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16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 17:29

... Ségolène Royal dénonce le retour de la France au sein du commandement de l’Otan.

Dans une tribune signée dans «Le Monde» daté de mardi, l’ex-candidate PS à la présidentielle juge qu’«avec son retour dans le commandement intégré de l’OTAN, la France envoie un signal de repli sur la sphère occidentale qui va à rebours de la stratégie d’ouverture impulsée par Barack Obama».

Pour elle, … l’Alliance «apparaît désormais comme le bras armé de l’Occident dans le monde».

En faisant réintégrer la France dans l'Otan, Sarkozy ferait aller la France à rebours de la stratégie d'ouverture impulsée par Barack Obama? De qui se moque Ségolène Royal ? L'Otan est l'instrument essentiel de la politique étrangère des Etats-Unis...

L'atlantosioniste Sarkozy n'envoie pas un signal de "repli de la France sur la sphère occidentale" (ce qui serait un bien), mais tout au contraire alligne la France sur la politique de l'Empire, dont Obama est désormais le symbole... N'est-ce pas Sarkozy en bon valet des Etats-Unis qui prône le métissage obligatoire sous peine "de méthodes de la république plus contraignantes encore" (voir la video...)?

Le général de Gaulle nous en avait fait sortir en 1966, Sarkozy nous y fait rentrer. L'hypocrite Ségolène Royal feint de le dénoncer, alors qu'elle doit s'en féliciter!

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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 17:10

Le député néerlandais "d'extrême droite", Geert Wilders, a annoncé mercredi à l'AFP qu'il se rendrait jeudi en Grande-Bretagne malgré le refus des autorités britanniques de le laisser entrer sur leur territoire.

"J'irai demain. Nous verrons ce qui se passera", a déclaré le député.

Les autorités britanniques ont fait savoir au chef du Parti de la liberté (PVV, 9 députés sur 150) qu'il n'était pas autorisé à entrer en Grande-Bretagne...

M. Wilders affirme avoir été invité par des membres de la Chambre des Lords à "venir montrer son film Fitna et à participer à un débat sur la liberté d'expression" (sic).

A Londres, une porte-parole du ministère de l'Intérieur a expliqué que le "gouvernement (britannique) empêchera ceux qui veulent répandre l'extrémisme de venir dans notre pays". (belga/th)  11/02/09 15h47



"Wilders, who speculates that some of his ancestors were Jewish, felt completely at home upon his arrival in Israel."


Wilders qui prétend que quelques uns de ses ancêtres étaient Juifs, se sentit comme chez lui à son arrivée en Israël. Source: http://www.spiegel.de/international/europe/0,1518,543627,00.html

Geert Wilders, défini comme "populiste" et "d'extrême droite" (auteur du film Fitna, largement médiatisé et diffusé sur des sites identitaires et/ou nationalistes) est donc en réalité un Juif qui tente de faire endosser le poids et la responsabilité de l'obsession monomaniaque impérialiste & sioniste contre l'islam sur le dos des patriotes européens... (patriotes que les mêmes juifs talmudistes pourront ensuite charger de l'accusation d'islamophobie et de racisme le moment venu... Des pigeons...)

Source : Spiegel via
Le Journal des Indigènes

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6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 09:36

Vendée vengée

http://www.genocide-vendeen.com/

Ne pas oublier aussi que c'est en Vendée qu'on a inventé le système génocidaire:
L'empoisonnement des puits, création des premiers fours crématoires, on a tiré pour la première fois de la graisse humaine, et on a tanné de la peau humaine... Ca ne vous rappelle rien?

Le Forum catholique

Marie-Modeste AIRIAU, de la Ricoulière, 5 ans et 7mois,
Thomas AIRIAU, de Villeneuve, 10 mois,
Joseph ARCHAMBAUD, de Puyberne, 20 mois,
Agathe ARNAUD de Belleville (tuée au Lucs ) 4 ans et demi,
Etienne BERIAU, de l’Erzandière.15 jours,
Marie-Madeleine BERIAU, de Roblin, 2 ans et 11 mois,
Jeanne BERIAU, du Petit-Luc, 4 ans,
Marie BERNARD, de la Jarrie, 3 ans,
Céleste BOISSELEAU, de la Grézaudière, 6 ans,
Pierre BOISSELEAU, de la Gaconnière, 6ans et demi,
François BOSSIS, du bourg du Grand-Luc, 7 mois,
Joseph BOSSIS, son frère, 23 mois,
Louis BOSSIS, autre frère, 5 ans,
Pierre BOUET, de la Surie, 27 mois,
Louis BOURON, de Bourgneuf, 3 mois,
Madeleine BOURON, sa cousine, de Bourgneuf, 3 ans,
Marie CHARUAU, de la Guyonnière, 2 ans,
Marie-Madeleine CHARUAU, sa sœur, 4ans et 3 mois,
Jean CHARRIER, de la Devinière, 3 ans,
Marie DAVIAUD, de l’Erzandière, 1 mois,
Pierre DAVIAUD, son frère, 5 ans et 8 mois,
Jeanne DAVIAUD, au Petit-Luc, 2 ans et 11 mois,
Pierre DAVIAUD, son frère, 4 ans et 10 mois,
Louis EPIARD, du Chef-du-Pont, 5 ans et 10 mois,
Jean-François ERCEAU, de la Sorinière, 27 mois,
Pierre FETIVEAU, de la Gaconnière, 27 mois,
N…FETIVEAU, son frère, 3 mois,
Jeanne FEVRE, du Chef-du-Pont, 5 ans et demi,
Suzanne FORGEAU, de la Sorinière, 20 mois,
Rose-Aimée FORT, du Champ-Dolent, 31 mois,
Pierre-René FORT, son frère, 5 ans et 9 mois,
Marie-Anne FOURNIER, bourg du Grand-Luc, 30 mois,
Jacques FOURNIER, son frère, 5 ans et 5 mois,
Marie GARREAU, de la Cornetière, 7 ans,
Marie-Anne GAUTRET, de la Guénière,7 ans,
Pierre GEAI, des Temples ; 25 mois,
Jean GIRARD, du Chef-du-Pont, 1 an,
Marie-Jeanne GIRARD, sa sœur, 4 ans et 2 mois,
Pierre GIRARD, leur frère, 6 ans et 4 mois,
Pierre GOUIN, des Temples, 1 an,
Louis GRALEPOIS, de la Grézaudière, 13 mois,
Jeanne GRALEPOIS, de la Bretonnière, 5 ans,
Pierre GRATON, du Puy, 3 ans et 4 mois,
Jeanne GRIS, de la Cernetière, 5 mois,
Pierre GRIS, son frère, 5 ans,
Lubin GUILLET, du Bourg du Grand-Luc, 6 ans,
Marie GUITET, de l’Erzandière, 4 ans et demi,
Marie HERMOUET, du bourg du Grand-Luc, 5 mois,
Louis HIOU, de Bourgneuf, 2 ans et 11 mois,
Marie-Anne JOLI, de la Bromière, 27 mois,
Marie MALARD, du Marchais, 4 ans,
Jean MALIDIN, de la Primaudière, 18 mois,
Marie MALIDIN, sa sœur, 3 ans et 11 mois,
Jeanne MALIDIN, de la Bruère, 3 ans,
Rose MALIDIN, sa sœur, 6 ans et 2 mois,
Joseph MANDIN, du bourg du Grand-Luc, 23 mois,
Louis MANDIN, son frère, 5 ans et 9 mois,
Véronique MARTIN, de la Moricière, 1 an,
Marie-Françoise MARTIN, du Petit-Luc, 2 ans,
Louise MARTIN, sa sœur, 5 ans et 4 mois,
Rosalie MARTIN, de la Guénière, 2 ans et 10 mois,
Louise MARTIN, sa sœur, 5 ans et 3 mois,
Rosalie MARTINEAU, de Bourgneuf, 2 ans et 11 mois,
Jean MIGNEN, de la Sorinière, 1 an,
Louise MINAUD, du Brégeon, 15 jours,
Louise-Marie MINAUD, sa sœur, 15 mois,
Jean MINAUD, leur frère, 5 ans et 3 mois,
Pierre MINAUD, autre frère, 6 ans et 11 mois,
Jeanne MINAUD, de la Davière, 15 mois,
André MINAUD, son frère, 4 ans et 2 mois,
Véronique MINAUD, leur sœur, 6 ans et 8 mois,
Pierre MINAUD, leur cousin de la Davière, 4 ans,
Louise MINAUD, de l’Ethelière, 33 mois,
Marie-Anne MINAUD, sa sœur, 6 ans et 11 mois,
Anne MORILLEAU, de la Primaudière, 2 ans
Céleste MORILLEAU, sa sœur, 6 ans et 5 mois,
Jean PERROCHEAU, du Retail, 5 ans et 3 mois,
Pierre POGU, de la Pellerinière, 22 mois,
Jean POGU, son frère, 5 ans,
Rose PREVIT, de Villeneuve, 10 mois,
Marie PREVIT, sa sœur, 6 ans,
Rose REMAUD, de Bourgneuf, 4 ans et 11 mois,
Marie REMAUD, de la Grande-Métairie, 4 ans et demi,
Pierre RENAUD, de la Nouette, 18 mois,
Catherine RENAUD, sa sœur, 3 ans et demi,
Jeanne RENAUD, leur cousine, de la Nouette, 4 ans,
Marie-Anne RENAUD, de la Petite-Brosse, 4 ans,
Pierre RENAUD, son frère, 6 ans et demi,
Marie RICOULEAU, de la Bromière, 22 mois,
Jeanne ROBIN, de la Retardière, 5 ans,
Marie-Anne RORTAIS, de la Guyonnière, 4 ans,
Jeanne ROUSSEAU, de la Gaconnière, 23 mois,
Jean ROUSSEAU, son frère, 3 ans et 11 mois,
Louis ROUSSEAU, autre frère, 7 ans,
Victoire ROUSSEAU, cousine, de la Gaconnière, 11 mois,
Jeanne ROUSSEAU, sœur de Victoire, 4 ans,
Jeanne SAVARIAU, de la Sorinière, 5 ans et 10 mois,
Pierre SIMONEAU, de la Moricière, 6 mois,
Jean SIMONEAU, son frère, 4 ans et 10 mois,
Jacques SIMONEAU, de la Bugelière, 18 mois,
Joseph, SIMONEAU, cousine, de la Bugelière, 8 mois,
Henri SORET, du Petit-Luc, 2 ans,
Jacques SORIN, de la Bromière, 5 mois,
Jean SORIN, son frère, 3 ans et 3 mois,
Madeleine TENET, du Chef-du-Pont, 7 ans,
Louis VRIGNAUD, de la Ricoulière, 23 mois,
Marie-Jeanne VRIGNAUD, de la Cornetière, 3 ans,
Jean-Baptiste VRIGNAUD, son frère, 4 ans et 5 mois."

