Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 10:04

Une région en France résiste au cartel bancaire : la zone Eusko, nom de la future monnaie locale basque, écologique et solidaire, mise en place au 1er janvier 2013. Les Basques entrent en résistance.

 

Le journal Sud-Ouest rapporte cette information dans son édition du 21 mai. Publiée en ligne le 22/05/2012.

 

 

Bientôt la zone Eusko

 

L'avant-dernière étape de la tournée de présentation de la monnaie locale basque, l'Eusko, s'est tenue mercredi soir à la mairie de Saint-Palais. Ce cycle d'une dizaine de rencontres sera clôturé le 1er juin, à Bayonne. Elorri Larzabal, Yves-Marie Moal et Adrien Kempf, ont a animé la réunion, qui a rassemblé une vingtaine d'Amikuztars, et ont également rencontré les commerces de Saint-Palais afin d'expliquer la démarche.

Rien de mieux que la pédagogie par l'exemple sur un sujet, la monnaie, a priori technique et complexe. Ainsi, la soirée débuta par un film sur le succès du Chiemgauer, monnaie locale lancée en 2003 en Bavière qui fut suivi d'une présentation du projet de l'Eusko. Au départ, un principe simple, la monnaie est un moyen d'échanges. Il s'agit d'utiliser cet outil afin d'orienter ces échanges vers les commerces et prestataires agréés selon des critères précis.

Dans le cas de l'Eusko, le but est de défendre une économie écologique et solidaire. C'est-à-dire favoriser les échanges locaux, réduire l'impact écologique et développer le lien social ainsi que l'utilisation de l'euskara (Langue basque, ndlr). Quant au fonctionnement de cette monnaie complémentaire, il s'apparente à celui des tickets restaurant ou des chèques vacances mais pour un usage au quotidien dans un cadre local.

 

Regrouper des prestataires

Après le temps des pionniers et l'association de lancement, s'ouvre le temps de la mise en place. Une période qui s'étalera jusqu'à l'automne vise à constituer des groupes de bénévoles locaux qui auront pour mission de créer une Eskualde, une « zone Eusko » en regroupant un réseau de prestataires prêts à s'engager (associations, commerces) tout en promouvant l'utilisation de l'Eusko auprès des particuliers.

Contact, Elorri au 06 15 45 16 71. Tous les détails sur www.euskalmoneta.org

 

Source: http://www.sudouest.fr/2012/05/22/bientot-la-zone-eusko-721965-4018.php
Partager cet article
Repost0
3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 16:01

Hier soir, lors du débat du second tour de la présidentielle (video intégrale), François Hollande (à partir de la 52e minute) a critiqué la gestion désastreuse de la dette publique de la France par Nicolas Sarkozy, en rappelant que la France a atteint 1800 milliards d'euros de dette, 900 milliards depuis 2002 (voir tableaux ci-dessous), et qu'elle a augmenté de 600 milliards depuis 2007 : "La dette publique a-t-il déclaré, a augmenté de 600 milliards d'euros depuis le début du quinquennat de Nicolas Sarkozy. ... Elle était de 900 milliards en 2002, elle est donc passée à 1800. Le double. Voilà la responsabilité d'une équipe sortante depuis dix ans, la dette. A part le budget de l'éducation, que je mets de côté, le premier budget du pays c'est celui des intérêts la dette. Et donc nous avons presque autant d'intérêts à payer chaque année que nous recouvrons d'impôt sur le revenu. C'est considérable. Bien sûr qu'il faut arrêter ce processus". Mais ni Hollande ni Sarkozy n'ont proposé la suppression de la loi de 1973 Pompidou Giscard Rothschild, dont la suppression n'est proposée que par Marine Le Pen. Or avant 1973 et le début de la dette, l’État français avait le droit de battre monnaie, avec cette loi de 1973, il perd ce droit qui est légué aux banques privées, qui en profitent pour s’enrichir aux dépends de l’État en lui prêtant avec intérêt l’argent dont il a besoin pour ses plans d'investissement et de croissance. L’accroissement de la dette publique trouve son origine dans cette loi (voir graphique ci-dessous).

 

En 1980 la dette atteint environ 100 milliards d'euros.

Sous les deux mandats présidentiels du socialiste François Mittérand (1981-1995), soit 13 ans, 11 mois et 26 jours, elle est passée de 100 milliards à 663 milliards en 14 ans. Soit environ 560 milliards.

 

Sous les deux mandats présidentiels du candidat de la "droite" Jacques Chirac (1995-2007), 11 ans, 11 mois et 29 jours, elle est passée de 663 milliards à 1211 milliards. Soit 548 milliards, quasiment le même accroissement que sous Mittérand pour le même temps.

 

En 2010, la dette a passé la barre des 1500 milliards, soit 80% du PIB. Et nous avons payé un équivalent en intérêts de 1500 milliards d'euros pour les banques.

 

Fin 2011, après le quinquennat présidentiel de Nicolas Sarkozy, la dette a atteint 1717,3 milliards d'euros, soit 85,8 % du PIB. Elle est passée de 1211 milliards en 2007 à 1717 en 2011, soit 506 milliards en cinq ans. Record battu en moitié moins de temps.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le tableau suivant fournit les données sur la dette des administrations publiques au 31 décembre de chaque année et sur le déficit annuel des administrations publiques, au sens de Maastricht (règlement n° 3605 de la Commission Européenne) en milliards d’euros courants en pourcentage du produit intérieur brut (comptes nationaux, base 2005).

