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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 12:35

Suite au krach financier et l'effondrement des bourses mondiales, les plans de refinancement visant à redresser les banques en faillite par de l'argent public constituent une aubaine pour les banksters qui se voient ainsi récompensés et remerciés de leurs mauvaises gestions par des fonds d'Etats.

Autrement dit, le capitalisme moderne et sa courroie de transmission démocratique c'est la privatisation des profits et des bénéfices (pour les banksters) et la nationalisation des pertes (pour le "peuple").

Vive la démocratie!

Coup double, les banksters se seront enrichis de l'effondrement financier, des années de vol et d'usure leur auront rempli les poches, ils se verront en prime récompensés par de substantielles subventions publiques! Que veut le peuple franchement?!

Nul doute pour qu'en prime, le "krach" ne se reproduise pas..., et évidemment "assainir" le capitalisme moderne... on travaille tous ensemble à fonder le "Nouvel ordre Mondial" avec un gouvernement mondial (c'est plus sûr!)

 

- Mensonge du siècle : "sauf accident majeur, cette opération n'aura pas de coût pour le contribuable" (François Fillon)  

- L'argent dette de Paul Grignon (L'argent dette 1)

- Vol du siècle - Affaire François Pérol: un proche conseiller de Nicolas Sarkozy soupçonné de prise illégale d'intérêt

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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 08:15

Redif.

Au moment où, en pleine crise financière on entend les gauchistes sans frontiéristes et mondialistes - alliés objectifs et indispensables des libéraux - dire que la régulation du marché est "une valeur de gauche et non de droite", il serait bon de démystifier le propos, mensonger, et de rétablir la vérité. En France, C'est la droite légitimiste et traditionaliste qui la première, prend la défense des travailleurs bien avant les "socialistes" qui n'existaient pas encore... Face à ces mystificateurs qui s'approprient l'histoire, reprenons la leur et rendons donc aux premiers défenseurs des ouvriers ce qui leur appartient.

"Bon nombre de nos lois sociales les plus importantes ont été écrites entre 1815 et 1944 par des hommes aussi éloignés du libéralisme que du socialisme, en un temps où 'libéral' signifiait 'de gauche' ou, plus précisément, attaché aux idéaux de 89.

Contre le 'libéralisme' (économique, politique, religieux, c'est tout un, à cette époque), naît un courant antilibéral, marqué à la fois par son attachement à la monarchie légitime (contre les Orléans, princes libéraux), par son attachement à l'Eglise, et par son rejet des principes de 89.

Et ce légitimisme emporte de belles victoires législatives. Emmené par des grands ténors, comme
Alban de Villeneuve-Bargemont, Armand de Melun, Albert de Mun, René de la Tour du Pin, ou, plus tard, Hyacinthe de Gailhard-Bancel, il obtient le vote de maintes lois sociales.

Citons pêle-mêle:
- la limitation du travail des enfants (1840)
- l'institutionnalisation du repos dominical (1814, aboli en 1880 par des parlementaires anticléricaux et rétabli en 1906),
- l'interdiction du travail de nuit pour les femmes (1892)...

A chaque fois, c'est une nouvelle pierre dans le jardin de la révolution 'libérale' ... les grands bénéficiaires de 89 se voient ainsi imposer des limites à leurs égoïsmes et le moderne esclavage né de la révolution industrielle trouve dans ces lois un peu de modération.

Aucune des lois sociales du XIXe siècle n'émane du mouvement qui commence à naître à la gauche des 'libéraux', le socialisme; toutes sont l'oeuvre conjuguée de la hiérarchie catholique et des vieilles élites légitimistes. C'est sans doute la raison pour laquelle ces lois sociales n'ont pas toujours l'heure de plaire aux militants 'socialistes' qui en connaissent l'histoire: ils accusent alors souvent le mouvement légitimiste social de 'paternalisme' et de donner par charité ce que l'ouvrier devrait exiger en justice. ... Si aujourd'hui nous nous interrogeons sur ces motivations, nous constatons qu'en réalité, il s'agissait autant de justice que de charité.

... [I]l est au moins une preuve évidente du fait que la quête de justice n'était en aucune façon étrangère au catholicisme social: il s'agit de l'effort poursuivi tout au long du siècle pour arracher l'autorisation de se réunir en groupements professionnels. Cet effort,... porta ses fruits en 1884, avec la loi sur la liberté syndicale.

... Notons d'ailleurs que la loi sur la 'liberté syndicale' est une loi inachevée. Ce que visaient les légitimistes sociaux, c'était la pleine liberté d'association, c'est-à-dire non seulement le droit pour les ouvriers de s'associer entre eux, mais également le droit de s'associer par métier, ouvriers et employeurs ensemble. Or, la 'liberté' syndicale s'accompagne d'une interdiction formelle de ce type d'association - interdiction qui a perduré jusqu'à nos jours. Il est intéressant de constater que cette interdiction, non seulement évite une trop lourde entorse aux principes de la Révolution 'libérale' (entorse qui eût été décisive si les groupements de métier ainsi constitués avaient eu, selon le voeu des légitimistes sociaux, un véritable pouvoir législatif en matière sociale), mais également satisfait aux impératifs socialistes de 'lutte des classes'. Ainsi peut-il se faire que 'libéraux' et 'socialistes' s'accordent CONTRE l'intérêt de l'ouvrier...

Dans l'ordre spirituel, les pontifes romains de la deuxième moitié du siècle, ... surtout à partir de 1848, Pie IX, puis Léon XIII, explicitèrent dans de très nombreux documents les principes de la 'doctrine sociale de l'Eglise'. Cette doctrine, tout comme celle des légitimistes sociaux, n'est ni libérale, ni socialiste; elle est à la fois hostile à l'individualisme et à l'étatisme. Conformément à la Loi naturelle (et notamment à la nature sociale de l'homme), elle vise à restaurer dans toutes leurs prérogatives les corps intermédiaires, niant radicalement les principes de 89 pour lesquels rien n'existe entre l'individu et le Léviathan étatique...

... Au plan temporel, ces catholiques sociaux se rangeaient sous la bannière du
comte de Chambord, petit-fils de Charles X. ... Ce prince fut l'un des hommes les plus attachés à résoudre la question ouvrière qu'il traita notamment dans sa Lettre aux ouvriers (1865).

Par la suite, une forme d'alliance entre royalisme et syndicalisme commença à se nouer dans les dernières années du XIXe siècle. L'exemple le plus fameux en est sans doute les
cercles Proudhon, nés dans la mouvance de la Jeune Action française, et dont Bernanos fut un acteur éminent.

... Seuls quelques érudits et passionnés de la 'question sociale' se souviennent encore que les plus grandes de nos lois sociales sont dues, non aux socialistes, maix aux antilibéraux de droite, aux fidèles du comte de Chambord.

Et par un clin d'oeil mélancolique, la gauche de gouvernement, sous le ministère de Lionel Jospin notamment, commença à défaire ce que le royalisme social avait fait, en levant l'interdiction de travail de nuit des femmes (novembre 2000). Après avoir mis les plus faibles en esclavage au nom de la la liberté, voici que l'on brisait leurs protections au nom de l'égalité et de la parité..."

Guillaume de Thieulloy,
Mythes et Polémiques de l'histoire, Le retour de la dispute, Studyrama perspectives, France 2008, p. 150-155.


Orientations bibliographiques

* J.B. Duroselle, Les Débuts du catholicisme social en France (1822-1870), Paris 1951.
* R. de la Tour du Pin, Vers un Ordre social chrétien : jalons de route (1882-1907), Paris 1908.
* E. de Beau de Loménie, Les Responsabilités des dynasties bourgeoises, Paris, 1943-1973, 5 vol.
* H. de Bourbon, comte de Chambord, Textes politiques : Lettres et Manifestes, Paris, 1995.

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26 septembre 2008 5 26 /09 /septembre /2008 09:39
Faisons un bilan. Et j'attends sur ce point les critiques "libérales" et républicaines.

Au moment où le système "libéral" tremble sur sa base, tente d'ensorceler l'opinion pour se perpétuer, Sarkozy fait à Toulon un discours économique sentant l'halali et transpirant une inquiétude devant l'effondrement en vue.

Sarkozy choisit alors de remettre en cause le marché (discours du jeudi 25 septembre 2008), il critique "la folie" de la loi du marché qu'il s'agirait à l'Etat de réguler. Ce faisant, il fait une critique fondamentale - sans les mots - de la république athée et matérialiste. Mais son discours est hypocrite car remettra-t-il jamais en cause les principes matérialistes qui fondent la république ? Il ne s'agit donc là que d'une énième opération de sauvetage.

Le système n'a pas d'autres choix que l'ultra-libéralisme ou le communisme, il bascule aujourd'hui dans le communisme athée. C'est de plus en plus évident. Ce qui veut dire qu'on va voir la république pourchasser et traquer plus violemment tout ses opposants au nom de la défense des Français et de l'économie "française".

Il est bon de se rappeler que les batisseurs francs-maçons de la société libre & égale avaient sciemment détruit les libertés (notamment la liberté d'association via la loi Le Chapelier d'interdiction des corporations...) et anéantit l'égalité sous le couvert du slogan "Liberté & Egalité"... Les inégalités ont explosé!

Et les mêmes aujourd'hui viennent nous tenir un langage de défense des principes fous qui nous ont anéanti. Ces gens sont des sorciers et ceux qui les écoutent des ensorcelés. Ils sont les premiers responsables de la situation actuelle.

C'est au XVIIIe siècle en 1797 que l'abbé Barruel indexait la première fois le système "libéral" maçonnique en critiquant ce qui allait se produire : la "destruction de la Société", ce sont ses termes, destruction calculée dans les loges (Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme), destruction des libertés appliquée dans les faits. On y est en plein. Il suffit d'observer tous les pans de la société et de méditer sur l'avertissement du jésuite.

"Enfonçons le clou. L'une des incantations républicaines consiste à faire croire que la République a apporté l''égalité' entre les citoyens.

... [J]e ne suis pas certain que les inégalités aient été plus criantes sous Louis XVI que sous notre république. Précisément parce que l'institution de la noblesse, cet ordre prestigieux auquel toute famille désireuse de se hisser dans la société rêvait d'accéder,
empêchait par là même qu'elles continuent à s'enrichir interminablement. Un Bill Gates était inimaginable à l'époque, ces fortunes qui dépassent la richesse de nombreuses nations n'existaient pas..." (Yves-Marie Adeline, Le Royalisme en question, L'Âge d'Homme - Editions de Paris,  Libres Mobiles, 2e édition, Paris 2006, p.96).

*
Propagande : "Cette société de l'argent ... On est dans un système d'ancien régime" (Jack Lang)
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4 septembre 2008 4 04 /09 /septembre /2008 16:44
Du 21 mars au 4 avril 1797, des élections ont lieu, les royalistes l'emportent par un succès écrasant qui pourrait ouvrir la voie à une restauration monarchique. Les royalistes prennent le contrôle des assemblées, le général Jean-Charles Pichegru préside le conseil des Cinq-Cents, Barbé-Marbois les Anciens.

Va-t-on vers une restauration ? Pichegru accueille des propositions qui lui sont faites au nom du Prince de Condé. Que vont faire les grands démocrates ? Comme d'habitude, ceux-ci vont manifester leur grand amour de la liberté, de la démocratie et du peuple.

Les Jacobins s'inquiètent : le peuple a mal voté.  Barras, fort de l'appui de Hoche et de Bonaparte fait venir l'armée Sambre et Meuse vers Paris sous le prétexte mensonger d'une expédition irlandaise. Augereau est nommé commandant de la place de Paris. Hoche fournit le coup de main décisif en faisant marcher 9000 hommes vers Paris CONTRE le peuple, sous le prétexte de transfert de troupes vers Brest destiné à une expédition en Irlande...

Dans la nuit du 3 au 4 septembre 1797 (coup d'Etat du 18 fructidor an 5), Paris déjà occupée militairement, Barras, Reubell et La Révellière-Lépeaux donnent ordres à Augereau d'arrêter Pichegru et ses amis au conseil, et de mettre à mort les royalistes.

Au matin, à 10 heures les jeux sont faits. Barthélemy et Pichegru qui entretiennent des relations avec les royalistes sont arrêtés. Carnot qui n'est dans aucun des deux camps se cache avant de s'enfuir. 42 députés, 65 dirigeants et journalistes royalistes sont arrêtés, puis déportés en Guyane. Une grande affiche-proclamation du Directoire croupion annonce aux Parisiens et au pays qu'un 'complot royaliste' a été brisé, et que tout individu coupable de vouloir rétablir la royauté ou la Constitution de 1793 sera fusillé sans jugement.

La loi du 5 septembre 1797 (19 fructidor) prévoit la déportation sans jugement contre 65 'citoyens' coupables de mal-pensée avec séquestre de leurs biens. Etaient visés 11 membre du conseil des Cinq-Cents (dont Gilbert Desmolières), 42 du conseil des Anciens (Rovère, Bourdon...), les directeurs Carnot et Barthélemy, les 'conspirateurs' (sic: là soudainement le complot existe... mais il s'agit du 'complot royaliste' biensûr...) Brottier, La Villeheurnois et Duverne de Presle, arrêtés précédemment, l'ancien ministre Cochon, les généraux Miranda et Morgan, les journalistes Suard et Mailhe, le policier Dossonville ainsi que le commandant du Corps législatif Ramel.

