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12 août 2015 3 12 /08 /août /2015 12:37

Les "accords de partenariat économique" avec l'Afrique sont un projet de "développement" libre-échangiste de l'UE avec l'Afrique (APE). Négocié en douce et sans débat, à l'instar du TAFTA ("Traité transatlantique"), ce traité toujours en cours de "négociation", devrait entraîner l'appauvrissement des pays ACP mis en développement (Afrique, Caraïbes, Pacifique), davantange d'agriculture intensive pollueuse, destructice d'emplois, du vivant et de l'environnement, et pour l'Europe encore plus d'immigration africaine :

Les APE: un TAFTA "en pire"

STOP-APE : un appel aux organisations de la société civile et aux élus, en Europe et en Afrique

 

Nous avons pris à quelques-un-e-s (Jacques Berthelot, Jean Gadrey, Susan George et Majdouline Sbaï) l’initiative d’un appel dont l’ambition est de bloquer l’adoption par le Parlement européen d’un projet très avancé, qui a exigé des années de négociations souterraines, à l’abri du regard et des exigences de la société civile : un APE, accord dit de partenariat économique avec 16 pays de l’Afrique de l’Ouest, sous la pression de l’UE. C’est pour nous un TAFTA (le grand marché transatlantique entre l’UE et les Etats-Unis) en pire. En pire en tout cas pour les peuples d’Afrique de l’Ouest. J’ai déjà consacré un billet à ce projet funeste et deux billets au projet TAFTA ou GMT, dont celui-ci.

 

Cet appel est assez court. J’aurai l’occasion, avec les trois personnes qui l’ont initié, d’expliciter certains aspects de cet APE, dont un mécanisme de règlement des différends entre les Etats et les firmes multinationales qui serait à coup sûr bien plus désastreux encore pour des pays pauvres que celui qui figure dans le projet TAFTA. Nous espérons également que notre appel confortera la société civile africaine, mobilisée depuis 14 ans contre ces projets d’APE, et qui va encore mener des mobilisations dans les pays concernés, dont il semble que les Parlements doivent se prononcer.

[...] TEXTE DE L’APPEL (version finale, 24 juillet) :

Le Parlement européen ne doit pas ratifier l’accord « de partenariat » entre l’Europe et l’Afrique de l’Ouest

Le 10 juillet 2014, à Accra, capitale du Ghana, les 16 chefs d’Etat d’Afrique de l’Ouest ont signé un projet d’accord dit de partenariat économique entre l’Union européenne (UE) et les 15 Etats de la CEDEAO (Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest) plus la Mauritanie. Il s’agit en fait d’un accord de « libre-échange » visant à supprimer 75% des droits de douane sur les importations venant de l’UE et à limiter leur politique commerciale au-delà des exigences de l’OMC (1). Cet accord, s’il est ratifié par le Parlement européen, sera un désastre pour les peuples d’Afrique de l’Ouest mais aussi pour ceux de l’Europe. Il résulte de pressions exercées par les firmes multinationales européennes, au service desquelles s’est mise la Commission européenne, parvenant à entrainer des chefs d’Etat africains qui sont restés insensibles devant les mises en garde répétées de leurs sociétés civiles, mobilisées depuis 14 ans.

Les peuples européens n’ont rien à y gagner, au contraire. Cet accord va favoriser leur agriculture la plus productiviste, pollueuse, destructrice d’emplois, ainsi que certains secteurs industriels non moins productivistes, exportateurs de biens de médiocre qualité, au détriment de politiques d’agriculture durable, de souveraineté alimentaire et de transition industrielle écologique. Il va encourager l’importation par l’UE de matières premières brutes plutôt que la réduction des bilans matières de la production européenne.

Les peuples d’Afrique de l’Ouest et des autres pays d’Afrique subsaharienne et des 14 petites îles du Pacifique sous la menace de semblables accords, ont tout à y perdre. L’APE SADC de 6 Etats de l’Afrique australe a aussi été paraphé le 22 juillet. Les 12 Etats sur 16 d’Afrique de l’Ouest ayant le statut de PMA (pays les moins avancés) ne pourront plus taxer les 10,6 milliards d’euros de produits qu’ils importent de l’UE, d’où des pertes budgétaires considérables. Ce que l’UE promet de leur verser comme contrepartie est un mirage : il n’y a rien de plus que les sommes habituelles du Fonds européen de développement – 4 euros par habitant et par an ! –, qui est un financement des Etats membres hors budget communautaire, plus le “recyclage” marginal d’autres fonds communautaires déjà programmés. C’est lâcher la proie pour l’ombre.

Mais surtout, pour tous les pays concernés, c’est l’ensemble de leur agriculture paysanne et vivrière, leur sécurité alimentaire et tous les projets actuels de transformation sur place et de développement de l’industrie régionale, qui seront frappés de plein fouet par une concurrence européenne déloyale, destructrice d’emplois, et par une dépendance accrue vis-à-vis des cours des marchés mondiaux. C’est le pillage programmé de leurs ressources naturelles, du sol et du sous-sol. Le développement endogène de la région et les projets d’intégration régionale seront sacrifiés au bénéfice d’une économie tournée vers l’exportation et fortement carbonée, avec des peuples réduits à importer des produits subventionnés et de qualité douteuse venant concurrencer leurs propres productions.

L’une des conséquences prévisibles sera une migration massive de populations privées d’avenir dans leur pays, dans une situation où la population d’Afrique de l’Ouest devrait passer de 302 millions d’habitants en 2010 à 510 millions en 2030 – autant que dans l’UE aujourd’hui comme en 2030! – et 807 millions en 2050, et dans un contexte de réchauffement climatique particulièrement accentué dans cette région.

[...]

(1) Voir “Les principales raisons de ne pas ratifier l’APE UE-Afrique de l’Ouest“.

Une traduction anglaise de l’appel peut être téléchargée via ce lien call-to-civil-society-24-july-2014.pdf, et une traduction espagnole via cet autre lien trad-espagnol.pdf. Tous ces documents et d’autres figurent sur la page de Jacques Berthelot du site de l’organisation « Solidarité ».

 

Source: STOP-APE : un appel aux organisations de la société civile et aux élus, en Europe et en Afrique, Alternatives économiques, 26 juillet 2014

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12 août 2015 3 12 /08 /août /2015 11:21
La "Grande Muraille de l'Ukraine" doit empêcher les Ukrainiens de fuir en Russie
La "Grande Muraille de l'Ukraine" doit empêcher les Ukrainiens de fuir en Russie

Sous l'URSS, le rideau de fer était chargé de maintenir les soviétiques dans le meilleur des mondes, à présent c'est au tour des européens de l'Ouest de ne pas pouvoir fuir l'enfer européen. En Ukraine occupée, où les habitants tentent de fuir et de passer en Russie (en septembre 2014, selon le Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations Unies à Genève, 260.000 personnes avaient été déplacées à l'intérieur de l'Ukraine et le même nombre de réfugiés en Russie) un projet de fortification massive surnommé la "Grande Muraille de l'Ukraine" sera achevé avant la fin de l'année 2018, a promis le Premier ministre Arseni Iatseniouk lors d'une inspection de la partie de la clôture qui est envisagé de repousser la frontière terrestre près de 2.000 kilomètres avec la Russie. Il a déclaré que le gouvernement avait trouvé des moyens pour construire la construction à un coût cinq fois moins cher que les millions de dollars initialement estimés.

 

Conflit en Ukraine: un demi-million de déplacés. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/09/02/97001-20140902FILWWW00128-conflit-en-ukraine-un-demi-million-de-deplaces.php

Conflit en Ukraine: un demi-million de déplacés. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/09/02/97001-20140902FILWWW00128-conflit-en-ukraine-un-demi-million-de-deplaces.php

Dans le même temps, dans la "presse libre" en France, 15 russes qui partent en Ukraine permettent de titrer: "Ukraine. Ces Russes qui ont choisi d'être ukrainiens", Courrier international, Publié le 11/08/2015 - 07:29...

 

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12 août 2015 3 12 /08 /août /2015 11:02

La réalité rattrape les apprentis sorciers du multiculturalisme:

Le premier adjoint à la mairie de Paris, le PS Bruno Julliard a indiqué ce matin qu'«une présence policière en nombre» serait mobilisée aujourd'hui pour l'opération «Tel Aviv sur Seine», appelant «à la raison et à la responsabilité». «Nous voulions une initiative festive avec des animations ludiques, gratuites, des concerts, des food-trucks et autres», a rappelé Bruno  Julliard sur Europe 1.

«De fait, il y aura une présence policière en nombre, donc ce sera peut-être un peu moins festif que prévu», a-t-il ajouté...

Il a indiqué qu'il était «encore trop tôt pour savoir combien de gendarmes ou de membres de la police nationale seront présents demain». «En revanche il est vrai que la préfecture de police nous a déjà annoncé qu'il y allait y avoir un nombre beaucoup plus important de forces de l'ordre pour assurer la sécurité de tous les visiteurs».

 

Source: Tel-Aviv/Seine: «Présence policière en nombre», Home ACTUALITE Flash Actu, Par LeFigaro.fr avec AFPMis à jour le 12/08/2015 à 11:30 Publié le 12/08/2015 à 11:01

 

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12 août 2015 3 12 /08 /août /2015 09:49
Jimmy Carter : « Les US sont une oligarchie d’une corruption illimitée »

« Les US sont une oligarchie d’une corruption illimitée. » C’est ce qu’a déclaré, le 2 août dernier, l’ancien président des États-Unis Jimmy Carter sur une radio nationale syndiquée, durant l’émission “The Thom Hartmann Program”. Il y déclare que les États-Unis sont devenus une oligarchie d’une corruption illimitée, « qui a créé la subversion de tout notre système politique, qui favorise les “contributeurs”, des démocrates aux républicains ». Carter affirme « que ces fonds illimités sont dans leur intérêt exclusif ». Jimmy Carter répondait aux questions de Hartmann sur les décisions récentes de la Cour suprême concernant la décision du financement de campagnes, comme celle de Citizens United. En voici la traduction :

 

Hartmann : la Cour suprême vient de déclarer que les fonds en politique « seront illimités ». On dirait que cela est une violation de tous les principes de la démocratie. Qu’en pensez vous ?

Carter : cela viole l’essence même de ce qui a fait que l’Amérique était un grand pays pour ce qui concerne son système politique. Désormais, ce n’est plus qu’une oligarchie corrompue sans limite, devenue la norme pour concourir à la présidentielle et être élu président. Cela s’applique également aux gouverneurs et aux sénateurs, ainsi qu’aux membres du Congrès. Nous voyons dorénavant une totale subversion de notre système politique, transformé en pot-de-vin géant, en faveur des contributeurs importants, qui attendent et exigent d’obtenir des retours sur investissement pour eux-mêmes lorsque les élections sont passées. Ceux qui sont en exercice, les démocrates et les républicains, comptent sur ces fonds illimités comme un grand bénéfice pour eux-mêmes. Ceux qui sont déjà en place au Congrès ont plus à vendre à un contributeur avide que d’autres qui ne sont que des challengers.

 

[...] Cette interview réalisée avant le premier débat des primaires républicaines vient confirmer les déclarations de « Tsunami Trump », qui a avoué payer les politiques pour bénéficier de leur influence. Cependant, Trump, conscient que ce système ne peut perdurer, l’a clairement souligné. D’où le cauchemar qu’il doit représenter pour toute la classe politique américaine, les siens compris. Lui, le milliardaire, n’a besoin de personne pour accéder aux plus hautes fonctions et servir enfin son pays et son peuple. Les aveux de Trump sont lourds de menaces de donner un grand coup de balai dans ce système corrompu. On imagine sans peine l’agitation dans les officines de tous les candidats, républicains et démocrates. Que vont-ils faire de ce gêneur mondialement médiatisé ?

 

Source: Jimmy Carter : « Les US sont une oligarchie d’une corruption illimitée », Boulevard Voltaire, Hildegard von Hessen am Rhein, 12 août 2015.

Pour rappel, en France, après 1789 :

Le système électif se transforme très vite en un système de cooptation, les uns accédant aux charges que les autres viennent de quitter, et réciproquement. La promotion aux responsabilités se fait en circuit fermé : les fonctionnaires peuplent les assemblées chargées d'élire les fonctionnaires. ...La réalité du système répondait à un besoin, celui de la formation d'une classe politique ... qui soit assurée de la continuité en étant délivrée de l'incertitude inséparable du suffrage universel. Mais l'oligarchie née de ces pratiques n'était pas moins un démenti des attentes. On imaginait en effet avec une certaine ingénuité que la vertu première d'un système électif consistait à assurer le renouvellement permanent du personnel dirigeant et l'élargissement constant de son recrutement. On n'imaginait pas que l'élection puisse conduire à la formation d'une 'classe' politique distincte du reste de la société.

