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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 18:45

 Le piège mélenchon.

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 17:30

Après les cosmétiques et autres crèmes anti-rides à base de foetus humains, les sodas !

Selon le site actuchretienne.com qui traduit une partie de l’article de lifesitenews.com, Pespi devrait mettre en production une boisson à base de cellules de foetus avortés  :

La société Pepsi, qui doit lancer dans les toutes prochaines semaines sont nouveau produit « Pepsi Next », fait face à un boycott de plus en plus vigoureux des militants pro-vie américains. La compagnie utilise en effet des cellules issues de foetus avortés dans ses recherches pour réhausser le goût de la célèbre boisson. Avec l’aide de l’administration Obama, Pepsi a réussi à obtenir gain de cause.

Dans une décision rendue publique le 28 février, la SEC (Security and Exchange Commission) mise en place par le président Obama a statué: le laboratoire Semonyx, filiale de recherche du groupe PepsiCo’, est autorisé à utiliser des restes de foetus avortés comme rehausseurs de goût. Cet usage est considéré comme des « opérations commerciales ordinaires ».

 

Source: http://www.contre-info.com/incroyable-un-soda-a-base-de-cellules-de-foetus-avortes

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- Cellules embryonnaires et fœtales dans des aliments

- Crème anti-rides au foetus

 

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 17:29
Anonymous expliqué - Alain Soral
Alain Soral remarque qu'Anonymous porte sytmétiquement atteinte à des résistants à l'empire. Derrière les masques, un réseau de trotsko-gauchistes.
 

 

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 17:29
L'imposteur franc-maçon et social-traître trotskyste Mélenchon a fait voter oui à Maastricht.
 
Citation: "Nous allons dans un inconnu plein d'aventure. Qu'il y ait ou non le traité de Maastricht, l'acte unique s'appliquera (Ndlr. Que les Français votent oui ou non, peu importe, le système fera quand même passer l'acte unique... Ca nous rappelle le traité européen rejeté en 2005 mais quand même passé au Parle-ment) Maastricht, c'est le contreproids politique à la libre circulation des capitaux et des marchnadises. Si donc le oui l'emporte, nous irons dans un monde nouveau. Et moi je vous dis comme socialiste que tout commence..."
Alain Soral résume: "Mélenchon est un usurpateur, un anti-ouvriériste haineux, un maçon du Grand-Orient, un apparatchik socialiste, un rentier de la politique, un sénateur, deux fois sénateurs, un élu européen, un trostkyste de la pire espèce."
Alain Soral - Dissection de Mélenchon FEV 2012.avi
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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 22:57
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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 22:56
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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 08:30

Les autorités judiciaires américaines ont annoncé mardi 6 mars 2012 l'inculpation de plusieurs membres d'Anonymous et de LulzSec, qualifiés de pirates de "haut niveau".

 

Cinq d'entre eux ont été inculpés. Un sixième homme, présenté comme le fondateur de LulzSec, et membre influent d'Anonymous et d'Internet Feds, l'américain d'origine portoricaine Hector Xavier Monsegur, 28 ans, arrêté le 7 juin 2011 à New York, a plaidé coupable en août 2011 et coopère depuis à cette enquête.

 

 Dans l'acte d'accusation du procureur on apprend que Sabu n'était pas le seul pseudo de Monsegur, qui utilisait aussi celui de "Xavier DeLeon" et de "Leon". Le document explique son rôle exact dans les attaques, et fait la liste de toutes les attaques auxquelles il a participé, pour le compte d'Anonymous (PayPal, Fox, gouvernements yéménite, zimbabwéen, algérien...) et de LulzSec (Sony, Bethesda, Sénat US...). Monsegur est également accusé d'usurpation d'identité et de fraude.

 

En plus d'être un informateur du FBI (Federal Bureau of Investigation, Bureau fédéral d'Investigation, principal service fédéral de police judiciaire et de renseignement américain), Hector Xavier Monsegur pourrait être un agent de la CIA (Central Intelligence Agency, Agence centrale de renseignement), selon le journaliste du Guardian James Ball, dans un article en anglais, publié le 7 mars 2012 et intitulé "LulzSec's Sabu: 'ask me about the CIA'", "Interrogez-moi à propos de la CIA".

  

Dans son article, James Ball explique que "Sabu - et nous ne pouvons pas même être sûrs que notre correspondant était le vrai Monsegur et pas un agent américain - ne se présentait pas précisément au journal. Plutôt il testait le Guardian, flirtant avec l'idée qu'il aurait pu travaillé pour la CIA.



Sabu a commencé en dénonçant la publication par le Gardian d'allégations vagues de supposées liaisons de la communauté de pirate informatique avec des islamistes. Il a alors changé sa tactique, en demandant pourquoi le journal n'avait pas publié les rumeurs le liant à la C.I.A.

 

Comment ce jeune homme, qui travaille depuis six mois comme informateur pour le FBI après avoir été libéré contre une caution de 50 000 dollars et "qui risque jusqu'à 124 ans de prison en peines cumulées", nous dit-on, peut-il en même temps être un agent de la CIA ? La justice américaine condamnerait-elle un agent de la Cia ? Ou bien, en poussant la question plus loin, la Cia se servirait-elle d'un terroriste du net dans l'intérêt des Etats-Unis ? Dans ce cas-là n'est-ce pas le gouvernement américain lui-même dans son ensemble qu'il faudrait inculper pour actes de terrorisme ?

 

Notre interrogation d'hier à propos des attaques d'Anonymous contre le site du Vatican, prendrait alors tout son sens : "qu’a à voir l’Eglise catholique avec la loi Hadopi, le traité Acta ou les arrestations par le FBI de membres du réseau LulZec ? Pourquoi agresser les sites Internet d’une organisation sous prétexte qu’on ne partage pas son idéal et ses croyances ?" L'Eglise catholique semble être la cible à abattre.

 

- Anonymous : quand la bêtise attaque le Vatican et les cathos

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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 07:53

Machiavel explique, dans son "Discours sur la Première Décade de Tite-Live", que “l’Etat qui devient libre se fait des ennemis”. Quelques Etats d’Amérique Latine, dont le Vénézuela, s’efforcent, depuis peu, de retrouver leurs libertés face à l'emprise des Etats Unis. Le pays vient de franchir un nouveau pas, sur les chemins de la liberté, en sortant du Centre International de Règlement des Différends liés à l’Investissement, émanation de la Banque Mondiale.

Les Etats-Unis ont généralisé, en Amérique Latine, une méthode de domination qui leur a bien réussi en Europe: intégrer des pays au sein de zones de libre-échange où ils leur imposent une dogmatique en trois points. Premier commandement, le libre-échange est obligatoirement associé à la gouvernance démocratique. Deuxième, les dimensions des pays et leurs niveaux de développement n’ont aucune importance. Troisième, l’accord signé avec les pays est toujours très étendu et très contraignant. Très rapidement, il en résulte une double asymétrie qui est le but recherché : entre les Etats-Unis et leurs “partenaires” commerciaux; entre les entreprises américaines et les autres

Les accords voulus par les Etats-Unis sont toujours normatifs et politiques. Ils imposent des réformes sur les politiques publiques et, en particulier, modifient les rapports entre les pouvoirs politiques et les intérêts privés. Leurs accords visent à étendre aux pays-cibles (en pratique cela leur est imposé) tout ce qui est bon pour l’Amérique. Et leur discours insiste sur la nécessaire séparation entre la société civile et la société politique, sur la merveilleuse autonomie du marché qui résout tout avec sa main invisible. Les négociations commerciales arriment donc les Etats à l’économie des USA à travers la promotion du principe concurrentiel comme unique voie d’intégration. Le critère de la nationalité doit disparaître de tous les domaines de la vie, tant dans le commerce que dans celui des investissements ou de la concurrence.

Le projet de zone de libre-échange des Amériques insiste tout particulièrement sur la protection des droits des investisseurs et détaille les procédures de règlement des différends. Il stipule que tout investisseur privé a le droit de poursuivre toute partie contractante et de faire appel aux mécanismes d’arbitrage internationaux, dont la convention CIRDI. Il en résulte que, depuis le début des années 1990, un investisseur américain peut poursuivre un Etat qui applique une politique de préférence nationale, que ce soit dans le choix des pays fournisseurs ou pour le recrutement de personnel ou encore si ce pays filtre les mouvements de capitaux et les transferts de profits et autres revenus.

L’arasement des pays est donc la norme de ce type de projets et les investisseurs américains aplatissent toute culture, détruisent toute communauté, tuent toute vie. Les Etats-Unis veulent s’approprier ce qui les intéresse et détruire leurs concurrents sans qu’il y ait de règles qui s’appliqueraient à leurs propres entreprises. Les normes qu’ils imposent, qu’elles soient comptables ou liées à l’information des actionnaires, de même que la méthode de supervision des marchés, sortent directement des officines privées anglo-saxonnes et n’ont que dédain pour les Etats.

Peu à peu les Etats signataires sont enfermés dans une contradiction mortelle. Ils devraient veiller sur leur peuple, en favorisant leurs entreprises mais, en même temps, se voient imposer la nécessité de garantir le libre-échange et la concurrence étrangère sur leurs marchés. Un triangle d’impossibilités, bien connu en économie internationale, en résulte, entre l’autonomie des marchés, la souveraineté des Etats et la coopération. 

Face à cette situation, on sait qu’en Europe les autorités politiques ont baissé pavillon, acceptant que les acteurs publics perdent leur autonomie en faveur du droit supranational des organisations économiques globalitaires et des mécanismes d’arbitrage contrôlés par ces mêmes institutions supranationales. Dans le cas du Vénézuela, nous venons d’assister à un refus d’être un autre dindon de la farce, un refus de l’asymétrie permanente et systématique en faveur des firmes multinationales et de la destruction corrélative de ses propres structures économiques nationales. 

Les obsessions totalitaires des Etats-Unis ont été clairement exprimées en l’an 2000, dans un article de Robert Bruce Zoellick (aujourd'hui président de la Banque Mondiale après avoir fait un détour chez Goldman Sachs) publié par la revue Foreign Affairs : tout pour le secteur privé ainsi que la création de réseaux d’alliances gravitant autour des USA. Or, peu à peu, émerge la face cachée du choix de ces clauses d’arbitrage des différents. Ne serait-ce pas la corruption, qui est déjà la norme dans toutes les instances internationales? [Ndlr. Sophie Coignard, dans son dernier livre, "L'Oligarchie des Incapables", établit bien l'ingérence croissante, depuis les années 70, du monde des affaires dans la politique - via notamment le pantouflage, le fait pour un haut-fonctionnaire de s'accorder quelques années de travail dans le privé pour gagner plus au risque de gagner moins (!)... et de revenir ensuite dans la politique, en remerciement de ses bons services (!), avec dans ses bagages, bien évidemment son portefeuille d'amis... - et l'explosion simultanée de la corruption].

 

Prenons l'exemple  de l’Organisation Mondiale de la Santé, qui semble être totalement tombée entre les mains du lobby pharmaceutique. L’Union Européenne est elle-même particulièrement corrompue puisque 210 députés avaient demandé de créer une commission pour comprendre les dysfonctionnements liés à la gestion de la crise de la grippe A H1N1. Or, la conférence des présidents a opposé un refus catégorique. 