Extrait de l’ouvrage du Père Marie Auguste Huchet de 1983 intitulé : "Le massacre des Lucs-sur-Boulogne et le martyrologue du curé Barbedett"


* Les lois génocidaires non abolies
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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 09:43

Au sujet de l'interférence du retrait de l'excommunication et de la publication des propos "négationnistes" de Mgr Williamson, le journal Le Monde donne la parole à la journaliste Fiametta Venner, rédactrice à Charlie Hebdo, dans l'article du  04.02.2009, "Ni moi ni la télévision suédoise ne connaissions à l'avance l'agenda du Vatican".

"L'interview de Mgr Williamson, datée de novembre, diffusée le 21 janvier, et dont j'ai fait echo le 22 janvier est "
un hasard" (sic)...

                                                          ***

Le Monde, 04.02.2009, "Ni moi ni la télévision suédoise ne connaissions à l'avance l'agenda du Vatican"

Le Vatican vous accuserait d'avoir monté avec la télévision suédoise un "complot" contre Benoît XVI, en organisant la diffusion des propos de Richard Williamson trois jours avant sa réintégration dans l'Eglise catholique. Pouvez-vous raconter comment s'est organisé cet entretien avec Williamson et quel a été votre rôle?


Fiammetta Venner: "J'ai lu ça dans la presse italienne. J'ai cru à une plaisanterie mais le Vatican communique le plus sérieusement du monde sur cette affaire en nous accusant, Caroline Fourest et moi-même d'être à l'origine d'un "complot contre le pape". Complot censé être prouvé par le fait que nous serions engagées contre le "cléricalisme" – il nous avait semblé qu'il s'agissait de l'intégrisme – et que nous serions proches du
Grand-Orient de France. ... L'interview a été tournée en novembre 2008 mais le film était programmé depuis des semaines pour le 21 janvier. Pas de chance pour le Vatican, qui a décidé d'annoncer la réintégration de Willamson le même jour. C'est bien entendu un hasard."

                                                             ***

"Hasard", "la faute à pas de chance" (sic)? A vous de juger.

Fiametta Venner est l'auteur de :

-
Extrême France : Les mouvements frontistes, nationaux-radicaux, royalistes, catholiques traditionalistes et provie, Grasset, novembre 2006.

- L'Effroyable Imposteur
, à propos de Thierry Meyssan, Grasset, 2005.


-
L'Extrême droite et les femmes (avec Claudie Lesselier), Golias, 1997.


- OPA sur l’islam de France : les ambitions de l’UOIF
, Calmann-Lévy, 2005. 

-
collaboration à Erwan Lecoeur (dir), Dictionnaire de l'extrême droite, Paris, Larousse, « À présent », 2007.

-
Les Nouveaux Soldats du pape — Légion du Christ, Opus Dei, traditionalistes (avec Caroline Fourest), Panama, 2008

- Les sponsors du Front national (avec Caroline Fourest), R. Castells, 1998.

-  L'Opposition à l'avortement, du lobby au commando, Berg, 1995

- Les anti-pacs, ou La dernière croisade homophobe
(avec Caroline Fourest), éditions Prochoix, 1999 (ASIN 2913749003) 



Selon un dossier du Vatican, il y aurait une régie française pour l'affaire Williamson. C'est ce que révèlent deux vaticanistes sérieux comme Rodari et Tornielli parlant de "complot contre le pape". Ils donnent même le nom de Fiammetta Venner le 03 février, avant que Le Monde publie la réaction de cette journaliste dans l'édition du 04 février.

La question posée à Mgr Williamson sur "l'existence des chambres à gaz" a été demandée au journaliste par Fiammetta Venner, militante pro-avortement, pro-laïcité, très liée au Grand Orient de France. 

D'après "der Spiegel", l'interview a été portée dès novembre à la connaissance du Consistoire central israélite d'Allemagne qui aurait répondu qu'il était déjà informé mais qu'il comptait réagir plus tard.

D'après l'article, c'est aussi grâce à des malveillances au sein de la Curie et pour bloquer tout rapprochement avec les "intégristes" que l'interview aurait été rendue publique le 21 janvier.

Sources en français via
le Forum catholique.

Sources exactes en italien :

Rodari, "
Una teoria del complotto. Ma, per una volta, fondata, blog.messainlatino.it, 03/02/2009.)

et Tornielli, "Dietro al vescovo negazionista un complotto contro il Papa", Il Giornale.it, 03/02/2009.

                                                         ***

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1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 19:58
Juif d'abord
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1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 00:03
A la lecture des "historiens" officiels du Régime, c'est l'Europe "réactionnaire" qui déclara la guerre à la Révolution dite "française" de 1789 avec l'aide des "traîtres royalistes" (sic)... La vérité historique est inverse, c'est la révolution dite "française" qui déclara la guerre à l'Europe...

                                                        ***

1er février 1793 Déclaration de guerre de la Convention au roi d'Angleterre et au stathouder de Hollande.

Déjà, le 20 avril 1792, l'Assemblée Législative déclara la guerre au roi de Hongrie et de Bohême.

Et le 7 mars la Convention déclarera encore la guerre au roi d'Espagne. Quelques années plus tard la révolution couronnée déclarera la guerre à toute l'Europe et envahira la Russie...

Source: Alfred Fierro, Chronologie: La Révolution jour par jour  in Jean Tulard, J.F. Fayard, A. Fierro, Histoire et Dictionnaire de la Révolution française 1789-1799, Bouquins Robert Laffont, Paris 2004, p. 352.
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22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 00:05
Nicolas Sarkozy: le métissage obligatoire

 

Quel est l'objectif - cela va faire parler - mais l'objectif c'est de relever le défi du métissage. Défi du métissage que nous adresse le XXIe siècle. Ce n'est pas un choix, c'est une obligation. C'est un impératif: on ne peut pas faire autrement au risque de nous retrouver confrontés à des problèmes considérables. Nous devons changer, alors nous allons changer. On va changer partout en même temps: dans l'entreprise, dans les administrations, à l'éducation, dans les partis politiques. Et on va se mettre des obligations de résultat.

Si ce volontarisme républicain ne fonctionnait pas, il faudra alors que la république passe à des méthodes plus contraignantes encore.

Nicolas Sarkozy lors d'un discours à l'Ecole Polytechnique (Palaiseau), sur le thème "Egalité des chances et diversité", le 17 décembre 2008

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17 janvier 2009 6 17 /01 /janvier /2009 18:40
Les droits de l’homme sont menacés par l’ONU, selon Mgr Schooyans

Tout ce qu’on a pu expliquer concernant les droits innés de l’homme qui, parce qu’il est homme, a des droits inhérents à sa nature, est contesté. Tout cela est nié, mis entre parenthèses, bafoué, oublié.
Seules subsistent les normes juridiques, seul subsiste le droit positif, à l’exclusion de toute référence aux droits qui sont inhérents à la nature de l’homme. Dans ce contexte, seules les décisions juridiques méritent étude et respect. A présent, ces ordres juridiques, ces dispositions établies dans les codes, peuvent changer au gré des intérêts de celui qui a pouvoir de les définir. Ils sont le pur produit de celui qui détient le pouvoir, de celui qui réussit à imposer sa vision de la nature de tel ou tel droit humain. Il saute aux yeux que la vision purement positiviste des droits de l’homme dépend pour finir du libre-arbitre de celui qui peut faire prévaloir sa propre conception des droits de l’homme, puisqu’il n’existe plus aucune référence à la vérité, à la réalité de l’homme. 

Zenit - Quelles sont les conséquences ? 

Mgr M. Schooyans - Elles sont tragiques. Le positivisme juridique a ouvert et ouvre la voie à toutes les formes de dictature. Comme Kelsen lui-même le constatait, il régnait dans l’Union soviétique de Staline un Etat de droit, car il y avait des lois. C’était un dictateur, mais il faisait la loi. Mais quelle loi ? La loi qui était l’expression de sa volonté, de sa brutalité. Sans aucune référence à des droits qui seraient naturels, qui seraient l’objet d’une vérité à laquelle tout le monde adhère, une vérité fulgurante qui s’impose. La loi du temps de Staline était l’expression de la volonté du plus fort. Aujourd’hui, la loi qui autorise l’avortement, qui autorise l’euthanasie, n’est pas autre chose. C’est une loi qui permet le triomphe du plus fort, qui déclare : puisque telle est ma volonté, nous décidons qui a le droit à l’existence et qui ne l’a pas. 

Cette mentalité s’est infiltrée dans certaines des agences de l’ONU. Et l’ONU se comporte aujourd’hui comme une super-puissance mondiale, transnationale, dans la droite ligne de Kelsen. Cette dernière déclare que les lois nationales, celles que nous connaissons dans nos codes nationaux, doivent être soumises à l’approbation, la validation, d’un centre de pouvoir pyramidal. La validité des lois nationales dépend de la validité consentie, concédée par le pouvoir supranational aux codes nationaux, particuliers. Ce qui signifie que les nations sont totalement dessaisies de leur souveraineté et les êtres humains de leur autonomie. On assiste à tout cela quotidiennement, dans les débats parlementaires. Bon nombre de parlements en sont réduits à n’être que des théâtres de marionnettes qui appliquent les décisions venant de l’extérieur, exécutent la volonté de celui qui impose ses décisions, en achetant s’il le faut leurs votes, en recourant à la corruption. 

