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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 06:07

Le cardinal Tarcisio Bertone, numéro deux du Vatican, a expliqué lundi que les multiples scandales de pédophilie qui secouent l’Eglise catholique étaient liés à l’homosexualité.

« De nombreux psychiatres et psychologues ont démontré qu’il n’existe pas de relation entre le célibat et la pédophilie, mais beaucoup d’autres – et on me l’a dit récemment – ont démontré qu’il existait un lien entre l’homosexualité et la pédophilie. La vérité est celle-ci et le problème, c’est cela », a déclaré le secrétaire d’Etat du Vatican à une radio chilienne, répondant à une question qui lui suggérait que la fin du célibat des prêtres pourrait résoudre les problèmes de pédophilie au sein de l’Eglise catholique.

 

Les prêtres pédophiles s’attaquent, pour plus de 80% d’entre eux, à des adolescents de sexe masculin (voir ici et ). Les adolescents qui ont toujours fasciné les homosexuels comme en témoignent les couvertures de Têtu ou les visuels censés aguicher le visiteur sur les sites « gays ». Ils représentent très souvent des jeunes hommes imberbes. L’histoire a d’ailleurs montré qu’une frange non négligeable du lobby homosexuel a défendu des revendications pédophiles (voir ici et ). Seule le dogme de l’enfant roi aura finalement protégé les enfants de ces irresponsables.

Selon une étude américaine de 1988, 86% des pédophiles se considèrent eux-mêmes comme homosexuels ou bisexuels.

 

Source

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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 19:35

Nombre d’allégations d’abus sexuels sur mineurs commis par des membres du clergé américain en 2009 : six ! soit 1 sur 12 000 ou 0,00009 %… C’est évidemment 6 cas de trop. Mais avez-vous entendu parler dans la presse des 61 994 autres ?

 

Sources : 1, 2

 

- Statistiques à propos des abus sexuels

- Y a-t-il plus de pédophiles parmi les prêtres qu’ailleurs ? Non !

 

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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 06:11
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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 08:35

Le bûcher ? Emmanuel Le Roy Ladurie note que l’Inquisition en use fort peu. Là encore, le mythe ne résiste pas à l’examen. En premier lieu, les aveux spontanés ou les condamnations légères exposent à des peines purement religieuses : réciter des prières, assister à certains offices, jeûner, effectuer des dons aux églises, se rendre en pèlerinage dans un sanctuaire voisin ou, dans les cas graves, à Rome, à Saint Jacques de Compostelle ou à Jérusalem. Il peut être imposé de porter un signe distinctif sur les vêtements (une croix), humiliation souvent remplacée, dès le XIIIe siècle, par une amende.

La recherche moderne ne cesse de réviser le nombre de victimes à la baisse. À Albi, ville de 8 000 habitants, de 1286 à 1329, sur une population cathare estimée à 250 croyants, 58 personnes seulement subissent des peines afflictives. De 1308 à 1323, l’inquisiteur Bernard Gui prononce 930 sentences : 139 sont des acquittements ; près de 286 imposent des pénitences religieuses (impositions de croix, pèlerinages ou service militaire en Terre sainte) ; 307 sentences condamnent à la prison ; 156 sentences se partagent entre des peines diverses (emprisonnements théoriques ou remises théoriques contre des défunts, exhumations, expositions au pilori, exil, destructions de maisons). Quant aux condamnations à mort, leur nombre s’élève à 42, soit une moyenne de trois par an sur quinze ans, à une période où l’Inquisition est particulièrement active. « L’Inquisition languedocienne, précise Michel Roquebert, brûlera infiniment moins de gens en un siècle que Simon de Montfort et ses croisés entre juillet 1210 et mai 1211. »

Fernand Braudel estime que le nombre des victimes de l'inquisition a été "relativement limité". Depuis le XIXe siiècle, des chiffres ont couru provenant d'ouvrages qui se sont recopiés les uns les autres sans vérification des sources. Tous remontent à l'Histoire critique de l'Inquisition d'Espagne publiée en 1817 par Juan Antonio Llorente, un libéral espagnol entré aus ervice de Joseph Bonaparte et contraint à l'exil à Paris. D'après lui, en trois siècles et demi d'existence, l'inquisition aurait pronconcé 341.021 condamnations, dont 39.671 remises au bras séculier.

"Les chercheurs, souligne Béatrice Leroy, admettent aujourd'hui qu'il est impossible de parvenir à un calcul exact du nombre de victimes, et tiennent pour fort exagérés les chiffres de Llorente (Béatrice Leroy, L'Espagne de Torquemada, Maisonneuve, 1995).

Pierre Chaunu, quant à lui (Pierre Chaunu, Eglise, Culture et Société, SEDES, 1981), considère que les chiffres de Llorente doivent être divisés au moins par deux: "Les 10 à 12000 exécutions capitales en trois siècles doivent être rapprochées des 50 000 sorcières brûlées en trois ou quatre décennies dans le reste de l'Europe (qui ne connaissait pas l'Inquisition) au début du XVIIe siècle". (Pierre CHAUNU, Église, Culture et Société, Essais sur Réforme et Contre-Réforme 1517-1620, S.E.D.E.S, Paris 1981, p. 457.)

Notons que l'historien danois Gustav Hernningson a parfaitement montré, dans sa thèse parue aux Etats-Unis en 1980, que la "folie criminelle de la chasse aux sorcières" est un phénomène éminemment moderne. Luther voulait "toutes les brûler..." (Jacques Heers, Le Moyen Age, une imposture, Perrin Malesherbes 2001, p. 241).

Voici maintenant ce qu'avance Vittorio Messori : "En l’espace de quelques mois en 1793, la terreur jacobine qui avait 'purifié' la cathédrale Notre-Dame de Paris de la 'superstition chrétienne' fit plus de victimes en France que les trois Inquisitions catholiques réunies (médiévale, espagnole et romaine) et peut-être même que celles de toutes les autres confessions chrétiennes" (Vittorio Messori, La Vérité a un nom et un visage, éditions MaME, 1997).

Enfin, nous avons relevé cette phrase, à nouveau de Pierre Chaunu, très révélatrice : "La révolution française a fait plus de morts en un mois au nom de l'athéisme que l'Inquisition au nom de Dieu pendant tout le Moyen Age et dans toute l'Europe..."

Si l'on considère en effet le bilan humain de la Terreur, wikipedia avance un chiffre compris entre "plusieurs dizaines de milliers à peut-être plus de 100 000 victimes". Rappelons que la Révolution faite au nom du peuple a touché en premier le Tiers Etat et non les nobles : "Au total, 80 % des victimes appartiennent au Tiers État" (Albert Soboul, Dictionnaire historique de la Révolution française, édition Quadrige, PUF, 2005, p. 1023).

 

René Sédillot quant à lui, au sujet de la Terreur, avance un nombre global de victimes devant "s'élever à 35.000 ou 40.000" (René Sédillot, Le Coût de la Terreur, Vérités et Légendes, Perrin, Mesnil-sur-l'Estrée 1990, p. 208). Comparé aux "10 à 12.000 exécutions capitales en trois siècles" au titre de l'Inquisition  (Pierre Chaunu), la Terreur a effectivement fait, en quelques mois, entre trois et dix fois plus de morts que l'Inquisition en trois siècles.

 

Sous l'Inquisition, les condamnations capitales étaient rares. Les victimes, dans ce cas, étaient livrées au bras séculier, la justice laïque, qui pratiquait le bûcher. Ce supplice entraînait la mort par asphyxie. Mort atroce, mais la mort par pendaison ou décapitation, qui s’est pratiquée en Europe jusqu’au xxe siècle, ou la mort par injection qui se pratique aux États Unis, sont-elles plus douces ?

Sources générales : Jean Sévillia, Historiquement correct, Pour en finir avec le passé unique, Perrin, Saint-Amand-Montrond 2003, p. 65, 79.

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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 07:31
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9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 18:56

"Qui aime la vérité et la juste évaluation des problèmes trouvera facilement les moyens et les informations permettant une approche globale de la pédophilie, des abus sur mineurs et de la diffusion du phénomène. Ainsi verra-t-on que l'Eglise catholique n'est pas la seule touchée, même si ces crimes sont pour elle d'une extrême gravité, et s'ils nécessitent des interventions spécifiques. Ainsi verra-t-on également que ce qu'elle a entrepris peut être utile à d'autres institutions comme plus généralement à toute la société. Les media, surtout ceux des pays où l'Eglise est très présente, semblent ne pas avoir suffisamment approfondi la problématique, se laissant porter trop facilement à la critique. Des documents comme le Rapport national américain sur le mauvais traitement des enfants devraient être mieux connus afin de comprendre les dimensions du problème, où sont les points critiques et les interventions sociales d'urgence. En 2008 aux Etats-Unis ont été identifié 62.000 auteurs d'abus commis sur mineurs, le groupe des prêtres catholique étant tellement réduit qu'il n'a pu être proportionnellement quantifié".

 

Source : P.Federico Lombardi, SJ, Directeur de la Salle-de-Presse du Saint-Siège, A propos des abus sexuels, 9 avril 2010.

 

- Y a-t-il plus de pédophiles parmi les prêtres qu’ailleurs ? Non !

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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 19:56

Répondre à cette question est crucial pour découvrir les causes du phénomène et ensuite le prévenir. Selon les études de Jenkins, si l’on compare l’Eglise catholique des Etats-Unis aux différentes « dénominations » protestantes, on découvre que la présence de pédophiles est – selon les dénominations – de deux à dix fois plus élevée parmi les membres du clergé protestant que chez les prêtres catholiques.

La question est pertinente car elle montre que le problème n’est pas le célibat : la majorité des pasteurs protestants sont mariés. Dans le même temps où une centaine de prêtres américains étaient condamnés pour abus sexuel sur des enfants, le nombre de professeurs d’éducation physique et d’entraîneurs d’équipes sportives – eux aussi en grande majorité mariés – reconnus coupables du même crime par les tribunaux américains avoisinait les 6000. Les exemples pourraient se poursuivre, non seulement aux Etats-Unis. Et surtout, selon les rapports périodiques du gouvernement américain, environ les deux tiers des cas d’abus sexuels sur des mineurs ne sont pas le fait d’étrangers ou d’enseignants – prêtres et pasteurs protestants, notamment – mais des membres de la famille : beaux-pères, oncles, cousins, frères et malheureusement parents. Des données similaires existent pour de nombreux autres pays.

Les prêtres pédophiles sont majoritairement homosexuels

Bien qu’il soit peu politiquement correct de le dire, il y a un chiffre qui est beaucoup plus important : plus de 80 % des pédophiles sont homosexuels, des individus mâles abusant d’autres mâles. Et – pour citer une fois de plus Jenkins – plus de 90 % des prêtres catholiques condamnés pour abus sexuel d’enfants et pédophilie sont homosexuels. Si dans l’Église catholique il y a eu effectivement un problème, ce n’était pas le célibat, mais une certaine tolérance de l’homosexualité dans les séminaires, en particulier dans les années 1970, quand ont été ordonnés la grande majorité des prêtres reconnus par la suite coupables d’abus.

C’est un problème que Benoît XVI corrige vigoureusement. Plus généralement, le retour à la morale, à la discipline ascétique, à la méditation sur la vraie, grande nature du sacerdoce sont l’antidote ultime aux vraies tragédies de la pédophilie. C’est à cela aussi que devrait servir l’Année Sacerdotale.


Qui sont les « entrepreneurs de morale » ?

Par rapport à 2006 – alors que la BBC diffusait le documentaire-poubelle du parlementaire irlandais et militant homosexuel Colm O’Gorman – et à 2007 – quand la version italienne fut proposée- il n’y a eu en vérité guère de nouveautés, sinon la sévérité et la vigilence accrues de l’Eglise. Les cas douloureux dont on parle ces dernières semaines ne sont pas toujours inventés, mais remontent à vingt, voire trente ans. Ou peut-être y a-t-il quelque chose de nouveau. Pourquoi déterrer en 2010 ces affaires anciennes ou très souvent déjà connues, au rythme d’une par jour, s’attaquant de plus en plus directement au Pape - une attaque, de surcroît paradoxale si l’on considère l’extrême sévérité du cardinal Ratzinger d’abord, et ensuite de Benoît XVI sur ce sujet ?

Les « entrepreneurs de morale » qui organisent la « panique » ont un programme qui émerge de plus en plus clairement, et qui n’a pas vraiment en son centre la protection des enfants.

La lecture de certains articles nous montrent comment – à la veille de choix politiques, juridiques et même électoraux, qui un peu partout en Europe et dans le monde, mettent en avant l’administration de la pilule RU486, l’euthanasie, la reconnaissance des unions homosexuelles, là où pratiquement la voix de l’Eglise et du Pape est la seule à défendre la vie et la famille – des lobbies très puissants tentent de disqualifier à l’avance cette voix sur l’accusation la plus infâmante et aujourd’hui, malheureusement, la plus facile, celle de favoriser ou de tolérer la pédophilie.

Ces lobbies plus ou moins maçonniques soulignent la puissance sinistre de la technocratie évoquée par Benoît XVI dans l’encyclique Caritas in veritate, et la dénonciation de Jean-Paul II lui-même dans le Message pour la Journée mondiale de la Paix 1985, à propos de « desseins cachés » – à côté d’autres « ouvertement propagés » – « visant à assujettir tous les peuples à des régimes dans lesquels Dieu ne compte pas.

En vérité, il s’agit d’une heure de ténèbres, qui nous rappelle la prophétie d’un grand penseur catholique du XIXe siècle, Emiliano Avogadro della Motta (1798-1865), selon lequel, aux ruines causées par les idéologies laïques, succéderait une authentique « demonolâtrie » qui se manifesterait notamment dans l’attaque à la famille et au véritable concept du mariage.

Rétablir la vérité sociologique sur les « paniques morales » à propos de prêtres pédophiles, en lui-même, ne résout pas les problèmes et n’arrête pas les lobbies, mais peut constituer au moins un petit hommage mérité à la grandeur d’un Pape et d’une Eglise blessés et calomniés parce que sur la vie et la famille, ils ne se résignent pas à se taire.

Massimo Introvigne

(*) La panique morale est un concept anglo-saxon d’origine nord-américaine ( »moral panic« ), sans équivalent exact en français, qui désigne une réaction disproportionnée de certains groupes face à des pratiques culturelles ou personnelles, souvent minoritaires, jugées « déviantes » ou dangereuses pour la société. En français, les notions les plus proches de la « panique morale » sont ceux de croisade morale, de vindicte populaire, de lynchage médiatique ou de cirque médiatique.

La traduction de ce texte est issue de l’excellent site Benoît et moi

Via Nationspresse.info


- Pédophilie dans l'Eglise : quand le pape était accusé par l'aile libérale d'être un "réactionnaire"

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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 05:00
Première séance mouvementée au conseil régional de Paca. Doyen d’âge, le président du Front national a en effet présidé la séance inaugurale du conseil régional et en a profité pour débuter par un cours d’histoire destiné au socialiste Michel Vauzelle qui l’avait traité de fasciste pendant la campagne.

http://fr.novopress.info/wp-content/uploads/2010/03/vauzelle.jpg« Dans l’ensemble, la campagne électorale fut d’un ton correct. À l’exception d’un candidat socialiste qui, pour éviter d’avoir à aborder la question de son bilan, s’est dérobé au débat, pourtant élément essentiel en démocratie, en affirmant qu’il refusait de parler, je cite, "aux fascistes ou aux fascisants".

Qu’il me soit permis de lui rappeler que le fondateur du fascisme fut un député socialiste italien, Benito Mussolini. Que les deux principaux chefs de la collaboration avec l’Allemagne nazie, pendant l’Occupation, furent
Marcel Déat, ancien secrétaire du parti socialiste SFIO, et Jacques Doriot, ancien secrétaire du Parti communiste, et que ce n’est pas Jean-Marie Le Pen qui a été décoré à Vichy de la francisque mais le président de la République, François Mitterrand, dont M. Vauzelle a été ministre

Sources : 1, 2
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12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 14:11

48% des enfants américains nés en 2008, contre 37% en 1990, sont issus des minorités ethniques. Les démographes américains estiment que pour la première fois cette année, le nombre de naissances sera plus important chez les minorités ethniques que chez la majorité blanche.

Les Etats-Unis sont probablement à l'aube d'une
révolution démographique. Pour la première fois de son histoire, le pays pourrait connaître en 2010 un nombre de naissances supérieur chez les minorités ethniques Afro-Américains, Hispaniques et Asiatiques- à celles constatées chez la majorité blanche, affirme un article publié mercredi par un sociologue américain, Kenneth Johnson.