Le Tribunal Pénal International, ainsi que l’a clairement affirmé et expliqué maître Jacques Vergés, est lui aussi une institution illégale, qui a été instauré par le Conseil de Sécurité pourtant dénué de tout pouvoir judiciaire. De plus, ce tribunal n’a pas de loi, pas de code de procédure, admet des témoins masqués, etc. 

L’ONU enfin n'est pas très claire. Dans une lettre ouverte publiée par la presse libanaise (reproduite récemment dans nos pages), le penseur arabe, Hassan Hamade, a interpellé M. Ban Ki-Moon, le secrétaire général, le traitant, avec d'autres collaborateurs, de voyous.

En quittant le CIRDI, évidemment dénigré par la partie américaine, le Vénezuela préserve d'abord ses intérêts et ne changera rien à ce système d'ensemble. Mais il témoigne pour ceux qui veulent bien entendre: les citoyens du monde.

 

 

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 23:58

Les Anonymous, terroristes du Web, luttaient jusqu’à présent contre la censure et les tentatives de contrôle d’Internet. En lançant depuis deux jours des attaques pour pirater les sites de l’Eglise catholique et du Vatican, ils montrent leur vrai visage : celui du sectarisme et de la bêtise.

Qu’a à voir l’Eglise catholique avec la loi Hadopi, le traité Acta ou les arrestations par le FBI de membres du réseau LulZec ? Pourquoi agresser les sites Internet d’une organisation sous prétexte qu’on ne partage pas son idéal et ses croyances ?

... Personne ne demande aux membres d’Anonymous de se convertir au catholicisme, mais comment justifier une agression aussi gratuite contre une religion et les milliards de personnes qui se reconnaissent dans ses valeurs à travers le monde.

On peut surtout se demander où sont passées les grandes âmes qui dénoncent l’islamophobie ou la judéophobie lorsque le discours politique s’attarde sur les méthodes d’abattage traditionnelles ? Seule la religion catholique peut être attaquée, moquée et dénigrée sans que personne ne réagisse ?

 

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 08:35
Voilà où conduisent à l'ONU, les mesures de sanctions contre l'Iran, ainsi qu'en général la politique occidentale islamophobe et anti-iranienne : le retour des Mollahs. A croire que c'est fait exprès ?...
Vont-elles le regretter ?
 
Alors même qu’Israël accentue ses pressions sur Obama pour  obtenir un feu vert pour des actions militaires contre l’Iran, les ultra conservateurs iraniens s’imposent au Parlement.
Ce sont les adversaires de Mahmoud Ahmadinejad qui, réunis au sein du "Front uni des conservateurs", proches du "Guide suprême" iranien, l'ayatollah Khamenei, ont remporté une majorité de 54 % des sièges du Parlement dés le premier tour, comme le révèle le site khabaronline, réputé proche du Parlement iranien. Ils considèrent le président comme peu sûr religieusement et trop modéré vis-à-vis de l’étranger, et ont donc entamé une offensive, qui devrait pousser la bête noire de l’Occident vers la sortie...
 
 Les régions rurales, où ses discours populistes et nationalistes ont longtemps séduit de nombreux laissés-pour-compte, ont voté à près de 70 % pour la hiérarchie cléricale. Même la ville d'origine du président Ahmadinejad, Ghamsar, lui tourne le dos. Dans cette bourgade du nord du pays, sa sœur, Parvin Ahmadinejad, qui se présentait pour la première fois, a été battue par le clan adverse.

 

"Le vote massif de 30 millions d'Iraniens donne une grande gifle à la figure sale et détestable de l'Occident", a affirmé, dès le lendemain du scrutin, le quotidien gouvernemental Iran, dans une allusion aux pressions politiques, économiques et militaires des pays atlantistes -notamment d'Israël- contre le programme nucléaire controversé de Téhéran.
 "Le régime iranien a remporté son pari de favoriser une forte participation pour ce scrutin législatif", note un observateur bien informé de la scène politique iranienne. Cela fait en effet plusieurs semaines que les médias du pays jouent sur la fibre nationaliste de la population, dans le but de montrer la "force et la détermination du peuple iranien face aux sanctions et aux menaces de frappes".
 
Cette nouvelle coalition de conservateurs avait été modelée par les proches de l'ayatollah Khamenei juste avant l'élection, pour faire face aux proches du président sortant, accusé d'être membre d'un "courant déviationniste", cherchant à limiter le rôle politique du clergé chiite. Une sorte de nostalgique du Shah (NdCR. Ancienne monarchie iranienne) ou de Mustapha Kemal, pour certains mollahs. 
Face à ce nouveau front, les partisans d'Ahmadinejad, unis au sein du "Front de la résistance de la révolution islamique", parti lui aussi créé à l'occasion, n'ont pas fait le poids, avec seulement 4 % des sièges, toujours selon khabaronline; à prendre donc avec prudence. Ce serait alors une véritable déroute et le début de la fin pour le président, car il va devoir composer, durant cette dernière année de mandat, avec une majorité hostile, à l'écoute du Guide suprême, l'ayatollah Khamenei, représentant du Mahdi (12e imam chiite occulté, NDLR) sur terre, tenant déjà les rênes du pouvoir.
 
Ce virage clérical ne peut que renforcer le discours d’Israël en faveur d’une action militaire rapide et déterminante contre les ambitions nucléaires du régime...
 
Recevant le Premier ministre israélien en début de semaine à la Maison Blanche, pour parler de la question délicate du programme nucléaire iranien, le président américain a réaffirmé que l'engagement des Etats-Unis envers Israël était «solide comme un roc». Les liens «entre nos deux pays sont inaltérables», a-t-il complété.
 
Barack Obama a néanmoins souligné «qu'il y a encore une chance pour une résolution diplomatique de cette question». Pour lui, l'Iran n'a pas encore entrepris de mettre au point l'arme atomique. Dimanche, il avait critiqué de façon à peine voilée la multiplication des menaces israéliennes d'attaquer l'Iran. Selon des analystes israéliens, Netanyahu espérait obtenir, lors de cette rencontre, une promesse d'opération militaire américaine contre l'Iran ou, à défaut, un accord tacite pour une attaque israélienne.
 
La mise à l’écart d'Ahmadinejad, si elle intervient et le changement de paysage politique pourraient accélérer les choses et renforcer la détermination de Tel Aviv.
 
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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 09:19

Dans un article publié le 5 mars 2012, et titré : "La mafia calabraise investit la Côte d'Azur", Le Figaro évoque, sur un ton grave, une mafia bien dangereuse... la mafia italienne ou calabraise, qui aurait pris pied en Côte d'Azur. Diantre, rendez-vous compte, "des fugitifs mafieux trouvent refuge au sein de la diaspora italienne en France" !

 

 Les crimes qui leur sont reprochés ? Un meurtre pour l'implantation d'une salle de jeux, "«des opérations immobilières sur la Côte d'Azur» qui «mettait en lumière des liens économiques suspects» avec «des figures du banditisme, des entrepreneurs du bâtiment, des promoteurs» et même des «élus locaux», "des liens avec le milieu corse pour le trafic de drogue", des détentions d'"intérêts dans «des débits de boisson, des restaurants, des plages»", la «vente d'outillages contrefaits de provenance chinoise». Elle serait allée jusqu'à sceller des accords avec les triades qui seraient «à la recherche de débouchés en France». La Côte d'Azur n'est plus seulement une terre de repli. Elle devient une base logistique pour la pieuvre." (Fin de citation)

 

Des crimes, certes très graves.

Quid des crimes d'autres mafias, internationales, crimes jamais présentés au public - les medias étant à la solde de ces mafias et les enjeux étant d'un autre niveau... -, et qui visent à rien de moins qu'à la destruction d'Etats et de nations entières ! Quid de ces crimes mafieux où des milliards sont engagés, volés aux peuples chaque année par des gouvernements dont les représentants devraient être jugés pour haute trahison, via plans de refinancement des banques par l'argent public... par exemple, ou engloutis dans des "mesures d'aides" et "plans de sauvetages" à Etats endettés, mesures visant à mettre ces Etats littéralement à genoux comme la Grèce ? Quid des mafias mettant en cause directement la Troïka (FMI, Commission européenne et BCE) ? L'article du Figaro a pour but ici de détourner l'attention vers des mafias nationales. Parler de la "mafia calabraise" est quand même moins dangereux... et coûte moins professionnellement. 

   

Voici ce qu'écrivait le juif Bernard-Henri Lévy, un "philosophe" bien connu, qui dans un aveu louable, a fort bien exprimé le problème des prédateurs internationaux et autres vampires planétaires (sans les nommer), dans l'un de ces livres, en 1994 :

"Je crois, disait-il, que des Etats entiers tomberont sous les coups des mafias planétaires; et que, si ce n'est pas sous leurs coups, ce sera entre leurs mains. Je crois à un devenir-ghetto du monde, et à un devenir-mafia de la planète... Je crois à l'émiettement du monde. Et à une pulvérisation des Etats. Et à une dissolution des vieilles et pacifiques nations". Et il nous faisait part de son opinion : "Est-ce que ce n'est pas mieux ?" (Bernard Henri-Lévy, La Pureté dangereuse, Grasset, 1994, p. 184).

Dans son livre, "La Mafia juive, Les Grands prédateurs internationaux" (Baskerville, Paris 2008, p. 391)  Hervé Ryssen nous explique que Bernard-Henri Lévy nous déclarait là, "le plus simplement du monde qu'il justifiait les mafias, jugées finalement moins perverses que les Etats et les nations sédentaires. Après tout, ce n'était peut-être rien d'autre que cela, l'idéal des philosophes planétariens : la destruction des nations, et en remplacement, le contrôle de la planète par les mafias transnationales"...

Des mafias bien plus dangereuses que la "mafia calabraise" !

 

Pour lire d'autres développements sur ce sujet, lire : La Mafia Juive d'Hervé Ryssen, livre en commande ici : http://www.librairiefrancaise.fr/product.php?id_product=50 . Les aspects financiers et économiques y sont néanmoins moins envisagés que les crimes plus traditionnels de racket, trafic d'armes, meurtres sours contrat, trafic de drogues, blanchiment, proxénétisme, casinos et discothèques, mafia du porno, kidnapping, cambriolages, trafics de diamants, traite des Blanches, traite des Noirs, trafics d'oeuvres d'art, trafics d'organes, escroqueries en tous genres.

 

Un livre entier reste à écrire sur la mafia bancaire transnationale.

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- John Perkins, confessions d'un corrupteur de nations

- Corrupteurs de nations: La troïka (FMI, Commission européenne et BCE) presse la Grèce d'engager son programme de privatisations

- Jacques Attali et le Gouvernement Mondial sur Europe1  

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 18:53

Voici une vidéo insoutenable postée très récemment sur Facebook (tiens tiens…), présentant des images aussi pathétiques que provocantes, dans laquelle on voit des collaborateurs islamistes des élites pro-NWO et de l’ONU, qui ont renversé et tué Khadafi et des dizaines de milliers de libyens, profaner un cimetière chrétien en Libye !

