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17 août 2009 1 17 /08 /août /2009 14:01

Immigration : Les chiffres de l'INSEE sont fallacieux

Immigration - Les chiffres de l'INSEE - Michèle Tribalat et Gérard-François Dumont.

Pour l'immigration, suivez aussi les textes sur la toile, les ouvrages, notamment de Gérard-François DUMONT, Yves-Marie LAULAN , ou Jacques BICHOT, ou encore Aymeric CHAUPRADE, et Charles DELORME.
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17 août 2009 1 17 /08 /août /2009 14:00

Jean Sévillia sur les Pétainistes résistants ou les Vichystes résistants... à propos du livre de Bénédicte Vergez-Chaignon, "Les vichysto-résistants, De 1940 à nos jours", Broché, Perrin.

Longtemps on a cru qu'il y avait entre les partisans de Pétain et les résistants une différence bien nette. Depuis les années 1990 on découvre petit à petit que la réalité était plus complexe, que l'on a pu être pétainiste et résistant. Qui sont ces vichysto-résistants et pourquoi leur existence a-t-elle été occultée pendant 45 ans ? C'est ce qu'étudie Bénédicte Vergez-Chaignon.


Les vichysto-résistants sont souvent des officiers de carrière. Issus de la droite nationaliste et chrétienne ils sont pour la Révolution nationale dont ils attendent la rénovation morale de la France et la fin des clivages politiques. Mais en même temps ils supportent mal que la France soit sous l'autorité étrangère et attendent avec impatience la revanche. Souvent ils sont opposés à l'idéologie nazie. Suite

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17 août 2009 1 17 /08 /août /2009 13:44

Jeanne d'arc 1/3

Invités : Colette Beaune contre les mythographes pour son livre "Jeanne d'Arc", Jean Tulard et Jean Sévillia.

Colette Beaune est également l'auteur d'un ouvrage très fouillé et dense, "Naissance de la nation France" (1993), ouvrage capital pour toute personne se disant "nationaliste" ou "patriote" qui désire élargir ses connaissances sur la nation française. L'ouvrage établit une analyse rigoureuse de la naissance de l'imaginaire national et monarchique français, des signes et symboles nationaux, que les dits "patriotes", souvent athées ou "païens" s'empressent de fouler aux pieds...


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2 août 2009 7 02 /08 /août /2009 12:32
Michel Collon : "Israël, l’Etat le plus raciste au monde"


Dans Ce soir ou jamais, mercredi 3 décembre sur France 3, le journaliste belge Michel Collon a accusé Israël d’être "l’Etat le plus raciste du monde".

Il a cité une déclaration très cynique de Ben Gourion, fondateur de l’Etat d’Israël en 1948. Ses contradicteurs, en particulier le politologue Frédéric Encel, ont soutenu que ses sources étaient fausses et que la citation n’était pas de lui.

Après vérification, Michel Collon prétend sur Bellaciao que la citation est bien de Ben Gourion. La voici :

"Si j’étais un leader arabe, je ne signerais jamais un accord avec Israël. C’est normal ; nous avons pris leur pays. Il est vrai que Dieu nous l’a promise, mais comment cela pourrait-il les concerner ? Notre dieu n’est pas le leur. Il y a eu l’antisémitisme, les Nazis, Hitler, Auschwitz, mais était-ce leur faute ? Ils ne voient qu’une seule chose : nous sommes venus et nous avons volé leurs terres. Pourquoi devraient-ils accepter cela ?" David Ben-Gourion, premier ministre israélien, cité par Nahum Goldmann dans "Le Paradoxe Juif", page 121


Pour enfoncer le clou, Michel Collon cite, toujours sur Bellaciao, d’autres pensées de dirigeants israéliens tout aussi dérangeantes :

"Lorsque nous aurons colonisé le pays, tout ce que les Arabes seront capables de faire, sera de détaler tout autour comme des cafards drogués dans une bouteille". Rafael Eitan (chef d’état-major israélien). New York Times (14 avril 1983).

"Les Palestiniens sont comme des bêtes marchant sur deux pattes". Menahim Begin (premier ministre), discours à la Knesset, cité par Amnon Kapeliouk, Begin et les bêtes. New Statesman (25 juin 1982).

"Nous marchions dehors, Ben-Gourion nous accompagnant. Allon répéta cette question, qu’est-ce qu’on doit faire de la population palestinienne ? Ben-Gourion agita sa main dans un geste qui voulait dire : “Conduisez-les en dehors” !" Mémoires de Rabin, publié dans le New York Times (23 octobre 1979).

"Il n’y a pas semblable chose que les Palestiniens, ils n’ont jamais existé". Golda Meir, premier ministre israélien, 15 juin 1969

"C’est le devoir des leaders israéliens d’expliquer à l’opinion publique clairement et courageusement, un certain nombre de faits qui ont été oubliés avec le temps. Le premier est qu’il n’y a pas de sionisme, de colonisation, d’État Juif sans l’éviction des Arabes et l’expropriation de leurs terres". Yoram Bar Porath, Yediot Aharonot (14 juillet 1972).

"Des villages juifs furent construits à la place des villages arabes. (...) Il n’y a pas un seul endroit construit dans ce pays qui n’ait pas eu une ancienne population arabe". Moshe Dayan, ministre de la Guerre, adressé à The Technion Haifa, rapporté par Ha’aretz (4 avril 1969).

"Nous devons tout faire pour nous assurer que les Palestiniens ne reviendront jamais, les vieux mourront et les jeunes oublieront". David Ben-Gourion dans ses mémoires le 18 juillet 1948 (page 157)

Source :

 Agoravox, Michel Collon : "Israël, l’Etat le plus raciste au monde"

http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=21320
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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 21:00
ENTRETIEN Gaza PALESTINE dans l'Antiquité
Date d'envoi : 18/07/09                                                  19:54

Gaza dans l'Antiquité

Dans une sorte d'histoire inversée, Maurice Sartre renverse la situation actuelle. Aux environs de 3000 av. J.-C., à l'époque de Samson, ce sont les Hébreux qui sont soumis à ceux qui ont donné leur nom à la Palestine, c'est-à-dire aux Philistins, dans le territoire actuel de Gaza, le sud de la Palestine actuelle.

Dans les années 1450 av. J.-C., Gaza est un royaume philistin (mélange de Crétois, de Grecs-Mycéniens) soumis à l'Egypte par Thoutmôsis III, et son torrent est la frontière entre la Syrie et l'Egypte. Et devient un enjeu entre l'Egypte et les Babyloniens. Les Egyptiens ont toujours su que l'Egypte ne se défendait pas sur le tracé actuel du canal de Suez mais au sud de la Syrie. D'où les efforts des Egyptiens pour toujours contrôler le Sud de la Syrie et notamment Gaza, dernière place forte avant l'entrée dans le delta égyptien. C'est un enjeu stratégique, au carrefour de trois mondes, au début du Ier millénaire, il y a l'Egypte, mais il y a aussi les Hébreux qui ont construit un royaume d'abord limité autour de Jérusalem, mais royaume qui Prend de l'ampleur et qui a fini par couvrir presque tout ce qu'on appelle aujourd'hui la Palestine au sens géographique du terme. Sauf une région qui résiste toujours, la zone de Philistie, ou de Gaza, zone qui résiste pratiquement depuis toujours.

Contrairement à ce que pourraient penser certains, Gaza n'a pratiquement jamais été soumise aux Hébreux, cela peut être intéressant à rappeler aujourd'hui. Elle forme le coeur d'une sorte de confédération de cinq villes très ouverte sur la Méditerranée. Et le troisième pouvoir qui intervient, ce sont les Arabes (Nabatéens, Kédarites) qui occupent le nord de l'Arabie Saoudite actuelle, une partie du Sinaï, et pour qui Gaza c'est le débouché sur la Méditerranée. C'est par Gaza que les produits qui viennent du Yemen (l'Arabie heureuse) se répandent en Méditerranée. Et donc Gaza a été très tôt, entre le VIIIe et le Ve siècle, avant la conquête d'Alexandre, un grand marché des produits grecs. Par exemple on a trouvé dans les fouilles beaucoup de céramique grecques d'époque archaïque, d'époque classique, qui montrent qu'il y avait des échanges. On sait que dès le Ve siècle et pendant tout le IVe siècle, pendant un siècle et demi, Gaza et ses deux voisines, dont Ascalon, le pays de l'échalotte, ont émis des monnaies qui sont des copies de la monnaie athénienne, les chouettes athéniennes, parce que cette monnaie athénienne est la monnaie de référence, le dollar de l'époque, la monnaie connue en laquelle on a confiance.

Une proposition arabe le 26 novembre 1956, dans une lettre au quartier général des Observateurs de l'O.N.U. à Jérusalem, a été de faire de Gaza et de la péninsule du Sinaï, un Etat tampon palestinien, proclamé "République arabe de Palestine", entre l'Egypte et l'Etat d'Israël, et qui serait habitée par la majorité des réfugiés. Maurice Sartre qui ne connaissait pas cette proposition, indique que cette suggestion est intéressante car on retrouve une situation géopolitique que l'on a connue aux Ve et IVe siècles avant notre ère, lorsque les Perses veulent s'emparer de l'Egypte au VIe siècle, ils commencent par négocier avec le roi des Arabes qui contrôle la région de Gaza et la péninsule du Sinaï, c'est-à-dire en gros cette "République de Palestine" suggérée en 1956.