Patrice Gueniffey, Histoire de la Révolution et de l'Empire, Perrin, Collection Tempus, Paris 2011, p. 86-88

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7 août 2015 5 07 /08 /août /2015 11:53
"Etat de droit" : Un vol, des dégradations de biens, et un "pugilat général" avec des gendarmes sont moins graves que manifester contre le "mariage" homo

Dans la nuit du 2 au 3 août, vers deux heures du matin, après un vol de boissons, une vive altercation oppose des membres du comité des fêtes de Carresse-Cassaber (Pyrénées-Atlantiques) et des jeunes éméchés. Les gendarmes appelés interviennent. Au bout d'une heure, les gendarmes quittent les lieux : le calme semble être revenu. Il n'y a pas eu d'interpellation... Vers 5 heures du matin toutefois, ils sont alertés par des témoins et doivent à nouveau intervenir, mais à Salies-de-Béarn cette-fois. Les militaires retrouvent alors les jeunes qui sont rentrés - en état d'ivresse pour deux d'entre eux - des fêtes de Carresse-Cassaber et causent maintenant des troubles en ville : l'un d'eux a brisé la porte vitrée du bar Le Singlar avec une barre métallique, puis des poubelles et des barrières ont été renversées, quelques rétroviseurs brisés, etc. Le face-à-face entre trois jeunes et deux gendarmes se produit au rond-point du Sanglier. Il tourne mal : les militaires subissent un jet de poubelle, de pot de fleur, de barre de fer... Ils sont alors contraints de sortir leurs matraques et même un pistolet à impulsion électrique - qui ne fonctionnera pas. Ils sont aussi copieusement insultés par le groupe auquel s'est joint un quatrième Salisien. Des renforts seront nécessaires pour mettre fin à un "pugilat général" qui aura duré plus d'une heure. Les deux principaux mis en cause, qui ont quelques antécédents judiciaires et ont fait un petit passage en prison entre leur garde à vue et l'audience, assument. Rudy, 22 ans, écope de six mois de prison, dont trois assortis d'un sursis avec une mise à l'épreuve, et 200 € d'amende. Il échappe cependant au maintien en détention. Quentin, 18 ans, est en partie relaxé des faits (pour les dégradations) et s'en sort avec six mois de prison avec sursis et une mise à l'épreuve - avec là encore une obligation de soins et de travail. Mais cette condamnation ne sera pas inscrite au bulletin n°2 de son casier judiciaire : le jeune apprenti pourra donc tenter d'entrer dans la Marine, son projet. Leurs deux camarades, uniquement poursuivis pour des outrages, ont été condamnés à 35 heures de travaux d'intérêt général. [1]

 

Mercredi 19 juin 2013, un étudiant de 23 ans opposant au soit-disant "mariage" gay a quant à lui été condamné à deux mois de prison ferme. Le tort du jeune homme ? Avoir été présent dimanche 16 juin 2013 avec quelque 1.500 opposants au mariage homosexuel devant les locaux de la chaîne de télévision M6 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) où François Hollande participait à l'émission "Capital"... Il manifesta ensuite avec d'autres opposants au mariage homosexuel dans le XVIe arrondissement, où il fut interpellé, "aucune manifestation n'y ayant été déclarée" (sic). Ce qui pour la Cour européenne des droits de l'homme n'est pas un motif légitime d'interpellation, rappelons-le :

[...] la liberté de réunion et d’association, y compris lors de manifestations non organisées et non autorisées, est un droit essentiel dans une démocratie, garanti par l’article 11 de la Convention européenne des droits de l’homme (STE n°5), et évoqué de manière constante par la Cour européenne des droits de l’homme dans sa jurisprudence.


Résolution 1947 2013 de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe

Interpellé pour des raisons illégales contraires aux droits de l'homme, le jeune homme refusa de se livrer à un prélèvement de ses empreintes et fournit une identité imaginaire. Il fut condamné pour "rébellion" [2], c'est-à-dire refus de se livrer à un prélèvement de ses empreintes ou à un prélèvement ADN..., et fourniture d'identité imaginaire [3] par la 16e chambre du tribunal correctionnel de Paris lors d'une audience en comparution immédiate à quatre mois de prison, dont deux ferme, avec mandat de dépôt et 1.000 euros d'amende.

 

 

Voilà l'"Etat de droit" dans lequel doivent vivre les Français.

 

Sources :

 

[1] Justice : fortunes diverses pour les 4 violents des fêtes de Carresse, La République des Pyrénées, Par B.R., Publié à 06h00 Mise à jour : 07h28

[2] Mariage gay: prison ferme pour un "anti", Home ACTUALITE Flash Actu, Par Le Figaro.fr avec AFPMis à jour le 19/06/2013 à 22:15 Publié le 19/06/2013 à 19:33

[3] Condamnation d'un opposant au mariage gay : les raisons de la sévérité de la peine, Le Monde.fr | 19.06.2013 à 19h31 • Mis à jour le 21.06.2013 à 10h40 | Par Laurent Borredon

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7 août 2015 5 07 /08 /août /2015 06:56
Israël : le seul pays où l’extrême droite a droit de cité

Par Nicolas Gauthier

 

Rien ne va plus dans l’État hébreu. Et pas seulement qu’à l’extérieur, avec remontée en puissance de l’Iran et liens distendus avec le puissant protecteur américain. On dira, certes, que c’est le moment Obama et qu’avec l’éventuel retour d’un président républicain à la Maison-Blanche, tout devrait rentrer dans le désordre habituel. Mais, hormis une minorité de chrétiens évangélistes hystériques, de plus en plus de ténors du Parti républicain commencent à estimer que le traditionnel et inconditionnel soutien à Israël n’en finit plus de plomber la diplomatie américaine.

 

À l’intérieur, c’est pire encore pour Tel Aviv. Un bébé de dix-huit mois brûlé vif dans la maison familiale par des extrémistes juifs, ça fait quand même un peu désordre… Du coup, et ce, au risque de mettre sa coalition gouvernementale en péril – Israël doit être, avec l’Ukraine, un des seuls pays au monde où l’extrême droite est fréquentable – Benyamin Netanyahou a dû se résoudre à encabaner un certain Mordechai Meyer, 18 ans, l’un des chefs de file des énervés en question. Fait inédit : il est sous le coup d’une détention administrative – c’est-à-dire sur seule décision judiciaire et sans enquête préalable -, procédure d’exception jusque-là réservée aux Palestiniens, musulmans comme chrétiens, les dhimmis locaux.

 

Alors, changement de politique ou simple enfumage ? À en croire L’Express, « les forces de l’ordre sont très loin de poursuivre avec le même zèle les extrémistes juifs. Les autorités ont toujours fait preuve de mansuétude envers les actes des colons, estime le journaliste israélien Akiva Eldar sur le site Al-Monitor : “Les activistes des ONG israéliennes Yesh Din, B’Tselem, Rabbins pour les droits de l’homme et Breaking the Silence ont enquêté sur des dizaines d’incidents au cours desquels les soldats de Tsahal assistaient sans réagir aux attaques de colons contre des paysans palestiniens ou les empêchaient de travailler leurs terres.” Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) a répertorié 399 attaques de ce type en 2014, plus d’une par jour. »

 

Il est un fait qu’à en croire l’organisation Yesh Atid, seuls 2,5 % des plaintes déposées par des Palestiniens aboutiraient à la condamnation d’un suspect. De son côté, le site Middle East Eye rappelle que, depuis 2000, soldats ou colons israéliens auraient tué 1.895 enfants palestiniens. Et, là encore, pas la moindre condamnation d’un seul Israélien.

 

Et L’Express de poursuivre : « Netanyahou se serait-il dit choqué si le petit Ali s’en était sorti vivant, s’il avait “seulement” perdu sa maison ? interroge le journaliste Akiva Eldar. Lequel s’indigne, à l’instar de Yossi Melman, spécialiste des questions de renseignements pour le Jerusalem Post, de l’impuissance des services de sécurités, de “trouver et juger quelques dizaines de juifs fanatiques dont les crimes contre les Palestiniens pourraient embraser la région”. »

 

Plus inquiétant, révèle Nahum Barnea, du quotidien Ynetnews, « les tribunaux devant lesquels sont déférés les extrémistes, sont remplis de juges qui se montrent compréhensifs envers ces criminels. Plusieurs ministres de la Justice ont privilégié les candidats de cette mouvance aux postes de juges. Un processus renforcé par le gouvernement actuel, dans lequel la ministre de la Justice qui se trouve à la tête du comité de sélection de la magistrature est Ayelet Shaked (Foyer juif, extrême droite), tandis que le représentant de l’opposition au sein de ce comité est un membre de la droite nationaliste. »

 

Comme dit plus haut, l’extrême droite, c’est mal. Sauf de ce côté-là du Jourdain. Va comprendre, Charles…

 

Nicolas Gauthier

 

Source

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4 août 2015 2 04 /08 /août /2015 15:53

J'avais l'habitude de dire "vous n'avez pas voulu de la Croix, vous aurez le Croissant". Boris Le Lay, très précis, explique l'avenir "démocratique" que la "loi électorale du nombre" conjuguée à l'apostasie nationale... nous réserve :

Ma condamnation préfigure la votre, vous deviendrez les esclaves des musulmans sur la terre de vos ancêtres (Par Boris Le Lay)

Par Boris Le Lay

 

BREIZATAO – PENNADSTUR (04/08/2015) Je veux revenir sur un détail de ma condamnation à 6 mois de prison fermes par le tribunal du régime de Quimper pour avoir affirmé qu’il “n’existait pas de Celtes noirs”. Un détail, lourd de sens, qui mérite que je m’y attarde.

 

Le journal Le Télégramme avait rapporté à l’époque :

 

La procureur, Fatou Mano […] La magistrate du parquet est allée au bout de la vidéo de 25 minutes : « Boris Le Lay essaie de théoriser quelque chose qui est de l’ordre de la xénophobie, une logique de l’affrontement, assumée et revendiquée. C’est un appel à la violence contre ce que l’on partage le mieux, le vivre ensemble »

 

Le procureur “de la république”, c’est-à-dire de ce régime illégitime en Bretagne qui n’est que la vitrine de réseaux occultes explicitement érigés contre l’essence même de notre pays, s’était comme de juste livré à un réquisitoire idéologique dépourvu de toute base factuelle et objective.

 

Mais si l’entreprise de destruction du régime républicain contre l’essence de la Bretagne, celtique et chrétienne, n’est pas nouvelle, les éléments qui se chargent de cette tâche ont un nouveau visage.

 

Car, comme le prénom du procureur précité le laisse paraître, c’est bien une africaine qui a été chargée de mener la charge contre le Breton que je suis. Ceci à Quimper, ancienne capitale de la province de Cornouaille évangélisée par Saint Korentin.

 

Cette évolution dramatique résume ce qui se joue : la convergence des forces de dissolution contre l’âme et le corps de la Bretagne. Et, par delà, de l’Europe.

 

La république jacobine fait la courte échelle à l’Afrique comme à l’islam, le tout sous le regard des loges, avec l’aide de nihilistes de tous ordres, chantres d’un démocratisme sans passé ni avenir. Leur projet, invariable : la table rase, la destruction de la légitimité, bref, l’oblitération des populations de souche européenne et de leur civilisation.

 

Pour l’anecdote, j’avais coutume de dire à des compatriotes qu’à l’avenir on verrait l’équivalent des “colonnes infernales” républicaines de 1793 sillonner la Bretagne. Républicaines assurément, elles seraient aussi de souche africaine et d’obédience islamique. Comme je le disais à ces Bretons, le jour n’est pas éloigné où des gendarmes afro-musulmans arrêteront les Bretons sur le bord des routes, les rançonneront en arguant d’excuses légales, les menaçant physiquement, devenant par la même l’outil servile et démoniaque d’un gouvernement républicain dont le fanatisme ne connait par principe aucune limite dans sa soif de destruction de l’ordre ancien.

 

La corruption le disputera au crime, et ces agents, loups excipant la légalité de l’ordre en place, violeront, voleront, tueront.

 

Au moment où j’écris ces lignes, 400 mosquées sont en chantier en France métropolitaine. Des milliers d’autres jailliront du sol, financées comme de juste par des états pétroliers islamiques, les terrains étant par ailleurs offerts par des maires empressés de s’attacher la bienveillance de ces pieux électeurs.

 

Déjà, dans les grandes villes de France, la colonisation de peuplement est telle que la mutation est déjà largement entamée. Les démographes les plus sérieux évoquent un doublement du nombre d’afro-musulmans tous les 15 ans. Ainsi, Jean-Claude Gourévitch affirme que d’ici à 2050 – soit 35 petites années – la France sera de peuplement majoritairement musulman.

 

Et encore est-ce là une estimation en chiffres absolus, ne tenant absolument pas compte de l’âge moyen des populations évoquées, donc de leur visibilité au quotidien. Ni des nuances de concentration géographique qui créeront, bien avant 2050, des territoires subjugués par la masse islamique.