Si cette projection se confirme, ces minorités pourraient devenir majoritaires au sein de la population américaine d'ici à quarante ans, affirme Kenneth Johnson. Se basant sur le dernier recensement de 2000, le démographe estime que les minorités représenteront la majorité de la population américaine en 2042. En 2050, 54% de la population du pays soit 235.7 millions d'individus appartiendront aux minorités.

La fécondité des Hispaniques joue un rôle prépondérant. 15% de la population américaine est hispanique mais ce groupe a contribué pour moitié à l'augmentation démographique des Etats-Unis entre 2000 et 2008. Les femmes d'origine hispanique ont ainsi en moyenne trois enfants, contre deux pour les femmes d'autres ethnicités. En outre, les jeunes femmes d'origine hispanique en âge de procréer sont plus nombreuses que les jeunes femmes blanches, dont le nombre a baissé de 19% depuis 1990. Sans compter que de plus en plus de femmes blanches attendent d'être plus âgées pour avoir des enfants. Déjà dans un quart des comtés du pays, il y a moins de naissances chez les blancs que chez les minorités.

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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 07:00

Saint Jean de Dieu, fondateur des Frères de la Charité (1495-1550), Père de l'hôpital moderne 

http://covers.openlibrary.org/b/olid/OL564577M-M.jpg        « C’est un fou ! », un aliéné ou un révolutionnaire. Il croit à l’accompagnement thérapeutique et aux soins palliatifs. Il a une manière de parler aux malades, de tenir la main des mourants et de calmer les malades mentaux qui inquiète les partisans des saignées et des camisoles de force. Son père vendait des melons et des olives, et lui, João Cidade, est un pauvre portugais qui se retrouve vagabond pendant 33 ans.

A huit ans, pour des raisons que l'on ignore, le petit portugais Joao Ciudad fait une fugue et se retrouve, vagabond, sur les routes. Pendant 33 ans, il va mener une vie d'errance : enfant-volé puis abandonné par un prêtre-escroc, il parcourt l'Espagne.

        Tour à tour berger, soldat dans l'armée de Charles Quint, valet, mendiant, journalier, infirmier, libraire... Le vagabond, un moment occupé à guerroyer contre les Turcs en Hongrie, se retrouve à Gibraltar. Et c'est là qu'un sermon de saint Jean d'Avila le convertit, le 20 janvier 1539. Il en est bouleversé et confesse publiquement son égarement. Il en est si exalté qu'on l'enferme avec les fous. Là, il découvrit la misère de ceux-ci et décida d'humaniser les hôpitaux.

        Ses collaborateurs étaient des pécheurs, des assassins, tous repentis. Son action envers les plus démunis fut couronnée de succès lorsque nombre de prostituées qu'il aidait changèrent de métier. Tout ce qu'il a découvert et souffert, va le faire devenir bon et miséricordieux pour les misérables. Il collecte pour eux, ouvre un hôpital, crée un Ordre de religieux, l'Ordre de la Charité.        

L'hôpital qu'il a fondé à Grenade donnera naissance aux Frères Hospitalier de Saint Jean de Dieu. Les "Frères Hospitaliers", qui portent son nom encore aujourd’hui, sont créés. Son hôpital prend bientôt de prodigieux accroissements, des aides financières de dernière minute viennent régulièrement sauver cette oeuvre de la charité. On vit bien alors que cet homme, traité partout d'abord comme un fou, était un saint.

Pour procurer des aliments à ses nombreux malades, Jean, une hotte sur le dos et une marmite à chaque bras, parcourait les rues de Grenade en criant: "Mes frères, pour l'amour de Dieu, faites-vous du bien à vous-mêmes." Sa sollicitude s'étendait à tous les malheureux qu'il rencontrait; il se dépouillait de tout pour les couvrir et leur abandonnait tout ce qu'il avait, confiant en la Providence, qui ne lui manqua jamais.

Un jour, un pauvre qu'il soignait disparut en lui disant: "Tout ce que tu fais aux pauvres, c'est à Moi que tu le fais."

http://4.bp.blogspot.com/_ouHd8TTf3HI/ScH9uk5CbUI/AAAAAAAAA-Q/cEZ99WVPfIg/s200/aphp-grand.jpgA 55 ans, Saint Jean de Dieu (1495-1550) meurt d’épuisement. Au moment de mourir, il dira :" Il reste en moi trois sujet d'affliction : mon ingratitude envers Dieu, le dénuement où je laisse les pauvres, les dettes que j'ai contractées pour les soutenir."

Il a été proclamé par Léon XIII, patron des malades et des hôpitaux en 1886, et par Pie XI, patron des infirmiers et infirmières en 1930.
Les institutions créées par lui devinrent en France « l’Assistance Publique ».
Musée de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris
Hôtel de Miramion
47, quai de la Tournelle, 5ème arr.


Sources :
12, 3, 4

 

 

-----------------------------------------------Quelques mots sur la charité publique au dit "Moyen Âge" et sous l'"Ancien Régime", la fameuse "dîme", redevance collectée en faveur de l'Eglise... qui a donné lieu dans la propagande des mythographes républicains aux calomnies les plus éhontées.

acquis-1789.jpgIl faut savoir que 
"[l]es œuvres charitables et sociales qui sont aujourd'hui à la charge de l'Etat et des communes, c'est-à-dire en réalité à la charge des contribuables, l'Eglise de l'Ancien Régime les alimentait presque uniquement de ses fondations et de ses revenus." (Source : Jean Guiraud, Histoire partiale histoire vraie, tome III, L'Ancien Régime, 5° édition, Gabriel Beauchesne & Cie Editeurs, Paris 1914, p. 354.)

 

 

 

"Les ennemis de l'Eglise insistent sur l'établissement de la dîme ecclésiastique dès les premiers siècles de notre histoire nationale et la présente comme un ignoble impôt au clergé, nous répondons en énumérant les services que, grâce à cette dîme, le clergé rendit à la civilisation dans le haut Moyen-Âge, la dîme servait à alimenter la charité paroissiale, pendant plus de 1200 ans, le budget de l'Eglise fut en même temps celui de l'assistance et de la charité publiques:
- les aumônes, l'hospitalité (les Hospitaliers, les règles de saint Benoît, règle bénédictine, les nombreuses congrégations hospitalières),
- œuvre d'assistance et d'enseignement (scolarisation gratuite...),
- œuvres de piété ou de charité,
- constructions de cathédrales,
- aumônes épiscopales,
- hospitalité monastique,
- asiles pour les pauvres,
- hospices pour les vieillards, les enfants abandonnés, les orphelins,
- l'Ordre de Saint Antoine,
- le soin des lépreux, léproseries, ordre de Saint –Lazare…,
- le soin des aveugles,
- les "Maison-Dieu", les "Hôtels-Dieu", la nourriture, les soins des malades, des sans-abris, des mendiants, des étrangers (Saint Jean de Dieu), les hospices pour les voyageurs, les ordres de Saint-Jacques, de Roncevaux,

l'excellente tenue des hôpitaux au dit "Moyen Âge", l'architecture hospitalière, les soins de propreté et d'hygiène, les distributions quotidiennes de pains aux pauvres, aux orphelins, aux veuves, aux infirmes et aux vieillards (abbaye de Cluny), la science médicale, etc…, toutes choses que les ennemis de l'Eglise, comme par hasard, oublient de signaler…

Les règles hospitalières du Moyen Âge appellent presque toujours les malades, "nos seigneurs les malades", vrais représentants du Christ souffrant.


C'était surtout sous la direction des évêques, protecteurs nés des faibles et des malheureux, que se développait le mouvement charitable, ils créaient ces Hôtels-Dieu que l'on retrouve à l'ombre de toutes les cathédrales. Dans la plupart des pays d'Europe, les maladreries étaient sous la juridiction directe des évêques." (Jean Guiraud, ibidem., p. 210.)

 

***

- Scandale Quick : quand l’Etat lève l’impôt islamique !

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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 08:14
http://fr.novopress.info/wp-content/uploads/2010/02/9782213654508-G.jpgManipulation républicaine de première classe, Eric Zemmour sort un livre sur l'histoire de France, intitulé "Mélancolie française", que l’éditeur, Fayard, décrit comme ambitieux puisqu’il l’a sous-titré : « L’histoire de France racontée par Eric Zemmour. » La signification de l’aigle sur le drapeau tricolore ? La prétention impériale de la France…Source

Or, la prétention impériale n'est pas une tradition française, c'est une pratique révolutionnaire franc-maçonnique héritée de 1789... Avant cette date, la France capétienne défendit d'abord son pré-carré national avant de chercher à se répandre à l'extérieur.

Historiquement, à chaque fois que la France a eu des prétentions impériales elle s'est lamentablement fourvoyée. Exemples : les guerres perdues de la Révolution et de l'Empire,
Waterloo(1815), le Second Empire, laguerre du Mexique (1862-1866)link,Sedan(1870), les conquêtes coloniales et les guerres d'indépendance, toutes ces guerres impérialistes ont amené la France à la ruine. Il est peut-être temps pour les nationalistes d'ouvrir les yeux et d'arrêter de se faire manipuler...

-
Doctrine économique du blog Christ-Roi
- Identité nationale et anti-impérialisme
-
L'oligarchie cachée
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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 11:42
"La désinformation est une manipulation de l'opinion publique, à des fins politiques, avec une information traitée par des moyens détournés. »
... le plus souvent la désinformation consiste à saturer l’espace médiatique d’informations anecdotiques ou secondaires au détriment d’autres faits plus porteurs de sens ; l’autocensure d’un côté, le passage en boucle d’informations secondaires de l’autre sont deux moyens implicites de désinformation. Les émissions de « téléréalité » et les « docufictions » visent le même objectif : brouiller l’image du réel..."
Source

Sur l'autocensure :

"Se laisser imposer le vocabulaire de l'adversaire, c'est déjà, dans une guerre idéologique, perdre la moitié de la bataille".

Vladimir Volkoff, La Désinformation, arme de guerre, L'Âge d'homme, 2004, p. 15

5. Comment la désinformation se pratique-t-elle ?

a. On nie le(s) fait(s) ou on utilise le mode interrogatif ou dubitatif quand on les évoque. Les formules privilégiées sont : “On dit que… mais il s’agit d’une source serbe, ou néo-nazie, ou paléo-communiste, ou…”. On discrédite ainsi immédiatement l’information vraie que l’on fait passer pour peu “sûre”.

b. On procède à l’inversion des faits.

c. On procède à un savant mélange de vrai et de faux.

d. On modifie le motif d’une action, par exemple, l’agression des Etats-Unis et de l’OTAN contre la Serbie a été présentée non pas comme une action militaire classique mais comme une “mission humanitaire”. Pour l’Irak, la volonté de faire main basse sur les réserves pétrolières du pays est camouflée derrière une argumentation reposant sur le “droit international”.

e. On modifie les circonstances ou on ne les dit pas. Ce procédé est souvent utilisé dans les informations relatives au conflit israélo-palestinien ou à la guerre civile en Irlande du Nord.

f. On noie l’information vraie dans un nuage d’informations sans intérêt.

g. On utilise la méthode de la suggestion, conjuguée au conditionnel. Exemple : “Selon nos sources, il y aurait eu des massacres…”.

h. On accorde une part inégale à l’adversaire dans les temps consacrés à l’information. Un exemple récent : on a accordé trois minutes d’antenne à Le Pen au second tour des Présidentielles françaises du printemps 2002, ainsi qu’à Chirac, mais, avant cette distribution “égale” du temps d’antenne, on a présenté pendant vingt minutes des manifestations anti-Le Pen.

i. On accorde parfois la part égale en temps, en invitant les deux camps à s’exprimer : le premier camp, qui est dans les bonnes grâces des médias, est représenté par un universitaire habitué à parler sur antenne; l’autre camp, auquel les médias sont hostiles, est alors représenté par un chômeur alcoolique.

j. On estime que chaque camp a une part égale en responsabilité. Dans le cas du conflit israélo-palestinien, les Palestiniens lancent des pierres, les Israéliens ripostent avec des chars. Le conflit est jugé insoluble : les deux camps sont de “mauvaise volonté”. Ainsi le conflit perdure au bénéfice du plus fort.

k. On présente l’information en ne disant que la moitié d’un fait. Exemple pris pendant la crise du Kosovo : “Les Serbes ont utilisé des gaz”. Sous-entendu : des “gaz de combat” ou des “chambres à gaz”. En réalité, la police serbe avait dispersé une manifestation avec des gaz lacrymogènes. Source


- Le rêve égalitaire et libéral, racines du mal totalitaire détruisant le réel : les princes des nuées ou l'"art royal"

Liens externes :

*
textes tirés de "La Désinformation, arme de guerre"
* Les leçons de Vladimir Volkoff sur la désinformation
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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 18:59

La Shoah en tant que telle est une invention juive", a déclaré lundi 25 janvier un évêque polonais à la retraite sur un site catholique traditionaliste italien, Pontifex.roma.it, à deux jours du 65e anniversaire de la libération du camp d'extermination d'Auschwitz, journée mondiale de l'Holocauste.
"S'il est indéniable que la majorité des morts dans les camps de concentration étaient des juifs, dans la liste il y a aussi des tziganes, des Polonais, des Italiens et des catholiques", a déclaré Mgr Tadeusz Pieronek.
 
"Il n'est donc pas permis de s'approprier cette tragédie pour faire de la propagande", a ajouté le prélat de 75 ans, qui fut ami du pape Jean Paul II, en affirmant qu'il "n'est pas historiquement vrai que dans les camps de concentration ce sont seulement des Juifs qui sont morts". "Il y a eu beaucoup de Polonais, mais cette vérité aujourd'hui est souvent ignorée", a poursuivi Mgr Tadeusz Pieronek.

Mgr Tadeusz Pieronek parle de "propagande"

Pour Mgr Tadeusz Pieronek, ancien secrétaire et ex-porte-parole de l'épiscopat polonais, "alors on pourrait parler avec la même force et fixer une journée de la mémoire aussi pour les nombreuses victimes du communisme, les catholiques et chrétiens persécutés et ainsi de suite".
La Shoah est "utilisée comme une arme de propagande et pour obtenir des avantages souvent injustifiés", a encore affirmé l'évêque.
"Eux, les juifs, jouissent d'une bonne presse parce qu'ils sont soutenus par de puissants moyens financiers, un énorme pouvoir et l'appui inconditionnel des Etats-Unis et cela favorise une certaine arrogance que je trouve insupportable", a-t-il ajouté.
"Certes, tout cela ne dément pas la honte des camps de concentration et les aberrations du nazisme", a-t-il dit.

Dans l'article, il a aussi estimé qu'avec le "Mur" de séparation entre Israël et la Cisjordanie occupée, l'"on commet une injustice colossale à l'égard des Palestiniens qui sont traités comme des animaux et dont les droits (fondamentaux) sont pour le moins violés".
"Mais on parle peu de ces faits dont sont complices les lobbies internationaux", ajoute Mgr Pieronek, qui demande qu'"on fasse une journée de la mémoire aussi pour eux" (les Palestiniens).

Source :
Tempsréel.nouvelobs


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Add. Mgr Tadeusz Pieronek affirme que les Juifs se sont "approprié" l'Holocauste comme une "arme de propagande", mais il
a démenti avoir parlé à ce sujet d'une "invention juive". (Reuters/Katarina Stoltz)".

L'ancien secrétaire de la conférence épiscopale polonaise, est intervenu lundi soir à la télévision polonaise pour dire qu'on avait manipulé ses propos. Il a nié en particulier une phrase qui lui faisait dire que "l'Holocauste en tant que tel est une invention juive".

Il a également dit ne pas avoir "autorisé" la publication de l'interview, qui restait consultable sur le site lundi soir.

"Il est indéniable que le plus grand nombre des morts dans les camps de concentration étaient des Juifs, mais il y a aussi sur la liste des tziganes polonais, des Italiens et des catholiques", dit-il dans l'interview.

... [L]e Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) a dénoncé les "propos ignobles" de l'évêque polonais. ... Aux Etats-Unis, le Rassemblement des survivants de l'Holocauste et de leurs descendants a jugé les propos de Pieronek "grotesques".