Gaza, du Xe jusqu'au début du VIe siècle, est un Etat qui s'étend progressivement sur à peu près tout ce qui est aujourd'hui l'Etat d'"Isaël" et la Cisjordanie et parfois qui en déborde largement sur le Sud du Liban ou sur la Syrie du Sud. Elle va être la zone de résistance à la conquête des Hébreux. Gaza résiste presque tout le temps. Lorsque la Palestine est prise par les Babyloniens en 587 elle tombe et devient babylonienne, puis devient perse vers 539-538, et elle deviendra grecque avec la conquête d'Alexandre.


ENTRETIEN Gaza PALESTINE dans l'Antiquité 2

Maurice Sartre est Professeur émérite d'histoire ancienne à l'université François-Rabelais de Tours, membre de l'Institut universitaire de France, il est directeur de l'antenne tourangelle de l'UMR 5189 du CNRS "Histoire et sources des mondes antiques" (HISOMA). Il a écrit de nombreux ouvrages sur l'histoire du Proche-Orient et de la Méditerranée orientale dans l'Antiquité. Il a également publié plusieurs volumes des inscriptions grecques et latines de Syrie et de Jordanie. Il publie un bel article dans "L'Histoire" (mars 2009), "La splendeur oubliée de Gaza". La cité serait le lieu où Samson (ou Chimchon, en Hébreu : שִׁמְשׁוֹן, Chimchôn, est l'un des Juges d'Israël) a été emprisonné et a trouvé la mort (Livre des Juges 16:21). Aux environs de 3000, les Cananéens ont développé divers centres urbains dont Gaza. Les artefacts de Tell al-Ajjul, notamment des poteries, des œuvres en albâtre et en bronze, sont gardées au musée Rockefeller à Jérusalem-Est. Selon la Bible, la ville fait partie du territoire qui doit revenir à la tribu de Juda, mais il ne semble pas que celle-ci ait pu s'en emparer. Les prophètes Amos (Un des douze petits prophètes dans la Bible Hébraïque) et Sophonie (ou Zephaniah ou Tzfanya) ont prédit que Gaza serait abandonnée. Sous l'Empire Perse, la ville va connaître une grande prospérité car elle se trouvait aux débouchés des routes commerciales venant d'Arabie. Hérodote (Historien Grec, 484-v.425) décrit Gaza comme une ville de taille équivalente à Sardes, la capitale de la satrapie Perse d'Asie mineure. Sa population était à cette époque fortement cosmopolite avec, outre les descendants des Philistins, une petite population arabe, Perse et des marchands Grecs. Gaza va battre sa propre monnaie, les premières pièces ont été frappées sur le modèle d'Athènes aux environs de 380 Av.J.C.
http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/concordance/fiche.php?diffusion_id=70560
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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 16:53
Biographie wikipedia de Bernard Lugan
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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 18:37
Record d'inversion accusatoire, le CRIF dans un communiqué assimile la liste antisioniste à une "liste antisémite conspirationniste"... "Le déroulement de la campagne a permis de confirmer à ceux qui en doutaient qu’il s’agit  d’une liste antisémite conspirationniste  reprenant des arguments misérables et éculés auxquels les électeurs de l’Ile de France ont répondu par le mépris." (sic) Crif

Le qualificatif de "conspirationniste" est assez risible quand on sait qui tire les ficelles en coulisses dans les arrièges-loges... avec le soutien des grandes multinationales et des banques, milieux liés à la franc-maçonnerie. Et surtout quand on sait que ce terme est une terminologie employée par les pro-N.O.M. pour discréditer les tenants de la "théorie du complot", souvent associée à une autre, les "adeptes du complot"... Que les sionistes parlent eux-mêmes de leurs adversaires comme des "conspirationnistes" renvoie à la dialectique soulevée par le récent limogeage du Docteur en science politique Aymeric Chauprade, brutalement congédié de ses fonctions de directeur du cours géopolitique au Collège interarmées de Défense, par le sinistre de la Défense Hervé Morin, "fils d'un maçon" (wikipedia) à savoir qu'il y a "complot contre complot". Lire : Aymeric Chauprade : "je ne suis pas plus complotiste que ceux qui défendent la version officielle"  

Sur le même sujet, l'on apprend que lUEJF a décidé de porter plainte contre Ahmed Moualek, candidat sur la liste de Dieudonné aux européennes, suite à ses propos tenus lors d’un meeting au théâtre de la main d’or lundi 1er juin.

Là encore, à chacun de se faire une opinion.

Ahmed meeting

Via la Banlieue s'exprime

 
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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 11:43
Comme un pied de nez auxModernes, du fond des âges, Confucius rappelle les principes essentiels de la politique, entre autres : Il existe une nature humaine que chaque homme doit accomplir, en se conformant aux lois morales immuables et indépendantes de toute volonté humaine... [Exit le totalitaire "contrat social", le "contrat républicain"...]

L’
autoritéest un « mandat du Ciel » mais le chef ne garde sa légitimité que si son gouvernement vise à l’accomplissement de la nature humaine chez ses inférieurs.

L’exercice de l’autorité réclame l’effort sur soi par la pratique de la vertu. Bien plus qu’un simple traité de sciences politiques, le Ta-Hio décrit le seul recours efficace (avec la Grâce) pour restaurer la cité traditionnelle...
Suite
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6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 14:56

Portrait de Sénèque par RubensLe christianisme est le fils, non de la tradition juive, mais de la pensée païenne. Il n'y a aucun doute à cet égard : c'est la conclusion à laquelle aboutit, comme Pierre Chaunu, J.T. Noonan, dans son traité Contraception et mariage (Paris, éd. du Cerf, 1969).

C'est ce qu'exprime aussi, de manière plus générale,
Michel Meslin, directeur du département de science des religions à la Sorbonne, lorsqu'il écrit : "Le fondement critique et rationnel de la culture antique était indispensable à l'explication des dogmes chrétiens" (Histoire de l'Eglise par elle-même, introduction à l'Eglise antique, p. 22). Et lorsqu'il note que les catégories du stoïcisme servirent aux chrétiens pour expliquer jusqu'à la génération du Verbe, deuxième personne de la Trinité.

Comment s'étonner dès lors que, pour la chrétienté médiévale, dans ses plus hautes lucidités, le stoïcien
Sénèque ait été une sorte de Père de l'Eglise ? Notamment pour les Cisterciens : la référence à Sénèque abonde dans l'"humanisme cistercien". Nous avons devant les yeux une de ces références dans un manuscrit cistercien de 1292, provenant très probablement du Collège Saint-Bernard, et riche d'inédits, que nous avons récemment retrouvé.

Notre citation de
Michel Meslin et de son rattachement de l'explication chrétienne à la filiation païenne, particulièrement stoïcienne, rendra moins surprenant un autre aspect de cette filiation. Celui qui réfute le dernier point de la mise en cause de l'Eglise par les néo-paganisants : la prétendue destruction, par le christianisme, des élites naturelles de l'Empire romain, nouvelle forme du meurtre de la société antique.

Païens jusqu'au bout

Le christianisme n'a nullement détruit les élites païennes. Ces élites ont subsisté jusqu'à l'installation des Barbares dans l'Empire. Le montrait déjà il y a trois cent ans l'Histoire des oracles de
Fontenelle (1687) copiant d'ailleurs l'Histoire nouvelle du chroniqueur antique Zozime et d'autres chroniqueurs du temps.

Dans le seconde moitié du IVe siècle, sous Valens en Orient et sous les Valentiniens en occident "des personnes de grande considération" continuaient à sacrifier aux dieux. A la fin du IVe siècle, sous Théodose, "tout le Sénat tenait encore pour le paganisme" et les Vestales habitaient toujours le "Temple de la Mère des dieux". A la même époque, le sénateur païen
Symmaque était toujours préfet de Rome (384), puis consul (391). Saint Ambroise ayant dû combattre pour s'opposer aux initiatives de ce dernier en faveur du culte païen, nota dans la polémique qui s'ensuivit que les païens devaient être satisfaits de voir les places publiques, les portiques et les bains toujours remplis des statures de leurs dieux.

Le gouvernement de l'Empire était toujours assumé par des païens : avec
Symmaque, son collègue sénateur Prétextat.

Lors même que Rome était assiégée par Alaric en 410, elle était encore pleine de statues païennes, puisqu'on les dépouilla ou fondit pour financer la défense, vaine on le sait. Pourtant, nulle part on ne voit de personnalité païenne défendre efficacement la société romaine contre les Barbares. Partout cette défense est assurée par les évêques qui seront ainsi les derniers représentants authentiques de la romanitas, de saint Aignan à Orléans, à saint Loup à Troyes, à
saint Sidoine Apollinaire en Auvergne, au pape saint Léon à Rome.

Quel plus typique représentant de la romanitas de l'extrême fin de l'Empire que cet évêque de Gaule,
Sidoine Apollinaire (432-489), lui qui n'a cessé de proclamer "Nôtre est César" ?

Là encore sous Julien

C'est que, comme le constataient les hommes entourant l'empereur Julien revenu au paganisme de 361 à 363, l'Empire romain n'était plus qu'une res publica exinanita, un Etat épuisé.
Julien lui-même était parfaitement conscient que l'effondrement intérieur du paganisme en était la cause. Souverain pontife du culte païen, il écrit à Arsacius, pontife de Galatie, qu'il faut transporter dans le paganisme les vertus du christianisme : la charité pour les étrangers et les pauvres (en créant comme les chrétiens des hôpitaux), l'indépendance à l'égard des faveurs du pouvoir. Il faut que les prêtres païens s'abstiennent désormais de fréquenter les spectacles et les cabarets..., quittent les emplois bas ou infâmes, évitent de se montrer les suppôts des gouverneurs...