 

Ce peuplement, avec son corollaire que sera un appauvrissement généralisé, engendrera une explosion de la criminalité ethnique. Il sera aussi le medium par lequel l’islamisme sévissant en Orient se diffusera comme nouvelle solution politique et sociale dans les territoires précités. Un semblant d’ordre politique, largement tribal et religieux, servira de mode de gouvernement aux seigneurs de tous les trafics dont l’enlèvement de blanches ne sera pas le moins profitable.

 

Le sort du Kosovo nous guette. Que celui qui doute de ce dont je parle observe l’évolution de l’Île-de-France et des grandes métropoles pour en juger. L’Angleterre a déjà introduit des tribunaux islamiques locaux, afin d’apaiser, très temporairement, la plèbe musulmane.

 

Par le jeu de l’immigration, de la natalité allogène, de la dénatalité européenne, d’un métissage sporadique mais réel et de conversions marginales, la France ne sera plus qu’un Liban à grande échelle. L’espoir d’une coexistence pacifique dans un contexte si dynamique – sans oublier la puissante volonté de revanche de populations jadis colonisées – n’est guère plus qu’une lubie criminelle soutenue par des cyniques, des fanatiques ou des niais.

 

La loi électorale du nombre fera s’effondrer les derniers scrupules des élus qui ajouteront aux bases politiques posées par la révolution française la touche finale de l’islamisme. Robespierre; Marx et Mahomet seront les deux piliers de cet ordre nouveau.

 

La déférence actuelle des politiciens comme des journalistes à l’égard de l’idole islamique tient en un mot : la peur.

 

J’ai été condamné par une “justice” raciale et tribale explicitement en guerre contre le monde blanc, contre le christianisme, contre l’Europe et, par voie de conséquence, contre la Bretagne. Ce que la coalition des traîtres socialo-marxistes appuyant l’entreprise appellent “la république” diversitaire.

 

Désireux de solder leurs comptes, les allogènes alimentent d’un sang neuf et furieux le corps jacobin révolutionnaire, lui donnant un visage nouveau et odieux mais non moins infernal.

 

Le destin est espiègle et c’est pour cela que c’est avec une condamnation empreinte d’absurdité que la providence a envoyé un message clair aux nôtres. La “farce du celte noir”, qui pouvait encore faire rire tous les esprits équilibrés il y a 5 ans, est devenue un dogme cocasse et ridicule, mais aussi, terriblement menaçant qui pèse comme une épée de Damoclès sur les têtes des petits Européens.

 

L’antiracisme n’est d’ores et déjà plus qu’un totem défendu par des marabouts frénétiques, vengeurs, truqueurs et phraseurs, venus des profondeurs obscures et humides d’une Afrique cannibale et superstitieuse. Les imprécations de l’antiracisme juif scellant l’alliance diabolique dans les médiats et prétoires.

 

L’homme celte, le Breton, ne peut plus, sans risquer les fers, s’affirmer pour ce qu’il est, en toute exclusivité. Le cas échéant, un tribunal exotique et mystérieux, brandissant des concepts qu’il ne comprend pas faute des qualités intellectuelles les plus élémentaires, prononce ses jugements colériques sur fond de jalousie raciale. L’antiracisme aux mains de cette populace n’est guère que le vieux réflexe assassin du démocratisme des incapables, soucieux de détruire tout ce qui les dépasse et les écrase.

 

De grotesques sanhédrins afro-marxistes et musulmans, maquillés à la va-vite en instances “républicaines”, feignant l’objectivité, se dessinent nettement à l’horizon. Avec l’appui d’un régime en bout de course – et à ce titre d’autant plus dangereux – voici le diabolique aréopage qui s’avance.

 

Ma condamnation par une pseudo “magistrate” africaine annonce votre condamnation, à vous tous. Vous les Blancs.

 

La haine fanatique et viscéralement raciale de cette “justice” n’opèrera pas, elle, de distinction. Elle se veut égalitaire dans le châtiment historique des peuples blancs, aidée en cela par les renégats de tous ordres, et singulièrement par une bourgeoisie émasculée et grasse, hébétée et vile qui croit s’acheter quelque répit en vivant de cette traite négrière d’un genre nouveau : la traite des Blancs d’Europe.

 

Des tribunaux composés d’afro-musulmans, excités par le virus marxiste de l’antiracisme, se dresseront sur la terre de vos ancêtres pour vous condamner. Le motif de cette condamnation sera votre simple existence, vous Européens, vous Chrétiens. Et la mémoire de vos ancêtres sera convoquée à la lecture de l’acte d’accusation pour légitimer votre assassinat, votre dépossession complète.

 

Ma condamnation, féconde des crimes à venir, annonce votre condamnation. Les étiquettes démocratiques ne suffiront pas à sauver vos têtes. Peu importe votre degré de soumission et d’empathie, réelle ou réputée, à l’égard de vos “compatriotes” de papiers, ce sera de votre être qu’il sera question et non de vos actes. L’Afrique ne connait pas la responsabilité individuelle, elle ne connait que le châtiment collectif, dans le temps et l’espace.

 

On est libre que si l’on veut demeurer libre, c’est-à-dire au prix de sa vie.

 

Si les Bretons, et par delà eux, si les Européens refusent de lutter pour leur survie, ils deviendront les esclaves des afro-musulmans sur la terre de leurs ancêtres. Ils ne pourront même plus parler de cet esclavage sans risquer la colère jalouse de leurs nouveaux maîtres. Ils seront esclaves sans le statut même d’esclaves.

 

Préparez-vous, car vos chefs “démocrates” vous ont déjà livrés pour quelques deniers. Et si vous ne faites rien, vous serez très bientôt à ma place. Et dans de bien plus terribles conditions.

 

Mon cas vous aura servi d’avertissement, je vous aurais moi-même mis en garde. Et si vous ne vous insurgez pas avant que cela n’advienne, ne maudissez personne d’autre que vous-même lorsque vous serez dans le boxe des accusés, au tribunal de Satan.

 

D’une certaine façon, votre condamnation sera alors pleinement justifiée par votre lâcheté et votre bêtise. Baisser les yeux ne suffira pas à apaiser l’ogre. Et vous ne pourrez plus lui échapper.

 

Source

Au moment où j’écris ces lignes, 400 mosquées sont en chantier en France métropolitaine. Des milliers d’autres jailliront du sol, financées comme de juste par des états pétroliers islamiques

Financées également par l'état républicain dit "français" depuis qu'un Conseil des ministres "particulier" a annoncé une "réforme de l'islam", dont le financement de la construction des mosquées et de la formation des imams ! (comme si au pays de la "laïcité" c'était à l'Etat à organiser le spirituel...)

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20 juillet 2015 1 20 /07 /juillet /2015 20:08
Big brother: 60% des Américains voient l'Etat américain comme "une menace pour les libertés individuelles", 60% de fous

Selon un article publié par Sud-Ouest Afp,

 

"environ 60% des Américains voient l'Etat américain (au sens de pouvoir central) comme "une menace pour les libertés individuelles", selon un sondage réalisé en mai."

 

Mais pour les media mainstream, pas de quoi s'inquiéter: ce sont des "complotistes". [1]

 

Si l'on prend la définition des mots, complotiste signifie celui qui, avec d'autres personnes, monte en secret une action dans l'ombre contre d'autres personnes, groupe ou Etat. Ce qui est un phénomène historique très répandu. Il suffit de se pencher sur les organisateurs de la Révolution dite "française"... ou sur la Révolution bolchévique dite "russe"...

 

Les personnes qualifiées de "complotistes" par les media mainstream sont donc en fait ceux qui dénoncent les personnes qui complotent ! Soit l'inverse du sens que veulent en donner les media du grand courant, en les faisant passer pour des délirants, des "malades", etc...

 

Alors que les media qui font office, paraît-il, d'organes d'"information", devraient alerter sur le niveau de défiance des Américains vis-à-vis de leur Etat central ... et quand à la défense de leurs libertés individuelles, non ils préfèrent donner rapidement l'information en passant dessus tout en faisant passer ces 60% d'Américains étato-sceptiques pour des fous...

 

Bienvenu dans Big brother!

 

Notes

 

[1] Un exercice militaire vire à la théorie du complot aux États-Unis, Sud-Ouest, Publié le 20/07/2015 à 10h21 , modifié le 20/07/2015 à 10h21 par SudOuest.fr, avec AFP

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20 juillet 2015 1 20 /07 /juillet /2015 06:04

Elle fit qu'à tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, on mit une marque sur la main droite ou sur le front.

Apocalypse, 13, 16

Un immeuble dans le centre d'affaire de Stockholm est équipé pour fonctionner avec des puces électroniques. Une société propose d'implanter une puce sous la peau de ses employés afin d'avoir accès aux bureaux et pour d'autres usages.

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14 juillet 2015 2 14 /07 /juillet /2015 11:02
Défilé du 14 juillet 2015 : François Hollande hué et sifflé malgré des interpellations préventives

M@J Permanente

 

Pas un défilé du 14 juillet sans que François Hollande ne soit accueilli par des sifflets. Ce 14 juillet 2015, "malgré des interpellations préventives, François Hollande a été hué une fois de plus sur les Champs-Elysées. Et pourtant, les autorités mettent tout en place pour circonscrire les opposants. Les interpellations préventives ont débuté tôt ce matin. Et les télévisions suivent à la lettre les consignes de ne pas laisser entendre les sifflements durant le passage de François Hollande sur les Champs-Elysées." [1] Les chaînes d'info montrent des gens souriants, les interrogent, contents d'être dans "l'ambiance" du 14 Juillet.

Défilé du 14 juillet 2015 : François Hollande hué et sifflé malgré des interpellations préventives

La honte pour François Hollande : un "coup d'Etat" déjoué, 300 personnes interpellées. Du jamais vu depuis mai 68.

19h13 : Une seconde dépêche Afp publiée à 19h13 titre "300 manifestants pour "un coup d'Etat" interpellés à Paris". [2] Toujours aucun écho dans les chaînes d'info télévisées qui sifflent toujours en l'air à 20h45 passé.

 

A l'appel du "Mouvement du 14 juillet", quelque 300 personnes qui rêvaient de prendre le pouvoir à la faveur d'un "coup d'État" ont manifesté mardi à Paris avant d'être pour la plupart interpellées.

 

Le "Mouvement du 14 juillet", rassemblement hétéroclite qui diffuse des théories complotistes, avait appelé sur internet à se rassembler place de la Concorde dans la matinée, pour rallier à lui l'armée qui y défilait, avant de manifester près de l'Assemblée nationale dans l'espoir de prendre le pouvoir.

 

En début d'après-midi dans le calme derrière l'Assemblée nationale, quelque 300 sympathisants de ce mouvement, certains portant le masque des "Anonymous", se sont rassemblés. Les manifestants étaient 500, selon le site agenceinfolibre qui relaie les actions du mouvement. Ils ont ensuite manifesté dans Paris à proximité de la gare du Nord puis de Beaubourg où "près de 300 personnes ont été interpellées" dans le calme en fin d'après-midi,.

 

Ces interpellations avaient pour but de vérifier l'identité des participants sans pour autant mener à des mesures de garde à vue. Cette manifestation n'a pas été déclarée et est donc considérée comme illégale. Sur son site internet, le "Mouvement du 14 juillet" appelait au "devoir d'insurrection" en France pour qu'un "nouveau gouvernement remplace l'ensemble des politiciens actuels dès le 14 juillet".

 

Myriam Vouters, porte-parole du mouvement aux Inrockuptibles avait déclaré: "on se rassemblera place de la Concorde où se terminent les défilés ce jour-là. (...) Les forces militaires auront un choix à faire, et on espère bien qu'elles vont nous rejoindre. Ensuite, on prendra le contrôle des bâtiments stratégiques: Élysée, Matignon, palais du Luxembourg et Assemblée nationale".

 

 

 

L'Agence Info Libre consacre un article "Spécial 14 juillet, suivez l’information sur le site de l’Agence Info Libre":

 

18h20 : le groupe Beaubourg a été embarqué, y compris les reporters de l'Agence de Presse Info Libre qui couvraient l'évènement, Jonathan et Lucas.

Défilé du 14 juillet 2015 : François Hollande hué et sifflé malgré des interpellations préventives
Défilé du 14 juillet 2015 : François Hollande hué et sifflé malgré des interpellations préventives
Défilé du 14 juillet 2015 : François Hollande hué et sifflé malgré des interpellations préventives

18h10 : les manifestants encerclés par les CRS à Beaubourg attendent d’être embarqués.

 

17h38 : Un groupe arrive rue Beaubourg. Il est attendu par un nombre impressionnant de CRS.

 

17h26 : Altercation à Beaubourg, les CRS lancent les Gaz lacrymogènes.

 

17h18 : un groupe s’oriente vers la place de la Concorde pendant que Sylvain Baron et 30 autres personnes se dirigent vers BFM TV.