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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 08:01
Michel De Jaeghere explique la manière dont ont évolué au fil du temps, et en fonction des circonstances, les conditions d'acquisition de la nationalité française. Le droit du sol apparaît alors pour ce qu'il fut : essentiellement une mesure législative destinée à fournir des conscrits aux armées de la République et éviter une concurrence sentimentale et économique déloyale entre jeunes gens astreints au service militaire et ceux qui en étaient exemptés.

"Sous l’Ancien Régime, la notion de nationalité est encore confuse. On parle plutôt de la qualité de regnicole qui fait de l’individu un sujet du roi.Toute la société est cependant organisée autour des liens du sang : l’orgueil de la race, les solidarités de clan. Voyez Corneille. Le roi est le père de famille des familles françaises. Il lui appartient, s’il le souhaite, d’en adopter de nouvelles, en délivrant des « lettres de naturalité » qui confèrent à ceux qu’on appelle les aubains (les étrangers résidant en France) la qualité de regnicoles. La règle est celle du droit du sang, tempérée par l’adoption. Un Français installé à l’étranger pourra toujours, sur sa demande, récupérer sa qualité de Français. Le droit du sol n’intervient que comme règle de preuve : toute famille installée depuis plusieurs générations en France est présumée française. En l’absence de droits politiques, de conscription, et compte tenu de la rareté des voyages, cela ne représente pas un véritable enjeu. La Révolution va tout bouleverser en introduisant une conception de la nationalité fondée sur l’idée rousseauiste de Contrat Social. C’est ainsi que la Constitution de 1791 ne reconnaît plus seulement comme Français l’enfant né en France d’un père français, mais aussi l’enfant né en France d’un père étranger, pour peu qu’il fixe sa résidence en France et même l’étranger résidant en France s’il accepte de prêter le serment civique. Dans le même temps, l’enfant né à l’étranger d’un père français ne se voit reconnaître la nationalité française que s’il fixe sa résidence en France et s’il prête le serment civique. Il s’agit d’éliminer les émigrés. Vous voyez ainsi que l’apparition du jus soli, la stricte limitation du jus sanguini, répondent à la conception révolutionnaire qui fait de l’appartenance à la nation non pas un héritage, mais le résultat d’un acte volontaire, d’une adhésion au projet révolutionnaire que manifestent le choix de résider en France et le serment civique. Le citoyen français, c’est celui qui a choisi de vivre sous les lois que s’est donnée la nation française. On a fait table rase du passé. On ne s’intéresse plus qu’à l’adhésion volontaire, au nationalisme idéologique dont Jean de Viguerie nous a brossé l’histoire et les méfaits. La Constitution de 1793 va pousser cette logique à son terme en présumant Français tous ceux (et ceux-là seuls) qui résident en France depuis une année. Le jus soli, en France, triomphe en même temps que la Terreur. Il en est le reflet. Le Code Civil de 1804 va marquer, en cette matière comme en un certain nombre d’autres, un retour à l’ordre et aux traditions juridiques de l’ancienne France, qu’il va seulement systématiser. Contre le jus soli révolutionnaire, il institue, en effet, un monopole de la transmission automatique de la qualité de Français en faveur du droit du sang, le jus sanguini : « Est Français, l’enfant né d’un père français ». Sur intervention de Bonaparte, le législateur prévoit cependant que l’enfant né en France d’un père étranger puisse « réclamer » au gouvernement la qualité de Français, pourvu qu’il réside en France ou décide de s’y installer. Réclamation que le gouvernement peut refuser, comme dans le cadre d’une procédure de naturalisation. Sa situation le dispense seulement du délai de 10 ans de résidence qui est exigé du naturalisé. Ce qui est intéressant, cependant, c’est que les débats nous apprennent que Bonaparte était partisan de proclamer que : « Tout individu né en France est Français » et que sa proposition avait été rejetée par les juristes qui l’entouraient. Cela nous permet de dégager deux enseignements. Le premier réside dans les justifications que donnait le Premier Consul à l’appui de sa revendication du jus soli : elles tenaient à ceci que si les individus nés en France de parents étrangers n’étaient pas considérés comme Français, « on ne pourrait soumettre à la conscription et aux autres charges publiques les fils de ces étrangers qui se sont établis en grand nombre en France (…) Le Premier Consul pense qu’on ne doit considérer la question que sous l’angle de l’intérêt de la France… ». Le second est que, dépositaires des traditions juridiques de l’Ancien régime, Tronchet et Portalis avaient fait prévaloir le jus sanguini. Ce qui ressort de ces débats, c’est donc que loin de correspondre à une tradition française, le jus soli est apparu en France comme un reflet de l’idéologie révolutionnaire ; qu’il s’y est enraciné comme une réponse aux nécessités de la conscription, dans ce qui était considéré comme l’intérêt de la France.

L’étape suivante sera la loi du 7 février 1851 qui consacre le double droit du sol : l’enfant né en France de parents étrangers, eux-mêmes nés en France, est Français de naissance. L’affaiblissement démographique de la France et la Révolution industrielle avaient alors attiré en France de nombreux étrangers (Belges, Suisses, Allemands). La loi fut assouplie pour éviter, dit son rapporteur « le grave inconvénient de “tolérer” l’établissement sur notre territoire d’individus destinés, quel que soit le nombre des générations, à rester indéfiniment étrangers à la famille française ». Cela serait, dit-il, absurde et inéquitable.Absurde parce qu’« à la suite d’un long séjour sur la terre française », ils avaient oublié « la langue et parfois même jusqu’au nom du pays dont leurs ancêtres étaient originaires. » Ils étaient devenus « Français par les affections, les mœurs et les habitudes. » Inéquitable parce que leur qualité d’étranger les faisait échapper au tirage au sort pour le service militaire « privilège d’autant plus odieux que généralement, ces étrangers prennent leur part dans les affermages, les pâtis communaux, et qu’ils jouissent de droits civils, quelquefois même de droits politiques les plus importants. » Nouvelle leçon qui vient infirmer le mythe selon lequel le droit du sol serait une tradition française. Le double jus soli est en effet institué en considération de l’assimilation de ses bénéficiaires (ce sont des Européens devenus français par les affections, les mœurs, les habitudes) et dans le but exprès de leur imposer la charge du service militaire. Le Droit de la nationalité va être, cependant, entièrement refondu par la loi de 1889, qui va instituer deux nouvelles dispositions. La faculté prévue par la loi de 1851 pour les bénéficiaires du double jus soli de « répudier » la nationalité française à leur majorité est supprimée. Désormais, l’enfant né en France de parents nés en France, est Français dès sa naissance,de gré ou de force, au même titre que le Français par filiation. Deuxième réforme clé : la loi institue l’acquisition automatique de la nationalité française à sa majorité pour l’enfant né en France de parents étrangers. Il n’a plus besoin de la réclamer (comme en 1804) au terme d’une procédure s’apparentant à celle de la naturalisation, même si le gouvernement garde le droit de s’y opposer « pour indignité ou défaut d’assimilation ». C’est donc un retour au jus soli tempéré par le droit d’opposition du gouvernement. Dans quel contexte cette réforme est-elle adoptée ? Il est intéressant de le rappeler. Deux objectifs sont en effet évoqués lors des débats parlementaires. Le premier est de faire face aux menaces qui pèsent sur l’intégrité du territoire, et notamment sur les départements algériens : « Une population étrangère composée pour les 8/10e d’Espagnols et d’Italiens augmente chaque année par l’immigration et par l’excédent des naissances lit-on dans le rapport d’Antonin Dubost. Elle sera bientôt plus nombreuse que la population française. Il n’est pas possible que sous prétexte de doctrine ou sous l’emprise de préjugés juridiques, on ne fasse rien pour conjurer un danger si pressant. » Le danger, en effet, c’est de voir l’œuvre colonisatrice de la France revendiquée par l’Italie ou par l’Espagne, en s’appuyant sur le nombre de leurs nationaux. Deuxième objectif : mettre fin à la discrimination que la situation fait peser sur les travailleurs français. Les bénéficiaires du double jus soli, en effet, ont profité en masse de la faculté de répudier la nationalité française pour échapper aux obligations militaires. Intervenant à la tribune pour l’adoption de la loi, le député Maxime Lecomte avait ainsi cité la lettre de l’un de ses électeurs : « Voyez tel ou tel atelier où travaillent des Français et des fils d’étrangers. Arrive le tirage au sort. C’est le moment où ces travailleurs allaient passer de seconds à premiers ouvriers. C’est ce qui arrive seulement pour les étrangers, parce que les Français vont faire un an, trois ans, quarante mois, et reviennent ensuite pour se retrouver sous les ordres de leurs anciens compagnons (…). Chez nous, tous les contremaîtres sont étrangers. Autre chose : des parents ont une fille à marier et peuvent lui donner de l’argent en dot. Elle est courtisée par un Français et un fils d’étranger, qui ont à peu près la même position. Les parents se disent : celui-ci ne fera pas ou peu de service ; il n’aura ni les vingt-huit jours ni les treize jours. Il n’ira jamais en campagne en cas de guerre. Notre fille sera bien plus heureuse avec lui. Vous voyez l’intérêt des patrons et l’intérêt des familles. C’est ainsi que les étrangers nous prennent nos places, nos emplois, nos fiancées. »

On voit donc ce qui est au fond de la loi de 1889, loi de circonstance, loi d’opportunité, adoptée à une époque où nul ne songe à donner la nationalité française aux indigènes d’Algérie, où se bâtit un Empire colonial sur la base d’une inégalité assumée. C’est la priorité à accorder à l’intérêt national et à la défense de la souveraineté, et la volonté de dissiper les fictions juridiques qui permettent aux résidents étrangers d’échapper aux trois ans de service militaire, instituant, par là, une sorte de préférence étrangère.
Nouvelle étape avec la loi du 10 août 1927. Après la saignée de 1914 (1,55 million de Français tués et 2 millions d’handicapés), le déficit démographique s’accroît, créant un puissant appel d’air pour la main d’œuvre venue d’Italie et de Pologne. Afin de faciliter l’assimilation de ces nouveaux venus, la nouvelle loi prévoit une réduction de la durée de résidence préalable à la procédure de naturalisation, de dix à trois ans. Elle dispose également que seront considérés comme Français les enfants d’une mère française et d’un père étranger.
La réforme de la naturalisation permettra, de 1927 à 1938, la naturalisation d’une moyenne de 38 000 personnes par an (avec un sommet à 81 000 en 1938). Contestée par la droite nationale, cette mesure sera abrogée par la loi du 22 juillet 1940 qui posera le principe d’une révision des naturalisations accordées depuis 1927, la nationalité pouvant être retirée par décret après avis d’une commission spécialisée. 400 000 dossiers seront examinés, 15 000 radiations prononcées.
Si elle constituait indéniablement une ouverture des conditions d’acquisition de la nationalité, il faut observer que la loi de 1927 continuait à s’appuyer principalement sur le droit du sang (pour les enfants de mère française), et sur la procédure de naturalisation dont le délai était raccourci, l’ensemble restant cependant entouré des précautions que j’ai énumérées.
À la Libération, les lois de la IIIe République sont rétablies, en l’état, par De Gaulle, par l’ordonnance du 19 octobre 1945. Au nom de l’égalité des époux, il y ajoute la transmission de la nationalité par le mariage : le conjoint d’un Français pourra devenir Français sur simple déclaration. Pour résumer les principes directeurs que l’on retrouve, en dépit des variations de détails, dans l’ensemble des lois républicaines qui ont organisé depuis deux siècles l’accès à la nationalité française, on voit donc que, passée la fièvre révolutionnaire, qui avait privilégié une conception idéologique aux termes de laquelle la nationalité correspondait à l’adhésion à un projet politique, voire à une idéologie révolutionnaire, ces lois s’accordaient sur quelques données simples : la constance de la priorité donnée à la filiation, au droit du sang, le jus sanguini  ; l’acceptation de la prise en compte de la naissance en France (jus soli), mais toujours pour répondre aux exigences de l’intérêt national, qu’il s’agisse de permettre la conscription, de mettre fin aux discriminations anti- françaises, de maintenir l’intégrité du territoire national, de compenser les faiblesses de notre démographie ; troisième constante : depuis 1804 toutes ces lois maintenaient l’exigence d’assimilation, qu’elle soit vérifiée par la procédure de naturalisation, présupposée dans le cas du double jus soli ou garantie par le droit d’opposition du gouvernement à toute acquisition de la nationalité.

Or, tout va changer avec la décolonisation, la ruine consécutive des pays décolonisés et le déclenchement de l’immigration de masse des peuples du tiers-monde vers l’eldorado européen. Parce que ces dispositions conçues pour des Européens chrétiens vont cesser de fonctionner pour des populations arabo-musulmanes, des noirs animistes, des Turcs, des Tamouls ou des Pakistanais. Il est évident qu’en 1804, ou en 1889, on pouvait supposer que l’Italien ou le Polonais né en France serait assimilé à l’âge de sa majorité. On pouvait donc, sans risque, leur permettre d’acquérir la nationalité française. Il n’en ira pas de même lorsque l’immigration aura pris la dimension d’une colonie de peuplement, transportant sur notre territoire des communautés étrangères à nos traditions, à nos mœurs, à notre culture, à notre race. La France comptait en son sein des Antillais, des Guyanais, des Réunionnais qui étaient Français par la culture et par l’histoire. Mais ils étaient des exceptions et ils avaient vocation à le rester. Jamais cela n’avait, sans doute, été précisé. Parce que cela allait de soi. Parce que c’était une évidence. Évidence qu’exprimait par exemple, le général De Gaulle quand il écrivait : « Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne », reflétant par là ce qui était alors la conviction de 99% des Français. Conviction qui allait d’ailleurs le pousser à rejeter l’idée d’“intégration” des populations d’Algérie dans la France, le conduire à l’abandon des départements français d’Algérie parce qu’il refusait l’idée que les indigènes d’Algérie fussent Français. Le même général avait entériné, quelques années plus tôt, les dispositions libérales de notre Code de la nationalité (par l’Ordonnance de 1945). C’est dire que jamais, il n’avait imaginé que ces dispositions pourraient un jour servir à donner notre nationalité à des masses arabo-musulmanes, asiatiques ou africaines. Aussi peut-on certes lui reprocher son aveuglement. Dénoncer l’illusion qu’il y avait à croire qu’en abandonnant ces territoires, on allait éviter que Colombey-les-deux-Églises s’appelle un jour Colombey-les-deux-Mosquées. L’histoire nous a montré les limites de cette politique à courte vue puisque c’est la décolonisation qui a provoqué l’immigration des populations dont on prétendait se débarrasser : il aurait fallu au contraire se maintenir sur place pour garder la frontière en faisant vivre ces populations chez elles dans la prospérité. N’empêche : ce qui compte, dans ces propos, c’est ce qu’ils révèlent. De Gaulle y exprimait là ce qui était alors la conviction universellement partagée des Français, acceptée comme telle par nos minorités. « Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. » De Gaulle, quand il dit cela, profère à son époque un lieu commun du type : « Fécamp, port de mer, fier de l’être et qui entend le rester ». Le drame, c’est que ce lieu commun aurait aujourd’hui le caractère d’une provocation. Ce qui compte, dans ces propos, c’est qu’ils montrent l’imposture qu’il y a à prétendre que l’ouverture de la “frontière” de la nationalité à des populations déracinées du monde entier correspondrait à une tradition française, aux grands principes de ces lois de la République auxquelles le Conseil Constitutionnel a donné depuis 1971, valeur constitutionnelle. La vérité est que cette frontière ne leur avait pas été fermée, parce qu’on n’avait pas imaginé jusqu’alors que ces populations oseraient un jour s’y engouffrer. On n’avait pas pensé que nous serions un jour si lâches, si frileux, si lobotomisés que nous ne ferions rien pour nous y opposer. Or nous n’avons rien fait. Nos politiciens n’ont rien fait. Au contraire. L’immigration prend son essor au début des années 1970, et dès lors, les dispositions de notre Code vont changer de nature. Elles vont devenir une machine à fabriquer en masse des Français de papier. La loi de 1851, qui a institué le double jus soli, attribuait la nationalité française aux enfants étrangers nés en France de parents eux-mêmes nés en France. Avec les premières vagues de l’immigration algérienne, on va se souvenir que l’Algérie c’était la France. Les enfants d’immigrés algériens seront Français de naissance, parce que leurs parents, nés en Algérie avant l’indépendance, étaient nés sur le sol français. Mieux encore : en 1973, le Gouvernement Mesmer fait adopter une nouvelle réforme du Code de la nationalité qui étend ce double jus soli à tous les enfants nés en France dont les parents sont nés dans une colonie française ou un TOM au moment où ceux-ci étaient français. Formidable geste d’amitié fait aux ressortissants des pays qui nous avaient mis à la porte. Aux termes de cette loi, les enfants nés en France de parents nés en Afrique noire française ou à Madagascar avant 1960, comme ceux dont les parents sont nés en Algérie avant 1962, seront automatiquement français à la naissance sans que le gouvernement puisse s’y opposer, sans que leur assimilation et leur indignité puissent être prises en compte, sans même qu’ils apparaissent dans les statistiques des Français d’acquisition ! La loi est adoptée sans rencontrer d’opposition ! On allait en payer, pendant vingt ans, les conséquences. Jusqu’en 1993, il suffisait à une Sénégalaise, une Gabonaise, une Ivoirienne, une Malienne née avant 1960 (elle ou son mari) de venir accoucher en France pour que son enfant soit français de naissance (et donc elle-même inexpulsable). Aujourd’hui ces dispositions continuent de s’appliquer aux enfants d’Algériens nés en Algérie avant 1962.

Dans le même temps, les dispositions instituées par l’ordonnance de 1945, qui permettaient à l’époux (l’épouse) d’une Française (d’un Français) d’acquérir la nationalité française sur simple déclaration, vont susciter un trafic de mariages blancs. Le divorce des époux étant sans effet sur la procédure, se répand la pratique des mariages fictifs qui permettent à un étranger (une étrangère) d’acquérir la nationalité française. Il suffit ensuite, après six mois de vie commune, de divorcer et d’épouser alors un conjoint étranger qui deviendra à son tour Français (les enfants de ce couple étant eux-mêmes Français de naissance !).
Ce mode d’acquisition bénéficie bientôt à 20 000 étrangers par an (34 000 aujourd’hui). Simultanément, la procédure permettant au gouvernement de s’opposer à ces acquisitions, comme à celles des enfants étrangers nés en France à leur majorité, pour indignité ou défaut d’assimilation, va tomber en désuétude à l’instigation du Conseil d’État. Interprétant à sa manière les dispositions de la loi, la plus haute juridiction administrative estime en effet que ni la clandestinité de l’entrée en France, ni l’usage de stupéfiants, ni le caractère intéressé d’un mariage, ni l’absence de ressources et d’activités ne peuvent être retenus comme des motifs légaux d’opposition, au titre de l’indignité.
Dans le même temps, le même Conseil d’État refusera de retenir le défaut d’assimilation contre l’épouse chinoise d’un Français de Tahiti qui réclamait la nationalité française, alors qu’elle ne parlait ni le français ni le tahitien, au motif qu’elle était de toute manière appelée à vivre dans le milieu de l’immigration chinoise.
Bilan : de 1973 à 1988, sur 87 000 demandes de nationalité par mariage, seules 39 allaient faire l’objet d’un décret d’opposition. De 1973 à 1988, jamais le gouvernement n’a fait opposition à l’acquisition de la nationalité française par un étranger né en France.
L’opposition allait venir de l’opinion, à partir de 1983, avec l’irruption de la question de l’immigration dans le débat politique, l’émergence du Front National et la radicalisation de la droite UDF-RPR dans l’opposition. Un mot d’ordre s’impose dans le peuple de Droite : il n’est pas normal que l’on devienne Français sans le savoir. Il faut donc revenir sur les dispositions assurant l’automaticité de l’acquisition de la nationalité. Ce mot d’ordre n’est pas sans ambiguïté. Il ne sera pas sans conséquence. Sur le moment, il n’en suscite pas moins des propositions qui ont le mérite de rétablir la frontière de la nationalité. En 1985, le député RPR Pierre Mazeaud rédige une proposition de loi qui fait de la naturalisation le mode exclusif d’acquisition de la nationalité. Le Front National défend un projet voisin. à la veille des élections de 1986, ces propositions suscitent une levée de boucliers des autorités morales, avec à leur tête, le cardinal Decourtray. Le Gouvernement Balladur, une fois installé, tente de mettre au point un projet plus modeste, rien n’y fait. Le Conseil d’État, le Président de la République (c’est encore François Mitterrand), le Parti socialiste, la Ligue des droits de l’homme, la CGT, la Conférence épiscopale lancent des brûlots qui accusent le gouvernement de renouer avec les lois de Vichy, de violer la fameuse tradition républicaine qui ferait du droit du sol le mode privilégié d’acquisition de la nationalité. Devant l’orage, Chirac baisse les bras (l’affaire Malik Oussekine –qui a vu en décembre 1986 la mort accidentelle d’un jeune étudiant beur, lors de la répression des émeutes étudiantes contre le projet Devaquet de réforme de l’Université– est passée par là) et confie le dossier à une commission de sages réunissant quelques illustrations de la pensée française : à droite, Pierre Chaunu et Jean-Marc Varaut ; à gauche un sociologue rocardien : Alain Touraine ; au centre : Pierre-Patrick Kaltenbach et Hélène Carrère d’Encausse. Mission : mettre à plat l’ensemble du dossier, mais dans une perspective résolument biaisée par les consignes que leur donne, en les installant le 1er mai 1987, Jacques Chirac. « Le Code de la nationalité ne saurait avoir pour objet de réguler les flux migratoires, et encore moins d’exclure quiconque de la communauté nationale. » Tout est dit en quelques mots de la démission de la droite parlementaire. Car si la réforme est nécessaire, c’est précisément parce que la loi a été rendue obsolète par les flux migratoires ; si les mots ont un sens, le Droit de la nationalité vise à rejeter certains de la communauté nationale.
La commission des Sages n’en procède pas moins à une série impressionnante d’auditions de personnalités de tous bords (de Harlem Désir de SOS-Racisme à Henry de Lesquen du Club de l’Horloge) qui vont lui permettre de brosser, dans son rapport, un tableau très complet des problèmes posés par notre Droit de la nationalité. Elles déboucheront paradoxalement, en janvier 1988, sur l’adoption, à l’unanimité, de propositions consacrant les règles qui font de notre Droit de la nationalité un instrument de camouflage statistique de l’invasion étrangère, une machine à produire des Français de papier, à savoir :
  • le maintien en l’état du double droit du sol pour les Franco-algériens et les Africains,
  • la suppression du droit d’opposition du Gouvernement aux acquisitions de la nationalité française pour défaut d’assimilation,
  • la stricte limitation des empêchements de nature pénale à l’acquisition de la nationalité (l’homicide n’en faisant plus partie),
  • l’instauration, en contrepartie, d’une démarche positive, par laquelle les immigrés de la seconde génération seront invités à demander la nationalité française, sans qu’on ait la faculté de la leur refuser.

« L’idée maîtresse, résumera l’un des Sages, le sociologue Alain Touraine, est que la volonté de l’individu doit être substituée à l’intérêt démographique et militaire de l’État »  : disparition du bien commun qui a été ratifiée à l’unanimité par les représentants des élites françaises ! Que s’était-il passé ? Le philosophe Alain Finkielkraut avait fait paraître, en cette même année 1987, un livre capital par l’influence qu’il allait exercer, La Défaite de la pensée. Disqualifiant comme hérité du racisme allemand le culte barrésien de la patrie charnelle, Finkielkraut y prenait, dans le même temps ses distances avec la revendication (alors dominante parmi les intellectuels de gauche) d’une société multiculturelle. Aux uns et aux autres, il opposait une prétendue “tradition française” qui identifierait l’appartenance à la France à l’adhésion au projet philosophique et politique exprimé par la Déclaration des droits de l’homme. Reprochant à la droite de faire le lit du racisme, à la gauche de brader l’idéal républicain en faisant le jeu du communautarisme, il semblait ainsi proposer une voie moyenne : la France devait imposer son modèle et non subir les différences. Mais ce modèle devait être celui des Lumières, et donc ouvert à tous les déracinés de la terre.

Loin d’être une voie médiane, cette doctrine constituait, en réalité un retour pur et simple à la doctrine révolutionnaire telle que nous l’avons vu se manifester en 1791 et en 1793, en faisant l’impasse sur le retour à l’ordre opéré en 1804, lors de la rédaction du Code Civil, et en prenant à contre-pied les motivations que nous avons vues se manifester, jusqu’en 1973, dans toutes les réformes qui avaient suivi. Cette doctrine subversive ne s’en présentait pas moins comme l’expression même du génie français en invoquant à son appui le témoignage d’Ernest Renan. En 1882, lors de sa célèbre conférence « Qu’est-ce qu’une nation ? », celui-ci avait en effet défini l’existence d’une nation comme « un plébiscite de tous les jours. » Ce qui faisait la nation française, c’était donc le désir de lui appartenir, le consentement des populations. Il ne fallait en exclure personne au nom de la race, de la religion ou de la langue. Il fallait exiger de chaque impétrant à la nationalité une chose et une seule : qu’il la demande. Cette condition étant remplie, nul ne pouvait en revanche s’opposer à ce qu’elle fut conférée. L’argumentaire était en réalité faussé par un nouveau mensonge. Il occultait le fait que Qu’est ce que la nation ? était un texte de circonstance. Et que loin de témoigner de la quintessence de la tradition française, il entendait répondre au nationalisme allemand, après l’annexion de l’Alsace-Lorraine. Guillaume Ier avait annexé les deux provinces en invoquant leur culture germanique. Renan lui répondait en fourbissant les armes dont disposait la France : l’absence de consentement des populations concernées. Mais l’argumentaire de Finkielkraut occultait surtout un aspect de celui de Renan : Que lit-on un effet dans Qu’est-ce que la France ? : « Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n’en font qu’une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L’une est dans le passé, l’autre dans le présent. L’une est la possession en commun d’un riche legs de souvenirs ; l’autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire-valoir l’héritage qu’on a reçu indivis. L’homme, Messieurs, ne s’improvise pas. La nation, comme l’individu, est l’aboutissant d’un long passé d’efforts, de sacrifices et de dévouements. Le culte des ancêtres est de tous le plus légitime ; les ancêtres nous ont faits ce que nous sommes. Un passé héroïque, des grands hommes, de la gloire (j’entends de la véritable), voilà le capital social sur lequel on assied une idée nationale. Avoir des gloires connues dans le passé, une volonté commune dans le présent ; avoir fait de grandes choses ensemble, vouloir en faire encore, voilà les conditions essentielles pour être un peuple. »Vous conviendrez qu’il y a quelque abus à tirer d’un tel texte la justification d’une règle de droit qui donne à tout étranger né en France par le hasard de l’anarchie migratoire un droit absolu à la nationalité française, pour peu qu’il la demande ! C’est pourtant ce que l’on va faire admettre, à l’unanimité, aux Sages, au terme d’une véritable manipulation. À l’unanimité, car les tenants de l’identité nationale (Chaunu, Varaut, Carrère d’Encausse) vont être victimes d’une habile manœuvre. Les partisans d’une réforme restrictive du code de la nationalité avaient focalisé, on l’a dit, leur opposition aux lois en vigueur autour d’une contestation : celle du caractère automatique de l’octroi de la nationalité française (il fallait que l’on cesse d’être français sans le vouloir). Symétriquement, le lobby de l’immigration avait concentré ses critiques du projet du gouvernement sur la dénonciation de l’obligation faite aux impétrants de « demander la nationalité française ». Très habilement, Alain Touraine allait s’appuyer sur la théorie de Finkielkraut pour réduire les oppositions. Abandonnant, en apparence, la position “immigrationiste”, il allait se rallier à l’idée de mettre fin à l’automaticité et accepter d’imposer une demande aux candidats à la nationalité française. En échange de quoi il demandait à l’aile droite de la commission de faire une concession symétrique mais d’une tout autre portée : renoncer à ce que l’État puisse faire le tri parmi ceux qui auraient fait cette demande. Accepter l’idée que cette demande une fois exprimée, nul ne puisse y répondre non. Tel est le traquenard dans lequel sont tombés les Sages. Leur réforme ne sera pourtant pas immédiatement adoptée. Remis en janvier 1988, le rapport est alors publié au moment où se profile l’élection présidentielle. Jacques Chirac préfère repousser cette réforme pour ne pas rallumer la fièvre. Elle sera adoptée cinq ans plus tard, en 1993 lors du retour de la droite aux affaires, à l’initiative de Charles Pasqua, le gouvernement ayant interdit d’emblée à sa majorité d’y introduire des amendements pour s’en tenir strictement aux propositions qui avaient fait l’unanimité. Sans doute, à la décharge de Charles Pasqua, faut-il reconnaître qu’il y aura introduit en contrebande quelques modifications de son cru, qui passeront curieusement inaperçues. Ainsi le rétablissement des condamnations pour homicide parmi les empêchements à l’acquisition de la nationalité, ou l’exclusion des ressortissants des colonies d’Afrique noire du bénéfice du double jus soli.

Reste que sa loi avalisera l’essentiel de la réforme des Sages : le démantèlement des procédures qui permettaient à l’État de refuser les candidats à la nationalité, pour indignité ou défaut d’assimilation, dès lors que ceux-ci étaient nés en France. Cinq ans plus tard, en 1998, Lionel Jospin n’en confiera pas moins à Elisabeth Guigou le soin de revenir sur ce qui, dans la loi Pasqua, restera encore à ses yeux trop restrictif : l’exigence d’une demande de la nationalité pour les jeunes nés en France de parents étrangers. Celle-ci est donc supprimée. Mais sans bien sûr que soit rétabli le droit d’opposition du gouvernement qui avait été abrogé en compensation de son institution.

À une conception qui faisait prévaloir le bien commun et l’intérêt de la société ; à une autre, qui faisait de la nationalité le fruit d’un choix personnel, individualiste de l’intéressé, succédait ainsi un droit du sol sans contrôle qui permet à tous ceux qui parviennent à franchir les frontières physiques de la France et à s’y installer, d’obtenir pour leurs enfants la nationalité française sans qu’aucune barrière juridique, aucune frontière du droit ne puisse s’y opposer.

Telle est l’histoire de notre Droit de la nationalité. Au départ, des dispositions coutumières inspirées par le bon sens. Avec la Révolution, l’imposition du droit du sol comme un principe subversif visant à changer la nature de la société et à transformer la patrie, la terre des pères, en un projet idéologique. Un retour à l’ordre avec le Code Napoléon, suivi de lois de circonstance, inspirées par le souci du bien commun. En 1973, une législation imprudente, dans le maelström né de la décolonisation. Enfin, un retour en force de l’idéologie révolutionnaire, s’appuyant sur ces lois de circonstance, pour inventer une tradition imaginaire et sur cette imprudence pour détruire méthodiquement la nation.

... La bataille a été livrée sur le terrain du droit. Elle a été perdue sur celui des idées. Elle a été perdue le jour où Alain Finkielkraut a fait admettre à l’unanimité des représentants de nos élites sociales et intellectuelles que la France était porteuse d’une conception « élective » de la nation, qu’elle était « une association » dépendant « de l’adhésion de ceux qui vivent en elle », qu’elle était « l’ouvrage des individus », le fruit de leur « adhésion réfléchie ». Telle est l’erreur fondamentale, autour de laquelle tout le reste est ordonné. Car la nation n’est pas, ne peut pas être l’œuvre d’individus. Nous le savons au moins depuis Aristote. « La première union nécessaire, écrit-il au Livre I de La Politique, est celle de deux êtres qui sont incapables d’exister l’un sans l’autre : c’est le cas pour le mâle et la femelle en vue de la procréation (et cette union n’a rien d’arbitraire, mais comme dans les autres espèces animales et chez les plantes, il s’agit d’une tendance naturelle à laisser après soi un autre être semblable à soi). » Au commencement, il n’y a pas l’individu. Au commencement, il y a la famille, qui n’est pas une association puisque les enfants ne choisissent pas d’y adhérer : ils lui appartiennent ; les parents ne choisissent pas leurs enfants : ils leur sont donnés. « La première communauté formée de plusieurs famille en vue de la satisfaction des besoins qui ne sont plus purement quotidiens, poursuit Aristote, c’est le village. Par sa forme la plus naturelle, le village paraît être une extension de la famille : ses membres ont suivant l’expression de certains auteurs sucé le même lait et comprennent enfants et petits-enfants. Et c’est ce qui fait qu’à l’origine, les cités étaient gouvernées par des rois et que les nations le sont encore. (…) Toute famille, en effet, est régie dans la forme monarchique par le mâle le plus âgé, de sorte qu’il en est de même pour les extensions de la famille en raison de la parenté de leurs membres ».