C’est ce qui se passe sous le simulacre de la mondialisation, qui mérite toute notre vigilance. En effet, dans l’esprit de ceux qui adhèrent à cette conception purement positiviste du droit, la loi n’est pas au service des hommes ni de la communauté humaine ; elle est seulement au service de tel ou tel centre de pouvoir. Ce peut être une nation comme les Etats-Unis, mais ce peut être surtout l’alliance des volontés qui complotent aux Nations unies, avec l’appui de nombreuses ONG, et aussi de quelques sociétés secrètes, comme la franc-maçonnerie. Ce qui montre que le droit international a tendance aujourd’hui à prévaloir sur les droits nationaux, à les écraser, car ceux-ci sont peu à peu désactivés. C’est terrible ! Nous sommes entrain d’assister à l’émergence d’un droit international tyrannique parce que purement positiviste, ignorant les droits humains inaliénables proclamés en 1948. Et cela n’est pas perçu... News.catholique.org

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14 janvier 2009 3 14 /01 /janvier /2009 07:22

"Selon les informations dont nous disposons, l’Eglise en Iran est le fruit de l’œuvre d’évangélisation de l’Apôtre Thomas et de ses disciples. Ses origines peuvent donc remonter au Ier siècle après J.C. Durant les premiers siècles, cette Eglise a connu une expansion extraordinaire. Ses missionnaires ont été les premiers à annoncer l’Evangile à des peuples très éloignés comme en Chine, en Corée et au Japon. Elle a aussi connu de dures persécutions au temps des Sassanides, en particulier sous le règne de Shapur II (IV siècle ap. J.C) qui fit persécuter les chrétiens pendant 40 ans. C’est ce sang des martyrs qui a permis à l’Eglise en Iran et en Orient de trouver la force et le courage de continuer sa mission dans cette région. Aujourd’hui, c’est une petite communauté. Sur 70 millions d’habitants, on compte près de 100 000 chrétiens. Environ 80 000 appartiennent à l’Eglise arménienne orthodoxe. Les catholiques appartiennent à trois rites : chaldéen, arménien et latin."
 
"[S]elon la Constitution de la République islamique d’Iran, les chrétiens sont officiellement reconnus comme minorité religieuse. Nous avons donc la liberté, au sein de nos églises, de pratiquer notre culte et de donner une formation chrétienne à nos fidèles. Nos églises sont ouvertes pour le culte et la formation chrétienne."

... L’importance d’une Eglise ne réside pas dans sa visibilité (j'ai envie de dire à la différence d'un certain lobby...), dans sa grandeur visible, mais dans la qualité de sa foi, et dans le témoignage de ses fidèles. Il faut donc croire que, en dépit du nombre, Dieu peut réaliser des merveilles pour nous, à condition que nous écoutions sa voix et que nous fassions sa volonté.

(Source:
Extrait du texte de l’entretien de Mgr Garmou, évêque de Téhéran des Chaldéens et président de la Conférence épiscopale iranienne a accordé à Radio Vatican à quelques jours de la visite ad limina des évêques iraniens au Vatican.)

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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 11:57

CITE DU VATICAN (AFP) — Le Vatican veut rééditer les actes du procès de Galilée pour "rafraîchir la mémoire" de ceux qui accusent l'Eglise catholique d'avoir condamné le célèbre physicien (1564-1642) pour ses thèses sur l'univers, a rapporté mardi l'agence Ansa.

"Galileo Galilei n'a jamais été condamné", a déclaré à l'agence Mgr Gianfranco Ravasi, président du conseil pontifical pour la Culture, à la veille de l'ouverture d'un congrès organisé par le Vatican sur "la science 400 ans après Galilée".

Une réédition des actes du procès permettra de "rafraîchir la mémoire" de ceux qui affirment le contraire et réclament toujours une "repentance" du Vatican, a-t-il ajouté.

La condamnation de Galilée à la prison, prononcée en 1633 par l'Inquisition après un long procès où il risquait une condamnation au bûcher, n'a en effet jamais été signée par le pape Urbain VIII.

Mais le savant, défenseur de la thèse héliocentrique de l'univers selon laquelle la Terre tourne autour du Soleil, avait été contraint de se rétracter et ses oeuvres avaient été interdites.

 

                                                                                     ***

Galilée fut condamné (par l'Inquisition) pour avoir affirmé qu'il avait prouvé la théorie copernicienne, la rotation circulaire uniforme de la terre autour du soleil. Théorie qui est fausse : comme nous le savons aujourd'hui, la terre effectue un mouvement d'ellipse à vitesse variable autour du soleil.

Détails sans importance ?

1. Il se trouve que ce mouvement en ellipse est le seul qui explique les aberrations du système copernicien. Aberrations qui étaient déjà connues à l'époque.

2. De plus, ce mouvement en ellipse, l'astronome Kepler l'avait déjà découvert par des calculs, et l'avait même communiqué à Galilée ! Mais celui-ci, du haut de sa superbe, ridiculisera cette découverte capitale, pour maintenir sa rotation circulaire uniforme, prouvée selon lui par le phénomène des marées. Preuve qui, elle, est totalement fausse, comme on le savait également à l'époque. Kepler d'ailleurs avait aussi donné la véritable explication des marées, liées à l'action conjointe de la lune et du soleil.

3- L'Inquisition a donc condamné des thèses fausses et les oeuvres de Galilée furent interdites.


Mais au fait, à quoi fut condamné Galilée ? Fut-il brûlé vif ? ou bien fut-il pendu ? Demandez autour de vous, personne ne saura vous répondre, mais tous vous répétéront la leçon bien apprise: "Galilée a été condamné par l'Eglise!"

Galilée fut assigné à résidence dans sa villa de Florence, où il continua ses travaux de mathématiques et où il finit paisiblement ses jours. Pour noircir un peu le tableau, les ouvrages "dans le vent" ajoutent qu'il mourut aveugle.

Pardon, j'oubliais : il fut également condamné à réciter chaque jour les psaumes de la pénitence. Il fit transférer cette obligation à sa fille, qui était religieuse.

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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 00:02

Novopress.info

Les éditions du Cerf viennent de publier un nouveau livre dans la collection L’Histoire à vif. Il s’agit du texte de Gracchus Babeuf sur la vie et les crimes de Carrier, l’auteur des noyades de Nantes.

Babeuf, l’un des père du communisme, portait, dans Du système de la dépopulation toute son attention sur la politique exterminatrice menée en France par les Conventionnels et Robespierre entre 1793 et 1794. Cette politique devait conduire à l’anéantissement des Vendéens.
Le texte de Babeuf est réédité aujourd’hui.

...Reynald Secher, de son côté, reprend à l’aide de nombreux documents inédits l’histoire des événements de Vendée et s’attache à définir un quatrième crime de génocide, non évoqué par Nuremberg : le mémoricide. Qui penserait pourtant à nier les génocides qui ont existé ? Et, pourtant, il semble que cela soit bien le cas.

Surtout, Reynald Secher révèle que la législation « populicide » ou génocidaire française mise en place au moment de la Révolution n’a jamais été abolie. Elle pourrait renaître à tout moment de ses cendres si l’on ne prend pas garde de l’abolir officiellement et définitivement.
Nous ne le savions pas ; mais nous vivions encore sous des lois qui permettent l’extermination. Un livre à découvrir d’urgence.

La guerre de la Vendée et le système de dépopulation, Gracchus Babeuf, Le Cerf, 238 pages, 24 €

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19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 15:37

Le Figaro Eric Biétry-Rivierre
19/11/2008 | Mise à jour : 10:43

 

Le Muséum national d'histoire naturelle vient de résoudre l'énigme de cette pierre, volée sous la Révolution et disparue depuis, qui ornait le grand insigne de l'ordre de la Toison d'or. C'est bien la perfide Albion qui a longtemps recelé un des plus beaux diamants, volé à la France pendant la Révolution (dite 'française'). 

Le Muséum national d'histoire naturelle vient de le démontrer à la suite d'une enquête digne des meilleurs polars scientifiques. Un travail à lire dans le dernier numéro de la Revue de gemmologie.


L'histoire commence en 1671 quand Louis XIV ordonne la retaille d'une pierre exceptionnelle ramenée des Indes trois ans plus tôt. De ses 115 carats est extraite une pièce n'en pesant plus que 69, mais qui demeure à ce jour le plus grand et le plus beau diamant bleu jamais produit. Louis XV la fera sertir au coeur de son grand insigne de l'ordre de la Toison d'or dont on ne connaît aujourd'hui que deux gravures imprécises. En septembre 1792, ce chef-d'oeuvre de la joaillerie baroque disparaît lors du sac de l'Hôtel du Garde-Meuble (actuellement Hôtel de la Marine, place de la Concorde). Les années passent et les chasseurs de trésors se perdent en conjectures.

Au milieu du XIXe siècle, une thèse prédomine : celui qui est désormais appelé le « diamant bleu de la couronne » aurait été grossièrement retaillé. Ce serait, peut-être, celui apparu chez un joaillier londonien en 1812 et acheté par un grand banquier de la City, Henry Philip Hope. Mais comment prouver que ce joyau rond, désormais conservé à la Smithsonian Institution de Washington, est bien le bon ? Ses feux sont mal équilibrés, il n'a pas la légendaire et magnifique taille du diamant du Roi-Soleil, dite en « rose de Paris », et, surtout, il ne pèse « que » 45,5 carats !

Ce qui a permis à l'équipe emmenée par François Farges, chercheur au département histoire de la Terre du Muséum, de l'affirmer « à 99 % car nous n'avons pas de certificat de la gemme originelle avec tous les éléments de l'analyse moderne » : c'est une découverte.

 

Au cours de l'inventaire numérique du million de pièces des fonds anciens du département - qui n'est encore effectué qu'à un tiers -, un modèle en plomb du diamant des Bourbons a été retrouvé. Avec une indication du donateur, un joaillier parisien, qui mentionne son client. Un certain : « Mr. Hoppe de Londres » qui posséderait l'original.

 

François Farges enclenche alors son logiciel de modélisation 3D et compare le plomb avec celui du diamant Hope prêté par la Smithsonian. « L'un rentre dans l'autre au millimètre près. » Cela suffira-t-il à la France pour réclamer son bien ? Le chercheur ne le croit pas. « Depuis que la Convention, le Directoire et la IIIe République ont vendu une large partie des joyaux de la couronne, l'inaliénabilité de ces pièces, décidée par François Ier, est caduque. » Quant au recel, il y a prescription.

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13 novembre 2008 4 13 /11 /novembre /2008 14:41
Parmi ses innombrables falsifications historiques, la propagande républicaine dit que le droit du sang est une invention "démocratique". C'est faux bien évidemment puisque historiquement c'est la France monarchique médiévale qui l'inventa.