 

 

Vidéo : Les collaborateurs islamiques (Al CIA et World Cie) des élites profanent un cimetière militaire chrétien (et juif) en Libye, qui était entretenu depuis 60 par le Pouvoir Kadafi, et jettent de l’huile sur le feu dans le cadre du Choc des Civilisations si chère aux planificateurs du NWO qui se frottent les mais en coulisse… – Youtube

Silence assourdissant des médias alignés

BHL et ses acolytes ont en effet permis à des groupuscules se revendiquant d’Al Qaïda de prendre le Pouvoir en Lybie, d’imposer la charia et de liquider les progrès à l’occidentale de Mohamar Khadafi avait instillé dans son pays, l’un des plus riches d’Afrique et des mieux gérés, faut-il le rappeler ?

Il n’est pas surprenant que les grands médias alignés et les sites pseudo-alternatifs du genre Indymedia ou Rue89 censurent jusqu’ici ces images insoutenables :

Ces gens-là avaient soutenu bec et ongles, et soutiennent encore la guerre et les projets néo-mondialistes en Libye, et se gardent bien de montrer ce qui se passe réellement sur le terrain !

Car ce qui se passe en réalité est à l’opposé de leurs prétendues valeurs (quoi que pour certains éléments pro-NWO, la profanation et la destruction de cimetières chrétiens n’est pas si désagréable au regard qu’on pourrait le penser)…

Choc des Civilisations

Au-delà du scandale évident de telles images, sachant que les profanateurs évoluent main dans la main avec l’ONU, c’est bien à une nouvelle étape du Choc des Civilisations que nous assistons, puisque ces images sont reprises par les sites chrétiens (voire aussi des sites juifs) peu informés des manipulations grossières et sataniques (les profanations sont généralement d’inspiration satanique) orchestrées habilement au sommet de la pyramide illuminatie et pro-NWO, qui en profitent bien évidemment pour dénoncer les islamistes extrémistes et profanateurs !

Tout cela a lieu pendant que les élites manoeuvrières et agnostiques, cachées derrière des concepts aussi creux que belliciste de « Libération » se frottent les mains dans les arrière-cours, tout contents de leurs sataniques plans de déstabilisation mondiale !

 

Source (et suite)

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- Exécution de Kadhafi par les alliés islamistes aux cris d’Allah Akbar: L'OTAN et les "alliés" sont bien des démocraties

- Libye post-Kadhafi : La Charia socle de la « démocratie » libyenne de BHL, Obama et Sarko

- Poutine : "Qui a donné la permission de tuer Kadhafi ?"

- "Les Juifs finiront par sombrer" (Kadhafi)

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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 23:59

L'un des candidats à la présidence de l'Egypte, le propriétaire d’une chaîne de télévision égyptienne Al-Faraeen Tawfiq Okacha a fait un discours de campagne dans lequel il a partagé avec les électeurs ses vues historiques, et a expliqué comment les racines mal poussent.

Dans son discours, le candidat a déclaré: « Le principe de Hitler était que la meilleure race doit devenir le maître du monde. Les nazis allemands ont été fondés par ce postulat, dont le but était de dominer et diriger le monde. D'un autre côté, nous avons trouvé que c'est exactement le même principe régie par les Juifs. En fait, leur idéologie est la même. Hitler croyait que les Allemands étaient maîtres du monde, les Juifs croyaient qu'ils étaient les maîtres du monde. Pour cette raison, la bataille s'engagea entre eux ».

Ce candidat à la présidentielle a également déclaré que l'Egypte confronté à la menace de guerre avec les États-Unis, l’Israël et l'Allemagne.

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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 23:58

La réunion inaugurale des 120 membres élus du premier Parlement juif européen, un nouveau forum innovateur où s’exprimeront les idées et les préoccupations des Juifs européens, s’est tenue jeudi 16 février dans le bâtiment du Parlement européen à Bruxelles.


http://www.egaliteetreconciliation.fr/Inauguration-du-premier-Parlement-juif-europeen-a-Bruxelles-10576.html via http://www.dailymotion.com/video/xozqcx_inauguration-du-premier-parlement-juif-europeen-a-bruxelles_news

 

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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 23:57

Le contexte actuel politique et social nous amène à envisager la candidature d’Hommes neufs répondants aux attentes légitimes des Citoyens Français. Les Français sont inquiets et s’interrogent sur leur avenir, devant déjà gérer un quotidien des plus austères. La campagne présidentielle se déroule dans ce contexte particulier de crise économique et identitaire.

Alors, à ce jour, le principe actuel de parrainage permet-il l’exercice légitime de la Démocratie ? La Loi organique du 18 Juin 1976 qui fait que seuls les candidats ayant reçus 500 parrainages et non plus 100 comme il en fut le cas initialement, n’est-elle pas un filtre anti démocratique limitant le principe souverain de la liberté d’expression ?

Fallait-il nous interroger sur le bien-fondé du respect de l’anonymat de ces parrainages ou encore sur le principe du double parrainage mais plutôt sur la légitimité même de ce principe que l’on peut, plutôt, assimiler à une « pré élection » par les élus de la République ?

 

Source et suite: http://www.allianceroyale.fr/articles/actualites/284-communique-de-patrick-de-villenoisy-apres-la-decision-du-conseil-constitutionnel

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Merci à Dominique

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 20:59
Avec ce qu’il faut désormais appeler l’ « affaire Guéant », nous nageons en plein confusionnisme. D’abord parce que Monsieur Guéant a confondu « Civilisation » et régime politique, ce qui, convenons-en, n’est pas tout à fait la même chose…
 
Ensuite, parce que la gauche dénonce des propos inscrits dans l’exacte ligne de ceux jadis tenus par Victor Hugo, Jules Ferry, Léon Blum ou encore Albert Bayet[1]. Pour ces derniers, il existait en effet une hiérarchie entre, d’une part les « peuples civilisés », c'est-à-dire ceux qui se rattachaient aux Lumières et à l’ « esprit de 1789 », et d’autre part ceux qui vivaient encore dans les ténèbres de l’obscurantisme. Jules Ferry déclara ainsi devant les députés le 28 juillet 1885 :
 
« Il faut dire ouvertement qu’en effet, les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures ; mais parce qu’il y a aussi un devoir. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures ».
 
Quant à Léon Blum, le 9 juillet 1925, toujours devant les députés, il ne craignit pas de prononcer une phrase qui, aujourd’hui, le conduirait immédiatement devant les tribunaux :
 
«Nous admettons le droit et même le devoir des races supérieures d'attirer à elles celles qui ne sont pas parvenues au même degré de culture et de les appeler aux progrès réalisés grâce aux efforts de la science et de l'industrie. »
 
Reconnaissons que Monsieur Guéant est bien loin d’avoir tenu de tels propos clairement racistes. La gauche ferait donc bien de balayer devant sa porte et si les représentants de la « droite » avaient eu un minimum de culture, ils auraient pu, en utilisant ces citations et bien d’autres encore, renvoyer le député Letchimy au passé de son propre parti.
 
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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 10:42

"Loin de se faire 'chaude au bras du Pont-Neuf', comme chantait Nougaro, la Garonne commençait à geler, hier, à Toulouse. Certes, toute la largeur du fleuve n'était pas prise dans la glace, mais les experts n'avaient pas constaté ce phénomène depuis plus de vingt-cinq ans." (Source: Sud-Ouest, vendredi 10 février 2012)

 

Un site internet, consacré à la météorologie à Toulouse et ailleurs, rapporte qu'"en janvier 1985... "souvenir de ces grands hivers dont nous ont gratifié les années 80, souvenirs qui semblent aujourd'hui bien brumeux et lointains... la Garonne était alors totalement embaclée (photos 1 et 2), et le canal du midi, pratiquable à pied, sommeillait sous une couche de glace atteignant jusqu'à 20cm d'épaisseur (photos 3 et 4).   

  

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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 20:47

Plus de 200 personnes ont été tuées dans la nuit de vendredi à samedi dans des bombardements à Homs, bastion de l'insurrection, selon l'opposition.

La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, a déclaré aujourd'hui qu'il était temps que le Conseil de Sécurité agisse "avec force" vis à vis de la Syrie, après avoir reconnu les désaccords avec la Chine et la Russie qui ont rejeté au Conseil un projet de résolution condamnant la répression sanglante en Syrie.

 

De leur côté, les autorités syriennes nient avoir bombardé Homs et accusent l'opposition d'avoir mené ces attaques contre la ville pour tenter d'influencer l'ONU. Source

Obama dénonce des "attaques abominables". «Assad doit arrêter tout de suite les tueries et les crimes contre son propre peuple, il doit quitter le pouvoir et permettre la mise en place immédiate d'une transition démocratique», a-t-il insisté dans un communiqué. 

«La communauté internationale doit reconnaître et appuyer le droit du peuple syrien à la liberté, à la sécurité, et au choix de son avenir politique. Ceux qui freineraient l'adoption d'une telle résolution prendraient une lourde responsabilité devant l'histoire», a asséné le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, dans un communiqué, estimant que «le massacre de Homs est un crime contre l'humanité» et que «ses auteurs devront en répondre». 

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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 18:17

Le "petit garçon charmant et affable" Mélenchon, "candidat anti-système" ? Mieux vaut en rire !

 

Jean-Luc Mélenchon lui -et même si les intentions de vote peinent à décoller dans les sondages- a semble-t-il réussi à faire gober cette plaisanterie du « candidat anti-système » à toute une partie de l’électorat de la « gauche de la gauche », électorat désespérément orphelin suite au crash en rase campagne du soufflé Besancenot, et plus encore, depuis la lente et irrémédiable agonie du Parti Communiste Français.

L’espoir est tel, la frustration si forte pour toute une frange de la population française, profondément et sincèrement ancrée « à gauche », qu’il peut en effet être tentant de se laisser abuser, quitte à accepter de regarder avec des yeux de Chimène le premier vieux cheval politicien de retour venu, en l’affublant des habits -bien trop grands pour lui- de pourfendeur des élites mondialisées !

Et tant pis si Mélenchon a clairement et d’ores et déjà indiqué qu’il appellerait de toutes les façons à voter pour le candidat du PS au deuxième tour des présidentielles. François Hollande, candidat de second tour du candidat « anti-système » ?

Rions un peu !

Peu importe que le même Mélenchon ait tout aussi clairement et très récemment prouvé dans les faits, et lors des sénatoriales, qu’il était malgré ses dires prêt à toutes les compromissions pour obtenir quelques strapontins, en renonçant in extremis à présenter des listes concurrentes à celle de « l’union de la gauche » (PS-EELV-PCF) en Ile-de-France. Obtenant, bien évidemment en contrepartie –c’est tout l’intérêt des petits arrangements entre amis- une dizaine de circonscriptions pour les législatives à venir, comme par exemple la 10ème circonscription de l’Essonne, la 3ème de Seine-Saint-Denis ou encore la 3ème de l’Ardèche.

Tout cela n’est bien sûr que vaines anecdotes !

Celui qui se présente comme un homme neuf a plus de trente années de Parti socialiste derrière lui. Mitterrandien de la première à la dernière heure, cofondateur de la Gauche socialiste en 1988 avec… Julien Dray, il a été Membre du Conseil National du PS, du Bureau National du PS, et Secrétaire National du parti durant toutes ces années.

De 1993 à 1995, il a également été directeur politique de l’hebdomadaire du Parti socialiste « Vendredi ».

