Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 16:25
Partager cet article
Repost0
31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 23:59

Le taux de chômage dans la zone euro a atteint 10,2% de la population active en septembre, son plus haut niveau historique, légèrement au-dessus des 10,1% enregistrés en août, selon des données publiées lundi par l'office européen des statistiques Eurostat.



Il avait déjà atteint ce niveau record en juin 2010, a précisé Eurostat. Cela fait à présent cinq mois consécutifs que le chômage est au moins à 10%. Eurostat a revu en hausse sa précédente estimation pour le mois d'août, qui évaluait le taux de chômage dans la zone euro à 10%.



Selon les calculs d'Eurostat, 16,198 millions de citoyens de la zone euro étaient au chômage en septembre, soit 188.000 de plus que le mois précédent.



L'Espagne a une nouvelle fois été le pays de la zone euro enregistrant le plus fort taux de chômage (22,6%) tandis que l'Autriche et les Pays-Bas ont enregistré les taux les plus bas (respectivement 3,9% et 4,5%).



La France affiche un taux de 9,9% en septembre. Aucune donnée n'est disponible pour l'Allemagne.



Pour l'ensemble de l'Union européenne, le taux de chômage a progressé à 9,7% contre 9,6% le mois précédent, et le nombre de sans emploi a augmenté, de 174.000 personnes à 23,264 millions.

 

Source: http://lci.tf1.fr/filnews/economie/le-chomage-a-son-plus-haut-niveau-historique-dans-la-zone-euro-6798856.html 

Partager cet article
Repost0
1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 11:52

Une directive européenne, qui sera examinée en novembre, propose de taxer le litre de gazole de 8 à 15% de plus que celui de l'essence en 2013 dans le but de diminuer l'usage de ce pétrole très polluant.

 

Le secteur automobile est sur le qui-vive. Comme le révèle Le Parisien ce samedi, Bruxelles envisagerait de taxer le litre de gazole en Europe de 8 à 15% de plus que celui de l'essence. Une directive en ce sens doit être examinée par le Parlement européen en novembre prochain pour une application probable à l'horizon 2013. Objectif : lutter contre cette énergie très polluante, utilisée par près de 7 millions de voitures en Europe.

 

La Commission européenne met en avant le paradoxe existant entre une essence moins polluante et moins chère hors taxe, vendue plus chère à la pompe, et du gazole plus cher hors taxe, source massive d'émission de particules fines dangereuses pour la santé, et moins cher pour les automobilistes. Selon elle, en dehors du Royaume-Uni, le traitement fiscal de l'essence et du gazole en Europe est «faussé» et a besoin de cette remise à plat.



Inquiétude

 

Pour les constructeurs, la nouvelle intervient au plus mauvais moment. Ces derniers travaillent déjà à l'application en 2014 de la norme Euro 6, qui prévoit une réduction des émissions de CO² et de particules fines. Cette norme les oblige à mettre en place des techniques coûteuses sur les véhicules diesel qui feront augmenter le prix de ces voitures de 1500 à 2000 euros. De quoi faire fuir les clients. Si en plus le prix du litre de gazole venait à fortement augmenter, le marché des voitures au gazole pourrait s'effondrer.

Le Comité des constructeurs français d'automobile estime que l'instauration de cette directive pourrait faire perdre en France 20 points de part de marché sur la vente de voitures diesel. Dans les colonnes du Parisien, son président, Patrick Blain, s'inquiète : «La baisse de production dans les usines françaises (à la pointe dans le secteur du diesel, ndlr) aurait inévitablement des conséquences sociales», prévient-il.

Professionnels et particuliers pourraient également choisir de se débarrasser de leur véhicule trop coûteux, ce qui risque d'engendrer une dégringolade des prix sur les voitures diesel. «Il est sans doute possible de prendre des mesures transitoires qui laisseront à tout le monde le temps de s'adapter», explique-t-il. (1)



Une "réforme qui pourrait déclencher la grogne des automobilistes, des routiers et des agriculteurs". (2)

 

L'effondrement du secteur automobile, plus les blocages et manifs des transporteurs routiers, taxis, et usagers de la route, Attali pourra être content lui qui voulait une crise majeure pour arriver encore plus vite à son Nouvel Ordre Mondial...

 

Sources :

 

(1) http://www.lefigaro.fr/conso/2011/10/01/05007-20111001ARTFIG00345-le-diesel-pourrait-etre-plus-cher-a-partir-de-2013.php

(2) http://www.leparisien.fr/economie/l-europe-veut-augmenter-le-prix-du-gazole-01-10-2011-1634115.php

-------------------------------------------------

- Jacques Attali et le Gouvernement Mondial sur Europe1

- Ordo ab chao: Jacques Attali annonce le chaos

Partager cet article
Repost0
28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 22:59

La France émettra 179 milliards d'euros d'obligation à moyen et long terme en 2012 a indiqué l'Agence France Trésor (AFT) dans le cadre de la présentation du budget de l'année prochaine.

Ces 179 milliards d'émissions brutes sont destinées à financer 98,9 milliards d'euro d'amortissement de dette arrivant à échéance en 2012, le reste étant majoritairement constitué de 80 milliards de nouvelle dette nette émise pour couvrir le déficit budgétaire prévu en 2012. Au total, l'an prochain, la charge de la dette - c'est à dire les intérêts que la France va devoir verser à ses créanciers - atteindra le chiffre astronomique de 48,77 milliards d'euros.

 

A titre de comparaison, le ministère du budget prévoit que l'impôt sur les revenus rapportera 58,4 milliards. Bref, 83% de l'impôt acquitté par les ménages français sert à financer les seuls intérêts de la dette passée.

 

Source

Partager cet article
Repost0
19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 12:10

Dans un entretien au Monde, l'économiste Jacques Sapir a estimé que la dette grecque était "absolument impossible à rembourser".

Le directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales a également expliqué que lorsque la crise de l'euro éclatera "d'ici quelques mois au plus ... elle se doublera d'une crise politique majeure dans notre pays, car les électeurs et la population pourront à bon droit demander des comptes à nos gouvernants."

 

 Extraits :

 

"Il faut rappeler le rôle extrêmement néfaste qu'ont eu un certain nombre d'hommes politiques français, ainsi que des hauts fonctionnaires, qu'il s'agisse de Jacques Delors, de Pascal Lamy ou d'autres, dans la déréglementation financière généralisée que nous avons connue en Europe à partir de 1985-1986. Sur le fond, on a voulu faire avancer la solution d'une Europe fédérale sans le dire aux populations.

La construction européenne a été faite de telle manière qu'elle incluait des déséquilibres structurels dont les pères de l'Europe espéraient que les solutions iraient chaque fois un peu plus en direction du fédéralisme. Ce fédéralisme furtif, ou clandestin, comme l'on veut, ne tenait pas compte des réactions des peuples, et ne tenait pas compte de l'enracinement extrêmement profond des nations qui constituent l'Europe. On peut toujours aujourd'hui reprocher aux différents pays leurs égoïsmes, on peut toujours aujourd'hui reprocher aux classes politiques de France, d'Allemagne, d'Italie, d'Espagne, leur manque d'initiative et leur aveuglement face à la crise de l'euro, qui était une perspective inévitable depuis 2009.

Mais sur le fond toutes ces incompétences renvoient en réalité à un projet politique. Ce projet qui avait été refusé lors du référendum de 2005, que ce soit en France ou aux Pays-Bas, et que l'on a cherché à imposer malgré tout via la notion de contrainte économique. Mais les faits sont têtus, et quand on les méprise, ils se vengent.

