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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 14:02

 

Les paris de François Hollande

 

Ria Novosti 11:20 25/09/2012

 

On peut se demander pourquoi tant d’acharnement dans la rigueur et l’austérité, alors que la situation économique de la zone Euro est critique, et celle de la France se dégrade désormais rapidement.

 

En effet, les données statistiques et les prévisions qui sont faites depuis la rentrée indiquent toutes une entrée dans la récession, voire la dépression. Mettons de côté le cas de la Grèce, qui s’enfonce toujours plus dans une crise terrible, et du Portugal, qui l’imite avec un an de retard. Mettons aussi de côté le cas de l’Irlande, où l’économie se dégrade de nouveau après une embellie de courte durée en 2011. Ce sont des économies de petite taille, certes à l’évolution très symptomatique, mais dont le poids est insuffisant pour tirer vers le bas la conjoncture dans la zone Euro.

Le problème par contre est bien plus grave si l’on regarde l’Espagne et l’Italie. L’Espagne ne cesse de corriger ses données passées à la baisse. L’économie y est à l’arrêt, et 2012 devrait se clore sur une chute de la richesse nationale (le PIB) d’au moins 2%. En Italie, la récession est aussi évidente, et le PIB devrait reculer cette année d’environ 1%, et continuer son recul en 2013. La France, quant à elle, est actuellement en stagnation, avec une croissance de 0% comme l’indique la Banque de France. Elle devrait connaître une récession dès la fin de l’année 2012 et le début de 2013.

 

Le lien entre les mesures d’austérité ou de rigueur et le climat récessif a été établi depuis des mois. Pourtant, François Hollande persiste ; pourquoi? La réponse tient en deux paris qu’il fait.

 

Le premier porte justement sur le TSCG. Ce dernier est censé signifier un engagement de « sérieux » des pays signataires, en échange de quoi l’Allemagne pourrait assouplir son attitude sur la BCE et accepter de financer des pays comme la Grèce et le Portugal qui auront besoin d’une aide supplémentaire. François Hollande fait le pari que ce qui importe est le vote et non l’application du traité. Déjà, en retenant une hypothèse de croissance de 0,8% pour l’année 2013, le gouvernement français indique bien qu’il n’a nullement l’intention de réduire le déficit budgétaire, qui se situe autour de 5%. Cette hypothèse est parfaitement irréaliste. En admettant que la croissance ne recule que de -0,5% en 2013, l’écart entre les prévisions et la réalité serait de 1,3%, soit 26 milliards d’euros environs. Cela signifie qu’il manquera à peu près 12 milliards de recettes fiscales. Comme les dépenses continueront de monter, ne serait-ce qu’en raison de la récession, on devrait aboutir à un surcroît de déficit de 20 milliards d’euros, soit approximativement 1% du PIB. Une situation analogue se produira dans de nombreux pays de la zone Euro, et François Hollande fait donc le pari qu’aucun pays ne mettra en place les structures coercitives prévues dans le TSCG, et que la Commission de Bruxelles, devant une mauvaise volonté généralisée, n’appliquera pas les sanctions qui sont prévues dans ce traité. Là où le pari prend l’eau, c’est qu’une loi, ou un traité, est faite pour être appliquée. Si ce n’est pas le cas, c’est la crédibilité générale des gouvernements et des gouvernants qui est atteinte. Dès que l’on verra vers quoi nous nous acheminons, il est clair que la spéculation reprendra de plus belle, et cette fois-ci touchera de plein fouet la France. C’est donc un pari bien dangereux, et un pari que François Hollande va perdre.

 

Le second pari porte sur le chômage. François Hollande semble se résoudre à une forte montée de ce dernier en France. Mais, il espère que ceci ne sera que momentané. D’ailleurs, il a dit dans sa récente intervention sur la chaîne de télévision TF1 qu’il se donnait pour tâche d’inverser le mouvement du chômage à la rentrée de 2013. Le pari réside ici dans l’espoir que la conjoncture internationale s’éclaircira dès l’été 2013, et que la croissance hors de la Zone Euro tirera cette dernière de la trappe récessionniste dans laquelle elle s’est enfermée. D’ici là, François Hollande compte sur les emplois aidés pour apaiser une partie du malaise social qu’il sent monter.

 

Mais, si l’on regarde les autres régions économiques du monde, on voit que rien ne vient conforter ce second pari. La Chine se prépare à une longue période de récession, et probablement de troubles politiques. Il est exclu qu’elle puisse jouer le rôle de tracteur de l’économie mondiale. La même chose peut être dite de l’Inde, qui elle aussi semble bien engagée dans une période de récession. Quant aux États-Unis, l’assouplissement monétaire auquel se livre la Réserve Fédérale (le QE-3) devrait y stabiliser la situation, mais ne saurait permettre une relance que quelque importance. Les problèmes économiques des États-Unis sont structurels, et caractérisés par un investissement très faible et une désindustrialisation avancée.

 

Sur ce point également François Hollande a toutes les chances de perdre son pari. Non seulement nous n’assisterons pas à une stabilisation, voire une légère régression du chômage à partir de septembre ou d’octobre 2013, mais tout laisse penser qu’il continuera de monter. Nous devrions arriver, à la fin du mois de décembre 2013, au chiffre jamais vu de 3,7 à 4 millions de chômeurs. Et rappelons que ces chiffres n’incluent pas les personnes « parquées » dans les divers dispositifs mis sur pied depuis plus de vingt ans. Le nombre réel de personnes exclues du marché du travail sera en réalité plus proche des 6 millions que des chiffres officiels.

 

Qu’un homme politique fasse des paris sur l’avenir est une chose normale. Mais, quand il s’agit de la politique d’un pays, on est endroit de s’attendre à ce que la fourchette des probabilités soit nettement plus ouverte que ce que l’on a aujourd’hui. En fait, ces paris ne sont que la forme d’un renoncement. La vérité est que François Hollande se résout à faire des paris, dont il ne peut ignorer qu’il a toutes les chances de les perdre, uniquement pour éviter de prendre des décisions certes pénibles mais inévitables. On sait bien que la crise de la zone Euro est avant tout une crise de compétitivité. On sait bien aussi que la solution la plus efficace et la plus facile pour restaurer la compétitivité consiste à dévaluer. Mais, pour cela, il faudrait dissoudre la zone Euro.

 

Face à cette perspective, François Hollande se comporte comme un enfant qui a mal aux dents mais qui a encore plus peur du dentiste. Sur le fond, il n’est pas dupe. Ce serait un grand tort de mésestimer son intelligence. Il sait que cette solution s’imposera. Mais, pour l’instant, la peur du dentiste, et de la dissolution, l’emporte. Il cherche donc à gagner du temps, et il fait des paris, certes « rationnels », mais dont sait aujourd’hui qu’ils seront perdus.

 

Peut-être espère-t-il en un événement imprévu que lui sauverait la mise ? Mais ceci est un troisième pari, et celui-ci parfaitement irrationnel.

 

*Jacques Sapir est un économiste français, il enseigne à l'EHESS-Paris et au Collège d'économie de Moscou (MSE-MGU). Spécialiste des problèmes de la transition en Russie, il est aussi un expert reconnu des problèmes financiers et commerciaux internationaux.

 

Il est l'auteur de nombreux livres dont le plus récent est La Démondialisation (Paris, Le Seuil, 2011).

 

 

Source: http://fr.rian.ru/tribune/20120925/196137398.html

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 16:26

http://img2.maimage.com/Maimage____l_46235696040.png

Les propositions de DSK pour sauver l'euro : partager les points de dette

 

Pour combattre les dettes publiques, et sauver la zone euro, Dominique Strauss-Kahn a une nouvelle idée, il propose de partager de la dette. «Remettre au pot une partie de l'écart de taux d'intérêt».

 

En d'autres termes, une réunion bimensuelle des Etats de la zone euro qui décideraient de partager leurs points de dette. Les pays les mieux notés payant peu de taux d'intérêts pour emprunter de l'argent sur les marchés pourraient faire profiter de leur note aux pays les plus en difficulté.

«La dette des pays les plus solides comme l'Allemagne et la France est de plus en plus recherchée, les investisseurs réclamant les signatures de "qualité", tandis que l'écart se creuse avec les pays les plus fragiles qui s'endettent à des taux de plus en plus élevés. Si on continue comme cela, le système va exploser», a souligné l’ancien ministre.

 

Pour DSK, «il faut du temps aux Etats pour retrouver des finances publiques saines»...

 

Source: http://www.20minutes.fr/economie/1004827-propositions-dsk-sauver-euro

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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 17:00

La conférence de presse de M. Mario Draghi (ex Goldman Sachs, ndlr.) le président de la banque Centrale Européenne du jeudi 6 septembre était attendue avec beaucoup d’impatience. Les mesures annoncées ont favorablement influencé les marchés. Mais cet enthousiasme sera de courte durée. Car ces mesures ne peuvent en effet cacher la victoire des partisans des thèses les plus dures de la Bundesbank. Loin de mettre fin à la crise de l’euro ces mesures ne peuvent, au mieux, qu’apporter un répit très temporaire.

 

Mario Draghi, a donc annoncé la mise en place d’un dispositif d’intervention sur le marché secondaire des dettes souveraines, désigné sous le nom d’Outright Monetary Transactions (OMT). Ce dispositif prévoit la possibilité, pour la BCE, de racheter une quantité qualifiée d’«illimitée» de titres d’une maturité de 1 an à 3 ans. Il appelle cependant les remarques suivantes:

Le pays qui voudrait bénéficier de l’OMT devra en faire la demande et accepter les conditionnalités attachées Fonds européen de stabilité financière (FESF) et son successeur, le Mécanisme européen de stabilité (MES). En d’autres termes, le pays qui voudrait pouvoir bénéficier de l’OMT devra accepter les programmes d’ajustement fiscaux et budgétaires qui ont accompagné le FESF et le MES. Ou bien, il devra accepter un programme similaire, dit «de précaution», le Enhanced Conditions Credit Line, mais sous réserve que ce dernier inclue la possibilité d’intervention du FESF/MES mais aussi leur supervision. En d’autres termes, tout pays demandant à bénéficier de l’OMT doit s’attendre à perdre une part non négligeable de sa souveraineté budgétaire et fiscale, et se voir de ce fait dépouillé d’une partie de ses droits démocratiques…

Les opérations effectuées dans le cadre de l’OMT ne devront pas entraîner de hausse de la liquidité sur le marché. Elles seront accompagnées d’opérations de stérilisation de cette liquidité. Cela signifie que la BCE s’engage à vendre des obligations privées pour un montant égal aux achats d’obligations publiques auxquels elle se livrerait dans le cadre de l’OMT.

Enfin, il y a une évidente contradiction entre le fait de déclarer que ces opérations seront «illimitées», et le fait qu’elles doivent avoir lieu dans une logique de stérilisation de la liquidité. Chaque fois que la BCE achètera des titres, elle sera obligée d’en vendre pour le même montant si elle veut respecter la clause de stérilisation. Or, l’actif de la BCE ne contient pas un volume inépuisable de titres…

 

... En mettant l’accent sur la question de la liquidité, les mesures présentées par Mario Draghi perpétuent ainsi l’erreur fondamentale d’analyse de la crise de la zone euro, l’oubli de la crise de solvabilité. Cet oubli est révélateur d’une question de fond: l’aveuglement quant à la crise de compétitivité relative dans la zone euro. En ne s’attaquant qu’aux symptômes et non à la cause de cette crise, la BCE contribue à la renforcer. Elle nous prépare, pour les mois qui viennent, des effondrements économiques et sociaux qui mettront très vite à mal le dogme de «l’irréversibilité de l’euro».

 

Source: http://fr.rian.ru/tribune/20120910/196000242.html

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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 19:48

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/a5/Nouriel_Roubini_05.jpg/220px-Nouriel_Roubini_05.jpgPour l'économiste Nouriel Roubini, qui avait prédit la crise financière de 2008, retarder l'éclatement de la zone euro ne fait qu'aggraver la crise. Dans une tribune publiée par le site de Project Syndicate, il déclare que la stratégie choisie par l'Allemagne et la BCE qui consiste à financer très largement les États périphériques entraînera "une destruction des bilans des banques centrales. Pire encore, des pertes massives dues à la matérialisation d'un risque de crédits mettrait en danger la viabilité des dettes des économies des pays du noyau, ce qui pourrait remettre en question la survie même de l'Union européenne". Nouriel Roubini conclue qu'un "divorce forcée dès aujourd'hui est préférable à une rupture difficile de dernière minute". (1)

 

Le 22 janvier 2009, Elisa Parisi-Capone et Roubini ont publié une étude dans laquelle ils prédisent que la crise financière de 2008 pourrait coûter jusqu'à 3 600 milliards USD à l'ensemble des institutions financières et des maisons de courtages faisant affaire aux États-Unis (2). Selon Roubini, l'ensemble du système bancaire américain détient environ 1 400 milliards USD en capital. Puisque les pertes sont plus élevées, cet ensemble est donc en faillite technique. Le système bancaire européen est aussi dans un état similaire (3).

 

En 2011, il annonce que les investissements chinois créent des surcapacités qui mèneront l'économie chinoise à sa perte en 2013 (4).

 

En mai 2012, il soutient que la Grèce pour retrouver la croissance doit quitter la zone euro et adopter à nouveau la drachme. Inversement, le maintien de la Grèce dans la zone euro aurait pour conséquence au moins cinq années de récession supplémentaires (5).

 

En juillet 2012 il prédit la fin de la zone euro au plus tard à la fin de l'année 2013 (6).

 

 

Sources:

 

(1) http://www.project-syndicate.org/commentary/early-retirement-for-the-eurozone-by-nouriel-roubini via http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/08/20/97002-20120820FILWWW00421-roubini-met-encore-en-garde-la-zone-euro.php

(2) AFP, « La crise financière pourrait coûter 3600 milliards $US », dans Le Devoir, 23 janvier 2009 [texte intégral [archive]

(3) Henry Meyer et Ayesha Daya, « Roubini Predicts U.S. Losses May Reach $3.6 Trillion (Update1) », dans Bloomberg News, 20 janvier 2009

(4) Nouriel Roubini, « Le pari que la Chine va perdre » sur Café de la bourse

(5) Un économiste réputé défend la sortie de la Grèce de l'euro, Fabrice Nodé-Langlois, Le Figaro.fr, 22 mai 2012

(6) La zone euro chutera d’ici un an et demi, La voix de la Russie,31 juillet 2012

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 13:45

Selon un rapport de sénateurs présenté aujourd'hui, d'ici 2020, la facture moyenne d'électricité d'un ménage français va s'alourdir de 50% et atteindre 1.307 euros par an contre 874 euros en 2011, à cause des investissements élevés du renouvelable et ceux croissants du nucléaire.

 

La France s'est engagée à atteindre 27% d'électricité renouvelable en 2020 (contre 13% l'an passé).

 

Source: http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/07/18/97002-20120718FILWWW00379-electricitela-facture-va-double-d-ici-2020.php

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 12:29

Maastricht en 1992 devait nous apporter le plein emploi, nous disait-on. Résultat, vingt ans plus tard... Le taux de chômage dans la zone euro a atteint en mai un nouveau record, à 11,1% de la population active, contre 11,0% en avril, a indiqué lundi l'office européen de statistiques Eurostat.

Le taux de chômage en zone euro a atteint en mai un nouveau plus-haut historique, à 11,1% de la population active, contre 11,0% en avril, a indiqué lundi l'office européen des statistiques Eurostat. Au total, 7,561 millions de personnes étaient au chômage dans la zone euro en mai, soit 88.000 de plus que le mois précédent.

 

1,82 million de chômeurs supplémentaires en un an

 

Pour le treizième mois consécutif, le chômage en zone euro dépasse le seuil des 10%. Par rapport à mai 2011, le nombre de chômeurs s'est ainsi accru de 1,82 million de personnes dans l'Union monétaire. Dans l'ensemble de l'Union européenne, le taux de chômage a atteint 10,3% en mai, un niveau record là aussi, contre 10,2% en avril.

 

L'Espagne, plus mauvais élève des 27 en matière de taux de chômage, voit encore son niveau augmenter en mai, à 24,6%. Le chômage touche plus d'un jeune sur deux dans ce pays (52,1% des moins de 25 ans). La Grèce, dont les données disponibles datent de mars, arrive juste derrière avec un taux de chômage de 21,9% (contre 15,7% un an plus tôt). A l'inverse, les taux de chômage les plus bas ont été enregistrés en Autriche (4,1%), aux Pays-Bas (5,1%), au Luxembourg (5,4%) et en Allemagne (5,6%). (1)

 

Sources:

(1) http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20120702trib000706819/nouveau-record-de-chomage-en-zone-euro-111.html

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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 18:00

http://fr.rian.ru/images/19511/42/195114228.jpgL'euro pourrait cesser d'exister comme monnaie unique européenne suite à la crise de grande ampleur qui approche, estime l'ancien ministre russe des Finances Alexeï Koudrine (qui avait démissionné en 2011 suite à l'annonce du retour de Poutine, ndlr).

"L'euro fera face à de graves problèmes. En fait, c'est la préservation de la monnaie européenne qui sera mise en question. Pour moi, en tant qu'économiste, ce scénario est le plus plausible", a indiqué M. Koudrine dans une interview accordée à la chaîne de télévision russe Dojd.

D'après l'ex-ministre, le monde se trouve au seuil d'une très grave crise de pleine envergure. Ainsi, le problème de la dette grecque n'est pas résolu jusqu'à présent, et il est fort probable que cette question ne soit pas réglée dans le cadre de la participation de la Grèce à la zone euro, estime-t-il.

Dans le même temps, la sortie de la Grèce de la zone monétaire commune sera susceptible d'aggraver les problèmes de l'Espagne. "Suite à l'octroi de 100 milliards d'euros destinés à sauver les banques espagnoles, on peut dire que le pire scénario se confirme", a déclaré M. Koudrine.

Toujours selon lui, le plan de lutte anticrise que l'UE envisage de développer avant la fin de l'année en cours risque de ne pas apporter de solution universelle à l'ensemble des problèmes existants.

"Il est trop tard. Un tel programme aurait dû être mis au point il y a six mois (…). Il s'agit là d'une situation inacceptable, vu l'ampleur de la crise et les conséquences qu'elle peut entraîner pour les pays et leurs citoyens", a souligné l'ex-ministre russe. (1)

 

Sources:

 

(1) http://fr.rian.ru/world/20120623/195134885.html

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- Empire: La banque s'inquiète du retour de Poutine

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 10:04

Une région en France résiste au cartel bancaire : la zone Eusko, nom de la future monnaie locale basque, écologique et solidaire, mise en place au 1er janvier 2013. Les Basques entrent en résistance.

 

Le journal Sud-Ouest rapporte cette information dans son édition du 21 mai. Publiée en ligne le 22/05/2012.

 

 

Bientôt la zone Eusko

 

L'avant-dernière étape de la tournée de présentation de la monnaie locale basque, l'Eusko, s'est tenue mercredi soir à la mairie de Saint-Palais. Ce cycle d'une dizaine de rencontres sera clôturé le 1er juin, à Bayonne. Elorri Larzabal, Yves-Marie Moal et Adrien Kempf, ont a animé la réunion, qui a rassemblé une vingtaine d'Amikuztars, et ont également rencontré les commerces de Saint-Palais afin d'expliquer la démarche.

Rien de mieux que la pédagogie par l'exemple sur un sujet, la monnaie, a priori technique et complexe. Ainsi, la soirée débuta par un film sur le succès du Chiemgauer, monnaie locale lancée en 2003 en Bavière qui fut suivi d'une présentation du projet de l'Eusko. Au départ, un principe simple, la monnaie est un moyen d'échanges. Il s'agit d'utiliser cet outil afin d'orienter ces échanges vers les commerces et prestataires agréés selon des critères précis.

Dans le cas de l'Eusko, le but est de défendre une économie écologique et solidaire. C'est-à-dire favoriser les échanges locaux, réduire l'impact écologique et développer le lien social ainsi que l'utilisation de l'euskara (Langue basque, ndlr). Quant au fonctionnement de cette monnaie complémentaire, il s'apparente à celui des tickets restaurant ou des chèques vacances mais pour un usage au quotidien dans un cadre local.

 

Regrouper des prestataires

Après le temps des pionniers et l'association de lancement, s'ouvre le temps de la mise en place. Une période qui s'étalera jusqu'à l'automne vise à constituer des groupes de bénévoles locaux qui auront pour mission de créer une Eskualde, une « zone Eusko » en regroupant un réseau de prestataires prêts à s'engager (associations, commerces) tout en promouvant l'utilisation de l'Eusko auprès des particuliers.

Contact, Elorri au 06 15 45 16 71. Tous les détails sur www.euskalmoneta.org

 

Source: http://www.sudouest.fr/2012/05/22/bientot-la-zone-eusko-721965-4018.php
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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 16:01

Hier soir, lors du débat du second tour de la présidentielle (video intégrale), François Hollande (à partir de la 52e minute) a critiqué la gestion désastreuse de la dette publique de la France par Nicolas Sarkozy, en rappelant que la France a atteint 1800 milliards d'euros de dette, 900 milliards depuis 2002 (voir tableaux ci-dessous), et qu'elle a augmenté de 600 milliards depuis 2007 : "La dette publique a-t-il déclaré, a augmenté de 600 milliards d'euros depuis le début du quinquennat de Nicolas Sarkozy. ... Elle était de 900 milliards en 2002, elle est donc passée à 1800. Le double. Voilà la responsabilité d'une équipe sortante depuis dix ans, la dette. A part le budget de l'éducation, que je mets de côté, le premier budget du pays c'est celui des intérêts la dette. Et donc nous avons presque autant d'intérêts à payer chaque année que nous recouvrons d'impôt sur le revenu. C'est considérable. Bien sûr qu'il faut arrêter ce processus". Mais ni Hollande ni Sarkozy n'ont proposé la suppression de la loi de 1973 Pompidou Giscard Rothschild, dont la suppression n'est proposée que par Marine Le Pen. Or avant 1973 et le début de la dette, l’État français avait le droit de battre monnaie, avec cette loi de 1973, il perd ce droit qui est légué aux banques privées, qui en profitent pour s’enrichir aux dépends de l’État en lui prêtant avec intérêt l’argent dont il a besoin pour ses plans d'investissement et de croissance. L’accroissement de la dette publique trouve son origine dans cette loi (voir graphique ci-dessous).

 

En 1980 la dette atteint environ 100 milliards d'euros.

Sous les deux mandats présidentiels du socialiste François Mittérand (1981-1995), soit 13 ans, 11 mois et 26 jours, elle est passée de 100 milliards à 663 milliards en 14 ans. Soit environ 560 milliards.

 

Sous les deux mandats présidentiels du candidat de la "droite" Jacques Chirac (1995-2007), 11 ans, 11 mois et 29 jours, elle est passée de 663 milliards à 1211 milliards. Soit 548 milliards, quasiment le même accroissement que sous Mittérand pour le même temps.

 

En 2010, la dette a passé la barre des 1500 milliards, soit 80% du PIB. Et nous avons payé un équivalent en intérêts de 1500 milliards d'euros pour les banques.

 

Fin 2011, après le quinquennat présidentiel de Nicolas Sarkozy, la dette a atteint 1717,3 milliards d'euros, soit 85,8 % du PIB. Elle est passée de 1211 milliards en 2007 à 1717 en 2011, soit 506 milliards en cinq ans. Record battu en moitié moins de temps.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le tableau suivant fournit les données sur la dette des administrations publiques au 31 décembre de chaque année et sur le déficit annuel des administrations publiques, au sens de Maastricht (règlement n° 3605 de la Commission Européenne) en milliards d’euros courants en pourcentage du produit intérieur brut (comptes nationaux, base 2005).

Année Dette publique Solde public Dette publique Solde public
   % du PIB milliards d'Euro
1978 21,2 % -1,7 % 72,8 -5,9
1979 21,1 % -0,4 % 82,8 -1,4
1980 20,7 % -0,3 % 92,2 -1,2
1981 22,0 % -2,4 % 110,1 -12,0
1982 25,3 % -2,9 % 145,5 -16,7
1983 26,6 % -2,6 % 170,0 -16,5
1984 29,0 % -2,8 % 201,4 -19,5
1985 30,6 % -3,1 % 227,7 -22,9
1986 31,1 % -3,3 % 249,3 -26,4
1987 33,4 % -2,1 % 281,2 -17,9
1988 33,3 % -2,7 % 302,8 -24,5
1989 34,0 % -1,9 % 333,3 -18,6
1990 35,2 % -2,5 % 363,6 -25,6
1991 36,0 % -3,0 % 385,1 -32,0
1992 39,7 % -4,6 % 440,1 -51,0
1993 46,0 % -6,5 % 515,4 -72,3
1994 49,2 % -5,5 % 570,0 -63,3
1995 55,5 % -5,5 % 663,5 -65,4
1996 58,1 % -4,0 % 712,7 -49,4
1997 59,5 % -3,3 % 752,5 -41,8
1998 59,6 % -2,6 % 787,4 -34,6
1999 59,0 % -1,8 % 806,9 -24,6
2000 57,5 % -1,5 % 827,3 -21,7
2001 57,1 % -1,6 % 853,3 -24,6
2002 59,1 % -3,3 % 912,0 -50,4
2003 63,3 % -4,1 % 1 004,9 -64,7
2004 65,2 % -3,6 % 1 079,5 -59,2
2005 66,8 % -2,9 % 1 147,6 -50,2
2006 64,1 % -2,3 % 1 152,2 -41,9
2007 64,2 % -2,7 % 1 211,6 -51,6
2008 68,2 % -3,3 % 1 318,6 -64,3
2009 79,0 % -7,5 % 1 492,7 -142,5
2010 82,3 % -7,1 % 1 591,2 -136,5

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Dette_publique_de_la_France#.C3.89volutions_r.C3.A9centes

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 22:58

La France sera à genoux après les élections
Analyse de Marc Fiorentino qui dit que la France sera attaquée après les élections, (ou même avant) par les marchés... Les agence de notation préparent une nouvelle dégradation de la note souveraine de la France. Ce sera pour dans très bientôt.
 
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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 23:59

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a mis en garde mardi contre une hausse des prix du pétrole qui affecterait l'économie mondiale en cas d'interruption des exportations de brut iranien.

"Ce serait clairement un choc pour les économies s'il y avait une interruption majeure des exportations de pétrole iranien. Cela provoquerait sans aucun doute une hausse des prix pour un certain temps", a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse.

 

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 06:46

La Banque centrale européenne (BCE) fait marcher la planche à billets ! Les dangers bien connus de l'abondance de monnaie sont la dévaluation et l'inflation. C'est-à-dire une flambée des prix pour les consommateurs, d'ici une ou deux années.  

Après la crise de 2008, la Fed (banque centrale américaine) a eu recours à la planche à billets pour acheter des bons du Trésor et des obligations des grandes banques. Elle a  créé de la monnaie pour acheter les dettes de l'État fédéral et d'institutions privées.

 

En 2010, la BCE s'est engagée dans la même voie. Sa politique a été de prêter des volumes illimités aux banques... « La banque centrale européenne, en achetant de la dette grecque, a réussi à rassurer et à faire baisser les taux élevés auxquels la Grèce devait se refinancer », avait expliqué à ce moment-là Pierre -Cyrille Hautcoeur, de l'École d'économie de Paris. Deux ans après, la Grèce est au bord de la faillite.

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 10:34

Depuis des mois, on peut entendre des inepties sur les coûts exorbitants de la sortie de l’euro. Mais personne ne nous parle des coûts des différents plans de sauvetage de l’euro, et en particulier ceux dans le cas d’un « crash brutal » de la monnaie unique.

Nous estimons qu’en cas de « crash brutal » de l’euro et au regard de tous les plans d’aides mis en place, les coûts pour la France, seraient entre 500 et 800 milliards d’euros.

Ces sommes ne pourraient pas être prises ailleurs que dans l’épargne (les économies) des français, car il serait alors impossible d’emprunter à qui que se soit, et l’Etat serait donc obligé de réquisitionner l’épargne des français pour éviter la faillite.

La situation actuelle nous laisse penser que nous n’en sommes plus très loin tellement nous assistons à un emballement de la situation...
 
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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 19:58

Dans le journal Les Echos du 17 janvier 2012, Joseph Stiglitz, prix Nobel d’Économie, compare les politiques d’austérité actuelles en zone euro à la pratique de la « saignée dans la médecine médiévale ». Il s’interroge sur l’avenir de l’euro « comment l’euro va finir ? ».

Il rappelle aussi le destin de l’étalon-or après la crise de 1929 : « ce sont les premiers pays à l’avoir quitté qui s’en sont sorti le mieux ». Bref, le célèbre économiste a eu des mots d’un rare pessimisme au sujet du Vieux Continent.

Les Echos souligne que « Pour lui, les responsables européens, sous la pression d’un consensus financier douteux, sont en train de mener leurs pays au chaos, et la monnaie unique à une disparition presque inévitable. »

Source : Les Echos via http://www.nationspresse.info/?p=158837

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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 08:47

« Nous ne pouvons pas nier l'éventualité de la sortie d'un ou de plusieurs pays de l'UE de la zone euro. La désintégration de la zone euro donnera lieu à une nouvelle crise. Mais nous avons un plan pour le pire des scénarios », a dit Yuval Steinitz, ministre des Finances d'Israël. Il a cependant refusé d'en dévoilé les détails.

L'Europe est destinataire de 30% des exportations israéliennes, elle est aussi une puissante source de revenus pour le tourisme c'est pourquoi la crise dans l'UE exerce des répercussions pénibles sur l'économie d'Israël.

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 00:01

Qui détient la dette de la France ? Cette question, chaque contribuable français est en droit de se la poser. Ses impôts ne servent-ils pas à payer en partie les intérêts de la dette ? Or, si l’on dispose des quelques informations générales, savoir en détail qui détient les créances françaises et pour quel montant relève du secret extrêmement bien gardé. L’opacité est totale et couverte par la loi. Enquête.


1 317 milliards d’euros. Tel est le montant, fin 2011, de la dette de l’État français. Qui sont ses créanciers ? La dette est-elle concentrée entre quelques richissimes mains ? Ou répartie entre une multitude de petits épargnants, du détenteur d’une assurance vie en Picardie au retraité du Minnesota qui vit des dividendes versés par son fonds de pension ? Les prêteurs sont-ils des spéculateurs, prêts à tout pour faire monter les taux d’intérêt, ou des investisseurs tranquilles ?


« Le savoir permettrait de mesurer les conséquences potentielles d’un défaut de paiement, même partiel. Et de ne pas se retrouver dans une situation de spoliation de petits épargnants », explique Thomas Coutrot, économiste et coprésident d’Attac (Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne). Les banques européennes, et françaises, qui ont bénéficié avant Noël d’un beau cadeau de la Banque centrale européenne – un prêt à 1 % sur plus de 450 milliards d’euros – pour les inciter à acheter de la dette européenne, jouent-elles le jeu ? Pour tenter de répondre à toutes ces questions, il faut suivre le parcours d’un bon ou d’une obligation du Trésor.


42,5 milliards d’euros d’intérêts versés à des inconnus ?

Pour se financer, l’État émet des titres financiers que des investisseurs achètent. Plusieurs types de titres, avec chacun leur échéance et leur taux d’intérêt, sont régulièrement proposés à la vente [1]. C’est l’Agence France Trésor (AFT) qui gère leur mise aux enchères (adjudication). Vingt grandes banques agréées, les « spécialistes en valeur du Trésor » (« SVT », de BNP Paribas à Goldman Sachs, en passant par Natixis, la Deutsche Bank ou la Société générale), sont chargées de les écouler sur les marchés financiers. Elles savent donc à qui elles revendent éventuellement ces titres. Ensuite, obligations et bons du Trésor circulent sur les marchés, mais son détenteur final perçoit chaque année ses intérêts. Ceux-ci totalisaient 42,5 milliards d’euros – la charge de la dette – en 2010. En théorie, on devrait donc savoir à qui ils sont versés.

 

Sur le site de l’AFT, le citoyen curieux apprend juste que 66 % des détenteurs de la dette sont des « non-résidents ». « En gros, un tiers de la dette est détenu par des investisseurs français, un tiers au sein de la zone euro, et un tiers à l’étranger, en dehors de la zone euro », précise Tân Le Quang, responsable de la communication au sein de l’agence. Problème : « Les non-résidents peuvent être de faux non-résidents, des Français détenteurs d’un portefeuille d’obligations via un paradis fiscal », objecte Michel Husson, de l’Institut de recherches économiques et sociales (Ires). « Un investisseur saoudien, qui détient de la dette française car il a investi dans un fonds d’investissement à Londres, est comptabilisé comme un investisseur britannique », complète Patrick Artus, économiste à la banque Natixis [2] « Les trois plus gros détenteurs de la dette française sont le Luxembourg, les îles Caïmans et le Royaume-Uni », lance-t-il. Les Îles Caïmans, un paradis fiscal des Caraïbes autant peuplé que Châteauroux (44 000 âmes), pourrait donc ainsi faire basculer le destin des Français ?

 

La dette, un secret d’État ?

 

Les enquêtes réalisées par l’Agence France Trésor auprès de ses vingt banques partenaires permettent d’en savoir un peu plus sur les gros acheteurs : principalement des banques centrales, des fonds souverains, des assureurs, des banques commerciales et des fonds de pension. Ce que confirme la base de données financières eMAXX, mise en place par Thomson et l’agence de presse Reuters, qui publient régulièrement la liste « des 50 plus gros détenteurs de dette souveraine française » (hors banques centrales). Nous y retrouvons des assureurs (Axa, Allianz…), des mutuelles (MMA, MAAF, Groupama…), des banques (BNP-Paribas, La Banque postale, ING…) et une multitude de fonds d’investissement, principalement européens. Nous n’en saurons pas davantage : « Ce sont les banques qui voient les flux, pas nous. Les investisseurs en dette souveraine n’ont pas l’obligation de dévoiler leur position », confie Tân Le Quang. Mais pourquoi est-il impossible de savoir qui détient quoi et combien ?

 

C’est pourtant simple : cette absence de transparence est inscrite dans la loi. « Les textes actuellement en vigueur [3] n’autorisent les conservateurs d’instruments financiers (…) à communiquer aux émetteurs la liste de leurs détenteurs finaux qu’aux seuls émetteurs d’actions, de bons de souscription d’actions ou d’instruments de taux donnant immédiatement ou à terme accès au capital. Par conséquent, l’Agence France Trésor (AFT) ne peut pas identifier précisément les détenteurs [des obligations et bons du Trésor] », répond, en 2010, le ministère de l’Économie et des Finances à un sénateur trop curieux. Traduction : si les entreprises ont le droit de savoir qui sont leurs actionnaires, il est interdit à l’État français de connaître ses créanciers. La dette, un secret bancaire ?

 

Opacité généralisée

 

Face à cette opacité, « nous soupçonnons une extrême concentration, confie Thomas Coutrot. On pourrait très bien disposer d’informations statistiques sur la concentration des portefeuilles et la nature de ceux qui les détiennent ». Des chercheurs suisses ont récemment révélé que 147 multinationales, tout en se contrôlant elles-mêmes, possèdent 40 % de la valeur économique et financière des dizaines de milliers de multinationales du monde entier (lire notre article). Il serait étonnant qu’il n’en soit pas ainsi pour les dettes souveraines. Selon les données présentées par la Banque des règlements internationaux (BRI), un organisme géré par 58 banques centrales nationales, les banques étrangères possédaient en juin dernier 13 % de la dette de l’État français. Soit 176 milliards d’euros, dont plus des deux tiers sont entre les mains de banques britanniques, japonaises, allemandes, états-uniennes et suisses. Mais il ne s’agit que d’un euro sur dix empruntés.

 

Il est pourtant tout à fait possible, en théorie, d’en savoir plus. C’est la société Euroclear France [4], un organisme boursier privé, qui est « le dépositaire central des titres français ». Elle sert d’intermédiaire entre la Banque de France et les détenteurs de titres du Trésor pour leur verser leurs intérêts ou leur pécule quand l’emprunt arrive à échéance. Un peu comme la chambre de compensation Clearstream sert, au Luxembourg, de « péage » entre les transactions financières. Euroclear France sait donc parfaitement qui détient combien à quel moment. Mais la loi l’autorise à ne pas rendre publiques ces données. Pourtant, ce sont bien les citoyens qui paient la charge de la dette.


Ivan du Roy


Photo : Dan Simpson

Notes

[1] Leur échéance de remboursement s’étale d’un à cinquante ans. Leur taux varie entre 1 % et 4 %. Plus l’échéance de remboursement est lointaine, plus le taux est élevé.

[2] Le Monde du 23 juin 2011.

[3] Notamment l’article L. 228-2 du code de commerce, décret d’application n° 2002-803 du 3 mai 2002 publié au Journal officiel du 5 mai 2002, et l’article L. 212-4 du code monétaire et financier relatif à la nominativité obligatoire [4] Ancienne Société interprofessionnelle pour la compensation des valeurs mobilières (Sicovam).

 

Source : http://www.bastamag.net/article2041.html via http://www.democratie-royale.org/article-dette-de-la-france-un-secret-bancaire-97515170.html

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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 19:55

La note de la France a été dégradée, vendredi 13 janvier, par l'agence de notation Standard & Poor's, selon une source gouvernementale française citée anonymement par l'AFP. Une source européenne citée par Reuters confirme cette information.

 

Add. Chrisroi, 14 janvier 08:35 Selon une dépêche Afp Le Monde mise à jour le 14.01.12 à 08h21, la France est déclassée par l'agence d'évaluation Standard and Poor's de AAA, meilleure note possible, à AA+ avec "perspective négative", ce qui signifie que l'agence pourrait dégrader encore cette note à moyen terme. Le risque de dégradation en 2012 ou 2013 est d'au moins un sur trois, précise l'agence.

 

D'autres pays européens voient leur note souveraine abaissée ce vendredi 13.

 

Sont abaissées de deux crans les notes de l'Espagne, qui chute à un simple A avec perspective négative ; de l'Italie, à BBB+ ; du Portugal, à BB en catégorie spéculative ; et enfin de Chypre, qui passe à BB+ en catégorie spéculative.

 

Sont abaissées d'un cran les notes de l'Autriche, qui tombe à AA+, de la Slovénie, désormais notée A, de la Slovaquie, notée A+, et de Malte, notée A-.

 

Se maintiennent en revanche le AAA de l'Allemagne, sous perspective stable, ainsi que le AAA de la Finlande, quant à lui sous perspective négative.

Tous les pays de la zone euro sont à présent en perspective négative, sauf l'Allemagne et la Slovaquie.

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Interrogée par Le Monde, Marine Le Pen a réagi dès vendredi soir: "C'est la première étape de l'éclatement de la zone euro". Source: LEMONDE.FR avec Reuters, AFP | 13.01.12 | 15h35   •  Mis à jour le 13.01.12 | 19h23 http://www.lemonde.fr/crise-financiere/article/2012/01/13/la-bourse-de-paris-dans-le-rouge_1629457_1581613.html

 

Marine Le Pen réagit à la perte du Triple A de la France 

 

Cette dégradation annoncée comme imminente sonne comme un revers pour Nicolas Sarkozy à 100 jours du premier tour de la présidentielle. Marine Le Pen a déclaré qu'il s'agissait de la "fin du mythe du président protecteur", et que la perte attendue du triple A de la France disqualifiait tous ceux qui ont défendu l'euro.

Source et suite: http://www.letelegramme.com/ig/generales/economie/standard-poor-s-la-france-passerait-de-aaa-a-aa-13-01-2012-1564235.php

 

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 23:59

La zone euro traverse une récession au tournant 2011-2012, avec un recul du produit intérieur brut (PIB) pendant deux trimestres suivi d'une stagnation attendue au printemps, selon les prévisions d'instituts de conjoncture français, allemand et italien publiées mercredi.

 

L'Insee, l'Ifo et l'Istat revoient à la baisse leurs attentes par rapport à leur dernier point conjoint diffusé en octobre. Les trois instituts tablent sur un recul du PIB de la zone euro de 0,3% au dernier trimestre de 2011 puis de 0,2% au cours des trois premiers mois de 2012, alors qu'ils s'attendaient auparavant à une croissance de 0,1% par trimestre.

 

Ce "court épisode récessif" serait suivi d'une stagnation économique au deuxième trimestre de cette année, écrivent-ils dans une communiqué. "La consommation des ménages serait pénalisée par les mesures de consolidation budgétaire et par la dégradation du marché de l'emploi", estiment-ils. "Compte tenu de la faiblesse de l'investissement public, du resserrement des conditions d'octroi de crédit et du report d'un certain nombre de projets des entrepreneurs, l'investissement se replierait à l'horizon de la prévision", ajoutent ces instituts des trois premières économies de la zone euro. Selon les derniers chiffres d'Eurostat publiés également mercredi, la croissance n'a été que de 0,1% au troisième trimestre 2011 dans la zone euro.

 

Source: http://lci.tf1.fr/filnews/economie/zone-euro-courte-recession-au-tournant-2011-2012-6927995.html

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 23:59

Société générale supprime 880 emplois en France, le titre va-t-il s'envoler ?

 

Les salariés doivent sans doute faire grise mine. La Société générale ne distribuera pas de dividende pour l'année 2011 et va supprimer à partir de début avril 880 emplois dans sa banque de financement et d'investissement (BFI) en France. La Société générale va également supprimer 700 emplois à l'étranger.

 

Contrairement à ce que dit l'article du Figaro, les actionnaires ne vont pas faire grise mine... mais vont plutôt se frotter les mains dès demain matin.

 

A l'annonce par la Société générale, mardi 8 novembre 2011, de son renoncement à verser des dividendes, le titre de la Société générale s'était envolé le matin même de plus de 6% en Bourse.

 

La banque suit le même chemin que ses concurrents, Crédit agricole et BNP Paribas qui ont planifié la suppression de respectivement 850 postes et 373 en France. Les banques justifient ces plans par la crise économique et financière qui frappent des pays auxquels elles sont très exposés comme la Grèce.

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 08:52

Souvenez-vous qu'ils nous ont dépossédés. 1 717 330 000 000 euros. Mille sept cent milliards d'Euros (soit 1,7 trillions d'Euros). Tel est le montant de la dette publique de la France en 2011.

 

Pour rembourser cette dette, chaque français (enfants, chomeurs, et retraités inclus) devrait verser 25.000 euros.

 

Source: http://www.electionpresidentielle2012.net/content/dette-publique

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- Crise de la dette: le bilan de 30 ans d’UMPS en France

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 07:09

 

 

La situation actuelle de la dette est le résultat « des politiques qui ont été faites par la gauche et la droite depuis 30 ans ! ». Ce graphique récapitule les dettes de la gauche (en rose) et de la droite (en bleu), cumulées en France depuis 30 ans.

 

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 08:02

Avec le rapport publié aujourd'hui par la banque allemande "Berenberg" et le centre d'études européen The Lisbon Council qui publie un baromètre intitulé Euro Plus Monitor, nous assistons à une nouvel épisode de la guerre économique européenne. Le rapport tire "la sonnette d'alarme pour la France", et la classe parmi les cancres des pays triple A en Europe.

 

"Parmi les six pays bénéficiant d'un triple A au sein de la zone euro, la France a obtenu la plus mauvaise note selon l'étude" Euro Plus Monitor, qui  place Paris en 13e position sur les 17 pays de la zone euro. "Les résultats sont trop médiocres pour un pays qui veut rester en tête",  indique l'étude.

 

Selon cette étude qui prend en compte notamment la croissance, la  compétitivité et la soutenabilité de la dette, la santé générale de la France  la place entre l'Espagne (12e) et l'Italie (14e), deux pays qui sont  actuellement dans le viseur des marchés et des agences de notation, signe que  la France est elle aussi menacée de l'avis de l'étude par une contagion de la  crise de la dette.

 

Source: http://lci.tf1.fr/economie/conjoncture/la-france-cancre-des-pays-triple-a-selon-un-rapport-6820787.html

 

 

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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 16:25
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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 23:59

Le taux de chômage dans la zone euro a atteint 10,2% de la population active en septembre, son plus haut niveau historique, légèrement au-dessus des 10,1% enregistrés en août, selon des données publiées lundi par l'office européen des statistiques Eurostat.



Il avait déjà atteint ce niveau record en juin 2010, a précisé Eurostat. Cela fait à présent cinq mois consécutifs que le chômage est au moins à 10%. Eurostat a revu en hausse sa précédente estimation pour le mois d'août, qui évaluait le taux de chômage dans la zone euro à 10%.



Selon les calculs d'Eurostat, 16,198 millions de citoyens de la zone euro étaient au chômage en septembre, soit 188.000 de plus que le mois précédent.



L'Espagne a une nouvelle fois été le pays de la zone euro enregistrant le plus fort taux de chômage (22,6%) tandis que l'Autriche et les Pays-Bas ont enregistré les taux les plus bas (respectivement 3,9% et 4,5%).



La France affiche un taux de 9,9% en septembre. Aucune donnée n'est disponible pour l'Allemagne.



Pour l'ensemble de l'Union européenne, le taux de chômage a progressé à 9,7% contre 9,6% le mois précédent, et le nombre de sans emploi a augmenté, de 174.000 personnes à 23,264 millions.

 

Source: http://lci.tf1.fr/filnews/economie/le-chomage-a-son-plus-haut-niveau-historique-dans-la-zone-euro-6798856.html 

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1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 11:52

Une directive européenne, qui sera examinée en novembre, propose de taxer le litre de gazole de 8 à 15% de plus que celui de l'essence en 2013 dans le but de diminuer l'usage de ce pétrole très polluant.

 

Le secteur automobile est sur le qui-vive. Comme le révèle Le Parisien ce samedi, Bruxelles envisagerait de taxer le litre de gazole en Europe de 8 à 15% de plus que celui de l'essence. Une directive en ce sens doit être examinée par le Parlement européen en novembre prochain pour une application probable à l'horizon 2013. Objectif : lutter contre cette énergie très polluante, utilisée par près de 7 millions de voitures en Europe.

 

La Commission européenne met en avant le paradoxe existant entre une essence moins polluante et moins chère hors taxe, vendue plus chère à la pompe, et du gazole plus cher hors taxe, source massive d'émission de particules fines dangereuses pour la santé, et moins cher pour les automobilistes. Selon elle, en dehors du Royaume-Uni, le traitement fiscal de l'essence et du gazole en Europe est «faussé» et a besoin de cette remise à plat.



Inquiétude

 

Pour les constructeurs, la nouvelle intervient au plus mauvais moment. Ces derniers travaillent déjà à l'application en 2014 de la norme Euro 6, qui prévoit une réduction des émissions de CO² et de particules fines. Cette norme les oblige à mettre en place des techniques coûteuses sur les véhicules diesel qui feront augmenter le prix de ces voitures de 1500 à 2000 euros. De quoi faire fuir les clients. Si en plus le prix du litre de gazole venait à fortement augmenter, le marché des voitures au gazole pourrait s'effondrer.

Le Comité des constructeurs français d'automobile estime que l'instauration de cette directive pourrait faire perdre en France 20 points de part de marché sur la vente de voitures diesel. Dans les colonnes du Parisien, son président, Patrick Blain, s'inquiète : «La baisse de production dans les usines françaises (à la pointe dans le secteur du diesel, ndlr) aurait inévitablement des conséquences sociales», prévient-il.

Professionnels et particuliers pourraient également choisir de se débarrasser de leur véhicule trop coûteux, ce qui risque d'engendrer une dégringolade des prix sur les voitures diesel. «Il est sans doute possible de prendre des mesures transitoires qui laisseront à tout le monde le temps de s'adapter», explique-t-il. (1)



Une "réforme qui pourrait déclencher la grogne des automobilistes, des routiers et des agriculteurs". (2)

 

L'effondrement du secteur automobile, plus les blocages et manifs des transporteurs routiers, taxis, et usagers de la route, Attali pourra être content lui qui voulait une crise majeure pour arriver encore plus vite à son Nouvel Ordre Mondial...

 

Sources :

 

(1) http://www.lefigaro.fr/conso/2011/10/01/05007-20111001ARTFIG00345-le-diesel-pourrait-etre-plus-cher-a-partir-de-2013.php

(2) http://www.leparisien.fr/economie/l-europe-veut-augmenter-le-prix-du-gazole-01-10-2011-1634115.php

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- Jacques Attali et le Gouvernement Mondial sur Europe1

- Ordo ab chao: Jacques Attali annonce le chaos

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