La loi du 19 fructidor annule les élections qui ont porté au pouvoir les 'conspirateurs' dans 49 département, épurant les Conseils de 140 députés. Les élections aux administrations locales sont également cassées dans 53 départements et le Directoire reçoit le droit de nommer aux places vacantes. C'est ce que l'on appelle la démocratie façon "république française".

Un 'serment de haine à la royauté et de fidélité à la République et à la Constitution de l'an III' (sic) est imposé aux prêtres et aux électeurs. Les grands démocrates démontrent leur grand amour de la liberté de penser et de la "liberté de la presse" en supprimant 42 journaux...

Du 9 au 18 avril 1798 (20 au 29 germinal an 6) des élections ont lieu afin de renouveler le tiers des députés des conseils. Elles sont, cette fois-ci, miraculeusement favorables aux Jacobins. La 'République' l'emportait.

Bilan. "Ce qu'on peut retenir... des mesures de 'salut public' : l'annulation des 'mauvaises élections', qui exclut un tiers du corps législatif..." (François Furet)

Un exemple historique et peu connu de la belle "démocratie" soucieuse du peuple et de sa "souveraineté"...

Sources :

- François Furet, La Révolution française, Quarto Gallimard, Malesherbes 2007, p. 413-415

- Histoire et Dictionnaire de la Révolution française, 1789-1799, J. Tulard, J-F. Fayard, A. Fierro, Bouquins Robert Laffont, Paris 2004, p. 222.

- Frédéric Bluche, Stéphane Rials, Jean Tulard, La Révolution française, Que sais-je? Puf, n°142, p. 116.

Liens :


L'installation du Directoire

Deux ligne surWikipédia
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26 août 2008 2 26 /08 /août /2008 15:25

"Fais ce que je dis pas ce que je fais"...



Photographie de Bernard LazareCe reportage éclaire la position du journaliste juif Bernard Lazare (1865-1903), anarchiste et anticapitaliste, - qu'on ne peut accuser d'"antisémitisme"... -, qui dans son livre L'Antisémitisme, son histoire, ses causes (1894), explique qu'un des traits du peuple juif au cours des âges, est la "séparation d'entre les nations".

Personnellement, je ne condamne pas la chose qui, d'une certaine façon, est bonne pour préserver l'identité et la culture d'un peuple, en revanche, je condamne la propension de demander aux autres ce que soi-même on ne pratique pas : l'ouverture et la tolérance, oui, mais pour les autres...
 

Je cite : "
Chapitre Ier - Les causes générales de l'antisémitisme (livre en ligne) : L'exclusivisme. - L'orgueil juif. - ... Le Talmud. -  La séparation d'entre les nations". - La souillure. - ... L'isolement du juif.

"Partout où les Juifs, ... se sont établis, partout s'est développé l'antisémitisme, ou plutôt l'anti-judaïsme, car antisémitisme est un mot mal choisi. ... Cette race a été, ... en butte à la haine de tous les peuples au milieu desquels elle s'est établie. ... [I]l faut donc que les causes générales de l'antisémitisme aient toujours résidé en Israël même et non chez ceux qui la combattirent.  ... [L]es Juifs causèrent - en partie du moins - leurs maux."

(Bernard Lazare, L'antisémitisme, son histoire et ses causes, 1894, rééd. Documents et témoignages, Vienne 1969, chapitre Ier)
*
Le livre en ligne de Bernard Lazare

Pour mémoire : "Alors Jésus déclara à la foule et à ses disciples :
« Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse.
Pratiquez donc et observez tout ce qu'ils peuvent vous dire. Mais n'agissez pas d'après leurs actes, car ils disent et ne font pas.
Ils lient de pesants fardeaux et en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt.
Ils agissent toujours pour être remarqués des hommes : ils portent sur eux des phylactères très larges et des franges très longues ;
ils aiment les places d'honneur dans les repas, les premiers rangs dans les synagogues,
les salutations sur les places publiques, ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi." (
Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 23,1-12.)

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26 août 2008 2 26 /08 /août /2008 14:53

SARKOZY RICANE EN RENDANT HOMMAGES AUX SOLDATS MORTS

La video commence à tourner sur Internet. On y voit Sarkozy, à Kaboul le 20 août 2008 venu rendre hommage aux soldats tués dans l'embuscade du 18 août. 

J'ai mal pour nos soldats.


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26 août 2008 2 26 /08 /août /2008 13:55

20 000 manifestants royalistes ont pris d'assaut une chaîne de télévision (AP Photo/Sakchai Lalit).
20 000 manifestants royalistes ont pris d'assaut une chaîne de télévision (AP Photo/Sakchai Lalit). Crédits photo : AP

Accusant Samak Sundaravej d'être «une marionnette» de l'ex-premier ministre renversé Thaksin Shinawatra, les manifestants ont fait irruption mardi dans le complexe abritant les bureaux du chef du gouvernement,à Bangkok. La police thaïlandaise leur a donné jusqu'à 18h00 (11h00 GMT) pour quitter l'enceinte, a indiqué mardi un haut responsable de la police, estimant qu'«ils avaient provoqué des désordres et enfreint la loi».

Vêtus pour la plupart de jaune en signe d'allégeance au roi de Thaïlande Bhumibol Adulyadej, les protestataires, dont le nombre total dépasse les 20 000 selon la police, appartiennent à «l'Alliance du peuple pour la démocratie» (PAD). (Le Figaro, Le siège du gouvernement thaïlandais pris d'assaut, 26/08/2008)

Après la révolution orange, la jaune ! Chacun son tour.

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23 août 2008 6 23 /08 /août /2008 11:49
BHL n'a pas vu toutes ses "choses vues" en Géorgie, via Rue89, 22/08/2008 

Contrairement à ce qu’il a écrit dans Le Monde, le philosophe n’a pu se rendre dans la ville de Gori. Ce n’est pas la seule affabulation.

 

Qu’on l’apprécie ou non, il faut reconnaître que Bernard-Henri Lévy, qui s’est rendu la semaine dernière en Géorgie, ne manque ni de courage, ni de convictions. Mais BHL n’est pas un journaliste, et le récit qu’il a rapporté pour Le Monde, titré « Choses vues dans la Géorgie en guerre », est à prendre avec des pincettes. Ainsi, lorsque BHL déclare qu’il est arrivé à Gori mercredi 13 août et qu’il a vu une ville « brûlée », il affabule. Il n’a pas réussi à entrer dans la ville.

Rue89 a entrepris de faire ce que les confrères anglo-saxons appellent un « fact-checking », une vérification des informations livrées par un reporter. Ce que BHL n’est pas : il est présenté dans le quotidien comme « philosophe et essayiste » et son récit a été prudemment rangé sous l’étiquette de « témoignage ». Il n’en reste pas moins que ce récit occupe deux pages au centre d’un journal jouissant d’une autorité certaine en matière d’information internationale. Suite

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5 août 2008 2 05 /08 /août /2008 14:49
Tout d'abord je précise que je ne suis pas 'pétainiste'. Pétain en 1940 eut pu restaurer la monarchie, il ne le fit pas. Vichy fut "une autre république", une "nouvelle forme de République".

"La loi constitutionnelle du 10 juillet 1940. ... Sur 126 socialistes, 36 seulement ont voté non, et sur 197 radicaux, seulement 27.

260 députés républicains de gauche ont voté la loi. ... Avec Vichy, on a une république autoritaire, laïque au vrai sens du terme, axée à droite avec un caractère conservateur, rural et corporatiste. C'est une autre forme de république, mais c'est une république" (François-Georges Dreyfus, Et si Vichy n'était qu'une autre forme de république? in La nouvelle Revue d'Histoire, N° 29, mars-avril 2007, p. 56-59).

L'historienne communiste
Annie Lacroix-Rizau sujet de son livre Le Choix de la défaite (2006) développe une thèse originale, prétend avoir fouillé dans les archives et conclue que Pétain et les fascistes au pouvoir entre 1940 et 1944 (le Choix de la défaite) c'était un complot d'une organisation secrète 'la synarchie' (ayant refait surface en 1922, regroupant la banque Worms, la banque Le Hideux et la banque d'Indochine), un complot du capital contre la république, un complot 'qui voulait liquider la république', afin 'de doter la France d'institutions susceptibles d'empêcher les salariés de se défendre'... Ces 'complots pour liquider la république' se seraient 'associés les ligues'.

Qu'en est-il au juste?
Je n'ai pas lu son livre, mais dans cette video je ne perçois aucune preuve à part des incantations, des cris, aucune source citée, aucun élément probant fourni. Par contre, je constate une chose : encore une fois, communistes et libéraux se serrent les coudes et s'associent pour désigner ensemble la Bête immonde...

Curieux mais la chose me rappelle un certain avril 2002...



Jacques Ploncard d'Assac a écrit sur le thème développé.

Il ressort que contrairement à la thèse de la marxo-léniniste Annie Lacroix-Riz, Pétain, le Gouvernement de Vichy, fut tout sauf un gouvernement au service du capital..., tout sauf un complot voulu par les forces d'argent pour renverser la république... Ce serait même l'inverse qui serait vrai. Ce serait plutôt un sursaut nationaliste contre les forces d'argent apatrides et internationalistes...

Je citerai ici quelques éléments du chapitre Le sens de la Seconde Guerre mondiale du livre "Critique nationaliste" (La Librairie Française, Paris 1960) de
Jacques Ploncard d'Assac avec quelques citations du Maréchal Pétain et du pape Léon XIII qui montrent l'exact inverse de la thèse développée par Annie Lacroix-Riz.

"Quand on voudra bien étudier cette prodigieuse période qui va de 1940 à 1944, ... on sera surpris de constater que jamais on ne fut si près de 'reconstituer la société sur ses bases naturelles' (Comte de Chambord, Manifeste du 30 octobre 1873).

Deux grands procès s'étaient ouverts parallèlement: celui du libéralisme et celui du marxisme, et l'ordre corporatif apparaissait comme la libération de l'Argent et de la Subversion.

C'était cette libération qui eut été la véritable. On sait ce qu'il en advint.

Mais le grand mouvement d'idées qui s'opéra alors a laissé des traces, et des livres qu'on avait fermés, voilà vingt ans apprennent aux jeunes tout à la fois le véritable visage de ce temps et les promesses de libération qu'il portait. Ils comprennent alors les mensonges de l'histoire et les secrètes raisons des menteurs, car la reconstitution de la société sur ses bases naturelles n'avait rien à voir avec les fluctuations d'une guerre qui n'eut opposé que des nations. Le mensonge de l'histoire n'a été nécessaire que parce qu'il s'agissait, sous le couvert de la victoire des uns, d'opérer le rétablissement d'un certain ordre ploutocratique.

Là est le noeud de l'imposture.

Lorsque le Maréchal Pétain dit :

'Un peuple n'est pas un nombre déterminé d'individus arbitrairement comptés au sein du corps social', lorsqu'il montre qu'un peuple est une hiérarchie de familles, de professions, de communes, de responsabilités administratives, de familles spirituelles, articulées et fédérées pour former une patrie animée d'un mouvement, d'une âme, d'un idéal, moteurs de l'avenir pour produire à tous les échelons une hiérarchie des hommes qui se sélectionnent par les services rendus à la communauté...', il bouleverse les fondements de la démo-ploutocratie et annonce une libération autrement authentique et profonde que celle apportée de Londres et qui n'est qu'une restauration de l'Ordre ancien. Par plus d'un côté, 1944 est un 1814 républicain.

'La solution, avait dit le Maréchal, consiste à rétablir le citoyen juché sur ses droits, dans la réalité familiale, professionnelle, communale, provinciale, nationale.

'C'est de cette réalité ... et sur elle que doit se fonder la vraie liberté, car il n'y a pas et ne doit pas y avoir de liberté théorique et chimérique contre l'intérêt général et l'indépendance de la nation.

'Je me propose de recomposer un corps social d'après ces principes' (Allocution prononcée le 8 juillet 1941 à la séance d'ouverture des travaux de la 3ème commission du Conseil national sur la Réforme constitutionnelle).

Il y a un parallélisme extraordinaire entre ces propos du Maréchal au lendemain de la défaite de 1940 et ceux du comte de Chambord au lendemain de celle de 1871. Les deux fois, les mêmes forces de l'Argent et du conservatisme ont réussi à faire échouer la reconstitution de la société hiérarchisée, corporativement organisée et libérée du Pouvoir occulte de la ploutocratie.
[Pétain par la loi du 13 août 1940 interdit la franc-maçonnerie en France. Franc-maçonnerie dont chacun sait combien elle et elle seule est liée aux milieux du capital... Pour une étude de cette loi contre la franc-maçonnerie, se reporter au livre de Léon de Poncins, La franc-maçonnerie d'après ses documents secrets]

C'est tout de même singulier et je demande qu'on y réflechisse et qu'on voie bien où était la vraie libération.

Quand on relit plus de vingt ans après les propos du Maréchal Pétain sur l'avenir du pays, et tel qu'il le concevait, on prend soudain conscience de la formidable révolution qui allait s'opérer. 'Le régime nouveau, avait dit le Maréchal, sera une hiérarchie sociale. Il ne reposera plus sur l'idée fausse de l'égalité naturelle des hommes, mais sur l'idée nécessaire de l'égalité des chances données à tous les Français de prouver leur aptitude à servir. Seuls le travail et le talent deviendront le fondement de la hiérarchie française. ... ainsi renaîront les élites véritables que le régime passé a mis des années à détruire, et qui constitueront les cadres nécessaires au développement du bien-être et de la dignité de tous'.

