, Par Charles Wyplosz Publié le 06/05/2015 à 21:17

 

Le secret de la baisse du chômage en Angleterre désigne la réalité du pouvoir dans nos "démocraties"

Notons au passage que si la baisse du chômage en Angleterre n'est pas du ressort du Premier ministre, le jour où les maîtres de la monnaie en Angleterre décideront (pour x raisons...) à mettre fin au Quantitative easing (QE, planche à billets), le chômage repartira à la hausse. Les maîtres de la monnaie possèdent là, le moyen de faire la pluie et le beau temps dans les Etats modernes... selon leur bon plaisir. Et surtout, le moyen de sanctionner et de punir les peuples qui votent mal...

Dès lors, une question se pose : dans la "démocratie" britannique comme dans les autres "démocraties" européennes, qui détient réellement le pouvoir ? Le Peuple dit "souverain" [Cf. Image ci-dessus représentant le "Peuple souverain" et la "république française"] ou la banque ? Si c'est le "peuple souverain", pourquoi n'a-t-il aucun pouvoir réel sur la baisse du chômage, si c'est la Banque, pourquoi parler de "démocratie" ? Répondre à cette question c'est désigner l'imposture de la "démocratie" moderne issue de la Révolution dite "française" de 1789 qui a fondé non pas le règne de la "démocratie" mais le règne de la ploutocratie et de la Banque souveraine !

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 08:15
Non, le chômage n’a pas baissé, il a augmenté !

 

Enfumage gouvernemental : non, le chômage n’a pas baissé, il a augmenté !

 

Manuel Valls triomphal l’a annoncé : le chômage a baissé au mois de janvier. Enfin, il paraît ; car lorsque l’on regarde les chiffres de plus près, le chômage n’a pas baissé, il a tout au contraire continué d’augmenter.

Le nombre de chômeurs commenté dans la presse concerne les demandeurs d’emploi de la catégorie A. Celle-ci, selon la définition donnée par Pôle emploi, comprend les « demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, sans emploi ». Pourtant, il existe d’autres catégories de demandeurs d’emploi, lesquelles ne semblent pas intéresser le gouvernement. Le nombre des inscrits à Pôle emploi comprend quatre autres catégories de demandeurs à la recherche d’un emploi. La catégorie B concerne les « demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, ayant exercé une activité réduite courte » (c’est-à-dire de 78 heures ou moins au cours du mois), et la catégorie C concerne les « demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, ayant exercé une activité réduite longue » (c’est-à-dire de plus de 78 heures au cours du mois). Les deux autres catégories, D et E, concernent des demandeurs d’emploi qui ne sont pas tenus de faire des actes positifs, soit en raison de maladies ou de formations, soit parce qu’ils bénéficient d’un contrat aidé ; je ne commenterai donc pas ces chiffres.

Lire aussi : L’idée forte de Thierry Mariani

On constate, pour le mois de janvier de l’année 2015, une réduction des demandeurs d’emploi de la catégorie A de l’ordre de 0,5 % des concernés, soit 19.100 personnes. Selon l’économiste Jacques Sapir, le nombre de bénéficiaires du RSA-socle en catégorie A « a augmenté de 21.800 de décembre 2014 à janvier, et les radiations pour différents motifs (cessation d’inscription et radiations administratives) ont progressé en un mois de plus de 5.000 personnes ». Par ailleurs, les catégories B et C ont augmenté pour le mois de janvier 2014, notamment la catégorie C qui comprend désormais 35.000 demandeurs d’emplois supplémentaires. Au total, le nombre de demandeurs d’emploi s’est accru de 16.000 personnes entre décembre 2014 et janvier 2015.

Manuel Valls et le gouvernement ont un comportement indécent en cherchant à faire croire aux Français, en période de campagne électorale (et en prévision d’une fessée dans les urnes), à une diminution du nombre de demandeurs d’emploi qui signifierait que la politique menée est la bonne. Le procédé est malhonnête, voire mensonger.

Quand, au cours d’une conférence de presse du 5 février dernier, François Hollande déclarait : « Il n’y a pas de montée inexorable du chômage », il mentait sciemment, ou faisait montre de son incompétence. Car la montée du chômage est inexorable avec la politique d’austérité du gouvernement : euro trop cher, fiscalité excessive sur les TPE et PME, contraintes légales à l’embauche… Sans rupture avec ces politiques néfastes, le chômage de masse sera endémique et le phénomène ira s’intensifiant.