La belle affaire !

Jean-Luc Mélenchon a un C.V. d’apparatchik politique long comme le bras. Qu’on en juge plutôt :

  • Octobre 1986 – avril 2000 : pendant quatorze ans sénateur PS de l’Essonne (élu en 1986, réélu en 1995).
  • Mars 2000 – mai 2002 : il quitte son mandat de sénateur pour entrer au gouvernement de Lionel Jospin en tant que Ministre Délégué à l’Enseignement Professionnel.
  • Septembre 2004 – janvier 2010 : à nouveau candidat aux sénatoriales, toujours bien entendu sous étiquette PS, il redevient sénateur de l’Essonne.
  • Janvier 2010-à aujourd’hui : il passe sans sourciller de l’Essonne au Sud-Ouest pour être élu Député Européen Front de Gauche.

Durant cette longue carrière politique, pourtant bien déjà remplie, il n’a pas plus que cela été dérangé par le cumul des mandats. Cumul contre lequel il déposa cependant -une fois qu’il n’était plus directement concerné- en 2009 avec d’autres sénateurs une proposition de loi organique… Après tout, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis !

Là aussi, regardons-y d’un peu plus près :

  • 1983 – 2001 : conseiller municipal de Massy (Essonne).
  • 1989 – 1995 : adjoint au maire de Massy.
  • 1985 – 1992 ; 1998 – 2000 ; 2001 – 2004 : conseiller général de l’Essonne pour le canton de Massy-Ouest.
  • 1998 – 2000 : vice-président du conseil général de l’Essonne.

Broutilles que tout cela !

Enfin, cerise sur le gâteau, et après des années de tergiversations, de circonvolutions gênées, de silences confus, de dénégations maladroites, Mélenchon a finalement récemment confirmé son appartenance depuis 1983 à la Franc-maçonnerie (1), au sein de la loge Roger Leray du Grand Orient de France. Comme preuve d’opposition à l’oligarchie, là aussi, on a déjà connu plus évident !

 

Source

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(1) Dans Mélenchon le plébéien, une biographie écrite par Lilian Alemagna (de Libération) et Stéphane Alliès (Mediapart), Jean-Luc Mélenchon parle de son appartenance au Grand Orient de France. "J'y suis entré en 1983", dit-t-il.

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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 10:30
A partir de mars 2012, l’Iran compte augmenter ses dépenses de défense d’environ 2,5 fois, a déclaré le président de la république islamique Mahmoud Ahmadinejad. En attendant, les Etats-Unis ont déployé au Qatar un escadron de bombardiers stratégiques. Les experts estiment que l'opération militaire des pays occidentaux et de l’Israël contre l'Iran est de plus en plus possible, et ses conséquences pour la région et le monde seront imprévisibles.
Les Etats-Unis et leurs alliés continuent de regrouper les troupes et l’équipement militaire dans la région du Golfe. L'armée est arrivée sur l’île de Masirah à Oman, où se trouve la base américaine de l’Armée de l'air. Plus de 10.000 soldats américains sont en train de tester en Israël le système de défense antimissile de ce pays. Plusieurs équipes qui comptent jusqu'à 15.000 personnes stationnent au Koweït.
Une centaine de bombes en béton ont été transportées sur la base américaine de Diego Garcia dans l'océan Indien, et deux groupes aéronavals surveillent la zone du Golfe Persique. Un porte-avions et un sous-marin nucléaire Annapolis, tout comme le destroyer Momsen peuvent s’ajouter à eux. Plusieurs bombardiers se trouvent sur la base américaine au Qatar, ainsi que des avions de transport, des avions de ravitaillement et des systèmes aéroportés d’alerte précoce. Les alliés des États-Unis – la France et la Grande-Bretagne, sont également en train de déplacer leurs forces militaires vers les Emirats arabes unis et l'Arabie saoudite.
«Le conflit armé est tout à fait possible. S’il n’y avait pas eu de conflit en Afghanistan, en Irak ou en Libye, on n’en serait pas si sûrs. Mais maintenant, les États-Unis estiment qu'ils sont suffisamment répété tous les aspects militaires de l’opération de pointe, le blitzkrieg», estime Sergueï Drouzhilovski, professeur à l'Institut d'Etat des relations internationales de Moscou (MGIMO).
 
«Il y a un seul problème: il n’existe pas de «cinquième colonne» en Iran, comme c’était le cas en Iraq ou en Afghanistan. Les bombardements localisés ne sont pas très importants s’il existe des groupes de population qui sont prêts à renverser le régime an collaboration avec les Etats-Unis. Ce genre d’interventions ne donne rien, car il n’y a rien à bombarder. Le seul but – c’est de faire tomber le régime, qui reste comme un os bloqué dans la gorge des Etats-Unis et de tous les pays occidentaux en général. Il s’agit de savoir si oui ou non le peuple iranien serait prêt dans sa majorité à opposer de la résistance à cette agression»
 

En attendant, les dirigeants des services de renseignement  israélien ont rapporté que l'Iran aurait à sa disposition de l’uranium enrichi pour la production de quatre bombes nucléaires, et le programme nucléaire pacifique de la république islamique n’est qu'une couverture. Ce genre de fausses informations est nécessaire pour la création du rôle d’ennemi pour l’Iran aux yeux de l’opinion publique, a indiqué dans un entretien à Voix de la Russie l’expert de l'Institut des études orientales, Vladimir Sotnikov.

 

«La situation est explosive. Il y a des chances qu’une opération militaire contre l'Iran soit menée par l’Israël ou les États-Unis», a-t-il précisé. «Mais ce n'est qu'une possibilité, car les Etats-Unis entrent en phase active de la campagne électorale. Et le président Obama ne va pas prendre le risque de s'impliquer dans un nouveau conflit, surtout que des conflits ne sont pas résolus en Irak et en Afghanistan. Cependant  l'Iran représente une menace majeure pour l’Israël, et ce dernier risque d’arriver à la conclusion qu’il est nécessaire de résoudre le problème par la force. En même temps, les sanctions sévères qui sont déjà en vigueur contre la République islamique pèsent déjà lourdement sur l'économie iranienne. Si, malgré les avertissements de la Russie, de la Chine et d'autres membres responsables de la communauté internationale, ces «têtes brûlées»  décident que le problème devrait être résolu par une intervention militaire, les conséquences seront graves. Cela risque non seulement de provoquer un nouveau conflit régional, mais de conduire à une catastrophe humanitaire de grande échelle au Moyen-Orient. Il s’agit là d’une menace à la stabilité internationale».

 

Les conséquences économiques seront également imprévisibles, car les prix du pétrole vont brusquement augmenter. Et l'embargo sur le pétrole iranien dans l’Union européenne aura des conséquences non seulement pour l'Iran, mais aussi pour l'UE elle-même.

Cependant, il y a encore des chances d’éviter un nouveau conflit armé, même si ces chances sont de plus en plus illusoires. Ainsi, les experts de l'Agence internationale d'énergie atomique (AIEA) se rendront en Iran le 21 février prochain pour discuter du programme nucléaire du pays. L’inspecteur en chef de l’AIEA Herman Nackerts a indiqué que l'organisme entend obtenir des réponses à toutes les questions litigieuses. Toutefois, selon un rapport scandaleux qui a été récemment publié par l’agence, et qui accuse sans preuves l’existence de la composante militaire dans le programme nucléaire de l’Iran, cette visite risque de ne rien arranger. (Source)

 

Comme de 2001 à 2003, les pions se mettent en place pour une attaque meurtrière contre l’Iran, et il suffit de reprendre une carte géographique des bases militaires US au Moyen-Orient pour comprendre que cette guerre est programmée de longue date, que l’étau se resserre, et que les attentats du 11 Septembre ont permis de réaliser ces plans machiavéliques.

Est-ce que cette guerre se fera aussi facilement que la guerre perpétrée contre l’Irak ou encore l’Afghanistan ?

Pas sûr, car l’Iran est un pays beaucoup plus grand, plus peuplé et plus puissant, qui a passé de nombreux accords économiques avec la Russie, la Chine ou des pays sud-américains, et il se pourrait que les élites néo-mondialistes tombent sur un os…

En tout les cas, si personne ne parvient à contrecarrer ces plans satanistes, cette guerre devrait lancer la phase finale de déstabilisation mondiale avec le lancement officiel de la 3ème guerre mondiale et du chaos pré-nouvel-ordre-mondialiste : A partir de cet instant, soit les forces occultes luttant pour Mammon vaincront, plongeant sans doute le monde sous des ténèbres durables, soit les forces de Vérité se réveilleront et s’imposeront, ce qui marquera une défaite cuisante pour les élites néo-mondialistes et sans doute l’avènement d’une nouvelle ère. (Source: http://www.russia.fr/nwo-les-preparatifs-de-guerre-neo-mondialiste-contre-l%E2%80%99iran-s%E2%80%99accelerent.html)

 

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 09:39

La Démocratie en France avant la révolution française s'exerçait à l'intérieur des corps sociaux corporatifs, une démocratie qui a duré 7 siècles non seulement en France d'ailleurs mais dans la majorité des peuples européens surtout à l'ouest.

 

Cette démocratie n'arrangeant pas les nouvelles fortunes financières, ils la firent abolir définitivement dans leur schéma le 4 août 1789, en abolissant les corporations par la suppression des privilèges de celles-ci et des provinces, le peuple a plus perdu le 4 août que la Noblesse et le Clergé.


Source : De la Monarchie et de la Démocratie Pure http://www.democratie-royale.org/


 

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. Marion Sigaut - Comprendre les Lumières : aux sources de la prolétarisation du monde ouvrier

. Démocratie, les deux types de représentation politique

. 1789 : Une aristocratie en chasse une autre, naissance de la bourgeoisie d'affaires et de l'Argent-Roi, la ploutocratie

. Message aux Français (à diffuser massivement)

. 14 juillet 1789 : La Révolution dite "française"

 

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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 15:43
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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 00:01

S’interrogeant sur la façon dont nos pères étaient parvenus, sans secousse et efficacement, à l’acquisition de leurs libertés civiles au Moyen Age, Charles Barthélemy, invoquant les historiens parmi les plus éminents tels François Guizot, Augustin Thierry, Benjamin Guérard ou encore Louis Blanc, nous offre un tour d’horizon du rôle fondateur et, contrairement à une idée reçue, très populaire, exercé dès les premiers siècles de la monarchie par une Église dont les évêques, assurant de hautes fonctions administratives au sein de l’Etat, œuvrèrent alors au profit des intérêts moraux et matériels du peuple

C’est au Ve siècle et à l’avènement de Clovis au trône des Francs que nous prenons le premier anneau de la civilisation dans notre pays ; mais ici jetons un rapide coup d’œil sur l’état de la société romaine à cette époque : quelle profonde décadence ! Les classes aristocratiques périssaient, prodigieusement réduites en nombre, sans influence, sans vertu. Quiconque, dans leur sein, possédait quelque énergie, quelque activité morale, entrait dans le clergé. Il ne restait réellement que le menu peuple romain, plebs romana, qui se ralliait autour des prêtres et des évêques, et formait le peuple chrétien.

C’est dans l’Église et dans son organisation, dès le Ve siècle, qu’il faut chercher le germe et l’idéal de ces libertés nécessaires qui allaient se réaliser successivement avec son concours, et à son exemple. Dans son Histoire de la civilisation en France, François Guizot écrit : « Les deux grandes garanties de la liberté dans une société quelconque, l’élection d’une part et la discussion de l’autre, existaient, en fait, dans la société ecclésiastique du Ve siècle... réelles et fortes, à la fois cause et témoignage du mouvement et de l’ardeur des esprits. Maintenant, mettez cet état de la société religieuse à côté de l’état de la société civile que j’ai essayé de peindre. Je ne m’arrêterai pas à tirer les conséquences de cette comparaison ; elles sautent aux yeux. Je les résumerai en deux traits.

Allégorie de l'Église
Allégorie de l’Église (Speculum historiale, par Vincentius Bellovacensis, 1463)

« Dans la société civile, point de peuple, point de gouvernement ; l’administration impériale est tombée, l’aristocratie sénatoriale est tombée, l’aristocratie municipale est tombée ; la dissolution est partout ; le pouvoir et la liberté sont atteints de la même stérilité, de la même nullité. Dans la société religieuse, au contraire, se révèle un peuple très animé, un gouvernement très actif. La liberté est réelle et le pouvoir aussi. Partout se rencontrent, se développent les germes d’une activité populaire très énergique et d’un gouvernement très fort. C’est, en un mot, une société pleine d’avenir puissant et fécond. »

Après ce double et saisissant tableau des deux sociétés du Ve siècle, si dissemblables, l’une – la civile et la païenne – qui s’en va en morceaux, l’autre – la religieuse et la chrétienne – qui ouvre son âme à une vie nouvelle et forte, Guizot résume ainsi et la situation et la question de la civilisation qui s’en va sans retard, et de celle qui surgit, pleine d’une fécondité sereine : « Le christianisme, dit-il, a été une révolution essentiellement pratique, point une réforme scientifique, spéculative. Il s’est surtout proposé de changer l’état moral, de gouverner la vie des hommes, et non seulement de quelques hommes, mais des peuples du genre humain tout entier. »

C’est principalement dans la préface ou le prologue de la vieille loi salique que l’on saisit, sous une forme épique pleine d’éloquence, le sens véritable et radical (qu’on nous permette cette expression) du programme de l’Église catholique, présidant à la fondation de la liberté dans notre pays de France. En voici un extrait :

« La nation des Francs, illustre, ayant Dieu pour fondateur, forte sous les armes, ferme dans les traités de paix, profonde en conseil, noble et saine de corps, d’une blancheur et d’une beauté singulières, hardie, agile et rude au combat ; depuis peu convertie à la foi catholique, pure d’hérésie ; lorsqu’elle était encore sous une croyance barbare, avec l’inspiration de Dieu, recherchant la clef de la science ; selon la nature de ses qualités, désirant la justice, gardant la piété. La loi salique fut dictée par les chefs de cette nation, qui en ce moment commandaient chez elle...

« Vive le Christ, qui aime les Francs ! qu’il garde leur royaume et remplisse leurs chefs de la lumière de sa grâce ! qu’il protège l’armée, qu’il leur accorde des signes qui attestent leur foi, la joie de la paix et la félicité ! que le Seigneur Jésus-Christ dirige dans les voies de la piété les règnes de ceux qui gouvernent ! car cette nation est celle qui, petite en nombre, mais brave et forte, secoua de sa tête le dur joug des Romains, et qui, après avoir reconnu la sainteté du baptême, orna somptueusement d’or et de pierres précieuses les corps des saints martyrs que les Romains avaient brûlés par le feu, massacrés, mutilés par le fer, ou fait déchirer par les bêtes. »

On le voit, fidèle au précepte de son divin fondateur, le christianisme transformait les lois des barbares, en les vivifiant de son souffle et tournant vers les grandes choses l’activité indomptable, jusque-là mal dirigée, des peuples nouveaux qu’il accueillait dans son sein. Le premier fondement de la civilisation et par conséquent de la liberté des peuples résulte d’un fait essentiel. Selon Guizot, « ce fait, c’est l’unité de l’Église, l’unité de la société chrétienne, indépendamment de toutes les diversités de temps, de lieu, de domination, de langue, d’origine. Singulier phénomène ! c’est au moment où l’Empire romain se brise et disparaît, que l’Église chrétienne se rallie et se forme définitivement. L’unité politique périt, l’unité religieuse s’élève.

« Fait glorieux et puissant, qui a rendu, du cinquième au treizième siècle, d’immenses services à l’humanité. L’unité de l’Église a seule maintenu quelque lien entre des pays et des peuples que tout d’ailleurs tendait à séparer ; du sein de la plus épouvantable confusion politique que le monde ait jamais connue, s’est élevée l’idée la plus étendue et la plus pure, peut-être, qui ait jamais rallié les hommes, l’idée de la société spirituelle ; car c’est là le nom philosophique de l’Église, le type qu’elle a voulu réaliser. »

L’influence du clergé dans l’État, sous les anciens rois de France, est un fait incontestable ; les preuves en éclatent à toutes les pages de notre histoire. « Les principes consolants et la morale bienfaisante du christianisme, ses doctrines démocratiques et libérales, devaient concilier aux prêtres qui les enseignaient le respect et l’amour des peuples ; l’organisation de l’Église, sa hiérarchie, sa discipline, la tenue de ses conciles généraux et particuliers, la richesse de ses revenus et de ses aumônes, lui assuraient un ascendant considérable dans la société. » Ainsi s’exprime l’historien Benjamin Guérard, dans sa préface du Cartulaire de l’église Notre-Dame de Paris, publié en 1850.

Guérard était loin d’être un « clérical » ; mais ses recherches et sa science approfondie du Moyen Age, étudié par lui aux sources, l’ont amené à tracer du rôle de l’Église dans la civilisation française et dans la conquête des droits et des libertés des citoyens un tableau d’une grande largeur de vues d’un grand intérêt. Le clergé n’eut une si grande influence sur les masses comme sur les individus que parce qu’il se montra d’abord et resta populaire dans la meilleure et la plus sympathique acception de ce mot, tant profané depuis, écrit Charles Barthélemy dans Erreurs et mensonges historiques ; c’est dans l’Église et par les actes du clergé, non moins que par sa voix, que furent promulgués et mis en pratique les grands principes de la liberté, de l’égalité et de la fraternité.

Outre le pouvoir, la considération et la vertu – qui sont déjà de grandes sources de popularité pour une institution –, le clergé offrait aux masses une puissante garantie pour leurs intérêts, mieux encore, un rôle à jouer en personne, une place où elles se sentissent à elles et chez elles. C’est là surtout la clef de l’histoire du peuple en France pendant les cinq premiers siècles de la monarchie mérovingienne, dont on ne peut vraiment connaître l’histoire que par l’histoire même du culte, des institutions et des usages de l’Église. Les intérêts et les passions – ces deux grands leviers de toute société à ses débuts – s’agitaient alors dans l’Église et dans ses temples ; c’était là que se trouvaient le mouvement et la vie ; là se montrait et se révélait le peuple, c’est-à-dire la majorité de la nation.

Benjamin Guérard affirme qu’ « au moment de la conquête des Gaules par les Francs, le peuple romain avait perdu sous les empereurs à peu près tous ses droits politiques ; il était gouverné despotiquement. Les libertés municipales elles-mêmes étaient devenues souvent plus onéreuses que la servitude, et les magistrats désertaient la curie, en même temps que les citoyens abandonnaient la cité... L’autorité centrale et l’autorité locale expiraient en même temps ; enfin l’ordre civil périssait tout entier. La religion chrétienne, au contraire, après s’être répandue dans toutes les provinces de l’Empire, était déjà florissante. Toute ville gauloise que décorait le titre de cité avait son évêque, et les villes secondaires ainsi que les bourgs possédaient des églises et des prêtres subordonnés ; la hiérarchie et le pouvoir ecclésiastique étaient constitués partout, et la nouvelle société religieuse était assise sur des bases aussi larges que solides.

« Ce fut alors que le peuple, dépossédé depuis longtemps de sa tribune et de ses comices, éloigné de la curie, privé dans l’Occident de protection et de magistrats ; opprimé, dépouillé, persécuté, exclu de partout et ne possédant plus rien d’assuré dans l’État, chercha refuge dans l’Église, et déposa entre les mains des prêtres son gouvernement, ses affaires et tous ses intérêts. Voilà pour ce qui concerne les Gallo-Romains. Quant aux Francs de Clovis, tout le monde sait qu’au lieu de piller les églises et les monastères, comme firent plus tard les Danois et les autres peuples du Nord, ils respectèrent en général assez bien ce qui appartenait au clergé, et qu’à leur approche on ne vit pas, comme au IXe et au Xe siècle, les prêtres emporter les objets de leur culte... Bientôt même les Francs se firent chrétiens, et l’Évangile ne compta plus que des adhérents chez les vainqueurs et chez les vaincus. »

La population, une fois entrée dans l’église, y trouva tout ce qui pouvait l’y retenir et l’y captiver. La pompe des cérémonies religieuses amenait la foule au pied des autels et servait souvent à la conversion des Barbares – la reine Clotilde, femme de Clovis, fit orner l’église de tapisseries, pour le baptême de son premier enfant, afin d’amener plus facilement à la foi, par ce spectacle, le roi son époux, que la prédication ne pouvait fléchir, explique Grégoire de Tours. Mais, outre que le peuple était attiré dans l’église et vers les ministres de la religion par les cérémonies du culte et leur touchante magnificence, on le voyait se porter de lui-même dans les temples pour d’autres motifs encore que ceux de la piété, et voilà pourquoi – comme on va bientôt le comprendre – les institutions ecclésiastiques non moins que le culte contribuaient à la popularité du clergé.

L’Eglise se prêtait complaisamment aux penchants, aux mœurs, à l’esprit, aux besoins des populations et savait se départir à propos en leur faveur de son austérité et même de sa gravité. Les ventes, les donations et tous les actes publics ou privés des citoyens étaient passés et mis en écrit dans les églises. C’était au coin de l’autel que les affranchissements étaient célébrés ; de manière que le serf, après avoir trouvé dans le temple un asile contre la colère de son maître, venait encore y recevoir le bienfait de la liberté. Les églises servaient d’archives publiques. On allait donc au temple non seulement pour les offices, mais pour ses affaires ; c’était à la fois pour le peuple son forum et son hôtel de ville.

Ici nous abordons une question sur laquelle on a beaucoup écrit, un usage que trop à la légère on a flétri du nom d’abus, mais qu’il importe d’éclaircir pour en chercher le vrai sens et la portée profonde ; nous avons indiqué le droit d’asile, que les églises avaient hérité de l’antiquité la plus reculée et que le clergé se montra toujours si justement jaloux de leur conserver. L’asile, d’après la loi de l’empereur Théodose le Jeune (23 mars 431), comprenait non seulement l’intérieur du temple, mais encore toute l’enceinte du lieu sacré, dans laquelle étaient situés les maisons, les galeries, les bains, les jardins et les cours qui en dépendaient. Le droit d’asile dans les églises fut confirmé par les rois des Francs et par les conciles.

Ceux qui se réfugiaient dans les asiles étaient placés sous la protection de l’évêque, devenu pour ainsi dire responsable des violences qui leur seraient faites. Les voleurs, les adultères, les homicides même n’en pouvaient être extraits, et ne devaient être remis aux personnes qui les poursuivaient qu’après que celles-ci avaient juré sur l’Évangile qu’elles ne leur feraient subir ni la mort, ni aucune mutilation. L’esclave réfugié n’était rendu à son maître qu’autant que celui-ci faisait serment de lui pardonner.

« Dans ces temps barbares, où l’offensé se faisait lui-même justice, où souvent une vengeance terrible et prompte suivait un tort assez léger, où la force était la loi de tous et les sentiments d’humanité affaiblis et même éteints dans le cœur du plus grand nombre, il était bien que l’Église pût accueillir et mettre en sûreté chez elle le malheureux qui venait lui demander un refuge, afin de donner à la colère le temps de se calmer, ou de soustraire le faible et le pauvre à l’oppression de l’homme puissant. Les asiles, qu’elle tenait continuellement ouverts, étaient moins souvent alors des remparts pour l’impunité que des abris contre la persécution. »

Cette remarque de Benjamin Guérard dans la préface de son Cartulaire est très judicieuse ; il aurait pu insister, en même temps, sur l’horreur de l’Église pour le sang – horreur qui, chez-elle, allait si loin qu’elle faisait tous ses efforts pour arracher à la peine de mort des coupables qu’au XXe siècle l’échafaud réclamait encore – tels que les homicides. Les asiles étaient cependant quelquefois violés ; mais il était rare qu’ils le fussent impunément, et qu’un pareil sacrilège ne soulevât pas contre ses auteurs le clergé et la population. Presque toujours ces lieux offraient, de fait aussi bien que de droit, une parfaite sûreté, même aux plus grands coupables, même à ceux que poursuivait la vengeance des rois.

Saint Grégoire de Tours, menacé de la colère de Chilpéric et de Frédégonde, s’il ne chassait le duc Gontran-Boson et le prince Mérovée de la basilique de Saint-Martin, résista d’une manière énergique à toutes les menaces ; il aima mieux voir sa ville et tout son diocèse pillés, dévastés, mis à feu par l’armée royale, que de porter atteinte à l’asile du saint évêque. « Ainsi, l’autorité civile venait expirer devant un tombeau, et le pouvoir d’un saint était plus fort et plus populaire qu’aucun pouvoir de l’État. Le peuple, témoin de cette suprématie, qu’il assurait par son concours, se glorifiait de sa force dans celle de ses prêtres et de ses libertés dans les institutions de l’Église », explique Guérard dans Du droit d’asile, thèse publiée en 1837.

Autre source de popularité pour l’Église et de protection pour le peuple : les fonctions publiques, l’enseignement et les lettres étaient entre les mains du clergé. L’Église – c’est un fait incontestable et incontesté – fut, non seulement sous les Mérovingiens et les Carolingiens, mais encore longtemps après, le seul dépôt des lettres et des connaissances dans la société. Cet avantage augmentait l’influence que le clergé avait d’ailleurs, dans l’État, et lui assurait la possession d’un grand nombre de places dans le gouvernement, et même les premières dignités de la monarchie. Le roi prenait souvent ses ministres parmi les évêques, et c’étaient des ecclésiastiques qui remplissaient nécessairement la plupart des offices de chancellerie et des autres administrations. Les prêtres seuls dirigeaient encore l’école du palais, les écoles des églises et généralement tous les établissements d’instruction publique. « Les prêtres, dit Théodulf, évêque d’Orléans, tiendront des écoles dans les bourgs et dans les villages, et enseigneront avec charité les enfants qui leur seront envoyés, sans rien exiger des parents ni recevoir que ce qui sera offert volontairement. »

Prière du clergé
Prière du clergé (Vigiles de Charles VII, par Martial d’auvergne, 1484)

L’instruction est certes une source de bienfaits à répandre sur les intelligences ; mais il y a dans l’humanité des besoins matériels à satisfaire, nombreux, pressants, sans cesse renouvelés, quotidiens, car le nombre des pauvres est immense à toutes les époques, et peut-être encore plus à la nôtre qu’en ces temps reculés. Eh bien, les richesses du clergé étaient là pour soulager toutes ces infortunes, que sanctifiait à ses yeux le souvenir de la pauvreté du Christ et des premiers apôtres (NdCR. le paiement de la "dîme" était la sécurité sociale du Moyen Âge). Les richesses du clergé en France étaient très considérables dès les commencements de la monarchie mérovingienne. Déjà, sous le règne de Clovis, l’église de Reims possédait de vastes domaines, et son trésor était si bien rempli, que saint Rémi, son évêque, ayant refusé de recevoir à titre gratuit la terre d’Épernay, qu’un seigneur voulait lui donner, la paya cinq mille livres d’argent. Rien, dans les détails de cette acquisition, ne donne lieu de la considérer comme un fait extraordinaire.

Les évêques, en leur qualité de suprêmes administrateurs des biens de leurs églises, jouissaient d’abord d’une grande influence par les richesses dont ils disposaient ; ensuite leur dignité, la première dans l’ordre civil aussi bien que dans l’ordre ecclésiastique, leur assignait le plus haut rang dans l’État ; enfin leur élection, qui se faisait régulièrement par le suffrage du clergé et des fidèles, leur assurait la faveur populaire. Les revenus ecclésiastiques étaient divisés en quatre parts. La première seule appartenait à l’évêque, la seconde était pour son clergé, la troisième pour les pauvres de l’Église, et la quatrième pour l’entretien des édifices consacrés au culte.

« Partout la part du pauvre était réservée dans les revenus ecclésiastiques, et lorsqu’elle ne suffisait pas, elle devait être accrue des autres fonds dont le clergé avait la disposition. Nourrir tous les indigents et secourir tous les malheureux, telle était la mission de l’Église, qui, pour la remplir, dut quelquefois se dépouiller de ses biens et mettre en gage jusqu’aux objets les plus précieux du culte », explique Guérard. Une des plus belles œuvres, à cette époque ; une des plus méritoires et qui atteste le mieux de sa charité, c’est celle du rachat des captifs. Les sommes que le clergé y consacrait, d’après l’injonction expresse des conciles, étaient souvent très considérables ; il lui était même permis, pour satisfaire à cette obligation, de mettre en gage jusqu’aux vases sacrés des églises.

Aussi, dans ces siècles de fer, où les populations étaient emmenées captives comme des troupeaux à la suite des armées et partagées comme un butin entre les soldats, on voit les évêques épuiser leurs trésors pour les délivrer des liens de l’esclavage. Saint Épiphane, évêque de Pavie, délivre, en 494, dans les Gaules, par ses instances auprès du roi Gondebaud ou à prix d’argent, plus de six mille Italiens que les Bourguignons retenaient en captivité. Le prêtre saint Eptade, originaire d’Autun, rachète plusieurs milliers d’Italiens et de Gaulois emmenés pareillement en esclavage par les Bourguignons, et ensuite une foule de captifs que les Francs de l’armée de Clovis avaient faits dans leur guerre contre les Visigoths. En 510, saint Césaire, évêque d’Arles, distribue des vêtements et des vivres à une immense multitude de prisonniers francs et gaulois tombés au pouvoir des Goths, et les rachète ensuite avec le trésor de son église, que son prédécesseur Éonius avait amassé. Puis, ayant reçu de Théodoric, roi des Ostrogoths, trois cents sous d’or avec un plat d’argent du poids d’environ soixante livres, il vend le plat, achète la liberté des captifs dispersés dans l’Italie, et leur procure des chevaux ou des chars pour les ramener dans leurs foyers. Dans le siècle suivant, saint Éloi rachetait les prisonniers saxons et les affranchissait devant le roi.

Guérard nous révèle encore que « le clergé n’avait alors que trop d’occasions d’exercer sa charité ; s’il savait acquérir des richesses, l’histoire témoigne qu’il savait également s’en dépouiller d’une manière vraiment évangélique... Les faits de la nature de ceux que j’ai rapportés sont très communs, et l’esprit qui les a provoqués n’a pas cessé d’être celui de l’Église », laquelle, « en prenant à sa charge et pour ainsi dire chez elle les veuves, les orphelins et généralement tous les malheureux, ne pouvait manquer de les avoir dans sa dépendance ; mais ce qui devait surtout lui gagner le cœur de ses nombreux sujets, c’est qu’au lieu d’être humiliée ou embarrassée de leur cortège, elle s’en faisait honneur et proclamait que les pauvres étaient ses trésors. (NdCR. D'où l'expression médiévale "Nos Seigneurs les pauvres").

« Elle couvrait aussi de sa protection les affranchis, et frappait d’excommunication le seigneur et le magistrat qui opprimaient l’homme faible ou sans défense. Lorsque des veuves ou des orphelins étaient appelés en justice, l’évêque ou son délégué les assistait à la cour du comte et empêchait qu’on ne leur fît aucun tort. L’archidiacre ou le prévôt des églises devait visiter tous les dimanches les prisonniers et subvenir à leurs besoins avec le trésor de la maison épiscopale. Aux trois grandes fêtes de l’année, savoir : à Noël, à Pâques et à la Pentecôte, les évêques faisaient ouvrir les prisons aux malheureux qu’elles renfermaient.

« Quoique l’aliénation des biens ecclésiastiques fût interdite au clergé, néanmoins le concile d’Agde, dans un esprit vraiment libéral et de charité, permit aux évêques d’affranchir les esclaves appartenant à leurs églises et de leur donner en même temps, pour vivre, un fonds de terre de la valeur de vingt sous d’or. De plus, le clergé instituait des infirmeries pour les malades et des hospices pour les voyageurs. Il défrichait la terre et peuplait les déserts de colons ; et comme son administration était en général régulière et paternelle, une foule de personnes renonçaient à leurs biens et souvent à leur liberté, et accouraient se ranger sous les lois des églises et des monastères.

« Souvent aussi les évêques usaient de leur puissante intervention auprès du prince en faveur de leurs concitoyens. Ce fut à la demande de Désiré, évêque de Verdun, que le roi Théodebert fit aux commerçants de cette ville l’avance d’une somme de sept mille sous d’or qui les sauva de leur ruine, et qui, plus tard, leur fut remise en entier lorsqu’ils en offrirent le remboursement. D’autres fois les évêques faisaient servir leur autorité et leurs trésors au rétablissement du calme dans les cités. » Ce rôle de paix, le clergé le remplissait souvent au milieu d’une société livrée, sous l’empire des institutions germaniques, à toutes les horreurs des vengeances privées.

En résumé, ce qui devait d’abord assurer la popularité au clergé, c’étaient ses maximes en faveur du peuple, d’après lesquelles l’homme pauvre et l’esclave étaient élevés au même rang que l’homme riche et que le maître, estimés autant qu’eux, appelés à la même destinée et recommandés également à l’amour de tous les fidèles. L’égalité se trouvait dans l’Église. Ce qui rendait ensuite le clergé populaire, c’étaient les cérémonies du culte et les institutions ecclésiastiques dont nous avons parlé, et qui se perpétuèrent jusqu’aux premiers siècles de la dynastie capétienne, à travers les temps les plus difficiles de notre histoire.

Nous arrivons ici à une question délicate, celle de l’excès et parfois de l’abus du pouvoir ecclésiastique en ces temps reculés. Et d’abord, il ne faut jamais confondre l’abus avec l’usage légitime, en prenant l’un pour l’autre, ni attribuer à l’institution même ce qui n’est que le fait ou la faute des hommes, et encore de bien peu d’entre eux. Comme le dit Benjamin Guérard, avec une haute raison : « Quant au reproche que l’on a fait à l’Église de son pouvoir, il me paraît injuste ou du moins fort exagéré. A la vérité, ce pouvoir était immense… Cependant qu’on jette les yeux sur ce qui était à côté du clergé, et qu’on juge si l’autorité placée dans les mains laïques s’exerçait avec plus de justice, de douceur et d’intelligence. Certainement le clergé abusa de la sienne ; mais qui n’abusait pas alors, et de quoi ne faisait-on pas abus ? Les rois, les grands, les seigneurs, et plus tard les communes et les états généraux, ont ils montré plus de modération ?... On est forcé de reconnaître que le clergé a beaucoup moins excédé ses droits que les autres ordres de l’État.

« Les armes spirituelles, les seules qui fussent proprement à sa disposition, doivent être considérées comme ayant été essentiellement utiles et bienfaisantes. Longtemps elles ont protégé les populations non moins que l’Église, et servi de rempart contre la force brutale qui opprimait la société. Qui pourrait, par exemple, accuser d’abus les évêques de la province de Reims, lorsque, après la guerre de 923, entre les rois Charles le Simple et Robert, ils imposaient une pénitence de trois années aux Français qui s’étaient battus entre des Français ?

« Dans les actes ecclésiastiques, l’excommunication n’est d’ordinaire que la sanction des lois les plus humaines et les plus tutélaires. Ainsi, en 988, elle est prononcée par le clergé d’Aquitaine contre les brigands qui ravageaient le pays ; en 1031, le célèbre concile de Limoges interdit, sous la même peine, les guerres privées des seigneurs, si funestes aux habitants des campagnes ; dix ans après, d’autres conciles, en instituant la trêve de Dieu, la placent sous la protection des foudres de l’Église – conciles des années 1041 et suivantes. Enfin, dès l’an 855, le troisième concile de Valence frappait le duel d’excommunication – canon XII. » Ce qui a surtout fait la force de l’Église de France, et lui a assuré une popularité dont les effets tournaient tous au profit des intérêts moraux et matériels des masses, c’est que cette Église était profondément nationale.

Les évêques et les prêtres avaient, en vertu même de leur caractère religieux, une part très grande dans l’administration des affaires publiques. Tout le pouvoir dont ils jouissaient n’était pas usurpé, car ils en tirèrent une grande partie de la loi ; et au lieu de s’en servir pour empêcher ou retarder les progrès de la civilisation, ils s’opposaient de tous leurs efforts à l’envahissement des ténèbres qui menaçaient de couvrir toute la chrétienté. Les institutions de l’Église n’étaient d’ailleurs si populaires et par conséquent si aimées que parce que le peuple trouvait peu de sûreté du côté de la juridiction civile.

« Et quelles autres institutions pouvaient lui être plus chères que celles de l’Église ? Quel autre édifice que le temple lui rappelait des idées de bienfaisance, d’ordre et de paix ? Tous avaient sujet d’aimer le temple. Pour le serf, c’était un asile contre la cruauté de son maître ; c’était aussi le lieu dans lequel un jour peut-être il recouvrerait sa liberté. C’était là que l’affranchi, après avoir retrouvé la sienne, trouvait la protection dont il avait besoin pour la conserver, tandis que l’homme libre lui-même y voyait la garantie officielle que réclamaient la sûreté de sa personne et la possession de ses biens. Les pauvres y venaient chercher du pain, et les malades la santé. C’était le centre de tous les intérêts, le refuge de tous les malheureux... Attenter au temple, c’eût été à la fois attenter à la religion, à la société, à tous les droits nationaux et populaires... L’Église était la colonne du Moyen Age, sans laquelle l’édifice social et la civilisation antique fussent tombés ensemble dans l’abîme.

« Ne perdons pas de vue que les institutions qui, dans les temps modernes, et principalement de nos jours, ont agité les peuples, les touchaient alors fort médiocrement et leur étaient non seulement indifférentes, mais encore incommodes, onéreuses, antipathiques. On préférait de beaucoup l’assemblée des fidèles à celle des scabins (échevins, magistrats) ou des hommes d’armes ; on fuyait les plaids et les champs de mars ou de mai pour accourir aux temples ; on était bien plus puni d’être privé dans l’église de son rang, de la participation aux offrandes, aux eulogies, à la communion, que du droit de porter les armes et de juger ; en un mot, on tenait bien plus à l’exercice de ses droits religieux qu’à celui de ses droits politiques, parce que l’État religieux était bien supérieur à l’état politique, et que, hors de l’Église, tous les devoirs et tous les droits de l’homme étaient à peu près méconnus », écrit l’historien Guérard.

Reprenant en 1877 ces propos de Guérard, Charles Barthélemy estime qu’en les proclamant hautement, un tel aveu est d’autant plus précieux à recueillir et à enregistrer, qu’il répond avec une irrésistible éloquence, celle même des faits, à tout ce qui jusqu’ici a pu se dire ou s’écrire contre le rôle du clergé dans notre pays, à tous les âges de notre histoire. Mais, ajoute-t-il, où M. Guérard nous semble avoir le mieux compris et proclamé le grand rôle de l’Église dans la revendication des droits de l’homme, c’est dans cette page que lui a été dictée le spectacle des utopies dangereuses de 1848 :

Laïques et clergé apportant des richesses à un roi qui soulève ses mains en refus
Laïques et clergé apportant des richesses à un roi qui soulève ses mains
en refus (Le Livre de bonnes mœurs, Jacques Legrand, 1490)
« Ce qu’aucun gouvernement ne ferait aujourd’hui qu’en courant le risque de bouleverser la société, l’Église le faisait tous les jours dans le Moyen Age, sans la compromettre, et même en la rendant plus tranquille et plus stable. Quelle monarchie, quelle république pourrait, par exemple, proclamer impunément ce dangereux droit au travail qui paraît menacer notre civilisation ? Eh bien, l’Église osait plus encore. Des deux grandes classes dans lesquelles la population fut de tout temps divisée, savoir, les riches et les pauvres, l’Église ne craignait pas de se charger de la dernière. Elle mettait dans son lot tous ceux qui n’avaient rien, et s’inquiétant peu pour elle de leur nombre ni de leur exigence, elle leur disait que ses biens étaient à eux ; elle les installait chez elle ; elle s’obligeait à les nourrir et réglait leur part, sans craindre qu’ils n’en fussent bientôt plus contents et qu’ils ne voulussent à la fin tout avoir. Effectivement, malgré le danger de tels principes, le clergé sut rester riche au milieu de ces misérables et faire respecter par eux ses richesses et son autorité... Ce qui favorisait le plus le respect de l’Église, ce qui constituait véritablement sa force, c’était la foi de ses peuples ; et cet article de sa constitution : Beati qui lugent [Heureux ceux qui pleurent], ne les consolait pas moins que sa charité. »
De son côté, l’historien et géographe Théophile-Sébastien Lavallée écrit dans son Histoire des Français : « La monarchie de l’Église fut le commencement de la liberté ; elle n’avait rien d’étroit et de personnel ; elle fut le plus beau triomphe de l’intelligence sur la matière, et eut la plus grande influence sur la révolution plébéienne qui enfanta les communes et les républiques du Moyen Age. »
Pour Barthélemy, ce que le clergé voulut étouffer, dès le principe, ce fut ce fatal symptôme de centralisation à outrance qui a fait le malheur de notre pays, et qui semble impossible à ruiner ; car, si ce mécanisme cesse, la révolution s’empare aussitôt de toutes les forces matérielles et jette la nation dans l’anarchie, sous prétexte de lui rendre le libre exercice de ses droits.

Eh bien, la centralisation n’existait pas au Moyen Age, grâce au vaste système des communes créées par le clergé national, lance-t-il, ajoutant que c’est précisément ce qu’un autre célèbre historien, Augustin Thierry, a fait voir en une page lumineuse et saisissante, que voici : « Ces formules dont notre langue est depuis si longtemps déshabituée semblent presque, au premier abord, n’être que des fictions oratoires ; et tel doit être notre sentiment, à nous Français, qui, depuis tant d’années, ne connaissons plus de droits que les droits proclamés à Paris, de libertés que les libertés sanctionnées à Paris, de lois que les lois faites à Paris.

« Pourtant ce n’était point alors des mots vides de sens ; alors le patriotisme français redoublait en effet, dans un patriotisme local qui avait ses souvenirs, son intérêt et sa gloire. On comptait réellement des nations au sein de la nation française : il y avait la nation bretonne, la nation normande, la nation béarnaise, les nations de Bourgogne, d’Aquitaine, de Languedoc, de Franche-Comté et d’Alsace. Ces nations distinguaient, sans la séparer, leur existence individuelle de la grande existence commune ; elles se déclaraient réunies, mais non subjuguées ; elles montraient les stipulations authentiques aux termes desquelles leur union s’était faite ; une foule de villes avaient leurs chartes de franchises particulières ».

Edmond Demolins, disciple du précurseur de la sociologie française Frédéric Le Play, écrit quant à lui dans Les libertés populaires au Moyen Age : « Ainsi, tandis que la France antique avait connu tous les avantages de la démocratie, sans en ressentir les inconvénients, il nous était réservé d’en avoir tous les inconvénients sans en avoir les avantages. Quelle étude que celle qui montrerait l’amour que le vieux peuple de France portait à cette royauté nationale, qui était véritablement son œuvre, et la confiance que celle-ci témoignait en retour aux gens des bonnes villes, aux hommes du tiers état ! L’on verrait combien étaient alors rapprochées par la religion ces deux puissances, aujourd’hui si divisées, le pouvoir et le peuple. »

Barthélemy y ajoute une parole du roi Philippe-Auguste : « Il est de la dignité d’un roi de conserver avec zèle dans leur intégralité et dans leur pureté les libertés, les droits et les anciennes coutumes des villes. »

Puis de citer un autre souverain, le roi saint Louis prodiguant quelques recommandations à son fils appelé à régner : « Cher fils, s’il avient que tu viennes à régner, pourvois que tu sois juste ; et si quelque querelle, mue entre riche et pauvre, vient devant toi, soutiens plus le pauvre que le riche, et quand tu entendras la vérité, ce fais-leur droit. Surtout, garde les bonnes villes et les coutumes de ton royaume dans l’état et la franchise où tes devanciers les ont gardées, et tiens-les en faveur et amour. »