"La pensée païenne... a perdu tout dynamisme. La seule force intellectuelle agissante est le christianisme, qui s'impose dans tous les domaines. Toutes les valeurs sont révisées sous l'angle chrétien" (Jacques Pirenne, Grands courants de l'histoire universelle, le pôle syncrétisme de la pensée antique, Neuchâtel-Paris, 1959, t. I, p. 403).

Le pouvoir laïque lui-même, tel que modelé par le totalitarisme païen de
Dioclétien, n'était plus que le
fonctionnarisme sans âme d'un centralisme tatillon et aveugle. Toute collaboration entre le pouvoir et la population avait cessé. Les assemblées provinciales et les administrations des cités, autrefois composées d'élus locaux formant de véritables gouvernements autonomes, n'étaient plus que des réunions de fonctionnaires ou d'oligarques fonctionnarisés, les décurions.

Seule l'Eglise, dans ce désert politique et moral, maintenait la grande tradition de la romanité. Seuls les évêques étaient élus par le peuple, tout en assumant pleinement le pouvoir aristocratique. Les évêques étaient ainsi seuls véritables représentants des populations; le citoyen romain ne l'était plus que dans l'Eglise.

Or, par là encore, le christianisme n'était pas le fils de la tradition juive, de sa pensée institutionnelle embryonnaire réduite à un simpliste monarchisme racial. Le christianisme était de nouveau, dans toute sa stature sociale historiquement si féconde, le fils du meilleur de la pensée païenne. Et, de nouveau, le fils de la pensée stoïcienne. Jacques Pirenne l'a dit, avec une belle rigueur : "L'Eglise réalisa parfaitement l'organisation du pouvoir préconisé, depuis Sénèque, par les Stoïciens. Démocratique dans le recrutement du clergé et notamment des évêques, aristocratique dans la forme qu'elle se donnait en leur conférant le droit de légiférer et d'administrer, monarchique par sa hiérarchie qui donnait à l'évêque de Rome la prééminence." (ibid., p. 392).

Conclusion

L'Eglise était la haute-gréco-romanité, la seule capable de survivre, et elle le reste. La morale sexuelle stoïcienne, fait de civilisation essentiel, est toujours la sienne. Contre le laxisme de nouveau répandu en dehors d'elle.

L'organisation stoïcienne du pouvoir, largement en fait, entièrement en esprit, est toujours la sienne. Ses ennemis idéologiques sont toujours les adversaires de ses "pères" Sénèque, Platon, Aristote. Les peuples de la gréco-romanité, en Occident, sont toujours les siens.

Lorsque 'la Réforme' lui impose sa grande cassure, cherche à la ramener au 'pur biblisme', ce sont les peuples de la gréco-romanité qui lui restent inébranlablement fidèles, qui se refusent à la réduction à la seule tradition juive. La ligne de démarcation - on l'a cent fois remarqué - est, en gros, au coeur de l'Europe, la frontière même de la gréco-romanité, le limes antique joignant le Rhin au Danube. Un historien allemand le constate : "La réforme fait irruption dans la théologie platonicienne et aristotélicienne du Moyen Âge, tout comme les Germains barbares ont fait irruption dans la civilisation gréco-romaine" (Julius Schmidhauser, cité par Jean-Edouard Spenlé, La Pensée allemande de Luther à Nietzsche, Paris, 1934, p. 13, note 1).

Et Fernand Braudel, qui le cite, peut conclure : "Ce qui restait de l'Empire romain... aura bien mieux résisté au XVIe siècle qu'au Ve" (La Méditerranée à l'époque de Philippe II, Paris, 1966, t. II, p. 105). C'est qu'au XVIe siècle l'Eglise assumait elle-même, de toutes ses forces gouvenant socialement sans partage, la défense de la gréco-romanité philosophique et culturelle. La gentilité occidentale était entièrement passée au Christ. Le Saint-Esprit avait fait son oeuvre de "récapitulation". Il n'y avait plus de païens. Et les efforts des judéo-chrétiens de la mer latine en faveur de la Réforme, notamment en Espagne et en Italie ceux des Valdès, se brisaient sur le roc romain. La démonstration était sans faille. Elle continue !

Les Valdès, en Espagne, deux frères écrivains de qualité, chrétiens espagnols de naissance juive, célébrés aujourd'hui par les rares protestants ibériques. L'un, Alonso, écrivit un pamphlet contre la Papauté et tenta de pousser
Charles Quint, dont il était le secrétaire principal, à ratifier la réforme de Luther et de Mélanchton. L'autre, Juan, linguiste, installa une pré-Réforme avancée à Naples, alors espagnole, après avoir été valet de chambre du pape Clément VII. L'Inquisition d'Espagne mit en garde contre leur influence, d'ailleurs très peu acceptée. Nous les connaissons bien pour avoir retrouvé d'importantes archives de leur famille.






Une autre démonstration convaincra d'un seul coup d'oeil, tout esprit impartial. La comparaison de trois cartes : celle de l'extension territoriale du christianisme aux IIIe et IVe siècles, celle des invasions barbares, et celle de l'Empire romain chrétien d'Orient au VIe siècle. Ces cartes se trouvent aussi bien dans les Grands courants de Pirenne, dans la Méditerranée dirigée par Braudel, dans l'Histoire de l'Eglise par elle-même de Loew et Meslin, dans le Grand Larousse encyclopédique, etc.



On constate immédiatement, par la comparaison de ces cartes, que les invasions barbares ont pénétré l'Empire romain là où il n'était pas christianisé.
Les Francs par les bouches du Rhin; les Alamans, Suèves, Burgondes, Lombards par le Rhin moyen; les Vandales, Ostrogoths, Wisigoths et Alains par le Danube moyen. On constate aussi que les invasions barbares n'ont été bloquées qu'à l'Est, devant le Bosphore, l'Egée et l'Asie mineure, seule partie de l'Empire romain massivement chrétienne au IVe siècle.


On constate encore, revenant à l'ouest, que la seule contre-attaque victorieuse de l'Empire romain, contre les Barbares, celle débouchant d'Orient sous Justinien, au VIe siècle, rétablit la romanité seulement dans les zones de christianisme majoritaire. L'Italie y compris, la Vénétie d'Aquilée, la Tripolitaine, le Maghreb carthaginois et numide, l'Andalousie, et la portion du Rif qui lui fait face où, fait frappant, la romanité chrétienne, à Ceuta, subsistera exactement jusqu'à la conquête musulmane de l'Espagne. Ce cheminement de la reconquête romaine, atteignant des extrémités géographiques apparemment aberrantes (quelle distance de Ceuta à Constantinople!) est révélateur. Il répondait à un appel, était une croisade. A la fin de l'Empire, l'authentique et volontaire romanité est bien la romanité chrétienne.

La plus longue vie historique de la romanité est celle de sa partie toute chrétienne, l'
Empire de Byzance, qui dure un millénaire de plus que celle de sa partie majoritairement païenne (Ve-XVe siècle) l'Empire d'Occident. Un Empire de Byzane profondément romain, jusque dans ce qui était a-chrétien, puisque nous lui devons la codification définitive du droit romain, cette essence a-chrétienne de Rome.
Que cet empire de Byzance fût de plus en plus grec tout en restant romain (les Ottomans appelaient les Byzantins les Roms), avec un sens du mystère, de la transcendance et de la joie eschatologique plus vivement présent que dans la chrétienté latine, très rationnelle, ne fait que renforcer encore la démonstration. La Grèce et Rome, ces deux colonnes de la tradition antique, peuplaient librement de leurs traditions particulières l'espace de la basilique chrétienne, leur commune demeure.

Aujourd'hui, encore qu'est-ce que le prestige mondial du pape. Le souverain Pontife (titre romain païen), ce prestige incarné par Jean-Paul II et à présent Benoît XVI ? Sinon, de la part du Christ, le prestige de l'aristocratie morale qu'appelaient de leurs voeurs les pythagoriciens grecs, et le prestige de la monarchie du plus digne, quelle que soit sa race, à laquelle aspiraient les stoïciens gréco-romains ? Des prestiges toujours soutenus par la rigueur romaine. L'avenir de notre monde devra certainement beaucoup à ces valeurs divinement confluente d'une symbiose bimillénaire.


Source : Jean Dumont, L'Eglise au risque de l'histoire, préface de Pierre Chaunu de l'Institut, Editions de Paris, Ulis 2002, p. 47-52.

- Lire aussi sur ce sujet : Pour en finir avec l'expression "judéo-christianisme"

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2 juin 2009 2 02 /06 /juin /2009 18:05

Ne pas rire ! Fdesouche - site sioniste plus français que les françaispromeut une nouvelle fois le juif intégristeGeerts Wilders. La propagande juive devient de plus en plus grosse et commence à se voir...

Dans cet article intitulé "
Européennes : l'islam divise les Néerlandais", Fdesouche présente une nouvelle video où l'on voit Geert Wilders développer ses idées, tout en manipulant les chrétiens pour les mettre au service du Lobby. Le titre n'est pas anodin : "l'islam divise". Alors que chacun sait que l'islam ne divise rien du tout mais le sionisme seul... Il suffit de constater la liste hétéroclite de la Liste antisioniste (comprenant des noirs des blancs des arabes et mêmes des juifs) pour s'en convaincre.