 

(A propos des banques) il faut savoir qu'aujourd'hui l'opinion, dans différents pays européens, est très hostile aux banques. Alors un scénario possible consisterait à nationaliser les banques, à se servir de cette nationalisation pour faire accepter la recapitalisation des banques, mais en utilisant aussi cette nationalisation pour... en particulier rétablir la distinction impérative entre banques de dépôts et banques d'affaires, et très sérieusement limiter le nombre d'opérations que les banques ont le droit de faire."  (Jacques Sapir,  "La dette de la Grèce est aujourd'hui absolument impossible à rembourser", Le Monde, 19.09.2011)

   

Note de Christroi. Jacques Sapir s'est fait remarquer par des positions hétérodoxes très marquées sur plusieurs sujets et un engagement politique à la gauche de la gauche. Il a pris publiquement position pour la "démondialisation" et s'interroge aujourd'hui sur le futur de la zone Euro et l'éventuelle nécessité pour la France de devoir sortir de l'Euro.

Partager cet article
Repost0
14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 08:24

L'agence d'évaluation financière Moody's a abaissé d'un cran ce matin la note des banques françaises Société Générale et Crédit Agricole mais n'a pas touché à celle de BNP Paribas. (1)

 

Peu après ces annonces, le gouverneur de la banque de France, Christian Noyer, s'est voulu rassurant. Selon lui, la situation des banques françaises ne risque pas de se dégrader davantage. Au micro de RTL, ce dernier a ainsi indiqué : «Je ne pense pas que le situation continue de se dégrader et je vais peut-être vous surprendre mais je pense même que la dégradation des notes de deux banques est une relativement bonne nouvelle». (2)

 

Les chiffres de la participation de ces trois banques à la dette grecque indiquent que fin 2010, BNP Paribas possédait 5 milliards d'euros de titres de dette souveraine, la Société générale 2,7 milliards, et le Crédit agricole 600 millions. (3) Bnp Paribas se révèle l'institution financière qui détient le plus d'obligations souveraines grecques, avec un portefeuille de 5 milliards d'euros en valeur brute (3,5 milliards en net). (4)

 

L'agence de notation les punit-elle de leur gestion imprudente dans leurs parts de dette grecque ? Non. Les punit-elle de leur fragilisation à court terme, à cause de leur attachement à la dette grecque ? Non.

 

Mais alors, pourquoi l'agence de notation les punit-elle ? 

 

L'agence de notation sanctionne les banques bonnes élèves, celles qui par leur gestion prudente se sont le moins investi dans la dette grecque. Elle punit la pusillanimité et le scepticisme de banques qui n'ont pas été jusqu'ici assez nouvel-ordre-mondialistes compatibles. Elle les fait avancer à coups de schlague !

 

Les banques n'ont pas tardé à réagir sous le coup et à corriger le tir. Crédit Agricole a annoncé la mise en place, d'ici le début du mois de décembre, d'un mécanisme de soutien formel à sa banque de marché Crédit Agricole Corporate and investment banking (CA CIB), selon un communiqué. BNP Paribas a de son côté décidé d'ajuster son bilan et Société Générale avait déjà annoncé un plan d'économies.  

 

Dans ces conditions, et vu le niveau d'allégeance à l'Empire, parler d'agences de notation "privées" et "indépendantes", est une imposture de plus que les media alignés se garderont bien de relever et de commenter.

 

Sources:

 

(1) http://www.20min.ch/ro/economie/news/story/Moody-s-punit-les-banques-fran-aises-25309566

(2) http://www.lefigaro.fr/societes/2011/09/14/04015-20110914ARTFIG00413-moody-s-degrade-societe-generale-et-credit-agricole.php

(3) http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/09/12/la-menace-d-une-degradation-de-la-note-des-banques-francaises-se-rapproche_1571202_3234.html

(4) http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/09/13/04016-20110913ARTFIG00618-pourquoi-les-banques-francaises-trinquent.php

Partager cet article
Repost0
13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 11:18

La Chine achète des titres de dettes européens. Cela ne fera pas se redresser les bourses européennes qui au contraire continueront de plonger.

Lundi matin 12 septembre, Rome a demandé à Pékin de procéder à d'importants rachats de titres de sa dette souveraine, rapporte le Financial Times. Le ministre italien des Finances Giulio Tremonti a rencontré la semaine dernière le patron du fonds souverain chinois Lou Jiwei, le président de China Investment Corp. CIC. pour trouver des débouchés pour les titres de dette de l'Italie.

La Chine est déjà venue à la rescousse de pays de la zone euro en difficultés ces derniers mois. Fin mai, Pékin avait fait part de son intention d'acheter des titres de dettes émis par le Fonds européen de stabilité pour le Portugal.

En janvier, la Chine avait acheté des titres européens destinés à renflouer l'Irlande.

Dès le début de la crise, la Chine était venue en aide à l'Europe malade de ses dettes.

En début d'année, la Chine avait acheté des obligations d'Etat espagnoles pour une centaine de millions d'euros. L'empire du milieu s'était également engagé à acquérir des obligations grecques. (1)

Cela n'a pas rétabli les bourses, bien au contraire ! Les petits épargnants sont en train de voir leurs économies disparaître semaine après semaine, englouties dans la crise de la dette.

Quoiqu'il en soit, à la fin, quand les Chinois auront racheté l'Europe, il suffira aux "experts" non-élus, de tout nationaliser sans indemnité.

 

« Les capitalistes sont tellement bêtes qu'ils nous vendront la corde avec laquelle on les pendra » (Lénine)...

 

Sources:

 

(1) Dette : la Chine volerait au secours de l'Italie  http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/09/13/04016-20110913ARTFIG00305-la-chine-viendrait-a-la-rescousse-de-l-italie.php

Partager cet article
Repost0
11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 20:59

Nouriel RoubiniLe ralentissement actuel de la croissance économique mondiale constitue le début d'une nouvelle crise financière, a indiqué l'économiste juif et professeur de l'Université de New York, Nouriel Roubini, dans un entretien accordé à l'agence Bloomberg.

"Il y a quelques mois je croyais que la "tempête idéale" aurait lieu en 2013, mais le ralentissement économique des Etats-Unis, de la zone euro et du Royaume-Uni signifie qu'elle a déjà commencé", a indiqué le professeur qui avait prédit début 2007 le commencement de la dernière crise financière, qui a frappé le monde une année plus tard.

Notons qu'une école économique dite "sociétale" avait déjà annoncée la crise financière… dès 1992 ! (livre distribué à tous les parlementaires, médias et universités en 1993).  A cette époque elle dénonçait que plus de 50% de la finance était déjà dangereusement orientée vers la spéculation. En vain. Car en 2008, certaines banques avaient un taux d’activités spéculatives dépassant les 90% !

"Selon Roubini, la deuxième vague de récession secouera le monde plus tôt que prévu et culminera en 2013 voire même avant, cela dépend des moyens de la politique monétaire que l'on pourra d'utiliser".

"Dans l'immédiat, nous avons besoin de grandes mesures d'incitation, sinon nous risquons une nouvelle Grande Dépression", a déclaré l'économiste, ajoutant que la probabilité d'une nouvelle récession dans les pays développés se chiffrait à 60%.

Nouriel Roubini prévoit aussi une explosion de l'Eurozone d'ici à cinq ans. Il suggère d’accumuler du « cash » et si possible en dollars (un hasard ?)

Pour la zone euro, le «Conseil pour le futur de l'Europe» (créé par le milliardaire juif allemand Nicolas Berggruen et dont Nouriel Roubini est membre), a préconisé le 5 septembre 2011 un renforcement du fédéralisme pour sortir de l'impasse.

Joseph StiglitzLes hasards se multiplient! Les experts du "Conseil pour le futur de l'Europe" (sic) prônent davantage de fédéralisme, c'est-à-dire renforcer le FESF, le fonds de secours européen, euro-obligations et capitalisation appropriée des banques. Parmis ces élites non-élues, et autres experts non-mandatés réunis au sein du "Conseil pour le futur de l'Europe", créé par le milliardaire Nicolas Berggruen, on compte les anciens Premiers ministres britannique Tony Blair, et espagnol Felipe González, l'économiste levantin Nouriel Roubini ou le prix Nobel d'économie de cet autre juif américain, Joseph Stiglitz. S'interrogeant sur l'avenir de l'Europe, les soit-disant "spécialistes" estiment que la crise de la zone euro doit être résolue de toute urgence mais est une opportunité pour avancer vers ...une plus grande intégration économique ! Pour ce faire, la création d'euro-obligations, qui consiste à mutualiser la dette des pays de la zone euro, devrait être développée selon eux. 