Gabriel Robin

 

Source: http://www.bvoltaire.fr/gabrielrobin/enfumage-gouvernemental-non-le-chomage-na-pas-baisse-il-augmente,161399

 

Exemple de cette désinformation gouvernementale relayée par Le Figaro (il faut aller chercher la véritable information de la hausse du chômage en fin d'article - mis en gras-, alors que le titre annonce le contraire):

 

 

Baisse record du chômage en janvier

 

Home ECONOMIE Emploi

Par Marc Landré

Mis à jour le 26/02/2015 à 11:53

Publié le 25/02/2015 à 18:06

 

Le nombre d'inscrits en catégorie A à Pôle emploi a reculé de 19 100 le mois dernier. Du jamais vu depuis sept ans.

 

Pour la quatrième fois depuis l'élection de François Hollande, en mai 2012, le nombre de chômeurs en catégorie A (sans emploi) a baissé sur un mois en France métropolitaine. Et de manière significative: de 19.100, portant à un peu plus de 3,84 millions le total de chômeurs inscrits à Pôle emploi à la fin du premier mois de l'année. Mieux, il s'agit même de la plus forte diminution recensée depuis… décembre 2007 (exception faite de celle d'août 2013, liée au bug SFR et qui avait entraîné une explosion des radiations temporaires). Soit le plus fort repli enregistré depuis sept ans!

 

«Il faut toutefois rester prudent et observer dans la durée les évolutions mensuelles» a minimisé François Rebsamen. À raison, car jamais les chiffres du chômage n'ont reculé deux mois d'affilée depuis avril 2011. Le ministre du Travail s'est toutefois réjoui du recul des inscriptions pour les jeunes en janvier (- 7600), agrégat très suivi par le gouvernement «qui n'avait pas connu une telle diminution depuis plus d'un an». François Rebsamen, qui a été plus habitué depuis son arrivée Rue de Grenelle à commenter des hausses, assure néanmoins que «la lutte contre le chômage ne faiblira pas et sera poursuivie avec détermination». Et demande en passant aux partenaires sociaux d'accélérer les négociations dans les branches en faveur de l'emploi et de l'insertion des jeunes.

 

Car le satisfecit s'arrête là. Malgré cette baisse surprise de début d'année, le nombre de chômeurs a explosé de 587.700 depuis l'élection de François Hollande, dont 193.400 sur la seule année 2014 (un total en hausse par rapport à celui affiché le mois dernier, suite à la révision intervenue sur l'ensemble des séries de l'année dernière). Par ailleurs, si on intègre les demandeurs d'emploi en activité réduite, inscrits dans les catégories B et C, le nombre de chômeurs a encore progressé en janvier. Et à un niveau quasiment symétrique à celui de la baisse de catégorie A: 16.100. Portant ainsi à 5,232 millions le nombre total d'inscrits en métropole sur les trois principales catégories de Pôle emploi.

 

Source: http://www.lefigaro.fr/emploi/2015/02/25/09005-20150225ARTFIG00325-le-nombre-des-demandeurs-d-emploi-a-baisse-en-janvier.php

 

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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 12:07

Il y a deux jours, le 3 février, l'économiste Jacques Sapir écrivait sur son blog :

 

"Que signifierait une collision frontale dans le contexte de la Grèce ? Si nous avons un refus de l’Allemagne d’admettre que l’austérité ne fonctionne pas, refus motivé tant par des représentations idéologiques que par une certaine vision des intérêt de l’Allemagne, combiné à un refus de céder à la Grèce parce que c’est la Grèce (on se souvient des mots blessants sur les « cueilleurs d’olives »), et que du côté d’Athènes on se refuse de céder car l’on sait que cela signifie la fin de l’expérience de Syriza, l’idée de la collision frontale prend du sens. Dans ce cas, on ne trouve pas de solutions d’ici le mois de juillet et la Grèce doit faire défaut sur sa dette. La réaction de la BCE sera de couper le financement aux banques grecques, ce qui entraînera la décision du gouvernement grec à mobiliser la Banque Centrale grecque pour que le crédit ne soit pas coupé aux banques et, de fil en aiguille, la Grèce sortira de l’Euro." (1)

 

Or, la prévision de Jacques Sapir s'est réalisée plus vite que prévu ! Hier soir, la BCE a décidé de ne plus refinancer les banques grecques tant qu’Athènes ne sera pas parvenu à un accord sur sa dette (2)

 

La décision couperet est tombée mercredi soir lors d’une réunion du conseil des gouverneurs de la BCE, qui devait se prononcer sur la poursuite ou non d’un dispositif permettant aux banques grecques d’obtenir des liquidités de la BCE en présentant comme garanties des titres de l’Etat grec. « Cette suspension est en ligne avec les règles existantes de l’Eurosystème, du fait qu’il est actuellement pas possible de présumer que la revue du programme (de sauvetage de la Grèce, NDLR) aboutisse à un succès ».