Année Dette publique Solde public Dette publique Solde public
   % du PIB milliards d'Euro
1978 21,2 % -1,7 % 72,8 -5,9
1979 21,1 % -0,4 % 82,8 -1,4
1980 20,7 % -0,3 % 92,2 -1,2
1981 22,0 % -2,4 % 110,1 -12,0
1982 25,3 % -2,9 % 145,5 -16,7
1983 26,6 % -2,6 % 170,0 -16,5
1984 29,0 % -2,8 % 201,4 -19,5
1985 30,6 % -3,1 % 227,7 -22,9
1986 31,1 % -3,3 % 249,3 -26,4
1987 33,4 % -2,1 % 281,2 -17,9
1988 33,3 % -2,7 % 302,8 -24,5
1989 34,0 % -1,9 % 333,3 -18,6
1990 35,2 % -2,5 % 363,6 -25,6
1991 36,0 % -3,0 % 385,1 -32,0
1992 39,7 % -4,6 % 440,1 -51,0
1993 46,0 % -6,5 % 515,4 -72,3
1994 49,2 % -5,5 % 570,0 -63,3
1995 55,5 % -5,5 % 663,5 -65,4
1996 58,1 % -4,0 % 712,7 -49,4
1997 59,5 % -3,3 % 752,5 -41,8
1998 59,6 % -2,6 % 787,4 -34,6
1999 59,0 % -1,8 % 806,9 -24,6
2000 57,5 % -1,5 % 827,3 -21,7
2001 57,1 % -1,6 % 853,3 -24,6
2002 59,1 % -3,3 % 912,0 -50,4
2003 63,3 % -4,1 % 1 004,9 -64,7
2004 65,2 % -3,6 % 1 079,5 -59,2
2005 66,8 % -2,9 % 1 147,6 -50,2
2006 64,1 % -2,3 % 1 152,2 -41,9
2007 64,2 % -2,7 % 1 211,6 -51,6
2008 68,2 % -3,3 % 1 318,6 -64,3
2009 79,0 % -7,5 % 1 492,7 -142,5
2010 82,3 % -7,1 % 1 591,2 -136,5

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Dette_publique_de_la_France#.C3.89volutions_r.C3.A9centes

Partager cet article
Repost0
25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 22:58

La France sera à genoux après les élections
Analyse de Marc Fiorentino qui dit que la France sera attaquée après les élections, (ou même avant) par les marchés... Les agence de notation préparent une nouvelle dégradation de la note souveraine de la France. Ce sera pour dans très bientôt.
 
Partager cet article
Repost0
20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 23:59

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a mis en garde mardi contre une hausse des prix du pétrole qui affecterait l'économie mondiale en cas d'interruption des exportations de brut iranien.

"Ce serait clairement un choc pour les économies s'il y avait une interruption majeure des exportations de pétrole iranien. Cela provoquerait sans aucun doute une hausse des prix pour un certain temps", a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse.

 

Source

Partager cet article
Repost0
5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 06:46

La Banque centrale européenne (BCE) fait marcher la planche à billets ! Les dangers bien connus de l'abondance de monnaie sont la dévaluation et l'inflation. C'est-à-dire une flambée des prix pour les consommateurs, d'ici une ou deux années.  

Après la crise de 2008, la Fed (banque centrale américaine) a eu recours à la planche à billets pour acheter des bons du Trésor et des obligations des grandes banques. Elle a  créé de la monnaie pour acheter les dettes de l'État fédéral et d'institutions privées.

 

En 2010, la BCE s'est engagée dans la même voie. Sa politique a été de prêter des volumes illimités aux banques... « La banque centrale européenne, en achetant de la dette grecque, a réussi à rassurer et à faire baisser les taux élevés auxquels la Grèce devait se refinancer », avait expliqué à ce moment-là Pierre -Cyrille Hautcoeur, de l'École d'économie de Paris. Deux ans après, la Grèce est au bord de la faillite.

Partager cet article
Repost0
27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 10:34

Depuis des mois, on peut entendre des inepties sur les coûts exorbitants de la sortie de l’euro. Mais personne ne nous parle des coûts des différents plans de sauvetage de l’euro, et en particulier ceux dans le cas d’un « crash brutal » de la monnaie unique.

Nous estimons qu’en cas de « crash brutal » de l’euro et au regard de tous les plans d’aides mis en place, les coûts pour la France, seraient entre 500 et 800 milliards d’euros.

Ces sommes ne pourraient pas être prises ailleurs que dans l’épargne (les économies) des français, car il serait alors impossible d’emprunter à qui que se soit, et l’Etat serait donc obligé de réquisitionner l’épargne des français pour éviter la faillite.

La situation actuelle nous laisse penser que nous n’en sommes plus très loin tellement nous assistons à un emballement de la situation...
 
Partager cet article
Repost0
2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 19:58

Dans le journal Les Echos du 17 janvier 2012, Joseph Stiglitz, prix Nobel d’Économie, compare les politiques d’austérité actuelles en zone euro à la pratique de la « saignée dans la médecine médiévale ». Il s’interroge sur l’avenir de l’euro « comment l’euro va finir ? ».

Il rappelle aussi le destin de l’étalon-or après la crise de 1929 : « ce sont les premiers pays à l’avoir quitté qui s’en sont sorti le mieux ». Bref, le célèbre économiste a eu des mots d’un rare pessimisme au sujet du Vieux Continent.

Les Echos souligne que « Pour lui, les responsables européens, sous la pression d’un consensus financier douteux, sont en train de mener leurs pays au chaos, et la monnaie unique à une disparition presque inévitable. »

Source : Les Echos via http://www.nationspresse.info/?p=158837

Partager cet article
Repost0
27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 08:47

« Nous ne pouvons pas nier l'éventualité de la sortie d'un ou de plusieurs pays de l'UE de la zone euro. La désintégration de la zone euro donnera lieu à une nouvelle crise. Mais nous avons un plan pour le pire des scénarios », a dit Yuval Steinitz, ministre des Finances d'Israël. Il a cependant refusé d'en dévoilé les détails.

L'Europe est destinataire de 30% des exportations israéliennes, elle est aussi une puissante source de revenus pour le tourisme c'est pourquoi la crise dans l'UE exerce des répercussions pénibles sur l'économie d'Israël.

Source
Partager cet article
Repost0
22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 00:01

Qui détient la dette de la France ? Cette question, chaque contribuable français est en droit de se la poser. Ses impôts ne servent-ils pas à payer en partie les intérêts de la dette ? Or, si l’on dispose des quelques informations générales, savoir en détail qui détient les créances françaises et pour quel montant relève du secret extrêmement bien gardé. L’opacité est totale et couverte par la loi. Enquête.


1 317 milliards d’euros. Tel est le montant, fin 2011, de la dette de l’État français. Qui sont ses créanciers ? La dette est-elle concentrée entre quelques richissimes mains ? Ou répartie entre une multitude de petits épargnants, du détenteur d’une assurance vie en Picardie au retraité du Minnesota qui vit des dividendes versés par son fonds de pension ? Les prêteurs sont-ils des spéculateurs, prêts à tout pour faire monter les taux d’intérêt, ou des investisseurs tranquilles ?