Fdesouche feint ensuite de s'opposer à la chaîne France 24 avec ce commentaire hypocrite : "Quand la “journaliste” de France 24 Caroline de Camaret requalifie l’expression de la volonté populaire et la critique de l’islamisation de l’Europe en poussée de la “xénophobie”(à partir de 2′)…

De quoi s'agit-il ? Il s'agit d'une promotion du sioniste Geerts Wilders par les deux bouts, par la chaîne France 24, premier bout, et par les "nationalistes" style "Fdesouche", à l'autre bout, avec une soit-disant contestation de la façon dont Geert Wilders est présenté dans les media : Geert Wilders apparaît soudain comme une sorte de sauveur et d'homme politique providentiel persécuté par les méchants media anti-européens... Un discours anti-islamisation pour les racistes primaires et un discours antiraciste de bonne conscience pour les bourgeois dès lors tentés de voter subversif. Dans les deux cas Geert Wilders et son Lobby sont gagnants. Et le tour est joué.

Autre constat. Les musulmans ne tiennent aucun media dans aucun pays européen, y compris néerlandais, comment dans ces conditions peuvent-ils diviser les européens ? Ne serait-ce pas plutôt le Lobby monopolisant 99,9% des medias européens qui divise à chaque "élections" ? "Elections" qui n'en sont pas d'ailleurs. Ce n'est donc pas l'islam qui divise mais le judaïsme sioniste fondamentaliste.

Dernier constat. Le juif Michel Drucker n'a-t-il pas lui-même fait cet aveu :
"le pouvoir c'est nous" ? Alors qui divise et qui manipule qui ? Je constate d'ailleurs que lorsque vous demandez aux sionistes comment se fait-il qu'ils monopolisent les media, ils ne savent pas quoi répondre.
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20 mai 2009 3 20 /05 /mai /2009 10:59

Le testament politique de Louis XVI retrouvé
Le Figaro
Jacques de Saint Victor
19/05/2009 | Mise à jour : 19:38

 

Le testament politique de Louis XVI retrouvé : "Français,... méfiez-vous des suggestions et des mensonges de vos faux amis, revenez à votre Roi" (Louis XVI)


"La dernière page du manuscrit, qui en compte seize en tout, racheté par un collectionneur français.
Louis XVI termine son message par ces mots : « Français, et vous surtout Parisiens, vous habitants d'une ville que les ancêtres de Sa Majesté se plaisaient à appeler la bonne ville de Paris, méfiez-vous des suggestions et des mensonges de vos faux amis, revenez à votre Roi, il sera toujours votre père, votre meilleur ami. Quel plaisir n'aura-t-il pas d'oublier toutes ses injures personnelles, et de se revoir au milieu de vous lorsqu'une Constitution qu'il aura acceptée librement fera que notre sainte religion sera respectée, que le gouvernement sera établi sur un pied stable et utile par son action, que les biens et l'état de chacun ne seront plus troublés, que les lois ne seront plus enfreintes impunément, et qu'enfin la liberté sera posée sur des bases fermes et inébranlables. A Paris, le 20 juin 1791, Louis.» (DR)

 

 
Avant de fuir en juin 1791, le roi de France avait rédigé un texte pour se justifier. Le manuscrit, qui avait disparu, a été découvert aux Etats-Unis... Il avait disparu depuis la Révolution française. Il se cachait dans une collection américaine où il vient d'être acquis par un Français, collectionneur de manuscrits anciens.

... [C]ette Déclaration à tous les Français, un manuscrit de seize pages in quarto, qui deviendra, selon la tradition historique, son «testament politique» (à ne pas confondre avec le testament qu'il rédigera dans la prison du Temple avant de monter sur l'échafaud et qui est plus personnel et moral). 


Dans ce texte ... Louis XVI entend exprimer sa conception politique la plus profonde. Au moment de le rédiger, il se sent libéré des contraintes, des faux-semblants et des réserves qu'il a toujours dû s'imposer depuis le début de la Révolution. Il déclare même, au moment de partir, qu'«une fois le cul sur la selle, il serait tout autre». Se voyant déjà loin de Paris et de l'Assemblée, il livre sa véritable conception des événements révolutionnaires, depuis la réunion des États généraux, et exprime son idéal politique, une monarchie constitutionnelle avec un monarque puissant.

C'est donc un texte d'une portée considérable. Dans sa biographie de Louis XVI, Jean-Christian Petitfils, insiste à juste titre sur son caractère essentiel pour bien comprendre l'évolution de la pensée du monarque : «La plupart des historiens, écrit Petitfils à propos de la déclaration royale, ne lui ont pas donné l'importance qu'elle mérite. Ils l'ont soit négligée, soit hâtivement lue et commentée» («Louis XVI», Perrin, 2005, p. 810.). Son contenu n'était en effet pas ignoré des savants, dans la mesure où le texte a été reproduit dans de nombreux documents parlementaires, notamment les Archives parlementaires (publiées sous le Second Empire), mais l'original avait disparu. C'est lui qui vient enfin d'être retrouvé. Il ne fait aucun doute qu'il s'agit du document authentique. ... Cette certitude est confirmée par des spécialistes de grand renom, comme Thierry Bodin, expert en autographes près la cour d'appel de Paris. Pour ce dernier, la paternité du document est évidente. «C'est la signature du roi et, surtout, il a été paraphé et signé par le président de l'Assemblée nationale, Alexandre de Beauharnais.» D'autant que la prise de Gérard Lhéritier est double. Il y a non seulement le document en lui-même mais un autre manuscrit de huit pages rédigées par le propre frère de Louis XVI, le comte de Provence, futur Louis XVIII.

[O]n ne sait pas comment le manuscrit a pu disparaître pour ensuite quitter le territoire. Son existence est signalée dans les années 1950, à l'occasion d'une vente Hennessy, mais le document original n'y figure pas. Puis on perd définitivement sa trace jusqu'à son acquisition aujourd'hui par la société Aristophil.

[L]a Déclaration fut... une des pièces à charge lors du procès du roi sous la Terreur. Ainsi, le rapport d'accusation, lu par Lindet le 10 décembre 1792 [Robert Lindet... "célibataire, franc-maçon, ami des livres...". Source : François PASCAL, L'économie dans la Terreur. Robert Lindet (1746-1825), Paris, Éditions SPM, 1999], à la Convention, le cite précisément et l'utilise pour prouver la duplicité du roi et ses mauvaises intentions. «C'était sans doute le Manifeste destiné à plonger la France dans les horreurs de la guerre civile, écrit Lindet. (…) Son Manifeste du 20 juin atteste ses intentions hostiles ; il voulait le renversement de l'État, puisqu'il ne voulait ni les lois, ni la Constitution qu'il avait juré de maintenir» («Moniteur», tome XV, p. 715.).

Indéniablement, cette Déclaration a contribué à poser Louis XVI en ennemi de la Révolution. Mais que dit précisément le texte ? En réalité, le roi est loin d'avoir rédigé un brûlot contre-révolutionnaire. Il ne se résout certes pas à l'abaissement de la monarchie. Il juge que les réformes de l'Assemblée et l'attitude des clubs, «calomniateurs et incendiaires», ont porté atteinte à «la dignité de la Couronne de France». Il s'en prend... au refus, par l'Assemblée, de lui accorder un droit de veto absolu (il n'est que «relatif»), au poids excessif des comités de la Constituante, notamment le Comité des recherches qui exerce, selon le roi, «un véritable despotisme plus barbare et plus insupportable qu'aucun de ceux dont l'histoire ait jamais fait mention» [prophétique!].


Le monarque n'avait jamais été aussi conciliant. Le roi critique aussi l'excessive décentralisation, la suppression de son droit de grâce, etc. Mais, sur le plan social, il se rallie pourtant à la révolution juridique de l'été 1789 ; il ne rejette plus l'abolition des ordres, comme dans sa Déclaration du 23 juin 1789. Il admet l'égalité civile et insiste même sur les réformes qu'il avait cherché à faire, notamment en 1787, en matière fiscale, afin que les privilégiés ne bénéficient plus d'exemptions indues. Il conclut, sur le ton de l'époque : «Français, et vous surtout Parisiens (…), revenez à votre roi ; il sera toujours votre père, votre meilleur ami

La rédaction du texte lui a pris à peu près quatre ou cinq mois de réflexion. Il y a travaillé seul, à l'insu de ses ministres, et il n'y associera son frère qu'à la dernière minute, le samedi 18 juin, comme en témoigne ce dernier. On sait comment tout cela finira. Son arrestation à Varennes va, comme le rappelle Mona Ozouf, se révéler fatale pour la monarchie («Varennes, la mort de la royauté (21 juin 1791)», Gallimard, 2008). La déclaration du roi se montrera bien incapable de lui sauver la mise. Bien au contraire. Le prestige de la monarchie sera pour jamais terni par cette équipée malheureuse [l'abbé Barruel, dans Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, 1797, nous révèle la cause secrète de cette "fuite manquée" : elle fut programmée et organisée par le franc-maçon LaFayette, ainsi que le lieu de son arrestation, afin de discréditer le roi et de s'en servir contre lui... Mais cela chut... L'historiquement correct ne vous le dira pas. Les "Mémoires" ont été réédité en deux tomes aux Editions de Chiré en 2005.]