 Après le crash de 2008 et l'épuisant refinancement du système par les Etats (donc par nos impôts), les banques (soi-disant "services publics") et les "experts" ont poursuivi dans cette même voie spéculative suicidaire. Pourquoi ? Parce que le maintien de la réglementation et de la législation fiscale actuelle par nos politiques incompétents rend le spéculatif plus rentable que le productif.

Roubini qui n'en est pas à une incongruité près, suggère que "l'économie européenne a besoin à court terme de mesures de relance, d'une politique monétaire plus accommodante et d'une recapitalisation des banques." On s'en doutait, donc, encore une fois après 2008, avec nos impôts ! 

 

La pensée cosmopolite de Nouriel Roubini ne se laisse mieux comprendre que lorsqu'il souligne "la nécessité de créer une forme d'entité supranationale, qui stabiliserait le système financier et éviterait l'effondrement de la zone euro" (sic) Un hasard là aussi... Ou l'ordre maçonnique par le chaos... "Le modèle actuel ne fonctionne pas, ajoute-il. Il faut se donner les moyens d'une entité supranationale qui va stabiliser le système financier. Sans cela, la zone euro va se briser." 

 

Le Nouvel Ordre mondial ou le chaos vous dis-je !

 

Sources:

(1) http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/09/07/04016-20110907ARTFIG00392-le-prophete-du-krach-de-2008-predit-une-grande-depression.php

(2) http://fr.rian.ru/business/20110907/190877533.html

(3) http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/un-systeme-bancaire-reforme-ou-100490

(4) http://www.zonebourse.com/actualite-bourse/Paris-et-Berlin-doivent-opter-pour-la-relance-Roubini--13783033/

(5) http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/afp_00376251-les-experts-du-conseil-pour-le-futur-de-l-europe-pronent-davantage-de-federalisme-214740.php

Partager cet article
Repost0
6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 21:52

Marine Le Pen dénonce les 15 milliards d’euros brûlés pour la Grèce. L’Assemblée nationale a voté aujourd'hui un projet de loi de finances rectificative pour renflouer la dette grecque de quinze nouveaux milliards.

 

"Cette loi de finances, indique Marine Le Pen alourdira la dette publique de notre pays de 15 nouveaux milliards d’euros, au bénéfice du deuxième plan de renflouement de la Grèce.

15 milliards d’euros, c’est deux fois ce qu’on donne chaque année à notre Justice pour fonctionner. C’est davantage que le déficit des retraites cette année !

 

... Je le dis ici le plus clairement du monde : les 15 milliards d’euros votés aujourd’hui pour la Grèce sont pure folie. ...Il y a 10 jours à peine, le gouvernement de Nicolas Sarkozy a multiplié les mauvais coups pour tenter de trouver quelques milliards. Et le voilà maintenant qui jette 15 milliards par les fenêtres. Mais quelle est cette logique absurde ? Comment peut-on imposer aux Français, aux classes populaires et moyennes, aux petites entreprises, de nouvelles taxes, des taxes sur les sodas, une hausse de la CSG de 550 millions d’euros, et d’un autre côté alimenter de 15 milliards d’euros supplémentaires en Grèce l’incendie de la zone euro ? On a même pensé à une taxe sur les parcs d’attraction !…

 

Ces 15 milliards s’ajoutent aux 45 milliards de dette supplémentaire que la France a déjà prévu de contracter pour les plans de renflouement de la zone euro : 2 plans en Grèce, un pour l’Irlande, et un pour le Portugal. Un argent qu’on ne reverra évidemment jamais, ces pays-là étant dans l’incapacité de rembourser.

 

Chaque trimestre, le ministère des Finances publie un communiqué pour expliquer par ces plans de renflouement le dérapage du déficit public. Mais pourquoi continuer alors ? Pourquoi continuer d’aggraver notre propre dette pour renflouer la dette des autres ? Et pourquoi continuer, alors qu’on voit bien que ça ne sert strictement à rien ?

 

La Grèce va très mal, sa dette continue d’exploser, à 160 % du PIB, elle aura 5 % de récession cette année, et les experts disent déjà que ce deuxième renflouement est totalement inutile. Les plans d’austérité actuels la tuent à grands feux.

Et que fera-t-on demain quand il s’agira de renflouer l’Espagne, et l’Italie ? Nos députés UMP et PS se réuniront-ils une nouvelle fois, à la demande de Nicolas Sarkozy, pour voter des centaines de milliards d’euros, scellant ainsi notre propre chute ?

...

Au nom de l’intérêt national de la France, au nom de l’impérieux devoir de lutte contre la dette, au nom de la solidarité que nous devons aux plus pauvres d’entre nous, je condamne très fermement ces 15 nouveaux milliards déversés dans le tonneau sans fonds de la dette grecque.

Nicolas Sarkozy a déjà beaucoup trop endetté la France. Il détient même le record de la Ve République en la matière. Celui qu’on peut raisonnablement appeler « le Président de la dette » a déjà creusé de 500 milliards supplémentaires notre dette publique depuis 2007, dont 100 milliards entre 2007 et 2008, avant même le déclenchement de la crise."

 

Source: Extrait du discours de Marine Le Pen, prononcé sur le Pont de la Concorde à Paris, le 6 septembre 2011 à 15h00 http://www.nationspresse.info/?p=142559

 

- Money as debt - L'argent dette

Partager cet article
Repost0
4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 18:00

Alors que la crise de la dette fait rage sur les marchés, la bourse de Paris et les bourses européennes plongent ce soir (1) à des niveaux historiques (2). 

 

Face à cette chute boursière, la Banque Centrale Européenne (BCE) enfreint son propre traité de Lisbonne (article 123), reprend après une interruption de quatre mois ses achats sur le marché obligataire, et rachète des titres de dette de l'Irlande et du Portugal. (3)

 

Selon Reuters, l’institution dirigée par Jean-Claude Trichet, a racheté des obligations du Portugal et de l’Irlande, deux pays qui ont bénéficié d’un plan de soutien de l’Union Européenne. L'ampleur de l'intervention ne sera connue que lundi au plus tôt. Mais celle-ci traduit la gravité de la situation. En effet, depuis plusieurs jours, la contagion menace de s'étendre à l'Italie et à l'Espagne. (4) Dans ces deux pays, le pourcentage de créances douteuses, surtout des crédits immobiliers susceptibles de ne pas être remboursés, n’a jamais été aussi élevé. Dans ce contexte, les taux auxquels ces deux pays doivent emprunter explosent. Ils sont au plus haut depuis la création de la zone euro. Au-delà des 6%...

 

Dans le même temps, la BCE s’apprête, tenez-vous bien... à soutenir les banques, en mettant à leur disposition des liquidités supplémentaires ! (3) Ces mêmes banques qui rackettent les pays européens avec des taux irremboursables ! 

 

Sources:

 

(1) http://www.lefigaro.fr/marches/2011/08/04/04003-20110804ARTFIG00224-le-cac-40-devrait-rebondir.php

(2) http://www.20minutes.fr/article/766418/bourses-europeennes-plongent-niveaux-historiques

(3) http://www.20minutes.fr/article/766370/rassurer-marches-bce-transforme-pompier

(4) http://www.20minutes.fr/article/766224/pourquoi-espagne-italie-font-trembler-zone-euro

Partager cet article
Repost0
4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 07:52

Francois Hollande et la dette publique...
 
Aujourd'hui, les dettes des Etats, "dans tous les grands pays", sont des titres que s'échangent les banques privées sur le marché (en France loi de 1973). La crise et l'endettement des Etats sont des profits pour les banques privées qui, pour résumer, prospèrent sur la ruine des nations.
 
Face à ce scandale et face au scandaleux article 123 * (voir note ci-dessous) du traité de Lisbonne (2007) qui précisément, pour financer leurs dettes, interdit aux Etats européens d'émettre des emprunts publics gagés sur l'Etat (anciens bons du trésor), et les contraint à emprunter auprès des banques privées, le "socialiste" François Hollande (il faudrait plutôt dire l'ultra-libéral François Hollande) préconise de "permettre à l'Europe d'emprunter elle-même sur les marchés financiers. Si l'Europe emprunte elle-même, dit-il, à ce moment-là, elle peut avoir des taux d'intérêt faibles, pour tous les pays qui en sont membres, quelque soit leur niveau de richesse. C'est donc un élément de solidarité européenne et donc de confiance dans la monnaie unique".
 
Autrement dit, François Hollande ne trouve pas anormal que les Etats soient obligés d'emprunter aux créateurs privés de monnaie et de leur payer des intérêts; François Hollande veut que les Etats empruntent sur les marchés alors que la monétisation est un pouvoir régalien; François Hollande prétend que la BCE (Banque centrale européenne) monétise à destination des Etats, c'est faux, la BCE ne fait que racheter des titres de dettes sur les marchés de revente. Rappelons que la dette publique totale de la zone euro approche 8000 milliards et que les achats réalisés à ce jour par la BCE n'ont eu aucun effet notable sur un soit-disant affaiblissement de taux...
 
------------------------------------------------------
 * L’article 123 du Traité de Lisbonne stipule que : « 1. Il est interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées « banques centrales nationales », d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l’Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres ; l’acquisition directe, auprès d’eux, par la Banque centrale européenne ou les banques centrales nationales des instruments de leur dette est également interdite ».
 
En clair les états signataires s’interdisent de se financer directement à taux zéro auprès de leur banque centrale ou de la BCE. Ils sont obligés de s’adresser aux banques privées qui leur proposent les taux qu’elles décident tout en se finançant actuellement elles mêmes à un taux quasi nul auprès de la BCE.
Cette situation est identique pour tous les pays du monde occidental et dure en France depuis 1973.
Il s’agit du coup d’état de la finance. (1)
 
Sources : 
------------------------------------------------------
  
Partager cet article
Repost0
4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 07:51
Max Keiser, journaliste américain, cinéaste et ancien courtier d'actions, explique que le peuple américain voit sa "valeur" décimée par les banques de Wall Street : JP Morgan et Goldman Sachs sont dit-il, "à la classe moyenne américaine ce que Buffalo Bill était à la population de bisons en Amérique. Leur intérêt c'est de les exterminer".
 
Dans la "crise de la dette américaine", tout est orchestré et Obama n'est qu'une marionnette de la banque fédérale américaine (FED) qui est un consortium de huit banques privées.
La dégradation de la note américaine est un business de choix recherché par les Warburg, JP Morgan, Rothschild, Rockefeller, Goldman Sachs, Lazard Brothers, Kuhn Loeb, et consorts, (les cleptocrates spéculent sur la dette des nations et s'enrichissent de l'affaiblissement et de la pauvreté croissante des nations tombées dans l'engrenage satanique de la dette).
 
Ce business équivaut pour les marchés, les taux d'intérêt croissant, à une rentrée d'argent massive, régulière et en augmentation à mesure que les Etats s'appauvrissent et voient leur "note" dégradées. Cela n'est rien d'autres qu'une économie de charognards qui prospère sur l'affaiblissement de ses proies.
Partager cet article
Repost0
23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 05:34

 

Merci à Jérémie

Partager cet article
Repost0
19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 07:41

Pourquoi se gêner ? L'agence de notation Moody's a réclamé des Etas-Unis hier 18 juillet qu'ils éliminent tout simplement le plafond imposé à la dette extérieure du pays... afin de réduire l'incertitude chez les détenteurs d'obligations souveraines. Cette agence avait prévenu la semaine dernière qu'elle baisserait la note AAA des Etats-Unis s'ils venaient à faire défaut sur leur dette.

 

Fitch Ratings a une seconde fois menacé lundi de placer la note de la dette américaine sous surveillance si aucun accord n'est trouvé sur le relèvement du plafond de l'endettement des Etats-Unis.

 

Source: http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/07/18/97002-20110718FILWWW00471-dettes-etats-unis-nouvel-avertissement.php

Partager cet article
Repost0
17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 21:12
Partager cet article
Repost0
17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 07:12

On croit rêver.

Ainsi, il ne manque que 2,5 milliards d’euros répartis entre neuf banques européennes pour leur permettre de faire face à une situation économique plus grave. Bref, pas de quoi fouetter un chat. Ce sont des montants de pacotilles.

Ainsi, seulement quelques « petites » banques grecques (2), espagnoles (5), autrichienne (1) et allemande (1)  ont des manques de fonds propres et les autres se portent bien alors qu’aujourd’hui plusieurs d’entre elles ne sont plus capables d’emprunter sur les marchés des capitaux à des taux concurrentiels. Les banques portugaises qui viennent de perdre trois niveaux de notation vont très bien, merci. Il en va de même des banques irlandaises.

Ainsi, l’Europe a autorisé la Hessische Landesbank à ne pas faire connaître ses chiffres –qui ne peuvent être que très mauvais- parce que le Land de Hesse n’aime pas de se voir déculotter en public pour mauvaise gestion ou pire. Helaba est la seule banque allemande dans le lot des banques en déficit de fonds propres.

Et on espère sincèrement que nous allons gober cela ? L’Europe vient de franchir un pas dangereux pour sa crédibilité : si au cours des premiers stress tests il y a deux ans elle avait refusé de voir la situation en face, l’Autorité Bancaire Européenne annonçait des tests plus sévères. Aujourd’hui, alors que la situation est infiniment plus grave elle a accepté de camoufler une situation infiniment dangereuse pour  une partie de son système bancaire.

Les chiffres ? Il ne s'agit évidemment pas de 2,5 milliards d’euros : l’encours de la dette sur les trois pays les plus menacés –Portugal, Grèce et Irlande- représentent environ 100 milliards d’euro pour les seules banques européennes, et au moins le même montant pour la Banque Centrale Européenne. L’amortissement à la valeur réelle de ces encours représenterait une charge de 50 à 70 milliards d’euros qu’on se refuse même à tester. Le lobby bancaire est passé par là.

Ce faisant, l’Europe vient de franchir un pas décisif dans la crise. Pour tenter désespérément de camoufler le coût de son indécision, elle vient de commettre un faux : les stress tests ne tiennent même pas compte des pertes de valeur actuelles, moins encore, d’une détérioration probable de la situation.

Alors que l’Italie et l’Espagne entrent dans une phase critique qui pourrait en entraîner d’autres,  on ne tient même pas compte des 300 milliards d’euros détenus par les banques européennes sur ces deux pays.

Pour camoufler leur incompétence et leur manque de courage, les instances européennes viennent de commettre un faux. Si l’une des banques qui se porte bien venait à faire faillite, l’Europe risque d’être poursuivie pour faux en écritures.

C’est une génération entière de complicités de dirigeants européens qui vient de passer au mensonge pour tenter désespérément de camoufler les conséquences catastrophiques de leur inaction. Les agences de notation en perdent la raison, mais la culpabilité se situe à la Commission Européenne et auprès des Chefs d’Etat, de gouvernement et des Gouverneurs de Banques Centrales de l’Eurozone.

Les pays qui ont récemment rejoint l’Union sont, à juste titre, outrés de voir que ceux qui leur ont fait la vie dure pour les accepter en leur sein se sont comportés comme des gestionnaires irresponsables. La même critique dépasse largement les frontières de l’Europe où se situent des  créanciers importants.

Les commentaires ne se sont pas fait attendre : ce résultat, selon le Financial Times, jette un doute sur une « exercice qui n’est pas assez dur pour restaurer la confiance des investisseurs dans le système financier de l’Eurozone ». Et de conclure que « l’Union Européenne a failli à ses propres tests ».

Il aurait mieux valu ne rien faire que de se livrer à des stress tests qui jettent encore plus le discrédit sur les dirigeants européens. Ce faisant ils jouent avec le feu alors que la contagion a commencé à montrer le bout de l’oreille. Les investisseurs ne s’y sont pas trompés. Les actions des banques européennes sont en baisse et lundi matin, réveillés de cet exercice de malhonnêteté caractérisée, ils devraient massivement vendre des titres souverains et des actions et obligations de banques européennes.

L’ ABE ne se rend même pas compte du ridicule de son affirmation qui justifie ces tests non-stressés comme un « moyen de pression sur vingt banques à effectuer des augmentations de fonds propres ».  Cette affirmation accuse l’ABE de prolonger le déni des tests d’il y a deux ans. Pas de référence à l’impact global de la crise de l’Eurozone. Nous savons pourtant que le « rééchelonnement » de la dette grecque a elle seule imposera des charges aux banques européennes. Cette quasi-certitude ne fait même pas partie des scenarios inclus dans les tests.

Nous sommes passés du déni au mensonge.

Source: http://finance.blog.lemonde.fr/2011/07/16/953/ via http://www.nationspresse.info/?p=139018 

Partager cet article
Repost0
17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 07:11
Des retraités de 75 ans obligés de retravailler pour défaut de paiement des retraites depuis septembre 2009.
Partager cet article
Repost0
15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 21:00

Effondrement économique concomitant : voulu ou non ? Quand on songe que les maîtres du monde n'ont pas hésité à différents moments de l'histoire à plonger le monde dans le chaos (crises économiques, famines, guerres, etc.), le pire est à craindre en vue de la création de leur "Nouvel Ordre Mondial".

 

21h34

Dette: dernière mesure des USA pour tenir jusqu'au 2 août avant une possible cessation de paiement (plus d'allocations handicapés ou chômeurs, plus de retraites, plus de salaires dans le public, etc.) 

 

Le département du Trésor américain a annoncé vendredi avoir lancé la dernière de ses mesures extraordinaires devant permettre au pays d'éviter un défaut de paiement d'ici au 2 août. Source: http://lci.tf1.fr/filnews/economie/dette-derniere-mesure-des-usa-pour-tenir-jusqu-au-2-aout-6580771.html

 

Dans le même temps, l'atlantiste et "président de l'Union européenne" Herman Von Rompuy, l'homme qui a déclaré "Le temps de l'Etat-nation homogène est terminé", convoque jeudi prochain 21 juillet (jour de la Saint Victor) le sommet européen sur le financement de la dette grecque et de la crise de l'euro. Source: http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/07/15/97002-20110715FILWWW00539-sommet-europeen-le-21-juillet.php

Partager cet article
Repost0
27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 20:44
Partager cet article
Repost0
20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 22:04

Tribune très révélatrice dans Le Monde d’aujourd’hui, signée par un « collectif » réunissant grands groupes et grandes banques françaises et allemandes, et appelant à sauver l’euro.

Effrayée par l’écho rencontré par le projet d’espérance de Marine Le Pen sur la sortie concertée de la monnaie unique et la nécessaire liberté monétaire, la Caste financière et bancaire se coalise pour tenter de sauver son bébé, l’euro !

Parmi les signataires, on trouve notamment Deutsche Bank, Total, Groupe Rotschild, Société Générale, Publicis…

Les masques tombent !

 

Source : http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/06/20/la-crise-europeenne-est-une-crise-de-la-dette-pas-de-l-euro_1538337_3232.html 

via http://www.nationspresse.info/?p=136722

Partager cet article
Repost0
18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 07:38

Selon le GEAB N°56-Spécial Eté 2011 ce second semestre 2011 devrait se traduire par l'effondrement de l'immobilier occidental, la crise des dettes publiques européennes, et le crash du système financier mondial, à savoir la dette fédérale US.

 

Sur Christroi, nous nous interrogeons. La guerre en scénario parallèle pour permettre à l'Empire de se perpétuer est-elle envisagée par les grands Humanistes défenseurs des Droits de l'Homme ? Ce scénario d'une guerre mondiale déclenchée délibérément en parallèle d'une crise systémique globale n'est pas impossible si l'on considère que la guerre permet à coup sûr de sauver in extremis le système ploutocratique via "SDN" et autres "ONU"... Ci-dessous, voici l'analyse du simple aspect économique.

 

Pour avoir une idée de l'aspect guerre : "Naomi Klein - la stratégie du choc"

 --------------------------

 

 

 - Communiqué public GEAB N°56-Spécial Eté 2011 (15 juin 2011) -

 

Source: http://immobilier-finance-gestion.over-blog.com/ext/http://www.leap2020.eu/GEAB-N-56-Special-Ete-2011-est-disponible-Crise-systemique-globale-Derniere-alerte-avant-le-choc-de-l-Automne-2011_a6658.html

 


Evolution de la dette fédérale US et projections (2000-2016) (en Milliards USD) - Sources : US Treasury / Berruyer / GEAB, 06/2011
Evolution de la dette fédérale US et projections (2000-2016) (en Milliards USD) - Sources : US Treasury / Berruyer / GEAB, 06/2011
Dans ce GEAB N°56, nous abordons les deux aspects les plus dangereux de ce choc de l'Automne 2011, à savoir :
. le mécanisme de détonateur des dettes publiques européennes
. le processus d'explosion de la bombe US en matière de dettes publiques.

Parallèlement, dans ce contexte d'accélération du rééquilibrage des rapports de force planétaire, nous présentons l'anticipation d'un processus géopolitique fondamental concernant la tenue d'un sommet Euro-BRICS d'ici 2014.

Enfin, nous concentrons nos recommandations sur les moyens d'éviter de faire partie de ces 15.000 milliards d'actifs-fantômes qui vont s'envoler en fumée dans les prochains mois, avec une mention toute particulière pour l’immobilier résidentiel occidental dont l’effondrement des prix que nous anticipons pour 2015 commence en fait dès 2012.

Dans le communiqué public du GEAB N°56, nous présentons une partie de l'anticipation sur le mécanisme de détonateur des dettes publiques européennes.


Composition du bilan de la Banque Centrale Européenne (rouge : titres adossés à des actifs / bleu clair : bons du secteur public / vert : titres bancaires / bleu foncé : titres d'autres entreprises / beige : autres) - Sources : Spiegel / BCE, 05/2011
Composition du bilan de la Banque Centrale Européenne (rouge : titres adossés à des actifs / bleu clair : bons du secteur public / vert : titres bancaires / bleu foncé : titres d'autres entreprises / beige : autres) - Sources : Spiegel / BCE, 05/2011

Le mécanisme de détonateur des dettes publiques européennes
Les opérateurs financiers anglo-saxons jouent aux apprentis-sorciers depuis maintenant une année et demie et les premiers titres du Financial Times en Décembre 2009 sur la crise grecque devenue rapidement une soi-disant « crise de l'Euro ». Nous ne reviendrons pas sur les péripéties de cette formidable manipulation de l'information (8) orchestrée depuis la City de Londres et Wall Street puisque nous y avons déjà consacré de nombreuses pages dans plusieurs GEAB tout au long de cette période. Contentons-nous de constater que dix-huit mois plus tard, l'Euro se porte bien alors que le Dollar continue sa descente aux enfers par rapport aux grandes devises mondiales ; et que tous ceux qui ont parié sur la dislocation de la zone Euro ont perdu beaucoup d'argent. Comme nous l'avions anticipé la crise favorise l'émergence d'un nouveau souverain, l'Euroland, qui permet aujourd'hui à la zone Euro d'être bien mieux préparée que le Japon, les Etats-Unis ou le Royaume-Uni (9) au choc de l'Automne 2011 … même si elle est en train de jouer un rôle de détonateur en la matière, bien malgré elle. Le « bombardement » (car il faut bien appeler les choses par leur nom) (10), entrecoupé de pauses de quelques semaines (11), auquel est soumis l'Euroland depuis tout ce temps, a en fait eu trois effets majeurs consécutifs, très éloignés pour deux d'entre eux des résultats escomptés par Wall Street et la City :

1. Dans un premier temps (Décembre 2009 – Mai 2010), elle a fait disparaître le sentiment d'invulnérabilité de la devise européenne tel qu'il s'était constitué en 2007/2008, en introduisant le doute sur sa pérennité et surtout en relativisant l'idée que l'Euro était l'alternative naturelle au Dollar US (voire son successeur).

2. Puis, dans un deuxième temps (Juin 2010 – Mars 2011), elle a amené les dirigeants de l'Euroland à mettre en chantier à « très grande vitesse » toutes les mesures de sauvegarde, de protection et de renforcement de la monnaie unique (mesures qui auraient dû être prises il y a déjà de nombreuses années). Ce faisant elle a redynamisé l'intégration européenne, replacé à la tête du projet européen le noyau fondateur, et marginalisé le Royaume-Uni en particulier (12). Parallèlement elle a stimulé un soutien de plus en plus appuyé à la monnaie européenne de la part des BRICS, Chine en-tête, qui après un moment de flottement se sont rendus compte de deux choses fondamentales : d'une part les Européens agissaient sérieusement pour faire face au problème ; et d'autre part, au vu de l'acharnement anglo-saxon, l'Euro était sans aucun doute un instrument essentiel pour toute tentative de sortie du « monde Dollar » (13).

3. Enfin, actuellement (Avril 2011 – Septembre 2011), elle conduit la zone Euro à entreprendre de toucher aux sacro-saints investisseurs privés afin de les mettre à contribution pour résoudre le problème grec via notamment des extensions « volontaires » des délais de remboursement (ou toute autre forme de coupe dans les profits escomptés) (14).

Comme on peut l'imaginer, si le premier impact était bien l'un des objectifs poursuivis par Wall Street et la City (outre le fait de détourner l’attention des problèmes massifs du Royaume-Uni et des Etats-Unis), les deux autres en revanche sont des effets totalement contraires au but recherché : affaiblir l'Euro et réduire son attractivité mondiale.

Surtout qu'une quatrième séquence se prépare qui va voir, d'ici le début 2012 (15), le lancement d'un mécanisme d'Eurobonds, permettant de mutualiser une partie des émissions de dettes des pays de l'Euroland (16), ainsi que l'inévitable pression politique croissante (17) à augmenter la part de la contribution privée dans ce vaste processus de restructuration (18) de la dette des pays périphériques de la zone Euro (19).


Evolution de la dette grecque et de sa composition (2011-2015) (en Milliards €) (rouge : dette arrivant à échéance ; vert : déficit budgétaire ; violet : prêts UE ; marron : prêts FMI ; bleu : autre) - Sources : Le Figaro / SG CIB, 05/2011
Evolution de la dette grecque et de sa composition (2011-2015) (en Milliards €) (rouge : dette arrivant à échéance ; vert : déficit budgétaire ; violet : prêts UE ; marron : prêts FMI ; bleu : autre) - Sources : Le Figaro / SG CIB, 05/2011
Et avec cette quatrième séquence on entre dans le cœur du processus de contagion qui va faire exploser la bombe de l'endettement fédéral US. Car, d'une part, en créant un contexte médiatique et financier mondial ultra-sensibilisé aux questions d'endettement public, Wall Street et la City ont rendu visible l'ampleur insoutenable des déficits publics US, britannique et japonais (20). Cela a même obligé les agences de notation, fidèles chiens de garde des deux places financières, à se lancer dans une folle course à la dégradation des notes des Etats. C'est pour cette raison que les Etats-Unis se retrouvent maintenant sous la menace d'une dégradation, comme nous l'avions anticipé, alors même que cela paraissait impensable à la plupart des experts il y a seulement quelques mois. Et parallèlement, le Royaume-Uni, la France, le Japon, … se retrouvent également dans le collimateur des agences (21).

Rappelons-nous que ces agences n'ont jamais rien anticipé d'important (ni les subprimes, ni la crise mondiale, ni la crise grecque, ni le Printemps arabe, …). Si elles dégradent à tout va aujourd'hui, c'est qu'elles sont prises à leur propre jeu (22). Il n'est plus possible de dégrader A sans toucher à la note de B si B n'est pas en meilleure situation. Les « présupposés » sur le fait qu'il est impossible à tel ou tel Etat de faire défaut sur sa dette n'ont pas résisté à trois ans de crise : c'est en cela que Wall Street et la City sont tombés dans le piège qui guette tous les apprentis-sorciers. Ils n'ont pas vu qu'il leur serait impossible de maîtriser cette hystérie entretenue autour de la dette grecque [NdCR. Ou bien l'ont-ils vu parfaitement mais est-ce délibérément que, "stratégie du choc", le chaos économique est organisé] Ainsi aujourd'hui, c'est au Congrès US, dans le cadre du violent débat sur le plafond d'endettement et les coupes budgétaires massives, que se développent les conséquences des articles manipulateurs de ces derniers mois sur la Grèce et la zone Euro. Encore une fois, notre équipe ne peut que souligner que si l'Histoire a un sens, c'est indéniablement celui de l'ironie.


Evolution de la production industrielle en Chine (rouge) et en Inde (vert) (2006-2011) - Source : Marketwatch / Factset China / India Stats, 06/2011
Evolution de la production industrielle en Chine (rouge) et en Inde (vert) (2006-2011) - Source : Marketwatch / Factset China / India Stats, 06/2011
-----------
Notes:

(1) Y compris le fait que les investisseurs privés (notamment les banques) seraient mis à contribution pour résoudre le problème de la dette grecque.

(2) Sans oublier bien sûr les dettes des collectivités locales américaines.

(3) Les Etats-Unis repartent en récession. L'Europe ralentit tout comme la Chine et l'Inde. L'illusion d'une reprise mondiale est désormais bien terminée. C'est d'ailleurs cette situation très inquiétante qui explique pourquoi les grandes entreprises accumulent de la trésorerie : elles ne veulent pas se retrouver comme en 2008/2009 dépendantes de banques elles-mêmes en panne de liquidités. Selon LEAP/E2020, les PME et les particuliers devraient utilement méditer cette situation. Source : CNBC, 06/06/2011

(4) James Saft, éditorialiste de renom pour Reuters et le New York Times, en est même au point de souhaiter « bon vent à l'hégémonie du Dollar ». Source : Reuters, 19/05/2011

(5) Les bourses savent que la « fête » est finie avec la fin du Quantitative Easing US et le retour de la récession. Et les opérateurs financiers ne savent plus comment trouver des placements profitables et pas trop risqués.

(6) Source : CNBC/FT, 12/06/2011

(7) Même l'Arabie saoudite s'inquiète désormais publiquement par la bouche du Prince AlWaleed qui évoque la « bombe de la dette US ». Source : CNBC, 20/05/2011

(8) Dernier exemple en date : la manifestation anti-austérité du 04/06 à Athènes qui a péniblement rassemblé moins de 1.000 manifestants alors que les médias anglo-saxons ont à nouveau titré sur cette preuve de rejet de la population grecque … évoquant des milliers de manifestants. Sources : Figaro, 05/06/2011 ; Financial Times, 05/06/2011 ; Washington Post, 06/06/2011

(9) Le Telegraph du 07/06/2011 nous apprend par exemple que depuis les années 1980, le Royaume-Uni a dépensé 700 Milliards £ de plus qu'il n'a gagné. Une bonne partie de cette somme entre dans les 15.000 Milliards d'actifs-fantômes qui vont disparaître prochainement.

(10) On peut constater l'épuisement du discours sur la "fin de l'Euro" par le fait que Wall Street en est réduit à faire intervenir régulièrement désormais Nouriel Roubini pour tenter de crédibiliser cette fable. Le pauvre Roubini, dont les travaux d'anticipation n'ont ni prévu la crise mondiale ni jamais dépassé six mois, se voit réduit à devoir prévoir la "fin de l'Euro" d'ici cinq ans, ou au moins une réforme fondamentale de la zone Euro pouvant d'ailleurs aboutir à une intégration européenne renforcée. Nous citons l'auteur d'après sa récente intervention dans un congrès à Singapour reprise dans le Figaro du 14/06/2011. Donc, si on résume la prédiction de Nouriel Roubini, il y aurait une fin de l'Euro d'ici 5 ans sauf si en fait l'Euro se retrouve renforcé via la mise en place définitive d'un "nouveau souverain", l'Euroland. Quelle anticipation ! Au-delà de l'effet d'annonce racoleur, cela consiste à dire que d'ici cinq ans (durée infiniment longue en temps de crise, et Roubini parlait d'échéances beaucoup plus rapprochées il y a encore quelques mois), il peut se passer une chose ou son contraire. Merci Docteur Roubini ! C'est difficile d'essayer de faire de la prospective et de travailler pour Wall Street en même temps. Enfin, il faut ce qu'il faut pour essayer de convaincre (en vain) les Asiatiques de ne pas vendre les actifs en Dollars au profit de ceux en Euro.

(11) Quand les experts et médias anglo-saxons ne peuvent vraiment plus rien inventer pour légitimer de garder « la crise de l'Euro » en une.

(12) Mais aussi la Suède dont les élites continuent à vivre dans le monde d'après 1945, celui où elles ont pu s'enrichir en profitant des problèmes du reste du continent. A propos du Royaume-Uni, la City continue à tenter en vain d'éviter de passer sous le contrôle des autorités européennes comme nous l'apprend cet article du Telegraph du 30/05/2011. Le plus amusant dans cet article est l'image retenue par le journal : un drapeau européen en lambeaux. Pourtant c'est bien la City qui est en train de perdre son indépendance historique au profit de l'UE et pas le contraire. C'est une illustration flagrante de l'impossibilité de comprendre les évènements qui se déroulent en Europe en passant par les médias britanniques, même quand il s'agit du Telegraph, excellent par ailleurs en ce qui concerne sa couverture de la crise.

(13) D'où leur motivation à acheter la dette de l'Euroland. Source : Reuters, 26/05/2011

(14) Sources : YahooActu, 13/06/2011 ; DeutscheWelle, 10/06/2011 ; Spiegel, 10/06/2011

(15) La crise ne permettra pas à l'Euroland d'attendre 2013, date prévue pour réviser le système adopté en Mai 2010, pour trancher ce débat.

(16) Diverses formules sont à l'étude mais les plus probables s'organisent toutes autour d'un système d'émission de dette publique à deux niveaux : une émission bénéficiant de la signature commune de l'Euroland (et donc de taux très bas) pour un montant allant jusqu'à un pourcentage maximum du PIB de chaque Etat (40%, 50%, 60% … aux dirigeants de l'Euroland de choisir) ; au-delà de ce seuil, les émissions ne sont plus garanties que par la seule signature de l'Etat concerné, impliquant des taux rapidement très élevés pour les élèves les moins sérieux de la classe.

(17) A ce sujet, il est regrettable que les médias internationaux s'intéressent plus aux quelques milliers de manifestants grecs (voir plus loin dans ce numéro du GEAB un exemple flagrant des différences immenses entre chiffres réels et chiffres des médias anglo-saxons) censés incarner le refus de l'austérité européenne et la faiblesse de la zone Euro, plutôt qu'à l'attente réelle des Grecs dont cette lettre ouverte des intellectuels grecs qui accusent non pas l'Euroland mais leurs propres élites politiques et financières d'être incapables de respecter leurs engagements et appellent à la mise à niveau du système politico-social grec avec celui du reste de l'Euroland. Source : L'Express, 09/06/2011

(18) A propos du mot « restructuration » sur lequel délirent à longueur d'articles ou d'émissions les économistes et financiers en tous genres, notre équipe souhaite apporter une précision limpide de simplicité : il est évident qu'une partie de la dette grecque appartient à ces 15.000 milliards d'actifs-fantômes qui vont s'évaporer dans les mois à venir. Peu importe le mot utilisé, « restructuration », « défaut », …, comme nous l'avions indiqué dans des GEAB précédents, l'Euroland organisera un processus qui fera perdre aux moins puissants ou aux plus exposés des créanciers une partie significative de leurs engagements sur la Grèce. C'est cela qu'on appelle une crise. Et la « raison d'Etat » fonctionne toujours de la même manière. Mais, de toute façon, d’ici là, le problème se sera déplacé vers les Etats-Unis, le Japon, le Royaume-Uni, et plus personne ne prêtera attention au cas grec dont les montants sont ridicules en comparaison : Grèce, 300 milliards EUR ; USA, 15.000 milliards USD.

(19) Et l'examen prochainement par la Cour Constitutionnelle de Karlsruhe de recours contre le Fonds de stabilisation européen, s'il ne remettra pas en cause les décisions prises, va accroître la pression en Allemagne pour que le secteur privé soit partie prenante des solutions, c'est-à-dire des pertes. Source : Spiegel, 13/06/2011

(20) Un calcul très simple permet de prendre la mesure de la différence entre le problème grec actuel et la crise US en préparation : les banques en particulier vont être obligées de prendre en charge entre 10% et 20% du coût de renflouement de la dette grecque, soit entre 30 et 60 Milliards EUR. C'est ce qui "excite" les agences de notation ces jours-ci à propos des banques européennes. L'explosion de la bombe de la dette fédérale US imposera au minimum un coût aux proportions identiques pour les banques et autres détenteurs institutionnels de cette dette. On parle donc dans ce cas (une estimation conservatrice car la nature même de l'utilisation des Bons US impliquera une contribution privée plus importante) de montants compris entre 1.500 et 3.000 milliards USD. C'est cohérent avec notre estimation des 15.000 milliards d'actifs-fantômes qui disparaîtront dans les trimestres à venir.

(21) Sources : Reuters, 08/06/2011 ; Le Monde, 11/06/2011 ; FoxNews, 30/05/2011

(22) Et l'une des conséquences de ce jeu, c'est que les Européens se préparent non seulement à encadrer sévèrement les méthodes des agences de notation, mais ils vont tout simplement créer des concurrents aux agences anglo-saxonnes, comme l'ont déjà fait les Chinois dont l'agence Dagong estime que les Etats-Unis sont entrés dans un processus de défaut sur leur dette. En perdant le monopole de la mesure du risque, Wall Street et la City vont ainsi perdre leur aptitude à faire ou défaire les fortunes. Sources : CNBC, 02/06/2011 ; YahooNews, 10/06/2011


Mercredi 15 Juin 2011 

 

Partager cet article
Repost0
15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 20:20

Bien qu’étant à l’origine de celle-ci, les banques sont finalement les grandes gagnantes de la « crise » économique et financière qui secoue le monde depuis 2009.

Bénéfices sans précédent, primes somptuaires, salaires en hausse… si les clients des banques n’ont pas bénéficié de cette bonne santé, leurs dirigeants, eux, ont tiré de considérables profits de la situation.

Ainsi, la paie des patrons des banques européennes et américaines a augmenté en moyenne de 36% en 2010 selon une enquête du Financial Times.

Les patrons de Goldman Sachs et JP Morgan, principales banques impliquées dans le scandale des subprimes, ont vu leurs revenus multipliés par 15 par rapport à 2009.

 

Source: http://fr.novopress.info/86419/les-salaires-des-banquiers-explosent-et-battent-des-records/

Partager cet article
Repost0
14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 19:50

L'économiste Jean-Jacques Rosa recommande une dévaluation de la monnaie unique et un retour au franc.

 

Source: http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2011/06/10/01006-20110610ARTFIG00817-l-euro-est-un-contresens-economique-il-faut-s-en-debarrasser.php

 

Vous ne pouvez pas appliquer la même politique monétaire, c'est-à-dire le même taux de change et le même taux d'intérêt, à des économies dont les trajectoires et les structures sont différentes. Notre économie n'évolue pas de la même façon que celle de la Grèce ou de l'Allemagne: les taux d'inflation divergent, les phases conjoncturelles ne coïncident pas, et il n'y a pas de taux de change idéal et unique, globalement applicable.

Le taux de change détermine vos exportations et vos importations, il est lui-même lié aux taux d'intérêt, et si vous n'avez pas le bon change par rapport aux conditions de votre économie, cela pénalise votre croissance. Tel est le point fondamental. La monnaie unique est un fiasco pour les économies nationales qu'elle a privées d'un amortisseur de crise essentiel dans les remous de la grande récession. Les eurosceptiques ont donc eu raison sur toute la ligne en cernant les nuisances à venir de la monnaie unique, mais la victoire de la raison a quelque chose d'amer.

 

La politique peut corriger les inconvénients d'une même monnaie appliquée à des économies différentes. Aux Etats-Unis, par exemple, où le Massachusetts ne fonctionne pas comme le Texas, l'appareil étatique fédéral et l'impôt fédéral font que, lorsque le Texas est en plein boom, les rentrées fiscales provenant de cet Etat permettent de subventionner le Massachusetts qui est en récession. Les Etats-Unis peuvent donc supporter une monnaie commune qui, idéalement, ne convient pas à la fois au Texas et au Massachusetts, mais les transferts fiscaux permettent d'amortir le choc. Nous n'avons pas cela en Europe.

Faut-il des Etats-Unis d'Europe? C'était l'objectif des fédéralistes, mais une telle construction n'est pas possible pour des raisons de fond. Les Etats-Unis se sont constitués au XIXe siècle, dans un contexte d'impérialisme et d'extension territoriale des nations. Un siècle et demi plus tard, et particulièrement depuis la révolution de l'information des années 1970-1980, nous observons l'exacte tendance inverse. L'Empire soviétique a éclaté. Les nations se fragmentent, on l'a vu en Europe de l'Est, et les nations qui ne comportent que quelques millions d'habitants sont le plus souvent prospères. Ainsi des pays nordiques, de la Suisse, du Canada ou de la Nouvelle-Zélande. Grâce à l'ouverture des marchés mondiaux et à la révolution de l'information, au lieu d'être un handicap, la petite dimension est devenue un avantage. Et les plus petits pays sont nécessairement plus ouverts au commerce extérieur. Dans un monde de libre circulation, même si elle vient d'un tout petit pays, une entreprise peut se développer et vendre sur tous les marchés de forts volumes à faible coût.

 

Je ne le pense pas dans l'immédiat, parce qu'il faut d'abord comprendre qu'une très large part de nos difficultés provient de cette erreur économique majeure, ce qui nécessite une assez bonne connaissance des mécanismes monétaires. Mais il n'est pas nécessaire d'être un expert pour sentir que quelque chose ne va pas et comprendre que nous faisons fausse route.

 

L'Etat et les entreprises ayant des dettes libellées en euros détenues à l'étranger, sortir de la monnaie unique et dévaluer le nouveau franc soutiendrait l'activité mais majorerait le poids de cette dette, exprimée désormais en francs. Les charges des contribuables et des entreprises en seraient alourdies, ce qui, en sens inverse, ralentirait la croissance. On pourrait alors envisager de ne rembourser ces dettes que pour partie (un défaut partiel de paiement), mais alors les créanciers internationaux ne nous feraient plus confiance, d'où difficulté accrue de trouver du crédit à l'étranger. Les taux d'intérêt augmenteraient, ce qui pénaliserait les finances publiques et l'activité des entreprises.

Tels sont les principaux arguments des tenants de la monnaie unique. À cela deux réponses: en abaissant le coût de nos produits à l'étranger, la dévaluation stimulera la croissance, et nous donnera par conséquent davantage de moyens pour le service de la dette.

La seconde réponse est conditionnelle: dévaluer l'euro préalablement à l'instauration d'un nouveau franc nous procurera tous les avantages de la dévaluation, mais sans majorer la dette extérieure. En effet, il ne sera plus nécessaire de dévaluer le nouveau franc après la sortie de l'euro, puisque la dépréciation de ce dernier aura déjà reconstitué notre compétitivité. Il n'y aura donc pas de nécessité de dévaluer le franc proprement dit, ni par conséquent de majoration de la dette extérieure.

La solution est là: dévaluer la monnaie unique pour en sortir ensuite sans dommages. Ce n'est nullement une utopie. Aujourd'hui, l'euro vaut à peu près 1,42 dollar. Lorsqu'il a été créé, c'était à parité: un dollar contre un euro. Il est même tombé à un moment à 0,85. Abaisser son prix en dollars n'est donc pas impossible à réaliser.

 

Chez le boulanger, la baguette qui était à un euro, passera à un franc - à quoi cela sert-il? A restaurer la compétitivité internationale de nos entreprises. Cela se fera soit après une dévaluation de l'euro, comme je le préconise, avec de réels effets sur les importations, les exportations et la croissance, ou bien après la recréation du franc. Dans ce dernier cas, nous pourrons aussi en profiter pour rétablir notre compétitivité non seulement vis-à-vis des pays tiers, mais aussi vis-à-vis de l'Allemagne. Ce qui ouvrirait enfin de réelles perspectives de retour à une croissance soutenue dans un pays où l'exportation représente un tiers environ de l'acti vité totale. Le résultat de la sortie de l'euro ne peut qu'être positif, tant pour la croissance que pour notre capacité de remboursement de la dette, qui repose au bout du compte sur l'accroissement du revenu national.

 

Suite : http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2011/06/10/01006-20110610ARTFIG00817-l-euro-est-un-contresens-economique-il-faut-s-en-debarrasser.php

Partager cet article
Repost0
14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 18:03

L’économiste Nouriel Roubini, connu pour avoir annoncé la crise financière des subprimes, prévoit que les pays de la périphérie de la zone euro quitteront l’euro d’ici cinq ans.

M. Roubini explique ainsi, à l’instar de nombre d’économistes français et étrangers trop peu écoutés, que l’euro a été conçu sans tenir compte des énormes disparités existant entre les différents pays de la zone et que la crise de la dette qui touche actuellement un nombre croissant de pays met en lumière les failles de cette union monétaire. Nouriel Roubini conclut ainsi qu’il n’existe aujourd’hui qu’un seul moyen pour les pays concernés de retrouver leur compétitivité et la croissance : quitter la zone euro, restaurer leur monnaie nationale et la déprécier.

 

Sources: Communiqué de Marine Le Pen, http://www.nationspresse.info/?p=136215

 

Article en anglais : http://www.economonitor.com/nouriel/2011/06/13/the-eurozone-heads-for-break-up/

Partager cet article
Repost0
14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 12:08

En donnant toujours plus d'argent à la Grèce, l'Europe entretient le régime de crise dans lequel elle s'est installée. De toute façon, les marchés financiers ne se soucient plus de savoir si l'Europe peut sauver des pays en difficulté mais si elle peut générer suffisamment de croissance pour rembourser ses dettes. Aujourd'hui, le constat est clair : les trajectoires de la dette publique et de la croissance économique nominale ne sont plus compatibles. Autrement dit, se pose la question de la capacité de certains pays développés à faire face à leurs engagements financiers.

De ce point de vue, à moyen ou long termes, les Etats-Unis, l'Angleterre et la France ne sont pas à l'abri également d'une mauvaise surprise. S'ils n'affichent pas des taux de croissance annuels compris entre 6% et 8% ou plus envisageable, s'ils ne réduisent pas leurs dettes de manière plus drastique, ils rejoindront les pays en périphériques (en difficulté financière).

 

[...] Etant donné les incertitudes en Europe et aux Etats-Unis, nous sommes d'un optimisme prudent et recommandons une protection des portefeuilles. C'est ainsi que, bien que nous soyons en crise d'endettement dans les Etats, nous couvrons notre exposition aux actions avec des obligations d'état allemandes pour les portefeuilles en euros, et américaines pour ceux en dollars, car elles jouent un rôle d'actif refuge.

 

Source: Entretien au Figaro de Christophe Donay, chef stratège de Pictet & Cie, http://www.lefigaro.fr/sicav/2011/06/10/04006-20110610ARTFIG00484-la-france-pourrait-rejoindre-les-pays-peripheriques.php

Partager cet article
Repost0