« Le savoir permettrait de mesurer les conséquences potentielles d’un défaut de paiement, même partiel. Et de ne pas se retrouver dans une situation de spoliation de petits épargnants », explique Thomas Coutrot, économiste et coprésident d’Attac (Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne). Les banques européennes, et françaises, qui ont bénéficié avant Noël d’un beau cadeau de la Banque centrale européenne – un prêt à 1 % sur plus de 450 milliards d’euros – pour les inciter à acheter de la dette européenne, jouent-elles le jeu ? Pour tenter de répondre à toutes ces questions, il faut suivre le parcours d’un bon ou d’une obligation du Trésor.


42,5 milliards d’euros d’intérêts versés à des inconnus ?

Pour se financer, l’État émet des titres financiers que des investisseurs achètent. Plusieurs types de titres, avec chacun leur échéance et leur taux d’intérêt, sont régulièrement proposés à la vente [1]. C’est l’Agence France Trésor (AFT) qui gère leur mise aux enchères (adjudication). Vingt grandes banques agréées, les « spécialistes en valeur du Trésor » (« SVT », de BNP Paribas à Goldman Sachs, en passant par Natixis, la Deutsche Bank ou la Société générale), sont chargées de les écouler sur les marchés financiers. Elles savent donc à qui elles revendent éventuellement ces titres. Ensuite, obligations et bons du Trésor circulent sur les marchés, mais son détenteur final perçoit chaque année ses intérêts. Ceux-ci totalisaient 42,5 milliards d’euros – la charge de la dette – en 2010. En théorie, on devrait donc savoir à qui ils sont versés.

 

Sur le site de l’AFT, le citoyen curieux apprend juste que 66 % des détenteurs de la dette sont des « non-résidents ». « En gros, un tiers de la dette est détenu par des investisseurs français, un tiers au sein de la zone euro, et un tiers à l’étranger, en dehors de la zone euro », précise Tân Le Quang, responsable de la communication au sein de l’agence. Problème : « Les non-résidents peuvent être de faux non-résidents, des Français détenteurs d’un portefeuille d’obligations via un paradis fiscal », objecte Michel Husson, de l’Institut de recherches économiques et sociales (Ires). « Un investisseur saoudien, qui détient de la dette française car il a investi dans un fonds d’investissement à Londres, est comptabilisé comme un investisseur britannique », complète Patrick Artus, économiste à la banque Natixis [2] « Les trois plus gros détenteurs de la dette française sont le Luxembourg, les îles Caïmans et le Royaume-Uni », lance-t-il. Les Îles Caïmans, un paradis fiscal des Caraïbes autant peuplé que Châteauroux (44 000 âmes), pourrait donc ainsi faire basculer le destin des Français ?

 

La dette, un secret d’État ?

 

Les enquêtes réalisées par l’Agence France Trésor auprès de ses vingt banques partenaires permettent d’en savoir un peu plus sur les gros acheteurs : principalement des banques centrales, des fonds souverains, des assureurs, des banques commerciales et des fonds de pension. Ce que confirme la base de données financières eMAXX, mise en place par Thomson et l’agence de presse Reuters, qui publient régulièrement la liste « des 50 plus gros détenteurs de dette souveraine française » (hors banques centrales). Nous y retrouvons des assureurs (Axa, Allianz…), des mutuelles (MMA, MAAF, Groupama…), des banques (BNP-Paribas, La Banque postale, ING…) et une multitude de fonds d’investissement, principalement européens. Nous n’en saurons pas davantage : « Ce sont les banques qui voient les flux, pas nous. Les investisseurs en dette souveraine n’ont pas l’obligation de dévoiler leur position », confie Tân Le Quang. Mais pourquoi est-il impossible de savoir qui détient quoi et combien ?

 

C’est pourtant simple : cette absence de transparence est inscrite dans la loi. « Les textes actuellement en vigueur [3] n’autorisent les conservateurs d’instruments financiers (…) à communiquer aux émetteurs la liste de leurs détenteurs finaux qu’aux seuls émetteurs d’actions, de bons de souscription d’actions ou d’instruments de taux donnant immédiatement ou à terme accès au capital. Par conséquent, l’Agence France Trésor (AFT) ne peut pas identifier précisément les détenteurs [des obligations et bons du Trésor] », répond, en 2010, le ministère de l’Économie et des Finances à un sénateur trop curieux. Traduction : si les entreprises ont le droit de savoir qui sont leurs actionnaires, il est interdit à l’État français de connaître ses créanciers. La dette, un secret bancaire ?

 

Opacité généralisée

 

Face à cette opacité, « nous soupçonnons une extrême concentration, confie Thomas Coutrot. On pourrait très bien disposer d’informations statistiques sur la concentration des portefeuilles et la nature de ceux qui les détiennent ». Des chercheurs suisses ont récemment révélé que 147 multinationales, tout en se contrôlant elles-mêmes, possèdent 40 % de la valeur économique et financière des dizaines de milliers de multinationales du monde entier (lire notre article). Il serait étonnant qu’il n’en soit pas ainsi pour les dettes souveraines. Selon les données présentées par la Banque des règlements internationaux (BRI), un organisme géré par 58 banques centrales nationales, les banques étrangères possédaient en juin dernier 13 % de la dette de l’État français. Soit 176 milliards d’euros, dont plus des deux tiers sont entre les mains de banques britanniques, japonaises, allemandes, états-uniennes et suisses. Mais il ne s’agit que d’un euro sur dix empruntés.

 

Il est pourtant tout à fait possible, en théorie, d’en savoir plus. C’est la société Euroclear France [4], un organisme boursier privé, qui est « le dépositaire central des titres français ». Elle sert d’intermédiaire entre la Banque de France et les détenteurs de titres du Trésor pour leur verser leurs intérêts ou leur pécule quand l’emprunt arrive à échéance. Un peu comme la chambre de compensation Clearstream sert, au Luxembourg, de « péage » entre les transactions financières. Euroclear France sait donc parfaitement qui détient combien à quel moment. Mais la loi l’autorise à ne pas rendre publiques ces données. Pourtant, ce sont bien les citoyens qui paient la charge de la dette.


Ivan du Roy


Photo : Dan Simpson

Notes

[1] Leur échéance de remboursement s’étale d’un à cinquante ans. Leur taux varie entre 1 % et 4 %. Plus l’échéance de remboursement est lointaine, plus le taux est élevé.