[Les monumens publics pourraient manquer à l'Historien sur la conduite de La Fayette dans cette ciconstance. Bien des personnes ont voulu faire croire qu'il n'avait pas été prévenu du départ du Roi; voici la vérité des faits: Une femme Allemande mariée à un Français nommé Rochereuil, était attachée à la Reine en qualité de Porte-chaise d'affaires. Cette femme avait témoigné tant d'indignation & versé tant de larmes sur les horreurs des 5 & 6 octobre, que la Reine touchée de ces preuves d'attachement, lui donna sa confiance, la charge du soin de préparer les bouillons, & la logea au rez-de-chaussée de son appartement, dans une chambre qui communiquait à l'apaprtement qu'avait occupé M. le Duc de Villequier. Au commencement de juin, la Reine méditant son évasion, fit transporter dans une autre chambre la femme Rochereuil. Celle-ci soupçonna des projets; elle épia le Roi & la Reine. la confiance qu'on avait en elle, la mit à la portée de connaître exactement ce qui se méditait pour la fuite du Roi. le 10 juin, elle en dénonça les préparatifs à MM. de La Fayette, de Gouvion, & au Comité des recherches de l'Assemblée nationale... Elle eut avec eux onze conférences, dans l'espace de neuf jours. D'après ces dénonciations, M. de La fayette chargea treize Officiers de confiance, de faire toutes les nuits des patrouilles dans l'enceinte des Thuileries, avec l'ordre secret de favoriser l'évasion... Ses ordres furent donnés de même sur la route... Drouet fut prévenu du rôle qu'il avait à jouer... Tout le reste de la fatale journée de Varennes & de l'arrestation du Roi se conçoit aisément, si ce n'est cependant l'excès de cette insolence avec laquelle La Fayette usa de sa victoire, & des outrages qu'il fit essuyer à Louis XVI, en le ramenant dans sa prison des Thuileries.

"Une chose encore assez inconcevable, c'est que lorsque la Reine, instruite des trahisons de la femme Rochereuil, l'eut chassée, cette mégère eut encore la hardiesse de présenter un mémoire rédigé par un Député, pour rentrer au service de la Reine, & pour lui dire qu'elle n'avait pu mieux prouver sa reconnaissance & sa fidélité, qu'en empêchant Sa Majesté de suivre les conseils des Royalistes. - Ce mémoire fut remis par la Reine à M. Prieur, historiographe du département des affaires étrangères. - Quant à la dénonciation même, elle est précieusement conservée aux archives appelées 'nationales'..." Augustin Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, P. Fauche Libraire, Hambourg 1799, t. V, note p. 141-142). Source : Christ-Roi.net]


"[C]omme le remarque à juste titre Jean-Christian Petitfils, ce testament politique de Louis XVI prouve que le roi n'avait jamais été aussi conciliant. C'est ce triste paradoxe que met en évidence le document laissé à l'Assemblée : «Jamais Louis XVI n'avait été aussi proche de la Révolution qu'en fuyant la capitale. Sur la route de Varennes, il était devenu un souverain constitutionnel, à la recherche, hélas, d'une impossible Constitution» («Louis XVI», op. cit., p. 815.). De toute cette histoire tragique, il ne reste plus aujourd'hui qu'un seul témoignage, ce manuscrit oublié." 

***

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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 09:52

Réponse au «Quand notre monde est devenu chrétien» de Paul Veyne, cet essai de Marie-Françoise Baslez montre comment s'est déroulée pendant trois siècles la christianisation de l'Empire romain : évolution non brutale, sur la longue durée, stratégies missionnaires des apôtres, positionnement des chrétiens dans le monde.

Dans "Quand notre monde est devenu chrétien", Paul Veyne montrait en quoi le basculement de l'Empire romain vers le christianisme en 312 aurait été le fait du prince (Constantin). Une thèse à laquelle
répond Marie-Françoise Baslez, spécialiste des premiers âges du christianisme et de saint Paul. Pour cette historienne, le basculement fut préparé par le bas: des conversions individuelles existaient, des maillages plus ou moins distendus s'étaient formés. Les persécutions violentes des années 250 ont, d'une certaine façon, popularisé la nouvelle religion. Des notables, des intellectuels l'ont adoptée - bien avant le ralliement de Constantin. Un livre clair et synthétique.

Comment notre monde est devenu chrétien

En trois siècles, le christianisme est passé de la situation de religion minoritaire, illégale et parfois persécutée, éclatée en communautés dispersées et très hétérogènes, au statut de religion d'Empire, dans le cadre unifié de l'Église.

Comment un tel événement a-t-il pu se produire ? Le
débat porte aujourd'hui sur le rythme et les acteurs de cette évolution remarquable.

Fut-elle réellement brutale et inattendue jusqu'au choix personnel de Constantin qui transforma en religion d'Empire une secte que rien ne prédisposait à un tel destin ?

Ou, cette évolution, s'inscrit-elle dans la longue durée, par la volonté même des chrétiens d'être dans le monde, d'utiliser au mieux réseaux et moyens de communication pour médiatiser le message évangélique, et ce, à l'instar de saint Paul.


Les enjeux de ce débat sont à l'évidence cruciaux et profondément ancrés dans l'actualité (racines chrétiennes de l'Europe, multiculturalisme et communautarisme, etc.).

Se basant sur une approche sociologique permettant de renouveler questions et réponses, fruit de plus de vingt ans de recherches et de publications, Comment notre monde est devenu chrétien offre au grand public la synthèse qui manquait.

Marie-Françoise Baslez, Comment notre monde est devenu chrétien, CLD, octobre 2008

Les
ouvrages de Marie-Françoise Baslez

La
Video du débat entre Paul Veyne, Lucien Jerphagnon et Marie-Françoise Baslez sur publicsenat.fr

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9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 12:56
Extrait de l'interventionà la session plénière de l’académie pontificale des sciences sociales, au Vatican, le matin du vendredi 1er mai 2009 du Père Schooyans, membre de trois académies pontificales: des sciences sociales, pour la vie, et Saint Thomas d'Aquin :

Sch "Le nouveau président entraîne ainsi le droit dans un processus de régression qui altère la qualité démocratique de la société qui l’a élu. De fait, une société qui se dit démocratique, dans laquelle les gouvernants, invoquant de "nouveaux droits" subjectifs, permettent l’élimination de certaines catégories d’êtres humains, est une société qui est déjà engagée de plain-pied sur la route du totalitarisme. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, 46 millions d’avortements sont réalisés chaque année dans le monde. En révoquant des dispositions juridiques protégeant la vie, M. Obama va allonger la liste funèbre des victimes de lois criminelles. Le chemin est ouvert pour que l’avortement devienne légalement exigible. Le droit lui-même pourra être précipité dans l'indignité lorsqu'il sera instrumentalisé et pressé de légaliser n'importe quoi, et mis, par exemple, au service d’un programme d’élimination d’innocents. A partir de là, la réalité de l'être humain n'a plus d'importance en soi.

La conséquence évidente du changement décidé par M. Obama est que le nombre d’avortements va augmenter dans le monde. Le Président Bush avait coupé les subventions destinées à des programmes comportant l’avortement, en particulier à l’extérieur des États-Unis. La révocation de cette mesure par la nouvelle administration limite le droit du personnel médical à l’objection de conscience et permet à M. Obama d’augmenter les subsides affectés à des organisations publiques et privées, nationales et internationales, qui développent des programmes de contrôle de la natalité, de "maternité sans risque", de "santé reproductive" incluant l’avortement parmi les méthodes contraceptives qu’ils promeuvent.

Le Président Obama apparaîtra donc inévitablement comme un des principaux responsables du vieillissement de la population des États-Unis et des nations "bénéficiaires" de programmes de contrôle de la natalité présentés comme condition préalable au développement. Comment un leader politique bien informé peut-il ignorer qu’une société qui avorte ses enfants est une société qui avorte son avenir?

La mesure prise par Barack Obama est destinée à avoir des répercussions au plan mondial. Le "messianisme" nord-américain traditionnel se flattait d’offrir au monde le meilleur modèle de démocratie. Avec la permission de tuer légalement des innocents, cette prétention est en train de sombrer. En son lieu et place émerge un "messianisme" qui annonce l’extinction des principes moraux apparaissant dans la Déclaration d’Indépendance (1776) et dans la Constitution des États-Unis (1787). Dorénavant est rejetée la référence au Créateur. Aucune réalité humaine ne s'impose plus en vertu de sa dignité intrinsèque. Prévaut désormais la volonté présidentielle. Selon ses propres paroles, le président ne devra plus se référer à des traditions morales et religieuses de l’humanité. Sa volonté est source de loi. A propos, qu’en pense le Congrès américain?

Or dès lors que le poids des États-Unis est celui qui pèse le plus dans les relations internationales, bilatérales et multilatérales, et spécialement dans le cadre de l’ONU, on peut prévoir que tôt ou tard, l’avortement sera présenté à l’ONU comme un "nouveau droit humain", un droit permettant d’exiger l’avortement. Il s’ensuivra qu’il n’y aura plus de place, en droit, pour l’objection de conscience. Ce même processus permettra au président de manifester sa volonté d’inclure dans la liste d’autres "nouveaux droits" subjectifs, comme l’euthanasie, l’homosexualité, la répudiation, la drogue, etc."