 

16h45 : 300 personnes descendent le Boulevard Magenta (10e arr)

 

16h40 : 400 à 500 personnes arrivent Gare du Nord.

 

16H16 : L'Afp publie une première dépêche à 16h16 évoquant des interpellations et une centaine de gardes à vue à Paris :

 

Lors d'incidents et de violences urbaines qui ont touché l'Ile-de-France en marge des festivités du 14 Juillet, quelque 100 personnes ont été placées en garde à vue à Paris, 109 en Seine-Saint-Denis. [3]

Dans la capitale dans la nuit, 145 personnes ont été interpellées, dont quelque 100 ont été placée en garde à vue. A La Courneuve (Seine-Saint-Denis), "une médiathèque, l'école de la deuxième chance (qui forme en alternance des jeunes adultes sans diplôme ni qualification, ndlr) et un commerce alimentaire ont été incendiés."

Selon Grégory Goupil, secrétaire régional adjoint du syndicat Alliance, à Neuilly-Plaisance, une voiture de la police municipale a brûlé. Les locaux de la police municipale y ont été "assiégés par une centaine d'individus".

Le climat a été tendu dans le XIXe arrondissement de Paris et dans le Val-de-Marne. "Plus d'une trentaine" de véhicules ont été incendiés et 52 personnes ont été interpellées dans le Val-de-Marne. Une source policière évoque elle "des jets de projectiles", notamment "des pétards et des mortiers" sur les forces de l'ordre mais juge le niveau de débordements stable par rapport aux années précédentes. Dans le XVIe arrondissement, l'incendie d'un scooter s'est propagé à 26 voitures.

 

15h50 : 400 à 500 personnes se dirigent vers la Gare du Nord.

Défilé du 14 juillet 2015 : François Hollande hué et sifflé malgré des interpellations préventives

Des personnes brandissent des pancartes : "Vos armes, vos guerres, on en veut pas", "Démocratie maintenant"

 

15h35 : 400 personnes rue de Saint-Pétersbourg. Ça commence à se frotter avec les CRS.

 

14h : devant l’Assemblée Nationale, Thierry Borne, Sylvain Baron et d’autres, prennent la parole devant le public de plus en plus nombreux.

 

Les manifestants scandent "Tous unis".

 

13h50 : Pendant ce temps-là en zone occupée : François Hollande, 14 juillet 2015 : « La croissance est là en France, mais elle est encore trop faible. » [4]

 

13h35 : on compte environ 500 personnes devant l’Assemblée Nationale.

12h29 : des manifestants debout chantent la Marseillaise devant l’Assemblée Nationale, d'autres sont assis, silencieux à la manière des Veilleurs.

12h15 : arrivée à l’Assemblée Nationale.

11h45 : les manifestants commencent à se rassembler près de l’Assemblée Nationale

 

11h00 : plusieurs personnes ont quitté la place de la Concorde pour la place de l’Étoile.

 

10h22 : multiplication des interppelations et contrôles dans Paris :

A 9h30: premières interpellations de personnes devant l'Assemblée dite "nationale" :

Défilé du 14 juillet 2015 : François Hollande hué et sifflé malgré des interpellations préventives

Notes

 

[1] Malgré des interpellations préventives, François Hollande a été hué une fois de plus, Medias-presse.info, in Politique / by Léo Kersauzie / on 14 juillet 2015 at 11 h 41 min /

[2] 300 manifestants pour "un coup d'Etat" interpellés à Paris, Home ACTUALITE Flash Actu, Par Le Figaro.fr avec AFPMis à jour le 14/07/2015 à 19:35 Publié le 14/07/2015 à 19:13

[3] VIDÉO - 14 Juillet: incidents en Ile-de-France, Home ACTUALITE Flash Actu, Par Le Figaro.fr avec AFPMis à jour le 14/07/2015 à 16:29 Publié le 14/07/2015 à 16:16

[4] La croissance «est là», mais elle est encore «trop faible», déclare Hollande... Fin du défilé militaire..., 20 Minutes, Publié le 14.07.2015 à 09:40, Mis à jour le 14.07.2015 à 14:50

[5] A propos du projet de loi sur l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples homosexuels, dans un entretien publié dans "Ouest France", Christiane Taubira, ministre de la Justice, a déclaré le 7 novembre 2012 : "C'est une réforme de société et on peut même dire une réforme de civilisation". Source : Mariage homosexuel: "une réforme de civilisation" pour Christiane Taubira, Nouvel Obs, Publié le 07-11-2012 à 11h40

 

 

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13 juillet 2015 1 13 /07 /juillet /2015 09:05

L'Europe des banques avait tout fait pour faire entrer la Grèce dans la zone euro en 2001 via des comptes publics truqués. Entre 1997 et 1999, le déficit n’était pas passé de 4% à 1,8%, mais de 6,6% à 3,4%. La faute à une comptabilisation inventive des commandes d’armement et à des excédents surestimés des caisses d’assurance sociale. Et cela avant même que le pays ne décide en 2001 d’utiliser les techniques —légales à l’époque— de la banque américaine Goldman Sachs pour limiter le montant de sa dette. [1]

Le documentaire d'Arte publié le 4 septembre 2012 sur la banque américaine Goldman Sachs a expliqué que cette banque américaine a aidé la Grèce à trafiquer ses comptes publics... pour qu'elle entre dans la zone euro.

Les banques française en particulier détiennent des parts plus importantes dans la dette grecque que les autres pays. On comprend l'insistance de François Hollande à maintenir coûte que coûte ce pays dans la zone euro:

François Hollande : "La Grèce reste dans la zone euro. L'Europe a gagné"

Dans un tweet ce matin à 09:51, le chef de l'Etat a déclaré:

 

"Un accord a été trouvé. La France le cherchait, le voulait. La Grèce reste dans la zone euro. L'Europe a gagné."

 

L'Europe a gagné ou les banques ?

 

Les établissements français sont les plus engagés en Grèce, avec des créances qui atteignent environ 53 milliards d'euros. L'exposition globale du Crédit Agricole s'élève à près de 30 milliards d'euros. BNP Paribas a présenté, à ce jour, l'exposition à la dette grecque la plus élevée des banques françaises. Elle s'élève à 5 milliards d'euros, auxquels s'ajoutent 3 milliards d'euros d'engagements commerciaux sur des entreprises privées grecques. Société Générale, avait annoncé, mercredi [5 mai 2010 NDLR.], une exposition à la dette grecque de 3 milliards, en plus de sa participation de 54% dans la banque grecque Geniki Bank.

 

D'après les statistiques de la Banque des règlements internationaux (BRI) à fin 2009, les banques françaises sont exposées à hauteur de 75,172 milliards de dollars (57,41 milliards d'euros). Ce montant les place en tête des banques mondiales les plus exposées en Grèce.  Elles sont suivies par les banques allemandes, qui le sont à hauteur de 45 milliards de dollars, la Grande-Bretagne pour 11,28 milliards de dollars et les Pays-Bas pour 8,95 milliards. Pour un montant total de 188,6 milliards de dollars (141,8 milliards d'euros) de créances pour les banques européennes et de 236,2 milliards de dollars (177,3 milliards d'euros) pour les banques mondiales. [2]

à 09:19 La Grèce reste dans la zone euro, "c'était l'objectif" pour François Hollande

 

"L'accord permet à la Grèce de rester dans la zone euro, c'était l'objectif", a déclaré François Hollande suite à l'annonce d'un accord pour un troisième plan d'aide à la Grèce. "Je voulais plus que l'intérêt de la Grèce, c'était l'intérêt de l'Europe et aussi celui de la France. La France a eu un rôle particulier à jouer, celui de chercher à rapprocher les positions. Je pense que ça été pour l'Europe une bonne nuit". [3]

 

François Hollande : "La Grèce reste dans la zone euro. L'Europe a gagné"

Notes

 

[1] Comment la Grèce est entrée dans l'euro, Slate.fr, Jean-Marie Pottier, Economie 10.11.2011 - 8 h 07, mis à jour le 27.06.2015 à 15 h 06

[2] Les banques françaises très exposées à la dette grecque, Le Figaro, Home ECONOMIE Sociétés (archives), Par Guillaume Errard Mis à jour le 11/05/2010 à 19:45 Publié le 06/05/2010 à 19:44

[3 La zone euro trouve enfin un accord pour sauver la Grèce, Le Figaro, Home ECONOMIE Conjoncture, Par Mis à jour le 13/07/2015 à 09:57 Publié le 13/07/2015 à 06:06

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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 15:01
Alexis Tsipras trahit les Grecs qui ont voté non à 61% au plan d'aides de la Troïka

Belle leçon de "démocratie" faite par l'extrême-gauche au pouvoir en Grèce... "La Grèce propose une hausse de la TVA, des réformes des retraites et de la fonction publique" [1], conformément à ce que souhaitait la Troïka (BCE, Commission européenne, FMI).

Comme je l'avais dit il y a sept mois, le 25 janvier 2015, le jour de la victoire en Grèce de la coalition de gauche Syriza (alliance de trotskystes et d'écologistes), parti d'Alexis Tsipras, devenu Premier ministre, son élection "dont a pu dire qu'elle pourrait conduire à l'éclatement de la zone euro ou à une remise en question tonique de l'austérité, n'amènera ni l'un ni l'autre. Syriza n'est pas un parti europhobe, c'est un parti eurosceptique qui ne demandera ni la sortie de l'Europe ni de la fin de l'euro. Alexis Tsipras a même promis de maintenir son pays dans la zone euro ... Tout un programme." Je ne m'étais pas trompé : celui qui avait dit le jour de son élection "le verdict du peuple grec signifie la fin de la troïka"... aura berné le peuple grec. 

 

Jeudi soir 9 juillet, le gouvernement grec a envoyé ses propositions aux créanciers, UE, BCE et FMI, comprenant une hausse de la TVA ainsi que des réformes des retraites et de la fonction publique afin d'augmenter les recettes publiques, en échange d'une aide financière sur trois ans. Selon le texte des propositions publié par le gouvernement grec, la Grèce souhaite une solution pour régler son énorme dette publique, à 180% du PIB.

 

Dans ce texte de 13 pages intitulé Actions prioritaires et engagements, la Grèce s'engage à adopter presque toutes les mesures proposées par les créanciers le 26 juin, qu'Athènes avait alors rejetées en annonçant la tenue d'un référendum dimanche 5 juillet, dans lequel les Grecs ont voté NON à plus de 61% au plan d'aides européen. "Les Grecs ont dit « non » aux créanciers à 61,31%." "« Le non au référendum est un grand oui à la démocratie »", avait déclaré Yanis Varoufakis, ministre grec des Finances... [2], curieusement démissionnaire le lendemain du referendum. Quel gâchis...

 

Les nouvelles propositions faites hier soir valident une hausse brutale de TVA de 10 points souhaitée par les créanciers ces derniers mois..., un système unifié de TVA à 23%, incluant aussi la restauration, qui jusqu'ici était à 13%... Pour les produits de base, l'électricité et les hôtels, la TVA reste à 13% et à 6% pour les médicaments, livres et places de théâtre. Tsipras capitule face au diktat de la Troïka en sacrifant les déjà maigres revenus des Grecs !

 

En revanche si les petits devront payer dix points de plus de TVA, les gros n'en paieront que deux de plus!... Le gouvernement grec a accepté en effet de limiter la hausse de la taxe sur les sociétés de 26 à 28 % comme le souhaitaient les créanciers. Tsipras a accepté également de procéder au programme de privatisations des nombreuses entreprises publiques.

 

Comme le voulaient les créanciers, l'âge du départ à la retraite est fixé à 67 ans ou 62 ans avec 40 ans de travail et sera relevé graduellement d'ici à 2022. Des réformes pour la déréglementation de certaines professions (ingénieurs, notaires) et du secteur du tourisme sont prévues.

 

Le plafond des dépenses militaires sera réduit de 100 millions d'euros en 2015 et de 200 millions en 2016 contre une réduction de 400 millions proposée par les créanciers.

 

Le Figaro: À 08:08 Alexis Tsipras critiqué pour sa «trahison»

 

«Reddition», «capitulation», «trahison du peuple», «fumisterie»... Sur Twitter, les nouvelles propositions d'Alexis Tsipras, proches de celles rejetées par son peuple dimanche dernier par référendum, passent mal. Petite sélection. [3]

 

Add. 23:11. "La Grèce n'est pas une colonie" pouvait-on lire ce soir sur une des banderoles déployées par les manifestants regroupés près de la place Syntagma, dans le centre de la capitale grecque. [4]

 

Notes

 

[1] La Grèce propose une hausse de la TVA, des réformes des retraites et de la fonction publique, Romandie AFP / 10 juillet 2015 01h39

[2] Référendum grec. Plus de 61 % des grecs votent "non", Ouest-France, 6 juillet

[3] EN DIRECT - Berlin reste sceptique face aux propositions d'Athènes, Le Figaro, Home ECONOMIE Conjoncture, Mis à jour le 10/07/2015 à 17:00 Publié le 10/07/2015 à 06:52

[4] Des milliers de manifestants devant le parlement grec, Par LeFigaro.fr avec AFP Mis à jour le 10/07/2015 à 21:25 Publié le 10/07/2015 à 21:14

 

 

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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 05:58

Pas de démocratie pour les ennemis du « mariage » gay !