"Rien de tout cela en Angleterre. Isabelle, épouse d'Edouard II dont l'homosexualité était notoire, arriva au pouvoir avec son amant. Jamais la légitimité d'Edouard III n'en souffrira. Le sang n'est en Angleterre que l'un des facteurs qui font le roi. La propagande française le ressent bien, qui rit des multiples dynasties anglaises et qui les taxe toutes d'illégitimité. La France venait d'inventer la notion de droit du sang, une force redoutable pour le futur malgré quelques difficultés d'application immédiates. En France un fou, un bébé règnent de par leur sang. Le terme de 'légitimité' n'existait pourtant pas encore, le mot étant apparu après la chose."

Colette Beaune, Naissance de la nation France, nrf Editions Gallimard, Mayenne 1985, p. 220.
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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 08:23

Les deux patries : essai historique sur l'idée de patrie en France"En 1794 Saint-Just écrivait: 'Il y a quelque chose de terrible dans l'amour de la patrie, il est tellement exclusif qu'il immole tout sans pitié, sans frayeur, sans respect humain, à l'intérêt public'. Alors de telles paroles ne sonnaient que provocations. En 1914-1918 nul ne les trouverait singulières. En un peu plus d'un siècle le patriotisme révolutionnaire a fait la conquête des esprits. La grande Guerre marque l'apogée de son empire. Les Français ont accepté un million trois cent mille morts comme une chose normale, comme une chose due.

 

Le chef d'oeuvre a été d'obtenir le concours des nationalistes et des catholiques. Réduit à ses seules forces et à la propagande officielle ou soldée, le patriotisme révolutionnaire aurait eu beaucoup de mal à s'imposer, et très probablement les politiciens n'auraient pas réussi à faire accepter les morts. Mais ils ont bénéficié du concours des nationalistes et des catholiques, et ce concours a été décisif. La pensée nationaliste et la pensée catholique se sont engagées à fond dans la 'guerre du droit', et ont obtenu des familles le consentement que tous les politiciens réunis n'auraient jamais réussi à leur arracher, le plein consentement à l'immolation de leurs enfants. Nous disons 'plein consentement': les familles en effet n'ont pas seulement accepté la mort de leurs enfants, elles l'ont offerte en sacrifice à la patrie. Elles ont réalisé ainsi l'idéal du patriotisme révolutionnaire. C'est bien à cela que les politiciens républicains, héritiers des 'grands ancêtres' voulaient arriver, mais ils n'y seraient jamais arrivés sans les nationalistes et sans les catholiques.

 

Un renfort aussi massif, un appui aussi total étaient difficile à obtenir. Ils ont eu la très grande habileté de savoir les procurer. On peut parler de chef d'oeuvre. La trouvaille de génie a été 'l'Union sacrée'. Certes un grand travail de captation s'était déjà fait au cours du dix-neuvième siècle, et beaucoup de Français, avant que la guerre ne commence, étaient déjà convertis aux thèses du patriotisme révolutionnaire. Mais on pouvait craindre: leur conversion résisterait-elle au spectacle de la tuerie, et surtout à la mort de leurs propres enfants? L'Union sacrée verrouilla le système. Au nom de l'Union sacrée, il fut interdit de se plaindre, il fut ordonné de consentir. Sous peine d'être un mauvais Français. Ce fut une trouvaille plus ingénieuse et bien plus efficace que 'la Patrie en danger'.

Ainsi le patriotisme révolutionnaire triomphait, mais l'attachement à la France déclinait. Car en attribuant à la France les exigences de la patrie révolutionnaire, on la rendait haïssable. Comment s'attacher à un tel monstre? Les orphelins de la guerre - on les compte par millions - sont encore des enfants, mais ils protestent dans leurs coeurs: 'C'est cela votre France, disent-ils, cette idole inhumaine, avide du sang de nos pères, et pouvons-nous l'aimer?' Ils se trompent: la déesse cruelle qu'ils accusent est la patrie révolutionnaire, non la France. Mais comment le sauraient-ils? Nul ne pourrait le leur expliquer. La manipulation est parfaite."


Jean de Viguerie, Les Deux patries, Essai historique sur l'idée de Patrie en France, Dominique Martin Morin, deuxième édition revue et complétée, Mayenne 2004, p. 210-212.

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7 novembre 2008 5 07 /11 /novembre /2008 14:38
Elagabal, ou Héliogabale

Elagabal, ou Héliogabale

Les adorateurs du soleil et autres pierres volcaniques, répètent à l'envie que le christianisme est la cause de la décadence de l'empire romain et a posteriori de celle de l'Europe d'aujourd'hui dont l'ethnocide et le métissage seraient comme des conséquences de tares inscrites en table de la loi dans le christianisme lui-même. Ben voyons! La thèse est ridicule et grossière mais elle circule...

En réponse, sans m'attarder sur le symbole de la destruction par Dieu de la tour de Babel (cette volonté satanique des hommes de se rassembler pour s'élever au-dessus de Dieu... aujourd'hui l'édification du "nouvel ordre mondial" et son "gouvernement mondial"...), ni sur le catholicisme de la sainte de la Patrie qui dit aux Anglais de rentrer chez eux ("Dieu aime les Anglais mais chez eux!"), un catholicisme à mille lieues de ces fariboles, ni même sans m'attarder à définir l'universalité d'un christianisme pronant la défense de nos patries charnelles comme un devoir religieux (le respect de la Création et la préservation de nos patrimoines nationaux, ethniques et culturels dérivant du 4è commandement "tes pères et mère honoreras..."), je voudrais présenter l'image d'un empereur "romain" bien païen quant à lui, un païen qui, comme chacun sait, sauva Rome du métissage chrétien, de la décadence morale et de la dégénérescence induits par le christianisme : Elagabal, Hélagabale ou Héliogabale (d'Hélios le soleil).

Notons au préalable que ces néo-païens accumulent des mensonges que ne renieraient pas les francs-maçons, la parenté idéologique étant proche, il est vrai...  


Autre remarque liminaire, l'empire romain d'Orient ou "empire byzantin", continua Rome après la chute de l'empire romain d'Occident en 476, le christianisme dans sa version orthodoxe en était la religion d'Etat (sans les païens...) et la "décadence romaine" causée par le christianisme continua mille ans...

Elagabal. Cette belle figure du paganisme antique et solaire, les néo-païens ne s'empressent pas pour nous la présenter.
C'est que le grand prêtre du Baal solaire d’Emèse (en Syrie), l'empereur "romain" proclame dieu suprême de l’Empire romain une divinité orientale totalement étrangère au panthéon romain lui-même!

Elagabal multiplie les extravagances. C'est le prototype du babylonien dégénéré, métisseur et décadent.

Personnage veule et débauché, il laisse gouverner les femmes (sa grand-mère Julia Maesa et sa mère Julia Soaemias, nièce de la femme de Caracalla, Julia Domna) et les affranchis de son entourage par la cruauté et la corruption.

Avec la cour orientale d’Héliogabale, l’ennemi est dans la place. Et les Chrétiens n'y sont pour rien... Voici l'histoire de l'empereur orientaliste qui célébra son mariage entre deux caillous, l'un représentant son dieu solaire d'Emèse, l'autre la divinité lunaire acheminée à grand frais de Carthage...

Les liturgies de son dieu solaire syrien donnent lieu à un culte où la sexualité dépravée tient une place envahissante dont sa mère Julia Soaemias n’hésitait pas à y payer de sa personne dans des cérémonies orgiaques.

On comprend la perplexité des milieux romains de bonne souche : Néron était pour le coup largement surclassé par cet individu qui entrait en transes au son des flûtes et des tambourins et se déhanchait en chantant des cantilènes exotiques dans des cérémonies envoûtantes de rythmes et de parfums s’achevant chaque fois en fureur génésiques. Bref pour cet enfant de chœur pervers, le pouvoir était comme un gros jouet. Heureusement, les païens étaient là pour sauver Rome de la décadende et des invasions...

Du point de vue de la "noblesse" du paganisme antique, alors qu'il est bien connu que le christianisme était à l'origine de la décadence de Rome, la mère d’Héliogabale, Julia Soaemias, encouragea les femmes de rang sénatorial (cœur de la romanité) à prendre époux en dehors de leur caste, avec des hommes de moindre rang, jusqu’aux affranchis et aux esclaves, sans qu’elles perdent les avantages de la noblesse : de tels encouragements portèrent des coups mortels à l’ultime charpente de la vieille aristocratie romaine. Mais cela nos néo-païens n'en parlent pas.


Le 29 septembre 219 ap. J-C., l'empereur "romain" arriva à Rome un an et trois mois après les évènements d’Emèse. Lorsqu’on le vit débarquer triomphalement dans Rome avec son aérolithe sacré dont il n’avait jamais voulu se séparer, ce gamin grassouillet et fardé, accoutré à l’orientale, marchant à reculons dans la fumée de l’encens, et soutenu par ses acolythes, les Romains eurent un choc. Elagabal se considérait, comme le grand-prêtre de son dieu solaire El Gabal. À ce titre, il voulait que le soleil d'Émèse domine, et à terme supplante, toutes les autres divinités romaines.

Ce qui étonnait, c’était de voir un empereur "romain" dans cet équipage. Cet individu qui se contorsionnait au son des flûtes avec un regard byzarre n’avait vraiment rien qui de près ou de loin rappelât les Antonins ni même les Sévère. Elagabal mit tout son temps pour arriver là car il avait fallu trimballer à grands frais la divine pierre noire – qui pesait son poids – depuis la Syrie jusqu’à Rome en passant par l’Asie Mineure, le Bosphore et toute l’Europe centrale. Son premier soin sera d’installer en grande pompe la nouvelle divinité au … Palatin et de l’imposer comme culte universel...

La même année 219, le divin Elagabal tint un discours devant le Sénat : il promit de gouverner comme le vrai petit Marc-Aurèle qu’il était ! Ce qui ne l’empêcha nullement de se pourvoir lui-même de tous les titres impériaux sans attendre que le Sénat les lui ait offert…A vrai dire, le Sénat ne méritait pas mieux.  Et c’est ainsi que le nouvel empereur ne se rendait jamais au Sénat sans  sa grand-mère Julia Maesa (sœur de Julia Domna, femme de Caracalla)  bombardée "mère du Sénat" et qui se prélassait au banc des consuls ! ... On vit s’installer dans l’administration romaine une faune inquiétante : un ancien acteur comique prit la direction des fameuses cohortes prétoriennes. On vit se hisser aux plus hauts postes des eunuques, des travestis, des cochers de cirque... Elagabal méditait même de faire César un mignon assez crapuleux, un esclave qui répondait du nom de Hiéroclès. 

Le 13 mars 222 ap. J.-C., Elagabal est assassiné par les Prétoriens (ses gardes du corps) ainsi que sa mère Julia Soaemias. 
Les favoris et les mignons de l'empereur furent d'abord littéralement dépecés, émasculés, empalés ("afin que leur mort fût en conformité avec leur vie", dit le chroniqueur).

Ce fut ensuite le tour de l'empereur qui fut massacré dans les latrines du palais. L’Histoire Auguste fidèle au genre antique qui inflige au mauvais princes une mort indigne nous montre l’empereur massacré dans ses toilettes où il s’était réfugié, et son corps fut traîné à travers les rues de Rome, puis la populace tenta de jeter le cadavre aux égouts, mais, comme les conduits étaient trop étroits, les égoûts le régurgitèrent dans un renvoi d’eaux putrides. Manière de dire que ce cadavre était plus pollué que les effluents de la ville… l'impérial cadavre fut finalement balancé dans le Tibre le 11 mars 222.


En 222 ap. J.-C., la Rome païenne, donc non encore chrétienne (elle ne le sera qu'un siècle plus tard sous Constantin Ier) n’était déjà plus dans Rome depuis longtemps... 

Nos néo-païens n'en parlent pas.
Cet intermède bouffon et sanglant sur fond de décors exotique laisse une impression désolante pour les admirateurs de l’Empire. Si l’on garde en tête l’épopée romaine, la peine et l’héroïsme qu’elle avait coûtés, on est effaré de voir à quelle vitesse (deux siècles) l’Empire romain s'auto-disloqua, du fait du poids d'un paganisme orientalisé babylonien, de l’omnipotence et de la versatilité des soldats et de la veulerie du Sénat "romain". 

En réalité la chute de l'empire romain d'Occident n'est pas due aux Chrétiens : l'empire romain continua en Orient dans l'"empire romain d'orient" ou empire byzantin dont la religion est chrétienne. Aux IIIe et IVe siècles, les invasions barbares en Occident sont une conséquence et non une cause de l'effondrement. Une conséquence de la décadence morale qui frappait Rome déjà depuis le Ier siècle... L'empereur Octave Auguste au Ier siècle tenta en vain de sauver ce qui pouvait être sauvé en adoptant une série de lois de moralisation. Rien n'y fit, la décadence morale qui rongeait la société païenne eut le dessus. Les Chrétiens n'y étaient pour rien...

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15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 09:45


Plan de refinancement des banques. C'est au total une somme de 360 milliards qui est mobilisée (Source: tf1.lci.fr)

 

Qui va payer? L'Etat.

Et donc les contribuables Français.


Mais après nous avoir expliqué que les caisses étaient vides, Sarkozy avec son Premier sinistre François Fillon, pour qui "sauf accident majeur, cette opération n'aura pas de coût pour le contribuable", insistent pour faire passer le message que les Français ne signent pas un chèque en blanc aux banques...

D'où sort donc cet argent si les caisses sont vides comme le dit Nicolas Sarkozy?

Bref, encore de la désinformation pure et simple, et un mensonge au plus haut niveau de l'Etat... Quand ils veulent trouver de l'argent ils en trouvent! Après
le vol du siècle, le mensonge du siècle!

Mensonge du siècle : "sauf accident majeur, cette opération n'aura pas de coût pour le contribuable" (François Fillon)
Mensonge du siècle : "sauf accident majeur, cette opération n'aura pas de coût pour le contribuable" (François Fillon)
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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 12:35

Suite au krach financier et l'effondrement des bourses mondiales, les plans de refinancement visant à redresser les banques en faillite par de l'argent public constituent une aubaine pour les banksters qui se voient ainsi récompensés et remerciés de leurs mauvaises gestions par des fonds d'Etats.

Autrement dit, le capitalisme moderne et sa courroie de transmission démocratique c'est la privatisation des profits et des bénéfices (pour les banksters) et la nationalisation des pertes (pour le "peuple").

Vive la démocratie!

Coup double, les banksters se seront enrichis de l'effondrement financier, des années de vol et d'usure leur auront rempli les poches, ils se verront en prime récompensés par de substantielles subventions publiques! Que veut le peuple franchement?!

Nul doute pour qu'en prime, le "krach" ne se reproduise pas..., et évidemment "assainir" le capitalisme moderne... on travaille tous ensemble à fonder le "Nouvel ordre Mondial" avec un gouvernement mondial (c'est plus sûr!)

 

- Mensonge du siècle : "sauf accident majeur, cette opération n'aura pas de coût pour le contribuable" (François Fillon)  

- L'argent dette de Paul Grignon (L'argent dette 1)

- Vol du siècle - Affaire François Pérol: un proche conseiller de Nicolas Sarkozy soupçonné de prise illégale d'intérêt

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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 08:15

Redif.

Au moment où, en pleine crise financière on entend les gauchistes sans frontiéristes et mondialistes - alliés objectifs et indispensables des libéraux - dire que la régulation du marché est "une valeur de gauche et non de droite", il serait bon de démystifier le propos, mensonger, et de rétablir la vérité. En France, C'est la droite légitimiste et traditionaliste qui la première, prend la défense des travailleurs bien avant les "socialistes" qui n'existaient pas encore... Face à ces mystificateurs qui s'approprient l'histoire, reprenons la leur et rendons donc aux premiers défenseurs des ouvriers ce qui leur appartient.

"Bon nombre de nos lois sociales les plus importantes ont été écrites entre 1815 et 1944 par des hommes aussi éloignés du libéralisme que du socialisme, en un temps où 'libéral' signifiait 'de gauche' ou, plus précisément, attaché aux idéaux de 89.

Contre le 'libéralisme' (économique, politique, religieux, c'est tout un, à cette époque), naît un courant antilibéral, marqué à la fois par son attachement à la monarchie légitime (contre les Orléans, princes libéraux), par son attachement à l'Eglise, et par son rejet des principes de 89.

Et ce légitimisme emporte de belles victoires législatives. Emmené par des grands ténors, comme
Alban de Villeneuve-Bargemont, Armand de Melun, Albert de Mun, René de la Tour du Pin, ou, plus tard, Hyacinthe de Gailhard-Bancel, il obtient le vote de maintes lois sociales.

Citons pêle-mêle:
- la limitation du travail des enfants (1840)
- l'institutionnalisation du repos dominical (1814, aboli en 1880 par des parlementaires anticléricaux et rétabli en 1906),
- l'interdiction du travail de nuit pour les femmes (1892)...

A chaque fois, c'est une nouvelle pierre dans le jardin de la révolution 'libérale' ... les grands bénéficiaires de 89 se voient ainsi imposer des limites à leurs égoïsmes et le moderne esclavage né de la révolution industrielle trouve dans ces lois un peu de modération.

Aucune des lois sociales du XIXe siècle n'émane du mouvement qui commence à naître à la gauche des 'libéraux', le socialisme; toutes sont l'oeuvre conjuguée de la hiérarchie catholique et des vieilles élites légitimistes. C'est sans doute la raison pour laquelle ces lois sociales n'ont pas toujours l'heure de plaire aux militants 'socialistes' qui en connaissent l'histoire: ils accusent alors souvent le mouvement légitimiste social de 'paternalisme' et de donner par charité ce que l'ouvrier devrait exiger en justice. ... Si aujourd'hui nous nous interrogeons sur ces motivations, nous constatons qu'en réalité, il s'agissait autant de justice que de charité.

... [I]l est au moins une preuve évidente du fait que la quête de justice n'était en aucune façon étrangère au catholicisme social: il s'agit de l'effort poursuivi tout au long du siècle pour arracher l'autorisation de se réunir en groupements professionnels. Cet effort,... porta ses fruits en 1884, avec la loi sur la liberté syndicale.

... Notons d'ailleurs que la loi sur la 'liberté syndicale' est une loi inachevée. Ce que visaient les légitimistes sociaux, c'était la pleine liberté d'association, c'est-à-dire non seulement le droit pour les ouvriers de s'associer entre eux, mais également le droit de s'associer par métier, ouvriers et employeurs ensemble. Or, la 'liberté' syndicale s'accompagne d'une interdiction formelle de ce type d'association - interdiction qui a perduré jusqu'à nos jours. Il est intéressant de constater que cette interdiction, non seulement évite une trop lourde entorse aux principes de la Révolution 'libérale' (entorse qui eût été décisive si les groupements de métier ainsi constitués avaient eu, selon le voeu des légitimistes sociaux, un véritable pouvoir législatif en matière sociale), mais également satisfait aux impératifs socialistes de 'lutte des classes'. Ainsi peut-il se faire que 'libéraux' et 'socialistes' s'accordent CONTRE l'intérêt de l'ouvrier...

Dans l'ordre spirituel, les pontifes romains de la deuxième moitié du siècle, ... surtout à partir de 1848, Pie IX, puis Léon XIII, explicitèrent dans de très nombreux documents les principes de la 'doctrine sociale de l'Eglise'. Cette doctrine, tout comme celle des légitimistes sociaux, n'est ni libérale, ni socialiste; elle est à la fois hostile à l'individualisme et à l'étatisme. Conformément à la Loi naturelle (et notamment à la nature sociale de l'homme), elle vise à restaurer dans toutes leurs prérogatives les corps intermédiaires, niant radicalement les principes de 89 pour lesquels rien n'existe entre l'individu et le Léviathan étatique...

... Au plan temporel, ces catholiques sociaux se rangeaient sous la bannière du
comte de Chambord, petit-fils de Charles X. ... Ce prince fut l'un des hommes les plus attachés à résoudre la question ouvrière qu'il traita notamment dans sa Lettre aux ouvriers (1865).

Par la suite, une forme d'alliance entre royalisme et syndicalisme commença à se nouer dans les dernières années du XIXe siècle. L'exemple le plus fameux en est sans doute les
cercles Proudhon, nés dans la mouvance de la Jeune Action française, et dont Bernanos fut un acteur éminent.

... Seuls quelques érudits et passionnés de la 'question sociale' se souviennent encore que les plus grandes de nos lois sociales sont dues, non aux socialistes, maix aux antilibéraux de droite, aux fidèles du comte de Chambord.

Et par un clin d'oeil mélancolique, la gauche de gouvernement, sous le ministère de Lionel Jospin notamment, commença à défaire ce que le royalisme social avait fait, en levant l'interdiction de travail de nuit des femmes (novembre 2000). Après avoir mis les plus faibles en esclavage au nom de la la liberté, voici que l'on brisait leurs protections au nom de l'égalité et de la parité..."

Guillaume de Thieulloy,
Mythes et Polémiques de l'histoire, Le retour de la dispute, Studyrama perspectives, France 2008, p. 150-155.


Orientations bibliographiques

* J.B. Duroselle, Les Débuts du catholicisme social en France (1822-1870), Paris 1951.
* R. de la Tour du Pin, Vers un Ordre social chrétien : jalons de route (1882-1907), Paris 1908.
* E. de Beau de Loménie, Les Responsabilités des dynasties bourgeoises, Paris, 1943-1973, 5 vol.
* H. de Bourbon, comte de Chambord, Textes politiques : Lettres et Manifestes, Paris, 1995.

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26 septembre 2008 5 26 /09 /septembre /2008 09:39
Faisons un bilan. Et j'attends sur ce point les critiques "libérales" et républicaines.

Au moment où le système "libéral" tremble sur sa base, tente d'ensorceler l'opinion pour se perpétuer, Sarkozy fait à Toulon un discours économique sentant l'halali et transpirant une inquiétude devant l'effondrement en vue.

Sarkozy choisit alors de remettre en cause le marché (discours du jeudi 25 septembre 2008), il critique "la folie" de la loi du marché qu'il s'agirait à l'Etat de réguler. Ce faisant, il fait une critique fondamentale - sans les mots - de la république athée et matérialiste. Mais son discours est hypocrite car remettra-t-il jamais en cause les principes matérialistes qui fondent la république ? Il ne s'agit donc là que d'une énième opération de sauvetage.

Le système n'a pas d'autres choix que l'ultra-libéralisme ou le communisme, il bascule aujourd'hui dans le communisme athée. C'est de plus en plus évident. Ce qui veut dire qu'on va voir la république pourchasser et traquer plus violemment tout ses opposants au nom de la défense des Français et de l'économie "française".

Il est bon de se rappeler que les batisseurs francs-maçons de la société libre & égale avaient sciemment détruit les libertés (notamment la liberté d'association via la loi Le Chapelier d'interdiction des corporations...) et anéantit l'égalité sous le couvert du slogan "Liberté & Egalité"... Les inégalités ont explosé!

Et les mêmes aujourd'hui viennent nous tenir un langage de défense des principes fous qui nous ont anéanti. Ces gens sont des sorciers et ceux qui les écoutent des ensorcelés. Ils sont les premiers responsables de la situation actuelle.

C'est au XVIIIe siècle en 1797 que l'abbé Barruel indexait la première fois le système "libéral" maçonnique en critiquant ce qui allait se produire : la "destruction de la Société", ce sont ses termes, destruction calculée dans les loges (Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme), destruction des libertés appliquée dans les faits. On y est en plein. Il suffit d'observer tous les pans de la société et de méditer sur l'avertissement du jésuite.

"Enfonçons le clou. L'une des incantations républicaines consiste à faire croire que la République a apporté l''égalité' entre les citoyens.

... [J]e ne suis pas certain que les inégalités aient été plus criantes sous Louis XVI que sous notre république. Précisément parce que l'institution de la noblesse, cet ordre prestigieux auquel toute famille désireuse de se hisser dans la société rêvait d'accéder,
empêchait par là même qu'elles continuent à s'enrichir interminablement. Un Bill Gates était inimaginable à l'époque, ces fortunes qui dépassent la richesse de nombreuses nations n'existaient pas..." (Yves-Marie Adeline, Le Royalisme en question, L'Âge d'Homme - Editions de Paris,  Libres Mobiles, 2e édition, Paris 2006, p.96).

*
Propagande : "Cette société de l'argent ... On est dans un système d'ancien régime" (Jack Lang)
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4 septembre 2008 4 04 /09 /septembre /2008 16:44
Du 21 mars au 4 avril 1797, des élections ont lieu, les royalistes l'emportent par un succès écrasant qui pourrait ouvrir la voie à une restauration monarchique. Les royalistes prennent le contrôle des assemblées, le général Jean-Charles Pichegru préside le conseil des Cinq-Cents, Barbé-Marbois les Anciens.

Va-t-on vers une restauration ? Pichegru accueille des propositions qui lui sont faites au nom du Prince de Condé. Que vont faire les grands démocrates ? Comme d'habitude, ceux-ci vont manifester leur grand amour de la liberté, de la démocratie et du peuple.

Les Jacobins s'inquiètent : le peuple a mal voté.  Barras, fort de l'appui de Hoche et de Bonaparte fait venir l'armée Sambre et Meuse vers Paris sous le prétexte mensonger d'une expédition irlandaise. Augereau est nommé commandant de la place de Paris. Hoche fournit le coup de main décisif en faisant marcher 9000 hommes vers Paris CONTRE le peuple, sous le prétexte de transfert de troupes vers Brest destiné à une expédition en Irlande...

Dans la nuit du 3 au 4 septembre 1797 (coup d'Etat du 18 fructidor an 5), Paris déjà occupée militairement, Barras, Reubell et La Révellière-Lépeaux donnent ordres à Augereau d'arrêter Pichegru et ses amis au conseil, et de mettre à mort les royalistes.

Au matin, à 10 heures les jeux sont faits. Barthélemy et Pichegru qui entretiennent des relations avec les royalistes sont arrêtés. Carnot qui n'est dans aucun des deux camps se cache avant de s'enfuir. 42 députés, 65 dirigeants et journalistes royalistes sont arrêtés, puis déportés en Guyane. Une grande affiche-proclamation du Directoire croupion annonce aux Parisiens et au pays qu'un 'complot royaliste' a été brisé, et que tout individu coupable de vouloir rétablir la royauté ou la Constitution de 1793 sera fusillé sans jugement.

La loi du 5 septembre 1797 (19 fructidor) prévoit la déportation sans jugement contre 65 'citoyens' coupables de mal-pensée avec séquestre de leurs biens. Etaient visés 11 membre du conseil des Cinq-Cents (dont Gilbert Desmolières), 42 du conseil des Anciens (Rovère, Bourdon...), les directeurs Carnot et Barthélemy, les 'conspirateurs' (sic: là soudainement le complot existe... mais il s'agit du 'complot royaliste' biensûr...) Brottier, La Villeheurnois et Duverne de Presle, arrêtés précédemment, l'ancien ministre Cochon, les généraux Miranda et Morgan, les journalistes Suard et Mailhe, le policier Dossonville ainsi que le commandant du Corps législatif Ramel.

La loi du 19 fructidor annule les élections qui ont porté au pouvoir les 'conspirateurs' dans 49 département, épurant les Conseils de 140 députés. Les élections aux administrations locales sont également cassées dans 53 départements et le Directoire reçoit le droit de nommer aux places vacantes. C'est ce que l'on appelle la démocratie façon "république française".

Un 'serment de haine à la royauté et de fidélité à la République et à la Constitution de l'an III' (sic) est imposé aux prêtres et aux électeurs. Les grands démocrates démontrent leur grand amour de la liberté de penser et de la "liberté de la presse" en supprimant 42 journaux...

Du 9 au 18 avril 1798 (20 au 29 germinal an 6) des élections ont lieu afin de renouveler le tiers des députés des conseils. Elles sont, cette fois-ci, miraculeusement favorables aux Jacobins. La 'République' l'emportait.

Bilan. "Ce qu'on peut retenir... des mesures de 'salut public' : l'annulation des 'mauvaises élections', qui exclut un tiers du corps législatif..." (François Furet)

Un exemple historique et peu connu de la belle "démocratie" soucieuse du peuple et de sa "souveraineté"...

Sources :

- François Furet, La Révolution française, Quarto Gallimard, Malesherbes 2007, p. 413-415

- Histoire et Dictionnaire de la Révolution française, 1789-1799, J. Tulard, J-F. Fayard, A. Fierro, Bouquins Robert Laffont, Paris 2004, p. 222.

- Frédéric Bluche, Stéphane Rials, Jean Tulard, La Révolution française, Que sais-je? Puf, n°142, p. 116.

Liens :


L'installation du Directoire

Deux ligne surWikipédia
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26 août 2008 2 26 /08 /août /2008 15:25

"Fais ce que je dis pas ce que je fais"...



Photographie de Bernard LazareCe reportage éclaire la position du journaliste juif Bernard Lazare (1865-1903), anarchiste et anticapitaliste, - qu'on ne peut accuser d'"antisémitisme"... -, qui dans son livre L'Antisémitisme, son histoire, ses causes (1894), explique qu'un des traits du peuple juif au cours des âges, est la "séparation d'entre les nations".

Personnellement, je ne condamne pas la chose qui, d'une certaine façon, est bonne pour préserver l'identité et la culture d'un peuple, en revanche, je condamne la propension de demander aux autres ce que soi-même on ne pratique pas : l'ouverture et la tolérance, oui, mais pour les autres...
 

Je cite : "
Chapitre Ier - Les causes générales de l'antisémitisme (livre en ligne) : L'exclusivisme. - L'orgueil juif. - ... Le Talmud. -  La séparation d'entre les nations". - La souillure. - ... L'isolement du juif.

"Partout où les Juifs, ... se sont établis, partout s'est développé l'antisémitisme, ou plutôt l'anti-judaïsme, car antisémitisme est un mot mal choisi. ... Cette race a été, ... en butte à la haine de tous les peuples au milieu desquels elle s'est établie. ... [I]l faut donc que les causes générales de l'antisémitisme aient toujours résidé en Israël même et non chez ceux qui la combattirent.  ... [L]es Juifs causèrent - en partie du moins - leurs maux."

(Bernard Lazare, L'antisémitisme, son histoire et ses causes, 1894, rééd. Documents et témoignages, Vienne 1969, chapitre Ier)
*
Le livre en ligne de Bernard Lazare

Pour mémoire : "Alors Jésus déclara à la foule et à ses disciples :
« Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse.
Pratiquez donc et observez tout ce qu'ils peuvent vous dire. Mais n'agissez pas d'après leurs actes, car ils disent et ne font pas.
Ils lient de pesants fardeaux et en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt.
Ils agissent toujours pour être remarqués des hommes : ils portent sur eux des phylactères très larges et des franges très longues ;
ils aiment les places d'honneur dans les repas, les premiers rangs dans les synagogues,
les salutations sur les places publiques, ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi." (
Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 23,1-12.)

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26 août 2008 2 26 /08 /août /2008 14:53

SARKOZY RICANE EN RENDANT HOMMAGES AUX SOLDATS MORTS

La video commence à tourner sur Internet. On y voit Sarkozy, à Kaboul le 20 août 2008 venu rendre hommage aux soldats tués dans l'embuscade du 18 août. 

J'ai mal pour nos soldats.


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26 août 2008 2 26 /08 /août /2008 13:55

20 000 manifestants royalistes ont pris d'assaut une chaîne de télévision (AP Photo/Sakchai Lalit).
20 000 manifestants royalistes ont pris d'assaut une chaîne de télévision (AP Photo/Sakchai Lalit). Crédits photo : AP

Accusant Samak Sundaravej d'être «une marionnette» de l'ex-premier ministre renversé Thaksin Shinawatra, les manifestants ont fait irruption mardi dans le complexe abritant les bureaux du chef du gouvernement,à Bangkok. La police thaïlandaise leur a donné jusqu'à 18h00 (11h00 GMT) pour quitter l'enceinte, a indiqué mardi un haut responsable de la police, estimant qu'«ils avaient provoqué des désordres et enfreint la loi».

Vêtus pour la plupart de jaune en signe d'allégeance au roi de Thaïlande Bhumibol Adulyadej, les protestataires, dont le nombre total dépasse les 20 000 selon la police, appartiennent à «l'Alliance du peuple pour la démocratie» (PAD). (Le Figaro, Le siège du gouvernement thaïlandais pris d'assaut, 26/08/2008)

Après la révolution orange, la jaune ! Chacun son tour.

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23 août 2008 6 23 /08 /août /2008 11:49
BHL n'a pas vu toutes ses "choses vues" en Géorgie, via Rue89, 22/08/2008 

Contrairement à ce qu’il a écrit dans Le Monde, le philosophe n’a pu se rendre dans la ville de Gori. Ce n’est pas la seule affabulation.

 

Qu’on l’apprécie ou non, il faut reconnaître que Bernard-Henri Lévy, qui s’est rendu la semaine dernière en Géorgie, ne manque ni de courage, ni de convictions. Mais BHL n’est pas un journaliste, et le récit qu’il a rapporté pour Le Monde, titré « Choses vues dans la Géorgie en guerre », est à prendre avec des pincettes. Ainsi, lorsque BHL déclare qu’il est arrivé à Gori mercredi 13 août et qu’il a vu une ville « brûlée », il affabule. Il n’a pas réussi à entrer dans la ville.

Rue89 a entrepris de faire ce que les confrères anglo-saxons appellent un « fact-checking », une vérification des informations livrées par un reporter. Ce que BHL n’est pas : il est présenté dans le quotidien comme « philosophe et essayiste » et son récit a été prudemment rangé sous l’étiquette de « témoignage ». Il n’en reste pas moins que ce récit occupe deux pages au centre d’un journal jouissant d’une autorité certaine en matière d’information internationale. Suite

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5 août 2008 2 05 /08 /août /2008 14:49
Tout d'abord je précise que je ne suis pas 'pétainiste'. Pétain en 1940 eut pu restaurer la monarchie, il ne le fit pas. Vichy fut "une autre république", une "nouvelle forme de République".

"La loi constitutionnelle du 10 juillet 1940. ... Sur 126 socialistes, 36 seulement ont voté non, et sur 197 radicaux, seulement 27.

260 députés républicains de gauche ont voté la loi. ... Avec Vichy, on a une république autoritaire, laïque au vrai sens du terme, axée à droite avec un caractère conservateur, rural et corporatiste. C'est une autre forme de république, mais c'est une république" (François-Georges Dreyfus, Et si Vichy n'était qu'une autre forme de république? in La nouvelle Revue d'Histoire, N° 29, mars-avril 2007, p. 56-59).

L'historienne communiste
Annie Lacroix-Rizau sujet de son livre Le Choix de la défaite (2006) développe une thèse originale, prétend avoir fouillé dans les archives et conclue que Pétain et les fascistes au pouvoir entre 1940 et 1944 (le Choix de la défaite) c'était un complot d'une organisation secrète 'la synarchie' (ayant refait surface en 1922, regroupant la banque Worms, la banque Le Hideux et la banque d'Indochine), un complot du capital contre la république, un complot 'qui voulait liquider la république', afin 'de doter la France d'institutions susceptibles d'empêcher les salariés de se défendre'... Ces 'complots pour liquider la république' se seraient 'associés les ligues'.

Qu'en est-il au juste?
Je n'ai pas lu son livre, mais dans cette video je ne perçois aucune preuve à part des incantations, des cris, aucune source citée, aucun élément probant fourni. Par contre, je constate une chose : encore une fois, communistes et libéraux se serrent les coudes et s'associent pour désigner ensemble la Bête immonde...

Curieux mais la chose me rappelle un certain avril 2002...



Jacques Ploncard d'Assac a écrit sur le thème développé.

Il ressort que contrairement à la thèse de la marxo-léniniste Annie Lacroix-Riz, Pétain, le Gouvernement de Vichy, fut tout sauf un gouvernement au service du capital..., tout sauf un complot voulu par les forces d'argent pour renverser la république... Ce serait même l'inverse qui serait vrai. Ce serait plutôt un sursaut nationaliste contre les forces d'argent apatrides et internationalistes...

Je citerai ici quelques éléments du chapitre Le sens de la Seconde Guerre mondiale du livre "Critique nationaliste" (La Librairie Française, Paris 1960) de
Jacques Ploncard d'Assac avec quelques citations du Maréchal Pétain et du pape Léon XIII qui montrent l'exact inverse de la thèse développée par Annie Lacroix-Riz.

"Quand on voudra bien étudier cette prodigieuse période qui va de 1940 à 1944, ... on sera surpris de constater que jamais on ne fut si près de 'reconstituer la société sur ses bases naturelles' (Comte de Chambord, Manifeste du 30 octobre 1873).

Deux grands procès s'étaient ouverts parallèlement: celui du libéralisme et celui du marxisme, et l'ordre corporatif apparaissait comme la libération de l'Argent et de la Subversion.

C'était cette libération qui eut été la véritable. On sait ce qu'il en advint.

Mais le grand mouvement d'idées qui s'opéra alors a laissé des traces, et des livres qu'on avait fermés, voilà vingt ans apprennent aux jeunes tout à la fois le véritable visage de ce temps et les promesses de libération qu'il portait. Ils comprennent alors les mensonges de l'histoire et les secrètes raisons des menteurs, car la reconstitution de la société sur ses bases naturelles n'avait rien à voir avec les fluctuations d'une guerre qui n'eut opposé que des nations. Le mensonge de l'histoire n'a été nécessaire que parce qu'il s'agissait, sous le couvert de la victoire des uns, d'opérer le rétablissement d'un certain ordre ploutocratique.

Là est le noeud de l'imposture.

Lorsque le Maréchal Pétain dit :

'Un peuple n'est pas un nombre déterminé d'individus arbitrairement comptés au sein du corps social', lorsqu'il montre qu'un peuple est une hiérarchie de familles, de professions, de communes, de responsabilités administratives, de familles spirituelles, articulées et fédérées pour former une patrie animée d'un mouvement, d'une âme, d'un idéal, moteurs de l'avenir pour produire à tous les échelons une hiérarchie des hommes qui se sélectionnent par les services rendus à la communauté...', il bouleverse les fondements de la démo-ploutocratie et annonce une libération autrement authentique et profonde que celle apportée de Londres et qui n'est qu'une restauration de l'Ordre ancien. Par plus d'un côté, 1944 est un 1814 républicain.

'La solution, avait dit le Maréchal, consiste à rétablir le citoyen juché sur ses droits, dans la réalité familiale, professionnelle, communale, provinciale, nationale.

'C'est de cette réalité ... et sur elle que doit se fonder la vraie liberté, car il n'y a pas et ne doit pas y avoir de liberté théorique et chimérique contre l'intérêt général et l'indépendance de la nation.

'Je me propose de recomposer un corps social d'après ces principes' (Allocution prononcée le 8 juillet 1941 à la séance d'ouverture des travaux de la 3ème commission du Conseil national sur la Réforme constitutionnelle).

Il y a un parallélisme extraordinaire entre ces propos du Maréchal au lendemain de la défaite de 1940 et ceux du comte de Chambord au lendemain de celle de 1871. Les deux fois, les mêmes forces de l'Argent et du conservatisme ont réussi à faire échouer la reconstitution de la société hiérarchisée, corporativement organisée et libérée du Pouvoir occulte de la ploutocratie.
[Pétain par la loi du 13 août 1940 interdit la franc-maçonnerie en France. Franc-maçonnerie dont chacun sait combien elle et elle seule est liée aux milieux du capital... Pour une étude de cette loi contre la franc-maçonnerie, se reporter au livre de Léon de Poncins, La franc-maçonnerie d'après ses documents secrets]

C'est tout de même singulier et je demande qu'on y réflechisse et qu'on voie bien où était la vraie libération.

Quand on relit plus de vingt ans après les propos du Maréchal Pétain sur l'avenir du pays, et tel qu'il le concevait, on prend soudain conscience de la formidable révolution qui allait s'opérer. 'Le régime nouveau, avait dit le Maréchal, sera une hiérarchie sociale. Il ne reposera plus sur l'idée fausse de l'égalité naturelle des hommes, mais sur l'idée nécessaire de l'égalité des chances données à tous les Français de prouver leur aptitude à servir. Seuls le travail et le talent deviendront le fondement de la hiérarchie française. ... ainsi renaîront les élites véritables que le régime passé a mis des années à détruire, et qui constitueront les cadres nécessaires au développement du bien-être et de la dignité de tous'.

À ceux qui craignaient pour la liberté, il répondait :

'L'autorité est nécessaire pour sauvegarder la liberté de l'Etat, garantie des libertés individuelles, en face des coalitions d'intérêts particuliers. Un peuple n'est libre, en dépit de ses bulletins de vote, dès que le gouvernement qu'il a librement porté au pouvoir devient prisonnier de ces coalitions...'

Ce sont les plus puissants de ces intérêts qui ne lui ont jamais pardonné la voie révolutionnaire sur laquelle ils s'engageait, comme ils n'avaient pas pardonné jadis au Comte de Chambord. Chaque fois qu'un prince ou un chef français a essayé de renouer avec la Tradition, de restaurer l'ordre corporatif pour défendre les petits, une étrange coalition des intérêts ploutocratiques et des forces de gauche a fait barrage.

Le Maréchal touchait au mécanisme même du systèle démo-libéral en dénonçant, sur le plan de la production et des échanges, 'l'asservissement aux puissances d'argent'.

Et il annonçait :

'Deux principes essentiels nous guideront : l'économie doit être organisée et contrôlée (frein au 'libéralisme' économique). La coordination par l'Etat des activités privées doit briser la puissance des trusts et leur pouvoir de corruption (interventionnisme et protectionnisme)' (Message au Peuple Français, du 11 octobre 1940).

En parlant ainsi, le Maréchal désignait les forces qui devaient l'abattre (les forces du capital).

C'est la condition prolétarienne que le Maréchal Pétain entendait transformer. Quelles sont donc les causes qui ont dressé les classes les unes contre les autres? demandait-il.

Et il répondait :

'Ces causes, c'est la menace du chômage, c'est l'angoisse de la misère qu'elle fait peser sur vos foyers. C'est le travail sans joie de l'ouvrier sans métier. C'est le taudis dans la cité laide, où il passe les hivers sans lumières et sans feu. C'est la vie nomade, sans terre, sans toit.

'Telle est la condition prolétarienne. Il n'y aura pas de paix sociale tant que durera cette injustice... les causes de la lutte des classes ne pourront être supprimées que si le prolétaire qui vit aujourd'hui accablé par son isolement (voulu et recherché par l'éclatement libéral), retrouve dans une communauté de travail, les conditions d'une vie digne et libre, en même temps que des raisons de vivre et d'espérer.

'Cette communauté, c'est l'entreprise; sa transformation peut, seule, fournir la base de profession organisée, qui est elle-même une communauté de communautés...' (Discours de Saint-Etienne, 1er mars 1941).

Qu'on observe bien ce qui s'est passé depuis que les forces démo-ploutocratiques ont repris le pouvoir : elles ont cédé sur des points de détail, jamais sur la structure capitaliste de la condition ouvrière.

Or, la libération vraie était là, dans cet ordre nouveau que le Maréchal définissait ainsi:

'Abandonner tout ensemble le principe de l'individu isolé en face de l'Etat (républicanisme libéral), et la pratique de coalitions ouvrières et patronales dressées les unes contre les autres' (marxisme). Instituer 'des groupements comprenant tous les membres d'un même métier : patrons, techniciens, ouvriers.

'Le Centre de groupement n'est plus la classe sociale, patronale ou ouvrière, mais l'intérêt commun de tous ceux qui participent à une même entreprise' (Discours de Commentry, 1er mai 1941).

La Révolution nationale se centrait sur l'ordre corporatif. C'est toute la structure de la société capitaliste (les forces du capital d'Annie Lacroix-Riz...) qui allait être bouleversée et les espérances de son contraire : le marxisme. Qui ne comprend aujourd'hui la conjonction de leurs efforts pour empêcher cette Libération sociale?

Si l'on envisage les évènements, sous cette optique de l'alliance de la ploutocratie et du communisme contre les Révolutions nationales qui cherchaient à reconstituer une société hiérarchisée, corporativement organisée et indépendante des trusts (indépendante des pouvoirs d'argent et du capital), nous avons l'explication de l'histoire (libérale) contemporaine.

'Le capitalisme international et le socialisme international, disait le Maréchal Pétain, ont été d'autant plus funestes que, s'opposant l'un à l'autre en apparence, ils se ménageaient l'un et l'autre en secret (deux faces d'une même pièce...) Nous ne souffrirons plus leur ténébreuse alliance'.

'À la suite de l'expérience, je corrigerai l'oeuvre entreprise et je reprendrai, contre un capitalisme égoïste et aveugle, la lutte que les souverains de France ont engagée et gagnée contre la féodalité.

'J'entends que notre pays soit débarrassé de la tutelle la plus méprisable : celle de l'argent' (Discours à la Jeunesse de France, 29 décembre 1940).

Comme ces paroles rendent un son étonnant dans notre monde d'aujourd'hui! À l'audace qu'elles semblent contenir on mesure le recul opéré en vingt ans, la reprise en main de l'opinion par les puissances d'argent et les ménagements non plus secrets, mais publics que le capitalisme international et le socialisme international ont désormais l'un pour l'autre.

Lorsque le Maréchal propose d''assurer une représentation réelle (la représentation sincère de l'Alliance Royale) des forces vives du pays', d'obtenir une représentation réelle 'de la nation elle-même' (14 octobre 1941), il ne limite pas la représentation nationale, il lui donne au contraire une valeur, en représentativité et en compétence, que la démocratie ne permet pas d'atteindre.

... La grande affaire depuis un siècle aura été l'alliance constante de l'Argent et de la Révolution contre toute tentative d'organisation corporative de la production.

De la part du Capitalisme-libéral, cela se comprend parce que la Corporation limite sa liberté et lui impose des devoirs (la corporation est une frein au 'libéralisme'); de la part de la Révolution, cela se comprend aussi parce que l'organisation corporative de la production résolvant l'antagonisme des classes enlevait à la propagande révolutonnaire ce levier du prolétariat revendicateur dont Karl Marx avait vu, dès le milieu du XIXe siècle, les immenses possibilités révolutionnaires qu'il offrait.

L'évolution des crises politiques a été influencée d'une manière décisive par cet intérêt commun de la Ploutocratie et de la Révolution (guère étonnant donc de voir la communiste Annie Lacroix-Riz calomnier Pétain en l'accusant faussement d'être au service du capital. Dans l'intérêt de sa secte communiste, c'est logique). On s'est étonnné, par exemple, qu'une assemblée monarchiste comme celle de 1871 n'ait point rétabli le Comte de Chambord sur le trône de France. C'était oublier l'hostilité du monde des affaires, en grande aprtie orléaniste, qui répugnait à voir le Comte de Chambord reconstituer une monarchie organique et corporative qui eut donné au prolétariat sa place dans la Nation.

Tandis que Karl Marx saisit l'occsion que lui fournit la société capitaliste d'utiliser le prolétariat comme force de rupture de la société chrétienne, le Comte de Chambord, qui veut sauver les valeurs fondamentales de cette dernière (la 'droite des valeurs' d'Alain Soral), voit qu'il faut condamner le libéralisme politique et dans sa Lettre sur les Ouvriers, il aborde les solutions 'que les principes et les expériences paraissent indiquer':

'À l'individualisme opposer l'association; à la concurrence effrénée, le contrepoids de la défense commune; au privilège industriel, la constitution volontaire de corporations libres' et qui 'pourraient entrer dans l'organisation de la commune et dans les bases de l'électorat et du suffrage (...) considération qui touche un des points les plus graves de la politique de l'avenir'.

Telle était la monarchie organique et corporative que se proposait de reconstituer le Comte de Chambord et que la 'droite des affaires' qui se drape dans le drapeau tricolore de la Révolution, va faire échouer.

Cette 'droite des affaires' (orléanisme) voulait bien restaurer la monarchie pour couronner l'Etat capitaliste-libéral, mais elle se refusait à reconstituer une monarchie organique et corporative qui aurait contrôlé le 'privilège industriel', ce que nous appellerions aujourd'hui : les trusts.

'Il ne s'agit rien moins que de reconstituer sur ses bases naturelles une société profondément troublée, rappelait le Comte de Chambord dans son manifeste du 30 octobre 1873, la France verra la fin de ses épreuves quand elle voudra le comprendre'.

Maurras fera remarquer que 'les papes ont dit et redit la même chose'.

Que dit en effet Léon XIII, dans son encyclique
Humanum genus, le 20 avril 1884, vingt ans après la Lettre du Comte de Chambord sur les Ouvriers? Ceci :

'Il est une institution due à la sagesse de nos pères et dont le temps avait interrompu le cours (Loi révolutionnaire
Le Chapelier 1791 interdisant les corporations de métiers), qui peut servir de modèle et de type pour créer de nos jours des institutions semblables: nous voulons parler des Corporations d'artisans qui, avec la religion pour guide, protégeait à la fois les intérêts et les moeurs'.

Encore une fois, nous allons voir le monde des affaires s'opposer à Léon XIII comme au Comte de Chambord. C'est bien la même lutte qui se poursuit...

Lorsque Léon XIII lancera le 16 mai 1891 sa grande encyclique sociale
Rerum novarum, il reviendra sur la nécessité de reconstituer les corporations.

'Le siècle dernier, disait-il, a détruit sans rien leur substituer, les corporations anciennes.... et ainsi peu à peu, les travailleurs isolés et sans défense (face au marché) se sont vus, avec le temps, livrés à la merci de maîtres inhumains et à la cupidité d'une concurrence effrénée'...

Cette société démo-libérale, dure à l'ouvrier, c'est celle qui vote anticlérical et va laïciser l'école, chasser les religieux, séparer l'Eglise et l'Etat.

... Tels sont les fondements de la doctrine corporative dont le Maréchal Pétain entendait s'inspirer pour réaliser la Révolution nationale. Là était la véritable 'Libération'. On eut l'autre."

(Jacques Ploncard d'Assac, Critique nationaliste, La Librairie Française, Paris 1960, p.171-186)

                                                        ***
Entre autres falsifications, Annie Lacroix-Riz est connue pour avoir dans une tribune du Monde du 26 février 2002 intitulée « Le pape de Hitler », écrit qu'avec l'appui de Pie XII, "l'Église s'engagea activement à l'est de l'Europe dans l'extermination"... L'assertion suffit à qualifier 'l'historienne'...

Stéphane Courtois, auteur du Livre noir du communisme indique : « Mme Lacroix-Riz ignore les témoignages de base (...) elle ne tient aucun compte des règles de travail élémentaires de l'historien (...) À aucun moment elle ne s'interroge (...) De surcroit, Mme Lacroix-Riz ignore tout autant les nombreux travaux tirés des archives soviétiques synthétisés par Nicolas Werth (...) elle ignore tout autant les nombreux ouvrages en anglais. » (Stéphane Courtois, Vous avez dit négationnisme? Le Meilleur des mondes (revue) 1, avril 2006. Voir aussi un article de S. Courtois sur le « négationnisme » de la famine dans Histoire du christianisme de décembre 2005.)

                                                          *** 

* Contre-information. Le mythe de la République 'sociale'
*
Money as debt - L'argent comme dette
*
1789 Une aristocratie en chasse une autre, naissance de la bourgeoisie d'affaires et de l'Argent-Roi, la ploutocratie
*Propagande : "Cette société de l'argent ... On est dans un système d'ancien régime" (Jack Lang)
*
Le gouvernement gouverné
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