La politique naît quand la nécessité d’atteindre l’indépendance économique, de se défendre contre des ennemis conduit plusieurs villages, qui ne sont pas du même sang, à s’unir. Ce sera la Cité qui, nous dit Aristote, permettra au bonheur de l’existence de s’épanouir et aux hommes d’échanger leurs expériences pour parvenir à distinguer l’utile du nuisible et le juste de l’injuste. La Cité est une famille de familles, réunie par la recherche d’un bien commun. Elle n’a pas été constituée par des individus. Elle est le fruit d’un développement organique qui tient à la nature de l’homme, animal politique. « Personne ne s’est trompé autant, nous dit Charles Maurras, que la philosophie des immortels principes, quand elle a décrit les commencements de la société humaine comme le fruit de conventions entre des gaillards tout formés, pleins de vie consciente et libre, agissant sur le pied d’une espèce d’égalité, quasi-pairs sinon pairs, et quasi-contractants pour conclure tel ou tel abandon d’une partie de leurs droits dans le dessein exprès de garantir le respect des autres. Les faits mettent en pièces et en poudre ces rêveries ». Comment ce développement organique, dont Aristote a fait la description, s’est-il produit dans l’Histoire ? Nous le savons par le maître livre d’un historien visionnaire, dont la chronologie ou les détails peuvent être discutés, dont les intuitions profondes n’ont cessé d’être confirmées : La Cité antique de Fustel de Coulanges.


Source et suite :  http://www.renaissancecatholique.org/Comment-peut-on-etre-francais.html
via Reconquista

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- L'invention du droit du sang

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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 11:02
L'historien Dominique Venner, directeur de laNouvelle Revue d’histoire, invité le 25 novembre dernier au Libre Journal de Gérard Marin surRadio Courtoisie, a anéanti la thèse, erronée, jacobine républicaine, selon laquelle la nation française en France serait une construction de l'Etat, thèse qui aboutit au délire d'un Eric Besson affirmant que la France n'est pas un peuple et qu'il n'y a pas de Français de souche. 

Il y a même tout lieu de ne pas croire à la "disparition des Français" en raison d'une politique étatiste hostile, visant à détruire les Français comme peuple historique et civilisationnel.

Cet entretien donné par Dominique Venner est d'une importance primordiale car il explique et synthétise les preuves que le peuple français préexistait bien à l'Etat et donc à l'actuelle idéologie républicaine maçonnique du métissage gratuit, laïque et obligatoire... Une idéologie mondialiste totalitaire qui entend changer le peuple français, à l'oeuvre dans l'ensemble des pays européens. 


"Nous ferons un cimetière de la France plutôt que de ne pas la régénérer à notre manière et de manquer le but que nous nous sommes proposé". Carrier à Nantes en 1793. [Source]

Ce qui n'est rien d'autre qu'un génocide à l'échelle nationale... Mais une idéologie qui ne pourra pas nous détruire car "les racines sont suffisamment fortes et puissantes pour résister à toutes les tentatives qui sont faites pour nous détruire".

Venner situe sa définition de l’identité française dans la continuité de celle livrée par l’historien 
Fernand Braudel(1902-1985), historien de la longue durée, l’auteur du très important L’Identité de la France (coll. Champs Flammarion, deux volumes) :

Qu'est-ce qu'être français ?

"Un Français est un condensé d'Européen", en raison même des origines qui sont celles du peuple français, on y retrouve les vieilles racines franques, gauloises, germaniques, etc. Mais, il  (Fernand Braudel) ajoute que, dans toute l'Europe, on trouve des modèles de moeurs (Ndlr. mentalités européennes) modèle familial, mariage, funérailles, divorce, image du corps, place de la femme dans la société, visibilité de la femme, idée de l'amour, idée de la vie et du trépas, aucune différence fondamentale entre la vision que l'on a en France et la vision que l'on a dans l'ensemble de l'Europe occidentale.

... Le deuxième point dans la définition de Braudel c'est que les Français sont membres d'un très vieux peuple, qui n'est pas une construction politique, c'est-à-dire une construction artificielle, et sur ce point, Braudel s'oppose à une idée répandue qui est l'idée jacobine selon laquelle, le peuple et la langue française seraient des constructions de l'Etat central. Or, toute la réalité de l'histoire française montre que les choses se sont passées autrement, et que le peuple français, sa langue, ses moeurs ne doivent rien en tant que tels à l'Etat, quelque soit l'importance de l'Etat par ailleurs. Ils existaient avant que ne se constitue un Etat centralisé puissant. C'est ainsi que, dès le XIe et le XIIe siècles, nous avons les preuves littéraires d'une spécificité française puissante, à travers ces oeuvres fondamentales que sont La Chanson de Roland (XIe s.), première oeuvre immense en très vieux français, dans Tristan et Iseult (XIIe s.), dans le Lancelot ou le Perceval de
Chrétien de Troyes à la fin du XIIe siècle, tous monuments primordiaux d'une francité bien enracinée dans un socle européen.

De ses travaux et de sa profonde connaissance de l’histoire du peuple français – et des peuples européens en général –, Dominique Venner tire un autre enseignement, fondamental : au-delà de toutes les vicissitudes, « la substance même du peuple français s’est maintenue ». Certes, l’immigration extra-européenne est un phénomène inédit dans notre histoire. Mais, il en est certain : « Les racines sont suffisamment fortes et puissantes pour résister à toutes les tentatives qui sont faites pour nous détruire. […] Je ne crois absolument pas à la disparition des Français […] Il peut  y avoir disparition de l'Etat, [...] mais la disparition de l'Etat ne signifie pas la disparition du peuple français et ne signifie pas la disparition des Français. Les Français ont préexisté à l'Etat, ils survivront à l'affaiblissement ou aux transformations de l'Etat. De cela je suis convaincu parce que j'ai une vision de la longue durée. Je ne regarde pas l'histoire sur dix ans, cinquante ans ou même un siècle. Mais si nous regardons l'histoire sur de très nombreux siècles, sur presque une vingtaine de siècles en ce qui concerne la France, nous voyons bien de très longues durées, nous voyons de longues permanences, malgré des catastrophes, malgré des drames, mais au-delà des drames qui sont souvent des drames 'politiques', la substance même du peuple français s'est maintenu. Alors, certes, aujourd'hui, elle se trouve menacée (cette substance) par une immigration qui est d'origine extra-européenne, et qui est massive, qui est d'ailleurs le résultat de la politique de l'Etat. Ce qui montre que face à un danger immense, l'Etat n'a pas agi comme défenseur de la substance nationale mais au contraire comme son quasi adversaire. Cela doit nous inciter à quelques réflexions. »

Au XIIe siècle..., à la question "que sont les Français ?", voici quelle était la réponse de l'illustre
abbé Suger, abbé de Saint-Denis de 1122, à sa mort en 1151 et conseiller de Louis VI puis de Louis VII : « Nous sommes Français de France, nés d’un même ventre. » « Eh bien conservons notre ventre et préservons-le ! » conclut Dominique Venner.


Via
Novopress.info


Dominique Venner - sur l'identité nationale
envoyé par Esuns.

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- Identité nationale et anti-impérialisme
- Etre français, c'est quoi ?
-
Histoire du peuple français (Régine Pernoud, Histoire du peuple français, 1951).
-
Identité nationale : Pont Milvius (312) et Tolbiac (496) : berceaux de la civilisation chrétienne et française
- Identité nationale : Noël 496- Noël 2009
-
Clovis , La France et la chrétienté
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"Nous sommes tous des enfants d'immigrés, des descendants d'étrangers" (Contre-info Jacques Dupâquier)
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2 janvier 2010 6 02 /01 /janvier /2010 20:50

Il y a plusieurs manières d’aborder l’histoire :
- par l’approche scientifique, par l’historiographie, la critique de texte et la libre révision des acquis
- par le mythe fondateur.

« Sainte Geneviève, patronne des Parisiens : entre histoire et merveilleux » appartient à la deuxième catégorie. C’est une des grandes figures féminines de l’histoire de France avec Jeanne d’Arc et Jeanne Hachette. A mi-chemin de la Sainte et de la déesse guerrière, ces Athéna christianisées font partie de la mémoire française. En ces temps de débat sur l’identité française, ces figures de résistantes sont à redécouvrir entre histoire et légende.

Sainte Geneviève, patronne des Parisiens : entre histoire et merveilleux

Une femme de noble origine

Genovefa serait née vers 412 – 423, soit environ 1000 ans avant Jeanne d’Arc, de l’union de la gallo-romaine Gerontia et du franc romanisé Severus, ancien officier de l’état-major impérial devenu membre du conseil municipal (curia) de Lutèce. L’image de la bergère gardant ses moutons qui lui est souvent associée relève plus de la légende poétique que de la vérité historique, car notre sainte patronne appartenait, par ses origines et par les fonctions qu’elle exerça après avoir succédé à son père, à l’aristocratie gallo-romaine. Elle avait au préalable pris le voile dès l’adolescence, exerçant au sein de l’Eglise la charge de catéchumène des femmes en tant que diaconesse.

Sainte-Geneviève
Des troubles dans la cité.

L’invasion des Huns allait révéler les charismes religieux et politiques exceptionnels de Geneviève. Poursuivant vers l’ouest une avance foudroyante, Attila traverse le Rhin en 451 ; son immense armée composée de nomades asiatiques aux mœurs barbares et cruelles, suivis de peuples germaniques acquis à leur vainqueur, prend Metz le 7 avril, jour de vendredi saint, et soumet la ville au pillage et au massacre. La nouvelle sème la panique dans la Gaule du nord, et les Parisiens, se sentant menacés, cherchent à fuir leur ville par tous les moyens. C’est alors que Geneviève se dresse face à une foule en délire qui veut la lapider; elle affirme que Dieu sauvera la ville si ses habitants osent prendre leur sort en mains et résister. Les femmes se laissent gagner par la ferveur de son espérance et la suivent dans le baptistère Saint-Jean-Le-Rond, au cœur de l’île de la Cité : leurs ardentes prières finissent par convaincre les hommes de ne pas déserter et de défendre leur ville.


451 : Attila vaincu aux Champs catalauniques

Finalement Attila épargna Paris : son objectif principal était d’arracher au roi des Wisigoths la ville de Toulouse, et pour atteindre ce but il lui fallait au plus vite gagner Orléans afin d’y franchir la Loire, en empruntant les voies romaines menant de Troyes à Sens  passer par Lutèce l’eût obligé à faire un crochet inutile. L’échec du roi des Huns à Orléans défendue par son vaillant évêque Saint Aignan, le 14 juin, suivie d’une défaite plus cuisante encore aux Champs Catalauniques six jours plus tard, retourna complètement la situation de Geneviève, désormais parée d’un prestige exceptionnel.


Une Sage administratrice

Elle passera le reste de sa vie à la tête de sa bonne ville de Lutèce dans d’impressionnantes dévotions, priant, jeûnant, soignant les malades, mais aussi dans l’exercice de l’autorité municipale. Elle employa sa considérable fortune à servir les pauvres, notamment quand la famine sévissait. Elle accomplit de périlleux voyages sur la Seine et la Marne, à la recherche de blé pour ravitailler son peuple affamé alors que Clovis assiégeait sa ville en 486. Le roi des Francs restait alors fidèle à ses dieux païens, et Geneviève ne lui ouvrit les portes qu’après sa conversion au catholicisme et son baptême, en 496. Elle serait morte le 3 janvier 502, vénérée de tout son peuple, honorée de l’amitié de la reine Clothilde et du roi Clovis. Celui-ci plaça le tombeau de la sainte dans la basilique Saint Pierre et Saint Paul qu’il faisait construire sur le mont Leucotitius. L’afflux des pèlerins dès le VIème siècle, alors que Geneviève venait à peine d’être canonisée, et tout au long du Moyen Age fut tel que l’on ne désigna plus l’église et la colline sur laquelle elle avait été érigée que du nom de la patronne de Paris.


Sainte Geneviève au long des siècles

Durant les treize siècles qui séparent Clovis de Louis XV, les rois prodiguèrent leurs largesses à la patronne de leur capitale en protégeant l’ordre des Génovéfains, établis sur la rive gauche, non loin de l’Université, de même que le bon peuple de Paris processionnait derrière la châsse de la sainte en cas de catastrophe naturelle : inondations, sècheresse, épidémies, ou lorsque la ville était assiégée par l’ennemi comme en 885 : les reliques de Sainte Geneviève, écrit le chroniqueur Abbon (*), firent reculer les Vikings en un point névralgique des combats, sur la pointe orientale de l’île de la Cité, là où s’élève depuis 1920 la statue de Landowski, sur le bord méridional du Pont de la Tournelle, face à l’Institut du Monde arabe… La Révolution voulut briser le lien unissant le peuple de Paris à sa patronne : les Jacobins, après s’être emparés de la précieuse châsse, brûlèrent ses reliques en Place de Grève, puis désaffectèrent l’église Sainte Geneviève que Louis XV avait fait construire en style néo-classique en remplacement de l’ancien sanctuaire qui tombait en ruine, pour le transformer en temple néo-païen voué au culte des grands hommes de la patrie, qu’ils dénommèrent Panthéon. En plein siècle de rationalisme, le malheur des temps réveilla les coutumes ancestrales : les 5 ,6 et 7 septembre 1914, un triduum de prières attira une foule considérable sur le tombeau de pierre de la Sainte en l’Eglise Saint-Etienne-du-Mont. Ces dates coïncident avec le début de la bataille de la Marne, qui éloigna le danger d’une défaite imminente. Il est troublant de constater que le point extrême de l’avancée allemande se situe à Barcy, village bâti sur des terres ayant appartenu à Geneviève, et qu’à l’autre extrémité du front l’armée d’occupation s’était arrêtée à Ste-Geneviève de Lorraine… Il est peut-être aussi troublant d’apprendre que le Pape Jean XXIII, en 1962, confia la gendarmerie française à la sainte patronne des Parisiens, comme s’il prévoyait l’insécurité à venir.

Que reste-t-il de sainte Geneviève en ce début de XXIe siècle, temps de dérision à l’égard du surnaturel chrétien? Une grande figure de résistante, puisant sa force et sa tendresse miséricordieuse toute féminine dans sa foi. Une merveilleuse héroïne pour la mémoire vivante de notre peuple. Qui sait si nos reniements actuels ne seront pas effacés par sa puissante intercession ?
« Et quand aura volé la dernière hirondelle,
Et quand il s’agira d’un bien autre printemps »

(Charles Péguy, Tapisserie de Sainte Geneviève et de Jeanned’Arc, 1912).

 

Claire Magnard

Source : Correspondance Polémia
27/12/2009

(*) Note de la rédaction de Polémia :
Abbon de Saint-Germain-des-Prés (né vers 850 en Neustrie, mort vers 922) était moine de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Il est l’auteur vers 897, d’un poème intitulé à l’origine  De la guerre de Paris, mais plus connu sous le titre Histoire du siège de Paris par les Normands, la principale source sur cet événement qui vit les Vikings aux portes de Paris. Il s’agit d’une Relation en vers latin du siège de Paris par les Normands en 886, dont Abbon avait été témoin.

Image : La Gaule chrétienne
Sainte Geneviève protège Paris
Illustration tirée du livre Histoire de France pour les cours élémentaires en 1960

 


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L’association Paris-Fierté organise dimanche 3 janvier 2010 (départ 17h du parvis de Notre Dame) une marche de la Fierté parisienne et d’hommage à Sainte Geneviève : http://www.parisfierte.com/

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1 janvier 2010 5 01 /01 /janvier /2010 17:54
Le site "Médiats France Librepublie un article intéressant de Roland Hureaux, montrant que la France et l'Europe se sont construits contre l'idée impériale au fil des siècles ("L’identité française ne se sépare pas de l’identité européenne") et qu'aujourd'hui, elles risquent de se perdre en se mettant à la remorque de l'idéologie néo-impérialiste du Nouvel Ordre Mondial d'un Brzezinski

Nous pourrions ajouter qu'historiquement, la France a été anti-impérialiste qu'autant elle était fidèle à sa nature monarchique et catholique, et qu'elle s'est fourvoyée dans l'impérialisme à chaque fois qu'elle s'en est écartée, jusqu'à a oublier sa nature profonde et sombrer dans des chimères (impérialismes des Lumières laïcistes, révolutionnaire, bonapartiste, colonialiste, et à présent mondialiste... Un seul trait commun relie tous ces impérialismes : l'anti-catholicisme).

Nous passons sur le contre-sens complet fait par l'auteur (passages soulignés en rouge par nos soins) sur les
Lumières, les cités grecques (en réalité des oligarchies) et la démocratie qui seraient, selon lui, des éléments de cet anti-impérialisme français et européen, alors qu'ils sont au contraire les moteurs actuels de l'Empire démo-libéral (Ex : "croisade pour la liberté et la démocratie" d'un George Bush). L'auteur termine sur cette remarque essentielle : "Loin de se replier sur elle-même, la France, en se souciant de son identité, ne fait que défendre, comme elle l’a toujours fait,  l’identité  de l’Europe".

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L’identité française ne se sépare pas de l’identité européenne. Dire cela n’a rien à voir avec une quelconque perspective supranationale, au contraire.

L’Europe est entrée dans l’histoire avec les cités grecques. C’est leur amour passionné de la liberté qui s’est exprimé à Marathon, aux Thermopyles, à Salamine, à Platées, contre ce que les marxistes devaient appeler plus tard le « despotisme oriental ».

Même refus d’une monarchie orientale avec la victoire, plus ambigüe,  d’Octave   à Actium, contre Antoine et Cléopâtre.

Tout en sauvant  la façade  républicaine,  Octave,  devenu Auguste,  n’en    imposa pas moins à Rome un modèle impérial,  au mépris de  la tradition romaine et de  l’esprit  de liberté des peuples moins avancés, Celtes,  Ibères  ou Germains. Mais au bout de quelques siècles,  l’Europe, sous le choc  des barbares,  revint,   avec  la bénédiction de l’Eglise,  à un nouveau type de morcellement. Cette Europe où, depuis l’Edit de Caracalla (212) , tous les hommes libres sont citoyens ne supporte plus les pouvoirs trop lointains.  En se partageant l’Empire, Les Francs en Gaule, les Wisigoths en Espagne, les Ostrogoths en Italie,  les Angles et les Saxons  en Angleterre,  les Suèves au Portugal  esquissent la carte politique de l’Europe actuelle : des entités politiques de taille moyenne, sous-dimensionnées par rapport aux grands empires byzantin ou arabe mais où le pouvoir semble  plus  à  portée  du grand nombre , jusqu’à  l’émiettement féodal.

Les tentatives  de reconstituer un grand bloc européen de type impérial   sur le modèle romain ne manquèrent pas:    Charlemagne, le Saint  Empire romain germanique, les Habsbourg,  jusqu’à  Napoléon  et  Hitler,  mais elles  firent les unes après les autres long feu. Il est significatif qu’ au XXe siècle les totalitarismes s’emparèrent    des  deux nations qui  s’étaient vu un moment héritières de Rome, l’Allemagne des Kaiser, la Russie des Czars (deux déformations de César)  Mais  ils n’ont eu , eux aussi, qu’un temps.

Cette histoire tourmentée  fait-elle,  autant qu’on le dit,   de l’ Europe une   terre de brassage ethnique ?  Elle le fut  sans doute au premier millénaire, par l’esclavage d’abord, par les invasions ensuite. Très peu depuis  l’an Mil.  Au temps des invasions,  les nouveaux venus tentaient de  s’imposer par le fer  et par le feu.  Mais ils ne gagnaient  pas vraiment :  soit qu’ils fussent défaits sur les champs de bataille (les Huns, les Hongrois, les  Turcs), soit qu’ils se soient assimilés à la civilisation des premiers occupants : destin de la plupart des peuples germains du  Ier millénaire. Les Arabes, seuls,  imposèrent leur civilisation en Espagne, mais ils en furent finalement rejetés, comme les Turcs devaient l’être des  Balkans.

Et la France  dans cette histoire,  dira-t-on ?  A un degré suréminent, elle porte cette vocation européenne de liberté, elle en est l’emblème.

Emblématique déjà par sa position : le seul   qui soit à la fois sur la Mer du Nord, l’Atlantique et la Méditerranée, maritime et continental  (au sens de MacKinder) ,   latin  et  franc , catholique  mais teinté de  protestantisme, chrétien  mais inspirateur  des Lumières, notre pays est à lui seul un condensé de l’Europe.

Comme jadis les cités grecques, il incarna tout au long de l’histoire – sauf  l’exception napoléonienne –    la résistance à la tentation impériale paneuropéenne :   contre le Saint Empire, contre les Habsbourg,  contre le Reich bismarkien.

Redécouvrant à la  fin du XVIIIe siècle les valeurs de la démocratie grecque, les Français, comme les Grecs jadis, sont bien les Européens  par excellence. Ils sont  un peu à l’Europe, ce que l’Europe est au monde.  Leur identité,  c’est d’abord cela.

Tout cela appartient –il au passé ?  

  Loin de nous l’idée d’oublier ce que la chute du rideau de fer  doit à des acteurs non-européens,  Américains bien sûr  mais aussi  Afghans.  Reste que cet événement résulta  aussi du combat de grands  Européens ; Jean Paul II,  Walesa et d’autres  et doit être considéré comme une grande victoire de la civilisation européenne.

En refusant avec plus de détermination que d’autres l’ultime menace soviétique qu’exprimait la prolifération des euromissiles,  notre pays   réagit alors en conformité avec  son sens séculaire  de la liberté.

Comment  dès lors  s’étonner  que la France  doute de son identité dès lors que de nouvelles menaces  semblent,  à tort ou à raison, lui rappeler ce que, tout au long de l’histoire, elle  a, comme les autres  Européens, rejeté ?

Toujours ouverte aux autres cultures,  y compris arabe, comment  se résignerait-elle  à ce que l’Europe appartienne jamais à  l’oumma ,  ainsi que  l’envisagent   certains islamistes ?  

Comment pourrait-elle accepter que  certains faucons américains, tel Zbigniew Brzezinski, prônent  la mise en tutelle  de l’Europe au sein d’un nouvel ordre impérial ?

Comment ne serait-elle pas inquiète, elle qui, presque tout  au long de son histoire,   a combattu  les empires,  d’entendre Barroso  dire :  « parfois j'aime comparer l'Union Européenne en tant que création, à l'organisation des empires », même s’il ajoute qu’il s’agira du  « premier empire non impérial » (1). De quelque manière que cela soit dit,  il n’est en tous les cas pas dans la vocation de la construction européenne de  substituer à la variété colorée de ses personnalités nationales, la grisaille d’un soft power bureaucratique.

Loin de se replier sur elle-même, la France, en se souciant de son identité, ne fait que défendre, comme elle l’a toujours fait,  l’identité  de l’Europe.

 

 Roland HUREAUX

 


 (1) Conférence de presse à Strasbourg ; 10 juillet 2007,

Source:
http://roland.hureaux.over-blog.com/


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Les "démocraties" sont une farce
- La Monarchie absolue de droit divin, Impostures et réalités
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Doctrine économique du blog Christ-Roi
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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 08:08
L'idée du "vivre ensemble", idée que plusieurs personnes d'origines ethniques, culturelles, religieuses différentes, peuvent "vivre ensemble" sous les auspices de la "laïcité" doit être étudiée rationnellement pour voir si elle est viable. Selon l'expression de Mgr Bagnard ce "vivre ensemble" est la "version séculière du message évangélique".

Les catholiques et les non-catholiques peuvent-ils vivre ensemble en s’entendant sur des éléments de la pensée du siècle des
Lumières (pensée foncièrement anti-catholique et anti-chrétienne) ? 

http://www.nationspresse.info/wp-content/uploads/2009/12/toulouse-BBR-brul%C3%A9.jpgA un moment, dans un même ensemble national, ne faut-il pas un coagulent plus fort que la laïcité pour réunir des personnes que tout oppose ? Ce coagulent, l'histoire l'a montré en Europe, ne s'agit-il pas du christianisme ? Et en France du catholicisme ? La laïcité a remplacé le catholicisme. Y a-t-il pour autant plus de cohésion nationale ? La laïcité permettrait de "mettre fin aux guerres de religion" répète le dogme républicain, mais le catholicisme n'a-t-il pas été le ciment de la nation française pendant mille ans, jusqu'à l'apparition de l'horrible hérésie protestante ? Ces guerres ne réaparraissent-elles pas au détour de telles ou telles manifestations "sportives" ? Lorsque le drapeau de la république française est
arrachéà la mairie de Toulouse, place du Capitole, brûlé et remplacé par le drapeau algérien, n'est-ce pas un signe de conquête et de domination que l'on rencontre lorsqu'une armée l'a emporté sur une autre après une bataille ? Pourtant ne vivons-nous pas sous un régime "laïque" ?

Il apparaît évident qu'entendue comme version séculière du message évangélique, la laïcité républicaine est ridicule et largement insuffisante. En Europe, le catholicisme, version intégrale d'une authentique laïcité (entendue comme distinction des pouvoirs temporel et spirituel, collaborant entre eux en vue du Bien commun, et non séparation étanche = laïcisme maçonnique) a été le seul paramètre qui pendant des siècles a favorisé l'éclosion d'une unité européenne (Chrétienté) et permis une résistance européenne viable de peuples et nations différents face à l'invasion d'autres civilisations qui venaient détruire la Chrétienté (Poitiers 732, Jérusalem 1099, Las Navas de Tolosa 1212, Grenade 1492, Lépante 1571, Saint-Gothard 1664, Vienne 1683, Zenta 1697, Peterwardein 1717).
En France, le catholicisme a été le ciment de notre nation pendant mille ans, Jeanne d'Arc a refoulé les Anglais en disant : "Je les aime, chez eux"... Les Anglais parlaient français..., étaient catholiques et européens ! Comment dès lors, dans ces conditions, imaginer un seul instant faire d'africains ou d'asiatiques des Français ethniques, culturels et civilisationnels ? Cette pensée n'est-elle pas ridicule, odieuse ? ... Un mensonge qui se paie chaque jour.

- Sarkoland : Réalités amères de la France de 2009

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L'édito de Mgr Bagnard
http://www.paroisse-villars.com/article-edito-de-mgr-bagnard-sur-l-identite-nationale-suite--41321398.html

[L]’un des che­mins qui ou­vre à l’iden­ti­té na­tio­nale passe par l’his­toire. C’est dans l’hé­ri­tage reçu des siè­cles que se re­flète le vi­sage d’une na­tion. "Qu’avons-nous que nous n’ayons reçu ?" Que pour­rions-nous dire de nous-mê­mes et de no­tre pays si, faute de mé­moire, nous ne par­ve­nions pas à nous si­tuer dans le pro­lon­ge­ment d’une his­toire ? Ce se­rai le si­lence ou l’ar­bi­traire d’une pa­role ti­rée de l’im­mé­diat !
Ain­si, c
omme évê­que de Bel­ley-Ars, je ne peux pas igno­rer que la pré­sence d’un évê­que, iden­ti­fiée avec cer­ti­tude par l’his­toire dans la Ville de Bel­ley, re­monte à l’an 412. Il s’ap­pe­lait Au­dax. L’Evê­que ac­tuel est le cen­tième d’une li­gnée qui en comp­te qua­tre-vingt-dis neuf avant lui. Ain­si, de­puis seize siè­cles, le chris­tia­nisme est pré­sent - de fa­çon or­ga­ni­sée - sur no­tre ré­gion. Com­ment, sur une aus­si lon­gue du­rée, l’Évan­gile n’au­rait-il pas fa­çon­né le com­por­te­ment de ses ha­bi­tants, leur mode de pen­sée, leur cul­ture, leur vi­sion de l’exis­tence ?
On peut dis­cu­ter sur le bien fon­dé de cet im­pact, mais on ne peut con­tes­ter les don­nées ob­jec­ti­ves de l’his­toire. Les tra­ces de cet hé­ri­tage sont là sous nos yeux. Il suf­fit de voir "ce long man­teau d’égli­ses et de ca­thé­dra­les qui re­cou­vre no­tre pays pour com­pren­dre que les va­leurs chré­tien­nes ont dû quand même y jouer un rôle", dé­cla­rait Ni­co­las Sar­ko­zy, le 13 dé­cem­bre 2007. Pour­quoi s’en ex­cu­ser ? Pour­quoi s’en dé­fen­dre puis­que nous som­mes tout sim­ple­ment de­vant une don­née de fait ?
La cul­ture is­sue de cette im­pré­gna­tion des siè­cles est si pro­fon­dé­ment en­ra­ci­née qu’elle est de­ve­nue comme une se­conde na­ture ; elle fait si bien corps avec cha­cun d’en­tre nous qu’elle a ce grave in­con­vé­nient de ne plus s’in­ter­ro­ger sur les ori­gi­nes où elle a pui­sé sa sève.
Jean-Paul II avait jus­te­ment osé dire au Bour­get, le 1er juin 1980 : "On sait la place que l’idée de li­ber­té, d’éga­li­té et de fra­ter­ni­té tient dans vo­tre cul­ture, dans vo­tre his­toire. Au fond, ce sont là des idées chré­tien­nes." S’in­ter­ro­ger sur l’iden­ti­té na­tio­nale, c’est donc re­trou­ver le che­min des ori­gi­nes et les as­su­mer comme un creu­set qui, au fil des siè­cles, a for­gé l’iden­ti­té de no­tre pays.

Cette in­ter­ro­ga­tion con­duit à re­con­naî­tre que l’un des fac­teurs ma­jeurs de cette iden­ti­té, c’est bien le chris­tia­nisme. Ni­co­las Sar­ko­zy avait dit au La­tran : "Les ra­ci­nes de la France sont es­sen­tiel­le­ment chré­tien­nes... Une na­tion qui ignore l’hé­ri­tage éthi­que, spi­ri­tuel, re­li­gieux, de son histoire com­met in crime con­tre sa cul­ture.. Ar­ra­cher la ra­cine, c’est per­dre la si­gni­fi­ca­tion, c’est af­fai­blir le ci­ment de l’iden­ti­té na­tio­nale et des­sé­cher da­van­tage en­core les rap­ports so­ciaux qui ont tant be­soin de sym­bo­les de mé­moire."
Il est vrai que le siè­cle des Lu­miè­res a con­tes­té cet hé­ri­tage, mais il en est res­té, mal­gré lui, pro­fon­dé­ment im­pré­gné. Le ca­dre men­tal dans le­quel il ex­pri­mait ses "idées nou­vel­les" con­ti­nuait à s’ali­men­ter sou­ter­rai­ne­ment à la Source qu’en sur­face il re­je­tait !
Sans ce ré­fé­ren­tiel fon­da­men­tal, il n’au­rait pas pu éla­bo­rer la Dé­cla­ra­tion uni­ver­selle des Droits de l’homme, dont l’un des prin­ci­pes fon­da­men­taux est le res­pect dû à tout être hu­main. Car tous les hom­mes sont égaux en di­gni­té. Cha­cun a donc le droit d’être re­con­nu pour lui-même, qu’il soit croyant, non croyant, li­bre pen­seur, etc...
Et jus­te­ment, l’es­prit de la laï­ci­té s’en­gage à ré­unir les con­di­tions per­met­tant aux croyants et aux in­croyants de vi­vre ensem­ble, la base de cette con­vi­via­li­té étant le res­pect de la con­science de cha­cun. Nous som­mes ty­pi­que­ment de­vant la ver­sion sé­cu­lière du mes­sage évan­gé­li­que !
Aus­si quand, sur l’ho­ri­zon qui nous est fa­mi­lier, sur­gis­sent d’au­tres cul­tu­res - is­sues d’au­tres re­li­gions - nous nous in­ter­ro­geons lé­gi­ti­me­ment sur leur com­pa­ti­bi­li­té avec no­tre pro­pre iden­ti­té na­tio­nale. Et c’est aus­si l’oc­ca­sion d’avoir une plus claire con­science de ce que veut dire être fran­çais. Au nom de cette iden­ti­té, nous in­ter­ro­geons l’Is­lam. Ac­cepte-t-il, dans les faits, la li­ber­té de con­science ? In­tè­gre-t-il, dans le champ so­cial, l’éga­li­té en­tre l’homme et la femme ? Le res­pect des con­scien­ces va-t-il jus­qu’à ac­cueillir le chan­ge­ment de re­li­gion sans crainte de re­pré­sailles ? Peut-on être tran­quil­le­ment adepte d’une au­tre re­li­gion dans un pays mu­sul­man ? Si la ré­ponse est "oui" pour tel pays, et "non" pour tel au­tre, alors y a-t-il un organisme officiel qui dé­fi­nit la juste pen­sée de l’Is­lam ? Où se trouve la véritable interprétation ? Le fran­çais a be­soin de le sa­voir au mo­ment où son pays ac­cueille cette cul­ture sur son ter­ri­toire et cela au nom de l’iden­ti­té na­tio­nale.
Car voi­ci, par exem­ple, ce que je lis sous la plume d’un Père Jé­suite égyp­tien, le Père Bou­lad, bon con­nais­seur de l’is­lam : "Quand un mu­sul­man me dit : l’is­lam est la re­li­gion de la to­lé­rance, je lui ré­ponds : parmi les 57 pays musulmans de la planète, cite m'en un seul où la liberté religieuse existe. Si bien que le non-mu­sul­man n’a pas sa place. Il est to­lé­ré, tout juste, comme dhim­mi, mais à part ça, non. La to­lé­rance, pour l’is­lam, c’est que vous êtes to­lé­ré comme ci­toyen de deuxième zone en tant que chré­tien ou juif. Mais en de­hors de ça, si vous êtes boud­dhiste ou hin­douiste, vous n’êtes plus to­lé­ré. Vous êtes un ka­fir, c’est-à-dire car­ré­ment un apos­tat, un im­pie. [...]"
N’est-ce pas le rap­pel de l’exi­gence d’un dia­lo­gue en vé­ri­té, au mo­ment où l’on s’in­ter­roge sur l’iden­ti­té na­tio­nale ? Et cette exi­gence dé­passe lar­ge­ment la dis­cus­sion sur la hau­teur des mi­na­rets, même si celle-ci est à pren­dre aus­si en con­si­dé­ra­tion.
† Père Guy-Ma­rie Ba­gnard
Évê­que de Bel­ley-Ars

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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 07:52

Epidémie : les Français s'estiment mal informés

90 % des Français ne se sont pas encore fait vacciner et 78 % d'entre eux n'envisagent pas de le faire.

[I]ls s'estiment plutôt mal informés, soit par le gouvernement (à 59 %) soit par le corps médical (56 %). En outre, 69 % d'entre eux considèrent que les médias ne relaient pas correctement l'information.

[L]es Français ont plus peur du vaccin que de la grippe et manifestent un grand scepticisme à l'égard de la vaccination : 90 % des Français ne se sont pas encore fait vacciner et 78 % d'entre eux n'envisagent pas de le faire. De plus, 84 % des parents n'ont pas fait vacciner leurs enfants et 79 % n'ont pas l'intention de le faire. La peur des effets secondaires est le frein principal pour 73 % des personnes ayant répondu au questionnaire.

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H1N1 : 55 signalements de décès après vaccination en Europe

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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 16:03

Dans un communiqué de presse, la section Paca d'Egalité et Réconciliation (mouvement se définissant comme "antisioniste" et "anti-impérialiste") publie un article que l'on pourrait qualifier d'archétype de la manipulation mentale. Sa thématique aboutit à la société américanisée, cosmopolite et multiculturelle que ce mouvement feint de combattre... L'assimilation à outrance des musulmans qui deviennent comme par magie... des Français plus français que les Français... Curieusement, sionistes et "antisionistes anti-impérialistes" se rejoignent ... dans une même dissolution de la France.

Je cite :

"Octobre 2009, Stéphane RAVIER, l'idiot collabo du Front National, appelait à une marche contre l'islamisation pour le 6 novembre à Marseille.
Égalité & Réconciliation PACA dénonce la position du conseiller FN du 7ème secteur municipal. Qu'est-ce que l'islamisation ? Dans la bouche de Ravier, l'islamisation est l'invasion fantasmée et programmée de la France par les arabes. En réalité, c'est simplement le constat que beaucoup de français sont musulmans et qu'à moment donné, ils souhaitent pratiquer leur croyance convenablement. Or, ce que le frontiste feint de ne pas saisir, c'est que se battre contre l'islamisation, comme ses meilleurs ennemis Sarkozy et Besancenot (soit les alliés objectif du libéralisme marchand), ce n'est pas s'opposer au système. C'est même aller dans son sens." (fin de citation) Source

Autrement dit, tout Français s'opposant à l'islamisation de son pays irait dans le sens du système ! Quelle fantastique inversion ! La réalité est contraire, s'opposer à l'islamisation c'est aller à contre-sens du Gouvernement républicain démo-libéral marchand qui seul produit de l'islamisation via l'immigration et le génocide par substitution.

L'importation des immigrés (immigration, "regroupement familial") n'a pas été décidé par le grand patronat comme le répète "Egalité & Réconciliation", c'est le gouvernement de la république dite "française" qui l'a organisé, même si les grands patrons y ont trouvé un bénéfice, cette immigration a d'abord été discutée puis programmée dans les loges, et appliqué par le Gouvernement de la république dite "française". C'est le système maçonnique républicain qu'Egalité et Réconciliation feint de combattre en dénonçant le "grand patronat" comme responsable de l'immigration... Jamais les vrais décideurs ne sont désignés.

Dans un autre genre, prétextant des valeurs morales de l'islam, ce communiqué ahurissant conclue "qu'un bon musulman est forcément un bon français" ! En suivant ce raisonnement, un chinois "soumis à Dieu", "prônant des valeurs morales", "valeurs de la famille, de solidarité, de respect, du travail, etc." "des valeurs qui ne sont pas incompatibles avec la France", ferait un bon français ! Un papou ayant de bonnes valeurs fera un "bon français" ! On le voit que le raisonnement ne tient pas debout mais qu'il est dangereux car il conduit nécessairement au génocide du
peuple français par substitution.

Notons également que poussé à son terme, la vision universaliste assimilationniste républicaine d'
Egalité et Réconciliation conduit à la société multiculturelle et multiraciale universaliste, la société américanisée que feint de combattre ce mouvement dit de "résistance"... Voilà toute l'imposture de ce mouvement.

Rappelons qu'un musulman d'origine africaine ou extra-européenne sera juridiquement, un "français" de papier, un français de nationalité "française", mais il ne sera jamais un Français historique, ethnique et civilisationnel pour la première raison que l'islam ne fait pas partie de notre civilisation.

- Génocide par substitution: programmé par le Grand Orient de France, discuté dans les "clubs de réflexion" et loges maçonniques, appliqué par le gouvernement de la "république française"  
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"Nous sommes tous des enfants d'immigrés, des descendants d'étrangers"
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Eric Besson : "Il n'y a pas de français de souche"  
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Etre français, c'est quoi ?
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Histoire du peuple français

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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 08:03
Renaissance catholique publie une réponse du démographe Jacques Dupâquier à la manipulation mentale mondialiste selon laquelle le territoire français "aurait été peuplé depuis deux millions d’années par des vagues successives qui en auraient entièrement brassé et métissé la population" et que "nous serions ... tous des étrangers ou des descendants d’étrangers." C'est faux. 

Le mythe des origines

A l’époque du paléolithique, la population totale de la France, autant qu’on puisse l’évaluer en analysant les espaces occupés et les genres de vie, n’a jamais dû dépasser 20 000 à 50 000 personnes. Quelque chose de nouveau s’est produit à partir du 6e millénaire av. JC : de petits groupes d’hommes, porteurs de techniques nouvelles —celles de l’agriculture, de l’élevage, de la poterie et d’autres encore—, se sont infiltrés dans cet espace presque vide et se sont multipliés sur place. Les uns sont venus par la voie maritime à partir du 6 e millénaire (la Corse ayant été touchée la première), les autres sont venus par la voie continentale à partir du Danube, l’est de la France ayant été concerné à partir de 4000 av. JC. En somme le peuplement s’est fait partout par multiplication sur place et reproduction différentielle.

Et ensuite ? L’idée la plus courante est que l’apport des Gaulois, des Romains ou des Francs aurait été extrêmement important, et c’est vrai qu’il l’a été sur les plans politique, linguistique et culturel. Mais, sur le plan du nombre, sur le plan démographique, je soutiens qu’il a représenté peu de chose : des équilibres se sont partout établis entre les vainqueurs et les vaincus, les contributions démographiques étant toujours à l’avantage de ces derniers.

Prenons l’exemple des Gaulois. J’ai dit plus haut que l’essor du peuplement de la France avait commencé vers 6000 av. JC, et qu’à partir du 43e siècle av. JC (au milieu du 5e millénaire), les techniques de l’agriculture et de l’élevage avaient gagné l’ensemble du territoire. Or la multiplication sur place a fait que, vers 2700 av. JC (c’est-à-dire à l’époque des dolmens et des menhirs), autant qu’on puisse en juger d’après les méthodes de la paléodémographie, la population de la France actuelle —je raisonne toujours dans le cadre des frontières actuelles, qui évidemment n’ont aucun sens pour l’époque— atteignait probablement déjà environ un million d’habitants. En 1800 av. JC, 900 ans plus tard, il y avait déjà, sur notre territoire, au moins quatre millions d’habitants.

Cet essor démographique s’est trouvé interrompu par les invasions indo-européennes dont nous ne savons pas grand chose, sinon qu’elles ont provoqué sur le moment des dévastations épouvantables. Si bien que, vers 1250 —c’est-à-dire du 13e siècle av. JC, à la fin des invasions indo-européennes— bien loin d’avoir été augmentée par ces nouveaux envahisseurs, la population de la France était retombée à un million et demi d’habitants environ. Puis l’essor reprit. Avant l’arrivée des Gaulois, il y avait sur le territoire actuel de la France environ cinq millions d’habitants, selon les estimations du Dr Biraben.

Les Gaulois n’arrivent pas d’un seul coup. Ils s’infiltrent ; ils forment de petites bandes issues de l’Europe centrale, où ils s’étaient, eux aussi, multipliés sur place au cours du millénaire précédent. Ils s’implantent successivement à partir du 8e siècle av. JC, ce sont donc des envahisseurs relativement récents. Combien étaient-ils ? Évidemment nous n’avons aucun recensement, aucun moyen de le savoir directement, mais il y a lieu de penser que le total des guerriers qui, en cinq siècles, sont entrés en Gaule, n’a pas dû dépasser 200 000 ou 300 000, c’est-à-dire qu’à la suite de la conquête, l’élément gaulois représentait probablement moins de 10% de la population ! Mais 10% qui comptaient, puisqu’ils ont réussi à imposer au vieux fond indigène de la population française la langue, les mœurs, la domination sociale et politique.

Au milieu du 3e siècle av. JC, arrivent les Belges. Ce ne sont pas des Germains, comme on se l’était imaginé, mais une nouvelle vague celtique, qui débouche par le nord, avec des conséquences absolument redoutables : un grand dérangement de la population gauloise de la mer du Nord aux Pyrénées, et l’installation d’une ethnie relativement différente au nord de la Seine et de la Somme. Puis, vers 120 av. JC, les Romains occupent la Narbonnaise : là aussi, les colons romains ne seront jamais que très minoritaires. En fait, cette immense transformation, cette acculturation de notre pays par les Gaulois, puis par les Romains n’a pas de base réellement démographique, c’est toujours le vieux fond ethnique issu du néolithique qui domine.

Quelques siècles plus tard, ce sont les grandes invasions germaniques. Là aussi, contrairement à une certaine vision apocalyptique de l’histoire, il ne s’agit pas de déversements massifs. D’abord, elles sont plus préccoces que l’on ne le croit souvent. L’Empire romain ne s’est pas effondré d’un seul coup. Tout a commencé au début du IIIe siècle, lorsque les premières incursions barbares ont contraint les Romains à abandonner le limes, c’est-à-dire la frontière fortifiée du Rhin en aval de Xanten vers 257. C’est alors que de petits groupes ethniques très réduits, les futurs Francs, ont commencé à s’avancer dans un territoire abandonné, et à se multiplier sur place.

Mais, jusqu’en 378, toutes les autres tentatives des Germains, très nombreux au-delà du Rhin, pour pénétrer dans l’Empire romain échoueront complètement. Les envahisseurs sont chaque fois massacrés, ou réduits en esclavage, ou encore installés comme colons sur d’anciennes terres. Ce sont les fameux Lètes, les barbares vaincus, transformés en auxiliaires de l’armée romaine ou en colons. Quelle est la population germanique qui s’est trouvée ainsi installée par les Romains eux-mêmes sur le territoire de l’Empire ? C’est difficile à dire : 4 à 7 % probablement (ce qui représente un apport plus considérable que celui des invasions proprement dites), mais, dans le nord de la Gaule, beaucoup plus : dans la Belgique actuelle et dans la Flandre, qui ont été dévastées au IVe siècle, peut-être 12 à 21% de la population sont dès ce moment d’origine germanique.

La grande catastrophe, c’est 406. Dans la nuit du 31 décembre 405 au 1er janvier 406, les Barbares franchissent le Rhin gelé, près de Mayence, et c’est alors une véritable ruée qui implique trois peuples germaniques représentant chacun quelques dizaines de milliers d’individus : les Vandales, les Alains et les Quades (qu’on appellera plus tard par erreur les Suèves). Cette invasion ne modifie que très peu, cependant, la démographie de la Gaule. Car ces envahisseurs n’ont fait que traverser son territoire, en saccageant tout sur leur passage. La plupart sont passés en Espagne, certains sont allés jusqu’en Afrique : seule une partie des Alains a été installée dans les pays de la Loire par Egidius (nous en avons quelques traces dans la toponymie, avec des villes ou des villages comme Alaincourt).

Les Francs n’ont pas participé à cette ruée de 406. Ils restent toujours dans le territoire qu’ils avaient occupé pacifiquement. Ils n’en continuent pas moins à progresser, en même temps d’ailleurs que s’accroît leur nombre. En 475, ils prennent Metz et Toul. En 486, la victoire de Clovis à Soissons leur ouvre le cœur du bassin Parisien et inaugure la grande aventure que nous commémorons cette année.

Quel impact auront eu, au total, les invasions barbares en Gaule ? L’effet démographique a été surtout de destruction et non pas de peuplement, à trois exceptions près.

La première de ces exceptions est celle des Francs eux-mêmes, car le territoire qu’ils avaient occupé en deux siècles sur la rive gauche du Rhin avait été préalablement complètement dévasté. S’avançant dans un territoire vide, ils l’ont peuplé et y ont imposé leur langue. Nous pouvons suivre d’une manière approximative ce peuplement franc par la limite linguistique entre les langues romanes et les langues tudesques. C’est elle qui sépare aujourd’hui la Belgique en deux : la Wallonie et la Flandre. Au sud, nous la retrouvons en Lorraine où nous trouvons, par exemple à quelques kilomètres de distance Audun-le-Tiche (c’est-à-dire le tudesque) et Audun-le-Roman. L’apport numérique des Francs est cependant là encore limité : peut-être 50 000 à 100 000 personnes, face à une population gallo-romaine qui avait atteint sept à huit millions d’habitants sur le territoire actuel de la France.

La seconde implantation sérieuse a été celle des Alamans qui ont occupé l’Alsace et l’ont germanisée, probablement aussi parce que le territoire avait été préalablement dévasté. Le troisième élément, très important, a été celui des Bretons, réfugiés en Armorique lors de l’occupation de la Grande-Bretagne par les Anglo-Saxons, et qui se sont mêlés au vieux fond ethnique des Bretons de Bretagne, qui n’avaient jamais été complètement romanisés.

Pour le reste, c’est difficile à dire. On a l’impression que l’implantation des Burgondes a été relativement importante, encore que ce soit surtout une implantation de chefs, d’aristocrates, à en juger par la toponymie.

Au contraire, les Wisigoths ont laissé très peu de traces. Il est à peu près certain que la fermeture des églises ariennes, après les victoires de Clovis, a contribué à faire repartir en Espagne la quasi-totalité des Wisigoths à partir de 531.

Le mythe du brassage

Un de mes collègues, parmi les plus honorables, soutient qu’« il suffit d’évoquer le mélange des peuples venus du sud, du nord et de l’est pendant deux millénaires et les traînées de soldatesques qui ont occupé et souillé ce pays pour comprendre que les Français d’aujourd’hui, souvent si orgueilleux de leurs racines, sont tous issus d’une multitude de peuples qui se sont mêlés aussi souvent qu’entrégorgés ». Or, à mon avis, les apports extérieurs, entre 650 et 1950, ont été faibles.

L’apport des Arabes ? Néant : on a essayé de prouver le contraire, mais en vain.