À ceux qui craignaient pour la liberté, il répondait :

'L'autorité est nécessaire pour sauvegarder la liberté de l'Etat, garantie des libertés individuelles, en face des coalitions d'intérêts particuliers. Un peuple n'est libre, en dépit de ses bulletins de vote, dès que le gouvernement qu'il a librement porté au pouvoir devient prisonnier de ces coalitions...'

Ce sont les plus puissants de ces intérêts qui ne lui ont jamais pardonné la voie révolutionnaire sur laquelle ils s'engageait, comme ils n'avaient pas pardonné jadis au Comte de Chambord. Chaque fois qu'un prince ou un chef français a essayé de renouer avec la Tradition, de restaurer l'ordre corporatif pour défendre les petits, une étrange coalition des intérêts ploutocratiques et des forces de gauche a fait barrage.

Le Maréchal touchait au mécanisme même du systèle démo-libéral en dénonçant, sur le plan de la production et des échanges, 'l'asservissement aux puissances d'argent'.

Et il annonçait :

'Deux principes essentiels nous guideront : l'économie doit être organisée et contrôlée (frein au 'libéralisme' économique). La coordination par l'Etat des activités privées doit briser la puissance des trusts et leur pouvoir de corruption (interventionnisme et protectionnisme)' (Message au Peuple Français, du 11 octobre 1940).

En parlant ainsi, le Maréchal désignait les forces qui devaient l'abattre (les forces du capital).

C'est la condition prolétarienne que le Maréchal Pétain entendait transformer. Quelles sont donc les causes qui ont dressé les classes les unes contre les autres? demandait-il.

Et il répondait :

'Ces causes, c'est la menace du chômage, c'est l'angoisse de la misère qu'elle fait peser sur vos foyers. C'est le travail sans joie de l'ouvrier sans métier. C'est le taudis dans la cité laide, où il passe les hivers sans lumières et sans feu. C'est la vie nomade, sans terre, sans toit.

'Telle est la condition prolétarienne. Il n'y aura pas de paix sociale tant que durera cette injustice... les causes de la lutte des classes ne pourront être supprimées que si le prolétaire qui vit aujourd'hui accablé par son isolement (voulu et recherché par l'éclatement libéral), retrouve dans une communauté de travail, les conditions d'une vie digne et libre, en même temps que des raisons de vivre et d'espérer.

'Cette communauté, c'est l'entreprise; sa transformation peut, seule, fournir la base de profession organisée, qui est elle-même une communauté de communautés...' (Discours de Saint-Etienne, 1er mars 1941).

Qu'on observe bien ce qui s'est passé depuis que les forces démo-ploutocratiques ont repris le pouvoir : elles ont cédé sur des points de détail, jamais sur la structure capitaliste de la condition ouvrière.

Or, la libération vraie était là, dans cet ordre nouveau que le Maréchal définissait ainsi:

'Abandonner tout ensemble le principe de l'individu isolé en face de l'Etat (républicanisme libéral), et la pratique de coalitions ouvrières et patronales dressées les unes contre les autres' (marxisme). Instituer 'des groupements comprenant tous les membres d'un même métier : patrons, techniciens, ouvriers.

'Le Centre de groupement n'est plus la classe sociale, patronale ou ouvrière, mais l'intérêt commun de tous ceux qui participent à une même entreprise' (Discours de Commentry, 1er mai 1941).

La Révolution nationale se centrait sur l'ordre corporatif. C'est toute la structure de la société capitaliste (les forces du capital d'Annie Lacroix-Riz...) qui allait être bouleversée et les espérances de son contraire : le marxisme. Qui ne comprend aujourd'hui la conjonction de leurs efforts pour empêcher cette Libération sociale?

Si l'on envisage les évènements, sous cette optique de l'alliance de la ploutocratie et du communisme contre les Révolutions nationales qui cherchaient à reconstituer une société hiérarchisée, corporativement organisée et indépendante des trusts (indépendante des pouvoirs d'argent et du capital), nous avons l'explication de l'histoire (libérale) contemporaine.

'Le capitalisme international et le socialisme international, disait le Maréchal Pétain, ont été d'autant plus funestes que, s'opposant l'un à l'autre en apparence, ils se ménageaient l'un et l'autre en secret (deux faces d'une même pièce...) Nous ne souffrirons plus leur ténébreuse alliance'.

'À la suite de l'expérience, je corrigerai l'oeuvre entreprise et je reprendrai, contre un capitalisme égoïste et aveugle, la lutte que les souverains de France ont engagée et gagnée contre la féodalité.

'J'entends que notre pays soit débarrassé de la tutelle la plus méprisable : celle de l'argent' (Discours à la Jeunesse de France, 29 décembre 1940).

Comme ces paroles rendent un son étonnant dans notre monde d'aujourd'hui! À l'audace qu'elles semblent contenir on mesure le recul opéré en vingt ans, la reprise en main de l'opinion par les puissances d'argent et les ménagements non plus secrets, mais publics que le capitalisme international et le socialisme international ont désormais l'un pour l'autre.

Lorsque le Maréchal propose d''assurer une représentation réelle (la représentation sincère de l'Alliance Royale) des forces vives du pays', d'obtenir une représentation réelle 'de la nation elle-même' (14 octobre 1941), il ne limite pas la représentation nationale, il lui donne au contraire une valeur, en représentativité et en compétence, que la démocratie ne permet pas d'atteindre.

... La grande affaire depuis un siècle aura été l'alliance constante de l'Argent et de la Révolution contre toute tentative d'organisation corporative de la production.

De la part du Capitalisme-libéral, cela se comprend parce que la Corporation limite sa liberté et lui impose des devoirs (la corporation est une frein au 'libéralisme'); de la part de la Révolution, cela se comprend aussi parce que l'organisation corporative de la production résolvant l'antagonisme des classes enlevait à la propagande révolutonnaire ce levier du prolétariat revendicateur dont Karl Marx avait vu, dès le milieu du XIXe siècle, les immenses possibilités révolutionnaires qu'il offrait.

L'évolution des crises politiques a été influencée d'une manière décisive par cet intérêt commun de la Ploutocratie et de la Révolution (guère étonnant donc de voir la communiste Annie Lacroix-Riz calomnier Pétain en l'accusant faussement d'être au service du capital. Dans l'intérêt de sa secte communiste, c'est logique). On s'est étonnné, par exemple, qu'une assemblée monarchiste comme celle de 1871 n'ait point rétabli le Comte de Chambord sur le trône de France. C'était oublier l'hostilité du monde des affaires, en grande aprtie orléaniste, qui répugnait à voir le Comte de Chambord reconstituer une monarchie organique et corporative qui eut donné au prolétariat sa place dans la Nation.

Tandis que Karl Marx saisit l'occsion que lui fournit la société capitaliste d'utiliser le prolétariat comme force de rupture de la société chrétienne, le Comte de Chambord, qui veut sauver les valeurs fondamentales de cette dernière (la 'droite des valeurs' d'Alain Soral), voit qu'il faut condamner le libéralisme politique et dans sa Lettre sur les Ouvriers, il aborde les solutions 'que les principes et les expériences paraissent indiquer':

'À l'individualisme opposer l'association; à la concurrence effrénée, le contrepoids de la défense commune; au privilège industriel, la constitution volontaire de corporations libres' et qui 'pourraient entrer dans l'organisation de la commune et dans les bases de l'électorat et du suffrage (...) considération qui touche un des points les plus graves de la politique de l'avenir'.

Telle était la monarchie organique et corporative que se proposait de reconstituer le Comte de Chambord et que la 'droite des affaires' qui se drape dans le drapeau tricolore de la Révolution, va faire échouer.

Cette 'droite des affaires' (orléanisme) voulait bien restaurer la monarchie pour couronner l'Etat capitaliste-libéral, mais elle se refusait à reconstituer une monarchie organique et corporative qui aurait contrôlé le 'privilège industriel', ce que nous appellerions aujourd'hui : les trusts.

'Il ne s'agit rien moins que de reconstituer sur ses bases naturelles une société profondément troublée, rappelait le Comte de Chambord dans son manifeste du 30 octobre 1873, la France verra la fin de ses épreuves quand elle voudra le comprendre'.

Maurras fera remarquer que 'les papes ont dit et redit la même chose'.

Que dit en effet Léon XIII, dans son encyclique
Humanum genus, le 20 avril 1884, vingt ans après la Lettre du Comte de Chambord sur les Ouvriers? Ceci :

'Il est une institution due à la sagesse de nos pères et dont le temps avait interrompu le cours (Loi révolutionnaire
Le Chapelier 1791 interdisant les corporations de métiers), qui peut servir de modèle et de type pour créer de nos jours des institutions semblables: nous voulons parler des Corporations d'artisans qui, avec la religion pour guide, protégeait à la fois les intérêts et les moeurs'.

Encore une fois, nous allons voir le monde des affaires s'opposer à Léon XIII comme au Comte de Chambord. C'est bien la même lutte qui se poursuit...

Lorsque Léon XIII lancera le 16 mai 1891 sa grande encyclique sociale
Rerum novarum, il reviendra sur la nécessité de reconstituer les corporations.

'Le siècle dernier, disait-il, a détruit sans rien leur substituer, les corporations anciennes.... et ainsi peu à peu, les travailleurs isolés et sans défense (face au marché) se sont vus, avec le temps, livrés à la merci de maîtres inhumains et à la cupidité d'une concurrence effrénée'...

Cette société démo-libérale, dure à l'ouvrier, c'est celle qui vote anticlérical et va laïciser l'école, chasser les religieux, séparer l'Eglise et l'Etat.

... Tels sont les fondements de la doctrine corporative dont le Maréchal Pétain entendait s'inspirer pour réaliser la Révolution nationale. Là était la véritable 'Libération'. On eut l'autre."

(Jacques Ploncard d'Assac, Critique nationaliste, La Librairie Française, Paris 1960, p.171-186)

                                                        ***
Entre autres falsifications, Annie Lacroix-Riz est connue pour avoir dans une tribune du Monde du 26 février 2002 intitulée « Le pape de Hitler », écrit qu'avec l'appui de Pie XII, "l'Église s'engagea activement à l'est de l'Europe dans l'extermination"... L'assertion suffit à qualifier 'l'historienne'...

Stéphane Courtois, auteur du Livre noir du communisme indique : « Mme Lacroix-Riz ignore les témoignages de base (...) elle ne tient aucun compte des règles de travail élémentaires de l'historien (...) À aucun moment elle ne s'interroge (...) De surcroit, Mme Lacroix-Riz ignore tout autant les nombreux travaux tirés des archives soviétiques synthétisés par Nicolas Werth (...) elle ignore tout autant les nombreux ouvrages en anglais. » (Stéphane Courtois, Vous avez dit négationnisme? Le Meilleur des mondes (revue) 1, avril 2006. Voir aussi un article de S. Courtois sur le « négationnisme » de la famine dans Histoire du christianisme de décembre 2005.)

                                                          *** 

* Contre-information. Le mythe de la République 'sociale'
*
Money as debt - L'argent comme dette
*
1789 Une aristocratie en chasse une autre, naissance de la bourgeoisie d'affaires et de l'Argent-Roi, la ploutocratie
*Propagande : "Cette société de l'argent ... On est dans un système d'ancien régime" (Jack Lang)
*
Le gouvernement gouverné
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28 juillet 2008 1 28 /07 /juillet /2008 06:07

Réalisation : Paul Grignon (2006)
Une video qui explique le fonctionnement du système économique mondial actuel, fondé sur l'argent comme dette.
La 2e partie de la video indique des pistes intéressantes pour en sortir, mais aussi les obstacles.

 

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"Il ne s'agit pas d'un avènement du capitalisme: celui-ci coexistait avec l'ancienne société, dans le cadre d'une économie de marché. ... "Il s'agit d'une explosion du capitalisme. Du second rôle, il passe au premier. Aucune autorité, désormais, ne sera en mesure de lui servir de contrepoids." (René Sédillot, Le coût de la Révolution française, Vérités et Légendes, Perrin Mesnil-sur-l'Estrée 1987, p. 242-243)
 
- Mensonge du siècle : "sauf accident majeur, cette opération n'aura pas de coût pour le contribuable" (le plan de refinancement des banques aura coûté 360 milliards d'Euros mais "n'aura pas de coût pour le contribuable" ! dixit François Fillon.)

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12 juillet 2008 6 12 /07 /juillet /2008 14:52

Complot politique et coup d'Etat du 14 juillet


 

J'aurais tout aussi bien pu titré cet article "le coup d'Etat des impérialistes". Ou "le 14 juillet 1789, un modèle de complot politique".

 

La dite révolte du peuple de ce 14 juillet n'a en effet rien d'une génération spontanée. Je mets l'article en ligne au 12 juillet, car dès le 12, les évènements s'enchaînent.

 

Je tire essentiellement les quelques informations qui suivent du livre de Pierre Dominique, Le Quatorze juillet, édité chez Lardanchet en 1950.

 

Je termine par quelques observations de Pierre Gaxotte, René Sédillot et Jean Sévillia.

 

Pour commencer. "Tout le début de la Révolution française est caractérisé par le débauchage des troupes. Gardes françaises d'abord, puis régiments de ligne français, puis régiments étrangers. … Les financiers Laborde, Dufresnoy, d'autres, qui ont pris position à la hausse et pour qui Necker c'est la hausse,  paient d'honnêtes contributions; on a de quoi acheter qui l'on veut." (p. 62).

 

Alfred Fierro et Jean Tulard confirment le travail de sape et de corruption de la franc-maçonnerie dans l'armée, je cite :

 

"L'idéologie égalitaire de la franc-maçonnerie contribua largement à la désagrégation de la discipline dans l'armée, où les loges étaient particulièrement nombreuses" (Alfred Fierro, Jean Tulard, Dictionnaire de la Révolution in Jean Tulard, J.F. Fayard, A. Fierro, Histoire et Dictionnaire de la Révolution française 1789-1799, Bouquins Robert Laffont, Paris 2004, p.831).

 

Ces deux historiens indexent l'égalitarisme (d'idéologie maçonnique) comme à l'origine de la "désagrégation de la discipline dans l'armée".

 

Pour une illustration de cette désagrégation de la discipline suite aux dogmes révolutionnaires, se reporter au remarquable article rédigé par Tancrède Josseran "Et la Royale fut détruite!" in Le Livre noir de la Révolution française (par Pierre Chaunu, Jean Tulard, Emmanuel Leroy-Ladurie, Jean Sévillia, Cerf, Paris 2008).

 

Je cite: "La Révolution est considérée outre-manche comme le meilleur moyen d'abattre définitivement les prétentions maritimes de la monarchie française" (p. 283.) "Désorganisée, découragée, désarticulée, en proie à la subversion, la Marine devait à partir de février 1793 faire face une nouvelle fois à la Royal Navy.

 

Au moment où la France entame la phase décisive de ce que l'on pourrait appeler la 'seconde guerre de Cent Ans', la Révolution a brisé le seul instrument qui aurait pu permettre de frapper au cœur l'âme des coalitions antifrançaises" (p. 291).

René Sédillot ajoute: "Ce que la France perd, l'Angleterre le gagne. Plus encore sur le plan commercial que sur tout autre plan, elle est la grande bénéficiaire de la Révolution et de ses suites. Elle est sans doute consciente, dès le début du grand bouleversement, de la chance qui s'offre à elle: comme elle a une revanche à prendre sur la monarchie française qui a aidé l'Amérique à se libérer, elle n'est pas fâchée de voir le roi contesté et diminué.

 

'Voici, dit Fox après la prise de la Bastille, l'évènement le plus important de l'histoire du monde et le plus heureux'. La "cavalerie de Saint-Georges" ne manque pas l'occasion de financer discrètement les révolutionnaires les plus corruptibles..." (René Sédillot, Le coût de la Révolution française, Vérités et Légendes, Perrin, Mesnil-sur-l'Estrée 1987, p. 220).

 

"Ainsi, dans tous les domaines du commerce, sur terre comme sur mer, la Révolution et l'Empire consacrent à la fois le triomphe britannique et l'éclipse de la France. (p. 222)

 

Le commerce français ne retrouvera son niveau d'activité de 1789 qu'après 1825...

 

Encore la part de la France dans le commerce mondial sera-t-elle alors loin de rejoindre le pourcentage atteint avant la révolution...

 

Ce pourcentage-là ne sera jamais retrouvé. En chiffres absolus, trente-cinq années ont été perdues.

En chiffres relatifs, à l'échelle du monde, le recul est sans appel." (p. 222)

   

Pierre Dominique nomme l'évènement. 
"Un coup d'Etat est chose sérieuse. La Cour va s'en apercevoir. Et d'ailleurs, l'adversaire sait tout. Montgaillard, historien royaliste, dit que les mémoires de Foulon furent lus devant Narbonne, qui avertit sa maîtresse, Mme de Staël, laquelle en informa Necker ou Mirabeau. Peu importe le canal par où se font les fuites; l'autre camp voit clair dans le jeu du Roi…" (p. 75)

 

"Le moteur responsable, cherchons-le sous les couleurs d'Orléans. Nommons-le, car il a une figure humaine. Tendons la main dans l'ombre, nous y saisirons celle de Laclos qui n'est pas que le romancier des Liaisons dangereuses mais l'âme damnée du duc et l'un des plus profonds politiques du siècle finissant." (p. 143)

 

Le duc d'Orléans a pour lui sa fortune. C'est le plus riche seigneur du royaume. … En ce début de la Révolution, il paie à bureaux ouverts les journalistes, brochuriers, libellistes de tout Paris et de tout Versailles, les crieurs, parleurs, aboyeurs qui remplissent les cafés, les coupe-jarrets dont il a des dizaines à sa solde et qui se chargeront de recruter en payant à boire et, le moment venu, d'encadrer les braillards dans la rue." (p. 29-30).

 

"Son chef d'état-major et le chef véritable d'un mouvement dont on observe les effets sans pouvoir toujours en découvrir la source, … Choderlos de Laclos… 'un homme noir', note Michelet. 'Le profond Laclos', dit-il encore. … Franc-maçon, membre de trois clubs, quand il n'est pas au Palais royal, on le trouve à Montrouge chez le duc de Biron. … Il faut voir en lui l'agitateur, le tacticien des mouvements de rue, celui qui tient la main du prince et la fait mouvoir, et, comme dit le comte de la Marck, 'l'âme du parti d'Orléans'. (p. 31)

 

"L'un des bons instruments du duc d'Orléans et de son chef d'Etat-major, le meilleur peut-être, est la franc-maçonnerie dont le duc est, depuis 1772, le grand-maître. (p .33).

 

"Les frères se tiennent, marchent en ordre, murmurent leurs mots de passe, suivent aveuglément leurs chefs. Le pouvoir ne peut rien contre cette organisation souterraine. Le peut d'autant moins qu'elle pénètre la Cour, qu'elle est maîtresse à Versailles comme à Paris.

 

… Bien entendu les maçons ont joué un grand rôle dans la confection des Cahiers et beaucoup d'entre eux ont été élus aux Etats. Les trois quarts des députés du Tiers, au total près de la moitié des députés sont maçons [une extrême minorité sur-représentée]. (p. 34)

 

Pierre Gaxotte nous donne quelques indications. "Le parti 'libéral' avait déjà ses comités locaux : loges, académies, chambres de lecture, sociétés philosophiques et patriotiques tenues en haleine depuis le début de 1788, exercées au maniement de l'opinion et à l'agitation des places publiques par un an de cris et de discours et de manifestations. Merveilleux instruments de propagande et de combat, toutes ces organisations étaient déjà  reliées par une correspondance incessante, un échange régulier de nouvelles et de brochures. Il suffisait de peu de chose pour les fédérer complètement et emprisonner la France électorale dans les mailles de leur réseau" (Pierre Gaxotte, ''La Révolution française'', Nouvelle édition établie par Jean Tulard, Éditions Complexe, Bruxelles 1988, p. 99-100). "Les cahiers de campagne ne sont presque jamais des cahiers de paysans. Presque partout ils ont été proposés, rédigés ou copiés par des hommes de loi. Ils reproduisirent les modèles non seulement dans leur esprit, mais dans leur style – qui les trahit." (ibid., p. 103).

 

"Le coup d'Etat date du 11" (P. Dominique, ibid., p. 113). Je passe sur les détails et les évènements relatés par P. Dominique à compter du 11.

 

Mais je donne quelques éléments éclairants fournis par Pierre Gaxotte.

 

"Le 12, à midi, Paris n'est plus qu'une immense confusion. Dans un remous de hurlements, de tocsins et de fausses nouvelles, tourbillonne une foule affolée. … Là on pille, on assassine, on s'enivre. Les dragons du prince de Lambesc, rangés sur la place Louis XV, à l'entrée des Tuileries, sont bombardés de briques, de pierres, de tessons de bouteilles. Le prince dégage sa troupe en quelques galops et, conformément aux instructions, rompt le contact pour se retirer sur la rive gauche" (P. Gaxotte, ibid., p. 111).

 

La nuit du 12 au 13 et la journée du 13 sont sinistres. On dirait que l'on assiste à la décomposition totale de la société. Les bourgeois se barricadent dans leurs maisons. La rue est livrée à la plus vile populace et à la plus effrayante. … [L]es brigands qui viennent de mettre à sac l'hôtel de la police, s'arment aussi et plus vite. . … Les bandes se portent partout où il y a des fusils et des piques. Le matin du 14, elles se jettent sur les Invalides, sans que Bésenval qui a trois régiments suisses et huit cents cavaliers à l'Ecole militaire fasse le moindre mouvement (!)… Une heure après, elles refluent sur la Bastille… Le gouverneur, M. de Launay, avec sa petite garnison de Suisses... aurait pu sans peine se défendre, mais sa philosophie y répugnait. Il parlemente, retire les canons... et invite à sa table deux délégués des assiégeants...
Finalement, deux hommes armés de haches, le charron Tournay et l'épicier Pannetier en grimpant sur le toit d'une échoppe parviennent à briser les chaînes d'un pont-levis qui s'abat avec fracas. La garnison instinctivement riposte, puis ne se sentant pas commandée, elle contraint Launay à capituler contre la promesse qu'il ne serait fait de mal à personne... En dépit de quoi Launay est massacré, et son corps traîné au ruisseau, ... Le prévot des marchands Flesselles est massacré, dépecé. Leurs têtes mises au bout d'une pique promenées jusqu'à la nuit. (p. 111).

 

Pierre Dominique.

Le 14. "La foule se jette sur la forteresse. Qui l'y pousse? Elle y court semble-t-il de son propre mouvement, comme elle a couru aux Invalides et à l'Arsenal.

 

Là-dessous, trois réalités: la personnalité et les ambitions du duc, le flot d'or qui coule de ses caisses, la propagande qu'il paie. Les contemporains ne s'y sont pas mépris. 'Le duc d'Orléans, dira Mme Roland, avait sa part dans toutes les agitations populaires'. Et Malouet : 'Le 14 juillet, les agents du duc d'Orléans furent les plus remarqués par la foule'. Malouet va plus loin et lui, à qui Montmorin communiquait tous les rapports de police, parlant de l'affaire Réveillon, de l'incendie des barrières à Paris et de celui des châteaux en province, déclare que ce sont là des opérations payées et payées par le duc. 'Il y concourait, dit-il, pour son compte, et les Jacobins pour le leur.'

 

Ainsi le duc a monté l'affaire Réveillon, l'incendie des barrières et celui des châteaux, et l'on voudrait qu'il n'ait pas monté et payé le soulèvement du 12 et du 13 et les deux grandes opérations du 14 aux Invalides et à la Bastille!

 

… Le marquis de la Salle, membre du Comité de permanence, et, un instant, chef de la milice bourgeoise, devait avouer qu'un plan d'attaque de la Bastille lui avait été présenté le 13 juillet (signe que l'idée avait déjà été mise en circulation) (p. 140-141).

 

René Sédillot résume : "Le 14 juillet 1789, en trois quarts d'heure, la Bastille est prise par une bande d'émeutiers,… commandités par Philippe d'Orléans, grand maître des Loges du Grand Orient (http://www.godf.org/) :

... ils sont partis du Palais Royal, où réside le duc. Ils ont pris des armes aux Invalides. Ils massacrent le gouverneur et la garnison qui ne résistaient pas…" (René Sédillot,
Le coût de la Révolution française, Vérités et Légendes, Perrin, Mesnil-sur-l'Estrée 1987, p. 78).

 

Une Famine "organisée"

 

"Au cours des quatre mois qui précèdent la prise de la Bastille, il éclata plus de trois cents émeutes en France. Le mouvement était réglé par un plan qui n'était point secret le moins du monde. En 1788, à Genève, avait paru sous l'anonymat un curieux ouvrage : le Code National. (M. Gustave Bord, dans la Conspiration révolutionnaire l'a signalé). L'auteur qui restait monarchiste et entendait séparer le Roi des privilégiés, soulignait que seule l'armée pourrait défendre l'Ancien Régime, qu'il fallait donc la travailler, la corrompre, l'amener au peuple soulevé lui-même par une disette organisée. La tactique consistait… à multiplier les troubles locaux qui retiendraient sur tous les points du territoire les forces militaires et, en même temps, exciteraient les esprits. Au bout de quelque temps de ce chauffage, le grand coup pourrait être porté à Paris." (p. 39-40)

…Il (le duc d'Orléans) sait agir sur le peuple autrement qu'en le payant; il lui retire son pain, le lui redonne. Comment? En pratiquant l'agio sur les blés… Malouet confirme : 'Les agents du duc d'Orléans faisaient aussi sur cet objet (les blés), leurs spéculations; ils faisaient vendre et acheter en divers lieux suivant qu'ils avaient besoin de la faveur ou des fureurs de la populace.' On l'accusa même d'avoir fait courir de fausses circulaires, signées Necker, arrêtant les approvisionnements sur Paris du 20 avril au 15 mai, au moment où se réunissaient les Etats généraux" (p. 29-30).

 

"Dès 88, les Maçons, avec toujours en bouche les grands thèmes d'ordre et de centralisation, sont la colonne vertébral du parti national, de ce parti dont Lafayette est le dieu, qui vit des idées politiques anglaises et américaines après avoir sucé le lait de l'Encyclopédie.

 

"Ainsi la Maçonnerie mène tout et voici, même du point de vue des révolutionnaires le mauvais côté de la chose: comme la Maçonnerie nous vient d'Angleterre, et que les loges françaises sont restées en relations étroites avec les loges-mères de l'autre côté de l'eau, que, notamment, les loges de rite écossais, … se rallient de plus en plus à la Grande Loge de Londres, une sourde influence anglaise, une obscure pesée s'exercent sur nous, qui s'ajoutent à l'anglomanie régnante depuis cinquante à soixante ans. L'opposition secrète de la Maçonnerie à la monarchie traditionnelle se trouve ainsi secrètement manœuvrée par l'Angleterre, alors que l'Angleterre, battue dans une guerre précédente, a sa revanche à prendre sur terre et sur mer. Grave sujet de méditation pour un patriote, mais les patriotes de l'époque ignorent tout cela: ils marchent la tête dans les nuées. … Les Parisiens, … n'imaginaient pas une seconde qu'ils puissent être manœuvrés" (p. 35-36) [Certains 'patriotes', 'nationalistes' d'aujourd'hui feraient bien d'y réfléchir].

 

"Il n'y a peut-être que la joie du libéral qui croit voir se faire une révolution à l'anglaise. Mais Mercy, lui, cherchant la main qui a déclenché le mouvement, note les 'manœuvres secrètes de la Cour de Grande-Bretagne'. Plus tard, beaucoup plus tard, Louis XVIII pourra écrire à Saint-Priest : 'Je crois que le ministère britannique a fomenté et peut-être payé les commencements de la Révolution'". (p. 216)

 

René Sédillot indique:
"...La vraie révolution française, celle qui va marquer tout le siècle, se situe sur le plan financier: à la primauté du sang, qui caractérisait théoriquement l'Ancien Régime, succède la primauté de l'argent. A la noblesse, qui détenait en principe les privilèges succède la bourgeoisie. Aux nobles succèdent les notables.
Marat lui-même s'interroge: "Qu'allons-nous gagner à détruire l'aristocratie des nobles, si elle est remplacée par l'aristocratie des riches?"…

"Il ne s'agit pas d'un avènement du capitalisme: celui-ci coexistait avec l'ancienne société, dans le cadre d'une économie de marché. Mais les capitalistes n'avaient pas le premier rang. Même un Samuel Bernard, même un John Law ne pouvaient prétendre aux honneurs que dans la mesure où ils se pliaient aux règles établies, en s'anoblissant et en entrant dans le système. Le roi, de toute façon, était au-dessus de la mêlée. Il s'agit d'une explosion du capitalisme. Du second rôle, il passe au premier. Aucune autorité, désormais, ne sera en mesure de lui servir de contrepoids. Les droits de la naissance ne pourront rien contre ceux de la finance. … "Avant la révolution, les banquiers privés étaient nombreux, parfois influents, mais sauf Necker en 1789, ils ne tenaient jamais le haut du pavé" (p. 242-243).

"Les industriels et les financiers 'ne regardent pas si les âmes se perdent, mais si les affaires se font' (Antoine Blanc de Saint-Bonnet, La Légitimité, Tournai, Casterman, 1873, p. 83. La sur-excitation et la concurrence forcée accroissent en même temps la somme de travail et celle de la misère. Ibid.) L'argent est désormais une valeur suprême.

 (Pour comparaison, lire l'article où Jack Lang accuse le gouvernement Sarkozyste de faire revenir la France à la "société d'argent de l'Ancien régime"...)

Conclusion


La révolte spontanée du peuple français le 14 juillet, la révolution dite "française" est une légende, un coup d'Etat soutenu par les clubs maçonniques (les Jacobins), payé par les milieux de la finance (Laborde, Dufresnoy), par le duc d'Orléans, grand maître du Grand orient, et par l'Angleterre (la Cavalerie Saint-Georges).
Au final : l'Angleterre gagnante, un recul sans appel.

Pensant être des 'patriotes', les émeutiers ne savaient pas qu'ils étaient en réalité manœuvrés et manipulés par la franc-maçonnerie.

L'erreur politique (ou la sainteté) de Louis XVI? Celle d'avoir donné des ordres de ne pas tirer sur "le peuple" alors qu'il ne s'agissait que d'émeutiers… La république ne s'embarrassera pas de ce genre de précautions en temps voulu… Exemples : elle envoya Bonaparte donner du canon contre le peuple royaliste de Paris coupable d'avoir mal voté en 1797... En 1908, le royaliste Charles Maurras prit "violemment Clemenceau à partie pour avoir fait tirer sur les ouvriers de Draveil en grève" (Mythes et Polémiques de l'histoire, Le retour de la dispute, Studyrama perspectives, France 2008, p 154).

 

Jean Sévillia confirme.
"Le 14 juillet, contrairement à la légende des manuels, la Bastille n'est pas prise par une foule spontanément mobilisée. L'opération est menée par une bande d'agitateurs à la recherche de fusils et de munitions, entrés par la porte que leur a ouverte le gouverneur Launay. En guise de remerciement, celui-ci est assassiné. De la vielle forteresse – que l'administration royale voulait déjà démolir - sont extraits en fait de victimes de l'absolutisme, sept prisonniers : quatre faussaires, un libertin et deux fous. La légende a fait de cette péripétie un haut fait d'armes." (
Jean Sévillia, Historiquement correct, Pour en finir avec le passé unique, Perrin, Saint-Amand-Montrond 2003, p. 179-180).

 

"Dès 1789, ce sont des minorités qui s'emparent du pouvoir et se le disputent. Si bien que le moment fondateur de la République française porte en lui une inavouable contradiction. Conduite au nom du peuple, la Révolution s'est effectuée sans le consentement du peuple, et souvent même CONTRE le peuple" (J. Sévillia, ibid., p. 177).

 

"Si quelques masses révolutionnaires, comme les 'sans-culottes' de Paris, ont souvent soutenus les mouvements initiés, la majorité de la population, elle, n'a pas participé aux évènements : laissée dans l'ignorance, elle n'était pas consultée" (Mythes et Polémiques de l'histoire, Le retour de la dispute, Studyrama perspectives, France 2008, p. 131).

 

Quid alors de la dite 'révolution libérale'? Mythes et polémiques de l'histoire indique (p. 133-134) : "les identités provinciales sont combattues, les identités sociales sont niées (il n'y a plus de rangs, plus de prêtres, plus de nobles). Quant à la 'liberté d'expression', elle est étouffée au nom de la 'patrie en danger'" (déjà…)

 

  

                                                      ***

Sources :

 

* Pierre Dominique, Le Quatorze juillet, Lardanchet, Macon 1950.

* René Sédillot, Le coût de la Révolution française, Vérités et Légendes, Perrin, Mesnil-sur-l'Estrée 1987

* Pierre Gaxotte, ''La Révolution française'', Nouvelle édition établie par Jean Tulard, Éditions Complexe, Bruxelles 1988

* Jean Sévillia, Historiquement correct, Pour en finir avec le passé unique, Perrin, Saint-Amand-Montrond 2003

* Alfred Fierro, Jean Tulard, Dictionnaire de la Révolution in Jean Tulard, J.F. Fayard, A. Fierro, Histoire et Dictionnaire de la Révolution française 1789-1799, Bouquins Robert Laffont, Paris 2004

* Mythes et Polémiques de l'histoire, Le retour de la dispute, Studyrama perspectives, France 2008.

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10 juillet 2008 4 10 /07 /juillet /2008 09:03
WASHINGTON (AFP) - Le bonheur fait des progrès dans le monde, affirme une étude menée auprès d'une cinquantaine de pays entre 1981 et 2006.

La phrase à retenir : "Le bonheur des habitants d'un pays est plus souvent lié au degré de démocratie de son régime, affirme l'auteur principal de l'étude, Ronald Inglehart."

Ce type de réflexion sent bon la propagande jacobine de 1789 où le bonheur était fixé comme une table de la loi dans la déclaration des 'droits de l'homme'... Il suffisait de connaître ces 'droits', de les maintenir, de les diffuser comme une sorte de nouvelle Evangile..., pour échapper aux malheurs politiques et 'sociaux'..., "afin que les réclamations des citoyens... tournent toujours... au bonheur de tous"... 

Avec de telles déclarations de principes, le mythe du bonheur en faire-valoir magique..., inutile de s'étonner des guerres qui suivirent... Guerres inscrites virtuellement dans l'impérialisme de telles pétitions. Guerres toujours au service des mêmes ploutocrates.
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9 juillet 2008 3 09 /07 /juillet /2008 15:44
Par Guillaume de Thieulloy in Mythes et Polémiques de l'histoire, Le retour de la dispute, Studyrama perspectives, France 2008, p. 150-155.

Ce livre doit être acheté par tout bon contre-révolutionnaire et être mis en bonne place dans sa bibliothèque aux côtés des livres de Jean Sévillia, Jacques Heers, Régine Pernoud, René Sédillot, Jean Dumont et d'autres. Entre autres contre-informations: le mythe des croisades, la légende noire de la croisade contre les Albigeois, le mythe du droit de cuissage, la légende noire de l'Inquisition, la légende noire des Conquistadors, pourquoi révoquer l'Edit de Nantes?, la légende noire de l'esclavage, le mythe de la Révolution égalitaire, la légende noire de la colonisation, etc.

Je reproduis ici quelques éléments développés par Guillaume de Thieulloy qui confirment mon article de février 2007 sur
les catholiques royalistes premiers défenseurs des ouvriers dans notre pays, et l'imposture de la 'gauche' et de la franc-maçonnerie 'sociale' . Merci à Guillaume de Thieulloy pour cette contribution à la démystification d'une belle imposture qui a toujours cours.

"... [B]on nombre de nos lois sociales les plus importantes ont été écrites entre 1815 et 1944 par des hommes aussi éloignés du libéralisme que du socialisme, en un temps où 'libéral' signifiait 'de gauche' ou, plus précisément, attaché aux idéaux de 89.

Contre le 'libéralisme' (économique, politique, religieux, c'est tout un, à cette époque), naît un courant antilibéral, marqué à la fois par son attachement à la monarchie légitime (contre les Orléans, princes libéraux), par son attachement à l'Eglise, et par son rejet des principes de 89.

Et ce légitimisme emporte de belles victoires législatives. Emmené par des grands ténors, comme
Alban de Villeneuve-Bargemont, Armand de Melun, Albert de Mun, René de la Tour du Pin, ou, plus tard, Hyacinthe de Gailhard-Bancel, il obtient le vote de maintes lois sociales.

Citons pêle-mêle:
- la limitation du travail des enfants (1840)
- l'institutionnalisation du repos dominical (1814, aboli en 1880 par des parlementaires anticléricaux et rétabli en 1906),
- l'interdiction du travail de nuit pour les femmes (1892)...

A chaque fois, c'est une nouvelle pierre dans le jardin de la révolution 'libérale' ... les grands bénéficiaires de 89 se voient ainsi imposer des limites à leurs égoïsmes et le moderne esclavage né de la révolution industrielle trouve dans ces lois un peu de modération.

Aucune des lois sociales du XIXe siècle n'émane du mouvement qui commence à naître à la gauche des 'libéraux', le socialisme; toutes sont l'oeuvre conjuguée de la hiérarchie catholique et des vieilles élites légitimistes. C'est sans doute la raison pour laquelle ces lois sociales n'ont pas toujours l'heure de plaire aux militants 'socialistes' qui en connaissent l'histoire: ils accusent alors souvent le mouvement légitimiste social de 'paternalisme' et de donner par charité ce que l'ouvrier devrait exiger en justice. ... Si aujourd'hui nous nous interrogeons sur ces motivations, nous constatons qu'en réalité, il s'agissait autant de justice que de charité.

... [I]l est au moins une preuve évidente du fait que la quête de justice n'était en aucune façon étrangère au catholicisme social: il s'agit de l'effort poursuivi tout au long du siècle pour arracher l'autorisation de se réunir en groupements professionnels. Cet effort,... porta ses fruits en 1884, avec la loi sur la liberté syndicale.

... Notons d'ailleurs que la loi sur la 'liberté syndicale' est une loi inachevée. Ce que visaient les légitimistes sociaux, c'était la pleine liberté d'association, c'est-à-dire non seulement le droit pour les ouvriers de s'associer entre eux, mais également le droit de s'associer par métier, ouvriers et employeurs ensemble. Or, la 'liberté' syndicale s'accompagne d'une interdiction formelle de ce type d'association - interdiction qui a perduré jusqu'à nos jours. Il est intéressant de constater que cette interdiction, non seulement évite une trop lourde entorse aux principes de la Révolution 'libérale' (entorse qui eût été décisive si les groupements de métier ainsi constitués avaient eu, selon le voeu des légitimistes sociaux, un véritable pouvoir législatif en matière sociale), mais également satisfait aux impératifs socialistes de 'lutte des classes'. Ainsi peut-il se faire que 'libéraux' et 'socialistes' s'accordent CONTRE l'intérêt de l'ouvrier...

Dans l'ordre spirituel, les pontifes romains de la deuxième moitié du siècle, ... surtout à partir de 1848, Pie IX, puis Léon XIII, explicitèrent dans de très nombreux documents les principes de la 'doctrine sociale de l'Eglise'. Cette doctrine, tout comme celle des légitimistes sociaux, n'est ni libérale, ni socialiste; elle est à la fois hostile à l'individualisme et à l'étatisme. Conformément à la Loi naturelle (et notamment à la nature sociale de l'homme), elle vise à restaurer dans toutes leurs prérogatives les corps intermédiaires, niant radicalement les principes de 89 pour lesquels rien n'existe entre l'individu et le Léviathan étatique...

... Au plan temporel, ces catholiques sociaux se rangeaient sous la bannière du
comte de Chambord, petit-fils de Charles X. ... Ce prince fut l'un des hommes les plus attachés à résoudre la question ouvrière qu'il traita notamment dans sa Lettre aux ouvriers (1865).

Par la suite, une forme d'alliance entre royalisme et syndicalisme commença à se nouer dans les dernières années du XIXe siècle. L'exemple le plus fameux en est sans doute les
cercles Proudhon, nés dans la mouvance de la Jeune Action française, et dont Bernanos fut un acteur éminent.

... Seuls quelques érudits et passionnés de la 'question sociale' se souviennent encore que les plus grandes de nos lois sociales sont dues, non aux socialistes, maix aux antilibéraux de droite, aux fidèles du comte de Chambord.

Et par un clin d'oeil mélancolique, la gauche de gouvernement, sous le ministère de Lionel Jospin notamment, commença à défaire ce que le royalisme social avait fait, en levant l'interdiction de travail de nuit des femmes (novembre 2000). Après avoir mis les plus faibles en esclavage au nom de la la liberté, voici que l'on brisait leurs protections au nom de l'égalité et de la parité..."

Guillaume de Thieulloy

Orientations bibliographiques

* J.B. Duroselle, Les Débuts du catholicisme social en France (1822-1870), Paris 1951.
* R. de la Tour du Pin, Vers un Ordre social chrétien : jalons de route (1882-1907), Paris 1908.
* E. de Beau de Loménie, Les Responsabilités des dynasties bourgeoises, Paris, 1943-1973, 5 vol.
* H. de Bourbon, comte de Chambord, Textes politiques : Lettres et Manifestes, Paris, 1995.
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1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 13:26

La démocratie : une pure illusion, une absurdité logique et une impossibilité théorique (Joseph de Maistre)

Oeuvres"Maistre, à partir de l'exemple fourni par la Révolution française, instruit le procès de la démocratie. Dès son Etude sur la souveraineté (livre II, chap. IV), il présente l'idéal démocratique comme une pure illusion. ...Les mirages de l'égalité, comme ceux de la souveraineté populaire, 'choquent le bon sens'. Au nom d'une chimère - 'l'idée d'un peuple souverain et législateur' -, la démocratie menace les libertés individuelles et conduit au despotisme ou à l'anarchie.

La démocratie est chimérique, pour Maistre, car elle ne saurait exister 'dans sa pureté théorique' : 'nul peuple comme nul individu ne pouvant posséder une puissance coercitive sur lui-même', l'ambition démocratique, si on la prend à la lettre, est incompatible avec la souveraineté, dès lors que celle-ci n'est pas autre chose qu''un pouvoir réprimant qui agit sur le sujet et qui ... est placé hors de lui'. La démocratie proprement dite est donc une absurdité logique et une impossibilité. Il est contradictoire de soutenir l'idée d'un 'peuple-roi', c'est-à-dire d'affirmer, au prix d'un fragile oxymore, que les sujets d'un pouvoir peuvent en être en même temps des souverains.

... En démocratie représentative. ... Maistre se plait à observer que, dans les faits, l'une des conséquences de la délégation par laquelle le peuple est censé confier son pouvoir à des hommes dignes de le représenter est de tempérer la démocratie par un principe aristocratique. Le simple droit de voter ne doit pas faire illusion (l'aristocratie héréditaire est inévitable). ... Maistre dénonce les faux-semblants de l'égalitarisme démocratique, que contredisent, dans l'exercice effectif du pouvoir, les privilèges dévolus à une élite: 'La masse du peuple influe ... très peu sur les élections, comme sur les autres affaires. C'est l'aristocratie qui choisit...' On voit sans peine la conséquence d'un tel mode de gouvernement: le régime représentatif, en remettant le pouvoir réel entre les mains d'un petit nombre de délégués, est un système qui porte en lui l'inévitable 'oppression de la masse'.

Pour qu'une république soit équitable, elle doit donc satisfaire à des conditions qu'il est fort difficile de remplir. Il faut, d'une part, que le peuple, renonçant à faire usage de la puissance qu'il tient de la constitution démocratique, s'en remette aux 'lumières' de ses dirigeants; et que, d'autre part, ces mêmes dirigeants, 'suffisamment contenus par la crainte de se voir privés du pouvoir', l'exercent avec une 'sagesse' qui justifie la confiance du peuple. Que ce 'respect', d'un côté, et cette 'crainte', de l'autre, viennent à manquer, alors, pronostique Maistre, l'Etat démocratique marchera 'à grands pas vers sa ruine', en dérivant vers le despotisme ou vers l'anarchie, car à la tentation despotique de ceux qui gouvernent répondront toujours des formes d'insurrection produisant 'les effets les plus terribles'.

La démocratie, par conséquent, est un régime qui ne peut durer 'qu'à force de vertus, d'énergie et d'esprit public'. Comme tel, il est fait 'pour un peuple de dieux'. Maistre, qui reprend malicieusement l'idée à Rousseau, s'éloigne du philosophe genevois en tirant de cette formule une conclusion inverse à la sienne. Ce régime, qui n'a jamais existé dans l'histoire que par éclairs, doit rester selon lui ce qu'il a toujours été, c'est-à-dire l'exception : on ne saurait sérieusement le proposer à de simples hommes 'comme seul gouvernement légitime'.

(Source : Pierre Glaudes, Dictionnaire in 
Joseph de Maistre, Oeuvres, Editions établie par Pierres Glaudes, Bouquins Robert Laffont, p. 1154-1156).

Louis de Bonald, dès la préface de sa Théorie du Pouvoir, son premier ouvrage, s'inscrit en faux : 'Des hommes ont avancé que la souveraineté résidait dans le peuple. ... Il se trouve que le peuple n'a jamais été et qu'il ne peut jamais être souverain : car où seraient les sujets (les gouvernés) quand le peuple est souverain? ... Nulle part le peuple n'a fait de lois... il est même impossible qu'un peuple fasse des lois et il n'a jamais fait et il ne peut jamais faire que d'adopter des lois faites par un homme appelé pour cette raison législateur. Or adopter des lois faites par un homme, c'est lui obéir et obéir n'est pas être souverain, mais sujet et peut-être esclave... (Le Livre noir de la Révolution française, par Pierre Chaunu, Jean Tulard, Emmanuel Leroy-Ladurie, Jean Sévillia, Cerf, Paris 2008, p. 490).

D'autres auteurs (Antoine Blanc de Saint-Bonnet) ont pu dire que la démocratie était fondée sur une erreur sur la nature de l'homme. La société fondée sur le dogme du péché originel a été remplacée par la société fondée sur le dogme de 'l'homme né bon par nature'...

D'où l'expression largement répandue aujourd'hui : la démoncratie.

L'homme n'aurait plus en lui la tache de la Chute mais au contraire serait devenu par un tour de passe-passe 'bon par nature'. L'expression, de Rousseau a servi de soubassement idéologique à la construction utopique de la société moderne. La société est devenue un contrat entre les personnes, un contrat sur un modèle de société que ces mêmes personnes auraient librement choisi. ... On sait qu'il n'en est rien et que ce modèle a toujours été imposé par une minorité. Quoiqu'il en soit, la société-contrat n'est plus une donnée naturelle, mais une construction... De là, les dérives idéologiques et révolutionnaires que l'on connait depuis plus de deux siècles en vue de cette 'amélioration de l'homme et de la société' (but de la franc-maçonnerie).  Et ce n'est pas fini... Nous vivons toujours en plein XVIIIe siècle sur ces purs intellectualismes que la nature contredit. Certains ont voulu et continuent de vouloir donner à la Société la vue des 'philosophes' bâtisseurs... En contradiction totale avec la loi naturelle, avec la nature, le contrat social, le 'vivre ensemble', aboutit à une impossibilité pratique. Et, comme leur société 'libérale' échoue, leur 'démocratie' devient une dictature. Logique. Une dictature qui se renforce chaque jour davantage, expose la société à l'anéantissement, les hommes à l'ensauvagement, puis à l'extermination les uns les autres. A l'issue, les bâtisseurs arrivent et proposent de passer à la démocratie n° 2. Etc.

"La civilisation occidentale, c'est-à-dire le génie de l'Antiquité et de la chrétienté, avait consisté à domestiquer l'hybris (la démesure) de l'individu (pour les classiques comme pour les chrétiens l'homme n'est pas né parfait, la liberté est un effort sur soi, une conquête). Tout au contraire, la Protestation ruine ce progrès pour restaurer la barbarie qui sommeille par nature au fond de l'orgueil" (
A. Blanc de Saint-Bonnet, La Restauration française, 1851, in Le Livre noir de la Révolution française, ibid.,, p. 571).


Un impérialisme maléfique

Sur les 'droits de l'homme', Maistre "est sensible à la contradiction qui apparaît d'emblée dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, lorsque son préambule affirme que c'est l'Assemblée nationale de la France qui proclame ces droits universels. Comment, en effet, une nation peut-elle ainsi se faire dépositaire de ce qu'elle présente par ailleurs comme un bien commun de l'humanité? En identifiant les intérêts nationaux à ceux du genre humain, les révolutionnaires français ne se sont nullement élevés à l'universalité d'un principe unificateur : ils ont surtout dévoilé les potentialités funestes d'un impérialisme portant en lui les germes de la division et de la violence. ... Maistre voit donc la conséquence directe de la proclamation de ces droits universels, qui ne sont rien d'autre, à ses yeux, que la 'guerre civile du genre humain' (Lettre du 25 avril 1814 à Mme de Constantin). 'Voilà les droits de l'homme et les dons de la France' (Lettre d'un royaliste savoisien).

La déclaration, loin d'avoir rendu les hommes plus libres et plus fraternels, a déchaîné la guerre et son cortège de malheurs dans l'Europe entière... C'est pourquoi la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen ne saurait représenter in fine pour Maistre un progrès de la civilisation. Tout indique au contraire qu'elle constitue à cet égard une terrible régression." (Source :
Le Livre noir de la Révolution française, ibid., p. 473-482).

Pour cet autre contre-révolutionnaire qu'est l'écrivain
Edmund Burke, à la souveraineté populaire et à la déclaration des droits universels, ces chimères qui mènent au despotisme, il faudrait opposer 'une conception de la liberté civile reconnaissant au peuple des droits relatifs, particuliers à chaque nation, qui ne légitiment pas pour autant la revendication d''une part de pouvoir et d'autorité dans la conduite des affaires de l'Etat'" (ibid., p. 472, note 2).

 

___________

L'imposture démocratique

. Il y a toujours eu un lien étroit entre élection et manipulation

. Le sens métaphysique de la Révolution

La société de l'injonction au bonheur ou du bonheur obligatoire : penser l'impasse des droits de l'homme

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29 juin 2008 7 29 /06 /juin /2008 17:16

Les Espérances planétariennes (extrait)

Les
 aspirations à instaurer un gouvernement mondial trouvent leur justification première dans le désir de paix universelle. A cet égard, Julien Benda, pionnier dans son genre, traduit bien certaines aspirations mondialistes de l’entre-deux guerres. Dans La Trahison des clercs, il envisage lui aussi, dans sa conclusion, la fusion des peuples avec un enthousiasme prophétique très caractéristique : “La volonté de se poser comme distinct serait transposée de la nation à l’espèce. Et, de fait, un tel mouvement existe. Il existe, par-dessus les classes et les nations, une volonté de l’espèce de se rendre maîtresse des choses. On peut penser qu’un tel mouvement s’affirmera de plus en plus et que c’est par cette voie que s’éteindront les guerres interhumaines. On arrivera ainsi à une “fraternité universelle” et dès lors, unifiée en une immense armée, en une immense usine, l’humanité atteindra à de grandes choses, je veux dire à une mainmise vraiment grandiose sur la matière qui l’environne, à une conscience vraiment joyeuse de sa puissance et de sa grandeur (1).” Après l’anthropologie, la génétique et l’écologie planétariennes, le pacifisme milite donc aussi pour la grande cause de l’unification mondiale. Julien Benda deviendra après la guerre un compagnon de route du Parti communiste. Ses idées généreuses ne l’empêcheront pas de justifier l’écrasement de l’insurrection hongroise et les procès qui s’ensuivirent.

 

Le très célèbre savant Albert Einstein a été l’un des premiers personnages de l’époque contemporaine, peut-être même le premier, à revendiquer explicitement l’instauration d’un gouvernement mondial. C’est peut-être l’une des raisons qui lui vaut une telle adulation, car nous verrons un peu plus bas dans ce livre que son aura scientifique a été légèrement entachée depuis peu. Après la guerre, en novembre 1945, il publie un article dans la revue Atlantic Monthly : “Puisque pour l’instant, écrit-il, seuls les Etats-Unis et la Grande-Bretagne possèdent le secret de la bombe atomique, il reviendrait naturellement à ces pays d’inviter l’Union soviétique à préparer et présenter le premier projet de constitution d’un gouvernement mondial… Une fois le projet de constitution adopté par les trois grands, les nations plus petites seraient invitées à se joindre à ce gouvernement mondial… Un gouvernement mondial tel que je le conçois devrait être compétent pour juger de toute affaire militaire. Outre cette compétence, je ne lui donnerais qu’un seul pouvoir, celui de s’ingérer dans les affaires intérieures d’un Etat dans le cas où une minorité opprimerait la majorité des hommes du pays, créant ainsi un climat d’instabilité pouvant conduire à une guerre.” “Même s’il est vrai que c’est une minorité qui est actuellement à la tête de l’Union Soviétique, je ne pense pas que la situation interne de ce pays constitue une menace pour la paix dans le monde”, tient-il à ajouter avec un certain aplomb. Dans un article paru dans le Survey Graphic du mois de janvier 1946, il écrit encore : “Le désir de paix de l’humanité ne pourra se réaliser que par la création d’un gouvernement mondial (2).”

 

 

 

Le sociologue Edgar Morin souhaite lui aussi l’instauration d’un gouvernement mondial. Il se défend cependant de promouvoir le paternalisme ou de vouloir instaurer un quelconque racisme à l’égard des populations du Sud. Car selon lui, c’est bien l’Occident qui est en charge de ces grandioses réalisations. C’est là que se trouve le développement technologique et la puissance qui va permettre d’imposer ces perspectives au reste de l’humanité. Le bonheur des terriens passe nécessairement par un stade où les peuples du Sud doivent, de gré ou de force, se ranger à l’idée de la démocratie universelle, et pareils projets justifient sans doute un “droit d’ingérence” :

“L’association humaine à laquelle nous aspirons, dit Edgar Morin, ne saurait se fonder sur le modèle hégémonique de l’homme blanc, adulte, technicien, occidental ; elle doit au contraire révéler et réveiller les ferments civilisationnels féminins, juvéniles, séniles, multi-ethniques, multi-culturels.” Il ne s’agit donc pas de promouvoir une quelconque domination de l’homme blanc, mais simplement d’utiliser ses technologies et sa puissance militaire pour briser les régimes autoritaires et assurer le triomphe mondial de la démocratie. L’Occident, en quelque sorte, sera le laboratoire où se déroulera l’expérience multiculurelle, en même temps qu’il sera le garant du Nouvel Ordre mondial. “On ne saurait se masquer les obstacles énormes qui s’opposent à l’apparition d’une société-monde, dit-il. La progression unificatrice de la globalisation suscite des résistances nationales, ethniques, religieuses, qui produisent une balkanisation accrue de la planète, et l’élimination de ces résistances, supposerait, dans les conditions actuelles, une domination implacable (3).” 

Dans son Dictionnaire du XXIe siècle, Jacques Attali fait aussi sienne l’idée d’un droit d’ingérence : “Dans un monde globalisé, connecté, écrit-il, chacun aura intérêt à ce que son voisin ne sombre pas dans la barbarie. Ainsi s’amorcera une démocratie sans frontière.” Selon lui, le Nouvel Ordre mondial doit pouvoir exercer le cas échéant une “domination implacable” comme l’a suggéré Edgar Morin avec quelque réticence. Les “institutions internationales”, dit-il, verront leurs compétences considérablement renforcées : “La prévention des conflits et des guerres impliquera qu’une autorité planétaire dresse l’inventaire des menaces, alerte les institutions financières, supervise les négociations entre pays, vérifie l’application des accords, décrète des sanctions en cas de violations.” “Une organisation de la paix universelle commencera à être envisagée avec les premières discussions en vue de l’instauration d’un gouvernement mondial.” On parlera moins d’un droit d’ingérence que d’un “devoir d’ingérence”. La “mondialisation” aboutira finalement à son terme : “Après la mise en place d’institutions continentales européennes, apparaîtra peut-être l’urgente nécessité d’un gouvernement mondial.”

 (1) Julien Benda, La Trahison des clercs, Grasset, 1927, 1975, p. 295.

 

(2) Albert Einstein, Le Pouvoir nu, Propos sur la guerre et la paix, Hermann, 1991.

 

(3) Edgar Morin, La Méthode 6, Ethique, Seuil 2004. Chapitre : éthique planétaire.

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28 juin 2008 6 28 /06 /juin /2008 22:11
Tidiane N’Diaye, Le Génocide voilé

Un bémol: les 'penseurs des Lumières' n'étaient pas anti-esclavagistes, la plupart étaient négriers et investisseurs dans les compagnies de traites négrières (Montesquieu, d'Alembert, Diderot, Voltaire...)
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17 juin 2008 2 17 /06 /juin /2008 16:17

Le droit de critiquer la charia (loi musulmane) et le sort des femmes dans les pays qui l'appliquent a été l'occasion d'une vive escarmouche entre pays musulmans et occidentaux devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU réuni à Genève. Les foudres de l'Egypte, du Pakistan et de l'Iran se sont abattues sur un orateur lisant une déclaration conjointe des ONG Association for World Education (AWE) et International Humanist and Ethical Union (IHEU) qui dénonçait la lapidation des femmes adultères et le mariage des filles dès l'âge de 9 ans, pratiqués dans les pays "qui appliquent la charia".
Une critique de la lapidation des femmes adultères ou du mariage des filles dès 9 ans dans la charia est légitime et même opportune. Mais dans le monde entier?
La charia, l'islam a-t-il des droits? Il faut distinguer, dans nos pays et dans le monde. Ce que ne fait pas le "Conseil des droits de l'homme de l'ONU". Et pour cause...
La lapidation des femmes adultères, le mariage des filles dès 9 ans, sont-ils des "droits"? Le pape Pie XII a répondu. Il suffit de se pencher sur l'enseignement de l'Eglise pour connaitre la réponse... "Ce qui ne correspond ni à la vérité ni à la norme morale n'a objectivement aucun droit ni à l'existence, ni à la propagande, ni à l'action" (Pie XII, Allocution Ci riese, 6 décembre 1953).
Dans un pays chrétien, dans nos pays européens, l'enseignement de l'Eglise est formel, la charia n'a aucun droit. Il est donc légitime de critiquer des pratiques barbares et rétrogrades. La tolérance peut accorder aux mahométans le droit de culte, mais nous conservons bien évidemment le droit de critiquer ce qui ne correspond chez nous ni à la vérité ni à la norme morale, ni plus généralement à nos valeurs. 
Maintenant dans le monde. Dans les pays musulmans, comment imposer nos normes morales? Pour quoi les imposer? Au nom de quoi? Cela devient compliqué... Surtout quand chez nous, nous sommes nous-mêmes incapables de faire respecter nos propres droits nationaux et sommes parfois, réduits comme en Angleterre, à légitimer l'octroi du droit coranique dans certains territoires. En somme, nous avons des élites qui prétendent imposer aux pays musulmans les valeurs européennes tout en organisant l'islamisation et la coranisation des rapports sociaux chez nous (dernier exemple en date, l'annulation du mariage parce que la fiancée n'était pas vierge). 
Ces gens sont incapables de faire respecter nos propres droits nationaux chez nous, mais prétendent imposer nos valeurs aux pays musulmans.
Que de contradictions! Comment expliquer ce paradoxe? En fait, ce qui importe à l'hyper-classe mondialisée, ce sont des "droits de l'homme" façon hallal. Ils se moquent de l'islamisation (et a fortiori de la déchristianisation...) si l'islam épouse les "droits de l'homme". Un monde entier soumis à la nouvelle religion matérialiste "libérale" et à son Evangile, la "déclaration des droits de l'homme". Voilà ce qui compte pour eux. Et aussi certainement, la préservation de leur porte-monnaie.

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14 juin 2008 6 14 /06 /juin /2008 19:56

telegraph.co.uk

George W Bush et le Pape Benoît XVI ont eu une rencontre privée à Rome alors que des rumeurs en Italie tiennent que le président pourrait suivre les pas de Tony Blair et se convertir au catholicisme.

President Bush and the Pope spoke for half an hour in the 12th century Tower of St John, usually reserved for the pope's private reflection

... Plusieurs journaux italiens ont cité des sources de Vatican suggérant que M. Bush puisse être préparé pour convertir.

.. Il a ajouté que tandis que le Saint-Piège a déploré la guerre en Irak, "en matières(questions) morales il avait toujours une ligne qui est pratiquement identique à celle du Vatican." M. Bush s'est prononcé contre le mariage gay, l'avortement et la recherche de cellule souche.
Suite

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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 19:00

"A les écouter, les satanistes de leur acabit sont plutôt des intellectuels, défendant un principe de base : la liberté individuelle." (Le Monde, L'"aristocratie" des "vrais" satanistes prend ses distances avec les profanateurs de tombes, 04.06.08 )

... A méditer pour tous les "libéraux" qui s'agenouillent devant le "libéralisme"... Satanisme et "libéralisme", même maître? 
Ici 

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31 mai 2008 6 31 /05 /mai /2008 12:19

"Ainsi, l’économiste Barton M. Biggs reprend à son compte les thèses survivalistes dans son récent ouvrage Wealth, War and Wisdom. Ce dernier suggère qu’une préparation accrue (vivres, groupe électrogène, production alimentaire minimale) serait de bonne composition en vue des crises futures (énergétiques, notamment) et que les ménages devraient consacrer 5% de leurs revenus à cette fin." Suite

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28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 15:59
Renaissance catholique
Université d’été 2008 : La démocratie totalitaire

du vendredi 11 au lundi 14 juillet à Avenay-Val-d’Or (51)


De brillants conférenciers se succèdent pendant quatre jours devant plusieurs centaines de participants, dans une optique militante, catholique et française.
Il s’agit d’un moment de réflexion et de formation qui n’exclut pas la détente, les activités culturelles et le plaisir d’une ambiance saine et familiale dans un cadre prestigieux.
Suite

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19 mai 2008 1 19 /05 /mai /2008 12:29

Tf1.lci

Une vague de violences racistes secoue depuis une semaine Johannesburg, capitale économique de l'Afrique du Sud, et sa banlieue. Selon le dernier bilan évolue, avancé par la police, 22 personnes ont été tuées.
 
Les attaques, assorties de pillages et de destructions, ont essentiellement visé des immigrés zimbabwéens et mozambicains mais ont aussi affecté des entreprises appartenant à des immigrés asiatiques, notamment pakistanais. Les violences se sont produites dans les quartiers pauvres de la banlieue Est de
Johannesburg, avant de se propager à d'autres quartiers et au centre-ville.
 
D'après l'ONG
Médecins sans Frontières, les victimes "racontent que ce sont des bandes organisées de 100 à 300 jeunes qui entrent dans les maisons, les appartements et les cabanes armées de  machettes et d'armes à feu".  Des centaines d'étrangers se sont réfugiés dans des églises et des commissariats de police pour fuir les violences. Suite

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18 mai 2008 7 18 /05 /mai /2008 12:11

Historiquement, il semble "qu'une partie de paganisme tend vers le monothéisme, qu'un certain paganisme est une intuition monotheiste inachevée. Il y aurait deux sortes de paganismes. L'un tendant vers le monothéisme, celui des druides, celui des grecs antiques et la mythologie greco-romaine, celui des égyptiens, celui des iraniens, mais sous une forme 'naturalisée', une concept très imparfait, mais sous-entendant la nature unitaire de Dieu. Un autre, [conservant le caractère polythéiste] qui se rapproche de l'idolâtrie la plus parfaite, idolâtrie caractérisée par les sacrifices humains, l'exemple le plus connu étant Baal... Si le premier tendait vers le monothéisme, le second tend vers la dématérialisation et prend la forme moderne de l'idéologie" (merci à un ami pour ces formules fixées lors d'un échange de corrrespondances, formules résumées que je partage et reprends ici en introduction). 

Il est courant d'entendre que le catholicisme a emprunté certaines de ses conceptions au paganisme pré-chrétien. Ne serait-ce pas davantage que ce paganisme avait l'intuition de la vérité? La discussion est ouverte. Anne Bernet, journaliste et historienne de l'histoire religieuse, dans son livre "Clovis et le Baptême de la France" (Editions Clovis, Condé-sur-Noireau 1996) démontre que la foi catholique était d'une certaine façon celle des anciens Gaulois sous d'autres formes.

Elle décrit le lien entre la religion primitive des Gaulois et le catholicisme qui écrit-elle, "a finalement converti les pays celtes, mieux préparés que d'autres à recevoir les mystères chrétiens." (ibid., p. 31) Comment? De quelle manière cela fut-il possible? Comment se fit cette christianisation dès le Ier siècle ap. J.-C. dans une Gaule romaine païenne?

Édition de 1783 des Commentaires sur la Guerre des GaulesAu Ier s. av. J.-C., César appela cette terre "la Gaule" dans les écrits qu'il rassembla dans De bello Gallico ou Commentaires sur la Guerre des Gaules. Cette Gaule reçut, un siècle plus tard, le catholicisme comme aboutissement de sa propre religion druidique, elle se fit chrétienne avant la conversion de l'Empire romain au IVe siècle, et forma dès lors cette magnifique civilisation gallo-romaine que tous les rois germaniques cherchèrent à imiter. 

De la religion primitive de la Gaule, deux divinités ont conservé les faveurs du peuple. D'abord une déesse-mère chtonienne, maîtresse de la vie et de la mort, associée à l'agriculture, protectrice des troupeaux et des chevaux, parfois identifiée à la lune, aux sources, au feu, et guérisseuse. Comme tous les cultes rendus à une Grande Mère, le sien s'est estompé lorsque la société, de type matriarcal, est devenue patriarcale. Réduite au rang de parèdre d'un dieu, la Mère a pourtant continuée d'être vénérée sous diverses appelations qui cachent mal la croyance en une déesse unique. Elle est ainsi évoquée, selon les lieux et les circonstances, sous le nom d'Epona ou de Rigantona (Rhiannon), patronne des cavaliers et psychopompe, le cheval étant, pour les Celtes, un animal lié au monde funéraire; sous le nom d'Anna ou de Dana, aïeule des dieux et des hommes, reine du monde souterrain, des marais, de la nuit et de la mort; sous celui de Brigida, patronne de la médecine, de l'univers féminin et des sages femmes; et parfois sous ceux de Belisama (la "Très Brillante") ou de Rosmerta. C'est encore sous une autre appellation, "la Vierge qui enfantera", que la connaissent les druides du collège national de la forêt des Carnutes.

Statue de Rosmerta et Mercure, Autun.Encore très populaire aux premiers temps du christianisme, la déesse a été convertie. Le sanctuaire de la "Virgo paritura" correspond à la cathédrale de Notre-Dame de Chartres; tant la croyance des Carnutes en la Vierge-Mère était propre à annoncer le mystère de l'Incarnation.

Les sanctuaires d'Anna sont devenus ceux de sainte Anne, aïeule elle aussi, mais du vrai Dieu, et que les Bretons nomment toujours "Mamm Goz", grand-mère.

Quant à Brigida, elle a cédé la place à son homonyme, sainte Brigitte, abbesse de Kildare en Irlande; certaines anciennes légendes bretonnes voient aussi en elle la fille infirme de l'aubergiste de Bethléem, qui, seule du village, proposa son aide à Notre-Dame et, en remerciant, se vit donner deux bras, elle qui était née manchote.

La déesse primitive avait un compagnon, Cernunnos, un Dieu doté d'une ramure de cerf, associé au printemps, à la nature sauvage, aux animaux libres, à la croissance des arbres. Cerrunos était un Dieu magicien, dispensateur de sagesse.

Ésus sur le Pilier des NautesCésar et Lucain, ont résumé le panthéon gaulois sous la forme d'une triade masculine : Toutatis, Hésus (ou Esus) et Taranis. Il semble cependant qu'il ne s'agissait pas d'une véritable triade, trois divinités associées et distinctes, mais plutôt d'une ébauche de conception trinitaire. Les druides auraient ainsi vénéré un seul dieu en trois personnes, ce qui expliquerait la relative facilité avec laquelle l'Eglise a finalement converti les pays celtes, mieux préparés que d'autres à recevoir les mystères chrétiens.

Appelé par ses fidèles "dieu-père" ou "bon dieu", devenu "Dispater" chez César, Taranis-Sucellos commandait au jour et à la nuit, à la mort et à la vie. Roi du ciel, créateur universel, il était à la fois seigneur et prêtre. Ses représentations tardives, car les druides n'aimaient pas voir réduire la divinité à des simulacres de pierre ou de bois, le montrent à cheval, écrasant sous les sabots de sa monture un serpent que le dieu transperce de sa lance. Cette image est deveue l'iconographie traditionnelle du patron chrétien des cavaliers, saint Georges.

Le surnom de Taranis indique clairement que le dieu commandait à la foudre et au tonerre, raison pour laquelle les Romains l'identifièrent à Jupiter tonnant.

Dieu-père, Taranis a un fils, "le Grand Fils". Appelé Bélénos ou Grannos, ce qui signifie "Brillant", "Brûlant", ce dieu solaire que l'on célébrait le 1er mai par des feux de joie, avait ses temples sur les lieux élevés. Ses sanctuaires sont devenus ceux de Saint Michel.

Esus est un dieu bûcheron, du moins sur les images qui le représentent. Cette iconographie signifierait qu'il était à la fois un destructeur et un libérateur.

Quant à Toutatis, plus célèbre chez les Celtes sous le nom d'Ogmios, vieillard chauve à la langue percée, il était le dieu de l'éloquence, de la persuasion, de la justice et de la guerre. Enfin, Lug (le Lumineux), fêté le 1er août, et dont le nom se retrouve dans l'étymologie de nombreux noms de villes (Lyon, Laon, Loudun...) était le maître de l'intelligence, des arts et des techniques, civiles et militaires.

Cette apparente diversité, peut-être plus accessible au commun des fidèles, dissimulait en réalité pour les initiés une unique figure divine, créateur universel, parfaitement juste et parfaitement bienveillant.

De la foi véritablement pratiquée par les druides, et des enseignements religieux dispensés par les collèges druidiques, nous ne savons pratiquement rien. S'ils possédaient un alphabet dit "ogamique" parce qu'il aurait été inventé par Ogmios, les druides se refusaient à mettre par écrit leurs doctrines qui se transmettaient oralement, au terme d'un apprentissage qui pouvait durer vingt ans. Ce que nous en savons, pour l'essentiel, a été transmis par les Romains et déformé, soit par malveillance afin de noircir les druides, ennemis déclarés des conquérants et seul ferment d'unité dans le monde celtique; soit par incompréhension.

Quelques certitudes surnagent cependant.

Les druides et les initiés croyaient en un dieu unique. Ils savaient que le monde ne se bornait pas à l'univers visible mais qu'il existait un univers invisible, plus désirable que le monde présent. Réfutant les croyances héritées des constructeurs de mégalithes, adeptes de métempsycoses, les druides croyaient en une seule vie terrestre, suivie, pour les justes, par une éternité de survie bienheureuse dans un Au-delà de joie et de consolation. Cet Au-delà se nomme "Sid" (le pays de la Paix"), "Avalon" (le pays des pommes) ou encore "Terre des jeunes", "Terre des Vivants", "terre du Bonheur". Les bienheureux y sont défintivement libérés des souffrances terrestres et unis à la divinité.

Cette foi intense en l'immortalité de l'âme est la seule prêchée publiquement par les drudies. Réduisant la mort à un simple passage vers un état meilleur, elle libère ses adeptes de l'angoisse de mourir. Face aux Champs-Elysées romains ou grecs, face au Tartare, endroits sans charme pour l'un et terrible pour l'autre, le Sid est évidemment plus souhaitable pour y vivre son éternité... Le monde romain de la conquête, lecteur de Lucrèce et qui croit que la mort ne débouche que sur le néant, sera quelque peu terrifié par des peuples guerriers délivrés de la plus fondamentale des frayeurs humaines.

Pour mériter le Sid, les Celtes doivent suivre un commandement, le seul public, qui résume assez bien la loi naturelle : "Sois pieux. Sois courageux. Ne fais pas le mal".

Ceux qui ne l'auront pas scrupuleusement suivi n'auront pas une part convenable du bonheur éternel, ne seront pas réunis au dieu et connaîtront une éternité plus proche de notre conception des Limbes que de l'Enfer ou du Purgatoire.

Les druides annoncent que le monde sera détruit par le feu et l'eau et qu'une nouvelle vie succédera à ce cataclysme....

"Pieux et braves, les Celtes de Gaule possèdent déjà les qualités qui, après leur conversion au christianisme, feront d'eux les défenseurs naturels de l'Eglise." (Anne Bernet, Clovis et le Baptême de la France, Editions Clovis, Condé-sur-Noireau 1996, p. 28-36.)

"Les Saints Forts ne sont autres que les habitants d'un village du pays carnute. Ils reconnurent aussitôt la Virgo paritura qu'adoraient leurs ancêtres dans la Vierge Mère que leur annonçait un missionnaire. Convertis en masse, les Carnutes refusèrent d'abjurer leur foi, qui renouait si bien avec les plus hautes aspirations de l'ancienne religion celte. Ils furent jetés vivants dans le puits que l'on voit toujours sous la cathédrale de Chartres."
(ibid., p. 81.)


* Histoire du peuple français

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12 mai 2008 1 12 /05 /mai /2008 16:46
Leur attitude fait fortement penser à celles de nos républicains rousseausites d'aujourd'hui : "Nous sommes nés libres", déclarent les modernes disciples du Vicaire savoyard. ...

"Nous retrouvons tout à fait l'argument qui aujourd'hui rend le citoyen français indifférent à la religion de Jésus-Christ : "Nous, nous n'avons pas besoin d'être libérés par Toi; nous sommes nés libres".

C'est la façon la plus courante aujourd'hui de se fermer à l'Evangile que de se prétendre ainsi libres de naissance, et le Christ le souligne dans sa réponse : "En vérité en vérité je vous le dis,... quiconque commet le péché est un esclave". ... Le Christ leur explique que cette prétention qu'ils ont d'êtres libres de naissance est la racine de leur péché et de leur esclavage.

Or, "nous n'avons aucun droit à la liberté, tout simplement parce que nous ne la possédons pas. Pour seul titre à la liberté, nous ne pouvons exciper que cette foi que nous avons reçue de Dieu et qui nous affranchit du péché.

d'après un original en bronze de LysippeAristote, philosophe de la nature s'il en est, et absolument étranger à tout risque de 'barbarie monothéiste', met en lumière une conception de la liberté qui, structurellement ressemble à celle que l'on trouve dans les textes du Nouveau Testament. Ainsi, la doctrine de l'Evangile sur les rapports entre liberté et vérité possède une sorte d'analogue, un équivalent en philosophie; il n'est pas inutile de se le rappeler.

'La liberté absolue, c'est le despotisme absolu', déclare Dostoïevski, dans Les Possédés.

Il existe, depuis Aristote, une autre théorie de la liberté: être libre, d'après le Stagirite, c'est avoir trouvé sa fin et s'appuyer sur cette découverte de vérité pour vivre, c'est-à-dire pour inventer les moyens de se rapprocher de ce qui semble bon.

Le propre de l'esclave par nature, affirme le fondateur du Lycée, au début de sa Politique, c'est ... qu'il est incapable de déterminer la fin qui lui est propre. ... Et Aristote ajoute : soit l'esclave a été rendu tel par la prise, par la guerre et la conquête. Il est alors injuste qu'il demeure esclave. Soit l'esclave se trouve ainsi parce que, par nature, il est incapable de s'élever à la considération de sa fin. Et dans ce cas, son sort n'a rien d'injuste. ...

Il existe un champ d'application analogique dans un ordre plus spirituel, selon la manière dont l'homme appréhende sa destination.

Celui qui se croit 'né libre' a pour finalité ultime la réalisation maximale de sa propre liberté. ...l'homme accepte d'avoir une religion du moment que cela se solde pour lui par plus de confort moral, plus de prospérité, plus de... liberté.

Parce que l'individu croit à son propre règne, il se dispense de toute quête d'une finalité extérieure à lui, il ne cherche de transcendance que comme moyen de sa propre transcendance, et il se ruine : le point fixe, la finalité extérieure lui manque. C'est au moment où il s'imagine le plus libre qu'il se découvre vide. L'expérience terrible de la dépression provient souvent de cet excès de liberté qui se transforme en une cuisante impuissance...

Au contraire, celui qui reconnaît le droit qu'a sur sa conduite le lambeau de vérité qu'il a reçu en héritage ou qu'il a parfois (plus rarement) découvert par lui-même, celui-là peut fonder sa liberté sur un objectif entrevu. Il est libre parce qu'il a une fin, un but. Il est libre, comme le dit Notre Seigneur dans l'Evangile, parce que la vérité qu'il entrevoit l'a rendu libre." (Abbé de Tanoüarn, Vatican II et l'Evangile, Objections, Clamecy 2003, p. 225-232).
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12 mai 2008 1 12 /05 /mai /2008 11:41

Sarkozy et ses mensonges
Il vous a trahi.

Cette concurrence mémorielle alimente la haine des minorités contre la majorité. Et l'enseignement (à sens unique) de l'esclavage des Noirs augmentera encore le ressentiment et la haine des Noirs contre les méchants Blancs, ces vilains colonialistes, ces "souchiens" (sous-chiens?)... Emeutes garanties. Dans quel but? La guerre de tous contre tous et la solution des problèmes dans la sacro-sainte démocrassie? Créer le désordre, faire en sorte que personne ne soit content, c'est une volonté politique. Mais, les apprentis sorciers jouent gros...

Parmi ses mensonges: Sarkozy candidat : "Je déteste la repentance" / Sarkozy élu : "Il faut que nos enfants puissent comprendre ce qu'a été l'esclavage", "cette histoire doit être enseignée à l’école"
(TF1)

L'histoire de l'esclavage à l'école de la "république" enseignera-t-elle que les Noirs ne furent pas les seules victimes, que des Blancs étaient esclaves de maîtres musulmans jusqu'au XIXe siècle, que dans le Bordeaux de la fin du XVIIIe siècle, la plupart des francs-maçons
étaient négriers, que c'est l'Eglise qui la première, dès le XVIe s., a aboli et interdit l'esclavage, sous peine d'excommunications... ? J'en doute...
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