Le Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon salue la décision de la Cour suprême des Etats-Unis imposant le "mariage" gay

La presse française n’y a guère prêté attention, mais c’est un événement majeur, riche de menaces pour toute personne de bonne volonté attachée au mariage vrai. Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, s’exprimant ès-qualités, a salué le 26 juin « la décision de la Cour suprême des Etats-Unis légalisant le mariage homosexuel sur l’ensemble du territoire du pays ». Avant d’avoir publié cette réaction officielle qui a fait l’objet d’un communiqué sur le site des Nations unies, Ban Ki-moon avait qualifié l’arrêt, dans une interview, de « grand pas en avant pour les droits de l’homme ».
 
Venant de la bouche du principal dirigeant des Nations unies, de telles déclarations ne doivent pas être prises à la légère, même si elles n’ont pas le moindre fondement dans le droit international ou dans les conventions et traités internationaux. Il n’est dit nulle part, ni dans la Déclaration internationale des droits de l’homme ni dans les instruments internationaux que les « droits LGBT » font partie des droits protégés par l’ONU. A plus forte raison le « mariage » des homosexuels – au demeurant légalisé dans une minorité des Etats membres – ne fait pas partie des droits que les Etats se sont engagés à respecter.

 

Ban Ki-moon, militant du droit au « mariage » gay au nom de l’ONU

 
Les déclarations de Ban Ki-moon s’inscrivent au nombre de ces pressions, manipulations et autres procédés d’intimidations qui veulent à tout prix faire croire que les « droits LGBT » et le « mariage » gay sont des signes de civilisation ou plus exactement d’appartenance au concert des nations qui respectent la modernité et un corpus juridique imaginaire.
 
Comme pour l’avortement, les instances dirigeantes de l’ONU et certaines de ses agences et commissions mènent une guerre sémantique dont l’objectif est d’imposer les révolutions « sociétales » de la culture de mort par la contrainte. Aux Etats comme aux personnes.
 
« “Le Secrétaire général se félicite de la décision de la Cour suprême, qui offre aux Américains gais et lesbiennes la possibilité de voir leurs relations légalement reconnues, peu importe l’endroit du pays où ils vivent”, a déclaré un porte-parole de l’ONU lors d’un point de presse au siège de l’Organisation à New York », lit-on dans le communiqué mis en ligne par les Nations unies.
 
Et pour que l’on comprenne bien la portée mondiale que Ban Ki-moon veut donner à la décision Obergefell v. Hodges, le porte-parole a précisé : « Refuser aux couples une reconnaissance légale de leur relation ouvre la porte à la discrimination généralisée. Cette décision aidera à fermer cette porte et marque un grand pas en avant pour les droits humains aux États-Unis. Le Secrétaire général se joint à la communauté LGBT et à ses millions d’alliés pour célébrer cette décision historique. »

 

La Cour suprême des Etats-Unis a fait faire un grand pas au nom des droits de l’homme, dit Ban Ki-moon

 
C’est en célébrant le 70e anniversaire de la signature de la Charte de l’ONU que Ban Ki-moon a multiplié ces propos très orientés : la concordance des dates était-elle voulue ? Le 26 juin a également été marquée par un déjeuner officiel du Secrétaire général avec les responsables de la campagne de l’ONU « Libres et égaux » qui vise à promouvoir les droits des homosexuels et des transgenres : « En ce jour nous ne célébrons pas seulement la naissance des Nations unies mais l’égalité des Américains devant le mariage », s’est-il exclamé : « Vraiment, ce jour mérite d’être inscrit dans les livres d’histoire ! »
 
Les 90 % des nations représentées à l’ONU qui n’ont pas « encore » légalisé le « mariage » gay – qui n’ont pas accepté le démantèlement du mariage vrai – vont devoir recevoir le message 5 sur 5. Les droits de l’homme, on le savait depuis la Révolution française, ne reposent pas sur la loi naturelle, inscrite par Dieu dans le cœur de l’homme et qui fonde le « droit » de ne pas être tué, de ne pas subir d’injustice, de vivre tout simplement, et de chercher la vérité. Mais la subversion de ces droits de l’homme sans Dieu deviennent de plus en plus des droits de l’homme « contre Dieu », méprisant sa loi.

 

Le « mariage » gay, droit de l’homme ? Quelle objection de conscience ?

 
Ce faisant ils rejettent dans les ténèbres obscures de la barbarie l’ensemble des nations et des cultures qui depuis des millénaires ont honni la pratique homosexuelle – ou l’ont portée au pinacle au temps de leur décadence, peu avant de sombrer.
 
Transformée en droit de l’homme, la fiction du « mariage » gay n’est pas une simple élucubration de plus que l’on peut laisser à ses adeptes. Un droit de l’homme, c’est universel. Ça ne souffre pas de contradiction. Toute contradiction est impensable et les contrevenants sont par définition des gens qui méritent d’être bannis de la communauté. On imagine mal une « objection de conscience » qui vaille face à un droit de l’homme. Il en va de même que pour l’avortement : tant que celui-ci est seulement dépénalisé, l’objection de conscience peut exister sans menacer l’ensemble. Les lois nationales peuvent aménager le régime à leur guise. Devenu droit de l’homme, il s’impose.
 
C’est bien la logique de la récente décision de la Cour suprême des Etats-Unis sur le « mariage » gay : Obergefell v. Hodges contredit frontalement la volonté des Américains qui se sont exprimés par voie référendaire contre le « mariage » des homosexuels dans certains Etats en l’imposant à tous. Pas de démocratie pour les ennemis du « mariage » gay !

 

Anne Dolhein

 

Source: Ban Ki-moon salue au nom de l’ONU la décision de la Cour suprême des Etats-Unis imposant le « mariage » gay, nouveau droit de l’homme, Reinformation.Tv, 9 juillet 2015 15 h 00 min·

 

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9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 20:49

De l'autre côté du Rhin, le scandale du BND (espionnage des amis européens de l'Allemagne au profit de Washington et transfert "depuis près de dix ans" des données récoltées et stockées par le BND transmises à la NSA américaine) continue d'éclabousser la Chancelière Angela Merkel. Alors que mercredi (8 juillet), Wikileaks a publié de nouvelles informations sur les écoutes américaines sur le territoire allemand (l'agence américaine NSA n'écoutait pas seulement le téléphone de la chancelière allemande, mais aussi d'autres hommes politiques de premier rang du gouvernement allemand, dont certains ministres), l'hebdo allemand Spiegel a sommé Angela Merkel de cesser toute coopération avec les Etats-Unis en matière de sécurité.

Espionnage: Merkel sommée de cesser la coopération avec les USA

L'hebdomadaire allemand Spiegel a demandé à Angela Merkel de rompre toute coopération avec les Etats-Unis en matière de sécurité.

 

Le magazine Spiegel a publié un article dans lequel il demande à la chancelière fédérale Angela Merkel de rompre les relations avec les Etats-Unis dans le domaine de la sécurité.

 

Les journalistes estiment que Washington ne poursuit depuis longtemps que ses propres intérêts, lesquels n'ont rien à voir avec la sécurité en Europe. Quant à la coopération avec les services secrets américains, elle est complètement compromise par l'espionnage pratiqué depuis des années par les Etats-Unis contre des hauts responsables et des milliers de citoyens allemands.

 

Selon le Spiegel, ce comportement de Washington a pour seul objectif d'assurer ses propres intérêts et non de contrer la mythique menace terroriste.

 

A titre d'exemple, le magazine cite les documents — publiés par WikiLeaks — qui montrent que les services secrets américains procédaient aux écoutes des employés du département de pêche du ministère allemand de l'Agriculture.

 

"Il est peu probable que ces gens entretiennent des liens avec Al-Qaïda", ironise le Spiegel.

 

Source: Espionnage: Merkel sommée de cesser la coopération avec les USA, Sputniknews,

 

 

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9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 18:05
Réponse de la Cour Suprême d’Israël à l'Accord entre le Saint-Siège et la Palestine : la construction du mur de séparation avec la Palestine est lancée

La Cour Suprême d’Israël a donné son feu vert hier [7 juillet 2015 NDLR.] à la construction du mur de séparation avec la Palestine dans la vallée de Cremisan.

Cette décision est radicalement contraire à la décision prise par la même Cour suprême en avril dernier, quand elle intimait l’ordre aux autorités militaires israéliennes de modifier le tracé du mur dans la vallée.

Certes, le tracé a été modifié : désormais, les bâtiments des couvents se trouvent du côté palestinien. Mais toutes les terres de la vallée de Cremisan, appartenant à 58 familles palestiniennes, seront du côté… israélien, sans compter que l’horrible mur défigurera complètement ce qui est à la fois le poumon vert de la région de Bethléem et l’un des plus beaux sites de la Terre Sainte.

« Il est évident – avait déclaré par le passé le maire de Bethléem, Vera Baboun, - que le tracé ne répond à aucun besoin de sécurité et vise seulement à séparer les personnes de leurs terres pour pouvoir les leur confisquer et élargir la zone des colonies israéliennes qui ont déjà occupé dans cette zone la majeure partie des territoires palestiniens ». L’effet de la politique des expropriations israéliennes sera que, « en l’espace de quelques années, toute la zone sera suffoquée par la tenaille du mur et les premiers à s’en aller seront les chrétiens ».

Le vicaire patriarcal du Patriarcat latin de Jérusalem, Mgr William Shomali, dit lui aussi que les Israéliens n’ont « jamais renoncé à s’approprier de ces terrains de Cremisan pour disposer d’une zone sur laquelle agrandir les colonies israéliennes de Gilo et Har Gilo, construites elles aussi sur des terres soustraites à la ville palestinienne de Beit Jela. Telle était l’intention depuis le début, l’objectif visé et c’est à cela que l’on veut arriver à tout prix ».

Il pense également que « le changement drastique par rapport à la décision précédente peut constituer une réaction face à la récente reconnaissance officielle de l’Etat de Palestine de la part du Saint-Siège ».

 

Source: Les salauds !, Le Blog d'Yves Daoudal, mercredi 08 juillet 2015

 

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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 10:30
"Nuit de la détresse" et manifestations. Le monde paysan s’exprime

Explosion des suicides parmi les agriculteurs, silence des media. L'agriculture française s'effondre, sacrifiée sur l'autel d'une Europe de la finance et des magouilles de Bruxelles, de la mondialisation, mais surtout d'une volonté politique de contrôle des peuples par une oligarchie. Un reportage de Reinformation.TV :

Dans la nuit du 2 au 3 juillet, à Saint Brieuc (Bretagne), pour exprimer leur désarroi face à la situation quotidienne qu’ils subissent chaque jour, des milliers d’agriculteurs ont manifesté dans plusieurs villes de France contre la chute des cours et la disparition progressive de leur métier. Une « Nuit de la détresse ».

Les éleveurs de porcs et les producteurs de lait sont étranglés par les charges et les baisses des prix de leur production.

Exemple, les cours de la viande porcine : 1,23 euro le kilo acheté à l’éleveur quand le coût de production atteint 1,50 euro.

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 22:19

Après quarante ans de reniement, de culpabilité, d'auto-dénigrement perpétuel sur l'histoire de France, d'un angélisme béat sur l'immigration "chance pour la France"... et actuellement d'une "réforme de civilisation" homosexualiste imposée de force contre la population, les idéologues du PS ouvrent enfin les yeux: "Le sentiment d'appartenance à une communauté nationale est très affaibli" (sic)... "La dimension théorique du djihad est la plus complète dans son rejet de la démocratie, dans la désignation de responsables à abattre et enfin dans l'affirmation d'un contre-modèle total"... "La dérive islamiste en France pourrait se transformer en phénomène de masse". C'est ce que dit le PS Malek Boutih dans un rapport qu'il a adressé au Premier ministre et que le Figaro s'est procuré :

Dans un rapport qu'il vient de transmettre à Manuel Valls, et que Le Figaro s'est procuré, le député PS Malek Boutih décrit «une jeunesse frustrée, prête à basculer». Il craint que la dérive islamiste en France ne se transforme en phénomène de masse.