L’apport des Normands ? Extrêmement faible, la plupart d’entre eux étant venus sans femmes. On n’a d’ailleurs pas trouvé de sépultures vikings sur notre territoire. Les Normands n’ont laissé, semble-t-il, de traces ethniques importantes que dans le pays de Caux d’une part et dans le Cotentin de l’autre, où l’on retrouve des traits nordiques dans la population. Plus tard, les Anglais laisseront quelques traces pendant la guerre de Cent Ans, ce dont témoignent quelques noms de famille normands : les patronymes Langlais ou Langlois, et le patronyme Godon (God Damn) dont on désignait les Anglais ; ceci reste évidemment tout à fait minoritaire. De même pour rester dans le domaine de la géographie des noms de famille, les Navarre et les Castille que l’on trouve relativement nombreux dans l’Ouest de la France, là où du Guesclin fit campagne : il s’agit probablement des descendants des mercenaires que le connétable avait recrutés en Espagne.

Essayons de quantifier tout cela. Personne n’ose plus, comme le faisait jadis Mathorez, auteur d’un livre sur les étrangers en France, soutenir que, “si le royaume n’avait continuellement reçu des étrangers qui se fondaient dans le sein de la population, on eût promptement observé dans le nombre des sujets du roi un fléchissement considérable”.

Affirmation gratuite : la France était au contraire un monde plein. Elle était plutôt même en état de surpression démographique, et, pour un étranger venu en France au Moyen Age ou aux Temps Modernes, dix Français au moins ont émigré. Notre pays est resté terre d’émigration jusqu’à la crise de la dénatalité au début du XIXe siècle.

Qui sont les immigrés dont parle Mathorez ? Ils font beaucoup de bruit, ils occupent le devant de la scène. Ce sont les épouses royales, en particulier celles des Bourbons : Marie de Médicis, Anne d’Autriche, Marie-Thérèse d’Espagne, Marie Leczinska, Marie-Antoinette, avec leur entourage évidemment, soit quelques dizaines de personnes. Ce sont de grands serviteurs de l’Etat recrutés souvent à cette occasion : Mazarin, Maurice de Saxe, Necker. Ce sont des financiers, des marchands, des techniciens, les Martel, originaires des îles anglo-normandes (celles-ci étaient alors françaises, au moins de culture et de langue), les Mallet, les Van Robais, on n’en finirait pas d’énumérer les cas particuliers. Ce sont les artistes et les écrivains, qu’à partir de la Renaissance, François Ier et Henri II font venir en France pour y faire pénétrer les goûts et les techniques nouvelles. Des musiciens aussi : Lully, Gluck au XVIIIe siècle ; et des savants, dont quelques-uns resteront, comme les Cassini, tandis que d’autres partiront, comme Christian Huyghens.

Le mouvement s’inversera ensuite. A partir du XVIIIe siècle, bien au contraire, c’est en effet l’Europe qui se met à l’heure de la France. Ce sont les Français qui fournissent à l’étranger des peintres, des intellectuels, des artistes, etc.

Au total combien d’étrangers a pu compter la France d’Ancien Régime ? C’est difficile à dire mais, d’après les estimations de Jean-Pierre Poussou, jamais plus de 70 000 ou 80 000 à la fois, et la plupart n’ont pas laissé de descendance, les milieux en question se reproduisant peu.

La trace principale qu’ils ont laissée dans la population française, c’est la famille royale elle-même puisque la plupart des reines étaient d’origine étrangère.

Et le peuple français ? Il est très sédentaire, attaché à sa terre, un peu comme le sont les Chinois, ce qui tient probablement à l’ancienneté de la petite propriété en France. Les recherches récentes ont remis en cause l’importance historique de l’esclavage et du servage. Non, tous les travailleurs de la terre n’étaient pas des esclaves à l’époque gauloise ! Non, tous les paysans n’étaient pas des serfs au Moyen Age ! L’origine de la petite propriété se perd dans la nuit des temps. Or la petite propriété ancre l’homme à sa terre.

Cette population très sédentaire était animée d’une mobilité à court rayon : les jeunes gens allaient se marier dans les villes ou les villages voisins, car il n’était pas toujours possible de trouver un conjoint sur place, l’Église interdisant les mariages consanguins, sauf dispense. Ce phénomène a engendré non une véritable mobilité, non de véritables migrations, non des échanges de population d’une province à l’autre, mais une sorte de mouvement brownien, avec brassage des familles dans un rayon d’une dizaine de kilomètres.

... Pour le XIXe siècle, l’importance du rôle des étrangers dans la formation de la population française est difficile à préciser. Il est vrai que parallèlement au début de la dénatalité française, il y a eu un apport étranger. Mais celui-ci a surtout été un apport de voisinage : des Belges dans le Nord, des Italiens dans le Sud-Est. En 1851 on comptera ainsi environ 380 000 étrangers en France. L’immigration massive est donc bel et bien un phénomène contemporain.

Le mythe de la banalité migratoire

L’histoire démographique de la première moitié du XXe siècle est souvent invoquée à l’appui de l’idée que la vague migratoire actuelle n’est en rien différente de celle que notre pays a connu et assimilé avant-guerre : “Contrairement à beaucoup d’affirmations colportées dans des buts polémiques, souvent pour exciter les passions et aviver les extrémismes, peut-on lire aussi sous la plume de l’un des pseudo-spécialistes qui “font” l’opinion, il est sûr que la France actuelle n’est pas plus submergée par les étrangers qu’elle ne le fut auparavant. La part de la population étrangère en France n’a pas dépassé la limite de 7% au cours du dernier quart de siècle, c’est-à-dire le niveau qui était celui de 1931”.

Il faut d’abord remarquer que ce niveau de 1931 représentait déjà lui-même la cote maximale des années d’avant-guerre, avec 2 891 000 étrangers (ce qui, compte tenu des insuffisances du recensement, donne en gros trois millions d’étrangers en 1931). Mais il faut souligner surtout que l’impact de cette immigration sur le peuplement a été beaucoup plus limité qu’on ne le dit généralement. En effet ces étrangers étaient en grande partie célibataires, ils avaient une mortalité plus forte que les Français (en particulier parce qu’ils s’installaient dans les villes), et ils se mariaient difficilement. La proportion des retours était forte. Je n’ose pas préciser, mais à mon avis, elle atteignait au moins 50 %. C’est dire que l’immigration étrangère en France jusqu’en 1950 n’a pas été une immigration d’établissement mais une immigration de travail : on s’installait alors en France pour se constituer un pécule, et on retournait vivre dans son pays d’origine.

Au total, l’apport des étrangers à la population française (c’est-à-dire la somme des étrangers et des descendants d’étrangers naturalisés) est passée probablement de deux millions en 1914 à quatre millions en 1950. Aussi l’affirmation qui figure encore dans des ouvrages de vulgarisation comme le Quid, et selon laquelle “18 millions de Français, soit plus du tiers de la population, nés entre 1880 et 1980, descendraient d’immigrants à la première, deuxième ou troisième génération”, ne tient pas debout. J’ai essayé d’en trouver l’origine et j’ai découvert qu’elle avait été lancée pour la première fois par Bernard Stasi dans son livre L’Immigration, une chance pour la France. Il cite comme référence le ministère de l’Intérieur et la Direction de la population et des migrations, mais c’est une invention. Aucune statistique officielle de ce type n’a jamais été fournie par l’une ou l’autre de ces institutions.

Enfin, et peut-être surtout, il y a entre l’immigration d’avant-guerre et celle que nous connaissons une différence essentielle : l’origine des étrangers qui s’installent sur notre territoire. Au début du siècle, toute la population étrangère en France était d’origine européenne. Au recensement de 1891, on n’avait trouvé que 813 Africains sur le territoire. En 1975, après la vague d’immigration des années 1960, la part de l’Europe avait baissé, mais elle était encore de 61 %, tandis que celle de l’Afrique augmentait, et dépassait 34 %. En 1990, la part des Européens dans la population étrangère est tombée à 40,3 % et celle des Africains est montée à 45,8 %, c’est-à-dire que plus de la moitié de la population étrangère vient du tiers monde et plus spécialement d’Afrique. Avec toutes les difficultés culturelles rendant illusoire le mythe de l’intégration.

Le mythe de l'intégration

...
Pour une appréciation correcte, il faudrait distinguer la population étrangère d’origine européenne, dont les comportements et la natalité se rapprochent effectivement beaucoup de ceux des Français, et la population du tiers-monde, surtout la population africaine, qui s’en écarte. C’est ce que refusent de faire les statisticiens des organismes officiels.

Bien loin de se stabiliser, la population étrangère ou d’origine étrangère s’est donc gonflée au cours des trente dernières années, à un rythme sans précédent dans notre histoire. Sur le critère que nous avons introduit précédemment (le nombre des personnes vivant en 1990 dans des ménages dont le chef est d’origine étrangère), compte tenu du nombre des clandestins qu’on peut évaluer à 500 000, et du solde migratoire des années 1990/95, on peut estimer aujourd’hui à huit millions environ le nombre de personnes qui sont étrangères ou d’origine étrangère, donc ressenties comme étrangères par la population autochtone.

Comment la situation va-t-elle évoluer ?

Une première projection a été faite en 1980 à l’Institut national d’études démographiques, par Hervé Le Bras. Elle a abouti à la curieuse conclusion que, si l’immigration était stoppée et si la fécondité des étrangères s’alignait instantanément celle des Françaises, la population étrangère tomberait de moitié avant 2015. Ces résultats étonnants furent officialisés dans un rapport du Haut Comité de la Population et ont abouti aux deux recommandations suivantes :

  • il faut favoriser le regroupement familial des émigrés, c’est un impératif non seulement humanitaire mais proprement démographique, pour maintenir la population française ;
  • il faut écarter toute politique contraignante de retour des émigrés dans leur pays d’origine.

Or tous ces calculs étaient faux, comme l’ont démontré Philippe Bourcier de Carbon et Pierre Chaunu dans un article paru en 1986 et intitulé “Un génocide statistique : on recherche 1 880 000 étrangers disparus dans l’ordinateur de l’INED” ! L’erreur était en effet de cet ordre, et résultait d’une erreur de décimale (sur la mortalité), dont personne ne s’était aperçu sur le moment, alors que le bon sens aurait dû suffire à la détecter. Le plus curieux c’est que cette révélation n’a eu aucun effet, ni sur la brillante carrière de l’intéressé qui continue à sévir dans les médias, ni sur la politique officielle qui n’a été infléchie que très tardivement.

Le problème qui se pose maintenant est de prévoir l’avenir de cette immigration-invasion. Sur le plan quantitatif, c’est une équation à quatre inconnues. Le flot africain va-t-il se tarir (il a notablement diminué ces deux dernières années) ? Ne va-t-il pas être relayé par un flot turc si la Turquie entrait dans l’Union Européenne, ce qui impliquerait la libre circulation des personnes et interdit toute politique de contrôle ? L’immigration clandestine ne va-t-elle pas prendre une dimension monstrueuse avec des millions de “sans-papiers”, puisque c’est une stratégie qui réussit bien ? Enfin la fécondité des étrangères va-t-elle s’aligner sur la fécondité des Françaises, quand et à quel rythme ?

Sur le plan qualitatif, le problème essentiel est de savoir dans quelle mesure les enfants de ces étrangers vont dépasser le stade de l’insertion pour atteindre celui de l’intégration et de l’assimilation, comme cela s’est passé pour les populations arrivées jusqu’à la Deuxième Guerre mondiale. La concentration de ces allogènes dans certaines régions de France et dans certaines villes comme Marseille ou Roubaix ne porte pas à l’optimisme. Suite

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Eric Besson : "Il n'y a pas de français de souche"

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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 18:15
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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 11:15

Etre français, c'est appartenir à un peuple, le peuple français, qui est :

- un "peuple" (définition) européen, de race blanche, essentiellement d'origine celte, latine et germanique, qui, mis à part les invasions repoussées des Arabes au VIIIe siècle, et des Wikings installés en Normandie, n'a pas connu de modification substantielle pendant quinze siècles, pas d'immigration du VIe au XXe s.
"Du VIe au XIXe siècle, le fond du peuple français est demeuré le même" (Jean Sévillia, Le Terrorisme intellectuel, Collection Tempus Perrin, Paris 2004, p. 141).

- de culture grecque et latine (synthèse de l'ancienne culture païenne),

- et de religion catholique, religion historique et civilisationnelle de la France de 496 à 1848... Via l'alliance du trône et de l'autel en vue du Bien commun (image ci-dessus, sacre de Charles VII, Ste Jeanne d'Arc), ou alliance des pouvoirs temporel et du spirituel, distingués (laïcité chrétienne), mais non séparés (laïcisme gnostique de droit occulte franc-maçonnique, loi de 1905, faussement appelée "laïcité"). Religion catholique, elle-même synthèse de l'hellénisme chrétien et du paganisme
 (particulièrement druidique tel qu'il se pratiquait en Gaule). 


La langue française n'est pas un élément de l'identité nationale "française" car la nation française a préexisté à l'homogénité du langage. La nation française, et avant elle la nation gauloise (Vercingétorix), a pu exister pendant deux millénaires (Gaule gallo-romaine, royaumes des Francs, puis royaume de France) sans qu'il n'y ait aucune unanimité de langue, mais au contraire la plus grande diversité. La langue ne conditionne donc pas l'identité nationale.

Jusqu'au XXe siècle, les Basques, les Bretons, les Corses, les Alsaciens, et d'autres, ne parlaient pas un mot de "français", pourtant ils se sentaient tous "français", ils se sentaient tous appartenir à la nation "française", et lorsque la nation fut en danger à cause d'invasions (Bataille de Bouvines, 1214, première apparition historique du "sentiment national français", Guerre de Cents Ans, Ière Guerre mondiale) tous ces français qui parlaient des langues différentes, décidèrent de défendre la nation française, d'aller se battre pour elle.

- Histoire du peuple français
- "Nous sommes tous des enfants d'immigrés, des descendants d'étrangers"

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 19:46


Une critique visuelle (en anglais) des résultats de la chute des monarchies dans le monde. Alors que les monarchies sont portraitisées comme négatives, lorsqu'elles sont tombées le résultat a été bien plus destructeur en termes de vies humaines et  les dictateurs oppressifs à une échelle encore jamais vue dans l'histoire du monde. Des camps de concentration en Allemagne, aux goulags en Russie, le règne de la Terreur en France, le meurtre des cambodgiens, partout la chute des monarchies a entraîné d'indiscutables souffrances et une monumentale hécatombe pour les gens du monde entier.  
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25 octobre 2009 7 25 /10 /octobre /2009 12:17
Dans un article à Slate.fr du 25 octobre 2009, intitulé "Le Vatican négocie avec ses intégristes", l'auto-proclamé "spécialiste des religions" Henri Tincq écrit :"Personne n'ignore l'état d'émiettement dans lequel se trouve aujourd'hui le milieu catholique intégriste. ... Au fil des ans, la dissidence intégriste est devenue la pitoyable victime des déviations familières à tout groupuscule sectaire". 

Un an auparavant, dans un autre
article au Monde publié le 03 juillet 2008, intitulé "Le pape Benoît XVI et ses intégristes", Tincq écrit du "groupuscule sectaire" (sic) : "Les "tradis" sont toujours là. Largement français à ses débuts - en raison de la nationalité de Mgr Lefebvre et des crispations dans l'Hexagone sur la liturgie moderne -, le phénomène s'est mondialisé. La frontière est de plus en plus poreuse, avec des manifestations de foi et de dévotion encouragées par un Benoît XVI, par un jeune clergé et des communautés dites "nouvelles" qui prônent le retour à la tradition comme mode de résistance à la sécularisation moderne. Les séminaires de la Fraternité saint Pie X, noyau dur du schisme, ont essaimé en Allemagne, en Australie, aux Etats-Unis dans le Minnesota, en Amérique latine. Les générations de prêtres (près de 500) qui en sortent et de fidèles (600 000, de source vaticane) héritiers de cette dissidence se sont renouvelées. Elles sont installées dans plus de trente pays. Typiquement européen, ce modèle d'une Eglise autoritaire, intransigeante, anti-oecuménique et anti-moderne, dominée par la figure du saint prêtre en charge du sacré, s'est exporté. Il est, pour les traditionalistes, le garant de cette part de mystère, d'émotion et de beauté propre à toute tradition et que la "nouvelle messe" aurait sacrifiée. Dans un monde éclaté, le latin y retrouverait un statut de langue universelle et les emprunts aux traditions culturelles, en Inde ou en Afrique, pousseraient vers la "tradition" les fidèles attachés à une liturgie et à un catéchisme uniques." (Fin de citation)
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