Via
Le Salon Beige
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9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 12:55

Deuxième extrait de l'intervention du Père Schooyans sur la volonté d'établir une religion unique au service du politique :

 

 

"Dans ces programmes, le Président Obama pourra compter sur l’appui du couple Tony Blair et Cherie Booth. Le think-tank fondé par l’ex-premier ministre britannique sous le nom de Tony Blair Faith Foundation aura, parmi ses attributions, de reconstruire les grandes religions comme son collègue Barack Obama reconstruira la société mondiale.
Dans ce but, la fondation en question devra répandre les "nouveaux droits", en utilisant à cette fin les religions du monde et en adaptant celles-ci à leurs nouvelles tâches. Ces religions devront être réduites au même commun dénominateur, c’est-à-dire vidées de leur identité. Cela ne pourra se faire que moyennant l’instauration d’un droit international inspiré de
Hans Kelsen (1881-1973) [juriste austro-américain né d'une famille juive. Fiche wikipedia] et appelé à valider tous les droits propres aux nations souveraines.
Ce droit devra aussi s’imposer aux religions du monde de telle façon que la "foi" nouvelle soit le principe unificateur de la société mondiale. Cette "foi" nouvelle, ce principe unificateur, devra permettre de faire avancer les Millenium Development Goals. Parmi ceux-ci figurent sous le n° 3: "Promote gender equality and empower women"; sous le n° 5: "Improve maternal health". Nous savons ce que recouvrent et ce qu’impliquent ces expressions. Pour faire démarrer le programme de la Foundation, une campagne anti-malaria est annoncée. Elle fait partie de l’objectif n° 6: "Combat HIV/AIDS, malaria and other diseases". Cette annonce est faite de façon à ce que, en souscrivant à cette campagne, on souscrive à l’ensemble des objectifs du Millénaire.

En fait, le projet de Tony Blair prolonge et amplifie l'Initiative des Religions Unies, apparue il y a plusieurs années. Il prolonge également la Déclaration pour une éthique planétaire, dont
Hans Küng [théologien libéral] est l’un des principaux inspirateurs. Ce plan ne pourra se réaliser qu'au prix du sacrifice de la liberté religieuse, de l'imposition d'une lecture "politiquement correcte" des Écritures et du sabotage des fondements naturels du droit. Déjà Machiavel recommandait l'utilisation de la religion à des fins politiques…

La "conversion" très médiatisée de l’ancien premier ministre au catholicisme ainsi que son interview en avril 2009 à la revue gay "Attitude" permettent d’encore mieux comprendre les intentions de Tony Blair concernant les religions, à commencer par la religion catholique. Le discours du Saint-Père, notamment sur le préservatif, serait d’une autre génération. Le récent "converti" n’hésite pas à expliquer au pape non seulement ce que celui-ci doit dire, mais aussi ce qu’il doit croire ! Est-il catholique? Mr Blair ne croit pas à l’autorité du pape.

Nous voici revenus au temps de Hobbes, sinon à Cromwell: c’est le pouvoir civil qui définit ce qu’il faut croire. La religion est vidée de son contenu propre, de sa doctrine; n’en reste qu’un résidu de morale, défini par le Léviathan. On ne dit pas qu’il faille nier Dieu, mais dorénavant Dieu n’a plus rien à faire dans l’histoire des hommes et de leurs droits: nous revenons au déisme. Dieu est remplacé par
le Léviathan. A celui-ci de définir, s’il le veut, une religion civile. A lui d’interpréter, s’il le veut et comme il le veut, les textes religieux. La question de la vérité de la religion n’a plus de pertinence. Les textes religieux, et en particulier bibliques, doivent être compris dans leur sens purement "métaphorique"; c’est ce que recommande Hobbes (III, XXXVI). A la limite, seul le Léviathan peut interpréter les Écritures. Il faut en outre réformer les institutions religieuses pour les adapter au changement. Il faut même prendre en otages quelques personnalités religieuses, appelées à cautionner la nouvelle "foi" sécularisée, celle du "civil partnership".

Les droits de l’homme tels qu’ils sont conçus dans la tradition réaliste sont passés ici au fil de rasoir. Tout est relatif. Il ne reste de droits que ceux définis par le Léviathan. Comme l’écrit Hobbes, "La loi de nature et la loi civile se contiennent l’une l’autre, et sont d’égale étendue." (I, XXVI, 4). Il ne reste de vérité que celle énoncée par le même Léviathan. Seul celui-ci décide comment le changement doit être conduit".
Le Salon Beige

 

 

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9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 12:54
Troisième et dernière partie de l'intervention du Père Schooyans :

"Par ces canaux, et avec l’appui du couple Blair, le juriste-président Obama est en train de lancer un nouveau messianisme nord-américain, totalement sécularisé. Il bénéficie en cela de l'appui de son fidèle partenaire, candidat présumé à la présidence de l'Union Européenne. La volonté suprême du Président des USA validera le droit des nations et le droit des relations entre les nations. Dans la foulée, les "Trente-Neuf Articles" de la nouvelle religion devront être promulgués par son collègue britannique.

A partir du sommet de cette pyramide, la volonté du Prince est destinée à circuler par les canaux internationaux de l’ONU et à atteindre les canaux nationaux particuliers. A terme, ce processus, comme on le remarque, éteint l’autorité des parlements nationaux, abolit l’autorité des exécutifs et ruine l’indépendance du pouvoir judiciaire. C’est pour ces raisons que, dans la logique de M. Obama, le rôle d'un tribunal pénal international est appelé à s’étendre et qu’il doit être armé pour réprimer les récalcitrants – par exemple, les catholiques – qui refusent cette vision du pouvoir et du droit, d'un droit vassalisé par le pouvoir. Comment ne pas voir cette vérité aveuglante: nous assistons à l’émergence d’un terrorisme politico-juridique sans précédent dans l’histoire?

Pour finir, empressons-nous de rappeler que l’Église n’a pas le monopole du respect du droit humain à la vie. Ce respect est proclamé par les plus grandes traditions morales et religieuses de l’humanité, souvent antérieures au christianisme. L’Église reconnaît pleinement la valeur des arguments fournis par la raison en faveur de la vie humaine. Comme Mgr Minnerath l’a admirablement montré, l’Église complète et consolide cette argumentation en se prévalant de l’apport de la théologie: respect de la création; l’homme, image de Dieu; amour du prochain: nouveau commandement; etc. Ces arguments sont fréquemment exposés dans les déclarations de l’Église et les nombreux documents chrétiens sur la question.

Mais quand les plus hautes autorités des nations, et même de la première puissance mondiale, vacillent face au respect du droit humain fondamental, c’est un devoir pour l’Église d’appeler tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté à s’unir afin de constituer un front unique pour défendre la vie de tout être humain. La première attitude qui s’impose à tous, selon les responsabilités de chacun, est l’objection de conscience, que d’ailleurs M. Obama veut circonscrire. Mais cette objection doit être complétée par un engagement à agir dans la sphère politique, dans les médias et dans les universités. La mobilisation doit être générale et se donner pour but l’objectif central de toute morale, et spécialement de toute la morale catholique: reconnaître et aimer le prochain, à commencer par le prochain le plus ténu et le plus vulnérable".
Via
Le Salon Beige

                                                           ***


Ce que décrit le Père Schooyans avait déjà été annoncé il y a juste un siècle, en 1899, par Mgr Henri Delassus (attention, fiche wikipedia) au sujet du projet franc-maçonnique d'une "république universelle" servie par une religion mondiale. A lire
ici (L'américanisme et la conjuration antichrétienne). On y est en plein.
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8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 18:01
Rediff.
 
Il est patent que les médias ont un impact majeur sur les élections, la majorité de la population vivant sous perfusion de la télévision et des grands quotidiens. Il est non moins patent que les dits médias relayent et vulgarisent servilement les orientations prises par les sociétés de pensée.

Mgr de Ségur pouvait, déjà, affirmer que “La presse est le grand levier de la Révolution” (
Mgr de Ségur in La Révolution expliquée aux jeunes gens - Editions du Trident, Paris, 2003, page 1). [voir la video où Michel Drucker avoue que le pouvoir "est au service public.. entre les mains de ceux qui détiennent l'information"...]
 
Outre les médias, la quasi-totalité des structures de la société - telles que les écoles, les collectivités locales, les associations, les syndicats - se chargent, aujourd’hui, de soumettre le peuple au joug du “politiquement correct”.
 
Les organisations religieuses, elles-mêmes, se sont mises de la partie. Et les individus, ainsi éduqués, constituent “l’électorat”, base énervée, abêtie mais disciplinée, du système électoral.
 
Les clivages et les oppositions qui, au plan social, s’exacerbent chaque jour davantage, révèlent l’asservissement total des esprits.
L’évocation de sujets, tels que la Révolution, le gouvernement de Vichy, la colonisation, fait instantanément naître des inimitiés plus profondes que celles qui existaient entre Français et Allemands en 1914...
 
La manipulation ne constitue pas seulement “un pouvoir”, mais “le pouvoir”
 
Ce qui existe avant l’élection est bien plus qu’un truquage, c’est un pouvoir politique bien établi. Les structures, qui manipulent, orientent, décident, constituent le pouvoir bien avant et bien au-dessus de l’élection qu’elles contrôlent totalement.
 
L’élection n’influe pas sur ce pouvoir, c’est ce pouvoir qui génère l’élection qui n’est, en fait, qu’un élément, une étape de la manipulation.
 
L’histoire nous enseigne que l’élection n’est aucunement la partie la plus importante de la manipulation. La plus bruyante, sans doute ! La plus importante, certainement pas !
Ne peuvent gagner une élection que ceux qui gouvernent déjà !
 
Les preuves historiques de ce que nous avançons
 
… Contrairement à une idée reçue, après 1830, ce sont les légitimistes qui ont milité pour le suffrage universel et les révolutionnaires pour le suffrage censitaire..." (Stéphane Rials in Révolution et Contre-Révolution au XIXème siècle - Editions D.U.C./Albatros, Paris, 1987.)
 
Pourquoi les révolutionnaires ont-ils, à ces époques, préféré certaines formes de monarchie à la république ? le suffrage censitaire au suffrage universel ? Parce que les conditions n’étaient pas, alors, réunies pour que la manipulation puisse fonctionner. Parce qu’ils n’étaient pas encore en mesure de maîtriser et contrôler un système qui, en fait, aurait pu leur faire perdre le pouvoir. Ils ne disposaient pas de la presse. Le peuple n’était pas encore ouvert au débat d’opinion...
 