 

«Génération radicale»: le titre du rapport que le député PS de l'Essonne Malek Boutih vient de transmettre au premier ministre, et que Le Figaro s'est procuré, traduit bien son contenu. Dès la troisième ligne, il aborde son sujet: «L'analyse et la prévention des phénomènes de radicalisation et du djihadisme en particulier.» C'est une lecture politique que livre l'ancien président de SOS-Racisme, mandaté après les attentats de janvier. Il ne biaise pas avec son sujet, qui concerne avant tout la dérive islamiste d'une partie de la jeunesse française, sachant que près de 65 % des individus impliqués dans les filières djihadistes ont moins de 25 ans. Le député assure que son enquête a conforté son hypothèse de départ: «Le succès des recruteurs djihadistes auprès des jeunes repose sur l'adhésion à un projet politique entrant en résonance avec leurs préoccupations internationales et leur rejet de la société démocratique occidentale, plus qu'à une doctrine religieuse fondamentaliste.» D'où cette conséquence: «Une grande partie de la jeunesse se détourne de notre modèle de société

 

Une génération «au bord de la rupture»

 

Mondialisation, 11 Septembre, guerre en Irak, conflit israélo-palestinien ont marqué la jeune génération et façonné sa vision du monde, note Malek Boutih. Mais au-delà de ces événements, un nouveau marqueur - «l'enracinement d'un nouvel antisémitisme» - est particulièrement inquiétant. «Dans les quartiers, le discours du “deux poids deux mesures”, entre des juifs qui seraient insérés et protégés et des musulmans au contraire stigmatisés et marginalisés socialement, a rencontré un large écho, écrit le député. Les vieux préjugés sur les juifs qui seraient partout, tirant les ficelles du monde de la finance et des médias sont de retour. De façon remarquable, ils sont très largement répandus chez les jeunes aujourd'hui alors que cela aurait été inenvisageable il y a encore une vingtaine d'années.»

 

Le refus des valeurs démocratiques

 

«La société est vécue comme totalement verrouillée, ce qui génère une grande frustration», analyse Malek Boutih, qui parle de «jeunesse frustrée, prête à basculer». Il va plus loin: «Le corpus de valeurs et l'ordre social très peu contraignant de nos sociétés démocratiques occidentales ne fournissent pas un cadre suffisamment englobant et sécurisant pour s'y ancrer et s'y attacher (…). La notion de République est inintelligible, comme diluée dans le libéralisme et la modernité, et le sentiment d'appartenance à une communauté nationale est très affaibli. Or une partie de la jeunesse refuse ces valeurs trop “molles” et cherche à se distinguer.»

 

Le djihad, une «solution» globale

 

Reprenant les chiffres, notamment ceux, en hausse croissante, des départs de jeunes Français pour la Syrie, l'auteur du rapport estime que «la radicalité islamiste est dans un mouvement ascendant au sein de notre société», qu'il met en parallèle avec le niveau historique de l'extrême droite. Cependant, «face aux autres offres radicales qui visent la jeunesse, le djihadisme a une longueur d'avance, aussi bien dans sa dimension politique que théorique, note le député. Pour un jeune homme, une jeune femme assoiffée d'action, le djihad serait l'évidence. Il ne s'agit pas simplement d'assouvir réellement des pulsions meurtrières ou des envies de guerre. La dimension théorique du djihad est la plus complète dans son rejet de la démocratie, dans la désignation de responsables à abattre et enfin dans l'affirmation d'un contre-modèle total. Au creux de l'offre idéologique des forces politiques traditionnelles, le djihad propose des explications et une solution globale.» Conclusion sans appel: «Le djihadisme est bien la radicalité qui prédomine aujourd'hui dans l'offensive antidémocratique

 

Un phénomène de masse?

 

Les signalements recueillis par le numéro vert, destiné aux familles ou aux autorités que la dérive d'un jeune inquiète, sont éclairants sur la diversification des individus prêts à basculer dans l'extrémisme. Mais Malek Boutih va encore plus loin: «L'ampleur du phénomène et sa pénétration dans tous les milieux, avec la radicalisation de jeunes étudiants, et de jeunes filles en particulier, indiquent qu'on pourrait basculer dans un phénomène de masse.» «Si les premières vagues de djihadistes comportaient essentiellement des individus fragilisés, plus faciles à recruter, désormais les recruteurs ciblent des proies au profil plus stable et moins détectable et on peut penser que ce phénomène va s'amplifier», ajoute-t-il.

 

Un réseau structuré

 

«Les islamistes ont mis sur pied un réseau social humain où chacun joue un rôle dans l'expression de leur idéologie», remarque le député. Leur «emprise» se construit ainsi sur certains quartiers. Même si tous les jeunes, loin de là, ne sont pas tentés par l'expérience, «il faut tout de même prendre garde aux effets de contagion et d'identification croisée entre pairs, par lesquels une frange radicale peut influencer l'ensemble d'une génération», estime Malek Boutih.

 

Au terme de son rapport, son auteur dresse une série de propositions qui passent par l'école, la culture, les familles. Et la nécessité de réaffirmer avec force le credo républicain.

 

Notes

 

[1] Djihadisme : le cri d'alarme de Malek Boutih, Le Figaro, Par Marie-Amélie Lombard Mis à jour le 02/07/2015 à 22:11 Publié le 02/07/2015 à 22:03

 

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 21:46

En septembre 2013 j'avais signalé la destruction de l'ancien sanctuaire chrétien de Saints-Serge-et-saint-Bacchus en Syrie et les vols d'objets d'art et d'icônes de renommée mondiale. Cette fois-ci, les barbares iconoclastes s'en sont pris au Lion d'Athéna de Palmyre, pièce unique de trois mètres de haut pesant 15 tonnes, "le plus grave crime commis par les jihadistes contre le patrimoine de Palmyre", a indiqué le directeur général du département des Antiquités et des musées de Syrie:

L'Etat Islamique détruit le Lion d'Athéna de Palmyre (Syrie)
Lion d'Athéna (entrée du Musée de Palmyre)

Lion d'Athéna (entrée du Musée de Palmyre)

Syrie: l'EI détruit le Lion d'Athéna de Palmyre

 

Sputnik, 20:20 02.07.2015(mis à jour 20:44 02.07.2015)

 

La version rigoriste de l'islam sunnite prônée par le groupe djihadiste l'Etat islamique (EI) proscrit la visite des sites archéologiques ou historiques et considère les statues humaines ou animales comme de l'idolâtrie.

 

Le groupe djihadiste Etat islamique (EI) a détruit la célèbre statue du Lion d'Athéna, qui se trouvait à l'entrée du musée de Palmyre, a annoncé jeudi Maamoun Abdelkarim, directeur général du département des Antiquités et des musées de Syrie.

 

"Les membres de l'EI ont détruit samedi le Lion d'Al-Lat (Athéna), qui est une pièce unique de trois mètres de haut pesant 15 tonnes. C'est le plus grave crime commis par les djihadistes contre le patrimoine de Palmyre", a déclaré à l'AFP M. Abdelkarim.

 

La statue en calcaire a été découverte en 1977 par une mission archéologique polonaise dans le temple d'Al-Lat et date du 1er siècle avant J.C.

 

"Nous l'avions recouverte d'une plaque de fer et entourée de sacs de sable car nous voulions la protéger des bombardements mais jamais nous n'avions imaginé que l'EI viendrait dans la ville pour la détruire", a-t-il ajouté.

 

Fin mai, les djihadistes ont pris aux forces du régime syrien la ville de Palmyre (centre), qui abrite des ruines antiques mondialement connues et classées par l'Unesco au patrimoine mondial de l'humanité.

 

Depuis la prise de la ville, la communauté internationale craint que l'EI détruise les nombreux trésors archéologiques de sa cité antique, baptisée la "perle du désert syrien", à l'instar de ce que le groupe ultra-radical sunnite a fait ces derniers mois en Irak.

 

Par ailleurs, l'EI a annoncé jeudi avoir détruit plusieurs statues palmyriennes saisies chez un trafiquant qui les transportait dans la province d'Alep (nord).

 

"Un poste de contrôle de l'EI dans la wilayat d'Alep a arrêté une personne qui transportaient plusieurs statues venant de Palmyre. Le coupable a été conduit au tribunal islamique de la ville de Menbej (à l'est d'Alep) qui a décidé de punir le trafiquant et de détruire les statues", a affirmé l'EI dans un communiqué.

 

Le texte est accompagné des photos où l'on voit des djihadistes détruire à coups de pioche les statues et fouetter le trafiquant. "Il s'agit de huit statues volées à Palmyre dans les tombes. La destruction est pire que le vol car c'est irrécupérable", a expliqué Maamoun Abdelkarim.

 

Un vaste trafic d'objets antiques provenant de Palmyre avait commencé avant même l'arrivée de l'EI puisque le service des Antiquités avait récupéré 1.320 pièces volées, selon le directeur des Antiquités et musées de Syrie.

 

Source

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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 14:26

Ce n’est pas le choc des civilisations que nous vivons, mais le choc de barbaries qui ne peuvent déboucher, sauf miracle, que sur une barbarie plus tyrannique encore.

(Anne Dolhein)

Guerre de civilisation… ou choc des barbaries ? (Anne Dolhein)

Et voilà Manuel Valls qui commence à s’exprimer comme Samuel Huntington, moyennement démocrate et « oligarque » autoproclamé : comme l’Américain en 1993, le Premier ministre de la France a évoqué une « guerre de civilisation ». Etait-il encore sous le choc après l’attentat islamiste de l’Isère ? Ce n’est pas si sûr. Les Renseignements français savent bien la menace islamiste à laquelle la France est exposée, et il se dit communément qu’il ne leur est pas donné le pouvoir d’agir, tant on s’attache à éviter, politiquement, la « discrimination ». Non, cette déclaration s’inscrit dans la dialectique contemporaine : méchants intégristes contre humanistes sincères. En cela, Manuel Valls joue pleinement le jeu du mondialisme.

 

[...] Guerre de civilisation… ou choc des barbaries ?

 
Ce que Manuel Valls ne dit pas, surtout pas, c’est que nous assistons à un choc des cultures chrétienne et islamique. C’est bien pour cela qu’il affirme, qu’il insiste : « Ce n’est pas une guerre entre l’Occident et l’islam. » L’Occident, peu ou prou, c’est la chrétienté, ou ce qu’il en reste. La guerre de civilisation selon Valls, c’est celle des certitudes religieuses contre les « valeurs » post-modernes. Une guerre où l’on ne se préoccupe pas de savoir si les certitudes religieuses sont vraies ou fausses.
 
Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, a tenu lundi à préciser à sa manière le propos de Manuel Valls. Il a déclaré – sans contredire le Premier ministre au demeurant : « Il n’y a pas à faire de polémique sur ce sujet, c’est tout simplement une réalité. Ce n’est pas une guerre de civilisations au pluriel. C’est une guerre entre la civilisation humaine et la barbarie… Imaginez-vous ce que doit être le sentiment des musulmans de France, qui sont des démocrates, qui sont attachés à l’idéal humaniste qui est le nôtre et qui voient des individus dévoyer pour commettre ces crimes. Ils sont eux-mêmes blessés, ils ont eux-mêmes honte. Et bien entendu qu’ils sont dans la civilisation. »La civilisation, en un mot, c’est nous. Nous, la société post-moderne où tout se vaut et où les droits LGBT sont respectés. Où l’autorité est partagée parmi le peuple. Où le seul dogme est qu’il n’y a pas de dogme.

 

Mais est-ce une civilisation ? Nous vivons dans une autre barbarie que celle de l’islam djihadiste : une barbarie qui méprise la vie à un niveau inédit, une barbarie d’apparence douce qui s’appuie sur le refus de Dieu et de toute transcendance pour donner à chaque homme l’impression d’être son propre dieu.

 

Ce n’est pas le choc des civilisations que nous vivons, mais le choc de barbaries qui ne peuvent déboucher, sauf miracle, que sur une barbarie plus tyrannique encore.

 

Anne Dolhein

 

Source: Attentat islamiste de l’Isère : Manuel Valls dénonce une guerre de civilisation, Reinformation.Tv, 29 juin 2015 12 h 20 min·

 

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 12:40

Pendant que François Hollande organise l'"islam de France" et le financement des mosquées en France, Israël assure sa sécurité en érigeant des murs. Comprenne qui pourra !

Le premier ministre Benyamin Nétanyahou a annoncé aujourd'hui que le gouvernement israélien a décidé d'établir une clôture de sécurité sur trente kilomètres le long de sa frontière avec la Jordanie, au nord du port d'Eilat.

 

Une telle clôture, haute de cinq mètres, existe déjà depuis deux ans à la frontière israélo-égyptienne, entre la bande de Gaza et Eilat, afin de prévenir les infiltrations de groupes armés et de migrants illégaux.

 

Benyamin Nétanyahou a ajouté que la clôture qui va être établie sur une partie méridionale de la frontière israélo-jordanienne contribuera à assurer la sécurité de l'aéroport qui doit ouvrir l'an prochain à Timna, à 20 kilomètres d'Eilat. "C'est une question de sécurité nationale."

 

Source: Israël clôture sa frontière avec la Jordanie, Home ACTUALITE Flash Actu, Par LeFigaro.fr avec ReutersMis à jour le 29/06/2015 à 12:44 Publié le 29/06/2015 à 12:42

 

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 07:42
Conversion brutale de Manuel Valls au réalisme: Qui dira halte au fou ?