Charles Barthélemy, regrettant d’avoir dû brossé trop rapidement un tableau des droits de l’homme au Moyen Age, conclut en citant le « publiciste et peu clérical » mais éminent historien, journaliste et homme politique Louis Blanc, député sous la IIIe République, s’exprimant ainsi au sujet des corporations d’ouvriers au Moyen Age : « La fraternité fut l’origine des communautés de marchands et d’artisans. Une passion qui n’est plus aujourd’hui dans les mœurs et dans les choses publiques rapprochait alors les conditions et les hommes : c’est la charité. L’Église était le centre de tout ; et quand la cloche de Notre-Dame sonnait l’Angelus, les métiers cessaient de battre. Le législateur chrétien avait défendu aux taverniers de jamais hausser le prix des gros vins, comme une boisson du menu peuple ; et les marchands n’avaient qu’après tous les autres habitants la permission d’acheter des vivres sur le marché, afin que le pauvre pût avoir sa part à meilleur prix. C’est ainsi que l’esprit de charité avait pénétré au fond de cette société naïve qui voyait saint Louis venir s’asseoir à côté d’Etienne Boileau, quand le prévôt des marchands rendait la justice. »

 

Source: http://www.france-pittoresque.com/spip.php?article5594

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La femme au Moyen Âge et sous l'Ancien Régime : l'exclusion des femmes ne date pas des "siècles obscurs" mais vient plus tard, de la modernité

C'est la droite légitimiste et traditionaliste qui la première prend la défense des travailleurs

Le mythe de la République 'sociale'

La vraie raison de la loi du 4 août 1789 dite de "suppression des privilèges"

 

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 19:20

Vu sur un site patriotique catholique polonais : http://marucha.wordpress.com/2012/01/21/jak-wyglada-wegierska-%E2%80%9Efaszystka/#comments

 
Titre de l’article : A quoi ressemble une « fachiste » hongroise

Discours de l’eurodeputé hongroise Krisztina Morvai du parti Jobbik (Mouvement pour une meilleure Hongrie)



 

Traduction Christroi. "La Hongrie n'est pas la raison de l'échec total de l'Union européenne et de l'écroulement (collapse)de votre système. Non, ce n'est pas la Hongrie. C'est plutôt vous les députés de l'Union européenne qui avez pris toutes ces désisions qui ont conduit à plus de chomage, plus de pauvreté, plus de souffrances à travers l'Europe. Alors c'est très intéressant et curieux que vous, vous nous enseignez la démocratie. Qu'est-ce que la démocratie ? La démocratie c'est la représentation des gens. Qui représentez-vous mesdames et messieurs ?  Vos peuples, en Grèce, au Portugal, les pauvres au chomage, souhaitent-ils vous voir assis ici pour des heures et des heures, dépenser toutes les ressources de l'Union européenne...

Ne voudraient-ils pas vous voir confesser vos propres péchés ? Au lieu d'enquêter sur la souveraineté et l'auto-détermination de la Hongrie, pourquoi n'examinez-vous pas vos âmes, vos décisions ? Pourquoi n'examinez-vous pas ce qui pourrait arriver à l'Europe, aux pauvres, et comment vous pouvez réparer toutes ces souffrances que vous causez." Krisztina Morvai, député hongroise au Parlement européen, membre du Jobbik (Mouvement pour une meilleure Hongrie) contre l'intégration de la Hongrie à l'Union européenne.

 

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Qui est Krisztina Morvai?

 

Sa fiche wikipedia en français indique : "femme politique hongroise, députée européenne, figure de l'extrême-droite hongroise, élue sur la liste du Jobbik."

 

Le blog catholique polonais Marucha.wordpress.com nous donne ces informations. Traduction Christroi :

 

 Née en 1963 à Budapest, elle est diplômée en droit, enseignante universitaire et politicienne. Elle a un doctorat en science juridique. Elle a enseigné à l'Université de Wisconsin-Madison. De 2003 à 2006 elle a agi à l'ONU, où elle a été engagée dans la lutte contre la discrimination envers les femmes et la défense des droits des femmes palestiniennes, qui a suscité les protestations du gouvernement israélien. Elle a été professeur de droit pénal à l'université le Loránda Eötvösa, où elle a notamment enseignée la question des interruptions de grossesse, les droits dont les victimes et les personnes infectées par le VIH, l'exploitation sexuelle des enfants, la prostitution, la discrimination et la violence domestique transmis sexuellement. 

 

En 2006, cette avocate féministe a identifié un de ses concurrents siégeant au Conseil des Nations unies, Andrea Petõ, comme un "sioniste activiste notoire" et expliqué sa nomination par l'ancien gouvernement socialiste Gyurcsány (2004-2009) par des pressions des autorités pour Israël.

Son mari est György Baló, journaliste de télévision d'origine juive. Ils ont trois enfants. 

 

Selon Wikipedia, le Mouvement politique Jobbik (pour une meilleure Hongrie) auquel appartient Madame Morvai "plaide, au nom de la préservation de l'identité nationale, pour le retour des valeurs chrétiennes, de la famille et de l'autorité au cœur de l'action de l'État hongrois. Entretenant le souvenir de la période de régence de Miklos Horthy, le Jobbik se positionne explicitement contre le libéralisme politique et le communisme. Il rend le cosmopolitisme responsable des maux du pays" et entretiendrait "un discours antisémite latent, assimilant l'élite intellectuelle et économique résidant Budapest à des alliés objectifs des intérêts étrangers." Il revendique un certain provincialisme et fait de la protection de l'environnement et de l'agriculture hongroise des thèmes de campagne récurrents. À l'origine d'une milice rurale - la Garde hongroise - pour la défense des traditions et de la culture, Wikipedia affirme que le Jobbik serait "à l'origine de nombreux méfaits à l'encontre de la population Rom de Hongrie".

La Garde hongroise est considérée comme l'héritière du Parti des Croix fléchées fondé en 1939, en raison de l'uniforme noir, du serment d'allégeance et de l'utilisation du drapeau blanc strié de rouge, emblème du fondateur de la première dynastie hongroise, Árpád au IXe siècle, partiellement récupéré par le Parti des Croix fléchées.

 En 2004, le Jobbik constitué en parti politique en 2003, n'a pas participé pas aux premières élections européennes organisées en Hongrie, en raison de son opposition à l'adhésion de la Hongrie à l'Union européenne.

En octobre 2009, lors du sixième congrès de Jobbik est créée l'Alliance européenne des mouvements nationaux destinée à rassembler les partis nationalistes.

En janvier 2009, Gabor Vona annonce que Mme Krisztina Morvai se présentera en tête de liste du parti aux élections européennes. Selon les sondages, si les élections avaient lieu « le dimanche suivant», K. Morvai obtiendrait 10-15 %.

Le Jobbik est favorable à la réunification de l'enseignement moral et de l'éducation religieuse. Il s'oppose à l'avortement. Il est globalement défavorable à la construction européenne et à l'immigration. Rien que des très bonnes valeurs qui expliquent sans doute son ascension régulière et son succès aux législatives d'avril 2010, avec 16,67 % des voix soit 47 sièges à l'Assemblée nationale.

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Merci à Truth

 

- Hongrie: Daniel Cohn-Bendit a peur

- Eric Zemmour explique pourquoi la Hongrie est "au pilori"

- BHL dégrade le triple A de la Hongrie et atteint le point Godwin

- L'inaction européenne et française sur la Hongrie doit cesser, dit Villepin

- La Hongrie sous le feu de Bruxelles et des médias

- Hongrie: des nationalistes manifestent contre l'UE et désinformation d'Euronews

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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 09:50

En l'espace de six mois, à propos du risque d'une dégradation de la note de la France, le gouvernement français est passé, d'un discours alarmiste et combatif à un discours résigné et relativiste. Ou l'art de retourner sa veste !

 

A la fin du mois de juin 2011, voulant défendre son bilan, alors que s'achevait un sommet européen à Bruxelles, Nicolas Sarkozy insiste sur son devoir de mener des réformes économiques: "Je n'ai pas été élu pour que la France connaisse un jour les problèmes de la Grèce, de l'Irlande ou du Portugal". (NdCR. Grèce dont la note a été dégradée le 25 juillet 2011 par l'agence Moody's).

 

L'essayiste Alain Minc, proche du président, estime le 12 août 2011 que : "[Nicolas Sarkozy] ne peut plus changer de ligne : préserver la note AAA de la France coûte que coûte. Celle-ci est devenue notre trésor collectif". Le 19 août, dans une tribune publiée dans Le Figaro, le premier ministre François Fillon, présente l'éventuelle perte de la note suprême comme un véritable danger : "Certains préconisent la création d'obligations européennes, les 'eurobonds', qu'ils présentent comme une panacée. Mais ils oublient de dire que cela renchérirait le coût de la dette française et pourrait même remettre en cause sa notation", écrit-il.

Le 17 octobre, François Baroin, ministre des Finances, assure que la France mettrait "tout en œuvre" pour conserver sa note. "Nous serons là pour conserver ce triple A. C'est une condition nécessaire pour protéger notre modèle social, dit-il. Nous prendrons toutes les mesures, donc il n'y a pas d'inquiétude. Tout est mis en œuvre depuis trois ans pour ne pas être dégradés."

Le 23 octobre, selon Le Canard enchaîné, Nicolas Sarkozy aurait déclaré : "Si nous perdons le triple A, je suis mort."

 

Le 6 décembre se joue le premier acte du revirement gouvernemental. François Fillon, invité au journal télévisé de France 2, déclare"Les agences de notation, c'est très important, mais ce n'est pas le seul élément qui doit conduire le gouvernement dans ses choix", dit-il.  "Le triple A, c'est une façon de payer moins cher la dette, ce n'est pas un totem", explicite l'entourage du premier ministre.

Dans un entretien au MondeNicolas Sarkozy assure lui aussi que la perte du triple A ne serait "pas insurmontable" : le sommet de Bruxelles crée les conditions de la sortie de crise"..., affirme-t-il.

Le 14 décembre, c'est au tour du ministre des affaires étrangères, Alain Juppé, d'expliquer dans un entretien aux Echos que la perte du triple A "ne serait pas un cataclysme".

Le lendemain, 15 décembre, François Fillon lors d'une visite officielle au Brésil, minore l'impact d'une dégradation : "Les marchés et les agences de notation ont leur logique. Ils sont dans l'immédiat, dans l'instantané. Mais ce qui importe, ce n'est pas leur jugement d'un jour, c'est la trajectoire politiquement structurée et budgétairement rigoureuse que l'Europe, que la France ont décidé d'adopter."

 

Alors que l'agence de notation Standard & Poor's a dégradé vendredi 13 janvier la note de la France, le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé a déclaré : la décision de Standard & Poor's "doit être relativisée", et a cité les Etats-Unis qui ont subi le même sort en août dernier.

 

"Ce n'est pas une bonne nouvelle" mais ce n'est "naturellement pas une catastrophe", a réagi hier soir le ministre des Finances François Baroin, en annonçant lui-même la perte du AAA à la télévision après une réunion de crise à l'Elysée.

La perte triple A ne doit "pas être dramatisée", a déclaré François Fillon lors d'une conférence de presse ce samedi matin. 

 

Rappelons que la conséquence de la dégradation de la note de la dette souveraine de la France risque d'entraîner une hausse des taux d'intérêt des prêts des banques privées à l'Etat, mais aussi pour les ménages, une hausse des taux des crédits immobilier ou à la consommation. Car les taux des obligations d’Etat sont une base de calcul essentielle pour tous les autres types d'emprunts.

 

Suivez les réactions de nos opportunistes en direct en suivant ce fil : http://lexpansion.lexpress.fr/economie/fillon-la-perte-du-triple-a-ne-doit-pas-etre-dramatisee_278614.html

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