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Christ Roi

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Horloge

1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 20:59

Bel exemple de "démocratie"...

 

Le second tour des Municipales dimanche 30 mars a constitué la pire défaite subie par la gauche sous la Ve république dans des élections locales, une défaite qui a vu des villes détenues depuis un siècle par la gauche (comme Limoges) passer à droite. Ce rejet est largement la conséquence de la loi Taubira légalisant le "mariage homosexuel" et de l'autisme du gouvernement qui n'a pas voulu entendre les Français tout au long de l'année 2013.

 

 

En réponse à cette sanction, l'autiste François Hollande manifestement "à l'écoute"..., se croit autorisé à continuer sur sa lancée... Il reconnait la défaite, mais "garde le cap"... (François Hollande reconnait la défaite, mais garde son cap, L'Express publié le 31/03/2014 à 20:51, mis à jour à 21:29 http://www.lexpress.fr/actualite/politique/francois-hollande-garde-son-cap-mais-dit-avoir-compris-le-message-des-municipales_1504866.html#4aJHiqs3ye1oxAxK.99  ).

 

Refusant d'entendre ce qu'ont dit les Français, François Hollande décide de les provoquer en nommant Premier ministre, l'homme de tous les rejets, "éternellement lié à Israël quand même", l'homme qui a gazé des Français, femmes, enfants, personnes âgées, le 24 mars 2013, l'homme qui a ordonné au Conseil d'Etat de limiter la liberté d'expression a priori de Dieudonné dans une décision d'interdiction la plus rapide depuis 1962, l'homme dont la priorité dans ce pays est de combattre Dieudonné et "Jour de colère".

 

Valls-La-dictature-c-est-maintenant-copie-1.jpg

 

Pour François Hollande c'est une manière de renvoyer sa quenelle à Dieudonné, à Alain Soral, et à la banlieue qui a écouté leur message.

 

Et pour La Manif pour tous c'est une forme de bras d'honneur...

 

Bref, un mépris total pour tous les Français, de tous les milieux.

 

La franc-maçonnerie, doublée de la communauté qui n'existe pas, a décidé de ne plus prendre de gants avec les immigrés jusqu'ici caressés dans le sens du poil, et de les traiter comme les autres Français. L'oligarchie nous marche dessus à tous en montrant son vrai visage. Nous ne sommes plus en démocratie, la dictature c'est maintenant.

 

Valls---Un-gouvernement-de-combat.jpg

 

Le visuel choc d'itele : Manuel Valls "Un gouvernement de combat"... qui a déclaré la guerre aux Français !

 

François Hollande : Manuel Valls sera à la tête d'un "gouvernement de combat" avec une "équipe resserrée".

 

Source image : https://www.facebook.com/photo.php?fbid=726768430714439&set=a.726383200752962.1073741828.724327917625157&type=1&stream_ref=10

 

 

Valls---Bilan-2012-2013.jpg

 

Source image : https://www.facebook.com/photo.php?fbid=726747890716493&set=a.726383200752962.1073741828.724327917625157&type=1&stream_ref=10

 

 

Loin d'apaiser la France, cette nomination imprudente pourrait mettre le feu aux poudres.

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 07:23
Ukraine : la communauté internationale doit éviter les doubles standards (MAE d’Egypte)  

 

Aujourd'hui, 00:40

 

Ukraine : la communauté internationale doit éviter les doubles standards (MAE d’Egypte)

 

L’Egypte s'est abstenue lors du vote de la résolution sur l'Ukraine à l’Assemblée générale de l’ONU en raison des doubles standards que la communauté internationale applique face aux crises qui surviennent, précise le ministère des Affaires étrangères du pays dans un communiqué.

 

Ce communiqué cite les propos du représentant permanent du pays à l'ONU Mootaz Ahmadein Khalil, qui considère que la crise autour de l’Ukraine « affecte tout le système mondial ».

 

Selon Khalil, ce système « ne tient pas compte des changements fondamentaux qui se sont produits après que l’ordre mondial, fondé sur les principes de la bipolarité et la guerre froide, ait cessé d'exister.»

 

Source: http://french.ruvr.ru/news/2014_03_29/Ukraine-la-communaute-internationale-doit-eviter-les-doubles-standards-MAE-d-Egypte-9926/

 

 

Le 27 mars, l'Assemblée générale de l'Onu a adopté une résolution au sujet de la Crimée qui selon la diplomatie russe, la résolution proposée par l'Ukraine, constitue "un appel adressé aux pays membres de l'Onu à ne pas reconnaître les résultats de la réalisation par les habitants de Crimée de leur droit légitime à l'autodétermination."

 

La résolution, soumise par l'Ukraine et dénonçant le récent référendum en Crimée, a été adoptée par 100 voix pour, 11 contre et 58 abstentions. Ont voté contre l'Arménie, la Biélorussie, la Bolivie, Cuba, la République populaire démocratique de Corée (RPDC), le Nicaragua, la Russie, le Soudan, la Syrie, le Venezuela et le Zimbabwe.

 

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 19:40

Dans un discours prononcé mercredi 26 mars à Bruxelles, le président américain Barack Obama prétend qu'il y aurait eu en 2008 un referendum sur l'indépendance du Kosovo... Soit il connait mal ses dossiers (et donc il est incompétent...), soit il ment et organise une campagne d'intoxication et de désinformation massive. Nous penchons pour la seconde hypothèse !

 

 

Moscou se dit étonné par la déclaration d'Obama sur le Kosovo

Aujourd'hui, 20:15

 

Moscou se dit étonné par la déclaration d'Obama sur le Kosovo

 

Les autorités russes se sont dits surprises par la déclaration du président américain Barack Obama sur le fait que la décision concernant la proclamation de « l'indépendance » du Kosovo a été décidée soi-disant suite à un référendum qui y a eu lieu, et en consultation avec l’ONU et les pays voisins.

 

Le ministère russe des Affaires étrangères a rappelé qu'aucun plébiscite, même cohérent avec la communauté internationale sur la question de l'indépendance du Kosovo, n’a été organisé. La décision de l’indépendance du Kosovo de la Serbie a été prise par le parlement de Pristina en 2008.

 

« Dans le même temps nous sommes d’accord que les décisions devraient être prises par le biais d’un référendum, comme c’était le cas en Crimée », a souligné le ministère russe des Affaires étrangères.

 

Source: http://french.ruvr.ru/news/2014_03_28/Moscou-se-dit-etonne-par-la-declaration-dObama-sur-le-Kosovo-5063/

 

 

 

Kosovo: Obama évoque un "référendum d'indépendance", Moscou perplexe

 

18:47 28/03/2014

MOSCOU, 28 mars - RIA Novosti

 

Moscou est étonné par les propos tenus par le président américain Barack Obama sur un prétendu référendum d'indépendance du Kosovo, rapporte vendredi le ministère russe des Affaires étrangères.

 

"Moscou a pris note du discours prononcé par le président américain Barack Obama mercredi 26 mars à Bruxelles où il a essayé de justifier +l'indépendance+ du Kosovo (Serbie), proclamée au mépris de la résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations unies, en évoquant un +référendum+ quelconque sur cette question qui y aurait été organisé en coopération avec l'Onu et les pays voisins", lit-on dans le communiqué.

 

Selon la diplomatie russe, cette affirmation du président des Etats-Unis ne peut qu'étonner, "car il n'y a eu aucun plébiscite sur l'indépendance du Kosovo et d'autant plus en coopération avec la communauté internationale.

 

Moscou rappelle que la décision sur la séparation de cette province de la Serbie avait été adoptée par le "parlement" à Pristina en 2008.

 

De son côté, Moscou accepte que des décisions importantes doivent s'adopter par le un référendum, comme cela a été fait notamment en Crimée.

 

"Le Kosovo n'a quitté la Serbie qu'après un référendum organisé, non en dehors des limites du droit international, mais en coopération avec l'Onu et les voisins du Kosovo. Rien de tout cela ne s'est produit en Crimée", a affirmé M.Obama.

 

Source: http://fr.ria.ru/world/20140328/200833249.html

 

 

 

Rappelons que le 17 février 2008, le Kosovo a déclaré unilatéralement son indépendance et sa séparation d'avec la Serbie, en violation du droit international, avec la bénédiction de l'Union européenne et des Etats-Unis qui ont aussitôt reconnu l'entité.

 

Dès juin 2007, en France, Nicolas Sarkozy parlait d'indépendance "inéluctable"...

Aux Etats-unis, le 10 juin 2007, Bush refusait un "dialogue sans fin" sur le Kosovo et, en pleine crise des relations avec la Russie, menaça de passer outre à l'opposition russe pour établir l'indépendance de la province serbe...

 

Nous avions alors souligné le double jeu de l'Occident qui soutenait cette indépendance sur "la base ethnique albanaise et culturelle (l'islam est la religion de la majorité albanaise). Les Albanais seraient majoritaires au Kosovo et devraient avoir le droit de se séparer... Seulement les eurocrates devraient donc accepter sur les mêmes principes que des Basques, des Corses, des Bretons, des Alsaciens, voire... des Français de souche souhaitent eux aussi se séparer..."

 

Nous redoutions un danger pour la paix dans le monde, sans savoir que la crise ukrainienne viendrait confirmer nos propos :

 

"Les mêmes qui sont pour une indépendance du Kosovo sur une base ethnique et culturelle sont de farouches adversaires des identitaires royalistes et nationalistes et de fervents partisans du grand brassage multi-ethnique et multiculturel... Ce double jeu devait être signalé.

 

Le Kosovo est un territoire historique de la Serbie, son berceau culturel et religieux. Cette déclaration unilatérale d'indépendance viole donc les droits et de la Serbie et des Serbes. Elle contient en elle les germes d'une guerre inévitable au Kosovo (les Serbes y sont déjà lapidés, leurs églises détruites...), mais aussi partout dans le monde par les inévitables déstabilisations engendrées par les revendications autonomistes.

 

... Soutenir cette déclaration est une défaite pour l'humanité, une déclaration de guerre au monde entier et une forfaiture qui se paiera très cher... Quand on sait que les mondialistes travaillent dans l'ombre à l'édification du Nouvel Ordre Mondial (N.O.M.), que les Balkans ont été la source des deux guerres mondiales (la "poudrière des Balkans"...), il n'est pas hasardeux de prétendre que cette déclaration d'indépendance a été cyniquement programmée, préparée et soutenue par l'Empire à des fins impérialistes..."

 

Selon Wikipedia, le 17 février 2008, le parlement de la province du Kosovo, réuni en session extraordinaire, vote le texte présenté par le premier ministre Hashim Thaçi proclamant l'indépendance du Kosovo. Aucune trace de referendum :

 

 

Les Albanais du Kosovo réalisent leur rêve d'indépendance

 

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 17.02.2008 à 16h20 • Mis à jour le 18.02.2008 à 07h00

 

Les Albanais du Kosovo ont réalisé, dimanche 17 février, le rêve de plusieurs générations avec la proclamation de leur indépendance, porteuse pour eux d'immenses espoirs. C'est au cours d'une session extraordinaire, dimanche après-midi, que le Parlement a proclamé l'indépendance de cette province du sud de la Serbie à majorité albanaise.

 

"A partir de maintenant, le Kosovo a changé de position politique, nous sommes désormais un Etat indépendant, libre et souverain", a déclaré le président du Parlement Jakup Krasniqi après le vote de la déclaration d'indépendance lue par le premier ministre kosovar Hashim Thaçi. Le président kosovar Fatmir Sejdiu a alors officiellement demandé "à tous les pays du monde de reconnaître" l'indépendance du Kosovo.

 

INCIDENT À MITROVICA

 

Le nouveau drapeau du Kosovo indépendant, qui montre le tracé du pays en jaune sur un fond bleu foncé, accompagné de six étoiles, a également été présenté aux députés. Jusqu'alors, les Kosovars utilisaient le drapeau de l'Albanie – un aigle bicéphale noir sur fond rouge – comme le leur. La nouvelle de l'indépendance a été accueillie par des hourras dans les rues de Pristina qui a vibré aux cris de "Indépendance", dans des concerts de klaxons et de pétards.

 

Un incident est cependant survenu à Kosovska Mitrovica, dans le nord du Kosovo, où deux grenades ont été lancées sans faire de victimes quelques heures après la proclamation de l'indépendance, a annoncé la police. Une grenade a explosé dans la cour d'un tribunal de l'ONU tandis qu'une autre lancée contre le bâtiment où doit s'installer la prochaine mission de l'UE au Kosovo n'a pas explosé, a précisé la police .

 

Le premier ministre kosovar s'est également engagé à garantir la sécurité des Serbes. "Nous fermons le chapitre du passé et ouvrons le chapitre de l'avenir, le Kosovo est la patrie de tous ses citoyens", a indiqué Hashim Thaçi. L'indépendance du Kosovo, coordonnée avec les Occidentaux, se fera sous supervision internationale. M. Thaçi a confirmé sa "promesse" en ce sens et souhaité la "bienvenue" à une mission de l'Union européenne qui va se déployer pour encadrer les premiers pas du Kosovo indépendant.

 

"LA SERBIE NE RECONNAÎTRA JAMAIS L'INDÉPENDANCE DU KOSOVO"

 

Le Kosovo indépendant devrait être rapidement reconnu par les Etats-Unis, l'Allemagne, la France, la Grande-Bretagne ou l'Italie. Mais Belgrade et les Serbes du Kosovo (un peu moins de 10 % de la population) y sont opposés. Par avance, la Serbie a "annulé" toute décision "illégale" des autorités kosovares conduisant à une indépendance et prévenu qu'elle s'y opposerait par "toutes les mesures diplomatiques, politiques et économiques". Aussitôt après la proclamation, le président serbe, Boris Tadic, a répété que "la Serbie ne reconnaîtra jamais l'indépendance du Kosovo".

 

Fidèle soutien de Belgrade, la Russie a alors obtenu, dimanche dans l'après-midi, une réunion en urgence du Conseil de sécurité de l'ONU qui devait se tenir dans la soirée. Moscou veut que les Nations unies déclare "nulle et non avenue" la proclamation unilatérale d'indépendance du Kosovo, selon les mots de l'ambassadeur de Russie à l'ONU, Vitaly Tchourkine.

 

La proclamation d'indépendance du Kosovo est la dernière étape en date dans le processus de démantèlement de la Yougoslavie de six Républiques de Tito. Depuis 1991, la Slovénie, la Croatie, la Macédoine, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro ont déclaré leur indépendance.

 

Source: http://www.lemonde.fr/europe/article/2008/02/17/le-kosovo-est-desormais-un-etat-independant-et-souverain_1012478_3214.html  

 

Où est le référendum dont parle Obama ?

 

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 07:34

Nous le disions le 3 octobre 2013 : «Curieusement la carte des suppressions ou restructurations des régiments ne touche pas les zones sous contrôle socialiste (à part Dijon du maire PS Rebsamen), mais celles dirigées par l'"extrême-droite" (Orange), l'extrême-gauche (Varennes-sur-Allier), ou la droite (Orléans, Luxeuil-les-Bains). Il faut préserver le vote socialiste dans les zones qui ont élu les socialiste et ruiner les autres...»

 

Onze jours plus tard, un journaliste socialiste du Nouvel Obs, Mathieu Géniole, a averti que les villes dirigées par un maire Fn "seront totalement abandonnées par l'Etat" :  

 

 

« Il y aura une conséquence directe à l’élection d’un candidat FN. ...vos villes dirigées par un maire FN seront totalement abandonnées par l’État, et vous n’aurez plus que vos larmes pour pleurer lorsqu’une catastrophe s’y abattra. Regardez bien ce qui se passe à Orange, où règne depuis des années le délicieux Jacques Bompard : le premier régiment de cavalerie, implanté dans la ville depuis 50 ans, va fermer. Une situation catastrophique pour Orange qui perd là une ressource économique fondamentale... Vous l’avez bien cherché : démerdez-vous avec votre maire, il va surement trouver une solution miracle. Vous vouliez du FN, vous l’avez. Et maintenant, foutez-nous la paix !

 

Voilà ce qui vous attend avec l’élection de maires issus du Front national : l’abandon d’une commune par l’État. Dans ces conditions, je souhaite à toutes ces villes qui s’apprêtent à virer fièrement FN de ne pas rencontrer de problème dépassant le cadre des ronds points et du ramassage des ordures, parce que leurs habitants deviendront, pour le coup, de vrais laissés-pour-compte de la République. »

 

... De son côté, le 7 octobre 2013, l'ancien secrétaire national du Parti socialiste, Malek Boutih, chargé des questions de société, actuellement député PS de l'Essonne, membre du bureau national du PS, ancien président de SOS Racisme, dans une émission sur France 2, animée par Yves Calvi, intitulée « Mots croisés : Front national : La conquête ?», a déclaré que si le Front national gagnait les élections, il "n'accepterait pas" (le résultat des urnes) et que les socialistes ne se laisseraient "pas faire" :

 

« Même si vous gagnez, vous aurez un problème de légitimité à notre égard. On ne se laissera pas faire. ... Parce que vous n'êtes pas républicains. Il faut mettre tout le monde devant ses responsabilités. Soit on s'en sort ensemble, soit on est parti dans un pays où tout le monde va se battre contre tout le monde. Il faut le dire parce que c'est comme cela que cela va se passer.

 

Il y a une chose qui est claire, si jamais ils ont le pouvoir (le Front national), les règles du jeu vont changer. Et c'est pour cela que je vous ai dit que je n'étais pas prêt d'accepter cela. Moi je ne l'accepterai pas. »

 

Les socialistes vont-ils prendre les armes dimanche ? Les villes qui ont voté Front national seront-elles "abandonnées par l'Etat" ?

 

 

 

. "Liberté, Egalité, Fraternité ou la mort" : les villes qui voteront Front national seront abandonnées par l'Etat

. Deux poids deux mesures : si le Front national gagne les élections, le PS Malek Boutih explique qu'il aura « un problème de légitimité à notre égard, on ne se laissera pas faire »

. L'"antiracisme" expliqué par Farida Belghoul, Mathias Cardet et Alain Soral

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 09:03

 

 

 

Au sommaire de cette édition du 24 mars 2014 :

 

Elections municipales en Hollandie : la république a remplacé la démocratie.

 

Il n’y a plus de démocratie en France. Elle a été remplacée par la « République ». Vous n’entendrez pas un ministre, pas un leader de parti de politique, défendre la démocratie et le respect de la volonté du peuple. En revanche, il aura plein la bouche et les poches, des « valeurs de la république ». On ne sait plus trop si elles sont fiduciaires ou philosophiques, mais elles sont très pratiques, pour écarter du débat tout dissident un peu plus déterminé, qu’une pâle opposition empêtrée dans une guerre des chefs. Les élections municipales de ce dimanche n’échappent pas à cette règle bien française qui veut que tout soit politisé, sauf les affaires politiques qui sont confisquées elles, par les lobbies et les loges. Alors que les élections municipales n’ont d’enjeux que locaux, la conduite quotidienne des 35 000 petites communes de France va être polluée par des contingences nationales.
 
Le bilan du Gouvernement est tellement catastrophique que le seul suspens réside dans l’abstention pour ces premières élections depuis celle de François Hollande. Depuis les années 80, l’abstention aux élections municipales est passée de 21% à 36%. Et les instituts de sondage prédisent une abstention record pour cette année, puisqu’elle devrait atteindre 40%. La défaite du PS est assurée, l’enjeu n’est que d’en minimiser l’ampleur. La gauche,qui fanfaronnait en 2008, après la vague rose qui avait emportée une quarantaine de ville de plus de 20 000 habitants, risque fort de déchanter au retour des flots…
Avant le scrutin de dimanche, la gauche détenait 61 villes de 50 000 habitants et plus, l’UMP 35. Sur les 50 plus grandes villes de la métropole, le PS en détient 31 contre 13 à l’UMP. Une UMP qui a modéré toutefois ses prétentions. La « vague bleue » annoncée par Jean-François Coppé en novembre 2013 sera sans doute moins flagrante qu’espérée.
 
Car le FN est en embuscade, et le PS en a fait un allié objectif en favorisant les conditions de son maintien au secours tour. En effet, la barre des 12% des inscrits pour se maintenir au second tour a été baissée à 10%. Les triangulaires devraient être ainsi encore plus nombreuses qu’en 1995, année record. Est-ce un mal ? Pour la république, oui diront les lobbies et les loges ; pour la démocratie, en aucun cas. Le parti de Marine Le Pen présente aujourd’hui plus de liste qu’en 2008. Ce parti à 17% ne compte à ce jour que 80 conseillers municipaux, et les sondages lui en accordent plus de 1000 à l’issue de ce scrutin. Peut-être même des mairies. À moins que le front républicain ne vienne encore tuer la démocratie. Paris restera à gauche. C’est une ville décadente. Marseille devrait vieillir avec Jean-Claude Gaudin, mais qui sait si le frontiste Stéphane Ravier ne se posera pas en héritier en remportant un arrondissement. On regardera avec attention Lille, Bordeaux, Montreuil, Forbach, Caen, Béziers, Hénin-Beaumont, Nice, Strasbourg Toulouse ou encore Amiens, mais c’est bien plus pour l’avenir des politiciens qui briguent ces fauteuils de maires pour mieux asseoir leurs ambitions nationales. Pas de grands changements, en fait. Et s’il y en a pour quoi faire ? Car, le plus curieux est de voir ce pays, la France, dont la majorité des électeurs votent à droite, être gouverné à gauche et se suicider à petit feu. Elle se vend à Washington, remplace son peuple, oublie son histoire et entache son avenir. C’est la France qui vote, et c’est la Hollandie qui sort des urnes. Et ce, grâce à un front républicain qui prive la démocratie d’une alliance nécessaire. L’UMP en est le dupe, le FN s’y vautre et le PS s’en régale. Triste France.

 

Source: http://www.prorussia.tv/Elections-municipales-en-Hollandie-la-republique-a-remplace-la-democratie_v832.html

 

Intermittents du spectacle : 1/3 du déficit des Assedic et des bataillons pour la culture de mort.

 

De François Mitterand à François Hollande, tout le monde écoute tout le monde, et personne ne sait rien !

 

On ne sait pas si la police française est devenue la Stasi, mais le "Allo ? Ne quittez pas. Vous êtes sur écoute", parait plus que jamais d'actualité. Depuis l'affaire des fameuses écoutes de l'Elysée, dans les années 80, les mauvaises méthodes socialistes ont la peau dure. Souvenez-vous : sous le premier septennat de François Mitterrand, une cellule antiterroriste, chargée de veiller exclusivement à la protection de l'Elysée, réalise des écoutes téléphoniques illégales. On craint, à cette époque, un coup d'état des éléments les plus extrémistes refusant le passage de la France au Socialisme, mais surtout, on craint des divulgations sur la vie personnelle du Président ou les méthodes de son entourage qui pourraient servir de moyens de pressions contre la République. Près de 3 000 conversations concernant 150 personnes, ont été enregistrées en dehors de tout cadre légal. Comme la presse l'a rapporté à l’époque, ce ne furent pas les premières écoutes téléphoniques effectuées par les services de la République, mais celles-ci ne concernaient pas le service de l'État, mais des demandes personnelles de François Mitterrand ou de ses proches.
 
Son héritier politique, François Hollande, a conservé la tradition de la vie parallèle mais aussi celle des écoutes. Seul le cadre légal a changé. On le sait, le candidat Hollande a plus été élu par défaut, pour chasser le président sortant Nicolas Sarkozy, qu'en fonction de son programme ou de sa personne. Même si les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent, M. Bricolage doit quand même amèrement regretter d'avoir suivi ses communicants, en promettant de faire régner l’exemplarité à la tête de l’Etat. Car depuis son avènement, affaires, mensonge et passe-droits en tout genre, se multiplient, rendant chaque jour de plus en plus impopulaire, ce gouvernement qui semble avoir prévu de battre des records dans le domaine.
 
Une fois encore on frise l'irresponsabilité et le même numéro de dupes se répète. A la veille des municipales, l’affaire des écoutes de l'ancien président Sarkozy (dans le cadre du possible financement de sa campagne par Kadhafi) a déstabilisé le gouvernement français. Alors que le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault, reconnaît avoir été mis au courant, Madame Taubira, ministre de la justice prétend ne pas avoir été informée tout en brandissant à la presse des documents qui démontrent exactement le contraire. Tout comme l'inénarrable ministre de l’intérieur, Manuel Valls, dont ce sont les services placés sous son autorité, qui en ont été chargés. Le pataquès et sa suite de couacs continuent en Hollandie. Les mêmes mensonges et les mêmes contradictions que dans l'affaire Cahuzac, mais aussi la théorie du genre, le mariage de même sexe, et j’en passe. Ce sont les mêmes acteurs qui jurent la main sur le coeur n'être au courant de rien, en dépit des documents et des rapports qui attestent le contraire.
 
Alors, incompétence ou déni de réalité ? Le premier "flic de France" (certains diront le premier shériff) n'est jamais au courant de rien. C’est étonnant d'être aussi mal informé, alors qu’une récente enquête vient de révéler la collaboration étroite établie entre La DGSE et l’opérateur télécoms, en dehors de tout contrôle. En effet, parmi les révélations d'Edward Snowden, on découvre ainsi que le service secret français dispose d’un accès libre et total, aux réseaux et aux flux de données qui transitent par les réseaux de l'opérateur. Autrement dit, l'accès aux communications téléphoniques et Internet de chaque citoyen français. Les gouvernements s’octroient donc, des pouvoirs auxquels il n’ont pas droit car il n'existe aucune surveillance de la part du public qui doit se contenter de faire confiance. Même si un individu n'a rien fait de mal, il est épié et enregistré. Il suffit juste d’être suspecté, même par erreur, et alors des services utiliseront des systèmes, dont vous ignorez jusqu'à l'existence, pour remonter dans le temps, examiner minutieusement vos choix, vos communications et extrapoler ainsi des soupçons, à partir d’une vie inoffensive.
 
Après ça, on ne doute pas que Manuel Valls soit le mieux placé pour donner des leçons de valeurs républicaines à un soldat du feu qui refuse de lui serrer la main. Le matador des salons doit avoir oublié que ce n'est pas le titre qui confère le respect, mais l'homme qui est sensé incarner la fonction. Si un ministre a rang d'autorité, il est d'abord au service de son peuple et en particulier de ceux qui ont fait le choix de défendre et de protéger. M. VALLS découvre une réalité qui semble lui avoir échappé.
A travers la succession des affaires au fil des ans, le monde politique s’est discrédité et il apparaît de plus en plus, comme une caste ou une oligarchie de plus en plus étrangère aux préoccupations des citoyens ordinaires. Après tant de tromperies, de dissimulations et de manipulations, les Français ne leur reconnaissent plus aucune légitimité. Et qui pourrait leur donner tort ?

 

Source: http://www.prorussia.tv/De-Francois-Mitterand-a-Francois-Hollande-tout-le-monde-ecoute-tout-le-monde-et-personne-ne-sait-rien-_v834.html


Discours de Vladimir Poutine à la Fédération : la Russie ne sera pas un pion dans le jeu de l'OTAN.

 

Mardi dernier, le 18 mars, le Président Poutine s’est adressé à la Fédération de Russie, dans un discours solennel devant tous les représentants politiques, administratifs, militaires et civils de son pays.

Pendant 50 minutes, il a expliqué la genèse de la crise ukrainienne et les raisons qui ont motivé la fédération de Russie d’accueillir en son sein la république autonome de Crimée.

Ce discours, personne n’a pu le lire ou l’entendre en France. Comme pour son adresse aux Américains, lors du règlement de la crise syrienne par la diplomatie russe. Aucune radio, aucun journal, aucune télévision française ne s’est donné la peine de reproduire in extenso ce discours  (NdCR. On trouve le discours sur Egalité & Réconciliation : http://www.egaliteetreconciliation.fr/Discours-de-Vladimir-Poutine-sur-l-integration-de-la-Crimee-a-la-Federation-de-Russie-24245.html). Vous aviez eu droit à la retransmission en direct de l’investiture de Barack Obama, mais pas des discours historiques de Vladimir Poutine alors même que la diplomatie française, par la voix de Laurent Fabius, engage la France dans une guerre ouverte avec le plus grand pays du monde, partenaire historique et naturel d’une Europe indépendante.

Ce discours, nous l’avons sous-titré pour vous, et publié sur notre chaîne « Tout images ». En intégralité.

Pour faire comprendre la position de la Russie sur les évènements en Crimée, Vladimir Poutine est revenu sur la prise du pouvoir par les armes à Kiew, par des groupuscules ayant confisqué les manifestations de la Place Maïdan.

 

Vidéo - 14‘11’’ – 16’07’’

 

Les exactions contre les Russophones ont démarré dès le premier jour de la prise du pouvoir par les ultra-nationalistes. Interdiction du russe, enlèvements des élus russophiles, menaces de mort et meurtres. Alors même que le Président russe s’exprimait à la télévision, le directeur de la première chaîne ukrainienne a été contraint sous la menace, de démissionner, par des miliciens de Pravy Secktor, pour avoir osé diffuser ce discours ! Les habitants de Crimée étaient donc en droit de se protéger. Vladimir Poutine a rappelé que le référendum, organisé par les institutions élues et légales de Crimée, était conforme au droit international.

 

Vidéo – 20’08’’ – 22’46’’

 

Le président de la Fédération de Russie a poursuivi son discours par une mise en garde, ferme et sans appel, contre les manœuvres de l’OTAN et de Washington. La Russie ne sera pas un pion.

 

Vidéo – 25’15’’ – 32’07’’

 

Parfaitement conscient de la partie de bras de fer qui s’engage et fort d’une côte de popularité exceptionnelle, avec 75% de soutien dans son peuple, Vladimir Poutine a accueilli sereinement la Crimée et Sébastopol au sein de la Fédération de Russie.

 

Vidéo – 39’57’’ – 42’22’’

 

La Crimée est donc redevenue une terre russe, après une parenthèse sans importance de 60 ans dans son histoire millénaire. La Russie n’a pas cédé aux manœuvres de l’OTAN et une fois de plus, sans verser une seule goutte de sang, elle a défendu le droit international et fait respecter ses droits, son rang et son indépendance.

 

Source: http://www.prorussia.tv/Discours-de-Vladimir-Poutine-a-la-Federation-la-Russie-ne-sera-pas-un-pion-dans-le-jeu-de-l-OTAN_v835.html

 

Sergeï Lavrov propose un plan pour sortir l'Ukraine de sa crise interne. Que vont faire l'Europe et les Etats-Unis ?


Sanctions européennes contre la Russie : attention au retour de manivelle !

 

L’Union européenne et les Etats-Unis, furieux de voir la Russie éteindre le feu, allumé par leurs soins en Ukraine et en Crimée, ont décidé de prendre des sanctions contre la Russie et certains de ses dirigeants, mais aussi contre des journalistes ou des hommes d’affaires.

On passera rapidement sur l’option militaire qui n’a été envisagée que par Laurent Fabius et qui a fait rire la terre entière, jusqu’aux éleveurs de Rennes de la Yakoutie. C’est désormais la bonne blague qu’on se raconte au coin du feu, après une journée de chasse.

Ces sanctions prises contre les ressortissants russes visent à geler les avoirs de ces derniers hors-Russie et à les interdire de déplacement dans la zone européenne. Cela concerne des personnalités comme le Président de la Douma, des ministres, des vices-premiers ministres ou des journalistes. C’est idiot à deux titres. Premièrement, conformément à une loi russe de l’année dernière, les fonctionnaires, diplomates et élus russes… n’ont pas le droit d’avoir des avoirs à l’étranger, pour ne pas être corrompus. Effet donc nul. Deuxièmement prétendre résoudre des crises diplomatiques en interdisant aux diplomates de se déplacer, c’est faire preuve d’une hypocrisie sans borne et oublier que l’Union européenne et les USA ne représentent pas le monde : il reste tout le continent sud-américain, l’Afrique, l’Asie, l’Océanie… Soit 65% du commerce mondial.

 

Et l’on en revient à la question primordiale. Qui a le plus besoin de l’autre ? On mettra de côté les USA, qui n’ont aucun partenaire, juste des valets et l’on se concentrera sur l’Europe, l’Union européenne. La Russie fournie à l’Europe un tiers du gaz, du pétrole et du charbon qu’elle consomme. La Russie, peut, du jour au lendemain, vendre la totalité de sa production à la Chine, gros consommateur énergétique. L’Europe, elle, n’a que très peu d’option, surtout en ce qui concerne le gaz. Elle devra soit acheter le gaz de schiste américain, soit exploiter le gisement israëlo-chypriote… et donc résoudre la crise gréco-turque qui traine depuis 1970, baril de poudre capable de faire sauter l’OTAN auxquels ces deux pays appartiennent tout en étant toujours potentiellement en guerre… Au passage, GazProm, la grande compagnie russe, est associée à ce projet. Le serpent se mord la queue.

 

Le chiffre d’affaires entre les Russes et l’Europe occidentale accuse nettement un solde positif et ce, en faveur de l’Europe Occidentale. Les grandes transnationales européennes se sont taillées des parts léonines sur le marché russe : à ne citer parmi elles que le géant logistique germano-français, Kuehne-Nagel, ou encore Airbus recevant jusqu’à 40% de son aluminium des entreprises russes. Sans citer la grande compagnie spécialisée en avionique militaire et civile Thales, ou le très connu fabricant des propulseurs Sagem, ou encore Peugeot, Renault et Citroën qui auraient du mal à joindre les deux bouts sans le marché russe. La disparition de ces débouchés juteux générerait également des licenciements en chaîne dans l’Hexagone. Je pourrais également évoquer les supermarchés russes remplis à craquer du cognac Otard ou Bordeaux millésimés à raison de centaines de bouteilles par rayon. Que dire du groupe Mullier, présent en Russie depuis les années 80 au travers des marques comme Auchan, Leroy Merlin ou Décathlon. Car le plus va-t-en-guerre des pays européens, la Hollandie, est aussi celui qui a le plus à perdre en matière d’emplois, de ressources, et de débouchés industriels. Tout ça parce qu’un fou comme BHL est allé draguer les néo-nazis de la place Maidan. Y’a-t-il encore un homme censé dans ce gouvernement d’irresponsables ? Même sur la question du Mistral, la France adopte une position suicidaire.

 

Qu’est-ce qui intéressait les Russes dans l’achat du porte-hélicoptère Mistral ? La carène ? Les matériaux composites ? Non. D’ailleurs la plupart des ressources nécessaires viennent de Russie, même pour les deux unités construites à Saint-Nazaire. Non, ce que voulait la marine russe, c’est le système électronique permettant de marier les centres de commande et de prise de décision des différentes unités de combat en haute mer. Ce progiciel de combat faisait cruellement défaut aux navires russes : la période de corruption et de gaspillage de l’ère Eltsine a fait prendre du retard sur la question aux ingénieurs russes, alors que les excellents chercheurs français travaillaient d’arrache-pied pour affûter leur concept informatique. Conformément aux accords conclus pour la production des Mistral, ce système a été transféré quasiment dès le début, à la marine russe pour l’adapter à ses navires, ses hélicoptères et ses avions… Moralité, si l’accord venait à être suspendu unilatéralement par la France, les Russes construiraient quand même leurs navires… pendant que les ouvriers de Saint-Nazaire seraient licenciés, les chantiers se retrouvant avec une ardoise d’un milliard et demi d’euros.

 

Pour l’instant, la Russie de Vladimir Poutine a répondu avec tact à la tentative d’isolement, orchestré par l’Occident. Désormais, les conditions d’obtention des visas pour aller en Russie, seront simplifiées, la durée de séjour autorisée augmentée à 6 mois, avec plusieurs entrées possibles. Mais il viendra peut-être un temps où la Russie sera fatiguée de tendre la main à une Europe, esclave docile de Washington. Le partenaire privilégié dont rêve la Russie est une Europe indépendante, fière de son histoire et de sa culture, gardienne de ses civilisations, consciente de ses intérêts et maître de son destin. Mais si elle n’est qu’un paillasson pour la pornographie américaine et l’immigration de peuplement, autant fermer tout de suite ses portes.

 

 

Source: http://www.prorussia.tv/Sanctions-europeennes-contre-la-Russie-attention-au-retour-de-manivelle-_v837.html

 

Hommage à Mikhaïl Lermontov au Centre de Russie pour la Culture et la Science de Paris, à l'occasion du bicentenaire de sa naissance.

 

L'émission "A bâton rompu" reçoit Alexandre Pouliot-Roberge, journaliste québécois et russophile.

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 08:32

La Serbie commémore aujourd'hui les 15 ans des bombardements de l'OTAN débutés le 24 mars 1999 qui durèrent onze semaines et firent 2.500 morts civils, 12.500 blessés. Pas un mot dans les médias occidentaux qui préfèrent parler de l'"annexion" de la Crimée par la Russie.

Le Kosovo a déclaré unilatéralement son indépendance en 2008.

 

La Serbie commémore les 15 ans des bombardements de l'OTAN  

 

La Serbie commémore les 15 ans des bombardements de l'OTAN

 

La Serbie commémore lundi les 15 ans du début des bombardements de son territoire par l'OTAN lancée pour la contraindre de cesser la répression contre les indépendantistes et les civils albanais du Kosovo, annonce l’AFP.

 

Plusieurs cérémonies sont prévues, dont notamment l'inauguration d'un parc à Belgrade à la mémoire de seize personnes tuées dans le bombardement de l'immeuble de la Radio Télévision Serbe (RTS).

 

Dans les écoles à travers le pays, un cours d'histoire sera consacré à l'anniversaire du début de l'« aggression » contre la Serbie, alors que les dirigeants politiques du pays vont déposer des gerbes de fleurs sur plusieurs sites qui ont été été bombardés durant cette campagne de frappes aériennes qui a duré 78 jours.

 

L'OTAN a déclenché son opération le 24 mars 1999 - sans l'aval du Conseil de sécurité de l'ONU -, après le refus du président serbe Slobodan Milosevic de mettre un terme à la répression contre la guérilla indépendantiste et les civils kosovars.

 

L'intervention s'est terminée en juin par le retrait des forces serbes du Kosovo, qui a alors été placé sous l'administration de l'ONU.

 

Selon les chiffres officiels de Belgrade, quelque 2.500 civils Serbes ont été tués et 12.500 blessés durant les onze semaines de bombardements. L'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch estime le nombre de civils tués à quelque 500.

 

Quinze ans plus tard, la Serbie et le Kosovo marchent côte à côte sur la voie européenne, après avoir conclu en avril 2013 un accord historique sur la normalisation de leurs relations.

 

L'indépendance du Kosovo a été reconnue à ce jour par une centaine de pays, dont les États-Unis et 23 des 28 membres de l'UE.

 

Source: http://french.ruvr.ru/news/2014_03_24/La-Serbie-commemore-les-15-ans-des-bombardements-de-lOTAN-5453/

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 20:48

Kiev quitte la CEI: nouvelle action antirusse (Lavrov)

 

Kiev quitte la CEI: nouvelle action antirusse (Lavrov)

 

17:02 20/03/2014

MOSCOU, 20 mars - RIA Novosti

 

Le retrait de Kiev de la Communauté des Etats indépendants (CEI) est une nouvelle action antirusse, a déclaré jeudi à Moscou le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

 

"Nous ne retenons personne de force au sein de la CEI, mais je ne doute point que cette décision est loin de défendre les intérêts fondamentaux du peuple ukrainien, de l'économie ukrainienne et du secteur social ukrainien. Il s'agit d'une action antirusse qui relève de la propagande", a indiqué M.Lavrov devant les députés à la Douma (chambre basse du parlement russe).

 

L'Ukraine a renoncé jeudi à sa présidence de la CEI et a annoncé son intention de se retirer de la Communauté suite à l'adhésion à la Fédération de Russie de la république autonome de Crimée, appartenant jusque-là à l'Ukraine.

 

Fondée par l'Ukraine, la Russie et la Biélorussie en 1991, la CEI réunit 11 des 15 anciennes républiques soviétiques.

 

Source: http://fr.ria.ru/world/20140320/200771034.html

 

 

Une décision qui pourrait mettre "le feu aux poudres" :

 

le soit-disant gouvernement ukrainien a décidé hier de quitter la Communauté des États-Indépendants, donc de se couper de l’Est. C’est une décision stratégique énormissime, qui vient donc d’être prise par un gouvernement :

 

. non élu

. arrivé par un putsch milicien

. qui n’a absolument aucun soutien de la moitié est du pays

. sans référendum évidemment (ben voui, les référendum ”c’est pas confirme au droit international” – mais les coups d’État, oui ! Y’a que ce fasciste de Poutine qui fait voter les gens !)

. sans que l-Occident-qui-donne-des-lecons-de-democratie-à-la-terre-entiere ne trouve rien à redire, j’imagine que cela fait partie de la fameuse “desescalade qu’il appelle de ses voeux”

 

alors, le problème n’est pas, comme je l’ai lu en commentaire que “Poutine a perdu l’Ukraine”, c’est juste que la moitié Est de l’Ukraine ne va JAMAIS accepter ça – par principe.

 

...il faut savoir que presque toute la production industrielle se fait dans l’Est et à Kiev. Et que presque toutes les exportations de ses produits se font… vers la CEI.

 

Donc en se coupant de la CEI, ils sont en train de mettre à mort l’industrie du pays russophone (car bien sur, leur capacité à exporter en U est nulle). Et donc, j’en sais rien, c’est peut être une décision à facile 500 000 ou 1 000 000 de chômeurs. Par un gouvernement non légitime. Ils vont réagir comment les ukrainiens de l’Est d’après vous ?

 

C’est une décision juste non rationnelle… Donc suspecte, obéissant donc à une autre rationalité – qui ne peut être que celle de mettre le feu aux poudres….

 

Source: http://www.les-crises.fr/point-ukraine-au-fou-1/

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 19:55
On va voir maintenant comment les médias menteurs "français" vont commenter le traitement de leur collègue ukrainien quelque peu malmené par les amis de Fabius, Bhl, Hollande et consorts... Pour l'instant, silence sidéral...

http://cdn.ruvr.ru/2014/03/20/1501599379/9Bezy_myanny_j.jpg

 

Kiev : le directeur de la télévision frappé dans son bureau et forcé de signer sa démission

 

Encore une fois, les événements nous apportent la preuve que le gouvernement provisoire de Kiev n'a rien à voir avec la démocratie et que ce gouvernement provisoire veut la guerre et faire coulant le sang.

BHL, François Hollande, Angela Merkel, Barack Obama soutiennent une bande de tueurs dans des costards de députés. Le parti Svoboda, dont le président a officiellement appelé à « prendre les armes contre les truies de Russes, contre les cochons de Juifs, contre les Allemands et contre les autres dégénérés », montre de nouveau son vrai visage dans le passage à l'acte du député Igor Mirochnitchenko. Une vidéo mise en ligne sur Internet dans la nuit de mardi à mercredi montre des députés ukrainiens membres du parti politique Svoboda en train de frapper et d'intimider Aleksandr Panteleïmonov, le DG par intérim de la Société nationale de télévision de l'Ukraine (NTKU) pour que ce dernier signe sa démission. Les observateurs internationaux et les Ukrainiens sont horrifiés de voir de tels actes.

 

Le député en charge de liberté d'expression frappe.

 

Dans un communiqué du 19 mars, Reporters sans frontières écrit :

 

« Nous condamnons fermement l'agression d’Aleksandr Panteleïmonov, directeur général par intérim de la Compagnie de télévision nationale ukrainienne (NTKU). Dans la soirée du 18 mars 2014, une vingtaine de personnes menées par des députés du parti nationaliste Svoboda ont fait irruption dans son bureau, l’ont insulté et battu, avant de le forcer à signer une lettre de démission ».

 

L'OSCE, pour la liberté des médias, avec sa représentante de l'OSCE Dunja Mijatovic a dénoncé le comportement des députés et membres du parti nationaliste ukrainien Svoboda qui ont usé de la violence pour obliger le directeur de la Société nationale de télévision de l'Ukraine (NTU) à signer sa démission.

 

« Je suis consternée par cette action indigne qui va à l'encontre de toutes les valeurs de la liberté des médias. C'est un acte qui ne peut pas être toléré. C'est un incident particulièrement grave, car certains attaquants ne représentent pas seulement la branche législative du pouvoir, mais sont également membres de la Commission de la Rada (parlement) pour la liberté d'expression et d'information », a expliqué Mme Mijatovic.

 

Le député du Svoboda qui frappe le directeur de la télévision est dans la Commission pour la liberté d'expression ! « Igor Mirochnitchenko en particulier n’a plus sa place au sein de la Commission parlementaire pour la liberté d’expression et d’information », déclare Johann Bihr, responsable du bureau Europe de l’est et Asie centrale de Reporters sans frontières. D'autres députés du même parti, Bogdan Beniouk et Andriy Illenko, accompagnaient Igor Mirochnitchenko. Ils accusaient Aleksandr Panteleïmonov, qui était à la tête de la télévision publique sous le président déchu Viktor Ianoukovitch, d'être un collaborateur de Moscou en lui reprochant la diffusion de la cérémonie officialisant le rattachement de la Crimée à la Fédération de Russie, le 18 mars à Moscou.


Eva Ehrman dénonce le silence.

 

Eva Ehrman a travaillé de 1989 à 2006 comme présentatrice du journal télévisé de la ARD et a été licenciée après avoir publié un livre dénonçant la politique familiale en Allemagne. A la fin de sa carrière à la ARD, elle a expliqué qu'elle mettait en cause les informations qu'elle présentait aux téléspectateurs, s’étant rendu compte que son média ne disait pas toute la vérité sur les faits politiques dans le monde. Aujourd'hui collaboratrice à notre rédaction allemande de La Voix de la Russie, elle dénonce le silence sidéral sur les actes violents envers le directeur de la télévision ukrainienne. « Nos médias ne disent pas un mot sur ces violences. Où sont les cris pour défendre la liberté de la presse et de penser ? Où sont les protestations de nos collègues des médias ? C'est pourtant un acte violent dans un Etat de droit qui est l'Ukraine et qui se trouve actuellement sous les feux de l'actualité. Où sont nos responsables politiques qui ont pour habitude de dénoncer de tels agissements dans des micros ? Rien ! », écrit Eva Ehrman. Pour notre collègue allemande, l'instabilité en Ukraine provient des organisations paramilitaires de l'extrême droite. « Ce sont ces mêmes individus qui ont attaqué la télévision. Flanqués de symboles nazis, ils ont durant des semaines manifesté sur la place Maïdan contre le gouvernement ukrainien. L'extrême droite se voit comme le véritable défenseur de la place Maïdan. On a assisté à un putsch. Avec le renvoi du directeur de la télévision ukrainienne, par l'emploi de la violence, nous assistons de nouveau à un acte tragique en direction de la déstabilisation de l'Ukraine et aussi de la Russie. »  


Source: http://french.ruvr.ru/2014_03_20/Kiev-le-directeur-de-la-television-frappe-dans-son-bureau-6610/

 

Olivier Berruyer évoque le tabassage du directeur de la télé ukrainienne :

 

[L]e sympathique Igor Miroshnichenko, député de Svoboda (avec la queue de cheval), mécontent que la télé ukrainienne ait diffusé des images du discours de Poutine accueillant la Crimée, est allé demander gentiment ua directeur de la Télé Alexander Panteleymonov qu’il démissionne :

 

 

 

 

 

Vous savez quoi ? Il l’a fait…

Ah oui, au fait, Igor Miroshnichenko est le député désormais en charge de la liberté d’information du pays…

 

Source : http://www.les-crises.fr/point-ukraine-au-fou-1/

 

Dans une dépêche du 19 mars intitulée "Réglement de compte musclé à la télévision ukrainienne", "Euronews" explique qu'Alexander Panteleymonov, président de la télévision nationale urkrainienne, a passé un mauvais moment le soir du 18 mars :

Des  hommes ont investi son bureau et l’ont forcé à signer sa démission. Ses assaillants sont des membres du parlement, des députés du parti d’extrême-droite Svoboda, qui reprochent à Alexander Panteleymonov, d’avoir diffusé la veille en direct la céremonie de signature par Vladimir Poutine du traité entre la Crimée et la Russie. Le patron de la télévision était déjà en fonction sous Ianoukovitch.  

 

Source : http://fr.euronews.com/2014/03/19/reglement-de-compte-muscle-a-la-television-ukrainienne/


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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 20:28

L'économiste Olivier Berruyer, invité hier de Nicolas Doze sur Bfm-Tv avec Jean-Louis Mullenbach, associé gérant du cabinet “Bellot Mullenbach & Associés” et Henri Pigeat, directeur de la Lettre Illisos et ancien DG de l’AFP, a évoqué le "coup d'Etat qui a eu lieu en Ukraine avec un gouvernement dont le tiers des membres est composé de néo-nazis".

 

 

 

 

Les images (Lire ici pour Svoboda) :

Top Ten 2012 des antisémites du centre Simon Wiesenthal :

Le néo-nazi en face de Fabius…

 

Source : http://www.les-crises.fr/media-bfm-business-la-poudriere-ukrainienne/

 

 

Dans la video, Olivier Berruyer intervient à partir de 04:50 :

 

"On est en train de rentrer dans une espèce de guerre froide extrêmement dangereuse avec une escalade permanente de l'Europe, des Etats-Unis et de la Russie qui peut avoir des conséquences dévastatrices au niveau financier. Je crois qu'on est dans une poudrière.

 

... S'il y a de plus en plus de sanctions, la Russie a de grosses réserves, la Chine a de grosses réserves. Ils ne se sont pas cachés les uns les autres de pouvoir causer aussi des dégâts très forts. Ce qui se passe en Ukraine est extrêmement inquiétant. Et en tout cas, j'ai été stupéfait de voir à quel point les gouvernements occidentaux soutiennent le coup d'Etat qui a eu lieu en Ukraine avec un gouvernement dont le tiers des membres est composé de néo-nazis. Pas des gens d'extrême-droite, des néos-nazis qui se revendiquent de cette idéologie-là. On a reconnu cela comme légitime. Et évidemment les uns et les autres mettent le feu au poudre.

 

Quand l'Union européenne a voulu piquer l'Ukraine à la zone d'influence russe sans consulter d'ailleurs les Ukrainiens, on entre dans des choses qui sont extrêmement dangereuses.

 

... Il n'y a pas eu une 'impuissance', il y a eu une volonté très claire de toute une partie des bureaucrates de Bruxelles d'aller détacher l'Ukraine. Cela a été fait sciemment d'aller faire un accord de partenariat et d'association et de libre-échange avec l'Ukraine... L'accord allait être signé à Vilnius fin novembre. Il faut savoir aussi qu'au niveau du libre-échange avec l'Ukraine, le salaire minimal ukrainien c'est 30% de moins qu'un salaire chinois et le salaire moyen est à peu près le même. Alors faire du libre-échange dans ces conditions-là, il faudrait aussi qu'on demande aux Européens pour savoir s'ils sont d'accord.... C'est une volonté farouche d'une partie de la Commission d'élargir à outrance l'Union européenne. Ils veulent l'Ukraine, on est en train de négocier avec la Géorgie. Il y a un traité d'association avec la Géorgie. Je ne sais pas s'ils vont aller jusqu'en Afghanistan, mais enfin, c'est quand même délirant !"

 

 

Olivier Berruyer montre ensuite des documents :

 

"Ce monsieur est le président du parti Svoboda (Liberté) qui a le tiers des sièges du gouvernement ukrainien. On le voit faire un très joli salut nazi. Le même monsieur a été mis en 2012 dans le top 10 des antisémites du Centre Simon Wiesenthal, parce qu'il a déclaré qu'il fallait purger 400.000 juifs en Ukraine. Il fallait s'attaque à la mafia juive moscovite. En 2005, il fait une lettre dans laquelle il écrit il faut stopper les activités criminelles de la juiverie organisée. En 2012, le quart des députés israéliens, 25% de la Knesset, écrit à Martin Schulz au niveau du Parlement européen, leur disant qu'il ne faut pas s'associer avec ce parti-là qui est un parti néo-nazi. Qu'est-ce qu'on a vu il y a trois semaines ? On voit Laurent Fabius qui le rencontre et qui négocier avec. Mais c'est quoi ce délire ? C'est cela nos valeurs au niveau de l'Union européenne ?"

 

Olivier Berruyer montre une autre photo :

 

 

"Evidemment qu'il y avait plein de manifestants pacifiques. Mais ça, c'était aussi une partie des 'forces d'auto-défense' des manifestants ukrainiens où l'on voit quelqu'un tirer sur les forces de l'ordre. Je rappelle que Maïdan, c'est 500 policiers hospitalisés, dont 150 pour blessures par balles, dont 17 sont morts par balles. Donc pour moi il y a eu une espèce de coup d'Etat là-dedans.

 

... Est-ce qu'ils ont décidé de célébrer le centenaire de 1914 en nous foutant à nouveau le feu en Europe. Parce qu'en Ukraine, il y a ce qui faut pour faire une nouvelle Yougoslavie. ... On agit là-dedans sans voir toutes les conséquences terrifiantes. Je n'ai pas envie de montrer que l'Europe c'est la guerre, moi maintenant."


 

Olivier Berruyer fait quelques rappels historiques sur des rattachements de territoires à la France dans le passé (Nice, Savoie, Comores, Mayotte) :

 

Rappels historiques :


Exemples de référendums en France :


1/ 15 et 16 avril 1860 : référendum à Nice.

Les citoyens du comté de Nice votent en faveur du rattachement de Nice à la France.

Les adversaires de l’annexion appellent à s’abstenir, d’où le faible nombre de votes « non ». Le « oui » emporte 83 % des inscrits dans l’ensemble du comté de Nice et 86 % à Nice, en partie grâce à la pression des autorités (curés, syndics, fonctionnaires). Le territoire de Nice est officiellement cédé à la France le 14 juin 1860.

fr.wikipedia.org

 

2/ 28 avril 1860 : référendum en Savoie.

Les citoyens de Savoie votent en faveur du rattachement de la Savoie à la France.

Les électeurs doivent répondre à la question : « La Savoie veut-elle être réunie à la France ? »

Résultat : 130 533 électeurs votent “oui”, et 235 votent “non”

Dans la plupart des bureaux de vote, on ne trouve pas de bulletins « non ». Le 28 avril 1860, le correspondant à Genève du journal britannique The Times qualifie le plébiscite « de la plus grande farce jamais jouée dans l’histoire des nations ». Aujourd’hui, il est estimé fort probable « qu’un scrutin réellement démocratique aurait permis d’obtenir le même résultat. Avec un score peut-être moins glorieux, mais nettement plus crédible. »

fr.wikipedia.org

 

3/ Le 22 décembre 1974 : référendum aux Comores

95 % des électeurs votent pour l’indépendance de l’archipel des Comores (la Grande Comore, Anjouan, Mohéli, Mayotte), qui devait former en 1975 un État indépendant. Tournant le dos au droit onusien, qui impose le respect des frontières issues de la colonisation, la France conservera Mayotte dans son giron en procédant au décompte des suffrages du référendum  île par île. Mayotte sera donc rattachée à l’Hexagone par un statut mouvant, en toute illégalité.

fr.wikipedia.org

 

Source: http://www.les-crises.fr/ukraine-mobilise/

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 16:57

Et de trois. Après la reconnaissance le 26 août 2008 de l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie de la Géorgie par la Russie, le "précédent" du Kosovo revient pour la troisième fois "dans la gueule" des Occidentaux.

Un certain 22 février 2008, Vladimir Poutine avait prévenu les Occidentaux que le Kosovo, serbe depuis le Moyen Âge, leur reviendrait "dans la gueule". Parole tenue.

 

Aujourd'hui, le président russe a ironisé  sur la reconnaissance de l'indépendance du Kosovo en février 2008 et les indignations occidentales aujourd'hui à propos du rattachement de la Crimée et de Sébastopol à la Russie :

 

Reconnaissance du Kosovo par l'Occident : « ils l’ont écrit, et maintenant, ils s’indignent » (Poutine)  

 

Reconnaissance du Kosovo par l'Occident : « ils l’ont écrit, et maintenant, ils s’indignent » (Poutine)

 

La Voix de la Russie Aujourd'hui, 15:58

 

Le président russe Vladimir Poutine, s’adressant à l’Assemblée fédérale, a commenté l’argumentation de la reconnaissance du Kosovo par l’Occident et la non-reconnaissance de l’indépendance de la Crimée : « Ils l’ont eux-mêmes écrit, et maintenant, ils s’indignent. »

 

Dans son discours, Vladimir Poutine cite la déclaration adoptée par les États-Unis concernant la situation au Kosovo. Le document reconnaît qu’une déclaration d’indépendance peut violer la législation intérieure du pays, ce qui ne veut pourtant pas dire que les normes du droit international ont été violées. « Ils l’ont écrit eux-mêmes, ils l’ont crié au monde entier, et maintenant, ils s’indignent. Mais de quoi ? », a déclaré Vladimir Poutine.

 

Source: http://french.ruvr.ru/news/2014_03_18/Vladimir-Poutine-sur-la-reconnaissance-du-Kosovo-par-l-Occident-ils-l-ont-ecrit-et-maintenant-ils-s-indignent-1502/

 

 

Rattachement de la Crimée à la Russie : Obama et Merkel parlent de «violation inacceptable»

 

Le Figaro Mis à jour le 18/03/2014 à 18:08 Publié le 18/03/2014 à 16:17

 

Parmi les nombreuses réactions des pays occidentaux, François Hollande a aussi condamné ce mardi le rattachement de la Crimée à la Russie annoncé par le président Poutine. L'Ukraine dénonce une annexion.

... [L]e président russe Vladimir Poutine a annoncé mardi avoir signé un traité «historique» rattachant la Crimée à la Russie, avec effet immédiat, faisant fi des sanctions décrétées la veille contre Moscou. Un pied de nez aux puissances occidentales que ces dernières se sont empressées de dénoncer:

- L'Ukraine ne «reconnaîtra jamais l'annexion» de la Crimée

«L'Ukraine et le monde entier ne reconnaîtront jamais l'annexion du territoire ukrainien», a déclaré son président par intérim, Olexandre Tourtchinov. «C'est une décision dangereuse qui n'a aucune conséquence juridique. C'est une provocation dangereuse pour l'Europe et le monde», a-t-il ajouté. «La signature du prétendu accord sur l'entrée de la Crimée dans la Fédération de Russie et le discours afférent du président russe n'ont rien en commun avec le droit, la démocratie ou le sens commun, a pour sa part déclaré mardi Evhen Perebynis, porte-parole du ministère ukrainien des Affaires étrangères. Selon lui, «le discours de Poutine démontre très clairement à quel point la menace que représente la Russie pour la sécurité et la stabilité internationales est réelle.»

 - Les États-Unis pointent du doigt une «confiscation de territoire»
«La Russie a aligné tout un éventail d'arguments pour justifier ce qui n'est rien d'autre qu'une confiscation de territoire», a réagi le vice-président des Etats-Unis, Joe Biden. «L'isolement politique et économique de la Russie ne peut qu'augmenter si elle poursuit dans la même voie, et elle verra en fait de nouvelles sanctions de la part des Etats-Unis et de l'UE», a prévenu Biden lors d'un point de presse avec le Premier ministre polonais Donald Tusk. Le président Barack Obama a invité les pays du G7 et de l'Union européenne à se réunir la semaine prochaine pour voir comment soutenir l'Ukraine. «La déclaration d'indépendance unilatérale de la Crimée et l'intégration décrétée ce jour à la Fédération de Russie sont des coups inacceptables portés à l'intégrité territoriale de l'Ukraine», ont estimé Obama et la chancelière allemande Angela Merkel lors d'un entretien téléphonique.  

- L'Union européenne appelle au respect de «la souveraineté» de l'Ukraine
 L'Union européenne «ne reconnaît pas et ne reconnaîtra pas l'annexion de la Crimée et de Sébastopol» par la Russie, ont affirmé dans une déclaration commune les présidents de la Commission européenne et du Conseil européen. «La souveraineté, l'intégrité territoriale et l'indépendance de l'Ukraine doivent être respectées. L'UE n'a reconnu ni le référendum illégal et illégitime en Crimée ni son résultat. L'UE ne reconnaît pas et ne reconnaîtra pas l'annexion de la Crimée et de Sébastopol par la Fédération de Russie», ont déclaré José Manuel Barroso et Herman Van Rompuy. 

- L'Allemagne condamne des actes qui vont à l'encontre du droit international, mais appelle à poursuivre le dialogue
«L'intégration (de la Crimée) dans la Fédération de Russie est, nous en sommes absolument convaincus, contre le droit international», a souligné la chancelière allemande Angela Merkel lors d'une conférence de presse. «Le soi-disant référendum était contre le droit international, la déclaration d'indépendance qui a été acceptée hier par le président russe était contre le droit international», a-t-elle expliqué. La chancelière a néanmoins assuré que le dialogue avec la Russie devait se poursuivre. «Parallèlement aux sanctions prises, nous allons privilégier le dialogue, nous allons privilégier la discussion», a-t-elle martelé.

- La France ne reconnaît pas le rattachement de la Crimée
«Le président de la Fédération de Russie a signé aujourd'hui un traité qui intègre la Crimée à la Russie. Cet acte intervient après la tenue d'un référendum illégal en Crimée (dimanche, ndlr), au regard du droit ukrainien comme du droit international», écrit le président François Hollande dans un communiqué. «Je condamne cette décision. La France ne reconnait ni les résultats du référendum tenu en Crimée le 16 mars dernier, ni le rattachement de cette région d'Ukraine à la Russie», poursuit le chef de l'État, ajoutant même: «le prochain Conseil Européen les 20 et 21 mars prochains doit fournir l'occasion d'une réponse européenne forte et coordonnée à la nouvelle étape qui vient d'être franchie.»

- Le Royaume-Uni déplore «la voie de l'isolement» que prend la Russie
«Il est regrettable d'avoir entendu le président Poutine choisir aujourd'hui la voie de l'isolement, privant les citoyens de son propre pays, et de la Crimée, d'un partenariat avec la communauté internationale et du statut de membre à part entière d'un certain nombre d'organisations internationales», a affirmé William Hague, secrétaire britannique au Foreign Office.

 

Source: http://www.lefigaro.fr/international/2014/03/18/01003-20140318ARTFIG00227-la-france-et-l-ukraine-ne-reconnaissent-pas-le-rattachement-de-la-crimee-a-la-russie.php

 

 

En 2008, la chancelière allemande Angela Merkel avait déjà condamné en 2008, dans les mêmes termes qu'aujourd'hui pour la Crimée, la reconnaissance par la Russie de l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, comme "inacceptable" et "contraire au droit international". (Le Figaro, Abkhazie-Ossétie/Merkel: "inacceptable", 26/08/2008)

 

Le 11 mars dernier, François Hollande déclarait que le référendum de rattachement de la Crimée à la Russie ne serait "pas conforme au droit international", et Angela Merkel, le même jour, parlait d'une "annexion".

 

 

Poutine : dans le cas de l'Ukraine, l'Occident a franchi la ligne  

 

 

Poutine : dans le cas de l'Ukraine, l'Occident a franchi la ligne

 

La Voix de la Russie, Aujourd'hui, 16:12

 

 

« Tout a ses limites, et dans le cas de l'Ukraine nos partenaires occidentaux ont franchi la ligne, ils étaient violents, irresponsables et non professionnels », a déclaré Vladimir Poutine dans son allocution devant l'Assemblée fédérale.

 

« A quel point faut-il perdre le sens politique et la mesure pour ne pas prévoir toutes les conséquences de leurs actions? La Russie s'est retrouvée à une ligne dont elle ne pouvait plus reculer », a dit Vladimir Poutine.

 

 

Source: http://french.ruvr.ru/news/2014_03_18/Poutine-dans-le-cas-de-lUkraine-lOccident-a-franchi-la-ligne-8105/

 

Des indignations occidentales indignes

 

Quand on sait que le coup d'Etat qui a renversé le président élu Ianoukovitch, a fait suite à des tirs de snipers sur les deux camps et à des assassinats gratuits, que la représentante des Affaires étrangères de l'UE Catherine Ashton, bien qu'au courant, l'Union européenne n'a toujours diligenté aucune enquête... ["il n'y a pas d'enquête à Kiev. Il n'y a pas d'enquête au Conseil de l'Europe. Il n'y a pas d'enquête dans l'Union européenne. On se tait sur ça. Comme cela a aidé l'opposition à arriver au pouvoir. Cela n'a pas d'importance." (Alexeï Poukov, Président de la Commission étrangères de la Douma)], les indignations occidentales sont indignes. Si en effet le nouveau gouvernement à Kiev est légitimé par les Occidentaux alors que des meurtres ont été commis, on ne voit pas très bien pour quelles raisons le référendum en Crimée serait "inacceptable", "pas conforme au droit international" ?

 

D'un côté, un coup d'Etat criminel et meurtrier est soutenu, légitimé par le soit-disant "droit international" brandi par les Occidentaux, de l'autre, un referendum, conforme au "droit des peuples à l'auto-détermination", "droit des peuples à disposer d'eux mêmes" proclamé pendant leur Ière Guerre mondiale, réaffirmé après la Seconde Guerre mondiale dans la Charte des Nations unies de 1945 qui inclut, parmi "les buts des Nations Unies", celui de "développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l’égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d'eux-mêmes" (article 1, alinéa 2), serait "inacceptable", "pas conforme au droit international", une "annexion", une "confiscation du territoire", "illégitime", etc. De qui se moque-t-on ?

 

 

. Poutine parle des nationalistes russophobes, néo-nazis et antisémites qui ont fait le "coup d'Etat" en Ukraine

. Kosovo / Ossétie du Sud - Abkhazie : deux poids deux mesures : Le président russe Dmitri Medvedev signe les décrets d'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, les démoNcraties occidentales qui ont soutenu l'indépendance du Kosovo condamnent fermement... (26 août 2008)

. Le Kosovo : "un précédent horrible qui va vous revenir dans la gueule" (Poutine, le 22 février 2008)

 

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 15:01

http://cdn.ruvr.ru/2014/03/16/1502004696/9venice-09.jpg

 

  Venise prépare un référendum sur son indépendance


  • Publié le 16 mars 2014 dans Europe

Ce dimanche 16 mars débute un référendum sur la sécession de Venise et de ses environs du reste de l’Italie. Ses organisateurs s’inspirent des exemples de l’Écosse et de la Catalogne qui semblent également avancer sur la voie de l’indépendance.

Selon les activistes, 65% de la population de la région du Veneto seraient favorables à l’indépendance. Ils concèdent que ce référendum ne lie pas le gouvernement italien qui ne l’a pas reconnu mais ils disposent d’un plan d’action au cas où une majorité s’exprimerait en faveur du rétablissement de la république de Venise. Par exemple, de nombreux entrepreneurs de la région se sont engagés à verser leurs impôts au pouvoir régional plutôt qu’à Rome. Cette désobéissance fiscale équivaudrait à une déclaration unilatérale d’indépendance.

Pour certains activistes, il ne s’agirait pas simplement de quitter l’Italie mais également de sortir de l’Union européenne, de l’Euro et de l’OTAN.


Source. The Telegraph

via https://www.contrepoints.org/2014/03/16/159502-venise-prepare-un-referendum-sur-son-independance

 

 

Venise tiendra un référendum sur la sécession de l'Italie

 

La Voix de la Russie, 16 mars, 11:28

 

Du 16 au 21 mars, un référendum sur la sécession de l'Italie aura lieu dans la région de la Vénétie. Ce référendum abordera une seule question : « Voulez-vous que la Vénétie devient une république fédérale indépendante et souveraine ? »

 

Selon les sondages d'opinion publique, 64 % des habitants de la région, soit les deux tiers de ses habitants, se prononcent pour la sortie de la Vénétie de l'Italie et pour la création d'un Etat indépendant.

 

Par la logique des organisateurs du référendum, que la région était une fois une partie de l'Italie à la suite d'un référendum, un autre référendum pourra décider de sa sécession de l'Italie.

 

Lire la suite: http://french.ruvr.ru/2014_03_16/A-Venise-a-lieu-le-referendum-sur-la-branche-de-lItalie-9211/

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 14:02

Dans un entretien à ProRussia.tv publié aujourd'hui, le président de la Commission des Affaires étrangères de la Douma, Alexeï Poukov, explique pourquoi la Russie pense qu'il s'agit d'un coup d'Etat en Ukraine.

 

Monsieur Pouchkov dit des médias occidentaux que "c'est comme s'ils étaient devenus les médias de l'Union soviétique" :

 

 

« Il y a un grand changement dans les médias occidentaux. C'est comme s'ils étaient devenus les médias de l'Union soviétique d'une certaine manière. C'est la propagande surtout. C'est le détournement de faits. C'est aussi la distorsion. Le secrétaire du Conseil de Sécurité et de Défense de l'Ukraine est un des fondateurs du parti social-nationaliste de l'Ukraine qui maintenant est appelé "le Parti de la Liberté" (Svoboda). Tout de même, si un des chefs du nouveau gouvernement, dans le domaine de la sécurité, est un des fondateurs d'un parti néo-nazi, est-ce que cela compte ou cela ne compte pas ? Non, on n'en parle pas parce que c'est quelque chose qui pourrait donner une fausse image de cette révolution dite démocratique en Ukraine, qui n'est pas démocratique du tout. Le Maïdan avait un élément démocratique très important, mais il a été manipulé, utilisé à des fins politiques, pour renverser Ianoukovitch quoiqu'on en dise -je ne pense que c'est un personnage sympathique - mais il est un président légitime et il y a eu une procédure pour le destituer et cette procédure n'a pas été suivie, absolument pas été suivie. Et on n'en entend jamais parlé dans les médias occidentaux où l'on dit qu'il a fui le pays, mais ce n'est pas vrai. À dix heures du matin, le président de la Rada a dit qu'on a informé Ianoukovitch qu'il doit signer des documents qu'on lui a envoyé de la Rada. À 10h51, cinquante minutes, il a dit on ne peut pas trouver Ianoukovitch, donc cinquante minutes, il ne peut pas remplir ses fonctions de président, il n'est plus président; On vote pour le destituer. Et Ianoukovitch n'a même pas quitté le pays : il était à Kharkov; Et je le dis parce que je le sais très bien, j'étais aussi à Kharkov le 22 février. Et à Kharkov, à 4 heures de l'après-midi, il a donné une interview à une chaine ukrainienne et il a dit qu'un coup d'Etat s'est passé en Ukraine. Donc, est-ce qu'on peut vraiment dire que ce président - qu'il soit sympathique ou non - élu démocratiquement et reconnu dans le monde entier, s'il fait une déclaration à partir du territoire ukrainien, il n'a pas quitté le pays et il on l'a destitué en cinquante minutes. C'est quoi ? Et donc c'est pour cela qu'on dit que c'est un coup d'Etat anticonstitutionnel. Mais la presse occidentale n'en parle pas parce que cela sape les fondements d'une certaine politique envers l'Ukraine.

 

L'affaire des snipers qui a été dévoilée par un ministre européen, ministre des Affaires étrangères de l'Estonie, monsieur Paet, dans sa conversation avec madame Ashton, quand il a dit qu'il y a de plus en plus d'évidences que les snipers qui ont tiré sur les forces de l'ordre et aussi les manifestants du Maïdan étaient probablement des gens qui avaient des liens avec l'opposition, qui faisent cela pour créer un chaos sanglant et aider l'opposition à arriver au pouvoir. Que s'est-il passé ? L'Union européenne ne dit rien. Les médias occidentaux, je n'ai pas remarqué que c'est vraiment discuté. On en parle en Russie. Monsieur Lavrov, le ministre des Affaires étrangères russes en a parlé au Conseil de sécurité. Il en a aussi parlé à ses collègues européens. Ils ont dit qu'ils n'avaient pas de commentaires."

 

"Mais tout de même, s'étonne Alexeï Poukov, il y a des gens qui ont tité sur la foule pendant ces évènements. Ces gens, ils étaient payés par qui ? Ils représentaient qui ? D'où sont-ils venus ? Dans n'importe quelle société démocratique ce serait l'objet d'une enquête approfondie. Mais il n'y a pas d'enquête à Kiev. Il n'y a pas d'enquête au Conseil de l'Europe. Il n'y a pas d'enquête dans l'Union européenne. On se tait sur ca. Comme cela a aidé l'opposition à arriver au pouvoir. Cela n'a pas d'importance.

 

Et d'ailleurs, ajoute Alexeï Pouchkov, le nouveau chef de l'administration du président par interim de l'Ukraine, a été remarqué avec un fusil à lunettes dans le coffre de sa voiture un jour avant cette tuerie. Mais au moins on pourrait essayer de lier ces deux choses. Non non, on ne parle seulement que de la démocratie, et du renouveau démocratique de l'Ukraine. Un renouveau démocratique avec un fusils à lunettes qui a tiré sur des démocrates qui combattaient Ianoukovitch, moi je pense que c'est une version assez douteuse. Je ne l'a trouve pas dans les médias occidentaux et je ne m'en réjouis pas parce que cela veut dire que la majorité des médias occidentaux ont sombré dans la propagandre et que vraiment on ne peut pas se fier. »

 

 

 

 

On notera avec amusement que ce 16 mars, un référendum sur l'indépendance et l’autodétermination des peuples à disposer d’eux même, aura lieu non seulement en Crimée, mais aussi à… Venise.
En effet, les habitants de la ville et de ses environs, constituant la province de la Vénétie, souhaitent s’exprimer sur leur appartenance à l'Italie, à l'Union Européenne et à l'OTAN. Le vote se déroulera pendant 5 jours, du 16 au 21 mars. La loi sur le vote a été adoptée par les autorités locales en 2006. Les organisateurs affirment que 68 % des 5 millions d’habitants de Venise et des zones environnantes, soutiennent l’indépendance. En cas de succès, immédiatement après le vote, des partisans de l'indépendance demanderont d'arrêter de virer les impôts perçus à Rome. On pourrait bien sûr aussi parler de l’Écosse, mais aussi de la Bretagne, de la Corse, de la Savoie, de la Catalogne ou de la Flandres… En organisant le démantèlement de l’Ukraine pour piller ses ressources et amener l’OTAN aux portes de la Russie, il n’est pas sûr que l’Occident ait compris la portée de son geste…
Après tout, pour 100 millions de dollars par an, les Bretons pourraient aussi louer le port de Brest à la Marine russe… comme Sébastopol ?

 

Source: http://www.prorussia.tv/Alexei-Pouchkov-explique-la-position-russe-sur-la-Crimee-qui-inspire-la-Venetie-Avant-la-Bretagne-ou-la-Corse_v823.html

 

 

. Un ancien dissident soviétique, Vladimir Bukovski, met en garde contre une dictature de l'Union Européenne (Discours prononcé à Bruxelles en février 2006)

. Union européenne, le nouveau soviet ? (Dissident soviétique V. Bukovski sur l'Union européenne)

. Vladimir Bukovsky - Union Européenne le nouveau Soviétisme

. Rencontrez vos nouveaux seigneurs soviétiques M. Orbán (Nigel Farage, Parlement européen, 19 janvier 2011)

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 09:31

33 tonnes d'or de la réserve fédérale d'Ukraine s'envolent pour les Etats-Unis, et notamment l’or des Scythes, trésor du patrimoine de l'Ukraine, d’une valeur de 20 milliards de dollars.

 

http://cdn.ruvr.ru/2014/03/16/1502051109/9o_912797.jpg

 

33 tonnes d'or de la réserve fédérale d'Ukraine s'envolent pour les Etats-Unis

 

Le Journal de la Voix de la Russie, 17 mars 2014

 

[S]ur le plan économique... C’est à un véritable pillage de l’Ukraine que se livrent ses soutiens occidentaux que sont les USA, le FMI et l’Union européenne. Ainsi, les 33 tonnes d’or de la réserve fédérale d’Ukraine… ont tout simplement été embarquées dans un vol spécial pour les Etats-Unis. Nous avions évoqué ici même la semaine dernière les conditions exorbitantes exigées par le FMI pour un prêt, qui mettra l’Ukraine à genoux comme la Grèce.

 

Source: http://www.prorussia.tv/Alexei-Pouchkov-explique-la-position-russe-sur-la-Crimee-qui-inspire-la-Venetie-Avant-la-Bretagne-ou-la-Corse_v823.html 

 

Iatseniouk aurait échangé les reliques ukrainiennes contre un crédit du FMI (sources)

 

La Voix de la Russie, 16 mars 2014, 18:56

 

Le premier-ministre Arseni Iatseniouk, nommé par la Verkhovna Rada (parlement d'Ukraine) en février dernier, aurait pu sortir en cachette le patrimoine historique d’Ukraine, et notamment le célèbre or des Scythes, les populations, qui sont à l’origine de la formation de la principauté de Kiev au 9e siècle.

 

Selon le directeur du Centre Lev Goumilev, spécialisé dans les études eurasiatiques Pavel Zarifoulline Iatseniouk aurait pu utiliser les reliques à titre de gage pour obtenir le crédit d’un milliard de dollars auprès du FMI.

 

Dans un entretien accordé à Vesti.ru, Zarifoulline, faisant référence à une source au Service de sécurité d’Ukraine (SBU), explique que le bagage de Iatseniouk, enregistré il y a quelques jours à l’aéroport de Borispol, lors de sa visite aux Etats-Unis, était considéré comme trop lourd et trop volumineux par les douaniers. « Il contenait des réserves d’or qui font partie du patrimoine d’Ukraine, notamment l’or des Scythes d’une valeur de 20 milliards de dollars ».

 

Le directeur du Centre Lev Goumilev met en garde contre ce genre de pratiques, expliquant que ces pratiques peuvent se répandre en Ukraine aujourd’hui, car la mise en gage des reliques historiques est une source d’argent facile. Cependant, le procédé de rapatriement de ces reliques est beaucoup plus compliqué.

 

Source: http://french.ruvr.ru/news/2014_03_16/Iatseniouk-aurait-echange-les-reliques-ukrainiennes-contre-un-credit-du-FMI-sources-7179/

 

 

La hausse des cours de l'or se poursuit depuis 6 semaines d'affilée. De quoi justifier, sans doute, la mise à l'abri de l'or ukrainien, acheminé par avions spéciaux directement de Kiev à la réserve fédérale américaine...

 

Source: http://www.prorussia.tv/Quand-l-or-se-barre-le-plomb-arrive-generalement-tres-vite-sombre-perspective-pour-l-Europe-de-Bruxelles_v825.html

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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 12:40

De quoi se mêle le "parlement européen" en Afrique ? Après les menaces de sanctions contre la Russie (la Russie a également adopté une loi interdisant la promotion publique de l'homosexualité de même que l'Ukraine pré-coup d'Etat en octobre 2012) les eurodéputés veulent maintenant sanctionner l'Ouganda et le Nigeria.

 

Loi/homosexuels : les eurodéputés veulent sanctionner l'Ouganda et le Nigeria  

 

Loi/homosexuels : les eurodéputés veulent sanctionner l'Ouganda et le Nigeria

 

Le Parlement Européen a demandé jeudi à l'Union européenne de sanctionner l'Ouganda et le Nigeria, à la suite du vote de lois anti-homosexuels dans ces pays, en réorientant l'aide au développement au bénéfice de la société civile et d'ONG, rapporte l'AFP.

 

Dans une résolution non contraignante adoptée à une large majorité, les députés appellent la Commission européenne et les Etats de l'UE à « réexaminer leur stratégie d'aide à la coopération au développement à l'égard de l'Ouganda et du Nigeria et d'accorder la priorité à la réorientation de l'aide vers la société civile et d'autres organisations ».

 

Selon les députés, les lois adoptées en décembre 2013 en Ouganda et au Nigeria qui prévoient de lourdes peines de prison à l'encontre des homosexuels constituent de « graves menaces » sur les droits de l'homme.

 

Source: http://french.ruvr.ru/news/2014_03_14/Loi-homosexuels-eurodeputes-veulent-sanctionner-lOuganda-et-le-Nigeria-2294/

 

 

. Ouganda : adoption d'une loi criminalisant la promotion publique de l'homosexualité (20 décembre 2013)

. Le Nigeria promulgue une loi interdisant l'homosexualité (21 janvier 2014)

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 09:59

Les députés israéliens ont adopté hier, à une écrasante majorité, une loi qui entrera en vigueur en 2017, qui exige que les hommes ultra-orthodoxes fassent l'armée (conscription) ou effectuent un service civil en échange, avec une clause spéciale qui punit les réfractaires de peines de prison.

 

Thousands of Orthodox Jews gather on Water Street in lower Manhattan March 9, 2014 to pray and protest against the current effort by the Israeli government to pass a law to draft religious Jews into its army (AFP Photo / Timothy A. Clary)

 

Ultra-Orthodox Jews outraged as Israel passes military conscription law

 

Temps Publié: 12 Mars , 2014 15:39

 

Source: http://rt.com/news/jews-israel-law-military-354/

 

Traduction Christ-Roi

 

Des Juifs ultra-orthodoxes indignés par l'adoption par Israël d'une loi de conscription militaire

 

Malgré les protestations des partis d'opposition et de groupes de juifs de la diaspora, les députés israéliens mercredi (12 mars NdCR.) ont adopté à une large majorité une loi forçant les juifs ultra-orthodoxes soit à rejoindre l'armée, soit à effectuer un service civil ou de faire face à des poursuites.

 

Le projet de loi a été voté dans les 120 sièges de la Knesset à une large majorité de 65 contre 1, les principaux partis d'opposition ont boycotté le vote. L'unique vote dissident a été fait par l'extrême droite juive "Maison MP" de Yoni Chetboun.

 

La loi signifierait un changement majeur dans la société israélienne où les juifs ultra-orthodoxes ont toujours été exemptés du service militaire, en servant la société à travers la prière et l'étude, en aidant à protéger la culture juive. Mais les appels aux ultra-orthodoxes de contribuer davantage à la défense et l'économie du pays ont augmenté de façon spectaculaire ces dernières années.

 

Le ministre des Sciences et Technologie Yaakov Peri a déclaré après le passage du projet de loi : "Pour la première fois  une question au cœur du conflit de la société israélienne sera résolue. Un changement dramatique viendra" .

 

Toutefois, le projet de loi a suscité beaucoup de controverses . "Je m'oppose au projet de loi" a déclaré dans un communiqué Chetboun, qui a perdu son poste au Comité des affaires étrangères et de la Défense. "Il est mal conçu et est au sommet d'une vague de législation anti-religieuse qui cherche à diluer le caractère juif de l'Etat d'Israël."

 

Les partis d'opposition avaient déjà dit qu'ils ne participeraient pas au vote, qui a suscité une vague de condamnation par des Juifs ultra-orthodoxes représentant 10% environ des 8 millions de citoyens d'Israël.

 

La loi, qui entrera en vigueur en 2017, exige que les hommes ultra-orthodoxes soit rejoignent l'armée soit effectuent un service civil, avec une clause spéciale qui punit les réfractaires à des peines d'emprisonnement.

 

Israël a longtemps eu un projet obligatoire, avec des hommes de servir dans l'armée pendant trois ans et deux ans pour les femmes.

 

Plus tôt ce mois, des centaines de milliers de juifs ultra-orthodoxes sont descendus dans les rues de Jérusalem pour parler et prier contre la législation imminente.

 

Les manifestations ont également eu lieu aussi loin que New York, où dimanche (9 mars NdCR.) environ 50.000 Juifs Satmar assemblés le long des 10 blocs de Manhattan, avec des hommes et des femmes dans des groupes distincts comme c'est la tradition dans les cérémonies religieuses.

 

"Le problème, c'est quelqu'un qui va dans l'armée israélienne devient laïque , et ce serait effacer toute notre tradition" a déclaré Yitz Farkas à AP, un membre de la véritable organisation juive de la Torah basée à Brooklyn.

 

"Nous sommes tous unis contre le service militaire pour les hommes religieux en Israël car il ne permet pas l'apprentissage religieux", a déclaré Peggy Blier, un architecte d'intérieur de Brooklyn. "Le gouvernement israélien cherche à détruire la société religieuse et rendre le pays dans un melting-pot laïque."

 

Depuis 1948, année de fondation d'Israël, les adhérents de Haredi judaïsme, qui rejettent de nombreux aspects de la culture laïque moderne, y compris les films d'affichage et la télévision, ont été exemptés du service militaire obligatoire pour poursuivre leurs strictes études religieuses. De plus en plus cependant, de nombreux Israéliens laïques disent que l'exemption pour un nombre relativement important de juifs était injuste.

 

Le projet de loi est considéré par plusieurs Israéliens comme rectifiant l'exonération qui était accordée jusqu'à présent à la communauté ultra-orthodoxe depuis 1948, lorsque Israël a été créé en tant que nation, exonération perçue comme une injustice historique. Cependant, ils étaient alors seulement une petite proportion de la population.

 

Depuis, avec un fort taux de natalité leur part dans la société a augmenté, leur groupe a cru d'une manière plus forte dans le pays.

 

"Il s'agit d'un projet de loi d'importance historique" a déclaré MK Ayelet Shaked (Bayit Yehudi), qui a dirigé la commission parlementaire de préparation de la législation, citée par le Jerusalem Post. "Depuis 65 ans il y avait une exemption pour tous les étudiants de la yeshiva et le changement qu'a fait la coalition est proportionné, progressif et correct."

 

Shaked a ajouté qu'elle "croit dans public haredim qu'il rejoindra les objectifs [de conscription] de l'ensemble du gouvernement.

 

"J'imagine que cette loi va atteindre la Haute Cour demain. J'espère que les juges vont lire les protocoles des réunions du comité et voir que même si la loi n'est pas égale, elle a un objectif louable, et c'est pourquoi je pense qu'elle supportera le test de la Haute Cour", a-t-elle ajouté.

 

Immédiatement après la nouvelle loi adoptée, le Mouvement pour la qualité du gouvernement a saisi contre elle la Haute Cour.

 

 

 

Source: http://rt.com/news/jews-israel-law-military-354/

 

 

Note de Christ-Roi. "Rendez à César ce qui appartient à César". Aucune prescription biblique n'interdit le service militaire ni le métier des armes [Cf. La réponse de saint Jean-Baptiste à des soldats venus l'interroger :  « Et des soldats aussi l’interrogeaient, disant : Et nous, que ferons-nous ? Et il leur dit : N’usez de violence ni de fraude envers personne, et contentez-vous de votre paye » (Evangile selon saint Luc, III, 14.) ; voir aussi les saints militaires chrétiens engagés dans l'armée romaine], d'autant plus si en échange on peut faire un service civil alternatif, comme cela est prévu dans l'actuelle proposition de loi israélienne.

 

Ce qui est interdit c'est de tuer (l'innocent), et de violenter les personnes. Dans ces conditions, nous ne nous associons pas aux religieux juifs pour critiquer cette législation de l'Etat d'Israël. La contestation sur des motifs religieux (la crainte d'une législation "anti-religieuse" qui chercherait à "diluer le caractère juif de l'Etat d'Israël")  n'est pas fondée.


 

. Etats-Unis: des dizaines de milliers de Juifs protestent contre l'Etat d'Israël et une nouvelle loi militaire

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11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 19:37

Alors que le parlement de Crimée a adopté ce matin la "déclaration d'indépendance de la république autonome de Crimée et de la ville de Sébastopol, en vue du referendum tout à fait légal de rattachement à la Russie dimanche 16 mars prochain, Angela Merkel a évoqué dans la journée "une annexion" de la Crimée par la Russie. Soit elle ment soit elle est particulièrement incompétente. Nous optons pour la première solution !

 

 

Ukraine / Crimée: Angela Merkel parle d'annexion

 

Par Le Figaro.fr avec AFP Mis à jour le 11/03/2014 à 18:51 Publié le 11/03/2014 à 18:12

 

 

Selon des propos tenus lors d'une réunion du groupe parlementaire conservateur CDU/CSU et rapportés à l'AFP par une source parlementaire, la chancelière allemande Angela Merkel a jugé aujourd'hui que la situation en Crimée s'apparentait à "une annexion" par la Russie.

 

"On peut déjà parler d'annexion", a assuré la dirigeante allemande. Selon elle, la Russie a "dérobé" la Crimée à l'Ukraine.

 

Source: http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/03/11/97001-20140311FILWWW00305-merkel-evoque-une-annexion-de-la-crimee.php

 

 

Merkel connaît mal ses dossiers apparemment.

 

En vertu du traité de partition russo-ukrainien déterminant le sort des bases militaires et des navires en Crimée - signé en 1997 et prolongé en 2010 - la Russie est autorisée à avoir jusqu'à 25.000 soldats, 24 systèmes d'artillerie (d'un calibre inférieur à 100 mm), 132 véhicules blindés et 22 avions militaires, sur le territoire de la péninsule.

 

La flotte russe de la mer Noire est autorisée à rester en Crimée jusqu'en 2042. Moscou règle chaque année une dette de 97,75 à Kiev pour le droit d'utiliser les eaux ukrainiennes et les fréquences radio, et pour compenser l'impact environnemental de la flotte de la mer Noire.

 

Source en anglais (dernier paragraphe) : http://rt.com/news/kharkov-gun-attack-denounced-842/

 

 

. Crimée: le Parlement adopte l'indépendance

. Ukraine et mer Noire : les véritables enjeux (Pierre Hillard)

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11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 18:54

François Hollande défend «l’intégrité des territoires, le respect des frontières, c'est-à-dire la souveraineté » de l'Ukraine : « l'Ukraine, c'est toute l'Ukraine » déclare-t-il dans une conférence de presse à Bruxelles. 

 

«S'il y a donc une tentation de séparatisme, de division, pire encore même, de captation, cette tentation ne peut pas être conforme au droit international. C'est pourquoi je suis extrêmement ferme là-dessus. C'est le sens même de ce que vient de prononcer le Conseil européen par rapport à un certain nombre d'exigences et de sanctions. L'Ukraine c'est toute l'Ukraine, a-t-il ajouté. » 

 

)

 

 

Pour prendre au mot le président de la République, le Kosovo devrait être restitué à la Serbie… sans oublier Chypre, occupée depuis 40 ans par la Turquie, membre de l’Otan.

 

Que dire du futur référendum sur l’indépendance de l’Ecosse et de la fragmentation de l’Irak consécutive de l’invasion américaine ? Nous faisons également l’impasse sur l’implication des Etats-Unis dans la création du Sud Soudan...

 

 

Source : http://theatrum-belli.org/ukraine-francois-hollande-defend-lintegrite-des-territoire-et-la-souverainete/

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 23:54

 

 

 

Plusieurs faits désormais établis montrent à quel point les assemblées régionales des régions russophones de l’Est et du Sud de l’Ukraine, ne peuvent pas faire confiance à l’assemblée factieuse de Kiev.
Ainsi, il est désormais établi que les tirs des snipers sur la place Maïdan ont tués aussi bien des policiers que des manifestants. Sans doute pour pousser l’affrontement jusqu’à un point de non retour. Une discussion téléphonique entre Catherine Ashton, haute-représentante de l’UE pour les affaires étrangères et le ministre des Affaires étrangères de l’Estonie, Urmas Paet, montre que l’UE semble croire que ce sont bien les leaders de l’opposition qui sont à l’origine de ces tirs, et non le Président Ianoukovicth. Le même scénario s’est produit au Vénézuéla, où des policiers et des manifestants ont là aussi été tué par des snippers. Une coïncidence, bien sûr.
 
Les scènes d’une rare violence qui ont montré les militants du mouvement radical Pravi Sektor, faisant irruption, armes à la main, dans une assemblée régionale et frappant les élus soupçonnés de sympathie prorusses, ont profondément choqué les Ukrainiens et les Russes. Ce mouvement, connu pour avoir fourni des hommes à la rébellion islamiste en Tchétchénie, a appelé le 1er mars le leader terroriste Dokou Oumarov, lié à Al-Qaïda, à ouvrir un second front dans le Caucase, pour occuper les troupes russes. Par ailleurs, un gouverneur régional qui demandait l’intervention des troupes russes pour sécuriser la population, a été enlevé par un commando venu de Kiew, et l’on est toujours sans nouvelle de lui. C’est désormais plus de la moitié de l’Ukraine qui se méfie du coup d’état de Maïdan. Partout les municipalités hissent des drapeaux russes et demandent la protection de la Russie.
 
Bien sûr, la situation en Crimée est encore plus nette. Composée à 85% de Russes, la république autonome de Crimée veut faire sécession de l’Ukraine et a demandé son rattachement à la Fédération de Russie. C’est une demande officielle du gouvernement de la Crimée. Cette demande, officiellement adressée à la Douma de Russie, sera soumise à un référendum dimanche prochain au peuple souverain. Les autorités légales de Crimée ont invité les observateurs de l’OSCE a surveillé le scrutin. Mais bien sûr, personne au sein de l’UE ou de l’OTAN n’en veut. Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes n’est valable que si il est conforme aux intérêts de l’OTAN.
Imaginez qu’en 1914, un référendum soit possible en Alsace, alors rattaché de force à l’Allemagne depuis la défaite de 1870. Imaginez que par ce référendum, on demande aux Alsaciens s’ils voulaient revenir au sein de la république française. Et que par ce référendum, on évite la Première Guerre Mondiale et ses millions de morts. On évite le suicide de l’Europe et on laisse l’avidité américaine de l’autre côté de l’océan atlantique.
 
La Crimée, c’est un peu l’Alsace de la Russie. La Russie ne fait pas pression sur ses habitants, c’est eux qui veulent rejoindre la Fédération et le prouver par un référendum. Et ce droit leur est nié par les mêmes puissances qui sont intervenues pour arracher une partie de la Serbie, le Kossovo, contre l’avis des populations locales, pour la mettre sous la coupe réglée de trafiquants d’organes de l’UCK, protégée par Bernard Kouchner. La Russie est présente en Crimée depuis 230 ans. Elle y dispose d’une base navale, qu’elle loue près de 100 millions de dollars par an. L’OTAN, elle, a installée une base sur le territoire serbe, contre l’avis de la Serbie, sans débourser le moindre dollar. Le camp Bondsteel permet aux Etats-Unis de contrôler la Méditerranée et la mer Noire, ainsi que les routes menant au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et dans le Caucase, de même que le transit des ressources énergétiques provenant de la Caspienne et d’Asie centrale.
 
Les Etats-Unis n’ont aucun droit à être en Serbie, au Kosovo et pourtant ils y sont. 230 années de liens historiques, économiques, et culturels entretenus avec l’Ukraine, donnent à la Russie la pleine capacité d’intervenir pour protéger son peuple, les 1,5 million de russes présents en Crimée. Mais là, il s’agirait d’ingérence.
Le droit à l’ingérence, pourtant, l’OTAN et l’UE ne s’en sont pas privés en Irak, en Lybie ou en Syrie. Mais visiblement, ce n’est valable que si on écrase les populations sous les bombes. Si ce sont elles qui vous appellent, comme en Crimée, alors là c’est illégal. Comprenne qui pourra en Occident. En Russie, en tout cas, la population approuve la décision de Vladimir Poutine, du Gouvernement et de la Douma, de répondre présent à l’appel des Ukrainiens. Une manifestation a réuni plus de 65 000 personnes sur la Place Rouge, le jour même où la demande de la Rada de Crimée est parvenue à la Douma. Pratiquement tous les partis russes étaient présents, y compris certains de l’opposition. Présents sur place, nos équipes en ont ramené ces images et les interviews de deux jeunes russes.
 
Vidéo 1
et
Vidéo 2
 
Les forces d’autodéfenses ukrainiennes et les unités cosaques qui protègent les populations russophones de l’Est, ont lancé des ultimatums expirant dimanche à 20 h, aux unités ukrainiennes qui ne les ont pas encore rejointes ou qui n’ont pas encore déposés les armes, avant de rentrer chez eux librement. Les rumeurs de vols dans des casernes de l’armée ukrainienne de l’Est, par les factions les plus radicales de Maïdan, ont poussé les autorités régionales à se prévenir de tels pillages, qui porteraient notamment sur des missiles sol-air.
Cette semaine sera cruciale, et l’on verra jusqu’où l’OTAN et l’UE sont prêts à aller, pour empêcher le référendum d’autodétermination de la Crimée. Car ils se doutent, bien évidemment, que ce choix risque de faire tâche d’huile auprès des autres régions russophones. Et une fois encore, comme en Syrie, c’est la diplomatie russe qui est garante de la paix.

 

Source: http://www.prorussia.tv/Droit-a-l-autodetermination-des-peuples-et-droit-d-ingerence-au-coeur-du-referendum-en-Crimee_v807.html

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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 10:22

 

http://medias-presse.info/wp-content/uploads/2014/03/drapeau-ukraine-israel-MPI.jpgPraviysektor : allégeance à Israël et au communautarisme juif?

 

KIEV – Dans une tribune publiée ce 28 février par le Huffington Post Etats-Unis, Abraham Foxman, le puissant président de l’Anti-defamationleague (équivalent américain de la LICRA), nous apprend que Dmitri Iaroch, le chef de Praviysektor, a eu une entrevue avec l’ambassadeur d’Israël à Kiev, Reuven Din El. Dmitri Iaroch aurait assuré l’ambassadeur israélien que la milice nationaliste Praviysektor rejette catégoriquement l’antisémitisme et la xénophobie et que ses objectifs sont une Ukraine démocratique et l’égalité entre tous les groupes ethniques (NDLR : même pour les russophones ?).

 

On sait que le pouvoir corrompt, parfois même les meilleurs des hommes. Il n’aura pas fallu deux semaines pour que ces nationalistes préférant le FMI et l’Union européenne à la Russie poutinienne ne viennent se présenter devant l’ambassadeur d’Israël pour s’y proclamer démocrates et antiracistes. On avait cru le « Secteur de droite » plus intransigeant en général et plus « dur » au sujet des juifs et du lobby sioniste. Praviysektor serait-il en train de donner des gages au lobby-qui-n’existe-pas afin de se donner une chance de conserver la petite part de pouvoir reçue des maîtres américains du scientologue Iatseniouk ?

 

Baudouin Lefranc

 

Source: http://medias-presse.info/praviysektor-allegeance-a-israel-et-au-communautarisme-juif/7280

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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 09:15

Dans un entretien accordé à l’agence de presse Ria Novosti (mars 2014), le géopolitologue Aymeric Chauprade évoque l'"otanisation de l'Ukraine", et redoute "que certaines forces atlantistes ne cherchent à créer une situation de conflit mondial pour sortir de leur banqueroute financière et économique". Le mot est dit. C'est ce que nous évoquons régulièrement ici depuis le lancement du blog, et notamment en 2009 dans un article intitulé "Stratégie du chaos: Les guerres et crises programmées au profit des banquiers internationaux".

 

 

 

RIA Novosti – Pourquoi les pays d’Occident considèrent-ils les autorités actuelles de Kiev comme légitimes alors que leur arrivée au pouvoir s’est faite par la voie de la violence, par les attaques contre les forces de l’ordre, par la capture de bâtiments administratifs ?


Aymeric Chauprade - Le nouveau pouvoir en place à Kiev est arrivé par un coup d’État contre un président élu démocratiquement. Cette élection démocratique n’avait pas été contestée à l’époque. Il est donc incontestable que le nouveau pouvoir à Kiev n’est pas légal. Si les gouvernements américain et européens reconnaissent le pouvoir de Maïdan, alors ils sont en contradiction flagrante avec les principes qu’ils prétendent défendre. Malheureusement, ils le sont et essaient donc de maquiller leur incohérence en faisant croire que c’est la Russie qui mène une politique de force.

Le gouvernement du Maïdan est le résultat d’un coup d’État planifié avec une ingérence caractérisée puisque des personnalités politiques américaines et européennes sont venues soutenir des milices armées qui s’attaquaient aux bâtiments publics et aux forces de l’ordre. Les premiers morts sont des forces de l’ordre. Les responsables sont des membres de mouvements soutenus par les États-Unis et certains pays de l’Union européenne, comme le parti néo-nazi Svoboda et son bras armé Pravy Sektor.


Pourquoi les autorités ukrainiennes ont-elles décidé d’abandonner les négociations avec les autorités légitimes et le président élu, et pourquoi n’ont-elles pas, après, rempli les conditions de l’accord négocié par les chefs des ministères des affaires étrangères de la France, de l’Allemagne et de la Pologne ?


Aymeric Chauprade – En effet un accord allait être signé entre le président légalement élu Ianoukovitch, le représentant russe et les autres ministres des Affaires étrangères. Dans cet accord, le président légal acceptait des élections anticipées et un retour à la Constitution de 2004. Mais des éléments extrémistes, clairement soutenus par les États-Unis, ont pensé qu’en plein Jeux de Sotchi, les Russes étaient concentrés ailleurs et qu’ils pouvaient alors pousser leur avantage plus loin et tenter un renversement du pouvoir par la force, dans le but d’éviter des élections qu’ils n’auraient pas gagné et surtout d’accélérer l’OTANISATION de l’Ukraine. Tiagnibok (Svoboda) et Iarosch (Pravy Sektor) ont vu dans l’affaiblissement de Ianoukovitch l’opportunité historique de mettre en place un gouvernement fasciste permettant de faire une épuration ethnique des Russes. De leur côté, les Américains ont pensé que s’ils les laissaient faire, cela provoquerait une réaction de la Russie qui permettrait de creuser le fossé entre Russes et Européens et d’aggraver la situation économique sur le continent. Je suis convaincu que les Américains savent que leur système financier est au bord de l’effondrement et qu’ils cherchent, une fois encore, à renflouer leurs caisses en provoquant une fuite des capitaux chez leurs adversaires. C’est la fameuse stratégie du chaos qu’ils mettent en oeuvre partout depuis que le nouveau monde multipolaire les empêche d’édifier un ordre mondial unipolaire américain.


Quel est votre pronostic quant à une résolution de la crise interne de l’Ukraine ?


Aymeric Chauprade – Je considère que la Russie a réagi de manière raisonnable et proportionnée à ce qui est une véritable agression stratégique de ses intérêts et une menace directe des populations-soeurs russes et russophones. Je rappelle qu’à ce jour les seuls morts en Ukraine viennent du Maïdan. Rien du côté russe. Pas un coup de feu, pas une exaction : sinon vous pensez bien que les médias occidentaux qui sont présents en Crimée et en Ukraine de l’Est l’auraient relevé immédiatement ! Qui plus est, la Russie défend la légalité du président élu, tout en reconnaissant, comme tout le monde, que Ianoukovitch, par sa corruption et sa faiblesse vis à vis des oligarques ukrainiens, porte une part de responsabilité dans la situation actuelle. C’est sans doute pour cela que Vladimir Poutine a déclaré que Ianoukovitch n’avait pas d’avenir politique.

Donc la première chose à faire, pour résoudre la crise interne de l’Ukraine, c’est de reconnaître que la Russie est un acteur majeur de la région et qu’elle a le droit, face à des menaces sur les populations de l’Est de l’Ukraine et de la Crimée autonome, d’activer des mécanismes de défense et de stabilisation. Ensuite, il convient de cesser les menaces inutiles contre la Russie. Nous ne sommes plus à l’époque de la Guerre froide et de l’URSS. La Russie est un acteur intégré dans l’économie mondiale, membre de l’OMC et qui veut commercer pacifiquement avec ses partenaires. La menacer est stupide et contre-productif ! Et comment obéir d’ailleurs à des leçons de morale venant de pays comme les États-Unis et la France qui pratiquent, depuis longtemps, des interventions armées hors de leur territoire sur les territoires d’autres pays souverains, au Moyen-Orient comme en Afrique? Les présidents occidentaux devraient cesser de se ridiculiser avec des gesticulations inutiles et discuter avec Moscou. Un peu de pragmatisme et de sérieux ferait beaucoup de bien au monde.

Le préalable c’est le retour à la légalité. Il y a un président légal, il faut revenir à cela. Tout le monde est d’accord sur le fait qu’il ne peut plus gouverner, mais il faut mettre en place des élections présidentielles. Je suis convaincu que la Russie n’a pas décidé d’envahir l’Ukraine, mais qu’elle veut un retour à la légalité à Kiev, un désarmement des milices fascistes et une protection de l’autonomie de la Crimée, de l’autonomie de Sébastopol à l’intérieur de l’autonomie de la Crimée, et de la protection des droits linguistiques des russophones.

 

... Il y a deux conceptions géopolitiques qui s’affrontent : celle, irréaliste et donc dangereuse, défendue par les États-Unis, qui voudrait faire de l’Ukraine une périphérie anti-russe du bloc transatlantique, et celle réaliste et donc raisonnable, qui est le véritable intérêt des peuples européens, et qui consiste à faire de l’Ukraine un trait d’union entre l’Union européenne et la Russie, un territoire d’équilibre (donc pas membre de l’OTAN évidemment). (NdCR. C'est également l'avis de l'académicienne Hélène Carrère d'Encausse qui dans un entretien à Pro Russia Tv a expliqué : "l'on a mis l'Ukraine devant un choix pratiquement : ou vous acceptez de signer un accord d'association ou de libre-échange avec nous ou vous traitez avec la Russie. Ce n'était pas ou ou, c'était et et qu'il fallait faire. Et à ce moment-là il n'y avait pas de problème ukrainien. Mais on a traité ça comme un arrachement. On arrachait l'Ukraine à la Russie sans d'ailleurs pouvoir lui donner ce dont elle avait besoin. ... Je crois que le seul avenir acceptable c'est que le dialogue soit restauré entre l'Europe et la Russie, et que ce soit ces deux ensembles qui prennent en main la situation de l'Ukraine pour essayer de l'aider.")


... Bernard Henri Lévy, un pseudo philosophe de plateaux, au service de toutes les guerres américaines, et qui vient se faire photographier dans chaque fausse révolution, était, en 2011, auprès des islamistes de Benghazi en Libye, comme il était il y a vingt ans en Bosnie près des fanatiques musulmans financés par l’Arabie Saoudite, comme il est aujourd’hui auprès du Maïdan pour relativiser le caractère fasciste de Svoboda. Je suis certain qu’un grand nombre de Juifs en Europe et ailleurs sont indignés que quelqu’un comme lui qui revendique si souvent sa judaïté puisse faire fi, avec autant de mauvaise foi, de la réalité antisémite de ces mouvements ultra-nationalistes ukrainiens.


  ... Pour moi, tout cela est la preuve que l’Union européenne ne contrôle rien mais subit. Elle encourage des mouvements qui sont contraires à ses propres intérêts. Quel est l’intérêt réel de la Pologne et de l’Allemagne? Etre des “caniches” de l’OTAN ou bien bâtir demain un partenariat stratégique fort avec la Russie, vers une grande Europe des peuples, de Brest à Vladivostok? Voilà la vraie clé de ce conflit! Les forces atlantistes veulent détruire tout ce qui est fait depuis des années en faveur du rapprochement entre l’Union européenne et la Russie : les nouvelles coopérations stratégiques, la complémentarité énergétique, l’avancée vers un monde multipolaire avec une multipolarité monétaire et non le dollar tout puissant.

 

... On voit, dans les médias occidentaux dominés par les forces atlantistes, la volonté de diaboliser Poutine et, à travers lui, la Russie. L’objectif est de faire croire que Poutine serait un nouvel Hitler et que nous serions proche d’un nouveau Munich. J’espère ne pas être pessimiste, mais je crains que certaines forces atlantistes ne cherchent à créer une situation de conflit mondial pour sortir de leur banqueroute financière et économique. 

 

Source et suite : http://www.realpolitik.tv/2014/03/aymeric-chauprade-entretien-accorde-a-ria-novosti/

 

Sur ce sujet, lire aussi :

 

. Les Illuminés : l'ordre par le désordre, ordo ab chao

. Stratégie du chaos: Les guerres et crises programmées au profit des banquiers internationaux

. Les crimes d'état du mondialisme (P. Ploncard d'Assac, 31 mai 2013)  

. Ordo ab chao. Le G7 se sert de la crise pour créer "un nouvel ordre économique mondial"  

. Ordo ab chao. "De cette crise va naître un monde nouveau" (Nicolas Sarkozy)  

. Ordo ab chao. La crise fait surgir l'idée d'un nouveau «Bretton Woods»  

. République universelle - ordo ab chao : