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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 08:11

Conseil-des-droits-de-l-homme-des-Nations-Unies---La-France.jpg

La France s'abstient sur "la mise en place d'une commission d'enquête sur d'éventuels crimes de guerre à Gaza" au Conseil des droits de l'homme des Nations unies

Le Conseil des droits de l'homme des Nations unies a voté hier (23 juillet, Ndlr.) la mise en place d'une commission d'enquête sur d'éventuels (sic) crimes de guerre à Gaza.

Sur les 47 pays votant, 29 ont voté pour, 17 se sont abstenus et un a voté contre. Devinez qui... ?

- Le seul pays qui a voté contre totalement isolé: les USA.

- Ont voté pour:
Algeria, Argentina, Brazil, Chile, China, the Democratic Republic of Congo, Costa Rica, Cote d'Ivoire, Cuba, Ethiopia, India, Indonesia, Kazakhstan, Kenya, Kuwait, the Maldives, Mexico, Morocco, Namibia, Pakistan, Peru, the Philippines, Russia, Saudi Arabia, Sierra Leone, the United Arab Emirates, Venezuela, and Vietnam.

- Se sont lamentablement abstenus:
Austria, Benin, Botswana, Burkina Faso, the Czech Republic, Estonia, FRANCE, Gabon, Germany, Ireland, Italy, Japan, Montenegro, South Korea, Romania, the Republic of Macedonia, and the United Kingdom


Source: Cercle des Volontaires facebook https://www.facebook.com/302002546528363/photos/a.391464054248878.90630.302002546528363/920263911368887

 

 

Parmi l'ensemble des médias du grand courant, je n'ai trouvé que le site France Info qui parle de la mise en accusation d'Israël pour crime de guerre à Gaza :

 

Israël soupçonné de crime de guerre à Gaza

 

… Mercredi, l'ONU a dépêché une commission d"enquête sur d'éventuels crimes de guerre. Elle s'appuie sur des éléments remontés du terrain.


80 % des personnes tuées depuis le début de cette opération "Bordure protectrice" sont des civils. Parmi eux : un tiers d’enfants.

 

Source: http://www.franceinfo.fr/actu/monde/article/gaza-israel-accuse-de-crime-de-guerre-538557

 

En réponse à cette mise en accusation par la communauté internationale, jeudi 24, Israël tire sur une école de l'ONU !

 

 

Gaza: des tirs israéliens s'abattent sur une école de l'ONU

 

 

Israël Gaza ONU Territoires Palestiniens

Publié le 24-07-2014 Modifié le 25-07-2014 à 11:06

 

Un raid israélien a touché, jeudi 24 juillet, une école de l'ONU. Quinze Palestiniens ont été tués dans cette attaque. Parmi les victimes, des enfants et des employés des Nations unies. Le secrétaire général de l'ONU a « condamné fermement » cette attaque.

 

Source et suite: http://www.rfi.fr/moyen-orient/20140724-gaza-tirs-israeliens-s-abattent-une-ecole-onu/

 

 

Gaza : une école de l'ONU bombardée par Israël, 15 morts

 

Une école de l'ONU a été touchée par un tir israélien à Beit Hanoun dans le nord de la bande de Gaza, jeudi 24 juillet.

 

15 Palestiniens qui avaient trouvé refuge dans une école de l'ONU dans la bande de Gaza ont été tués cet après-midi par un tir israélien.

 

Source: http://tempsreel.nouvelobs.com/le-conflit-a-gaza/20140724.OBS4529/en-direct-gaza-kerry-evoque-des-progres-en-vue-d-une-treve.html

 

On attend les déclarations indignées de la classe politique "française" honteusement absente.

 

Au deuxième jour de l'attaque israélienne Flamby avait déclaré le 10 juillet « toute ma solidarité à Israël face aux agressions de Gaza ! ». La république française complice de crimes de guerres et crimes contre l'humanité en Palestine : ... à suivre !

 

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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 06:12

...Silence radio dans les médias "français" :

 

Eli-Ben-Dahan.jpg

Ben-Dahan must go

By REUVEN HAMMER

01/01/2014 23:03

 

Ben-Dahan doit partir

 

"Il (Eli Ben-Dahan) a dit dans un entretien que les âmes de tous les Juifs sont plus hautes que ceux de chrétiens ou de musulmans ou de quiconque."

 

Imaginez un instant que le ministre de l'Intérieur et des cultes dans un pays démocratique - l'Angleterre ou la Suisse par exemple - devait faire une déclaration publique selon laquelle "les âmes de tous les Chrétiens sont supérieures aux âmes des Juifs"....

 

Source: The Jerusalem Post http://www.jpost.com/Opinion/Op-Ed-Contributors/Ben-Dahan-must-go-336815 


Le rabbin Eli Ben-Dahan est le ministre de l'Intérieur et des cultes israélien, d'un Etat qui entretient des relations diplomatiques avec la France et pratiquement tous les états du monde... Pas d'un mouvement terroriste ou d'activistes violents... Il a été Directeur général du tribunal rabbinique en 1989 pendant 21 ans. 

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 19:55

Beaucoup d'informations ces jours-ci agitent les sites catholiques et / ou nationaux au sujet des exactions des islamistes de l'Etat islamique d'Irak et au Levant, et des persécutions que subissent en ce moment les chrétiens d'Irak. Des parlementaires se préoccupent même des Chrétiens d'Irak : " vingt parlementaires et anciens Députés exhortent François Hollande, Manuel Valls et le Gouvernement à agir pour les Chrétiens d'Orient", mais jamais ces parlementaires ni les sites en question ne poseront la question qui fâche... de la responsabilité réelle des attentats. La question qu'il s'agit de se poser dans ce genre d'informations..., c'est à qui profite le crime ?

 

Voici un début de réponse que nous avons trouvé sur le site (en anglais) "Infowars" d'Alex Jones : le fameux calife de l'Etat islamique d'Irak et de Syrie n'est qu'une créature de la CIA. Ses crimes perpétrés au nom de l'Islam incombent directement aux Etats-Unis et à Israël et s'inscrivent dans le cadre de la stratégie géopolitique israélienne "Clean Break" que les lecteurs du blog connaissent et dont nous rappellerons un peu plus loin le but. 

 

Le Calife a déclaré que le califat n’avait pas vocation à s’en prendre à Israël, mais que le djihad continuerait jusqu’à la chute de Rome... C'est désormais plus clair... Ce qui est certain en tous les cas, c'est que le "calife" ne pourrait pas agir de la sorte à Mossoul, en Irak, en Syrie ni ailleurs... sans l’aval de ses maîtres américains.

 

Calife-Al-Baghdadi---Un-document-de-la-NSA-revele-que-le-.jpg

NSA Doc Reveals ISIS Leader Al-Baghdadi is U.S., British and Israeli Intelligence Asset

NSA documents add more detail to plan to destabilize Middle East

 

Essai de traduction Christ-Roi

 

Un document de la NSA révèle que le calife Al-Baghdadi est un agent actif de l'Intelligence américaine, britannique et israélienne

 

Des documents de la NSA ajoutent plus de détails au plan de déstabilisation du Moyen-Orient

 

Kurt Nimmo par | Infowars.com | 19 Juillet, 2014

 

Note de la rédaction : la validité du document mentionné ci-dessous ne peut pas être vérifiée en raison de l'exclusivité de la cachette de Snowden. Cryptome a envoyé une lettre à diverses sources en possession des documents, y compris le New York Times, le Washington Post, The Guardian, Barton Gellman, Laura Poitrias, Glenn Greenwald, ACLU (L'Union pour la défense des Libertés civiles), FEP et d'autres exigeant d'une comptabilité. L'allégation sur l'Etat Islamique d'Irak et au Levant Al-Baghdadi, cependant, s'accorde avec d'autres informations démontrant que l'Etat islamique est une création du renseignement.

Selon un document récemment publié par le dénonciateur de l'agence de sécurité nationale NSA Edward Snowden, Abu Bakr al-Baghdadi, le chef de l'État islamique d'irak et de Syrie, est un agent actif du renseignement.

 

Le document de l'Agence de Sécurité Nationale révèle les États-Unis, Israël et la Grande-Bretagne sont responsables de la création de l'Etat islamique.

 

Au début du mois, Nabil Na'eem, le fondateur du Parti du Jihad de la République démocratique islamique et ancien commandant en chef d'Al-Qaïda, a déclaré à la chaîne de télévision pan-arabe, basée à Beyrouth al-Maydeen que tous les filiales d'Al-Qaïda actuellement, y compris l'Etat Islamique d'Irak et au Levant, étaient le travail de la CIA.

 

L'l'Etat Islamique d'Irak et au Levant est maintenant un groupe terroriste bien armé et entraîné dans le contrôle de vastes régions de l'Irak et la Syrie.

 

Le document de la NSA indique que le groupe a été créé par les Etats-Unis, l'intelligence britannique et israélienne dans le cadre d'une stratégie nommée "the hornet’s nest", "le nid de frelon" pour attirer les militants islamistes du monde entier en Syrie.

 

Preuve antérieure du lien d'Al-Baghdadi avec l'Intelligence et l'Armée

 

Abu Bakr al-Baghdadi "a suivi une formation militaire intensive pendant une année entière dans les mains du Mossad (Services de renseignement israélien Ndlr.), en plus des cours de théologie et l'art du discours", expliquent les documents, selon Gulf Daily News, une source bahrainie.

 

En juin un responsable jordanien a déclaré qu'Aaron Klein, membre de l'Etat islamique d'Irak et au Levant a été formé en 2012 par des instructeurs américains travaillant dans une base secrète en Jordanie. En 2012, il a été signalé que les États-Unis, la Turquie et la Jordanie étaient en cours d'exécution d'une base d'entraînement pour les rebelles syriens dans la ville jordanienne de Safawi.

 

Al-Baghdadi aurait été un "interné civil" au Camp de Bucca, un centre de détention militaire américain près de Umm Qasr, en Irak. James Skylar Gerrond, un ancien officier des forces de sécurité de l'Armée de l'Air américaine et commandant au Camp Bucca en 2006 et 2007, a déclaré au début du mois que le camp a "créé une cocotte-minute pour l'extrémisme."

 

"Une preuve indirecte suggère qu'Al-Baghdadi a peut-être été sous contrôle mental prisonnier par l'armée américaine en Irak," a écrit le docteur Kevin Barrett.


La création d'une fausse menace de terrorisme

 

La stratégie du "nid de frelons" a été conçue pour créer la perception qu'un ennemi menace Israël près de ses frontières.

 

Selon le journal personnel de l'ancien Premier ministre israélien Moshe Sharett, cependant, Israël n'a jamais pris au sérieux quelconque menace arabe ou musulmane quant à sa sécurité nationale.

 

"Le journal de Sharett révèle dans une langue explicite que la direction politique et militaire israélienne n'a jamais cru à un danger arabe en Israël", écrit Ralph Schoenman. "Ils ont cherché à manœuvrer et forcer les Etats arabes en affrontements militaires que les dirigeants sionistes étaient certains de gagner si Israël pouvait mener la déstabilisation des régimes arabes et l'occupation prévue de territoires supplémentaires."

 

En 1982, Oded Yinon, un journaliste israélien avec des liens au ministère israélien des Affaires étrangères, a écrit le plan sioniste pour le Moyen-Orient.

 

Le livre blanc proposait "que tous les Etats arabes devraient être décomposés par Israël en petites unités" et la "dissolution de la Syrie et de l'Irak en zones ethniquement ou religieusement uniques comme au Liban, était la cible principale d'Israël sur le front de l'Est dans le long terme".

 

La destruction des Etats arabes et musulmans, suggère Yinon, serait accomplie de l'intérieur par l'exploitation de leurs tensions internes religieuses et ethniques.

 

Source: http://www.infowars.com/nsa-doc-reveals-isis-leader-al-baghdadi-is-u-s-british-and-israeli-intelligence-asset/

 

Note de Christ-Roi

 

Le plan Yinon de 1982 sera également mis en lumière dans le rapport « A Clean Break  : A New Strategy for Securing the Realm » (« Une coupure nette : Une nouvelle stratégie pour sécuriser le royaume (d'Israël) ». Cette stratégie géopolitique israélienne est similaire à la théorie de l'arc de crise de la politique américaine, dont le concept a été initialement développé par l'américain Zbigniew Brzeziński en 1978, repris par l'historien britannique Bernard Lewis dans les années 1980, et qui reçut son développement le plus récent chez les penseurs de l'armée française dans les années 2000 et 2010.

 

 

Selon un article de La Voix de la Russie publié hier, Al-Cia Qaïda, comme par hasard, promet de frapper les États-Unis « au coeur »..., le chef de la branche irakienne d'Al-Qaïda a déclaré que ses militants prévoient d'organiser des attaques terroristes « au cœur » des États-Unis, selon NBC News. Le réseau terroriste a transmis un enregistrement audio dans lequel Abou Bakr al-Baghdadi a souligné que les terroristes du réseau ont juré de punir les États-Unis beaucoup plus sévèrement que l'a fait Oussama ben Laden, et sont déjà sur leur chemin vers l'Amérique. Al-Baghdadi n'a pas précisé où ils vont effectuer la frappe.

 

 

Add. 17 août 2014, 19h09. L'information est fausse : Désinformation : Mc Cain n’a pas rencontré Abu Bakr Al Baghdadi (preuves en vidéo)

 

. «Clean Break : a new strategy for securing the realm», «Rupture Franche : nouvelle stratégie pour sécuriser le royaume»

. Le soutien occidental aux rebelles syriens ressuscite le califat islamique en Syrie et en Irak - huit rebelles syriens modérés crucifiés

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19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 10:38

Trouvé sur PLOUTOCRATIE, un article très fouillé et sourcé qui reprend des thèmes que nous avions abordés en 2007 dans l'article " 1789 : Une aristocratie en chasse une autre, naissance de la bourgeoisie d'affaires et de l'Argent-Roi, la ploutocratie" assimile le néo-libéralisme au "fascisme réel".

Le néo-libéralisme porte mal son nom puisque à l'opposé du "libéralisme" (ou conséquence logique du libéralisme ?...), il devient un étatisme internationaliste dirigé par une élite apatride cupide et dangereuse pour les peuples du monde dont le dieu est Mammon-roi ou l'argent-roi...

L'internationalisme étant le coeur de la matrice communiste, les représentants du néo-libéralisme aujourd'hui sont les administrations en réalité trotskystes d'Obama et Bush via leur "Nouvel Ordre mondial". (Voir la 3e partie de la Conférence de John Laughland pour France-Russie Convergences).

Un exemple concret de développement fasciste à l'échelle mondiale est l'imposition de la théorie du genre à l'ONU à Pékin en 1995 et le Nouvel Ordre Mondial sexuel (Voir "Points de vue du docteur Yann Carrière sur la "théorie du genre", une "théorie fascisante") Le fascisme de droite du XXe siècle mort en 1945 avec la défaite d'Hitler s'est mué en fascisme de gauche trotskyste incarné par les élites oligarchiques nouvel ordre mondialiste. Deux facettes d'une même médaille matérialiste.

HeaderIcon

Source: http://www.dedefensa.org/article-le_fascisme_r_el_10_06_2014.html

Image: Logo du Conseil européen ( http://www.european-council.europa.eu/home-page.aspx?lang=fr )

 

Le fascisme réel


Le néolibéralisme est le fascisme réel. Il représente aujourd’hui le principal danger qui menace notre République, c’est-à-dire l’extrémisme le plus subtil et le plus incompris, donc le plus mésestimé dans sa capacité destructive. Ce nouveau fascisme se manifeste à travers une offensive généralisée contre les intérêts de la France et de nombreux autres pays, notamment européens. Il ne s’agit pas d’un vaste complot, mais d’un mode autoritaire de gouvernance qui se globalise dangereusement depuis la « Révolution Reagan » des années 80 et la dérégulation financière correspondante. Ainsi, l’influence et la richesse de ce que l’ancien diplomate et universitaire Peter Dale Scott a appelé le « supramonde » se sont démesurément amplifiées. (1)

Cette offensive néolibérale – multiforme et incessante – sert avant tout les intérêts de la politique étrangère des États-Unis et de leurs multinationales. Mais elle est également profitable à une nouvelle aristocratie apatride (2) : une hyperclasse informelle qui « n’a pas de visage », (3) qui dirige les Marchés et qui domine les cercles médiatiques, économiques et politiques français. (4) Cette hyperclasse ne constitue pas une structure hiérarchisée agissant de manière coordonnée, mais une classe sociale hautement privilégiée qui utilise son influence excessive pour s’enrichir au détriment de l’économie réelle. Manifestement, la plupart des Français de cette hyperclasse sont animés par un état d’esprit pathologiquement cupide (5) et déloyal envers notre pays. (6) En effet, à l’image de nos principaux dirigeants politiques, leurs allégeances profondes sont essentiellement atlantistes, (7) sionistes (8) et hydrocarbomonarchistes. (9) Au regard de la désindustrialisation accélérée de la France, (10) du consensus politique derrière la privatisation de son économie (11) et de l’exode fiscal d’un nombre croissant d’entreprises du CAC 40, (12) cette mentalité est commune à la plupart de nos élites qui – comme l’a dénoncé la députée de l’Aisne et ancienne directrice de l’ENA Marie-Françoise Bechtel –, partagent une « détestation (…) envers la nation [française] ». (13)

Imposé par des élites hostiles à leur patrie, le néolibéralisme prend la forme concrète d’une véritable guerre économique, financière, idéologique, psychologique et sécuritaire – une attaque si déstabilisante que dorénavant, la menace de troubles sociaux à caractère insurrectionnel n’est pas exclue par l’État français. (14) Appuyée par les grandes écoles et les médias de masse, cette offensive néolibérale est à la fois brutale et invisible, car elle est soutenue quotidiennement par le conformisme de la presse écrite et audiovisuelle. (15) C’est pourquoi elle est difficilement perceptible, en tant que menace réelle et immédiate, par la majorité de nos concitoyens. (16) Hélas, elle amoindrit lentement – mais efficacement – les structures de l’État providence héritées du Conseil National de la Résistance (CNR). (17) Non conventionnelle et intensive, cette guerre asymétrique a comme finalité d’enrichir les riches et d’appauvrir les pauvres au mépris de la souveraineté étatique, pérennisant ainsi une nouvelle guerre des classes menée verticalement – du fort au faible – à l’échelle globale. Les travaux de Thomas Piketty, qui deviennent un paradigme majeur en matière d’analyse économique, tendent à le démontrer de façon indiscutable. (18) Cette guerre des classes d’un nouveau genre – encouragée par la globalisation financière et la révolution informatique dans les échanges boursiers –, a d’ailleurs été admise par l’un de ses principaux belligérants, le multimilliardaire états-unien Warren Buffet. (19) Bien que cet « aveu » soit ironique, il illustre néanmoins une réalité concrète.

Plus tragiquement, le néolibéralisme prédateur engendre des guerres durablement brutales et destructrices, qui favorisent avant tout des intérêts privés (et pas seulement énergétiques). (20) Ces interventions militaires sont justifiées par un usage abusif et trompeur des notions humanistes que sont les droits universels ou la démocratie, comme en Irak ou en Libye. Depuis le 11-Septembre, elles sont également légitimées par la guerre globale « contre » le terrorisme, comme en Afghanistan ou à Gaza. En réalité, les forces néolibérales s’appuient fréquemment sur des jihadistes (Bosnie (21), Kosovo (22), Libye (23), Syrie (24)…) ou sur des extrémistes de l’ultradroite (Amérique latine (25), Ukraine (26)…) pour « normaliser » des nations récalcitrantes, tout en invoquant les vertus de la démocratie à la moindre occasion médiatique.

Plus important encore, le néolibéralisme se fonde sur la conviction que les crises, les guerres et les désastres sont le moyen le plus efficace pour imposer aux peuples des mesures économiques qui seraient inacceptables en temps normal – comme l’a démontré l’économiste Naomi Klein. (27) Essentiellement, le néolibéralisme engendre une ploutocratisation du monde, puisqu’il contraint le pouvoir politique à privatiser les gains et à nationaliser les pertes – bien que ses apologistes défendent la notion cosmogonique d’une « Main invisible » qui régulerait les Marchés. En réalité, le néolibéralisme ne relève pas du libéralisme économique, mais d’un socialisme des nantis. En effet, une surabondance de trillions – attribués autoritairement aux contribuables lambda – a été transférée au secteur bancaire global par les gouvernants néolibéraux durant la crise des subprimes, dans le but d’éviter l’effondrement d’un système financier intrinsèquement criminogène (comme l’a expliqué le commissaire Jean-François Gayraud dans son dernier ouvrage). (28). Il en résulte une crise mondiale de l’endettement, qui légitime une nouvelle migration massive de fonds publics vers le secteur privé à travers ce qui est communément appelé l’« austérité ». (29) La guerre « contre » le terrorisme a également engendré un transfert colossal de ressources publiques vers des entreprises privées, le coût de ces interventions armées meurtrières – mais stratégiquement désastreuses – ayant contribué à la déstabilisation économique et financière globale. (30) Le néolibéralisme se nourrit donc de ces catastrophes humaines, et le caractère crisique du Système-monde globalisé promet d’heureux lendemains à l’hyperclasse tirant profit de ces désastres…

La stratégie de la tension médiatique et la guerre néolibérale

Le néolibéralisme est donc le fascisme réel. Celui qui est désigné comme tel par les médias français est instrumentalisé par l’hyperclasse à des fins de neutralisation démocratique. En effet, la médiatisation massive du Front National engendre un basculement du débat public vers les thèmes autoritaristes de la droite extrême. En retour, ce phénomène permet à l’hyperclasse d’imposer via des ministres de l’Intérieur fantoches (31) des politiques sécuritaires consolidant l’ordre établi au nom de la lutte contre l’insécurité, l’immigration, le terrorisme, la haine raciale (etc.). (32) Si le fascisme désigné avait été réellement dangereux pour le système néolibéral, le FN aurait été nettement moins médiatisé. Au contraire, ce parti – qui avait été propulsé sur le devant de la scène politique grâce à François Mitterrand dans les années 80 (33) –, bénéficie d’un accès de plus en plus privilégié aux médias. (34) Il en résulte une telle dégradation du débat public que le citoyen est sensibilisé de force à une vision décliniste de son avenir. Par conséquent, il a peur au lieu de tenter de comprendre qui est son ennemi réel, et ainsi de le combattre. Peur de l’autre, peur du lendemain, peur de l’étranger, peur du chômage, peur de l’appauvrissement, peur de la Crise… « Paradoxalement », l’hyperclasse qui domine les Marchés n’a jamais été aussi fortunée dans l’Histoire du monde. (35) Ainsi, autant dire que le fascisme néolibéral est efficace, subtil et abondamment financé, en plus d’être massivement médiatisé et stratégiquement enseigné (HEC, IEP, ENA, etc.). Il en est donc incroyablement dangereux et, à défaut d’être perçu comme un ennemi concret, il a été imposé « par voie parlementaire » à la tête de l’Union européenne – malgré les refus référendaires des peuples français, irlandais et néerlandais.

Puisque le néolibéralisme se légitime à travers l’arme de médiatisation massive, cette guerre est psychologique avant même d’être économique. Elle fait rage dans nos esprits car les médias nous imposent une stratégie de la tension permanente, qui délégitime le pouvoir politique et détruit les notions protectrices et structurantes de souveraineté et de patriotisme en les assimilant abusivement à l’« extrême droite » et au « nationalisme ». Parallèlement, la souveraineté – essentiellement économique, commerciale et industrielle –, est proscrite par les traités européens. (36) Pourtant, nos « partenaires » à Washington et à Wall Street – capitales mondiales du néolibéralisme – n’ont aucun scrupule à contourner les règles internationales lorsque leurs intérêts le justifient. (37) Ainsi, dans cette guerre globale pourtant dénoncée par François Mitterrand peu avant sa mort, (38) le gouvernement français semble totalement acquis au néolibéralisme et à l’atlantisme correspondant. Par conséquent, – bien qu’elle ait ensuite évoqué des « conséquences négatives » dans les négociations du TAFTA –, notre direction politique s’est d’abord murée dans un silence assourdissant après que le Wall Street Journal ait révélé l’intention de Washington de condamner la BNP Paribas à une amende record de 10 milliards de dollars. (39) Comme l’a rappelé le journal Le Monde,

« [e]n droit international, les pays ne sont en général pas autorisés à exercer des compétences extraterritoriales comme les États-Unis le font en sanctionnant les banques étrangères. Mais un principe juridique supplante tous les autres : celui de la protection de la souveraineté étatique. Un principe résumé avec emphase par le [ministre de la Justice] des États-Unis, Eric Holder (…) : “Aucun individu, aucune entité qui fait du mal à notre économie n’est au-dessus de la loi” ». (40)

« One Nation Under God » : cette « souveraineté étatique » est en réalité de droit divin, d’où l’exceptionnalisme états-unien qui justifie cet hégémonisme global – y compris s’il implique les ingérences économiques permanentes et massives de Washington (alors que les États-Unis sont renommés pour leur attachement au libéralisme de marché…). Ainsi, le constat est cruel, mais il est sans appel : le néolibéralisme exige que la souveraineté soit légalement proscrite aux vassaux étrangers, notamment européens ; mais l’extraterritorialité du « droit naturel » du Souverain est imposée illégalement à travers de discrètes ententes technocratiques, voire des menaces publiques (41) ou officieuses. (42) Au sein de l’Union européenne, ce nouvel ordre extra-juridique se met en place subrepticement, sans que les peuples concernés ne soient consultés – comme l’a expliqué le sociologue Jean-Claude Paye. (43)

Dans ce contexte, comment nos responsables politiques peuvent-ils ignorer cette guerre néolibérale menée contre la France et l’Europe, en particulier à l’aune de l’affaire Snowden et de la volonté de Washington d’« enculer l’UE » à travers la crise ukrainienne ? (44) Pourtant, malgré cette hostilité manifeste de nos « alliés », le cadre institutionnel de l’Union européenne reste majoritairement atlantiste, donc acquis au néolibéralisme et à son bras armé qu’est l’OTAN. La guerre est silencieuse et feutrée depuis le bâtiment Berlaymont, sachant que la plupart des hauts responsables y siégeant font preuve d’une loyauté absolue envers les États-Unis et leurs intérêts (accords SWIFT, TAFTA, etc.). (45) Cette guerre n’en est pas moins intensive, brutale et démocracide – ce que perçoivent majoritairement les électeurs français, sans parfois même en avoir conscience.

L’abstention majoritaire : la délégitimation populaire du néolibéralisme

Ainsi, lors du dernier scrutin européen, cette stratégie de la tension médiatique eu comme effet le plus visible de placer le Front National en tête de ces élections – une dégradation encore plus profonde du débat public étant donc inévitable. En effet, depuis le 21-Avril, les dirigeants des deux principales formations politiques droitisent sans complexe leur discours et leur action sur les questions sécuritaires – conformément aux programmes électoraux du FN. En revanche, lorsqu’il est question d’économie, ils disqualifient toute idée de « souveraineté » ou de « patriotisme » en les assimilant au « populisme » ou au « nationalisme » – malgré les efforts récents du young leader Arnaud Montebourg pour se réapproprier ces concepts, mais sans qu’il ne puisse appliquer les politiques de nationalisation correspondantes (puisqu’elles seraient contraires aux règles imposées par la Commission européenne). (46) Ainsi, dans les médias français, la victoire électorale du FN engendre un déferlement de mises en garde moralisatrices envers les abstentionnistes, alors que la France est profondément déstabilisée par une offensive néolibérale imposée depuis Washington, Wall Street et Bruxelles.

Dans ce contexte difficile, l’abstention d’une majorité d’électeurs français insensibles au piège frontiste est l’événement le plus déterminant de ces élections européennes – près de 56 % des inscrits ne s’étant pas déplacés dans l’isoloir. De manière informelle, ils constituent donc le plus grand parti de France, auquel j’ai récemment adhéré pour une raison simple : participer à la délégitimation d’un système oligarchique républicide et fondamentalement hostile à l’idéal démocratique moderne (donc à l’héritage des résistants du CNR évoqué précédemment). Le vote blanc n’étant pas comptabilisé à l’issue des scrutins français, j’estime ne pas avoir eu d’autre choix pour démontrer mon profond mécontentement.

Irresponsabilité civique ? Laissez-faire « coupable » en faveur du Front National ? Bien au contraire ! Lors des dernières élections, le FN a réalisé un score majoritaire avant tout car les médias de masse ont continuellement promu ce parti en lui accordant une diffusion injustifiée et déstabilisante. Essentiellement, la diabolisation massive du FN par des cercles politico-médiatiques à la crédibilité déclinante a engendré sa victimisation électoralement profitable. Anticipé par les instituts de sondages, ce phénomène était prévisible au vu de la guerre néolibérale ici décrite, qui affaiblit notre pays et détruit notre tissu socioéconomique. Néanmoins, si l’on tient compte de l’abstention massive, ce succès électoral du FN représente avant tout une victoire symbolique, qui n’est pas représentative de l’opinion majoritaire des Français. Ainsi, elle ne doit pas masquer l’essentiel : en France, près de 56 % des citoyens ont choisi de boycotter les élections européennes plutôt que de cautionner par leur vote un système oligotechnocratique qu’ils considèrent comme illégitime.

Parallèlement, une succession ininterrompue de scandales a discrédité durablement le pouvoir politique français. L’impuissance communicationnelle de François Hollande au lendemain des élections européennes, ainsi que la déchéance fulgurante de Jean-François Copé et de son « organisation », en sont des illustrations évidentes et cruelles. Affaiblie et aveuglée par ses tropismes néolibéraux et atlantistes, la « classe politique » française en est donc réduite à dilapider les ressources et le patrimoine de son peuple au profit des Marchés, de leurs structures clés (OMC, NYSE Euronext, MES, CIRDI, BCE, etc.) et des pays œuvrant le plus agressivement pour imposer le néolibéralisme à travers le monde. Je fais ici référence aux États-Unis, à Israël, ainsi qu’aux hydrocarbomonarchies du golfe Persique. En France, ces forces profondes sont dangereusement et anormalement influentes. Or, peu d’observateurs semblent remarquer qu’elles sont massivement défendues par un système médiatique pourtant plus que jamais actif dans la déstabilisation du pouvoir politique français. (47) En effet, toute critique des États-Unis dans les médias engendre des accusations quasi-systématiques (mais faiblement argumentées) d’« antiaméricanisme primaire ». (48) La moindre critique d’Israël, d’ailleurs avant même que quiconque n’ose s’aventurer sur ce terrain périlleux, est neutralisée par l’accusation révoltante d’« antisémitisme ». (49) Enfin, la critique des hydrocarbomonarchies du Golfe est tolérée, dans un contexte de diabolisation permanente de ce que la plupart des médias décrivent caricaturalement comme étant l’Islam – un processus auquel contribue activement le FN depuis des décennies. Néanmoins, ces critiques semblent plutôt rares et bien souvent indulgentes, au vu du caractère dictatorial de ces régimes et de la dangerosité de leurs politiques de soutien des réseaux jihadistes à l’étranger – dont la secte Boko Haram (50) ou la nébuleuse al-Qaïda. (51)

Ainsi, bien qu’étant profondément hostile envers les obsessions xénophobes – et parfois ouvertement racistes (52) – du Front National, ma définition du fascisme diffère de celle que l’ensemble des médias français nous désigne. En effet, ce parti est devenu « malgré lui » l’un des principaux instruments d’une neutralisation oligarchique de la démocratie, qui permet de renforcer le caractère sécuritaire et policier de l’État, tout en marginalisant les notions de « souveraineté » et de « patriotisme ». Il en résulte l’omnipuissance d’un néolibéralisme pourtant majoritairement refusé par les peuples européens. En effet, au moment où j’écris ces lignes, le « social-démocrate » luxembourgeois Jean-Claude Juncker – qui a dirigé pendant 18 ans le paradis fiscal où siègent Clearstream et Euroclear – est le candidat favori à la présidence de la Commission européenne. L’Europe néolibérale ayant été rejetée par voie référendaire, il serait temps que nos responsables politiques prennent conscience que ce déni permanent de démocratie ne peut avoir d’issue heureuse, stable et prospère.

Néanmoins, il semble que le peuple français – à travers une abstention massive plus qu’un recours au vote « protestataire » –, s’est positionné à l’avant-garde de cette nécessaire remise en cause des fondements néolibéraux, déloyaux et atlantistes de l’Union européenne. En ayant boycotté aussi largement ce scrutin européen, les électeurs français ont une nouvelle fois contribué à délégitimer un système néolibéral plus antidémocratique que jamais. D’une certaine manière, sachant que le vote blanc n’est pas comptabilisé, j’ai la conviction d’avoir participé par mon abstention à une forme de révolte pacifiste contre le nouveau fascisme – c’est-à-dire l’imposition autoritaire d’un fondamentalisme néolibéral contraire aux intérêts et à la volonté du peuple européen.

Ainsi, malgré un contexte délétère, nous avons des raisons de nous réjouir, car les citoyens français ont – massivement et majoritairement – choisi de refuser à travers leur abstention la légitimation électorale du fascisme réel. « Le changement, c’est maintenant » !

Maxime Chaix

 

(Je remercie le pianiste Ahmad Jamal pour sa musique, qui m’a été d’une aide précieuse dans l’écriture de cet article. maxime-chaix@hotmail.fr)

 

Notes

1. Le supramonde; voir Jean-François Gayraud, « L’alarmante impuissance contre le blanchiment », Agefi.com, 18 février 2014 : « Des lois de dérégulation ont mis en place une nouvelle architecture du monde autour des triptyques “déréglementation, décloisonnement, désintermédiation” ou encore “privatisations, rigueur budgétaire, libre-échange”. (…) Et il faut casser le mythe d’une dynamique naturelle et inéluctable de la mondialisation qui se serait imposée aux politiciens. La mondialisation a été initiée par les classes supérieures des pays riches du Nord et du Sud ; et ce sont elles qui en ont le plus profité.

La conséquence de ce mouvement historique est connue : la mondialisation a libéré les capitaux de leurs contraintes territoriales, enrichissant des classes supérieures formant une nouvelle upperclass mondialisée, des “élites mondialisées” (Jean-Pierre Chevènement), une superclasse (David Ruthkopf), un “supramonde” (Peter Dale Scott). » (lien).

2. Paul Jorion, préface du livre de Jean-François Gayraud, Le nouveau capitalisme criminel (Éditions Odile Jacob, Paris, 2014) : « La démocratie existe-t-elle encore et s’il semble que oui, cette apparence n’est-elle pas trompeuse : n’est-elle pas seulement le fruit d’un décor habilement peint en trompe-l’œil ? Répond très crûment à cette question, un article fameux d’une équipe de l’Institut polytechnique de Zurich composée de Stefania Vitali, James B. Glattfelder, et Stefano Battiston, article publié en 2011, consacré au réseau de contrôle des firmes mondiales, sur lequel mon blog fut le premier à attirer l’attention dans le monde francophone (…). Il est mis en évidence dans cet article qu’un petit groupe de 147 firmes contrôle 40 % de la finance et de l’économie mondiales ; le nombre monte à 737 si l’on veut atteindre les 80 %. » (Consultable ici). À ce sujet, voir également « Le corporate power, ou le totalitarisme entropique », 24 octobre 2011.)

3. « Hollande et l’adversaire qui “n’a pas de visage” », Nouvelobs.com, 23 janvier 2012.

4. Le club « Le Siècle » est une illustration flagrante des réseaux d’influence de l’hyperclasse ici décrite, et de l’institutionnalisation discrète de lieux d’échanges hautement sélectifs au sein desquels se forment des consensus élitistes. Voir par exemple Nolwenn le Blevennec, « La bande à Pierre Carles allume les journalistes du club Le Siècle », Rue89.nouvelobs.com, 16 novembre 2010 : « Selon Michel Fiszbin, Le Siècle est un “club occulte où les puissants se cooptent”. Le producteur regrette que les journalistes entrent dans des relations “amicales” avec des patrons du CAC40 ou des hommes politiques. Selon lui, cela ne peut qu’influencer leur jugement et biaiser leur travail. ».

5. Jorion, ibid. : « La prétention séculaire de la finance à l’extraterritorialité de son domaine par rapport à la morale semble avoir triomphé. La “rationalité” supposée de l’homo oeconomicus transcende les catégories éthiques. Souvenons-nous tout de même qu’il ne s’agit nullement de rationalité au sens où on l’entend généralement mais, comme l’écrit très bien Gayraud, d’un simple “comportement carnassier”. ».

6. Entretien croisé avec la députée de l’Aisne et ancienne directrice de l’ENA Marie-Françoise Bechtel et l’éditorialiste Nicolas Baverez, L’Expansion, décembre 2013/janvier 2014. Selon Madame Bechtel, « [l]a spécificité française tient surtout à la détestation des élites envers la nation. C’est un trait fédérateur très troublant alors que, au Royaume-Uni et au États-Unis, la crème du pays a le patriotisme chevillé au corps. Il faut se rappeler la tirade de Jean-Marie Messier, au début des années 2000, quand il qualifie les Etats-Unis de “vraie patrie des hommes d’affaires” avant de s’y installer. Il reconnaissait une autre nation que la sienne pour en faire un modèle universel. Toutes les élites ne l’expriment pas ainsi, mais beaucoup n’en pensent pas moins. Dans les années 90, elles se sont coulées dans le modèle anglo-saxon dominant, certaines de pouvoir tirer leur épingle du jeu de la mondialisation. Elles ne croient pas en la France. » (Accentuation ajoutée).

7. Benjamin Dormann, « Washington sur Seine ? Ces ministres de François Hollande qui ont été formés par les Américains », Atlantico.fr, 22 mai 2012 ; Jean Paul Baquiast, « La France et l’atlantisme », Europesolidaire.eu, 25 mai 2012 : « Les divers contacts pris ou en préparation entre les responsables français et leurs homologues européens montrent que la France, sous François Hollande, ne remettra que marginalement en cause l’atlantisme, défini comme une allégeance de fait et de droit à l’Empire américain. » ; tribune libre de Jean-Philippe Immarigeon, « Rendez-moi Montaigne et Guy Mollet ! », Theatrum-belli.org : « On commence à connaître [la French American Foundation,] cette officine créée en 1976, et je conseille la lecture de son site tant ses objectifs y sont clairement exposés : faire de l’entrisme dans les institutions françaises, et convaincre nos prétendues élites de l’intérêt de servir les intérêts américains. (…) Mais le summum se lit dans la liste des lauréats 2013 publiée le 25 juin dernier. Y apparaît le capitaine de frégate Philippe Naudet, commandant du Sous-marin Nucléaire d’Attaque Améthyste (S-605). Ce qui veut dire que la Royale dépêche auprès des Américains un futur pacha de Sous-marin Nucléaire Lanceur d’Engins – puisque le cursus se fait généralement ainsi dans cette arme (…). Mais le plus drôle – à ce stade il ne reste rien d’autre à faire que de rire – c’est que dans le contingent américain des Young Leaders de la promotion 2013, notre futur détenteur de secrets nucléaires côtoiera Madame Anne Neuberger, conseillère spéciale du patron de la NSA. »

8. Pour mieux saisir les liens de l’hyperclasse ici décrite avec le sionisme et le monde politique français, le lecteur pourra notamment consulter le site du journaliste indépendant Hicham Hamza : www.panamza.com. Ce sujet est particulièrement épineux en France, pays dont l’actuel Premier Ministre avait publiquement affirmé – avant de prendre des fonctions gouvernementales – être « éternellement » lié à l’État d’Israël. Du fait de la difficulté de traiter de l’influence israélienne en France, ce site est donc particulièrement utile, informatif et subversif. À noter que Panamza.com a été cité par d’éminentes personnalités, telles que Pascal Boniface, Marwan Muhammad ou Denis Robert.

9. Selon des sources bien informées, le Qatar a joué un rôle central dans les coulisses de la guerre en Libye, ayant apparemment exercé une influence majeure sur le pouvoir français afin de déclencher une intervention armée. À ce sujet, voir notamment « Gaz et pétrole : Guerres secrètes », un documentaire de Spécial Investigation (Canal +) réalisé par Patrick-Charles Messance (consultable à ce lien) ; Christophe Ayad, « La France, meilleure alliée de l’Arabie saoudite, au Liban comme en Syrie », Lemonde.fr, 28 décembre 2013 ; Eric Leser, « Comment le Qatar a acheté la France (et s’est payé sa classe politique) », Slate.fr, 6 juin 2011 (etc.).

10. Pour comprendre les fondements de la désindustrialisation de France, je recommande vivement cette analyse de Sylvain Fontan, « Réflexion sur la désindustrialisation de la France », Leconomiste.eu, 3 décembre 2013 : « La disparition d’une stratégie industrielle en France date des années 70. En effet, au-delà des raisons purement économiques, il y a également des éléments historiques et géoéconomiques qui expliquent la désindustrialisation française :

• Le milieu des années 1970 marque la fin des politiques visant à installer un système pouvant stimuler l’industrie. À cette époque, le commissariat général du plan arrête son soutien à l’industrie électronique, et donc également les autres secteurs d’activité gravitant autour. La disparition de cette vision stratégique provient, d’une part, de l’amoindrissement de la pensée gaulliste qui cherchait notamment à mener une politique industrielle et à la pérenniser et, d’autre part, de la perte d’appétence de la part de firmes multinationales par ce type [d’]approche.

• Parallèlement, ce phénomène est lié à la situation géoéconomique des États-Unis. En effet, à cette époque, les États-Unis sortent de la guerre du Vietnam et voient réapparaître l’Europe et l’Asie sur l’échiquier économique mondial. Après une phase de reconstruction, ces deux zones apparaissent comme des acteurs économiques importants. Or, les États-Unis étaient en pleine guerre froide contre l’Union Soviétique. Dès lors, la montée en puissance de deux nouveaux compétiteurs n’était pas forcément dans l’intérêt direct des États-Unis. Ainsi, ce pays a poussé à l’introduction dans la culture de ces pays (et donc de la France) la perte d’intérêt pour les questions liées aux intérêts nationaux de long terme.

Au final, la France est entrée dans une phase de guerre économique sans se doter des outils d’intelligence économique adéquats pour y faire face. »

11. Le gouvernement Jospin (1997-2002) est celui qui a mené le plus de privatisations. Voir par exemple « Le gouvernement Jospin est celui qui a le plus privatisé », blog Les Décodeurs, Lemonde.fr, 16 novembre 2011.

12. Valérie Segond, « Ces entreprises sans drapeau », Lemonde.fr, , 28 avril 2014.

13. Entretien croisé avec la députée de l’Aisne et ancienne directrice de l’ENA Marie-Françoise Bechtel et l’éditorialiste Nicolas Baverez, L’Expansion, décembre 2013/janvier 2014. Selon Madame Bechtel, « [l]a spécificité française tient surtout à la détestation des élites envers la nation. C’est un trait fédérateur très troublant alors que, au Royaume-Uni et au États-Unis, la crème du pays a le patriotisme chevillé au corps.(…) Dans les années 90, elles se sont coulées dans le modèle anglo-saxon dominant, certaines de pouvoir tirer leur épingle du jeu de la mondialisation. Elles ne croient pas en la France. ». Voir également l’interview de Marie-Françoise Bechtel par François Rothé, Marianne.net, janvier 2014.

14. Jean-Marc Leclerc, « Fronde sociale et fiscale : les préfets sonnent l’alarme », Lefigaro.fr, 13 novembre 2013.

15. À ce sujet, voir le documentaire de Gilles Balbastre et de Yannick Kergoat, intitulé Les Nouveaux Chiens de garde et sorti en 2012. Il peut être visionné en intégralité ici : <lien=http: http://www.youtube.com=""; watch?v="0FW4Ealqx2Q"> http://www.youtube.com/watch?v=0FW4Ealqx2http://www.youtube.com/watch?v=0FW4Ealqx2Q.

16. Pierre Bourdieu, « L’essence du néolibéralisme », Le Monde Diplomatique, mars 1998 : « Le passage au “libéralisme” s’accomplit de manière insensible, donc imperceptible, comme la dérive des continents, cachant ainsi aux regards ses effets, les plus terribles à long terme. Effets qui se trouvent aussi dissimulés, paradoxalement, par les résistances qu’il suscite, dès maintenant, de la part de ceux qui défendent l’ordre ancien en puisant dans les ressources qu’il recelait, dans les solidarités anciennes, dans les réserves de capital social qui protègent toute une partie de l’ordre social présent de la chute dans l’anomie. »

17. Serge Wolikoff, « L’esprit de la Résistance toujours d’actualité », Le Monde Diplomatique, mars 2004 (accentuation ajoutée) : « Tout comme les systèmes de retraites et les dépenses de santé, l’organisation du travail ne pourrait donner lieu, nous dit-on, qu’à une seule “réforme” possible. Ce discours est actuellement dominant dans l’Europe occidentale du début du XXIe siècle, après plus de cinquante ans de paix et de croissance. Pourtant, dans la France dévastée de l’après-guerre, on a fait d’autres choix en appliquant le programme du Conseil national de la Résistance (CNR) élaboré dans la clandestinité et adopté le 15 mars 1944. Le progrès vers plus de justice sociale ne vaudrait donc qu’en temps de pénurie, tandis que l’abondance de la production justifierait l’extension de l’inégalité à tous les domaines de la société ! »

18. James Bradford DeLong, « Thomas Piketty s’attire les foudres de la droite américaine » Leschos.fr, 2 mai 2014 : « Le livre de Thomas Piketty “Le capital au XXIe siècle” s’est répandu rapidement à travers les États-Unis. Au lieu de produire une critique fondée du livre, beaucoup de critiques conservateurs ont lancé des attaques puériles ad nominem contre son auteur. »

19. Vincent de Gaulejac, « Warren Buffett a-t-il raison quand il affirme que la lutte des classes existe et que ce sont les riches qui sont en train de la gagner ? », Atlantico.fr, 31 décembre 2012 : « Le milliardaire américain Warren Buffett a déclaré il y a quelques années, non sans humour, qu’il existait “bel et bien une guerre des classes mais c’est ma classe, la classe des riches qui fait la guerre et c’est nous qui gagnons”. »

20. Voir Peter Dale Scott, La Machine de guerre américaine (Éditions Demi-Lune, Plogastel-Saint-Germain, 2012), pp.259-75. Voir spécifiquement p.262 : « Ce genre de commentaires agressifs n’est pas spécifique à [Zbigniew] Brzezinski. Son appel à une domination unilatérale fait écho à la publication en 1992 du DPG (Defense Planning Guidance) préparé pour le secrétaire à la Défense Dick Cheney par les néoconservateurs Paul Wolfowitz et Lewis “Scooter” Libby: “Nous devons maintenir les mécanismes permettant de dissuader tout concurrent potentiel ne serait-ce que d’aspirer à un rôle régional ou global plus important.” Ceci est repris aussi bien par l’étude du Projet pour le Nouveau Siècle Américain (PNAC) en 2000, Reconstruire les Défenses de l’Amérique (Rebuilding America’s Defenses), que dans la Stratégie de Sécurité Nationale du tandem Bush-Cheney de septembre 2002 (…). Enfin, il est résumé dans le document stratégique mégalomane du Comité d’États-majors interarmées des États-Unis (JCS) intitulé Joint Vision 2020 : “La domination totale et globale signifie la capacité pour les forces des États-Unis, opérant seules ou avec des alliés, de vaincre n’importe quel adversaire, et de contrôler n’importe quelle situation entrant dans la gamme des opérations militaires.” Une rhétorique (…) vitale, pour ces entreprises qui se sont habituées à engranger les bénéfices de la guerre froide, et qui ont dû faire face aux importantes réductions dans les budgets de la Défense et du renseignement suite à la chute de l’Union soviétique. Ces entreprises sont rejointes par d’autres groupes (…) qui ont également intérêt à préserver l’idéologie de la domination à Washington. Parmi eux se trouvent les nouveaux pourvoyeurs de services militaires privatisés – ou ce que l’on peut appeler la violence entrepreneuriale – créés en réponse à ces coupes dans les budgets de la Défense. »

21. Jürgen Elsässer, Comment le Djihad est arrivé en Europe, préfacé par Jean-Pierre Chevènement (Éditions Xenia, 2006, Vevey). Livre commenté par Annet Sauty de Chalon, « Comment le Djihad est arrivé en Europe / Vers l’Orient compliqué », Lefigaro.fr, 3 novembre 2006 (accentuation ajoutée) : « Une enquête (…) signée Jürgen Elsässer. Depuis dix ans, ce journaliste allemand épie l’activisme islamiste en Bosnie. Dans les années 90, de concert avec l’Iran (!) et au mépris de l’embargo, Washington y a fabriqué un “dortoir pour terroristes”. Jusqu’à Ground Zero et au métro londonien, Elsässer suit pas à pas ces “brigades internationales de la terreur”, dont Ben Laden n’apparaît pas du tout comme le chef d’orchestre. Les États-Unis, estime l’auteur, étaient si bien informés qu’ils pouvaient très bien empêcher la tragédie de Manhattan. Sans oléoducs, pas de djihad, résume Elsässer. Quitte à étourdir le néophyte, la profusion et la précision des faits donnent une cadence et un crédit à cette thèse préfacée par Jean-Pierre Chevènement. »

22. Peter Dale Scott, « La Bosnie, le Kosovo et à présent la Libye : les coûts humains de la collusion perpétuelle entre Washington et les terroristes », Mondialisation.ca, 17 octobre 2011.

23. Ibidem.

24. À l’image de l’Arabie saoudite, cette hydrocarbomonarchie ultralibérale qu’est devenue le Qatar a soutenu massivement les jihadistes en Syrie (« Syrie : le Qatar aurait dépensé 3 milliards de dollars pour armer les rebelles », Latribune.fr, 17 mai 2013. Cependant, bien qu’il est de notoriété publique que la CIA et d’autres services alliés (dont le GID saoudien) arment des rebelles décrits comme « modérés », il n’existe pas de sources officielles ayant révélé un soutien direct des services spéciaux occidentaux en faveur des groupes armés jihadistes en Syrie. Néanmoins, comme l’a récemment déclaré sur Arte le député et ancien juge anti-terroriste Alain Marsaud, il est possible que les services spéciaux français soient impliqués dans le soutien de réseaux jihadistes combattant le gouvernement el-Assad : « Ça veut dire qu’aujourd’hui, nous avons choisi notre camp : le camp anti-Assad. (…) Et (…) il est vraisemblable que nous ne sommes pas très très loin de rencontrer des gens d’al-Nosra – j’espère au moins qu’on les a infiltrés ! J’en suis même sûr d’ailleurs, au demeurant. Donc ça veut dire que finalement nous sommes des alliés [des jihadistes] sur le terrain, nous poursuivons le même but. » (http://www.youtube.com/watch?v=UuGij0TvQsY#t=43). Alain Marsaud a même affirmé sur RTL sa « conviction » que les services spéciaux français avaient soutenu des réseaux jihadistes en Syrie, et que celle-ci était « partagée par beaucoup de gens [,] raison pour laquelle [il avait] demandé (…) la constitution d’une mission d’information, d’une commission d’enquête parlementaire afin de vérifier les conditions dans lesquelles tout ça se passe (…) ». Frédéric Rivière, « Alain Marsaud, député, président du groupe de travail sur la Syrie », Rtl.fr, 24 avril 2014,.

25. Naomi Klein, La stratégie du choc : la montée d’un capitalisme du désastre (Éditions Leméac / Actes Sud), pp.97-159.

26. « Ukraine : les nationalistes de Svoboda inquiètent les juifs et les Russes », Lemonde.fr, 11 novembre 2012 ; Julien Licourt, « Le rôle de l’extrême droite dans la révolte ukrainienne », Lefigaro.fr, 28 janvier 2014, (etc.).

27. Klein, La stratégie du choc.

28. Gayraud, Le nouveau capitalisme criminel.

29. « Le piège de l’austérité », document d’information, Oxfam.org, septembre 2013 : « Les programmes d’austérité ont décimé les mécanismes qui réduisent les inégalités et permettent une croissance équitable. Avec l’augmentation des inégalités et de la pauvreté, l’Europe doit faire face à une décennie perdue. Si les mesures d’austérité se poursuivent en Europe, 15 à 25 millions de personnes supplémentaires pourraient se retrouver en situation de pauvreté d’ici 2025. »

30. Joseph Stiglitz et Linda Bilmes, « Bien trop coûteuse guerre d’Irak », Courrierinternational.com, 9 septembre 2010 (traduction d’un éditorial paru dans le Washington Post) : « Quand les États-Unis ont ouvert les hostilités contre Saddam Hussein, le prix du pétrole n’atteignait pas 25 dollars le baril. Mais avec la guerre les cours ont commencé à s’envoler, et en 2008 le baril valait 140 dollars. Nous pensons que la guerre et son impact sur le Moyen-Orient ont joué un rôle majeur. Non seulement la production irakienne a été stoppée, mais l’instabilité provoquée par la guerre a fait chuter les investissements dans la région. (…) Il est incontestable que la guerre en Irak a considérablement gonflé la dette américaine. C’est la première fois dans l’histoire du pays que le gouvernement a réduit les impôts alors qu’il partait en guerre. Résultat : un conflit entièrement financé par l’emprunt. La dette américaine est passée de 6 400 milliards de dollars en mars 2003 à 10 000 milliards en 2008 (avant la crise financière) : au moins un quart de cet accroissement est directement imputable à la guerre. La crise financière mondiale est elle aussi due, en partie, à la guerre. Avec la hausse des cours pétroliers, les États-Unis ont dû dépenser davantage pour s’approvisionner à l’étranger et c’est autant d’argent qui n’a pas pu être investi dans le pays. De surcroît, les dépenses de guerre étaient moins aptes à stimuler l’économie que d’autres types de dépenses. Le relâchement de la politique monétaire et de la réglementation financière a permis à l’économie de fonctionner jusqu’à l’éclatement de la bulle immobilière qui a provoqué son effondrement. La guerre en Irak n’a pas seulement contribué à la gravité de la crise financière, elle nous a aussi empêchés d’y répondre efficacement. »

31. Afin d’illustrer l’« indépendance » de nos récents ministres de l’Intérieur, remarquons en particulier les liensintimes de Nicolas Sarkozy avec le multimilliardaire canadien Paul Desmarais, figure du Groupe Carlyle : « Arrivé avec la veuve de M. Desmarais, Jacqueline, Nicolas Sarkozy a pour sa part livré un témoignage très personnel. “Paul, je t’aimais, je t’admirais”, a lancé l’ex-président qui avait trouvé refuge chez Paul Desmarais lors de sa traversée du désert après l’élection présidentielle de 1995. ». Cette relation étroite entre l’ancien Président français et Paul Desmarais a-t-elle facilité l’embauche de Pierre-Olivier Sarkozy à la direction du Groupe Carlyle ? Concernant Manuel Valls, malgré ses allégeances sionistes ou atlantistes, il est habituellement décrit comme un homme d’État attaché à la France et à ses valeurs républicaines. Cependant, son attitude fuyante – voire indifférente – dans les dossiers NSA, Alstom et BNP Paribas semblent révélatrices de ses allégeances réelles.

32. Alors qu’il était ministre de l’Intérieur, Manuel Valls s’est fréquemment mis en scène dans sa dénonciation du racisme et de l’antisémitisme. Or, il semble plutôt ouvert au dialogue avec une certaine extrême droite. Durant le « scandale Dieudonné », Manuel Valls a notamment assimilé la critique d’Israël à de l’« antisémitisme », puis il évoqué ouvertement des projets de censure d’Internet au nom de la lutte contre le racisme (mais surtout) l’antisémitisme. Ainsi, entre la décision sans précédent du Conseil d’État à l’égard de Dieudonné – qualifiée de « profonde régression » par Jack Lang –, et les projets gouvernementaux de censure d’Internet, le pouvoir politique a utilisé la lutte légitime contre la haine raciale afin de mettre en œuvre des mesures sécuritaires et liberticides. Voir Thomas Wieder, « Jack Lang sur l’affaire Dieudonné : “La décision du Conseil d’État est une profonde régression” », Lemonde.fr, 13 janvier 2014.

33. Roland Dumas dans l’émission Face aux Français (France 2) : « Il faut qu’on trouve un moyen de les diviser [à droite]. Et le moyen de les diviser ça a été la loi électorale, c’est-à-dire la proportionnelle [, qui a permis au Front National d’accéder à l’Assemblée Nationale] » ; Saïd Mahrane, « Le Pen raconte Mitterrand », Lepoint.fr, 28 avril 2011 : « En 1981, faute d’avoir ses 500 signatures, le président du Front national ne peut être candidat à la présidentielle. Par la suite, Le Pen écrit au chef de l’État, Mitterrand, afin de réclamer un “traitement équitable”. Une aubaine pour le socialiste, qui y voit un moyen de contrer le RPR de Jacques Chirac. Mitterrand prend acte de la requête de Le Pen et le lui fait savoir par courrier. Quelques mois plus tard, la France découvre sur le plateau de TF1, puis d’Antenne 2, deux chaînes de grande écoute, la mèche blonde et les poings rageurs du leader d’extrême droite, pourfendeur – déjà – de l’immigration. Merci qui ? “L’omerta avait été rompue grâce à Mitterrand”, reconnaît le tribun frontiste. » ; Marine Tertrais, « Quel a été le rôle du PS dans la montée du Front national? », entretien avec Philippe Braud, Jolpress.com, 26 novembre 2013 : « En 1985, à la veille des élections législatives, François Mitterrand, sachant qu’il pouvait perdre sa majorité, a tenté une manœuvre de dernière chance : il a fait modifier la loi électorale. Pour la première fois sous la Ve république, les législatives se sont déroulées intégralement au scrutin proportionnel à un seul tour. C’est ainsi que le Front national a pu obtenir 32 sièges. Avec le scrutin majoritaire uninominal à deux tours, le FN n’avait aucune chance. (…) C’était un calcul assez machiavélique qui n’a pas marché. » (etc.).

34. Alexandre Dézé, « La banalisation médiatique du FN », Liberation.fr, 11 février 2013 (accentuation ajoutée) : « De fait, [la] banalisation [du FN] doit être avant tout considérée, pour l’heure, comme le produit d’une construction sondagière et médiatique. Marine Le Pen était à peine élue à la présidence du FN que les responsables d’instituts, relayés par la plupart des commentateurs politiques, célébraient déjà le succès de sa stratégie de dédiabolisation. Dès le mois de mars 2011, Gaël Sliman (de l’institut BVA) pouvait ainsi affirmer : “Le pari de Marine Le Pen de dédiaboliser le FN est atteint” (le Figaro, 28 mars 2011). En janvier 2012, Edouard Lecerf (TNS Sofres) indiquait : “Le terme Front national est en train de se normaliser” ; “L’effet Marine Le Pen se confirme” (le Monde, 12 janvier 2012). Aujourd’hui, cette belle prophétie semble donc se réaliser. On ne saurait cependant oublier que la réalité sondagière et médiatique du FN n’est pas, loin s’en faut, la réalité du FN. »; Arnaud Mercier, « Tous aux abris ! Pourquoi le traitement médiatique d’un FN en tête des Européennes sera bien pire à supporter que les résultats eux-mêmes », Atlantico.fr, 22 mai 2014.

35. « Inégalités : 1% de la population mondiale détient près de la moitié des richesses », Laparisien.fr, 20 janvier 2014 : « “Il est sidérant qu’au XXIème siècle, la moitié de la population mondiale, soit 3,5 milliards de personnes, ne possède pas plus qu’une minuscule élite”, se lamente Winnie Byanyima, la directrice générale d’Oxfam international. À quelques jours du forum de Davos, qui rassemble du 22 au 25 janvier prochains dans la station suisse, les principaux décideurs économiques, l’ONG qui lutte contre les inégalités et la pauvreté, sort un rapport édifiant. Selon ses chiffres, la richesse combinée des 85 personnes les plus riches du monde, qui s’élève à environ 85 trillons d’euros, est égale à celle de la moitié la moins riche de l’humani

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Argent-Roi

 

1789 : Une aristocratie en chasse une autre, naissance de la bourgeoisie d'affaires et de l'Argent-Roi, la ploutocratie

té. Depuis le début de la crise en 2008, ces inégalités se sont même sensiblement accrues. “Même si la crise a momentanément entamé la part des richesses mondiales détenues par les plus riches, ces derniers se sont depuis largement rattrapés”, explique ce rapport. Les 1% des personnes les plus riches en Chine, au Portugal et aux États-Unis ont plus que doublé leur part de revenus national depuis 1980. L’Europe ne fait pas exception. La fortune combinée des 10 personnes les plus riches d’Europe (217 milliards d’euros) dépasse le coût total des mesures de relance mises en œuvre dans l’Union européenne entre 2008 et 2010 (200 milliards d’euros). (…) Les causes de ce creusement sont nombreuses : la déréglementation financière, les règles et les systèmes facilitant l’évasion fiscale, mais aussi les mesures d’austérité. »

36. Hostiles à l’Union européenne, à la monnaie unique et à l’OTAN, l’ancien haut-fonctionnaire François Asselineau et son parti politique (l’UPR) connaissent un certain essor – notamment grâce à leur activisme sur les réseaux sociaux. Bien que je ne partage pas systématiquement leurs conclusions, leurs analyses sont souvent percutantes, anticonformistes et intéressantes; à ce sujet, voir l’article 63 du Traité sur le Fonctionnement de l’Union Européenne (TFUE), qui proscrit l’interdiction des délocalisations en Europe : « 1. Dans le cadre des dispositions du présent chapitre, toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites. (…) » ; Francis Journot, « Rendez-nous notre industrie ! », Marianne.fr, 14 décembre 2011, (etc.).

37. Peter Dale Scott, La Machine de guerre américaine (Éditions Demi-Lune, Plogastel-Saint-Germain, 2012).

38. Hugo Natowicz, « La guerre inconnue », Fr.ria.ru, 7 octobre 2011 (accentuation ajoutée) : « Peu avant sa mort, l’ancien président français François Mitterrand s’est livré à une confession au caractère inhabituel, troublant. Au milieu des entretiens publiés dans le livre de Georges-Marc Benhamou “Le dernier Mitterrand”, l’ex-chef de l’Etat glissait : “La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort apparemment. Oui, ils sont très durs les Américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde. C’est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort”. »

39. Daniel Schneidermann, « Les États-Unis contre la BNP : silence politique en France », Arretsurimages.net, 30 mai 2014. Jean-Michel Gradt, « Fabius lie le dossier BNP Paribas au traité UE/USA », Lesechos.fr, 06 juin 2014. Précision importante : la Commission européenne a été mandatée pour négocier le TAFTA avec les États-Unis. Par conséquent, le gouvernement français ne peut suspendre ces négociations, « parce que seule la Commission européenne négocie ce traité. La France pourra donner son avis lors du vote du Conseil européen et, en refusant de signer, compromettre la mise en place du TAFTA. Mais je doute de cette issue, puisque Hollande a dit à plusieurs reprises que ce traité était une bonne chose… » (« Affaire BNP Paribas: “Menacer les Etats-Unis de représailles est ridicule”, entretien avec Michel Crinetz, 20minutes.fr, [accentuation ajoutée], 6 juin 2014.)

40. Diane Jean, Jonathan Parienté et Maxime Vaudano, « BNP : tout comprendre à la menace américaine d’une amende record », Lemonde.fr, 30 mai 2014, accentuation ajoutée. Voir également Régis Bismuth, « BNP Paribas : derrière les 10 milliards, l’extraterritorialité américaine », Liberation.fr, 5 juin 2014.

41. « Iran – Obama menace les entreprises [françaises] qui violeraient les sanctions », Zonebourse.com, 11 février 2014.

42. « Amende record pour BNP Paribas : les Etats-Unis veulent éliminer la concurrence en Iran ? », entretien avec Michel Makinsky, Opinion-internationale.com, 22 mai 2014 : « Je suis un peu surpris de la relative timidité des pouvoirs publics français à cet égard. Si l’on envisage qu’il y ait un accord entre les 5 + 1 (…) et l’Iran, ce qui n’est pas du tout acquis, et que cet accord se traduise par une levée officielle des sanctions, un problème essentiel demeurera entier : les pressions officieuses exercées par le [T]résor américain sur ces banques ne seront pas abandonnées parce qu’elles ne sont pas officielles justement. Il y donc là un véritable souci : en pratique, on peut donc craindre que la levée des sanctions officielles ne soit, de ce fait, d’un effet assez limité, en particulier pour les sociétés françaises qui souhaitent opérer en Iran.

Donc, au-delà de l’affaire BNP Paribas, on aimerait qu’il y ait une attitude de fermeté des autorités françaises puisque les pressions officieuses rendront, en grande partie, inopérante cette levée de sanctions. Les entreprises françaises resteront pénalisées. Les entreprises américaines auront, en revanche, un boulevard. Ce qui bien évidemment est en réalité l’objet de ces sanctions : éliminer de l’accès au marché iranien la concurrence étrangère, notamment française. »

43. Page regroupant les principaux articles de Jean-Claude Paye : http://www.voltairenet.org/article182063.html.

44. Contrairement à ce qu’ont affirmé la majorité des médias francophones, la sous-secrétaire d’État aux affaires européennes et eurasiatiques Victoria Nuland n’a pas dit à son ambassadeur en Ukraine « Que l’UE aille se faire foutre ! ». En réalité, elle a affirmé que la nomination d’un émissaire de l’ONU loyal envers les États-Unis permettrait d’« enculer l’UE » dans la crise ukrainienne – ce qui nous amène à une interprétation fort différente des propos qui lui ont été attribués. Consultez l’intégralité de la conversation interceptée : http://www.voltairenet.org/article182063.html.

45. « Espionnage américain : la Commission européenne classe le dossier Swift », Rtbf.be, 27 novembre 2013. Voir GEAB n°83, note n°2.

46. Benjamin Dormann, « Washington sur Seine ? Ces ministres de François Hollande qui ont été formés par les Américains », Atlantico.fr, 22 mai 2012.

47. Dan Israel, « Péan contre le “journalisme d’investigation”, Arretsurimages.net, 21 septembre 2010 (accentuation ajoutée) : « Comme nous le rappelions (…), Péan et Plenel se sont livrés une guerre féroce lorsque l’enquêteur a publié, avec Philippe Cohen, La Face cachée du Monde en 2003, qui attaquait de front la direction Plenel-Colombani. Certains des chapitres du livre sont étranges, comme celui intitulé “Ils n’aiment pas la France”, reprochant notamment au journal ses enquêtes sur la torture en Algérie, ou celui qui insinue qu’Edwy Plenel serait une taupe de la CIA. »

48. L’atlantisme est à ce point omniprésent dans les médias français qu’il serait particulièrement difficile d’en recenser les symptômes de façon synthétique. Néanmoins, voici un article intéressant sur les réseaux d’influence atlantistes dans les médias français : Denis Boneau, « La face cachée de la Fondation Saint-Simon », Voltairenet.org, 10 février 2004. Concernant les réseaux d’influence néoconservateurs, le lecteur pourra s’intéresser notamment au Cercle de l’Oratoire, dont la revue la revue Le Meilleur des Mondes est un prolongement ; Eric Aeschimann, « Les meilleurs amis de l’Amérique », Liberation.fr, 9 mai 2006 : « Depuis les manifestations contre l’intervention des États-Unis en Irak, des intellectuels français, révoltés par l’antiaméricanisme [sic], ont fondé le Cercle de l’Oratoire. Inspirés par les néoconservateurs et pourfendeurs de l’islamisme radical, ils se réunissent à Paris dans un temple protestant. ».

49. Le grand résistant Stéphane Hessel a été littéralement insulté par de nombreux réseaux d’influence sionistes, dont le CRIF. Le lecteur jugera librement de l’acceptabilité et de l’honnêteté des arguments du président du CRIF, Richard Prasquier. Dans un tel climat, il est particulièrement difficile de critiquer Israël dans les médias français, comme peut notamment en témoigner Pascal Boniface : « À l’origine de la polémique, la publication récente d’un livre de Pascal Boniface (…), qui fait suite à une “note” d’avril 2001. Plus connu comme directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris), Boniface était alors délégué national du PS pour les questions stratégiques. Un an avant la présidentielle, il s’interroge, dans sa note interne destinée à François Hollande et Henri Nallet, chargé des affaires internationales au PS, sur “l’efficacité électorale” des positions du parti, jugées trop favorables à Israël alors que l’électorat d’origine arabe pèse de plus en plus lourd. “Peut-on diaboliser Haider et traiter normalement Sharon ?” demande-t-il dans ce texte, en mettant sur le même plan le leader de l’extrême droite autrichienne, connu pour ses positions ambiguës sur le nazisme, et un dirigeant israélien. L’ambassadeur de l’État hébreu, Elie Barnavi, s’en mêle, Boniface s’emporte, et la communauté juive s’émeut. Depuis, le directeur de l’Iris est au centre d’une polémique permanente… qu’il n’hésite pas à alimenter. Ainsi, dans le journal suisse le Temps, il propose en 2002 ­ sur le ton de la dérision ­ d’inscrire Israël dans la liste des pays de “l’axe du Mal” ! En janvier 2003, Laurent Fabius et Serge Weinberg, président du directoire de Pinault-Printemps-Redoute, démissionnent du conseil d’administration de l’Iris. En mai, la revue juive l’Arche titre “Est-il permis d’être antisémite ?”, et consacre quatre pages au livre de Boniface… La querelle déborde les milieux juifs ou socialistes : en juin, le professeur Grosser démissionne de l’Express à la suite de la publication par l’hebdo des réactions hostiles provoquées par un de ses articles favorable à Boniface.

Déjeuner “amical”. Au lendemain du congrès de Dijon, réuni mi-mai, le PS se décide donc à trancher. “J’ai estimé, avec François Hollande, que les conditions n’étaient pas réunies pour que son travail continue sereinement”, commente Pierre Moscovici, nouveau secrétaire aux relations internationales. Boniface, “militant utile et actif”, est viré de son poste de délégué national au terme d’un déjeuner “amical”, le 18 juin. “Je ne peux pas laisser dire que la position du PS est pro-israélienne”, se défend Moscovici. » (Jean-Dominique Merchet, « Israël fait claquer la porte du PS », 18 juillet 2003).

50. « Boko Haram, la secte djihadiste préférée des monarchies du Golfe », entretien avec Alain Chouet par Régis Soubrouillard, Marianne.net, 20 mai 2014.

51. Cf. note n°9. Voir également Bob Graham, « Il faut rouvrir l’enquête du 11-Septembre ! », Huffingtonpost.fr, 11 septembre 2012 : « Le temps qui s’est écoulé depuis le 11 septembre 2001 n’a pas diminué la méfiance que beaucoup d’entre nous ressentent à l’égard de la version officielle (…) des attentats, et surtout, la question de qui les a financés et soutenus. (…)

Dès le début de la [commission Graham-Kerrey], l’enquête parlementaire sur le 11-Septembre [coprésidée par le sénateur Graham], il a paru peu plausible que les pirates de l’air (…) aient pu réaliser seuls ce complot abominable. Les investigations ont montré la justesse de ces soupçons, et un chapitre de 28 pages dans le rapport [de cette commission] est consacré aux sources de soutien étranger pour certains de ces terroristes quand ils étaient aux États-Unis. Mais ce chapitre reste censuré, son accès refusé aux Américains.

Hélas, ces 28 pages ne représentent qu’une fraction des preuves de la complicité saoudienne que notre gouvernement continue de cacher au public, sous forme d’un programme de classification tronquée, qui semble surtout faire partie d’un effort systématique pour protéger l’Arabie saoudite de la responsabilité de ses actions. ».

52. Abondamment documentée, la référence suivante suffira à appuyer cette démonstration – Monsieur le Pen ayant été condamné à de nombreuses reprises pour des propos jugés racistes : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Marie_Le_Pen#Condamnations_de_ses_propos.

 

SOURCE: http://ploutocratie.wordpress.com/2014/06/13/le-fascisme-reel-par-maxime-chaix/

 

 

. 150e anniversaire - De Gettysburg à Goldman Sachs : D'un monde libre à un monde communiste

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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 16:40

UE---L-Union-europeenne-a-fait-rentrer-la-guerre-en-Europe.jpg

« En soutenant activement et officiellement Piotr Porochenko, en rapprochant l'Ukraine à la zone EU, l'Union européenne a fait rentrer la guerre en Europe. La guerre doit arrêter immédiatement et l'information sur la guerre dans le Donbass doit être transmise à un vaste public afin d'éviter sa contagion en Europe. »

(Communiqué de presse de la Fédération Internationale des Résistants (F.I.R) - Association des antifascistes, fondée en 1951, qui est l'organisation regroupant les Fédérations d'anciens combattants issus de la résistance, les partisans, les membres de la coalition anti-Hitler, les résistants poursuivis par le régime nazi et les anti-fascistes d'aujourd'hui présents dans plus de 20 pays européens et aussi en Israël, en Biélorussie, à Kiev, qui a son bureau à Berlin et à Moscou et dans les pays européens.)


Source: http://french.ruvr.ru/2014_07_16/Ukraine-La-Federation-Internationale-des-Resistants-exige-la-fin-des-combats-8005/

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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 12:17

 

 

Strasbourg, 15 juillet 2014, Nigel Farage s'interroge sur le processus électoral de la présidence de la commission européenne. Comme d'habitude, Nigel Farage nous gratifie d'une diatribe extraordinaire contre M. Junker et M. Schulz.

 

. L'Union européenne, de l'illusion démocratique à la réalité totalitaire

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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 14:03

La ville de Donetsk après bombardements le 12 juillet 2014.

 

Une famille entière a été tuée dans les bombardements kiéviens sur Donetsk. Une jeune fille de 17 ans inclue. Dans la zone touchée il n'y a que des civils. Aucune cible militaire ! Et aucun écho dans les médias "français"...

 

Video très dure : https://www.facebook.com/republikpopulairedudonbass/posts/1454682458117174

http://rutube.ru/video/4482bea5966c1c43b03898022b29b019/?ref=logo

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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 09:05

Lettre ouverte à François Hollande et autres racistes qui nous dirigent

Par Christophe Oberlin

 

 

 

Christophe Oberlin est professeur de médecine à Paris VII. Il est connu pour ses missions humanitaires dans la bande de Gaza. (1)

 

Source: http://www.egaliteetreconciliation.fr/Lettre-ouverte-a-Francois-Hollande-et-autres-racistes-qui-nous-dirigent-26639.html

 

Notes:

 

(1) http://www.bvoltaire.fr/christopheservan/courageux-journaliste-pose-laurent-fabius-la-question-qui-tue,49772

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13 juillet 2014 7 13 /07 /juillet /2014 07:10

 

Service-de-sante-des-Armees.jpg

 

L'Etat commence le Démantèlement du Service de Santé des Armées

 

C'est la CFDT-Défense qui vend la mèche. Dans la plus grande discrétion, la direction centrale du service de santé des armées vient de valider la création d'un Etablissement de Santé Privée à Intérêt en Collectif en fusionnant l'Hôpital d'Instruction des Armées (HIA) Picqué de Bordeaux avec la fondation Bagatelle qui regroupe plusieurs établissements dont la maison de santé protestante de la ville. De facto, cela revient à la privatisation de l'HIA de Bordeaux et au passage contraint et forcé de ses fonctionnaires au statut contractuel.

 

La décision n'a été ni négociée ni préparée avec les personnels de l'HIA de Bordeaux. Le syndicat est passablement inquiet, car la direction centrale du Service de Santé des Armées a un plan « SSA-2020 » qui pourrait conduire à une privatisation totale ou partielle des autres hôpitaux des armées de Brest, Lyon et Metz. Ils se verraient alors adossés à d'autres établissements de leurs villes, nantis d'une mission de service public particulière, avec des lits et des capacités opérationnelles réservées aux militaires. Ce qui signifierait qu'à l'horizon 2020 il n'y aurait plus de SSA ou qu'il sera très considérablement réduit.

 

Pour l'heure, les 460 salariés de l'HIA de Bordeaux devront quitter leur statut public (fonctionnaire ou ouvrier de l'Etat) sans possibilité de reclassement au sein du SSA ou ailleurs dans la fonction publique hospitalière. Ce qui – cela soit dit en passant – est contraire à plusieurs dispositions du code du travail. Il faut croire que les hauts fonctionnaires qui bradent notre armée et vendent à la découpe l'Etat ont déjà appris le principal défaut du management selon le grand capital : l'inhumanité.

 

Source: http://defense-armee.networkvisio.com/n31-france/article-l-etat-commence-le-demantelement-du-service-de-sante-des-arm.html?id=9927

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 17:45
70 milliards d'impôts nouveaux inventés, décrétés, votés et prélevés en trois ans, entre 2011 et 2013.
Rappelez-vous en 2008, François Fillon, Premier ministre, déclarait, à propos du plan de refinancement des banques : "Sauf accident majeur, cette opération n'aura pas de coût pour le contribuable"... Le "mensonge du siècle"... L'opération aura finalement coûté au contribuable une bagatelle de 70 milliards de hausses d'impôts entre 2011 et 2013 !...
70 milliards d'impôts nouveaux inventés, décrétés, votés et prélevés en trois ans !

70 milliards d'impôts nouveaux inventés, décrétés, votés et prélevés en trois ans !

 

jeudi 10 juillet 2014 06:43

 

[D]epuis 2011 la hausse a été continue. La hausse des impôts de 2011 a été de 18 milliards d'euros, celle de 2012 de 22 milliards d'euros et enfin en 2013 un record : 29 milliards d'euros de plus.

 

Ainsi, en 2013, les prélèvements obligatoires ont pesé 46,2% du PIB, du jamais vu auparavant en France. 

 

Source: http://www.economiematin.fr/eco-digest/item/10751-hausse-impot-gouvernement-valls-fillon

 

 

. Le "cadeau" de François Hollande aux ménages en 2015 est une hausse de 88 milliards d'euros

Des impôts dix fois supérieurs à ce qu'ils étaient avant 1789 ! (Institut Coppet)

. La grande peur de l'oligarchie : la jonction des mécontentements et l'explosion de l'enfermement idéologique artificiel de gauche et de droite conçu en 1789

. Moi président augmente les impôts en 2013 et 2014

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 10:37

Irak-Les-insurges-sunnites-prennent-le-controle-de-matie.jpg

Les insurgés sunnites prennent le contrôle de matières nucléaires dans le nord de l'Irak

 

Publié le 10 juillet 2014

 

L'Irak déclare "groupes terroristes" ont saisi des matériaux nucléaires utilisés pour la recherche scientifique à l'université dans le nord du pays. L'envoyé de l'ONU en Irak a lancé un appel à l'aide pour "écarter la menace de leur utilisation par des terroristes en Irak ou à l'étranger."

 

Selon l'ambassadeur irakien à l'ONU, Mohamed Ali Alhakim, environ 40 kilogrammes de composés d'uranium ont été conservés à l'Université de Mossoul. Il a ajouté que ces matières "peuvent être utilisés dans la fabrication des armes de destruction massive."

 

"Les groupes terroristes ont pris le contrôle des matières nucléaires sur les sites qui sont sortis du contrôle de l'Etat", a déclaré Alhakim au Secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon dans la lettre du 8 juillet obtenue par Reuters mercredi.

 

Alhakim averti que les matériaux pourraient être introduites clandestinement d'Irak.

 

Les matériaux volés ne sont pas considérées comme de l'uranium enrichi, ce qui rendrait difficile pour eux d'être transformés en armes, a déclaré une source gouvernementale à Reuters.

 

"La République d'Irak notifie à la communauté internationale ces dangereux développements et demande l'aide et le soutien nécessaire pour écarter la menace de leur utilisation par des terroristes en Irak ou à l'étranger", a déclaré Alhakim dans une lettre.

 

L'Irak a adhéré à la Convention sur la protection physique des matières nucléaires, lundi, selon l'Agence internationale d'énergie atomique (AIEA). Les membres de la convention s'engagent à protéger les installations nucléaires et des matières à utiliser pour un usage domestique paisible, le stockage et le transport.

 

"Elle prévoit également une coopération élargie entre les Etats en ce qui concerne des mesures rapides pour localiser et récupérer des matières nucléaires volées ou de contrebande, atténuer les conséquences radiologiques d'un sabotage, et de prévenir et de combattre les infractions liées", a déclaré l'AIEA.

 

Le rapport arrive juste un jour après que l'Irak a déclaré à l'ONU que les insurgés ont pris le contrôle d'une ancienne usine d'armes chimiques situé au nord de Bagdad. Alhakim déclare dans une lettre à l'ONU que "les groupes terroristes armés" ont pris le complexe de Muthanna le 11 Juin. L'établissement détient les restes d'un ancien programme d'armes chimiques.

 

Dans sa lettre au chef de l'ONU, qui a été rendue publique mardi, Alhakim a également plaidé pour une aide de la communauté internationale. "Le gouvernement de l'Irak demande aux États Membres de l'Organisation des Nations Unies de comprendre l'incapacité actuelle de l'Irak, en raison de la détérioration de la situation de la sécurité, de remplir ses obligations à détruire les armes chimiques", a-t-il déclaré.

 

Lire la suite: l'Irak perd le contrôle des dépôts d'armes chimiques au profit de militants de l'Etat islamique d'Irak et du Levant.

 

Les gains rapides des insurgés sunnites conduits par le groupe Etat islamique - anciennement connu sous le nom d'Etat islamique en Irak et le Levant - leur ont permis de déclarer le territoire en Irak et la Syrie sous leur contrôle, à un nouvel état islamique ou califat. Le groupe est principalement composé de musulmans sunnites radicaux, et a gagné le soutien de ceux d'Irak mécontents de la nature exclusive du gouvernement central dominé par les chiites du pays.

 

Le groupe a pris le contrôle de la deuxième ville de Mossoul dans le pays le 10 Juin lorsque des militants sunnites ont conduit l'armée de l'Irak à sortir de la ville, forçant des milliers de civils à fuir. Lors de la prise de contrôle, l'Etat islamique a démoli des sites sacrés dans toute la ville, y compris des sanctuaires et des mosquées.

 

 

Source: http://rt.com/news/171672-iraq-terrorist-groups-seize-nuclear/

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 08:28

 

Le fils du ministre des Affaires étrangères, Thomas Fabius, déjà poursuivi par deux juges d'instruction du pôle financier du TGI de Paris, a forcé hier un barrage de police et grillé un feu au volant de son Audi cabriolet. Les forces de l'ordre l'avaient gêné dans sa progression en établissant un périmètre de protection pour un incendie rue Saint-Dominique, selon Le Point. (1)

 

La nouvelle est rapportée par une dépêche Afp Le Figaro. (2)

 

En délit de fuite, les effectifs de la brigade anticriminalité ainsi que des gardiens de la paix en tenue ont alors pris en chasse le fils de Fabius qui a finalement été interpellé à la hauteur de l'avenue Villars, à proximité des Invalides. Il a alors fait valoir sa qualité de "fils de..." et a appelé son avocat.  Conduit au commissariat central du 7e, Thomas Fabius a été interrogé sans être placé en garde à vue. Il a été libéré en fin d'après-midi.  "Ce n'est pas un passe-droit", a affirmé sérieusement un fonctionnaire de police.

 

 À comparer avec les 11 GAV des Hommen à Roland Garros qui n'ont mis en danger la vie de personne, ou celles des partisans d'Anonymous pour avoir manifesté devant la Banque de France contre le pouvoir des banques et avoir tenté d'inscrire quelques slogans à la craie sur les murs...

 

Où est l'"égalité" de tous devant la loi ?

 

 

Sources:

 

(1) http://www.lepoint.fr/societe/exclusif-thomas-fabius-interpelle-par-la-police-09-07-2014-1844531_23.php

(2) http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/07/09/97001-20140709FILWWW00068-thomas-fabius-interpelle-par-la-police.php

 

 

. Soupçonné de "faux", "escroquerie" et "blanchiment" Thomas ‪‎Fabius‬ claque en boite des billets de 500€ (25 juillet 2013)

. Blanchiment, exil fiscal - Affaire Thomas Fabius : silence radio dans les grands medias (29 juin 2013)

. Tous ces élus PS traînés en justice !

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 14:30

 

 

 

Video ajoutée le 6 juillet. A Krasnodon, l'armée ukrainienne a détruit l'église https://www.youtube.com/ watch?v=95ssPxK8S_8


Cette église a été construite sur le site de la mort de 80 mineurs tués par une explosion de méthane à la mine de Barakova le 11 Mars  2000.

 

Source : https://www.facebook.com/republikpopulairedudonbass/posts/1451619245090162

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 14:20
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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 14:14

 

OtGuerres

On est en droit de penser que la répulsion au sein de «la communauté internationale» contre les massacres aveugles de civils commis par Washington dans huit pays auraient pu conduire à des mandats d’arrêt internationaux pour crimes de guerre devant le Tribunal Pénal International à l’encontre des présidents Clinton, Bush, Obama et de nombreux fonctionnaires de leurs régimes. Mais la voix de « la communauté internationale » – de l’Occident – est devenu habituée aux crimes contre l’humanité de Washington et ne prend pas la peine de protester. En effet, bon nombre de ces gouvernements sont complices des crimes de Washington, et les membres de ces gouvernements européens pourraient tout aussi bien être sous mandats d’arrêt.

 

La seule exception est la Russie. Le ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie a publié un livre blanc sur les violations des droits de l’homme et la primauté du droit en Ukraine. Les Etats-uniens aliénés par la propagande pensent que toutes les violations en Ukraine sont faites par les Russes. Le Livre Blanc documente avec soin et précision des violations qui ont eu lieu en Ukraine pendant quatre mois de décembre 2013 à mars 2014.

Ce Livre blanc est disponible ici : Vous n’en n’entendrez pas beaucoup parler dans la presstitute états-unienne (jeu de mots entre presse et prostituée, ndt), et il est peu probable d’en avoir une large couverture en Europe. Les faits sont tellement en contradiction avec la position de l’Occident que le Livre blanc est un énorme embarras en Occident.

Les massacres des Ukrainiens sur ordre états-uniens par le gouvernement de Kiev affidé de Washington se sont considérablement majorés au cours des trois derniers mois, avec la survenue de plus de 100.000 réfugiés ukrainiens fuyant en Russie pour se protéger des frappes aériennes et de l’artillerie contre des habitations civiles.

Tous les efforts du gouvernement russe d’impliquer Washington, l’Union européenne, et Kiev dans des négociations pour trouver un règlement pacifique ont échoué.

Washington n’est pas intéressé par ces négociations. Troublé par la dépendance de ses vassaux de l’OTAN envers l’énergie russe et les relations économiques entre la Russie et l’Europe, Washington est à l’œuvre au travers de ses réseaux à Kiev pour assassiner des citoyens dans les parties orientales et méridionales de l’Ukraine actuelle qui faisait autrefois partie de la Russie. Washington a déclaré que ces civils sont des «terroristes» et tente de forcer la Russie à intervenir militairement afin de les protéger. L’intervention de protection de la Russie pourrait alors être dénoncée par Washington comme une « invasion et une annexion ». Washington utiliserait cette propagande, relayée par les flonflons des médias occidentaux, pour faire pression sur l’Europe afin de soutenir les sanctions de Washington contre la Russie. Les sanctions viseraient à détruire les relations économiques existantes entre la Russie et l’Europe.

Washington n’a pas eu le succès escompté en imposant ses sanctions, parce que, bien que les vassaux européens de Washington, comme Merkel, sont prêts, les intérêts commerciaux de l’Allemagne, de la France, et de l’Italie ne vont pas dans ce sens. Washington espère qu’en forçant la Russie à agir, Washington peut suffisamment diaboliser la Russie et faire taire les intérêts des entreprises européennes au travers de sa propagande.

Pour contrer le stratagème de Washington, M. Poutine a fait annuler à la Douma russe son autorité à envoyer des forces russes en Ukraine. Contrairement aux présidents états-uniens Clinton, Bush et Obama, Poutine ne prétend pas avoir le pouvoir d’utiliser les forces militaires sans l’aval du Parlement.

La réponse de Washington à la stratégie de Poutine est d’augmenter les massacres de civils, tout en niant que de tels massacres se produisent. Washington est déterminé à ne pas reconnaître l’existence des massacres dont il est responsable, même si tout le monde sait que Kiev n’oserait pas s’en prendre à la Russie sans le soutien de Washington.

Le pari de Poutine est basé sur le fait que les intérêts des entreprises européennes devraient primer sur l’influence des chiens de garde européens au service de Washington. C’est un pari d’espoir et d’optimisme, mais Washington est déjà à l’œuvre pour menacer et saper la résistance des entreprises européennes. En utilisant des charges concoctées spécialement à cet effet, Washington a volé 9 milliards de dollars à la plus grande banque française car elle avait fait des affaires avec des pays désapprouvés par Washington. Ce fut l’avertissement de Washington aux entreprises européennes afin qu’elles se conforment aux sanctions de Washington. Washington a même déclaré son intention à la France d’annuler ou de réduire l’amende si la France cassait son contrat avec la Russie portant sur la fourniture de deux porte-hélicoptères. D’autres mouvements similaires contre les entreprises européennes sont en cours. Le but est d’intimider les entreprises européennes pour qu’elles ne s’opposent pas aux sanctions contre la Russie.

L’arrogance et le pouvoir de Washington sont stupéfiants, en effet Washington peut décider avec qui une banque française peut faire des affaires. Il est encore plus étonnant que la France et la banque acceptent une telle arrogance et une telle violation de sa souveraineté nationale. L’acceptation de l’hégémonie de Washington par la France montre les failles du pari de Poutine supposant que les intérêts commerciaux européens puissent prévaloir sur les intérêts stratégiques de Washington.

Un autre risque dans le pari de Poutine est qu’en faisant profil bas et en tolérant les massacres de civils par Washington, Poutine devienne complice des crimes de Washington contre l’humanité. Plus les massacres se poursuivent, plus le gouvernement russe en devient complice. De plus, avec le temps, Kiev augmente ses forces pendant que l’OTAN renforce leurs forces avec des armes plus meurtrières. Une intervention de la Russie, qui, auparavant, a connu un succès facile, devient plus risquée et coûteuse alors que les forces de Kiev se développent.

La marionnette de Washington à Kiev a clairement fait savoir qu’il ne va pas soutenir les intérêts russes ou toute opposition des provinces ukrainiennes aux politiques radicales anti-russes du gouvernement fantoche installé par Washington. Washington ne reconnaît, bien sûr, aucune responsabilité dans la situation. Combien de temps Poutine pourra-t-il attendre que Merkel ou Hollande rompent les rangs avec Washington ?

L’alternative de Poutine est de venir au secours des Ukrainiens qui sont attaqués. Poutine pourrait accepter les demandes des provinces rebelles à rejoindre la Russie, comme il l’a fait avec la Crimée. Il pourrait déclarer que le larbin de Washington, Petro Porochenko, est un criminel de guerre et délivrer un mandat pour son arrestation, puis envoyer l’armée russe pour contrer les forces envoyées par Kiev.

En dehors de l’Occident, Poutine se montrerait comme défenseur des droits de l’homme. En Occident, cela montrerait clairement l’alignement des vassaux européens sur Washington et que la conséquence de leur alignement avec Washington, les entraînerait dans une guerre avec la Russie et, probablement, aussi avec la Chine. Les Européens n’ont rien à gagner de ces guerres.

Tôt ou tard, Poutine doit se rendre compte que son caractère raisonnable n’est pas celui de Washington. Washington profite du caractère raisonnable de Poutine, et Washington pousse la Russie dans une situation encore plus difficile.

Poutine a fait ce qu’il pouvait pour éviter les conflits. Maintenant, il doit faire le bon choix, comme il l’a fait en Géorgie et en Crimée.

Paul Craig Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor pour la politique économique et rédacteur en chef adjoint du Wall Street Journal. Il était chroniqueur pour Business Week, Scripps Howard Nouvelles Service, et Creators Syndicate. Il a eu de nombreux postes universitaires. Ses chroniques sur Internet sont suivies mondialement. Ses derniers livres sont The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West et How America Was Lost.

 

Source: http://openews.eu/les-crimes-de-guerre-de-washington-setendent-de-lafrique-et-du-moyen-orient-jusquen-ukraine-paul-craig-roberts/

via https://www.facebook.com/republikpopulairedudonbass/posts/1451618138423606

 

 

. Washington assassine des pays, la Constitution des Etats-Unis, et les médias pressetitués sont complices (Paul Craig Roberts)

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 14:01

Ukraine-genocide.jpg

 

Washington assassine des pays, la Constitution des Etats-Unis, et les médias pressetitués sont complices 

 

Par Paul Craig Roberts
 

 

3 juillet 2014 
 

Après avoir assassiné l'Irak, l'Afghanistan, la Libye, la Syrie et la Constitution des États-Unis, Washington s'occupe maintenant du meurtre de l'Ukraine.

Merci au contributeur
Eric Zuesse, je peux attirer votre attention sur ces photos (URL ci-dessous) de ce que le gouvernement nazi à Washington est en train de faire contre les Ukrainiens qui protestent contre le vol de leur pays par des nazis de Washington. Lors de ce quatre juillet (date de la déclaration d'indépendance des Etats-Unis, Ndlr.) les Américains doivent se demander combien d'horreur, combien de mal, et combien de mensonges ils peuvent accepter d'un gouvernement de Washington qui s'est établi indépendamment de toute participation des citoyens devant lesquels le gouvernement des États-Unis est prétendument responsable. Avant de vous envelopper dans le drapeau, le 4 Juillet, rendez-vous compte que "votre" gouvernement sous Clinton, Bush et Obama a détruit en votre nom, en tout ou partie, huit pays, par le meurtre, la mutilation, et le déplacement de millions de civils, maintenant est à l'œuvre également en Ukraine. Ces crimes massifs contre l'humanité rivalisent Hitler et ont été entièrement couverts par les médias américains pressetitués, une collection de putes où ne se rencontrent que l'argent. Comment pouvez-vous être humain quand vous vous asseyez en face de CNN, Fox News que vous lisez le New York Times et vous vous soumettez au lavage de cerveau? Pensez combien vous êtes l'objet de la propagande, combien on vous ment, vous désinforme, et vous conduit à accepter l'assassinat de millions de peuples avec "votre" du gouvernement. Considérez, s'il ne s'agit pas d'une trahison pour Washington, une de manière déshonorer le drapeau que nous aimons? Pourquoi le tolérons-nous ? Quel est le problème avec nous? Notre devoir est la Constitution, pas les criminels à Washington. Un patriote est une personne qui défend la Constitution contre les ennemis "étrangers et nationaux." Alors que nous étions assis à nous tourner les pouces, nous serrant dans nos bottes dans la crainte "terroristes" inexistants, notre Constitution a été assassinée par Washington.


Tournez le dos et éloignez-vous du poison militariste qui sera vomi dans le discours du 4 juillet. Voulez-vous vraiment soutenir les nazis de Washington dans leur campagne pour se faire connaître comme les pires meurtriers de masse dans l'histoire du monde? L'assassinat de masse doit-il être l'héritage de l'Amérique dans le monde?

Voici les photos de la ruine de Washington en Ukraine: http://matveychev-oleg.livejournal.com/1224806.html Les mauvais démons à Washington et les médias prostitués de Washington vous diront que ces personnes sinistrées sont des "terroristes". Si vous croyez cela, vous n'êtes pas humain.

Voici l'article de Eric Zuesse sur les meurtres sponsorisés par Washington :

http://www.washingtonsblog.com/2014/07/u-s-elite-run-ukrainian-genocide-american-public-ignorant.html

Lisez-le et soyez dans la honte. Tout américain a été totalement déshonoré par "notre" gouvernement, qui est devenu l'incarnation du mal total.


Source: http://www.paulcraigroberts.org/2014/07/03/washington-murders-countries-us-constitution-presstitute-media-makes-americans-complicit-paul-craig-roberts/

 

Note de Christ-Roi. Il y en a qui découvrent soudainement l'horreur de la démocratie américaine.

Ainsi le journaliste américain  Paul Craig Roberts s'indigne des évènements en Ukraine mais ne va pas au bout du raisonnement en remettant en selle la cause des causes. Il se demande : " l'assassinat de masse doit-il être l'héritage de l'Amérique dans le monde?"

Le fait est que oui, la démocratie moderne américaine est ontologiquement et naturellement porteuse du génocide et du "meurtre de masse" qui est comme inscrit dans son génome depuis le génocide des indiens d'Amérique, et dans la Constitution des Etats-Unis elle-même que Paul Craig Roberts veut pourtant défendre contre ceux qu'ils nomment "les nazis de Washington" alors que c'est elle qui donne tout pouvoir aux "représentants" pour se conduire ainsi en contenant la possibilité du totalitarisme.

Du moment où la source du pouvoir, la source de la légitimité du pouvoir... est "le peuple" où "les citoyens" (comme chez nous en France depuis un autre génocide, le génocide vendéen...) sans qu'aucune loi morale, loi divine, ou loi naturelle supérieure ne vienne modérer le pouvoir ainsi confié aux "représentants" par "le peuple"..., il ne faut pas s'étonner des suites logiques d'une telle "légitimité politique" !

Il est temps pour tout le monde de se réveiller... "La démocratie c'est la mort" disait Maurras. Ce qui se passe en Ukraine est un aboutissement logique de la démocratie moderne...

Otan-livre-la-democratie-depuis-1949

Les auteurs royalistes contre-révolutionnaires depuis 1789, comme Joseph de Maistre, ont expliqué que la "déclaration des droits de l'homme" se transformeraient rapidement en étendard funeste de l'impérialisme... (Cf. Le Livre noir de la Révolution française, Cerf, Paris 2008, p. 480.) La démocratie pure comme "pouvoir du peuple, par le peuple, pour le peuple" n'a jamais existé nulle part. Sauf dans la tête des menteurs manipulateurs au pouvoir depuis 1789 et dans la tête des naïfs qui ont cru en leurs promesses !

 


. Ukraine: Kiev utilise des armes à sous-munitions interdites par l'ONU

. Ukraine : Les amis de BHL construisent un nouvel Etat européen démocratique à l'aviation, au char et au phosphore blanc

. Pendant le D-DAY, Slaviansk - Donbass : Silence on tue ! Sur ordre des USA

. Démocratie en marche en Ukraine : Les images des chars kiéviens avançant sur des civils (2 mai)

. Ukraine : Bilan humain du génocide russe (actualisé)

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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 20:13

Les amis de BHL et Fabius vont être contents, le soutien occidental aux rebelles syriens depuis 2011 contre le président laïque Bachar el Assad ressuscite le califat islamique... disparu il y a un siècle.

 

Califat - Etat islamique en Irak et au Levant

Les djihadistes de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), engagés dans le combat en Syrie et en Irak, ont annoncé dimanche 29 juin le rétablissement du califat, le régime politique islamique disparu il y a près d'un siècle. (1)

L'EIIL, a désigné son chef Abou Bakr Al-Baghdadi comme "calife" et donc "chef des musulmans partout" dans le monde.

Ce califat s'étendra de la région d'Alep, dans le nord de la Syrie, à celle de Diyala dans l'est de l'Irak, sur les régions conquises par ce groupe dans ces deux pays, où il a réussi à s'emparer de larges pans de territoires, a annoncé dans l'enregistrement Abou Mohammad al-Adnani, porte-parole de l'EIIL.

Al-Baghdadi, appelé désormais le calife Ibrahim (en référence à son véritable prénom), a accepté cette désignation par allégeance et est devenu ainsi calife des musulmans partout (dans le monde), a-t-il indiqué. Les mots Irak et Levant sont supprimés du sigle EIIL, dont le nom officiel devient désormais l'Etat islamique, a ajouté cheikh Adnani. Il est temps que l'Oumma (nation) de Mahomet renaisse de ses cendres et se débarrasse de la honte et de l'humiliation. L'aube de la dignité et le soleil du jihad se lèvent et la victoire commence à faire signe, a lancé cheikh Adnani. (2)

On ignore quel impact cette déclaration aura concrètement sur le terrain, en Syrie et en Irak, ou au sein de la communauté jihadiste. (3)

Le groupe islamiste EIIL marche sur la Syrie et l'Irak. Il sème la terreur en Irak depuis plusieurs années. Son objectif : fonder un État ultra-islamique au Proche Orient comprenant des régions d'Irak, de Syrie et du Liban, dénué de toute influence occidentale.

Ces derniers jours, le groupe s’est emparé de plusieurs régions irakiennes. Les Djihadistes ont conquis la ville pétrolière de Mossoul, ainsi que Tikrit, la capitale de la province de Salah ad-Din. L'EIIL tente désormais de gagner Bagdad. L’armée irakienne n’était pas préparée à cette offensive. Déjà instable, l’Irak plonge chaque jour un peu plus le chaos.

Avec ses récentes conquêtes, EIIL se rapproche de son objectif : maîtriser une grande région unifiée, à l’est de la Méditerranée. (4)

L'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) a exécuté (le 28 mai Ndlr.) huit rebelles en Syrie avant de crucifier leurs corps en public dans un village de la province d'Alep (nord), rapporte dimanche une ONG.

 

Syrie---huit-rebelles-syriens-crucifies-samedi-28-juin-201.jpg

 

Près de Damas, des combats violents opposaient pour la première fois dans la région de la capitale l'EIIL aux rebelles qui combattent à la fois ce groupe ultra radical et le régime de Bachar al-Assad, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

 "L'EIIL a exécuté samedi huit rebelles à Deir Hafer dans l'est de la province d'Alep. Il les a ensuite crucifiés sur la place principale du village où leurs corps devraient rester pendant trois jours", selon l'ONG qui s'appuie sur un vaste réseau de militants et de sources médicales et militaires. (5)

 

Apparu en Syrie en 2013, l'EIIL a été initialement bien accueilli par certains rebelles syriens, mais sa volonté d'hégémonie et les abus qui lui sont attribués ont poussé l'ensemble des coalitions rebelles à retourner leurs armes contre lui.

 

Le calife désigne depuis la mort du prophète Mahomet son successeur comme "émir des croyants" dans le monde musulman. Après les quatre premiers califes qui ont régné, le califat a connu son âge d'or au temps des Omeyyades (661-750) et surtout des Abbassides (750-1517) avant de connaître sa fin avec le démantèlement de l'Empire ottoman en 1924. (6)


La période des premiers califes - dits « bien guidés » - fait figure d’âge d’or pour les mouvements djihadistes parce que proche de la révélation coranique et également glorieuse sur le plan militaire et donc de la propagation de la foi musulmane. Mais, après plusieurs siècles de déclin, le premier président de la République de la Turquie, Mustafa Kemal, a prononcé l'abolition définitive du califat en 1924. 

Ces dernières années, des groupes islamistes ont pu instaurer au Yémen, au Nord du Mali des émirats islamiques, appliquant la charia (la loi islamique). Mais le rêve de l’EEIL, comme en témoigne son nom, est d’aller au-delà  : d’abolir les frontières pour établir un « Etat islamique » à cheval sur la Syrie et l’Irak. (7)

Le président américain Barack Obama a demandé jeudi 26 mai au Congrès d'autoriser un budget de 500 millions de dollars pour "entraîner et équiper" l'opposition modérée armée en Syrie.

Plusieurs membres du Congrès, comme le sénateur républicain John McCain, un "faucon", ont récemment accentué la pression sur le président Obama pour que l'aide américaine aux rebelles syriens soit augmentée, alors que les forces de Bachar al-Assad ont marqué des points ces derniers mois face aux insurgés.
Certains élus craignent que du matériel fourni par Washington tombe aux mains de groupes djihadistes.

Les 500 millions de dollars réclamés par Barack Obama s'inscrivent dans une enveloppe de 1,5 milliard de dollars consacrée à une "Initiative de stabilisation régionale" pour aider l'opposition et les voisins de la Syrie - Jordanie, Liban, Turquie et Irak - à faire face aux conséquences de la guerre civile en Syrie sur leur territoire.

Officiellement, le soutien américain aux rebelles syriens se cantonnait depuis le début du conflit, en mars 2011, à une aide non létale pour un montant total de 287 millions de dollars, même si la CIA participe dans le cadre d'un programme secret à la formation militaire de rebelles modérés en Jordanie. (8)

Zerohedge ironise :  « Nous pensons qu'il n'y aura pas trop de partisans au plan annoncé par le président Obama visant à offrir une "aide" à des rebelles syriens "modérés" ... la ligne rouge? » (9)

 

 

Sources:

 

(1) http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20140629.OBS2132/l-eiil-etablit-un-califat-islamique-en-syrie-et-en-irak.html

(2) http://www.romandie.com/news/LEIIL-annonce-letablissement-dun-califat-sappelle-desormais/492556.rom

(3) http://journalmetro.com/monde/517981/leiil-declare-la-creation-dun-califat-islamique/

(4) http://tempsreel.nouvelobs.com/guerre-en-syrie/20140629.OBS2123/syrie-l-eiil-crucifie-huit-rebelles-pres-d-alep.html

(5) http://tempsreel.nouvelobs.com/guerre-en-syrie/20140629.OBS2123/syrie-l-eiil-crucifie-huit-rebelles-pres-d-alep.html

(6) http://www.rtl.fr/actu/international/l-eiil-annonce-l-etablissement-d-un-califat-islamique-7772945221

(7) http://www.la-croix.com/Religion/Actualite/L-Etat-islamique-en-Irak-et-au-levant-annonce-le-retablissement-du-califat-2014-06-29-1171930 

(8) http://www.france24.com/fr/20140627-etas-unis-syrie-obama-demande-congres-500-millions-dollars-opposition-syrienne/

(9) http://www.zerohedge.com/news/2014-06-29/isis-declares-caliphate-crucifies-9-syrian-rebels-being-too-moderate

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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 08:53

 

Rappelez-vous, le 21 août 2013, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, condamnait "de la façon la plus ferme le massacre de Damas", une "attaque chimique extrêmement grave" en Syrie, en imputant la faute au "régime de Damas" et n'écartait pas l'emploi de la force pour punir la Syrie. Pour Hollande, le 25 août, tout conduisait à penser que Assad était "responsable"... Nous avions été parmi les premiers à parler d"'énorme manipulation médiatique".

 

Entretien avec Frédéric Pichon

L’Occident s’est complètement trompé en Syrie, on le dit enfin !

 

Le 27 juin 2014

 

Entretien réalisé par Gabrielle Cluzel

 

Dans un éditorial du Point daté du 26 juin dernier, Franz-Olivier Giesbert, révèle, s’appuyant sur des travaux d’expert, qu’en Syrie, seuls les rebelles djihadistes ont pu perpétrer l’attaque chimique de Ghoutta. Il accuse ouvertement le Monde, le gouvernement français et les services secrets américains d’avoir montré du doigt, sans preuves, le régime d’Assad, pour justifier les frappes à venir. Cet éditorial aurait dû l’effet d’une bombe, non ?

 

Si FOG, qui connaît tout le monde à Paris, écrit cela, c’est que désormais, ce thème commence à faire consensus : on peut en parler. Mais cela illustre comment fonctionne notre système médiatique. Les informations ne sortent que quand le système lui-même l’autorise. Et toujours en différé. A présent, cela n’intéresse plus personne. Il s’agit pourtant d’une véritable forfaiture. Fin août dernier, nous avons assisté à une campagne internationale qui, en France, s’est traduite par un vrai déchaînement de la part de certains journaux. En particulier Le Monde, dont la ligne fut incroyablement partisane, comme elle le fut récemment lors de la crise ukrainienne. Le problème c’est qu’en France, c’est ce journal qui donne le la.

 

A la fin du mois d’Août 2013, il était très difficile d’aller en sens contraire. J’ai été très sollicité à cette époque : j’ai remarqué que les médias étrangers étaient beaucoup plus disposés à accueillir un discours prudent. En France, je me souviens très bien que le fait même de ne pas acquiescer, d’attendre des preuves, de résister à l’emballement médiatique dont on voyait bien qu’il faisait les affaires du gouvernement était suspect. C’était pourtant la seule position tenable pour le chercheur que je suis et cela aurait du être le cas pour la presse.

 

Vous-même en aviez la confirmation depuis bien longtemps ?

 

Je vous avoue que sur le moment et jusqu’à maintenant, je n’ai évidemment aucune preuve. C’est plutôt un réflexe méthodologique qui m’a incité à la prudence. Et puis, ce n’était pas très sérieux : le gouvernement syrien demande officiellement à une délégation ONUSienne de venir inspecter pour constater une utilisation d’armes chimiques de la part des rebelles et moins de 48 h après leur arrivée, une autre attaque a lieu dans la banlieue de Damas. Cela pouvait à tout le moins provoquer quelques interrogations.

 

Mais j’ai senti venir la chose il y a moins d’un mois. Au hasard d’une interview dans Spiegel peu après sa démission de médiateur de l’Onu, Lakhdar Brahimi a indiqué qu’il n’y avait plus aucun doute que l’attaque chimique de Khan al Assal était le fait des rebelles. Or c’est cette attaque au printemps 2013 qui a motivé la demande d’inspection de la part de Damas, qui déjà accusait les rebelles. Mais là aussi, cela est passé pratiquement inaperçu.

 

En fait, personne n’y croyait dès le début. Mais les liens entre le politique et la presse en France sont tellement contre-nature qu’il fallait servir sur un plateau une intervention qui n’a pas eu lieu. Obama, lui, savait dès septembre à mon avis : cela explique le retournement spectaculaire de Washington et l’annulation de l’opération. Hollande ne pouvait pas l’ignorer non plus…

 

Pensez-vous que cet aveuglement occidental a contribué à renforcer durablement la capacité de nuisance des djihadistes ?

 

Oui typiquement, il faut tordre le coup à l’ idée suivante : ce serait l’absence de soutien occidental à la rebellion dite « modérée » qui à permis aux djihadistes de prospérer. C’est totalement faux. Pourquoi n’a -t-on pas aidé davantage l’opposition syrienne? Tout simplement parce que dès le début, les chancelleries savaient quels type de rebelles agissaient sur le terrain. Le Quai d’Orsay avait toutes les informations depuis le début.

 

Avec des rebelles que finançaient et armaient nos amis du Golfe, les gouvernements savaient pertinement qu’il serait impossible de « vendre » aux opinions publiques une aide à des « révolutionnaires » qui dès le début étaient gangrénés par les djihadistes que la Turquie et d’autres pays voisins laissaient librement circuler vers la Syrie.

 

Et j’ai fait partie des experts qui ont mis en garde contre le caractère clairement islamiste de la rebellion en Syrie. Je n’ai eu droit qu’à l’épithète de « pro-Assad ». Alors après coup, on invente des justifications : les djihadistes sont en fait une création du régime d’Assad. Les terroristes sont en fait des membres des services de renseignement. Ou enfin, cette idée très à la mode qui prétend que c’est notre inaction qui explique leurs succès. Des fables grossières qui feraient rire si elles n’avaient provoqué la destruction d’un pays tout entier… et aussi les graves menaces pour notre propre pays, qui détient le record d’engagés djihadistes sur le terrain syrien.

 

 

Source: http://www.bvoltaire.fr/frederic-pichon/loccident-sest-completement-trompe-en-syrie-on-dit-enfin,91523

 


. "Massacre de Damas" : nouvelle énorme manipulation médiatique ? (21 août 2013)

. Syrie : Pour Hollande "tout conduit" à penser que Damas est "responsable" (25 août 2013)

. EN DIRECT. Syrie, le 29 août 2013. Le parlement britannique rejette dans la soirée le plan gouvernemental de Cameron d'intervention militaire en Syrie

. EN DIRECT. Syrie, le 31 août 2013. Volte-face d'Obama qui va demander un vote du Congrès tout en se déclarant prêt à donner l'ordre d'attaque "quand nous le choisirons"

. EN DIRECT. Syrie, le 1er septembre 2013. Volte-face d'Obama, entêtement de Manuel Valls

. Fabius affirme que "la France regrette" qu'Obama n'ait pas frappé la Syrie (13 mai 2014)

. Syrie / "massacre de Damas" : les enfants de la Ghouta avaient déjà été assassinés par les "rebelles"

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 21:53

Un des premiers investisseurs d'Amazon, Nick Hanauer, avertit ses pairs :

 

Nick-Hanauer.jpg

"À mes pairs riches : Réveillez-vous, les Gens. Les fourches arrivent"

 

Extrait de  Nick Hanauer dans Politico (lire la suite ici),

Mémo: De  Nick Hanauer 

Pour: Mes pairs zillionaires

 

 

Vous ne me connaissez pas probablement, mais comme vous je suis un de ces 0,01%, un capitaliste fier et impénitent. J'ai fondé, ai cofondé et ai financé plus de 30 entreprises à travers une gamme d'industries - des plus petites comme la boîte de nuit quand j'avais 20 ans aux plus géantes comme Amazon.com, pour laquelle j'étais le premier investisseur non familial.


Je vous dis tout cela pour démontrer qu'à bien des égards, je ne suis pas différent de vous. Comme vous, j'ai une large vision des entreprises et du capitalisme. Et comme vous aussi, j'ai été récompensé  d'une manière obscène pour mon succès, avec une vie que les autres 99,99% des Américains ne peuvent même pas imaginer.

...

Mais parlons franchement l'un l'autre. Je ne suis pas le gars le plus intelligent que vous avez jamais rencontré, ou le plus dur au travail. J'étais un élève médiocre. Je ne suis pas technique du tout, je ne peux pas écrire un mot de code. Ce qui me distingue, je pense, est une tolérance au risque et l'intuition de ce qui se passera dans l'avenir. Voir où on va est l'essence de l'esprit d'entreprise. Et que vois-je dans notre avenir maintenant ?

Je vois des fourches.

En même temps que les gens comme vous et moi sont en plein essor au-delà des rêves de tous ploutocrates de l'histoire, le reste du pays-le 99,99% est  à la traîne. Le fossé entre les nantis et les démunis se dégrade très, très vite. En 1980, le 1% contrôlait environ 8% du revenu national des États-Unis.  50% en partageait environ 18%. Aujourd'hui, la première part de 1% en détient environ 20%; 50%, seulement 12%.

 

Mais le problème n'est pas que nous avons l'inégalité. Certainrs inégalités sont intrinsèques à toute économie capitaliste de haut fonctionnement. Le problème est que l'inégalité est à des niveaux historiquement élevés et s'aggrave chaque jour. Notre pays est en train de devenir moins une société capitaliste et plus une société féodale. À moins que nos politiques ne changent radicalement, la classe moyenne va disparaître, et nous serons de retour à la fin du 18ème siècle en France. Avant la révolution.

Et si j'ai un message pour mes compagnons extrêmement riches, pour nous tous qui vivons dans nos mondes de bulles: Réveillez-vous, les gens. Cela ne va pas durer.

Si nous ne faisons pas quelque chose à corriger les inégalités flagrantes dans cette économie, les fourches vont venir pour nous. Aucune société ne peut soutenir ce genre de montée des inégalités. En fait, il n'y a pas d'exemple dans l'histoire humaine où la richesse accumulée de ce genre sans que les fourches n'aient pas fini de sortir. Vous me montrez une société très inégale, et je vous montrerai un état policier. Ou une insurrection. Il n'y a pas de contre-exemples. Aucun. Ce n'est pas si cela arrivera, c'est quand.

Beaucoup d'entre nous pensent que nous sommes spéciaux parce que "c'est l'Amérique." Nous pensons que nous sommes à l'abri des mêmes forces qui ont commencé le printemps arabe ou les révolutions française et russe. Je sais que vous autres 0,01% avez tendance à rejeter ce genre d'argument; Beaucoup d'entre vous m'ont dit que j'étais complètement cinglé. Et oui, je sais que beaucoup parmi vous sont convaincus que parce qu'ils ont vu un pauvre gosse avec un iPhone ces temps-ci, l'inégalité est une fiction.


Voilà ce que je vous dis: Vous vivez dans un monde de rêve. Ce que tout le monde veut croire, c'est que lorsque les choses atteignent un point de non-retour et vont être simplement merdique pour les masses, dangereux et socialement déstabilisant, nous le saurons d'une façon ou d'une autre à l'avance. Tout étudiant en histoire sait que ce n'est pas de cette façon que les choses se passent. Les révolutions comme les faillites viennent progressivement, et puis soudainement. Un jour, quelqu'un se jette dans le feu, puis des milliers de personnes sont dans la rue, et avant que ne le sachiez, le pays brûle. Et alors il n'est plus temps pour nous d'aller à l'aéroport et de prendre notre Gulf Stream et de voler vers la Nouvelle-Zélande. C'est de cette façon que cela arrive toujours. Si l'inégalité ne cesse d'augmenter comme elle l'a fait, cela finira par arriver. Nous ne serons pas en mesure de prédire quand, et cela sera terrible pour tout le monde. Mais surtout pour nous.

(Lettre complète ici)

 

Source: http://www.politico.com/magazine/story/2014/06/the-pitchforks-are-coming-for-us-plutocrats-108014.html

via http://www.zerohedge.com/news/2014-06-27/my-fellow-filthy-rich-americans-wake-people-pitchforks-are-coming

 

 

. "L'écart entre le niveau de développement entre les pays augmente" (Poutine)

. "Moins pire des régimes" dans le monde : Près de la moitié des richesses mondiales est détenue par 1% de la population

. "Liberté & égalité" : Depuis la crise de 2008, les écarts de richesse continuent de se creuser (INSEE)

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 09:41

 

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L'Union européenne a signé aujourd'hui l'accord d'association avec l'Ukraine, la Géorgie et la Moldavie. Le criminel de guerre Petro Porochenko, héritier d'une dynastie d'escrocs, a signé le second volet de l'accord d'association, celui d'ordre commercial qui vise en particulier à supprimer l'essentiel des barrières douanières entre l'Ukraine et les pays de l'UE. (1) Le premier volet, d'ordre politique, avait été signé en mars par le Premier ministre ancien employé de Goldman Sachs, Arseni Iatseniouk.

 

Avant la signature de l'accord avec le président ukrainien Petro Porochenko et les premiers ministres géorgien Irakli Garibachvili et moldave Iurie Leanca, le président du Conseil européen Herman Van Rompuy a déclaré à l'occasion d'un sommet européen à Bruxelles : « C'est un grand jour pour l'Europe (...) L'Union européenne se tient à vos côtés, aujourd'hui plus que jamais. … Rien, dans l'accord, n'est susceptible d'affecter la Russie. » L'accord « est positif, il n'est pas contre quiconque », a déclaré le président de la Commission, José Manuel Barroso.


« Bien qu'ayant été élu essentiellement par l'Est russophone, cœur industriel du pays travaillant avec la Russie, Viktor Ianoukovytch a décidé en 2011 – sous la pression des oligarques – de mener à terme les négociations pour signer un accord d'association et de libre-échange avec l'Union européenne, et ce alors que l'Ukraine en avait déjà un avec la Russie. Le président Ianoukovytch espérait gagner sur les deux tableaux – ce qui n'était pas du tout réaliste. Evidemment cela n'a pas marché : le 25 février 2013, José Manuel Barroso indiqua : "Un pays ne peut être à la fois membre d'une Union douanière et dans une zone avancée de libre-échange avec l'Union européenne." L'Union européenne commettait l'erreur tragique de demander à l'Ukraine de choisir son camp. La Russie mit alors la pression sur l'Ukraine l'été 2013, commençant à freiner ses importations pour protéger son économie. L'économie ukrainienne se détériorant, Ianoukovytch demanda à l'Union européenne une aide de 20 MdE par an. L'Union européenne ne lui en accorda que 600 ME. François Hollande déclara alors : "Nous ne pouvons pas, comme le président ukrainien le souhaite, payer l'Ukraine pour qu'elle rejoigne l'accord d'association. Non, nous ne paierons pas." Excellent choix, mais alors pourquoi vouloir associer l'Ukraine et tenter de la détacher de la zone d'influence russe ? » (2)

 

La signature de l'accord d'association UE-Ukraine avait été initialement prévue en novembre 2013 avant la volte-face du président ukrainien Viktor Ianoukovitch qui annula l'accord d'association avec l'UE le 21 novembre 2013 et préféra donc se tourner vers la Russie pour obtenir une aide économique (d'où le coup d'Etat de Washington pour le renverser). Ianoukovitch signa le 17 décembre 2013 un accord avec la Russie, celle-ci acceptant d'injecter $20 Md par an en Ukraine.

Cette décision entraîna le mouvement de contestation soutenu par les Occidentaux qui a conduit à la chute du président, suivie en mars 2014 de la déclaration d'indépendance de la Crimée, l'organisation d'un referendum et la demande de son rattachement à la Russie, l'insurrection séparatiste du sud-est ukrainien, et les référendums d'auto-détermination du sud-est de l'Ukraine des deux régions de Donetsk-Slaviansk-Marioupol et de Lougansk, le 11 mai.

 

Cette semaine, la Russie a averti qu'elle prendrait des "mesures de protection" s'il s'avérait que l'accord d'association nuisait à son économie. L'UE affirme que la Russie a tout à gagner d'une modernisation de l'économie de ses voisins. L'accord d'association, inédit dans l'histoire de l'UE, porte sur une large coopération en échange, par les trois pays, d'engagements pour l'Etat de droit et la lutte contre la corruption.

 

Dans un article de synthèse sur la crise en Ukraine, comme l'explique Olivier Berruyer, « prenons une analogie - c'est finalement comme si :

  1. 1. l'Espagne négociait un accord de libre circulation des personnes avec l'Algérie,

  2. 2. la France s'inquiétait – ayant elle-même une frontière avec l'Espagne et un accord de libre circulation des personnes (Schengen)

  3. 3. l'Algérie critiquait alors la France en expliquant qu'un pays tiers n'a pas à s'ingérer dans un accord bilatéral algéro-espagnol ! Sauf que quand le dit accord bilatéral a des conséquences importantes sur vous, vous n'êtes plus vraiment un "pays tiers"... »

 

Dans le journal Welt am Sonntag, dimanche 11 mai 2014, Gerhard Schröder, ancien chancelier allemand, estima que l'Union européenne était la principale responsable de la crise ukrainienne en ayant obligé Kiev à choisir entre l'avenir avec l'UE ou avec la Russie.

 

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Victoria Nuland, Sous-Secrétait d'Etat américaine pour l'Europe, distribuant des biscuits place Maidan à kiev, le décembre 2013


 

« Début décembre (2013), place Maidan à Kiev, pour soutenir ces manifestants demandant le départ du président élu (Ianoukovytch), ont défilé : la ministre américaine des Affaires étrangères pour l'Europe Victoria Nuland, les sénateurs américains John McCain, et Christ Murphy, le chef de la diplomatie allemande Guido Westerwelle, le ministre des Affaires étrangères canadien John Baird, le ministre des Affaires étrangères de Suède Carl Bildt, la vice-présidente de la Commission européenne Catherine Ashton – l'opposition ayant également été reçue par le commissaire à l'Elargissement et à la politique européenne de voisinage Stefan Fuele, Angela Merkel, le ministre des Affaires étrangères de Pologne Radek Sikorski et Laurent Fabius... Ingérence ? »

 

Pour faire une autre analogie, le mouvement de la Place Maidan à Kiev à 90% pacifique « a finalement attiré moins de monde que la Manif pour tous ou que les manifestations contre la réforme des retraites de Nicolas Sarkozy... Et si ces deux derniers mouvements français n'ont pas obtenu ce qu'ils voulaient – et encore moins le départ du président -, c'est qu'ils ne disposaient pas de la spécialité locale de Maidan : les milices d'"auto-défense" apparues assez vite en décembre qui étaient des milices paramilitaires fascistes, dont les milliers de membres affrontèrent régulièrement les forces de l'ordre. » La situation bascula le 18 février, jour où les manifestants ouvrirent « le feu sur les policiers », qui comptèrent « près de dix morts par balle ce seul jour, obligeant ainsi le gouvernement à autoriser le tir à balles réelles en situation de "légitime défense contre des miliciens". »

«... Les évènements basculent alors dans le sang le 20 février. On compte près de 100 morts chez les manifestants - la plupart tués par des snipers dont l'origine semble très suspecte. ... On a appris mi-mai que la plupart des balles mortelles ne venaient pas des forces de police et que la plupart des preuves (armes, balles, douilles, documents) avaient été perdus ou volés. » Olivier Berruyer résume « à ce stade de manipulation, il est quasi certain que des snipers putschistes ont tiré à la fois sur les forces de l'ordre et sur les manifestants désarmés, et sont responsables d'une bonne partie des décès. »

Tout ça pour la "démocratie" en Ukraine... et un misérable accord d'association UE-Ukraine !

 

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Sources:

 

(1) http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/06/27/97001-20140627FILWWW00083-l-ue-signe-l-accord-d-association-avec-l-ukraine-la-georgie-et-la-moldavie.php

(2) http://www.les-crises.fr/synthese-de-la-crise-en-ukraine/

 

. Pierre Hillard à Berlin - Mai 2014 - Conférence : Mondialisme et Crise ukrainienne

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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 11:01

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La Cour européenne des "droits de l'homme" (CEDH) impose à la France d'inscrire à l'état civil des enfants nés de Gestation pour autrui (joli nom de la location d'utérus marchandisable) pratiquées dans un cadre légal à l'étranger, c'est-à-dire des enfants fabriqués orphelins de mère par la loi. La décision de la CEDH obligera la France à se conformer à l'arrêt en adaptant sa législation, et engagera également les législations des 27 autres États membres... Priver par la loi un enfant de sa mère, c'est-à-dire fabriquer par la loi des orphelins de mère sera considéré comme "l'intérêt supérieur de l'enfant" !


 

Non-reconnaissance d'enfants nés de mère porteuse : la France condamnée

 

La Cour européenne des droits de l'homme estime que la France doit inscrire à l'état civil les enfants nés de GPA pratiquées dans un cadre légal à l'étranger.«L'intérêt supérieur de l'enfant»

 

Les juges européens ont tranché: «interdire totalement l'établissement du lien de filiation entre un père et ses enfants biologiques nés d'une gestation pour autrui (GPA) à l'étranger» est «contraire» à la convention européenne des droits de l'Homme. La Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) a donc condamné jeudi la France, pour son refus de reconnaître la filiation des enfants nés de mère porteuse à l'étranger.

 

Saisie par deux couples qui se battent depuis des années pour faire transcrire dans l'état-civil français les actes de naissance de leurs enfants nés par GPA aux États-Unis, la Cour a estimé que le refus des autorités de transcrire ces actes de filiation «portait atteinte à l'identité» des enfants. Ces deux couples s'étaient heurtés, le 6 avril 2011, à une fin de non-recevoir de la Cour de cassation. La plus haute juridiction de l'ordre judiciaire avait jugé «contraire à l'ordre public (…) la décision étrangère (de reconnaissance de la filiation par GPA, ndlr) qui comporte des dispositions heurtant des principes essentiels du droit français». A la suite de cet échec, les deux familles avaient saisi la justice européenne, arguant d'une situation discriminatoire, d'une atteinte à leur vie privée ainsi qu'à leur droit de fonder une famille.

 

La Cour a estimé que le refus des autorités françaises ne les avait pas empêché de mener une vie familiale «dans des conditions globalement comparables» à celles d'autres familles en France. Mais selon les magistrats européens, les enfants des deux couples se trouvaient «dans une situation d'incertitude juridique», car les autorités françaises refusaient d'admettre le lien entre les enfants et leur père biologique.

 

La question posée aux juges européens n'était pas celle de la légalisation de la GPA en tant que telle, souligne Me Patrice Spinosi, avocat d'un des couples requérants, mais bien de la reconnaissance en France des GPA pratiquées dans un cadre légal à l'étranger. Les associations homosexuelles, en tout cas, crient «victoire». «À l'unanimité des juges, la CEDH condamne la France qui a privé des enfants de droits au seul motif de leur mode de conception, jubile l'Association des familles homoparentales. Ce jugement est une victoire pour les enfants nés par GPA car ils étaient les premières victimes innocentes de cette ségrégation et des jugements inhumains des juridictions françaises à leur encontre». Pour le porte-parole de l'APGL, l'Association des parents et futurs parents gays et lesbiens, «enfin les magistrats réfléchissent en fonction de l'intérêt supérieur de l'enfant!»

 

Du côté des opposants à la GPA, en revanche, c'est la consternation. «La CEDH oblige les États à cautionner les achats d'enfants à l'étranger!, s'indigne Aude Mirkovic, porte parole des Juristes pour l'enfance, et auteur de PMA, GPA, la controverse juridique. Ces enfants sont commandés, facturés, livrés, c'est vraiment une honte! Il est urgent que la France dénonce les compétences de la CEDH, qui est devenue un obstacle pour protéger les enfants».

 

La gestation pour autrui n'est pas réglementée de manière uniforme en Europe. Totalement interdite en France et dans une majorité d'autres États de l'UE, elle est en revanche autorisée pour les couples hétérosexuels dans certains pays, dont la Grande-Bretagne et les Pays-Bas. La décision de la CEDH obligera la France à se conformer à l'arrêt en adaptant sa législation, et engagera également les législations des 27 autres États membres.

 

Source: http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/06/26/01016-20140626ARTFIG00147-non-reconnaissance-d-enfants-nes-de-mere-porteuse-la-france-condamnee.php

 

 

gpa-code-barre.jpgAdd. 12h33. Interrogée par Le Figaro, la juriste Aude Mirkovica explique qu'il va falloir que le Législateur intervienne pour interdire les filières internationales de GPA en établissant une "infraction pénale spécifique" :

 

"vous pouvez désormais aller tranquillement à l'étranger vous acheter un enfant, la Cour européenne vous assure le service après-vente. La Cour européenne est peut-être celle des droits de l'homme, mais elle n'est plus celle des droits de l'enfant. Elle est aujourd'hui devenue un obstacle pour protéger les enfants.


La Cour n'a pas le pouvoir d'obliger un Etat à légaliser la GPA. La France n'a donc pas d'obligation de légaliser cette pratique. Elle doit seulement entériner les GPA réalisées à l'étranger… comme si la GPA était différente sous prétexte qu'elle est réalisée en dehors de nos frontières? Est-ce que la dignité des femmes étrangères a moins de valeur que celle des femmes françaises? Peut-on donc utiliser une femme comme machine à produire un enfant sous prétexte qu'elle est indienne? Est-ce que le fait d'obtenir un enfant contre de l'argent devient tout à coup acceptable parce qu'il n'est pas payé en euros? Le fait de devoir désormais «admettre» les GPA réalisées à l'étranger est très grave. Il faut donc prendre des mesures pour dissuader vraiment les Français de le faire, et ainsi ne pas avoir à cautionner ensuite. Autrement dit, il faut incriminer le recours à la GPA, non seulement pour les intermédiaires comme c'est déjà le cas aujourd'hui en droit français, mais pour les clients. La Cour européenne nous interdit de sanctionner après-coup, il faut donc agir de façon préventive, pour qu'il n'y ait plus de GPA. C'est au législateur d'intervenir pour faire du recours à la GPA une infraction pénale spécifique.


Le moyen efficace de protéger les enfants n'est pas de bricoler leur situation juridique, c'est de leur éviter de subir ces PMA et GPA dont les conséquences sont irréparables: une fois qu'un enfant est privé de père par sa propre mère qui a recours à un donneur pour ne pas s'encombrer d'un père, ce préjudice-là est irréparable. Même chose pour l'enfant privé de mère par son père qui a eu recours à une mère porteuse. Il faut donc que la loi sanctionne directement ces pratiques et, en attendant, que les juges refusent de collaborer à ces privations organisées de père ou de mère en refusant l'adoption par la conjointe de la mère (ou le conjoint du père), comme l'ont fait les tribunaux de Versailles et d'Aix. Et puis, surtout, il faut abroger la loi Taubira.

 

... Cela va devenir très difficile, à cause de la Cour européenne des droits de l'homme. Il va falloir sans doute finir par dénoncer la Convention européenne des droits de l'homme, qui n'a plus rien à voir avec ce que les Etats ont signé, pour pouvoir à nouveau protéger les enfants."

 

Source: http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2014/06/26/31003-20140626ARTFIG00148-france-condamnee-par-la-cedh-la-gpa-c-est-maintenant.php

 

 

. Aude Mirkovic : "PMA / GPA La controverse"

. 343 enfants privés de père (Aude Mirkovic)

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 17:32

Le gouverneur de la Louisiane Jindal proclame que la "rébellion" couve contre Washington

 

Publié le 22 juin - Associated Press

 

WASHINGTON - Le gouverneur de la Louisiane Bobby Jindal, a accusé samedi soir (21 juin Ndlr.) le président Barack Obama et d'autres démocrates de mener des guerres contre la liberté religieuse et l'éducation et a déclaré que la rébellion se préparait aux Etats-Unis avec des gens prêts à "une prise de contrôle hostile" de la capitale de la nation.

 

Jindal a pris la parole lors de la conférence annuelle organisée par la Foi et Liberté Coalition (Faith & Freedom Coalition), un groupe dirigé par l'activiste chrétien de longue date Ralph Reed. Les organisateurs ont déclaré que plus de 1000 leaders évangéliques ont assisté à la rencontre de trois jours. Des fonctionnaires républicains à travers le spectre politique concèdent que les électeurs évangéliques continuent à jouer un rôle essentiel dans la politique de GOP.

 

"Je peux sentir en ce moment une rébellion couvant aux Etats-Unis", a déclaré Jindal, "où les gens sont prêts pour une prise de contrôle hostile de Washington, DC, pour préserver le rêve américain pour nos enfants et nos petits-enfants."

 

Le gouverneur a dit qu'il y avait "une guerre silencieuse" contre la liberté religieuse aux États-Unis - un pays qui a été construit sur cette liberté, a-t-il déclaré.

 

"Je suis fatigué de la gauche. Ils disent qu'ils sont pour la tolérance, ils disent qu'ils sont pour la diversité. La réalité est la suivante: Ils respectent tout le monde sauf si vous êtes en désaccord avec eux", at-il dit. "La gauche essaie de nous faire taire et je suis fatigué de cela, je ne le supporterai plus."

 

Plus tôt cette semaine, Jindal a signé un décret pour bloquer l'utilisation de tests liés au niveau d'éducation de base commune dans son état, une position privilégiée par les partisans du Tea Party et les conservateurs. Il a déclaré qu'il continuerait de lutter contre les tentatives de l'administration pour mettre en œuvre la base commune.

 

«Le gouvernement fédéral n'a pas de rôle, pas le droit et pas de place à dicter des normes dans nos écoles locales dans ces 50 États des États-Unis d'Amérique", a déclaré Jindal.

 

Jindal a utilisé l'humour pour critiquer l'administration d'Obama sur plusieurs fronts, en faisant référence à l'échange de prisonniers Bergdahl et l'attaque meurtrière sur la mission américaine à Benghazi, en Libye.

 

"Sommes-nous témoins de ce moment d'un président le plus radicalement très libéral et idéologique de notre vie entière ici aux États-Unis d'Amérique, ou assistons-nous au président le plus incompétent des États-Unis d'Amérique dans l'histoire de nos vies? Vous savez, c'est une question difficile", a-t-il dit. "J'ai longuement réfléchi à ce sujet. Voici la seule réponse que j'ai trouvé, et je vais citer la Secrétaire Clinton: "Quelle différence cela fait-il ?"

 

La conférence a réuni la plupart des républicains les plus connus qui envisagent une course à la présidentielle 2016, y compris le gouverneur du New Jersey Chris Christie, le sénateur de Floride Marco Rubio et du Kentucky le sénateur Rand Paul. Jindal devrait annoncer après les élections de mi-mandat en novembre si oui ou non il va lancer sa candidature à la présidentielle.

 

Source: Fox News http://www.foxnews.com/politics/2014/06/22/louisiana-gov-jindal-claims-rebellion-brewing-against-washington/

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 15:25

 

Ce qui suit est un extrait du livre "Tous les Banquiers des présidents : Les alliances cachées qui ont conduit à la puissance américaine"  par Nomi Prins (publié le 8 avril  2014). Reproduit avec la permission de Nation Books. Nomi Prins est un ancien directeur général de Goldman Sachs.

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Cet extrait du récent livre de Nomi Prins, Tous les banquiers des Présidents, qui traite de Woodrow Wilson et la collaboration de Jack Morgan pour financer les Alliés dans les premiers jours de la Guerre. En plus de sa rapidité, il fournit l'un des exemples les plus forts de la coopération étroite entre la présidence (américaine Ndlr.) et les plus hauts niveaux de la banque pour conduire les intérêts américains.

 

Les milieu des années 1910 : des banquiers vont à la guerre

 

"La guerre doit être une formidable opportunité pour l'Amérique."

 

(Jack Morgan, Lettre personnelle au président Woodrow Wilson, le 4 Septembre 1914)

  

 

 «... Le 28 Juin 1914, un nationaliste slave assassina, à Sarajevo, l'archiduc François-Ferdinand, héritier du trône d'Autriche. Les lignes de bataille ont été établies. L'Autriche se positionne contre la Serbie. La Russie a annoncé le soutien à la Serbie contre l'Autriche, l'Allemagne a soutenu l'Autriche, et la France a soutenu la Russie. Des ordres de mobilisation militaires traversaient l'Europe. Les finances nationales et privées qui ont contribué à bâtir jusqu'à l'expédition et les arsenaux d'armes dans les dernières années du XIXe siècle et les premières années du XXe déborderaient dans la mortelle bataille.

Wilson savait exactement l'aide dont il avait besoin. Il invita Jack Morgan à un déjeuner à la Maison Blanche. Les médias ont éclaté avec des rumeurs au sujet de la rencontre. Etait-ce un signe des liens plus étroits avec les titans des trusts de l'argent ? Wilson était-il plus proche des banquiers qu'il n'y parut ? Dans les chuchotements de ces requêtes suspendues dans l'air chaud de l'été, à 12h30, dans l'après-midi du 2 Juillet 1914, Morgan émergea de la réunion pour faire face à un troupeau bourdonnant de journalistes. Génétiquement prédisposé à éviter l'attention, il expliqua simplement que la réunion fut "cordiale" et suggéra que les autres questions devaient être adressées au président.

 

Lors de la conférence de presse qui suivit, aussi Wilson fut timide.  "Je connais M. Morgan depuis un bon nombre d'années; et sa visite fut prolongée principalement à mon initiative, j'imagine. Juste un exposé général sur les choses qui se sont passées."  Bien que Wilson expliqua que cela ne signifiait pas le début d'une série d'entretiens avec des "hommes élevés dans le monde de la finance", les rumeurs d'une alliance plus étroite entre le président et les financiers de Wall Street persistèrent.
 

Les besoins de Wilson et les intentions de Morgan devinrent bientôt claires. Le 28 juillet, l'Autriche déclara officiellement la guerre à la Serbie. Les puissances centrales (Allemagne, Empire austro-hongrois, Empire ottoman et Bulgarie) étaient en guerre contre la Triple Entente (France, Grande-Bretagne, et Russie). Alors que Wilson essaya de jongler avec transport entre la position de neutralité de l'Amérique et la mort tragique de sa femme, les marchés de change nationaux et étrangers furent saisis de peur et par la paralysie. Une autre panique semblait être la possibilité distincte si tôt après que la Réserve fédérale ait été établie pour éviter que de tels résultats adviennent dans le milieu du premier mandat de Wilson. Le président dut apaiser les marchés et préparer les finances du pays à un quelconque résultat des batailles européennes.

 

Ne voulant pas laisser le financement de la guerre au hasard, Wilson et Morgan jetèrent les bases de l'alliance de leurs puissances en marche. A la demande des fonctionnaires de haut rang du Département d'Etat, Morgan s'immergea immédiatement dans les questions de financement de la guerre. Le 10 août 1914, le secrétaire d'État William Jennings Bryan écrivit à Wilson que Morgan demandait s'il avait une objection à ce que sa banque fit des prêts au gouvernement français et à la Banque Rothschild (également destinés au gouvernement français). Bryan craignait qu'une approbation d'une telle extension de capital pût nuire à la position de neutralité que Wilson avait adoptée et, pire encore, favorisât d'autres demandes de prêts de pays moins alliés des Etats-Unis que la France, comme l'Allemagne ou l'Autriche. La Banque Morgan était seulement intéressée à aider les Alliés.

 

All the presidents' Bankers, the hidden alliances that driv

 

Bryan devait plus tard ce jour-là prendre la parole avec le partenaire principal de Morgan, Henry Davison. Bien que Morgan ait clairement fait savoir que l'argent prêté par son entreprise serait dépensé aux États-Unis, Bryan craignait que "si les prêts étrangers absorbaient notre argent empruntable cela pût affecter nos capacités de prêts au gouvernement si besoin." Ainsi, les décisions de prêt des banques privées pouvaient affecter non seulement le cours de la participation des gouvernements étrangers dans la guerre, mais aussi la santé financière du gouvernement des États-Unis pendant la guerre. Peu de choses avaient changé depuis le début du siècle lorsque les fonctions du gouvernement dépendaient de la disponibilité des prêts bancaires privés.

 

Wilson n'allait pas refuser la demande de Morgan. Il approuvea le prêt de 100 millions de dollars pour financer les besoins de la guerre de la République française. La décision reflètait le passé, mais il y avait aussi des conséquences pour l'avenir des alliances politico-financière et leurs applications à la guerre. Pendant la guerre franco-allemande de 1870, le grand-père de Jack, JS Morgan, avait soulevé 50 millions de dollars d'obligations françaises à travers son bureau de Londres après que le gouvernement français n'ait pas réussi à vendre ses titres à des banquiers de Londres pour lever des fonds. L'opération nétait pas seulement rentable, elle permettait aussi à Morgan et son entreprise de se faire apprécier par le gouvernement français.

 

Nonobstant  la banque privée, le Président Wilson exhorta les Américains le 19 Août 1914, à rester neutre en ce qui concernait la guerre. Mais Morgan et ses partenaires n'embrassèrent jamais la politique d'impartialité. En tant que partenaire de Morgan, Thomas Lamont écrivit plus tard que "dès le début, nous avons fait tout notre possible pour contribuer à la cause des Alliés." 

Mis à part les opinions personnelles de Jack Morgan contre l'Allemagne et l'héritage des décisions de son grand-père, la Banque Morgan entretenait des relations étroites avec les gouvernements britannique et français en vertu de son entreprise-Morgan soeur, Grenfell & Company, la prestigieuse banque d'affaires à Londres; et Morgan, Harjes & Company à Paris. La banque, comme un pays, suivit la guerre le long des lignes de ses alliances financières passées, au point même d'entreprises antagonistes qui souhaitaient participer à des prêts français pendant les périodes de combats acharnés.

Deux semaines après le discours de Wilson, le 19 août, armé du poids de l'argument de la guerre, Jack Morgan prit sur lui d'aborder Wilson au sujet de ses préoccupations nationales. "Cette guerre ... a jeté une tension énorme et soudaine sur les marchés monétaires américains", écrivit Morgan. "Elle a augmenté la tendance déjà prononcée des titulaires européens de titres américains à les vendre pour quelque prix qu'ils pussent en obtenir pour eux, et l'investisseur américain a obtenu de pouvoir soulager les investisseurs européens de leurs titres par degrés comme il put." Les tensions de marché ont été exacerbées du fait que les investisseurs européens vendaient des titres. C'était là un problème dont la seule solution nécessaire était la mise à disposition de davantage de prêts. Mais il y avait autre chose, avec des répercussions nationales plus durables répercutant la part de l'intérêt de Morgan dans l'acier américain.

 

Morgan fit valoir que plutôt que d'encourager les investisseurs à se sentir en sécurité, la Commission du gouvernement au Commerce international, formée pour régler l'industrie nationale en 1887, faisait l'opposé en limitant des taux(tarifs) de frêt de chemin de fer orientaux et en examinant les entreprises de chemin de fer. Dans l'esprit de Morgan, la guerre n'était certainement pas un temps pour améliorer les règlements contre les entreprises. Et si les titres de chemin de fer diminuaient en valeur relative pour les prêts garantis, les banques ne seraient pas en mesure de prêter assez pour faire la différence. Tout le système de crédit pourrait geler.


Dollar-banksters.jpgComme Morgan a en outre averti que la "Grande dépréciation de la valeur de ces titres" "rejetterait les prêts bancaires garantis par eux" et conduirait à un "grand trou dans les fonds de la banque, qui interférerait avec le lancement de la nouvelle Réserve fédérale du système, et produirait des conditions de panique." Il a conclu que la guerre "devrait être une formidable opportunité pour l'Amérique", mais pas "aussi longtemps que le pays était sous l'impression de peur dans lequel il était maintenant." Percevant ces graves menaces, Morgan était devenu le premier banquier qui révéla que le crédit, la Réserve fédérale, les grandes banques, l'économie américaine, et la guerre étaient inextricablement liés. Wilson le savait que trop.

Morgan était particulièrement préoccupé par l'Acte antitrust de Clayton, que le Congrès envisageait de renforcer ave les restrictions contre les monopoles et les pratiques anticoncurrentielles définies dans le l'Acte Antitrust de Sherman 1890. Ayant été adopté par le Sénat, le projet de loi fut envoyé à une commission de la conférence. Dut-il passer dans sa forme actuelle, le libertaire Morgan croyait qu'il démontrerait que "le Gouvernement des Etats-Unis ne propose pas de permettre aux entreprises de conduire leurs activités normale sans interférence."


Wilson prit les préoccupations de Morgan au sérieux. Il savait que la dernière chose que les Etats-Unis avaient besoin était un effondrement du crédit. Pour éviter une telle crise et apaiser les banquiers, il était déjà en train de réécrire l'Acte antitrust Clayton, mais il ne put l'admettre à Morgan. Wilson calculait qu'il devait y rester quelques domaines meilleurs de négociation à la main. Bien que les deux firent valoir leur interprétation du projet de loi, un drapeau blanc vola entre Wall Street et Washington pour le moment. De telles périodes de troubles appelaient les alliés à ne pas être dans le conflit, les relations entre le président et les banquiers, et des relations amicales devaient également promouvoir la puissance mondiale des deux parties.

En général, la guerre signifiait que la bonne volonté étendue des banquiers aux affaires du président continue, incluant les protocoles de prêt. Un 15 octobre 1914, des nouvelles d'un rapport proclamaient, que les "banquiers américains devaient consentir des prêts aux nations en guerre." C'était une décision du gouvernement poussé par le contingent de la banque qui se répercuterait dans toute la guerre et par la suite, tracerait des lignes claires de la concurrence entre les diverses puissances de Wall Street. Bien que la Banque Morgan pro-Alliés ait sollicité la coopération des Britanniques, par exemple, la
National City Bank  a mis en place des succursales internationales à travers l'Europe et la Russie à concourir pour la future puissance financière, entraînant un désaccord entre deux des trois plus grandes banques de New York qui ont financé la guerre. En partie, ce désaccord a eut un rapport avec le changement de direction de ces entreprises.

 

L'ami de Jack Morgan, James Stillman, à la tête de la National City Bank avait des idées sur la guerre qui reflètaient de près celles de Morgan : si la guerre présentait de nombreuses possibilités d'extension, les anciens liens avec les banques britanniques et françaises devaient être respectées dans le processus, leurs pays devant être pris en charge sans équivoque. Le Numéro deux de Stillman, né dans le Midwest, Frank Vanderlip, qui nourrissait une rancune contre l'établissement bancaire de l'Est et était en froid avec Wilson depuis sa campagne présidentielle ne partageait pas les mêmes loyautés. Il était moins préoccupé que son patron supérieur et les partenaires de Morgan sur l'issue de la guerre et était ouvertement opposé à toute intervention américaine jusqu'en 1916, ce par quoi les relations germano-américaines furent plus ouvertement débattues. Il n'a pas non plus soutenu les demandes britanniques pour que la National City Bank  révoquât ses relations avec les banques allemandes, auxquelles Stillman répondit que dans la victoire, les Britanniques se rappelleraient quelles banques les a aidés.

 

Ainsi, à la fin de 1914, ce fut la National City Bank qui ouvrit une ligne de crédit de 5 millions de dollars pour la Russie en échange de la désignation de l'agent d'achat russe pour les fournitures de guerre aux États-Unis. La Banque Morgan resta fidèle à sa position pro-Alliés et choisit de ne pas s'impliquer dans ces transactions, tandis que Vanderlip était plus attaché à rechercher le renforcement de la position de la National City Bank qu'apporterait pour tout le monde l'après-guerre.

 

Stillman a été moins intéressé par le financement concernant la guerre que Vanderlip, qui a cru qu'il augmenterait la position de la banque aussi bien que le niveau mondial de l'Amérique. Pour lui, il était important d'aller de l'avant en Amérique latine et dans d'autres pays sous-développés, tandis que les puissances financières européennes étaient occupés avec leur guerre. Que Stillman ait pris une partie de ce conseil à cœur permit à la National City Bank de couvrir beaucoup de terrain après-guerre, et pas seulement par rapport aux banques européennes, mais aussi par rapport à la Banque Morgan. Comme Vanderlip l'écrit à Stillman en décembre 1915, "Nous sommes vraiment en train de devenir une banque mondiale dans un sens très large, et je suis parfaitement convaincu que la voie est ouverte pour nous de devenir la plus puissante, l'institution financière mondiale la plus profonde qui n'ait jamais été." Un point de vue de Vanderlip qui agaça la Stillman en raison d'accords de collaboration passés de Stillman avec la Banque Morgan. Mais il a aussi froissé Morgan et Lamont d'une manière qui aurait une énorme répercussion pour la paix après-guerre. »

 

Source: http://www.zerohedge.com/news/2014-06-23/all-presidents-bankers-mid-1910s-bankers-go-war

 

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. 150e anniversaire - De Gettysburg à Goldman Sachs : D'un monde libre à un monde communiste

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 18:52

Les protections et le deux poids deux mesures dont bénéficie l'anarcho-communisme en France, et en particulier le site "Ni-dieu-ni-maître .com", a été analysé par Médias-presse.info.

L'anarchisme prétendument anticapitaliste n'est qu'une escroquerie de plus au service du grand capital et  du Nouvel ordre mondial. 

 

L’anarcho-communisme, une menace pour l’ordre public
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Un fidèle lecteur de Médias-Presse.Info nous a invité à visiter le site Ni-dieu-ni-maitre.com qui se présente comme une boutique en ligne à but non lucratif dont les bénéfices servent à financer “des causes à vocations libertaires et à faire des dons à des regroupements libertaires”.
Les initiateurs de ce site affirment d’ailleurs souhaiter “représenter toutes les tendances de l’anarchisme”,avec pour colonne vertébrale commune “l’anti-capitalisme, l’athéisme et l’internationalisme”. Ça, c’est le vocabulaire soft car, pour ne prendre que l’athéisme, il s’agit plutôt ici d’incitation à la haine et à la violence contre les catholiques.
On trouve sur ce site une multitude de vêtements marqués de messages aux thématiques assez variées qui permettent de vérifier les collusions entre différents milieux (l’idéologie du genre côtoie l’incitation à incendier des églises) ainsi que la radicalité des milieux anarcho-communistes. On se souvient que le ministère de l’Intérieur – sous la houlette de Manuel Valls – avait interdit quelques mouvements nationalistes. Rien par contre du côté de l’extrême gauche.
Les messages ci-dessous, trouvés parmi cette boutique en ligne, ne laissent pourtant planer aucun doute quant aux intentions menaçantes et foncièrement violentes de ces milieux anarcho-communistes.
On sait que nos institutions actuelles sont peu soucieuses de l’antichristianisme qui se propage. Le message incitant à incendier les églises restera donc sans suite. Mais que n’aurait-on déjà entendu s’il s’agissait d’une synagogue en lieu et place d’une église...
Un autre vêtement porte un slogan explicite encourageant à tuer du « flic ». Mais ça aussi, c’est sans doute banal aujourd’hui en France, si on se réfère par ailleurs à l’impunité accordée à des rappeurs qui proposent à peu près la même chose…
Le dernier vêtement que nous vous signalons est lui-aussi explicite : le visage de François Hollande dans la mire d’une lunette de tir. Quand on pense aux pressions subies par David Van Hemelryck, le brave garçon qui diffuse le visuel – bien gentil - Hollande démission, on constate à quel point les milieux anarcho-communistes bénéficient bel et bien d’un regard autrement bienveillant de la port de nos gouvernants.

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Source: http://medias-presse.info/lanarcho-communisme-une-menace-pour-lordre-public/11742

 

 

. Le deux poids deux mesures permanent et quasi institutionnel doit cesser rapidement

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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 22:46

Le Monde | 20.06.2014 à 19h24 • Mis à jour le 20.06.2014 à 19h31

 

En visite dans une forge d'Areva au Creusot, Manuel Valls a indiqué vendredi 20 juin qu'il y aurait une hausse du prix de l'électricité à l'automne même si elle sera « d'ampleur plus faible que les 5 % qui étaient initialement prévus ». Cette déclaration intervient après celle de Ségolène Royal, qui annonçait jeudi 19 juin un gel des tarifs de l'électricité en août.

 

La hausse de 5 % des tarifs de l'électricité qui devait intervenir au 1er août avant le discours de Ségolène Royal était programmée depuis plus d'un an.

 

 

 

http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/06/20/l-electricite-sera-plus-chere-en-automne_4442600_823448.html

 

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