[2] Le Monde du 23 juin 2011.

[3] Notamment l’article L. 228-2 du code de commerce, décret d’application n° 2002-803 du 3 mai 2002 publié au Journal officiel du 5 mai 2002, et l’article L. 212-4 du code monétaire et financier relatif à la nominativité obligatoire [4] Ancienne Société interprofessionnelle pour la compensation des valeurs mobilières (Sicovam).

 

Source : http://www.bastamag.net/article2041.html via http://www.democratie-royale.org/article-dette-de-la-france-un-secret-bancaire-97515170.html

Partager cet article
Repost0
13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 19:55

La note de la France a été dégradée, vendredi 13 janvier, par l'agence de notation Standard & Poor's, selon une source gouvernementale française citée anonymement par l'AFP. Une source européenne citée par Reuters confirme cette information.

 

Add. Chrisroi, 14 janvier 08:35 Selon une dépêche Afp Le Monde mise à jour le 14.01.12 à 08h21, la France est déclassée par l'agence d'évaluation Standard and Poor's de AAA, meilleure note possible, à AA+ avec "perspective négative", ce qui signifie que l'agence pourrait dégrader encore cette note à moyen terme. Le risque de dégradation en 2012 ou 2013 est d'au moins un sur trois, précise l'agence.

 

D'autres pays européens voient leur note souveraine abaissée ce vendredi 13.

 

Sont abaissées de deux crans les notes de l'Espagne, qui chute à un simple A avec perspective négative ; de l'Italie, à BBB+ ; du Portugal, à BB en catégorie spéculative ; et enfin de Chypre, qui passe à BB+ en catégorie spéculative.

 

Sont abaissées d'un cran les notes de l'Autriche, qui tombe à AA+, de la Slovénie, désormais notée A, de la Slovaquie, notée A+, et de Malte, notée A-.

 

Se maintiennent en revanche le AAA de l'Allemagne, sous perspective stable, ainsi que le AAA de la Finlande, quant à lui sous perspective négative.

Tous les pays de la zone euro sont à présent en perspective négative, sauf l'Allemagne et la Slovaquie.

-------------------------------------- 

Interrogée par Le Monde, Marine Le Pen a réagi dès vendredi soir: "C'est la première étape de l'éclatement de la zone euro". Source: LEMONDE.FR avec Reuters, AFP | 13.01.12 | 15h35   •  Mis à jour le 13.01.12 | 19h23 http://www.lemonde.fr/crise-financiere/article/2012/01/13/la-bourse-de-paris-dans-le-rouge_1629457_1581613.html

 

Marine Le Pen réagit à la perte du Triple A de la France 

 

Cette dégradation annoncée comme imminente sonne comme un revers pour Nicolas Sarkozy à 100 jours du premier tour de la présidentielle. Marine Le Pen a déclaré qu'il s'agissait de la "fin du mythe du président protecteur", et que la perte attendue du triple A de la France disqualifiait tous ceux qui ont défendu l'euro.

Source et suite: http://www.letelegramme.com/ig/generales/economie/standard-poor-s-la-france-passerait-de-aaa-a-aa-13-01-2012-1564235.php

 

Partager cet article
Repost0
11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 23:59

La zone euro traverse une récession au tournant 2011-2012, avec un recul du produit intérieur brut (PIB) pendant deux trimestres suivi d'une stagnation attendue au printemps, selon les prévisions d'instituts de conjoncture français, allemand et italien publiées mercredi.

 

L'Insee, l'Ifo et l'Istat revoient à la baisse leurs attentes par rapport à leur dernier point conjoint diffusé en octobre. Les trois instituts tablent sur un recul du PIB de la zone euro de 0,3% au dernier trimestre de 2011 puis de 0,2% au cours des trois premiers mois de 2012, alors qu'ils s'attendaient auparavant à une croissance de 0,1% par trimestre.

 

Ce "court épisode récessif" serait suivi d'une stagnation économique au deuxième trimestre de cette année, écrivent-ils dans une communiqué. "La consommation des ménages serait pénalisée par les mesures de consolidation budgétaire et par la dégradation du marché de l'emploi", estiment-ils. "Compte tenu de la faiblesse de l'investissement public, du resserrement des conditions d'octroi de crédit et du report d'un certain nombre de projets des entrepreneurs, l'investissement se replierait à l'horizon de la prévision", ajoutent ces instituts des trois premières économies de la zone euro. Selon les derniers chiffres d'Eurostat publiés également mercredi, la croissance n'a été que de 0,1% au troisième trimestre 2011 dans la zone euro.

 

Source: http://lci.tf1.fr/filnews/economie/zone-euro-courte-recession-au-tournant-2011-2012-6927995.html

Partager cet article
Repost0
4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 23:59

Société générale supprime 880 emplois en France, le titre va-t-il s'envoler ?

 

Les salariés doivent sans doute faire grise mine. La Société générale ne distribuera pas de dividende pour l'année 2011 et va supprimer à partir de début avril 880 emplois dans sa banque de financement et d'investissement (BFI) en France. La Société générale va également supprimer 700 emplois à l'étranger.

 

Contrairement à ce que dit l'article du Figaro, les actionnaires ne vont pas faire grise mine... mais vont plutôt se frotter les mains dès demain matin.

 

A l'annonce par la Société générale, mardi 8 novembre 2011, de son renoncement à verser des dividendes, le titre de la Société générale s'était envolé le matin même de plus de 6% en Bourse.

 

La banque suit le même chemin que ses concurrents, Crédit agricole et BNP Paribas qui ont planifié la suppression de respectivement 850 postes et 373 en France. Les banques justifient ces plans par la crise économique et financière qui frappent des pays auxquels elles sont très exposés comme la Grèce.

Partager cet article
Repost0
23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 08:52

Souvenez-vous qu'ils nous ont dépossédés. 1 717 330 000 000 euros. Mille sept cent milliards d'Euros (soit 1,7 trillions d'Euros). Tel est le montant de la dette publique de la France en 2011.

 

Pour rembourser cette dette, chaque français (enfants, chomeurs, et retraités inclus) devrait verser 25.000 euros.

 

Source: http://www.electionpresidentielle2012.net/content/dette-publique

----------------------------------------------------------------------

- Crise de la dette: le bilan de 30 ans d’UMPS en France

Partager cet article
Repost0
21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 07:09

 

 

La situation actuelle de la dette est le résultat « des politiques qui ont été faites par la gauche et la droite depuis 30 ans ! ». Ce graphique récapitule les dettes de la gauche (en rose) et de la droite (en bleu), cumulées en France depuis 30 ans.

 

Source

Partager cet article
Repost0
15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 08:02

Avec le rapport publié aujourd'hui par la banque allemande "Berenberg" et le centre d'études européen The Lisbon Council qui publie un baromètre intitulé Euro Plus Monitor, nous assistons à une nouvel épisode de la guerre économique européenne. Le rapport tire "la sonnette d'alarme pour la France", et la classe parmi les cancres des pays triple A en Europe.

 

"Parmi les six pays bénéficiant d'un triple A au sein de la zone euro, la France a obtenu la plus mauvaise note selon l'étude" Euro Plus Monitor, qui  place Paris en 13e position sur les 17 pays de la zone euro. "Les résultats sont trop médiocres pour un pays qui veut rester en tête",  indique l'étude.

 

Selon cette étude qui prend en compte notamment la croissance, la  compétitivité et la soutenabilité de la dette, la santé générale de la France  la place entre l'Espagne (12e) et l'Italie (14e), deux pays qui sont  actuellement dans le viseur des marchés et des agences de notation, signe que  la France est elle aussi menacée de l'avis de l'étude par une contagion de la  crise de la dette.

 

Source: http://lci.tf1.fr/economie/conjoncture/la-france-cancre-des-pays-triple-a-selon-un-rapport-6820787.html

 

 

Partager cet article
Repost0
5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 16:25
Partager cet article
Repost0
31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 23:59

Le taux de chômage dans la zone euro a atteint 10,2% de la population active en septembre, son plus haut niveau historique, légèrement au-dessus des 10,1% enregistrés en août, selon des données publiées lundi par l'office européen des statistiques Eurostat.



Il avait déjà atteint ce niveau record en juin 2010, a précisé Eurostat. Cela fait à présent cinq mois consécutifs que le chômage est au moins à 10%. Eurostat a revu en hausse sa précédente estimation pour le mois d'août, qui évaluait le taux de chômage dans la zone euro à 10%.



Selon les calculs d'Eurostat, 16,198 millions de citoyens de la zone euro étaient au chômage en septembre, soit 188.000 de plus que le mois précédent.



L'Espagne a une nouvelle fois été le pays de la zone euro enregistrant le plus fort taux de chômage (22,6%) tandis que l'Autriche et les Pays-Bas ont enregistré les taux les plus bas (respectivement 3,9% et 4,5%).



La France affiche un taux de 9,9% en septembre. Aucune donnée n'est disponible pour l'Allemagne.



Pour l'ensemble de l'Union européenne, le taux de chômage a progressé à 9,7% contre 9,6% le mois précédent, et le nombre de sans emploi a augmenté, de 174.000 personnes à 23,264 millions.

 

Source: http://lci.tf1.fr/filnews/economie/le-chomage-a-son-plus-haut-niveau-historique-dans-la-zone-euro-6798856.html 

Partager cet article
Repost0
1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 11:52

Une directive européenne, qui sera examinée en novembre, propose de taxer le litre de gazole de 8 à 15% de plus que celui de l'essence en 2013 dans le but de diminuer l'usage de ce pétrole très polluant.

 

Le secteur automobile est sur le qui-vive. Comme le révèle Le Parisien ce samedi, Bruxelles envisagerait de taxer le litre de gazole en Europe de 8 à 15% de plus que celui de l'essence. Une directive en ce sens doit être examinée par le Parlement européen en novembre prochain pour une application probable à l'horizon 2013. Objectif : lutter contre cette énergie très polluante, utilisée par près de 7 millions de voitures en Europe.

 

La Commission européenne met en avant le paradoxe existant entre une essence moins polluante et moins chère hors taxe, vendue plus chère à la pompe, et du gazole plus cher hors taxe, source massive d'émission de particules fines dangereuses pour la santé, et moins cher pour les automobilistes. Selon elle, en dehors du Royaume-Uni, le traitement fiscal de l'essence et du gazole en Europe est «faussé» et a besoin de cette remise à plat.



Inquiétude

 

Pour les constructeurs, la nouvelle intervient au plus mauvais moment. Ces derniers travaillent déjà à l'application en 2014 de la norme Euro 6, qui prévoit une réduction des émissions de CO² et de particules fines. Cette norme les oblige à mettre en place des techniques coûteuses sur les véhicules diesel qui feront augmenter le prix de ces voitures de 1500 à 2000 euros. De quoi faire fuir les clients. Si en plus le prix du litre de gazole venait à fortement augmenter, le marché des voitures au gazole pourrait s'effondrer.

Le Comité des constructeurs français d'automobile estime que l'instauration de cette directive pourrait faire perdre en France 20 points de part de marché sur la vente de voitures diesel. Dans les colonnes du Parisien, son président, Patrick Blain, s'inquiète : «La baisse de production dans les usines françaises (à la pointe dans le secteur du diesel, ndlr) aurait inévitablement des conséquences sociales», prévient-il.

Professionnels et particuliers pourraient également choisir de se débarrasser de leur véhicule trop coûteux, ce qui risque d'engendrer une dégringolade des prix sur les voitures diesel. «Il est sans doute possible de prendre des mesures transitoires qui laisseront à tout le monde le temps de s'adapter», explique-t-il. (1)



Une "réforme qui pourrait déclencher la grogne des automobilistes, des routiers et des agriculteurs". (2)

 

L'effondrement du secteur automobile, plus les blocages et manifs des transporteurs routiers, taxis, et usagers de la route, Attali pourra être content lui qui voulait une crise majeure pour arriver encore plus vite à son Nouvel Ordre Mondial...

 

Sources :

 

(1) http://www.lefigaro.fr/conso/2011/10/01/05007-20111001ARTFIG00345-le-diesel-pourrait-etre-plus-cher-a-partir-de-2013.php

(2) http://www.leparisien.fr/economie/l-europe-veut-augmenter-le-prix-du-gazole-01-10-2011-1634115.php

-------------------------------------------------

- Jacques Attali et le Gouvernement Mondial sur Europe1

- Ordo ab chao: Jacques Attali annonce le chaos

Partager cet article
Repost0
28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 22:59

La France émettra 179 milliards d'euros d'obligation à moyen et long terme en 2012 a indiqué l'Agence France Trésor (AFT) dans le cadre de la présentation du budget de l'année prochaine.

Ces 179 milliards d'émissions brutes sont destinées à financer 98,9 milliards d'euro d'amortissement de dette arrivant à échéance en 2012, le reste étant majoritairement constitué de 80 milliards de nouvelle dette nette émise pour couvrir le déficit budgétaire prévu en 2012. Au total, l'an prochain, la charge de la dette - c'est à dire les intérêts que la France va devoir verser à ses créanciers - atteindra le chiffre astronomique de 48,77 milliards d'euros.

 

A titre de comparaison, le ministère du budget prévoit que l'impôt sur les revenus rapportera 58,4 milliards. Bref, 83% de l'impôt acquitté par les ménages français sert à financer les seuls intérêts de la dette passée.

 

Source

Partager cet article
Repost0
19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 12:10

Dans un entretien au Monde, l'économiste Jacques Sapir a estimé que la dette grecque était "absolument impossible à rembourser".

Le directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales a également expliqué que lorsque la crise de l'euro éclatera "d'ici quelques mois au plus ... elle se doublera d'une crise politique majeure dans notre pays, car les électeurs et la population pourront à bon droit demander des comptes à nos gouvernants."

 

 Extraits :

 

"Il faut rappeler le rôle extrêmement néfaste qu'ont eu un certain nombre d'hommes politiques français, ainsi que des hauts fonctionnaires, qu'il s'agisse de Jacques Delors, de Pascal Lamy ou d'autres, dans la déréglementation financière généralisée que nous avons connue en Europe à partir de 1985-1986. Sur le fond, on a voulu faire avancer la solution d'une Europe fédérale sans le dire aux populations.

La construction européenne a été faite de telle manière qu'elle incluait des déséquilibres structurels dont les pères de l'Europe espéraient que les solutions iraient chaque fois un peu plus en direction du fédéralisme. Ce fédéralisme furtif, ou clandestin, comme l'on veut, ne tenait pas compte des réactions des peuples, et ne tenait pas compte de l'enracinement extrêmement profond des nations qui constituent l'Europe. On peut toujours aujourd'hui reprocher aux différents pays leurs égoïsmes, on peut toujours aujourd'hui reprocher aux classes politiques de France, d'Allemagne, d'Italie, d'Espagne, leur manque d'initiative et leur aveuglement face à la crise de l'euro, qui était une perspective inévitable depuis 2009.

Mais sur le fond toutes ces incompétences renvoient en réalité à un projet politique. Ce projet qui avait été refusé lors du référendum de 2005, que ce soit en France ou aux Pays-Bas, et que l'on a cherché à imposer malgré tout via la notion de contrainte économique. Mais les faits sont têtus, et quand on les méprise, ils se vengent.

 

(A propos des banques) il faut savoir qu'aujourd'hui l'opinion, dans différents pays européens, est très hostile aux banques. Alors un scénario possible consisterait à nationaliser les banques, à se servir de cette nationalisation pour faire accepter la recapitalisation des banques, mais en utilisant aussi cette nationalisation pour... en particulier rétablir la distinction impérative entre banques de dépôts et banques d'affaires, et très sérieusement limiter le nombre d'opérations que les banques ont le droit de faire."  (Jacques Sapir,  "La dette de la Grèce est aujourd'hui absolument impossible à rembourser", Le Monde, 19.09.2011)

   

Note de Christroi. Jacques Sapir s'est fait remarquer par des positions hétérodoxes très marquées sur plusieurs sujets et un engagement politique à la gauche de la gauche. Il a pris publiquement position pour la "démondialisation" et s'interroge aujourd'hui sur le futur de la zone Euro et l'éventuelle nécessité pour la France de devoir sortir de l'Euro.

Partager cet article
Repost0
14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 08:24

L'agence d'évaluation financière Moody's a abaissé d'un cran ce matin la note des banques françaises Société Générale et Crédit Agricole mais n'a pas touché à celle de BNP Paribas. (1)

 

Peu après ces annonces, le gouverneur de la banque de France, Christian Noyer, s'est voulu rassurant. Selon lui, la situation des banques françaises ne risque pas de se dégrader davantage. Au micro de RTL, ce dernier a ainsi indiqué : «Je ne pense pas que le situation continue de se dégrader et je vais peut-être vous surprendre mais je pense même que la dégradation des notes de deux banques est une relativement bonne nouvelle». (2)

 

Les chiffres de la participation de ces trois banques à la dette grecque indiquent que fin 2010, BNP Paribas possédait 5 milliards d'euros de titres de dette souveraine, la Société générale 2,7 milliards, et le Crédit agricole 600 millions. (3) Bnp Paribas se révèle l'institution financière qui détient le plus d'obligations souveraines grecques, avec un portefeuille de 5 milliards d'euros en valeur brute (3,5 milliards en net). (4)

 

L'agence de notation les punit-elle de leur gestion imprudente dans leurs parts de dette grecque ? Non. Les punit-elle de leur fragilisation à court terme, à cause de leur attachement à la dette grecque ? Non.

 

Mais alors, pourquoi l'agence de notation les punit-elle ? 

 

L'agence de notation sanctionne les banques bonnes élèves, celles qui par leur gestion prudente se sont le moins investi dans la dette grecque. Elle punit la pusillanimité et le scepticisme de banques qui n'ont pas été jusqu'ici assez nouvel-ordre-mondialistes compatibles. Elle les fait avancer à coups de schlague !

 

Les banques n'ont pas tardé à réagir sous le coup et à corriger le tir. Crédit Agricole a annoncé la mise en place, d'ici le début du mois de décembre, d'un mécanisme de soutien formel à sa banque de marché Crédit Agricole Corporate and investment banking (CA CIB), selon un communiqué. BNP Paribas a de son côté décidé d'ajuster son bilan et Société Générale avait déjà annoncé un plan d'économies.  

 

Dans ces conditions, et vu le niveau d'allégeance à l'Empire, parler d'agences de notation "privées" et "indépendantes", est une imposture de plus que les media alignés se garderont bien de relever et de commenter.

 

Sources:

 

(1) http://www.20min.ch/ro/economie/news/story/Moody-s-punit-les-banques-fran-aises-25309566

(2) http://www.lefigaro.fr/societes/2011/09/14/04015-20110914ARTFIG00413-moody-s-degrade-societe-generale-et-credit-agricole.php

(3) http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/09/12/la-menace-d-une-degradation-de-la-note-des-banques-francaises-se-rapproche_1571202_3234.html

(4) http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/09/13/04016-20110913ARTFIG00618-pourquoi-les-banques-francaises-trinquent.php

Partager cet article
Repost0
13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 11:18

La Chine achète des titres de dettes européens. Cela ne fera pas se redresser les bourses européennes qui au contraire continueront de plonger.

Lundi matin 12 septembre, Rome a demandé à Pékin de procéder à d'importants rachats de titres de sa dette souveraine, rapporte le Financial Times. Le ministre italien des Finances Giulio Tremonti a rencontré la semaine dernière le patron du fonds souverain chinois Lou Jiwei, le président de China Investment Corp. CIC. pour trouver des débouchés pour les titres de dette de l'Italie.

La Chine est déjà venue à la rescousse de pays de la zone euro en difficultés ces derniers mois. Fin mai, Pékin avait fait part de son intention d'acheter des titres de dettes émis par le Fonds européen de stabilité pour le Portugal.

En janvier, la Chine avait acheté des titres européens destinés à renflouer l'Irlande.

Dès le début de la crise, la Chine était venue en aide à l'Europe malade de ses dettes.

En début d'année, la Chine avait acheté des obligations d'Etat espagnoles pour une centaine de millions d'euros. L'empire du milieu s'était également engagé à acquérir des obligations grecques. (1)

Cela n'a pas rétabli les bourses, bien au contraire ! Les petits épargnants sont en train de voir leurs économies disparaître semaine après semaine, englouties dans la crise de la dette.

Quoiqu'il en soit, à la fin, quand les Chinois auront racheté l'Europe, il suffira aux "experts" non-élus, de tout nationaliser sans indemnité.

 

« Les capitalistes sont tellement bêtes qu'ils nous vendront la corde avec laquelle on les pendra » (Lénine)...

 

Sources:

 

(1) Dette : la Chine volerait au secours de l'Italie  http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/09/13/04016-20110913ARTFIG00305-la-chine-viendrait-a-la-rescousse-de-l-italie.php

Partager cet article
Repost0
11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 20:59

Nouriel RoubiniLe ralentissement actuel de la croissance économique mondiale constitue le début d'une nouvelle crise financière, a indiqué l'économiste juif et professeur de l'Université de New York, Nouriel Roubini, dans un entretien accordé à l'agence Bloomberg.

"Il y a quelques mois je croyais que la "tempête idéale" aurait lieu en 2013, mais le ralentissement économique des Etats-Unis, de la zone euro et du Royaume-Uni signifie qu'elle a déjà commencé", a indiqué le professeur qui avait prédit début 2007 le commencement de la dernière crise financière, qui a frappé le monde une année plus tard.

Notons qu'une école économique dite "sociétale" avait déjà annoncée la crise financière… dès 1992 ! (livre distribué à tous les parlementaires, médias et universités en 1993).  A cette époque elle dénonçait que plus de 50% de la finance était déjà dangereusement orientée vers la spéculation. En vain. Car en 2008, certaines banques avaient un taux d’activités spéculatives dépassant les 90% !

"Selon Roubini, la deuxième vague de récession secouera le monde plus tôt que prévu et culminera en 2013 voire même avant, cela dépend des moyens de la politique monétaire que l'on pourra d'utiliser".

"Dans l'immédiat, nous avons besoin de grandes mesures d'incitation, sinon nous risquons une nouvelle Grande Dépression", a déclaré l'économiste, ajoutant que la probabilité d'une nouvelle récession dans les pays développés se chiffrait à 60%.

Nouriel Roubini prévoit aussi une explosion de l'Eurozone d'ici à cinq ans. Il suggère d’accumuler du « cash » et si possible en dollars (un hasard ?)

Pour la zone euro, le «Conseil pour le futur de l'Europe» (créé par le milliardaire juif allemand Nicolas Berggruen et dont Nouriel Roubini est membre), a préconisé le 5 septembre 2011 un renforcement du fédéralisme pour sortir de l'impasse.

Joseph StiglitzLes hasards se multiplient! Les experts du "Conseil pour le futur de l'Europe" (sic) prônent davantage de fédéralisme, c'est-à-dire renforcer le FESF, le fonds de secours européen, euro-obligations et capitalisation appropriée des banques. Parmis ces élites non-élues, et autres experts non-mandatés réunis au sein du "Conseil pour le futur de l'Europe", créé par le milliardaire Nicolas Berggruen, on compte les anciens Premiers ministres britannique Tony Blair, et espagnol Felipe González, l'économiste levantin Nouriel Roubini ou le prix Nobel d'économie de cet autre juif américain, Joseph Stiglitz. S'interrogeant sur l'avenir de l'Europe, les soit-disant "spécialistes" estiment que la crise de la zone euro doit être résolue de toute urgence mais est une opportunité pour avancer vers ...une plus grande intégration économique ! Pour ce faire, la création d'euro-obligations, qui consiste à mutualiser la dette des pays de la zone euro, devrait être développée selon eux. 

 Après le crash de 2008 et l'épuisant refinancement du système par les Etats (donc par nos impôts), les banques (soi-disant "services publics") et les "experts" ont poursuivi dans cette même voie spéculative suicidaire. Pourquoi ? Parce que le maintien de la réglementation et de la législation fiscale actuelle par nos politiques incompétents rend le spéculatif plus rentable que le productif.

Roubini qui n'en est pas à une incongruité près, suggère que "l'économie européenne a besoin à court terme de mesures de relance, d'une politique monétaire plus accommodante et d'une recapitalisation des banques." On s'en doutait, donc, encore une fois après 2008, avec nos impôts ! 

 

La pensée cosmopolite de Nouriel Roubini ne se laisse mieux comprendre que lorsqu'il souligne "la nécessité de créer une forme d'entité supranationale, qui stabiliserait le système financier et éviterait l'effondrement de la zone euro" (sic) Un hasard là aussi... Ou l'ordre maçonnique par le chaos... "Le modèle actuel ne fonctionne pas, ajoute-il. Il faut se donner les moyens d'une entité supranationale qui va stabiliser le système financier. Sans cela, la zone euro va se briser." 