En clair, la BCE met fin à une dérogation destinée à faciliter le refinancement de banques grecques et dépendant de l’existence d’un programme d’aide au pays.

[...] La décision de la BCE a une conséquence immédiate : à compter du 11 février prochain, les banques grecques ne pourront compter pour se refinancer que sur l’aide d’urgence en liquidités (ELA), prodiguée par la Banque Nationale Grecque. (3)

 

Par la mesure qu’elle vient de prendre contre la Grèce, la BCE envoie un signal très clair au nouveau gouvernement : restez dans le cadre du plan d’aide décidé par la « Troïka ». Mais, elle vient de déclencher un processus qui peut aboutir à l’inverse de ce qu’elle recherche. Loin de faire céder le gouvernement grec, cette mesure pourrait le forcer à prendre des mesures radicales qui, à terme, provoqueraient une rupture définitive entre la Grèce et ses créanciers et conduiraient ce pays à sortir de l’Euro.

 

[...] Les possibles réactions du gouvernement grec. ... Le gouvernement Grec peut mettre en place des contre-mesures. Certaines sont techniques (fermeture momentanée des banques, limites aux retraits des particuliers). ... Le gouvernement grec peut donc décider de réquisitionner la Banque Centrale pour la contraindre de continuer à alimenter en liquidités (en Euro) les banques grecques. Mais, ce faisant, il viole les traités constituant l’Union Economique et Monétaire, c’est à dire la zone Euro. Il pourrait donc le faire constatant la menace que fait peser la BCE sur la Grèce, et prenant à témoin la population de ce fait inouï d’une instance technique s’immisçant dans les chois politiques d’un peuple souverain.

 

Une telle décision serait bien entendu lourde de conséquences. Ce serait au tour de la BCE d’être le dos au mur. Si elle acceptait la mesure de réquisition, elle reconnaitrait son impuissance et donnerait des idées d’indépendance aux autres pays.

 

[...] Il faut le répéter, ce qui est en cause c’est la politique d’austérité de Mme Merkel et surtout son imposition à l’ensemble de l’Europe, condition nécessaire à ce que ne se mette pas en place une logique d’Union de Transfert au détriment de l’Allemagne. Cette dernière ne peut céder, ou alors elle verra sa crédibilité disparaître instantanément.

 

En cas de réquisition de la Banque Centrale de Grèce, réquisition qui pourrait alors survenir le 28 février ou le 1er mars, la Banque Centrale Européenne pourrait décider de ne plus accepter en circulation les euros « grecs ». Une telle mesure a déjà été temporairement appliquée à Chypre. Cela revient à expulser, ou à menacer de le faire, un pays de la zone Euro. (4)

 

Notes

 

(1) http://russeurope.hypotheses.org/3389

(2) http://bourse.lesechos.fr/infos-conseils-boursiers/actus-des-marches/infos-marches/la-bourse-d-athenes-et-les-banques-grecques-devissent-apres-la-decision-de-la-bce-1029549.php

(3) http://www.lesechos.fr/monde/europe/0204135297436-la-bce-ferme-ses-guichets-aux-banques-grecques-1090213.php

(4) http://russeurope.hypotheses.org/3397

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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 20:48

Le 10 septembre 2012 François Hollande avait finalement admis que le "changement" ce serait dans deux ans" (soit en 2014). Raté ! En 2013, François Hollande détaillait sa "boîte à outils" : tout était fait pour "inverser la courbe du chômage" ... Malheureusement, en 2013, le nombre de chômeurs avait progressé de 168700, et en 2014 cette hausse était plus forte encore avec une progression de 189100 chômeurs de plus.

Depuis l'élection de François Hollande, il y a eu 602.500 chômeurs de plus, pour un total de 3,496 millions de chômeurs sans aucune activité, 5,2 millions toutes catégories en métropole, 6,2 millions, toutes catégories confondues, avec l'outre-mer. Un record :

 

"Le changement, c'est dans deux ans" : Raté ! Il n'y a jamais eu autant de chômeurs en France

Il n'y a jamais eu autant de chômeurs en France

Le Figaro, Mis à jour le 27/01/2015 à 19:22, Publié le 27/01/2015 à 18:12

 

Le nombre de demandeurs d'emploi sans aucune activité a atteint en décembre 3,496 millions en métropole, soit 8100 personnes de plus en un mois et 189.100 de plus sur l'année 2014. Un record.

En décembre, la France comptait 3,496 millions de chômeurs sans activité. C'est près de 190.000 chômeurs de plus qu'il y a un an (+5,7%) et 602.500 de plus depuis le début du quinquennat de François Hollande.

Soit, à ce stade (en seulement 33 mois), 140 000 de moins que Nicolas Sarkozy sur l'ensemble de ses cinq années de mandat. Si la hausse enregistrée chaque mois depuis le début du quinquennat (+18 258 en moyenne) se poursuit au même rythme d'ici à mai 2017, le nombre total de nouveaux chômeurs enregistrés sous la présidence de François Hollande devrait dépasser, dès l'automne prochain, celui tant critiqué de son prédécesseur.

Plus qu'une inversion, c'est donc en quelque sorte «une accélération» de la courbe du chômage qu'ont subie les Français l'année dernière.

[L]a France métropolitaine compte désormais plus de 5,2 millions de demandeurs d'emploi inscrits dans les trois principales catégories de Pôle emploi, un record. Et même plus de 6,2 millions, toutes catégories confondues, avec l'outre-mer. Un autre record.

 

Source: http://www.lefigaro.fr/emploi/2015/01/27/09005-20150127ARTFIG00393-il-n-y-a-jamais-eu-autant-de-chomeurs-en-france.php

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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 23:07
Plan de la BCE : Le citoyen lambda n'en verra jamais la couleur, les banques si

La Banque de France devrait percevoir un peu plus de 20% des 1140 milliards d'euros prêtés par la BCE.

1140 milliards d'euros! Tel est donc le montant que la Banque centrale européenne (BCE) a décidé d'injecter dans la zone euro. L'équivalent d'un peu plus de la moitié du PIB français. La Banque centrale européenne va reverser ces 1140 milliards d'euros à chacune des dix-neuf banques centrales nationales de la zone euro.

La planche à billets de la BCE sera répartie entre ses différents actionnaires, selon leur poids respectif au capital de l'institution. Avec 20 % du capital de la BCE fourni par les États de la zone euro, la Banque de France pourra ra­cheter jusqu'à 230 milliards d'euros de titres publics et privés, et créer en échange autant de nouvelle monnaie. Cela représente 3500 euros par Français.

Comme le programme de rachat de la BCE porte sur 19 mois, cela équivaut à près de 185 euros par mois. Cela ne veut toutefois pas dire que chaque Français recevra, tous les mois, dans sa boîte aux lettres un chèque du même montant. Cette somme équivaut plutôt à un crédit que les banques seraient en mesure d'accorder à leurs clients. (1)

Plan de la BCE : Le citoyen lambda n'en verra jamais la couleur, les banques si.

Tout est expliqué ici : http://www.les-crises.fr/comment-la-bce-se-moque-du-monde/

[Hold-Up à 1 100 000 millions d'€] QE : comment la BCE se moque du monde !

Notes

(1) BCE : chaque Français peut espèrer un crédit de 200 euros par mois, Le Figaro, Mis à jour le 23/01/2015 à 23:07, Publié le 23/01/2015 à 19:51 http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/01/23/20002-20150123ARTFIG00448-plan-de-la-bce-chaque-francais-peut-esperer-un-credit-de-200euros-par-mois.php

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 10:14

http://static2.dmcdn.net/static/video/436/285/14582634:jpeg_preview_medium.jpg?20110829143624Bienvenue dans le Nouvel Ordre Mondial où l'Europe n'est qu'une colonie du dollar. Les manipulations monétaires de la FED (Banque centrale dite "des Etats-Unis") ont un impact direct sur l'économie de la zone euro. C'est ce que vient d'expliquer Christian Noyer, le gouverneur de la Banque dite "de France" dans une interview parue hier dans Les Echos. (1)
Ces manipulations, similaires à celles de la banque centrale d'URSS, peuvent entraîner une baisse ou une remontée des taux en zone euro et provoquer un achat des emprunts d'Etat (dette publique) par la Banque centrale vassale dite "européenne" (BCE) 


Dans cette interview aux Echos, il déclare que la BCE pourrait procéder à des achats de dette souveraine, voire d'obligations d'Etat, si les mesures qu'elles à déjà prises ne parviennent pas à faire repartir la croissance et l'inflation dans la zone euro. (2)

 

Après le FMI et l'OCDE, il laisse entendre que la BCE devrait revoir à la baisse ses prévisions de croissance pour la zone euro.

 

A la question "à quelles conditions la BCE pourrait-elle acheter de la dette publique ?", il répond : "Si nous constations que notre politique actuelle n’a plus d’effet".


"Je ne verrais aucun problème, poursuit-il, à ce que la BCE achète d’autres actifs et si nécessaire des emprunts d’Etat si par exemple les taux remontaient dans la zone euro à cause d’un resserrement de la politique monétaire aux Etats-Unis en 2015. Ou si l’économie de la zone subissait un nouveau choc défavorable, différant l’atteinte de notre objectif de prix."

 

En expliquant que la remontée des taux en zone euro et l'achat de dette publique par la BCE sont des conséquences du resserrement de la politique monétaire aux Etats-Unis en 2015 et de la baisse de la croissance et de la déflation induites par ce resserrement monétaire (contraction monétaire ou fin de la planche à billet de la FED aux Etats-Unis), Christian Noyer admet tout simplement que nos institutions sont vassales des Etats-Unis qui font la pluie et le beau temps chez nous.

 

Et dire que les oligarques nous avaient vendu le produit en nous assurant que l'"Union europenne" pourrait ainsi mieux concurrencer les Etats-Unis, serait plus forte, avec moins de chômage, plus de croissance !

 

 

Notes

 

(1) Christian Noyer : « La BCE pourrait acheter des emprunts d’Etat si nécessaire »

http://www.lesechos.fr/journal20141114/lec1_monde/0203934522050-christian-noyer-la-bce-pourrait-acheter-des-emprunts-detat-si-necessaire-1064090.php

(2) La BCE pourrait acheter des obligations d'Etat Le figaro.fr avec Reuters Mis à jour le 14/11/2014 à 10:27 Publié le 13/11/2014 à 23:35 http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2014/11/13/97002-20141113FILWWW00486-la-bce-pourrait-acheter-des-obligations-d-etat.php

 

 

. La Commission européenne prédit un avenir morose au Vieux Continent

. Néo-esclavage : "Money Masters", les maîtres de la monnaie (1/2)

. Dette, crise, chômage : qui crée l'argent ?

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 15:31

Il fallait s'y attendre, la politique du chaos soutenu en Ukraine, la "guerre de sanctions" contre la Russie est l'une des causes des pronostics de diminution de la croissance 2014 en Europe :

 

Commission-europeenne-predit-un-avenir-morose-au-Vieux-Co.jpg

 

La Commission européenne prédit un avenir morose au Vieux Continent

 

13:49 06/11/2014

MOSCOU, 6 novembre-RIA Novosti

 

Les pronostics de la Commission européenne sont publiés tous les six mois, deux ou trois ans d'avance. En mai, la CE présidait une croissance de 1,2% à l'économie de la zone euro.

Cet indice a été revu à 0,8%. Le pronostic pour 2015 a subi une baisse encore plus prononcée et les prévisions pour toute l'UE ne sont pas non plus très "roses": la croissance attendue cette année avoisine 1,3% (contre 1,6% prévus en mai selon le dernier rapport). La croissance prévue pour l'année prochaine et 2016 est respectivement de 1,5 et 2%. Il est d'autant plus préoccupant de constater la baisse des pronostics pour les deux plus grandes économies de la zone euro – l'Allemagne et la France. Les prévisions de 2% pour l'Allemagne, en mai, ne sont plus que de 1,1% aujourd'hui.

La baisse est encore plus forte pour la France – 0,7 au lieu de 1,5% [Le ministre des finances Michel Sapin table sur 0,5% au lieu de 1%, Ndlr.]. Parmi les causes de cette diminution, les économistes de la CE évoquent le manque d'investissements intérieurs et la détérioration de la situation sur les marchés émergents avec lesquels ces deux pays sont plus ou moins liés. Les facteurs géopolitiques ont également joué leur rôle: les événements au Moyen-Orient et les chutes du cours du pétrole qui ont suivi, la situation en Ukraine et la "guerre de sanctions" contre la Russie, qui est l'un des plus importants partenaires commerciaux de la France et de l'Allemagne.

 

Les économistes de la CE se sont également penchés sur le cas de la Russie. D'après le rapport, une baisse de tous les indices attend cette dernière - sauf pour l'inflation. A hauteur de 5,9% en 2014, elle diminuera jusqu'à 5% en 2015. La Banque centrale de Russie et la Banque mondiale sont encore plus pessimistes. La présidente de la première, Elvira Nabioullina, a déclaré il y a un mois lors de la réunion du gouvernement qu'au 22 septembre l'inflation annualisée était de 7,9%. La Banque mondiale parle, elle, de 8%.

 

Les pronostics de croissance du PIB russe en 2014 ont été divisés presque par deux par la CE – 1% au lieu de 2,3% [soit une croissance similaire à celle de l'Allemagne et meilleure que celle de la France, ndlr.]. Le chômage passera de 5% actuellement à 6,4% l'an prochain selon ces prévisions. Cet indice n'est pas critique en comparaison avec l'Europe, mais c'est un taux relativement élevé. Les principales causes expliquées dans le rapport de la Commission européenne et dans la conférence de presse de son vice-président, Siim Kallas, sont les risques géopolitiques. Comprendre: les sanctions relatives aux événements en Ukraine.

 

Source: http://fr.ria.ru/presse_russe/20141106/202908529.html

 

 

. Ces 1200 sociétés françaises qui pâtiront des sanctions économiques occidentales contre la Russie

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 09:50

Fiasco budgétaire de François Hollande (les impôts augmentent, le déficit aussi, la dette aussi...), mais fiasco économique et social aussi de François Hollande : le budget de l'emploi des jeunes (Contrats aidés, emplois d'avenir, garantie jeunes) et le traitement social du chômage dépasse désormais les 3 milliards d'euros par an, sans réelle efficacité. Un gouffre pour les finances publique.

Si François Hollande est le président record de la guerre, il est aussi le président de tous les records !

 

"sortir de l'europe, c'est sortir de l'histoire" : françois hollande joue sur la peur

 

Mi-mandat de Hollande : un échec total dans la lutte contre le chômage

 

Le Figaro

 

Mis à jour le 06/11/2014 à 07:39

Publié le 06/11/2014 à 06:36

 

[...]

«Soyons honnête, nous sommes en échec.»

François Rebsamen, le 25 octobre 2014

 

[C]'est peu dire que ce bilan est un échec, tant le président de la République a battu tous les records, ou presque, depuis deux ans et demi: un demi-million de chômeurs inscrits à Pôle emploi en catégorie A (sans activité) de plus ; des niveaux absolus de demandeurs d'emploi inégalés dans chacune des cinq catégories référencées ; un ratio de chômeurs de longue durée (sans emploi depuis plus d'un an) qui frôle désormais les 45 %…

 

"la reprise est là" (françois hollande)

Quant au contrat de génération, sa mesure phare de campagne censée résoudre en partie le cancer du chômage des jeunes et des seniors, il ne prend pas. En 18 mois d'existence, un peu plus de 40.000 demandes de l'aide financière ont été recensées par les services de l'État. Pour mémoire, François Hollande a promis de créer un demi-million de contrats de génération sur l'ensemble du quinquennat.


Enfin l'apprentissage, qui procure plus de 70 % de débouchés en termes d'emploi durable à ses bénéficiaires, est en chute libre: -8 % des entrées en 2013 et une érosion similaire depuis le début de l'année.

 

Inverser la courbe du chômage

L'échec est d'autant plus incontestable que François Hollande avait lui-même promis, à de multiples reprises en 2012 et 2013, qu'il réussirait à «inverser la courbe du chômage» avant la fin de l'année dernière. Le chef de l'État avait même érigé cet engagement en totem et gage de la réussite de sa politique économique. Raté. L'inversion tant répétée ne s'est pas produite.


Et ce n'est pas faute d'y avoir mis les moyens. Contrats aidés, emplois d'avenir, garantie jeunes… le budget de la politique de traitement social du chômage du gouvernement dépasse désormais les 3 milliards d'euros par an. Un gouffre pour les finances publiques, sans réelle efficacité, le nombre de jeunes au chômage ayant baissé d'un peu plus de 6000 en un an et étant toujours supérieur de 40.000 à celui de mai 2012.


Source: http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2014/11/06/20002-20141106ARTFIG00016-mi-mandat-de-hollande-un-echec-total-dans-la-lutte-contre-le-chomage.php

 

 

 

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