Deux jours après l'attaque islamiste perpétrée en Isère qui a vu la première décapitation en France depuis les invasions arabes au VIIIe siècle, et alors que nous nous attentions à un accablement des résistants antimondialistes, Manuel Valls, bipolaire, vient de se convertir au réalisme ! Il a en effet parlé de "guerre de civilisation" [1] [2]. Du jamais vu chez les socialistes. C'est que, tôt ou tard, la nature reprend ses droits, la réalité rattrape les idéologues.

 

Rappelons que pas plus tard qu'il y a un peu plus de quatre mois, un Conseil des ministres bien "particulier" annonçait une "réforme de l'islam" (comme si c'était à l'état-temporel à organiser le spirituel...), le financement de la construction des mosquées et de la formation des imams.

 

Qui dira halte au fou ? Qui demandera l'arrêt du financement et de l'organisation par l'Etat de l'islam en France ?

 

Notes

 

[1] «Guerre de civilisation» : Manuel Valls adopte le vocabulaire de la droite, Le Figaro, Home LE SCAN Les verbatims, Par Marc de Boni Mis à jour le 28/06/2015 à 19:36 Publié le 28/06/2015 à 13:38

[2] Guerre de civilisation : Julien Dray (PS) fustige «l'amalgame idéologique» de Manuel Valls, Le Figaro, Home LE SCAN Les couacs, Par Marc de Boni Mis à jour le 28/06/2015 à 19:20 Publié le 28/06/2015 à 19:11

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 14:10
Etat islamique: Première décapitation en France

Mise à jour 17h49.

Le ramadan 2015 débuté jeudi 18 juin 2015 et qui devrait se terminer aux alentours du 17 juillet 2015, s'inaugure par une première décapitation sur le sol français, à Saint-Quentin-Fallavier en Isère. D'ici la fin du Ramadan, d'autres décapitations pourraient survenir.

 

Une explosion a eu lieu vendredi matin dans l'usine de produits chimiques Air Products, à Saint-Quentin-Fallavier, en Isère. Deux individus ont foncé avec une camionnette contre le bâtiment, percutant des bouteilles de gaz.

Un corps décapité a été retrouvé près de l'usine dans une « mise en scène macabre ». Deux personnes sont blessées.

Un suspect a été arrêté et identifié. L'homme avait été fiché en 2006, mais la fiche n'a pas été renouvelée en 2008, a indiqué Bernard Cazeneuve. Un deuxième homme a été interpellé.

François Hollande évoque « une attaque de nature terroriste » et participera à un conseil restreint à l'Elysée à 15 h 30. Le parquet antiterroriste s’est saisi de l’enquête. [1]

 

La tête était accrochée à un grillage extérieur près de deux drapeaux islamistes. [2] "Un drapeau avec des inscriptions en arabe retrouvé sur place", selon une autre source.[3]

François Hollande a pris la parole depuis Bruxelles, à la mi-journée et a confirmé la nature « terroriste » de l’attaque. Il présidera, dans l’après-midi, un Conseil de défense à Paris.

 

Selon Midi Libre à 15h04, la personne décapitée identifiée est un chef d'entreprise du Rhône. [4]

 

Yassin Salhi était employé dans la société dont le gérant a été tué. "La victime lâchement assassinée avait 50 ans, il y a eu 2 blessés légers" (Hollande). [5]

 

Le chef d'entreprise décapité était l'employeur du suspect (source proche). C'est la première personne décapitée en France lors d'une attaque terroriste, une pratique fréquemment utilisée en Syrie et en Irak par le groupe Etat islamique (EI). [6]

 

L'épouse de Yassin Salhi vient de livrer ses premières réactions sur Europe 1. Elle dit ne pas croire que son mari soit capable de tels actes : "On a une vie de famille normale. Il part au travail, il rentre. Nous sommes des musulmans normaux. On fait le ramadan. On a trois enfants et une vie de famille normale" a-t-elle expliqué. [7]

 

Hormis la "politique de peuplement" (sic) selon l'expression de Valls pour imposer la mixité sociale (autrement dit la planification du génocide par substitution des Français de souche annoncée par Manuel Valls), la "réforme de l'islam" pour le rendre "compatible avec la république", le financement de la construction des mosquées et la formation des imams, que va faire le "gouverne-ment" de la république dite "française" ?

Quelques réactions sur Twitter:

Notes

 

[1] Attentat en Isère : un corps décapité, deux hommes interpellés, Le Monde.fr | 26.06.2015 à 11h11 • Mis à jour le 26.06.2015 à 14h43

[2] [Direct] Attentat en Isère: un corps décapité, plusieurs arrestations, Par RFI, Publié le 26-06-2015 Modifié le 26-06-2015 à 14:07

[3] Attentat en Isère : un mort et plusieurs blessés, Home ACTUALITE Flash Actu, Par Le Figaro.fr avec AFPMis à jour le 26/06/2015 à 11:53 Publié le 26/06/2015 à 11:03

[4] [DIRECT] Attentat en Isère : Yassin Salhi venait pour une livraison, Midi-Libre avec Afp. 26-06-2015, 15h04

[5] EN DIRECT Attentat à St-Quentin-Fallavier : le plan vigipirate placé en alerte maximum en Rhône-Alpes pendant 3 jours, Le Dauphine

[6] EN DIRECT. Attentat en Isère: un homme interpellé, un autre activement recherché, Sputnik, 11:15 26.06.2015(mis à jour 16:38 26.06.2015)

[7] Attentat Saint-Quentin-Fallavier : l'homme décapité est l'ancien employeur du terroriste présumé, L'Internaute . com, La Rédaction, Mis à jour le 26/06/15 16:45

 

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 13:35

« La posture républicaine ne doit pas tromper, la réalité est que nos classes dirigeantes sont pour l'essentiel acquises au modèle multiculturel et mondialisé. »

Christophe Guilluy, La France périphérique, Flammarion, 2014, p. 9

Dans un entretien à BFM-TV le géographe Christophe Guilluy, classé à gauche, tient un discours réaliste sur la société multiculturelle : une société à conflits. Mais pour lui, il s'agit encore et toujours d'asséner et de ressasser les "valeurs laïques, républicaines", un "discours minimal" à tenir comme si la république contenait tout ce qu'il faut pour inverser les effets néfastes du multiculturalisme.

Vous trouverez ci-dessous une reproduction de l'entretien et mon analyse un peu plus bas.

Christophe Guilluy: L'invité de Ruth Elkrief – 29/01

Présentation de l'entretien par BFM TV:

Christophe Guilluy, géographe et auteur de "La France périphérique" (Ed. Flammarion), a répondu aux questions de Ruth Elkrief sur les propos de Manuel Valls lors de ses voeux à la presse, concernant "l'apartheid" qui sévirait en France. Pour ce géographe spécialiste des banlieues et du logement social, le mot "apartheid" employé par Manuel Valls n'est pas approprié, mais le Premier ministre "a parfaitement compris ce qui se passe dans la société française". C'est selon lui une façon, par la rhétorique, de "sortir du déni" sur la réalité des banlieues.

Ruth Elkrief:

Vous nous racontez une France qui est très divisée, et peut-être pas selon les critères habituels, ceux qu'on a dans la tête, qu'on a appris sur les bancs de l'Université. Vous nous racontez une France communautariste et inégalitaire, une France de deux poids deux mesures où je cite "une vieille dame qui vit en banlieue exprime sa crainte devant le changement de son environnement est traitée de raciste tandis que le bobo qui vit dans son loft à Belleville et tient des discours hypocrites sur le multiculturalisme tout en envoyant ses enfants dans les écoles hors secteur est porté au pinacle."

Vous nous expliquez finalement pourquoi beaucoup de français s'abstiennent ou votent Front national parce qu'ils se sentent abandonnés par les politiques et notamment par la gauche.

Depuis quelques jours, après les attentats (de janvier 2015 NDLR.), on entend les politiques parler différemment, notamment à gauche. "Apartheid", a dit Manuel Valls.

 

Christophe Guilluy :

 

Apartheid est un mot un peu outrancier. On n'est pas dans une situation d'apartheid. L'Apartheid, c'est un système politique sud-africain qu'on connaît et dont la situation n'a strictement rien à voir. Je pense simplement que Valls a essayé de dire quelque chose, que la société française est fracturée socialement. Elle est fracturée territorialement, elle est fracturée aussi à un niveau culturel. Et c'est cela qu'il veut dire aussi quand il parle de fracture ethnique.

... Pour moi l'essentiel est de savoir la place des catégories populaires dans la mondialisation. Parce que le point de départ de mon travail c'est quand même de travailler sur ces catégories et effectivement de constater qu'aujourd'hui émerge d'un côté une France périphérique (petites villes, villes moyennes et zones rurales), où vous avez l'essentiel des catégories populaires (ouvriers, employés) et puis ces grandes métropoles mondialisées de l'autre côté. Donc on a déjà cette grande fracture territoriale qui va dire beaucoup de choses politiquement. derrière, parce que là ce que je suis en train de décrire c'est la carte électorale d'aujourd'hui, mais des années à venir.

Et pour la première fois dans l'histoire, les catégories populaires ne vivent pas là où serait la richesse. Derrière on ne va pas demander à ces mêmes catégories populaires de croire aux grands partis de gouvernement puisque précisément elles ne sont plus là où cela se passe. Et c'est tout le problème de l'intégration politique aussi de ces catégories-là.

 

Christophe Guilluy: L'invité de Ruth Elkrief – 29/01

"À l'heure où les classes populaires sont régulièrement sermonnées pour leur popularisme, leur racisme, voire leur communautarisme, il apparaît que les couches supérieures (des riches aux bobos) pratiquent de plus en plus une forme de communautarisme qu'elles refusent aux plus modestes..."

Christophe Guilluy, La France périphérique, Flammarion 2014, page 133

Ruth Elkrief:

 

Oui parce que vous nous racontez que l'abstentionnisme ou le vote front national est la manière de protester contre ce sentiment d'abandon et cet éloignement géographique et du coup politique, évidemment. Mais est-ce que vous êtes un peu plus optimiste, Parce que la période des attentats a été dramatique, très tendue. Vous, vous évoquer l'idée qu'une société multiculturelle est de fait une société de tension. Il faut qu'elle soit la plus basse possible et qu'elle ne débouche pas sur de véritables conflits. Mais là, on est dans une explosion de ces tensions?

 

Christophe Guilluy :

 

Il faut sortir du monde de l'enfance et, je dirais, d'un discours infantile sur ce que l'on est en train de vivre.

Emerge aujourd'hui une société mondialisée. Donc déjà, c'est très compliqué de penser l'espace national dans une société mondialisée, et aussi multiculturelle. Alors on peut débattre à l'infini pour dire ce qu'est le multiculturalisme. Je dirais que c'est le rapport à l'autre dans une société où effectivement l'autre ne devient pas soi. C'est la définition minimale que l'on peut donner. Précisément, ce n'est plus le modèle assimilationniste républicain, auquel on est tous attaché mais qui aujourd'hui ne fonctionne plus.

... Moi j'ai été et je le suis encore un adorateur de Jean-Pierre Chevènement. On connaît tous notre catéchisme républicain, on n'est pas dans la contestation, sauf qu'aujourd'hui, puisqu'on vit l'émergence d'une société multiculturelle, ce modèle-là ne fonctionne plus. Cela ne veut pas dire que l'on a un modèle de remplacement. Parce que d'habitude quand on dit cela, très souvent on dit tu es contre la république et donc tu es pour le multiculturalisme. Déjà, un, le multiculturalisme n'est pas un modèle. C'est un état de fait. La société est multiculturelle de fait. Et la question aujourd'hui, c'est comment on va vivre ensemble.

Alors vous avez d'un côté les très optimistes et les infantiles qui nous expliquent que ce sera le United colors of benetton ou la guerre, et puis vous avez les très énervés qui vous disent qu'on va vers la guerre civile. Je pense à un entre-deux. Je pense que la société multiculturelle - mais précisément parce qu'on n'a pas le mode d'emploi, on ne sait pas comment cela fonctionne, c'est très complexe -, sera une société sous tention.

[...] C'est pour cela que cette idée que par nos discours publics on va faire que la société sera plus ou moins apaisée, je crois que c'est une..

 

Ruth Elkrief coupant le géographe :

 

Les intellectuels et les politiques n'ont aucune influence sur la société, c'est ce que vous dites. Cela veut dire que vous ne servez à rien ?

 

Christophe Guilluy:

 

Non, à notre échelle on sert à quelque chose. On va rencontrer des politiques, des décideurs, etc. Mais n'imaginons pas une seconde que l'intellectuel ou même que le discours politique va influencer la vie réelle des gens.

Les gens font un diagnostic rationnel de leur vie. Ils font un diagnostic rationnel de ce qu'ils ont vécu ces dix, vingt, trente dernières années. ... On nous dit que depuis vingt, trente, quarante ans la mondialisation va venir jusqu'à chez moi, dans une petite ville de province. Et puis que vois-je à l'extérieur de moi: des plans sociaux, des fermetures d'usine, et on me dit tu vas voir toi aussi cela va venir jusqu'à chez toi, etc. Sauf que pour lui, pour ses enfants, cela ne marche pas non plus. Donc après, ils font simplement un diagnostic politique rationnel qui est de dire que le modèle économique mondialisé ne marche pas. Ce n'est pas parce que ces gens sont dans un repli sur soi, dans le refus du monde, dans le refus de l'Europe, ils n'ont pas de discours sur le libéralisme ou la mondialisation, non, les gens veulent simplement du boulot et savoir ce qui va se passer autour de chez eux.

 

Ruth Elkrief :

 

Alors, quand vous entendez ce genre de discours de Manuel Valls qui veut une politique de peuplement pour sortir les banlieues du ghetto?

 

Christophe Guilluy:

 

Moi je ne crois pas aux mesures à chaud. Non, on essaie de trouver des solutions... [...] Je pense que l'on restera dans une société sous tension, qu'il faut au maximum faire en sorte pour qu'un commun soit préservé. Donc on est bien sur des valeurs laïques, républicaines, etc. Je dirai c'est le discours minimal.

Quand j'entends Valls tenir un discours très républicain, il a raison, il faut continuer. Il est aussi là pour cela si l'on parle de cohésion nationale, etc. Mais ne nous leurrons pas, dans une société multiculturelle l'identité est mise en étendard. C'est très triste, moi enfant, qui ai toujours vécu dans les quartiers multiculturels, jamais personne ne mettait son identité religieuse, ethnique, etc., en étendard. Ce n'est plus le cas des jeunes générations. Cela veut dire que si l'on accepte la société multiculturelle, on ne peut pas se plaindre qu'il y ait des réactions différentes à des évènements aussi tragiques que l'on a vécus, par exemple le "Je suis Charlie". Evidemment, il y a des gens qui en fonction de leur culture, leurs origines, vont dire moi non je ne suis pas Charlie. Alors de deux choses l'une, ou on l'accepte ou on ne l'accepte pas. On ne peut pas tenir les deux discours. On a un moment ou un autre, il faut sortir du monde de l'enfance, de ce monde infantile où tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, non on va avoir des choses très compliquées, très conflictuelles. Vous pouvez être Charlie et avoir en face de vous des gens qui vous disent non.

La question est qu'on n'arrive pas à un conflit. Et c'est pour cela que la parole publique doit enfin aborder ces sujets-là, parce qu'évidemment quand on se parle on ne se tape pas dessus. Et c'est pour cela que je trouve que Valls, même avec des mots outranciers comme apartheid aille sur ces sujets-là parce que cela veut dire que la société française est comme cela aujourd'hui. Donc c'est un point de départ, cela ne veut pas dire qu'il va trouver des solutions, mais au moins on est sur du réel.

Analayse Christ-Roi du discours du géographe Christophe Guilluy :

 

L'auteur avance que le multiculturalisme serait "le rapport à l'autre dans une société où effectivement l'autre ne devient pas soi". C'est, dit-il, "la définition minimale que l'on peut donner." "Précisément, ajoute-t-il, ce n'est plus (le multiculturalisme) le modèle assimilationniste républicain, auquel on est tous attaché mais qui aujourd'hui ne fonctionne plus."

Or, premièrement, le modèle assimilationniste républicain n'est ni un modèle auquel tout le monde est attaché depuis toujours et qui aurait toujours fonctionné (Cf. Le génocide vendéen... récemment dénoncé par Luc Ferry) ni un modèle si différent que cela du multiculturalisme anglo-saxon. Je dirai même que le modèle assimilationniste républicain "français" s'apparente davantage à la culture anglo-saxonne multiculturelle, ouverte et tolérante dans les principes (car issue du protestantisme et du libre examen) mais multiconflictuelle et intolérante dans la pratique et son rapport à l'autre (Cf. Indiens d'Amérique: un génocide tranquille et presque achevé, interventionnisme atlantiste), qu'à la culture catholique française de toujours, où c'est le contraire, la culture est plus homogène et intolérante dans les principes mais plus tolérante dans la pratique (Cf. Francophonie et frères d'alliance)...

La laïcité elle-même n'est pas un modèle qu'il suffirait d'affirmer, tel un mantra, pour que la réalité se range du côté des idéologues. La laïcité est une pratique partagée aussi bien par la monarchie médiévale que par l'Ancien Régime qui ne rémunérait pas les prêtres et le Clergé, vivait de la dîme et en redistribuait les revenus sous la forme d'aides, tel que le fait notre actuelle Sécurité sociale d'aujourd'hui qui n'a rien inventé!... Les révolutionnaires au contraire, ont assujeti la religion à l'état en rémunérant le clergé jusqu'en 1905. Ce qui est le contraire de la laïcité.

L'auteur ne voit donc pas que la société multiculturelle et multiconflictuelle qu'il décrit vient précisément de la matrice républicaine laïque, "neutre", et indifférentiste. Bien que se disant attaché au réalisme, il se contredit en critiquant d'un côté "cette idée que par nos discours publics on va faire que la société sera plus ou moins apaisée" et de l'autre l'idée que la parole publique doit "aborder ces sujets-là, parce qu'évidemment quand on se parle on ne se tape pas dessus!" Cela fait deux siècles que les républicains "dialoguent", que la république tient ce "discours minimal" des "valeurs laïques, républicaines" (sic) pour le résultat que l'on voit aujourd'hui... La république indifférentiste, relativiste et égalitaire est une impasse qui conduit à la société multiculturelle et mutliconflictuelle que l'auteur dénonce. La médecine de la société multiculturelle et multiconflictuelle n'est pas dans la république laïque, elle est dans la monarchie catholique, la société chrétienne.

La construction d'une société apaisée ne peut pas venir de l'indifférentisme d'un Etat négationniste qui refuse même de reconnaître la réalité de l'histoire de la France. Pour aimer son prochain, ne faut-il pas commencer par affirmer qui l'on est, mettre des frontières et des repères clairs là où les républicains, parlant d'universalisme laïque, ont effacé l'identité chrétienne de la France ? Comment s'étonner dans ces conditions que les étrangers ne veuillent pas s'assimiler au vide ?

Mettre dans la poche ce que l'on est au prétexte d'assimiler son prochain, ce n'est pas dialoguer, c'est génocider une part de sa population. C'est dire à autrui je vais t'assimiler en génocidant les miens. Qui s'assimilera à un modèle totalitaire ? Personne. Un "dialogue" fondé sur le génocide culturel n'est pas un dialogue, c'est de l'hypocrisie et un mensonge. Nul ne sera convaincu d'un mensonge, même érigé au plan universel.

La société apaisée implique une affirmation de notre identité chrétienne qui commande d'aimer notre prochain par amour de Dieu. L'amour de Dieu est le premier commandement, l'amour du prochain, le second. De là découle tous les bienfaits de la vérité. Le discours laïcisant de Christophe Guilluy sur les "valeurs laïques et républicaines", "discours minimal", est un poncif contredit par le Réel depuis deux siècles.

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 13:57
Loi sur le renseignement: quand l’élève français dépasse le maître américain

Loi sur le renseignement: quand l’élève français dépasse le maître américain

 

Sputnik News, 19:38 22.06.2015(mis à jour 20:45 22.06.2015)

 

"Au moment où les Etats-Unis reviennent en arrière sur le Patriot Act, la France s’apprête à suivre la même voie", déplore Françoise Dumont, la présidente de la Ligue des droits de l'Homme.

 

Le projet de loi sur le renseignement, qui officialise notamment des techniques d'espionnage sur internet et de lieux privés, va être voté la semaine prochaine.

 

Et si le Patriot Act, texte qui accorde aux services de renseignement américains de larges pouvoirs pour espionner leurs citoyens afin d'empêcher les attentats, a été bloqué au Sénat, la France voudrait s'approprier l’expérience des USA suite aux attentats du 11 septembre 2001, déjà considérée comme une erreur.

 

Suite à cette nouvelle, près d'une centaine de personnes ont participé dimanche à un rassemblement devant la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) à Levallois-Perret, près de Paris, pour protester contre ce projet de loi aussi controversé que scandaleux.

 

Cette protestation a eu lieu en réponse à un appel diffusé sur internet, et notamment sur Twitter, sous le slogan #OccupyDGSI, et soutenu par la Ligue des droits de l'Homme (LDH), le syndicat de la magistrature, le Parti de Gauche et des organisations, selon le site du mouvement.

 

"Ce texte nous est vendu comme une loi pour lutter contre le terrorisme, mais en réalité il va ouvrir la porte à une surveillance extrêmement large de la population", et notamment d'"un certain nombre de militants associatifs et syndicaux", a déclaré Françoise Dumont, présidente de la LDH.

 

On peut constater que la France prend le relais de la Grande Bretagne qui, elle aussi, par la bouche de Theresa May, se prononce pour le renseignement, faisant passer pour la loi anti-terroriste. Le second Big brother à l’européenne ne veut pas se laisser distancer. Maintenant il n y a plus de doutes, Edward Snowden a eu raison: la NSA "continuera à espionner le monde".

 

Etonnons-nous, mais M. Snowden a même été modeste dans ses réflexions, en affirmant qu' "Il ne s'agit pas uniquement de lois concrètes, le problème est ailleurs. Malgré la reconnaissance de l'illégalité et de l'inefficacité du programme de surveillance massive, toutes les branches du pouvoir américain prônent sa restitution en jouant à nouveau la carte de la menace terroriste", des projets de lois en France et en Grande Bretagne ne sont plus des cauchemars irréalistes, mais l'affaire de quelques mois ou quelques années maximum.

 

Toutefois, les Français ne sont pas prêts à renoncer à leur droit à la vie privée. Ainsi, Françoise Dumont se prononce contre cette loi qui " va permettre l’écoute de quasiment tous les portables … mettre des dispositifs complètement intrusifs sur les ordinateurs … mettre des balises sur les voitures".

 

Pourtant, selon Mme Dumont, "au nom de la sécurité, on ne peut pas tout faire – les pratiques illégales ne doivent pas être légalisées". Elle met l'accent sur une contradiction sur laquelle repose la loi: "Cette loi prévoit de surveiller les militants syndicaux et je ne pense pas que les militants syndicaux soient a priori des terroristes".

 

Quant au Freedom Act, signé mercredi par Barack Obama, rappelons qu'il limite désormais le travail des services de sécurité par rapport à la loi précédente, le Patriot Act, mais ne mettra pas fin à la surveillance américaine, a déclaré Edward Snowden lors d'une téléconférence entre la Russie et Londres organisée par Amnesty International.

 

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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 20:57
Fusillades en série: Obama accuse le congrès et le peuple américain

A Detroit et à Philadelphie, des inconnus ont ouvert le feu sur des vacanciers, faisant un mort et seize blessés. Le président américain Barack Obama accuse le congrès de ne pas vouloir restreindre la circulation des armes dans le pays. Il montre aussi du doigt la société américaine, qui par son apathie ne permet pas de changer la situation actuelle.

 

Un homme armé a ouvert le feu sur un groupe de personnes réunies pour un pique-nique à l'ouest de Philadelphie, en Pennsylvanie. Sept personnes ont été blessées, dont deux enfants de deux et dix ans.

 

Le même jour, un homme a été tué et deux blessés à Detroit, dans le Michigan, après une fusillade sur un terrain de basketball où se déroulait une soirée.

 

"Malheureusement, l'emprise de la National Rifle Association (NRA) sur le Congrès est extrêmement forte et je ne pense pas qu'il puisse entreprendre une action législative. Je crois qu'aucune mesure ne sera jamais prise tant que l'opinion publique américaine ne ressentira pas un sentiment d'urgence suffisant pour se dire: 'Ce n'est pas normal, c'est quelque chose qu'il faut changer, et on va le changer", souligne Barack Obama dans un extrait de l'interview WTF with Marc Maron rapporté par l'agence de presse Reuters.

 

Le président américain a rappelé que la Constitution du pays protégeait le droit des Américains de porter une arme et a reconnu que ces dernières étaient une tradition importante pour beaucoup d'Américains. "La question est seulement de savoir comment allier la tradition au bon sens pour qu'un homme de 21 ans déçu, désorienté ou raciste n'aille pas se fournir dans une armurerie", précise Obama.

 

Quelques jours plus tôt, le chef de l'État américain avait déjà appelé à renforcer le règlement de la circulation des armes aux USA après la tragédie de Charleston. Le 17 juin, Dylann Roof avait ouvert le feu pendant la prière dans l'église méthodiste africaine de Charleston, en Caroline du Sud, faisant neuf morts parmi les paroissiens.

 

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