 

Le Nouvel Ordre mondial ou le chaos vous dis-je !

 

Sources:

(1) http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/09/07/04016-20110907ARTFIG00392-le-prophete-du-krach-de-2008-predit-une-grande-depression.php

(2) http://fr.rian.ru/business/20110907/190877533.html

(3) http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/un-systeme-bancaire-reforme-ou-100490

(4) http://www.zonebourse.com/actualite-bourse/Paris-et-Berlin-doivent-opter-pour-la-relance-Roubini--13783033/

(5) http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/afp_00376251-les-experts-du-conseil-pour-le-futur-de-l-europe-pronent-davantage-de-federalisme-214740.php

Partager cet article
Repost0
6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 21:52

Marine Le Pen dénonce les 15 milliards d’euros brûlés pour la Grèce. L’Assemblée nationale a voté aujourd'hui un projet de loi de finances rectificative pour renflouer la dette grecque de quinze nouveaux milliards.

 

"Cette loi de finances, indique Marine Le Pen alourdira la dette publique de notre pays de 15 nouveaux milliards d’euros, au bénéfice du deuxième plan de renflouement de la Grèce.

15 milliards d’euros, c’est deux fois ce qu’on donne chaque année à notre Justice pour fonctionner. C’est davantage que le déficit des retraites cette année !

 

... Je le dis ici le plus clairement du monde : les 15 milliards d’euros votés aujourd’hui pour la Grèce sont pure folie. ...Il y a 10 jours à peine, le gouvernement de Nicolas Sarkozy a multiplié les mauvais coups pour tenter de trouver quelques milliards. Et le voilà maintenant qui jette 15 milliards par les fenêtres. Mais quelle est cette logique absurde ? Comment peut-on imposer aux Français, aux classes populaires et moyennes, aux petites entreprises, de nouvelles taxes, des taxes sur les sodas, une hausse de la CSG de 550 millions d’euros, et d’un autre côté alimenter de 15 milliards d’euros supplémentaires en Grèce l’incendie de la zone euro ? On a même pensé à une taxe sur les parcs d’attraction !…

 

Ces 15 milliards s’ajoutent aux 45 milliards de dette supplémentaire que la France a déjà prévu de contracter pour les plans de renflouement de la zone euro : 2 plans en Grèce, un pour l’Irlande, et un pour le Portugal. Un argent qu’on ne reverra évidemment jamais, ces pays-là étant dans l’incapacité de rembourser.

 

Chaque trimestre, le ministère des Finances publie un communiqué pour expliquer par ces plans de renflouement le dérapage du déficit public. Mais pourquoi continuer alors ? Pourquoi continuer d’aggraver notre propre dette pour renflouer la dette des autres ? Et pourquoi continuer, alors qu’on voit bien que ça ne sert strictement à rien ?

 

La Grèce va très mal, sa dette continue d’exploser, à 160 % du PIB, elle aura 5 % de récession cette année, et les experts disent déjà que ce deuxième renflouement est totalement inutile. Les plans d’austérité actuels la tuent à grands feux.

Et que fera-t-on demain quand il s’agira de renflouer l’Espagne, et l’Italie ? Nos députés UMP et PS se réuniront-ils une nouvelle fois, à la demande de Nicolas Sarkozy, pour voter des centaines de milliards d’euros, scellant ainsi notre propre chute ?

...

Au nom de l’intérêt national de la France, au nom de l’impérieux devoir de lutte contre la dette, au nom de la solidarité que nous devons aux plus pauvres d’entre nous, je condamne très fermement ces 15 nouveaux milliards déversés dans le tonneau sans fonds de la dette grecque.

Nicolas Sarkozy a déjà beaucoup trop endetté la France. Il détient même le record de la Ve République en la matière. Celui qu’on peut raisonnablement appeler « le Président de la dette » a déjà creusé de 500 milliards supplémentaires notre dette publique depuis 2007, dont 100 milliards entre 2007 et 2008, avant même le déclenchement de la crise."

 

Source: Extrait du discours de Marine Le Pen, prononcé sur le Pont de la Concorde à Paris, le 6 septembre 2011 à 15h00 http://www.nationspresse.info/?p=142559

 

- Money as debt - L'argent dette

Partager cet article
Repost0
4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 18:00

Alors que la crise de la dette fait rage sur les marchés, la bourse de Paris et les bourses européennes plongent ce soir (1) à des niveaux historiques (2). 

 

Face à cette chute boursière, la Banque Centrale Européenne (BCE) enfreint son propre traité de Lisbonne (article 123), reprend après une interruption de quatre mois ses achats sur le marché obligataire, et rachète des titres de dette de l'Irlande et du Portugal. (3)

 

Selon Reuters, l’institution dirigée par Jean-Claude Trichet, a racheté des obligations du Portugal et de l’Irlande, deux pays qui ont bénéficié d’un plan de soutien de l’Union Européenne. L'ampleur de l'intervention ne sera connue que lundi au plus tôt. Mais celle-ci traduit la gravité de la situation. En effet, depuis plusieurs jours, la contagion menace de s'étendre à l'Italie et à l'Espagne. (4) Dans ces deux pays, le pourcentage de créances douteuses, surtout des crédits immobiliers susceptibles de ne pas être remboursés, n’a jamais été aussi élevé. Dans ce contexte, les taux auxquels ces deux pays doivent emprunter explosent. Ils sont au plus haut depuis la création de la zone euro. Au-delà des 6%...

 

Dans le même temps, la BCE s’apprête, tenez-vous bien... à soutenir les banques, en mettant à leur disposition des liquidités supplémentaires ! (3) Ces mêmes banques qui rackettent les pays européens avec des taux irremboursables ! 

 

Sources:

 

(1) http://www.lefigaro.fr/marches/2011/08/04/04003-20110804ARTFIG00224-le-cac-40-devrait-rebondir.php

(2) http://www.20minutes.fr/article/766418/bourses-europeennes-plongent-niveaux-historiques

(3) http://www.20minutes.fr/article/766370/rassurer-marches-bce-transforme-pompier

(4) http://www.20minutes.fr/article/766224/pourquoi-espagne-italie-font-trembler-zone-euro

Partager cet article
Repost0