En 1871, il leur a bien fallu s'accommoder de ce suffrage. C’est Bismarck qui l’exigeait ! Résultat : une chambre composée de plus de 400 députés royalistes ! L’alerte avait été chaude ! Ils déployèrent, alors, tout leur savoir faire pour, par séduction, mensonge, tromperie, imposer leur tyrannie à 35 millions de catholiques, eux qui n’étaient que quelques milliers !
 
La vertu essentielle du suffrage universel, qui l’a fait tant chérir par les révolutionnaires, est d’entretenir l’obscurité autour de leur manipulation et de tromper profondément les gens sur leur véritable action :
- tromper le révolutionnaire de base, souvent “honnête” et bien intentionné ;
- tromper ceux qui réagissent, pour une raison ou pour une autre, les catholiques bien sûr, mais aussi les simples mécontents, en leur faisant adopter un mode d’action qui n’est qu’une voie de garage.
 
Un des aspects fondamentaux de la subversion de nos adversaires consiste à prévoir et à noyauter les réactions qui se forment toujours à chaque étape de leur action subversive. Bien souvent, cette anticipation intervient même avant que ladite étape ne soit entamée.
 
Dans cette optique, l’élection est un chef-d’oeuvre. Avec elle, le noyautage, le contrôle des réactions sont automatiques, instantanés, institutionnalisés.
Et il faut reconnaître que le système a bien marché et continue de le faire !

Quelle misère de voir tant de catholiques antimodernistes, antilibéraux, antirévolutionnaires, antirépublicains même, s’approvisionner aux arsenaux de la révolution pour tout ce qui concerne l’action pratique !
 
Ces catholiques condamnent avec vigueur, courage et persévérance bien des erreurs modernes, mais, dès qu’il s’agit de poursuivre l’effort dans la pratique, ils adoptent et utilisent l’arme que leur tendent leurs adversaires : ce suffrage universel qui, en fait, est le produit des erreurs qu’ils ont farouchement combattues en théorie. Ils épuisent leurs forces et progressivement leurs idées en prenant comme réalité politique incontournable ce qui n’est qu’une illusion masquant le vrai pouvoir auquel ils n’ont évidemment pas accès.
 
C’est un système monstrueux, dira-t-on ! Eh bien oui, c’est un système monstrueux, tout autant que celui qui en a la paternité et que nous désigne Don Félix Sarda y Salvany : “Mais de toutes les raisons qui doivent tenir le catholique de notre temps en garde contre les gouvernements de forme populaire, la plus forte doit être l’empressement que la francmaçonnerie a mis toujours et partout à les établir. Avec une intuition merveilleuse, l’enfer a reconnu que ces systèmes de gouvernement étaient les meilleurs conducteurs de son électricité, et qu’aucun autre ne pouvait mieux le servir à souhait” (Don Felix Sarda y Salvany in Le libéralisme est un péché - Editions Nouvelle Aurore, Paris, 1975, page 56).
Est-il possible que des “réalités” quotidiennes soient, en fait, aussi fausses ? Eh bien oui, aussi fausses que le père du mensonge ! Pie X ne disait-il pas que “le suffrage universel est un mensonge universel”?
 
Il faut poursuivre en politique pratique l’effort contre-révolutionnaire fait dans les domaines théorique et religieux, et il faut le faire, dès à présent, en retrouvant les vrais principes concernant l’action politique, l’autorité...
 
(Source: La Gazette Royale, janvier – février – mars 2007, n° 110, p. 4-5).

                                               ***

Sur le même thème de l'imposture des élections : 

-
La collusion de la gauche et de la (fausse) droite 
-
L'imposture démocratique
- Aveu de Michel Drucker: "Le pouvoir est sur le service public, il est entre les mains de ceux qui détiennent l'information"
- Nietzsche contre l'instinct démocratique
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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 17:33

Les membres de la communauté juive étant en France, le plus souvent ces quarante dernières années, les fourriers de la "tolérance", de l'"ouverture", du métissage, du multiculturalisme et les chantres du "vivre ensemble" (sauf en Israël bien évidemment, Israël qui doit appartenir aux Juifs seuls...) il n'est pas très surprenant d'apprendre, entre trois lignes, que les Israéliens sont parmi les moins nombreux à dire respecter les autres religions... Source: Afp, Les musulmans "loyaux" envers la France, 07/05/2009

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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 07:03

Shlomo Sand contre Habib Meyer 2
 
Schlomo Sand est un historien de nationalité israélienne. A qui appartient l'Etat d'Israël, demande-t-il ? Que diriez-vous si en France un Le Pen disait que la France appartient aux catholiques et à eux seuls ? (4:21) Où l'on comprend qu'un Le Pen en France est mille fois moins 'extrémiste' que le moins sioniste des sionistes... Les catholiques, les musulmans en Israël peuvent-ils se marier à une juive ? Ont-ils les mêmes droits en Israël que les Juifs ?... Meyer Habib est le "conseiller de Benyamin Netanyahou", tout en se présentant comme "juif français et sioniste" (1:36).
Réponse de Meyer Habib : "l'Etat appartient à Israël, à l'ensemble du peuple juif" (1:42)... Et les autres ? ... Ils n'existent pas...

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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 12:45
LA MISSION DU PEUPLE ÉLU

0:54 au compteur : "Nous sommes depuis toujours un pays d'immigration, le seul pays d'Europe qui est vraiment un pays d'immigration"...

A comparer avec ceci :

"Selon le discours en vogue, la France aurait toujours été un creuset de population. Du point de vue historique, cette assertion est fausse (Jacques Dupâquier, Histoire de la population française, PUF, 1995). Du VIe au XIXe siècle, le fond du peuple français est demeuré le même. Au XIXe siècle apparaît une immigration saisonnière, les travailleurs retournant dans leur pays après leur labeur. La première grande vague migratoire a lieu après la Première Guerre mondiale. Elle est constituée d'Italiens, d'Espagnols, de Polonais et de ressortissants d'autres nations de l'Est. ... Après 1946, la seconde vague migratoire vient d'Algérie. ... Si l'immigration est officiellement interrompue en 1974, le regroupement familial autorisé en 1975 accroît dans les faits le nombre d'arrivants. D'autres courants migratoires apparaissent, issus d'Afrique noire ou d'Asie. Et en vertu de la loi, tout enfant né en France de parents étrangers peut, à sa majorité, accéder à la nationalité française"...

(
Jean SEVILLIA, Le Terrorisme intellectuel, Collection Tempus Perrin, Paris 2004, p. 141).


LE PEUPLE ÉLU

Dans la conférence ci-dessous, donnée par Jacques Attali
en mars 2007, et intitulée "Les Juifs au XXIe siècle, un avenir incertain", on apprend notamment qu'en Angleterre la bourgeoisie juive finance l'islamisation et que le même phénomène est à l'oeuvre ici en France afin d'aider à la survie d'Israël (partie 2/2).

Attali : Peuple juif 1/2

Attali, la conscience grise de Nagy Bocsai Sarkozy sur le "rôle historique particulier" du peuple juif (sic)... Dissoudre et supprimer les nations. Sauf "Israël" bien évidemment. D'ailleurs... "le peuple français n'existe pas"... Car depuis toujours c'est un pays d'immigration... Mais "le peuple juif", oui... Il existe, il est menacé de "disparition" (sic)! Risque de disparition par "le phénomène de l'assimilation par les mariages mixtes" (03:26 au compteur)... Jacques oublie leur conversion au christianisme...
Donc, "qu'a le peuple juif à transmettre au monde ?" (08:03) demande Jacques Attali. 
Réponse (je résume leur pensée) : la mission du "peuple élu" est d'apporter au monde "le progrès" (du métissage), l'idée (gnostique) "que la nature était mauvaise et qu'il appartient à l'homme de la transformer" (09:16)... Surtout, l'idée que pour les nations et la France en particulier le métissage est bien, mais pas pour "Israël" car cela risque d'entraîner la disparition du "peuple élu"... Voilà ici résumée "la mission du peuple élu".

Atalli : Peuple juif 2/2

Jacques Attali: "les 5 ou 6 millions de musulmans en France, c'est une chance pour la France et aussi une chance pour le judaïsme français" (02:55 au compteur).
Dis Jacques, les musulmans en "Israël", c'est une chance pour "Israël" et le judaïsme ? Les bombes au phosphore blanc à Gaza, tu connais ?

Jacques Attali: "Nous avons nous Juifs de France une responsabilité très particulière (07:22) : nous devons aider les autres, nous avons la responsabilité à l'égard des autres minorités en France". Eh, Jacques, et la minorité palestinienne en "Israël", tu en fais quoi?

Jacques Attali: "Nous devons aider les autres. Il est de notre responsabilité d'aider à concevoir 'dans la conception française' un rapport à l'islam qui soit différent. A la fois parce que cela va nous aider en France et parce que cela nous donnera un rôle pour aider à concevoir le rapport en Israéliens et Palestiniens. Il est fondamental pour la survie d'Israël.... il est fondamental que pour que cette paix ait lieu là-bas elle ait lieu ici" (07:45)... Autrement dit, l'islamisation ici en France doit servir à la survie d'Israël...

Aveu d'Attali sur l'islamisation :  "En Angleterre par exemple, la bourgeoisie juive finance des imams..." (09:23) "Et je pense que c'est une activité fondamentale pour créer les conditions du bien vivre en France, pour les Juifs" (10:32). A bon entendeur...
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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 14:36

Durée : 02:14 Pris le : 14 avril 2009
L'antisémitisme d'après Jacques Attali
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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 09:30

Un grand bravo au président du Collectif contre la grande mosquée de Bordeaux, Bruno Larebière, qui pose un principe : La France est chrétienne.

Il explique l'opposition des identitaires à la grande mosquée de Bordeaux, au milieu d’une assistance majoritairement musulmane qui en a été pour le moins surprise : "La France et l'Europe sont de civilisation chrétienne, un islam ostentatoire n'y a pas sa place (2:56 au compteur)". Une intervention fort pertinente sur les micros de Novopress.info à écouter
ici.

L'affirmation de l'identité (de la France) est la condition d'un dialogue islamo-chrétien authentique que les musulmans doient prendre en compte. Ou bien, ce n'est plus "un dialogue", mais de l'hypocrisie...

Quant aux pleureuses du Lobby qui n'existe pas, attisant les divisions et le conflit de civilisation, insistant lourdement sur les agressions d'origine arabo-musulmane en France, mais occultant systématiquement l'identité chrétienne de la France et de l'Europe, elles ont là un contre-témoignage édifiant!

La reconquête est en route.

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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 10:07
Depuis 2000 ans, l'alliance des "judéo-chrétiens", juifs et gnostiques francs-maçons contre les chrétiens, catholiques, païens et hellénistes, est toujours d'actualité. Les sionistes se distinguent à leur utilisation maniaque du terme "judéo-christianisme" pour décrire et définir la "civilisation européenne" (sic). Cette définition aurait pour avantage de permettre par la suite l'intégration de l'Etat d'"Israël" dans l'ensemble dit "européen"...

Or, d'un point de vue théologique, historique, ethnique et culturel, l'expression est fausse. L'élément "judéo" dans la définition de la civilisation européenne est tout simplement impropre. La civilisation européenne n'est pas "judéo-chrétienne" pour la première raison que le judéo-christianisme est une interprétation théologique ethniquement juive d'obédience pharisienne, et donc non européenne..., une interprétation qui du point de vue de la foi s'est effondrée au concile de Jérusalem
 en 49 ap. J.-C...

"Le judéo-christianisme triomphant en 49, s'effondrera; le christianisme paulinien commencera sa destinée triomphale. Au seuil de cette époque se situe le
concile de Jérusalem, qui en marque les données; à son terme la chute de Jérusalem qui tranche les questions." (
Jean DANIELOU, L'Église des premiers temps, des origines à la fin du IIIe s., Points Histoire, Tours 1999, p. 37).













"Disons-le, cette Eglise judaïsante... supportait mal la greffe de l'Evangile. Elle était ainsi vouée à disparaître. Nous la verrons s'éteindre au terme d'une lente agonie" (Maurice VALLERY-RADOT, L'Eglise des premiers siècles, Collection Tempus, Paris 2006, p. 131).

"De retour à Antioche vers 48, Paul [l'apôtre des nations] et Barnabé rendent compte de leur mission dont le succès, qui dépassait toutes les prévisions, est considéré comme l'oeuvre de l'Esprit-Saint. Toutefois, l'afflux des conversions soulevait un problème. ... La question se posait toujours de savoir comment admettre dans l'Eglise les nouveaux convertis. A part les Juifs de race, on distinguait soit les païens d'origine, soit des ressortissants de la mouvance judaïque." (Maurice VALLERY-RADOT, ibid. p. 105.)

"[S]ous les pas de saint Paul, le terrain était bien souvent miné par les Juifs qui ne lui pardonnaient ni sa conversion ni son action apostolique. Il y avait pire. Des prédicateurs 'judéo-chrétiens', dits prédicateurs judaïsants, firent de même. Demeurés fidèles aux pratiques du judaïsme et les estimant obligatoires pour tous, ... [n]ous avons rencontré ces prédicateurs à Antioche où ils tentèrent de séparer Pierre et Paul. On les retrouvera en Galatie où leur prédication fut sur le point de faire chavirer les Eglises que venait de fonder l'Apôtre des Nations. Les voici maintenant à l'oeuvre à Corinthe. Ils y perturbent la jeune Eglise déjà si chancelante... Les judaïsants parachèvent leur action dissolvante en dénigrant violemment Paul. A ces attaques, nous devons l'épître aux Galates, toute frémissante d'émotion." (Maurice VALLERY-RADOT, ibid., p. 123).

Du point de vue ethnique et culturel, les judéo-chrétiens ne sont pas des européens mais des Juifs, convertis au christianisme au Ier siècle, qui voulaient garder les observances juives dont la circoncision "et l'interdiction de manger avec les non-juifs, c'est-à-dire avec les païens convertis" (Jean DANIELOU, ibid., p. 32).
Or, dès l'origine les Apôtres ont reconnu que la communauté chrétienne était ouverte aux païens (aux nations...) Ceci posera un problème aux "judéo-chrétiens" qui se "sentaient toujours liées par les observances juives" (Jean DANIELOU, ibid., p. 29-32).

"[U]n fait constant : dans toute ville où la pénétration de l'Evangile atteignait un niveau dangereux pour lui, le judaïsme traditionnel qui montait la garde s'efforçait par tous les moyens de livrer l'apôtre [saint Paul] et ses collaborateurs aux autorités romaines dans l'espoir de les faire condamner à mort, à tous le moins à la prison..." (Maurice VALLERY-RADOT, ibid., p. 118). Au départ, la persécution antichrétienne venait bien des Juifs et non des Romains.

Furent l'objet de leur vindicte Jean, Etienne et Paul, ainsi que les premiers évêques de Jérusalem, Jacques et Siméon. Si Pierre, Jean et Paul échappèrent miraculeusement à la mort, les autres furent exécutés. Pour le sacerdoce juif, le christianisme, qui lui faisait perdre sa raison d'être, se présentait comme la plus redoutable des hérésies qu'il importait dès lors d'éradiquer dans l'oeuf en faisant périr sinon tous ses adeptes du moins les meneurs. ... Un Juif devenu chrétien se mettait automatiquement hors la Loi mosaïque encourant ainsi la peine de mort par lapidation. L'animosité de la Synagogue contre les chrétiens perdura. Les Juifs n'hésitaient pas à les dénoncer à la justice romaine... C'est ainsi que l'évêque de Smyrne, Polycarpe fut brûlé vif et le futur pape Calixte condamné aux mines en Sardaigne... (Maurice VALLERY-RADOT, ibid., p. 329-330-407).

Un autre élément à prendre en considération est qu'à cette époque, "les pharisiens étaient favorables aux hébreux et hostiles aux hellénistes" (Jean DANIELOU, ibid., p.15). Il existait un courant juif favorable à l'hellénisme dès le IIIe siècle av. J.-C. Or, précisément, le christianisme se répand rapidement chez les hellénistes, païens et juifs, à Antioche... Les pharisiens qui n'acceptaient pas Jésus, n'acceptaient pas plus les hellénistes. Ils se rapprochèrent donc des "judéo-chrétiens" et des premiers gnostiques pour contrer les développements du christianisme à l'intérieur de l'Eglise... Ils tentèrent un coup de force au
concile de Jérusalem en 49, où l'on vit des "chrétiens de la secte des pharisiens" défendre la thèse de la circoncision des gentils (Jean DANIELOU, ibid., p. 38)... "Pierre au nom des Apôtres, Jacques au nom des anciens tranchent en faveur de Paul. ... Cette décisison capitale marque la rupture du christianisme et de la communauté juive, qui va aller en s'accusant dans les années suivantes" (Jean DANIELOU, ibid., p. 38) Exit donc l'élément "judéo"... Aujourd'hui, parler de "civilisation européenne judéo-chrétienne" est donc une imposture. Ce "judéo-christianisme" s'est éteint en 49 ap. J-C. On retrouvera ensuite les "judéo-chrétiens" dans les sectes hérétiques gnostiques, marcionites, ébionites, les valentiniens, les tatianistes, et dans l'hérésie montaniste (Jean DANIELOU, ibid., p . 106, 107, 130-132).

A la suite de l'enseignement de Saint Irénée, tout un courant défavorable au "judéo-christianisme" va s'amplifier dès la fin du IIe siècle, prolongé plus tard par celui d'Origène. "Tous deux considèrent que les judéo-chrétiens forment désormais une secte... Saint Jérôme écrira à leur sujet: 'Ils se veulent chrétiens et juifs. Ils ne sont ni Juifs, ni chrétiens'" (Maurice VALLERY-RADOT, ibid., p. 164-165).


Pour toutes ces raisons, le Saint-Père défend avec insistance les racines helléniques et chrétiennes de l'Europe.
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4 avril 2009 6 04 /04 /avril /2009 07:02
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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 21:01

Act-Hope

Imaginons qu'un groupe se mette à provoquer des juifs et/ou des musulmans sur le parvis d'une synagogue et/ou d'une mosquée

Question: qui serait arrêté, ce groupe ou les juifs / les musulmans qui empêcheraient la profanation de se réaliser?
Pourquoi ce traitement cathophobe quand il s'agit de catholiques qui voudraient défendre le parvis de la cathédrale Notre-Dame de Paris? Où est l'"égalité républicaine"? Où est la liberté religieuse pour les catholiques et le respect de leurs lieux de culte? Où sont Sarkozy, Alliot-Marie et consorts? Leurs indignations ne sont-elles qu'à sens unique?

Dernière question: de jeunes catholiques arrêtés par "la police" pour défendre leur lieu de culte contre sa profanation par des gauchistes, le début des persécutions anticatholiques?
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6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 23:11
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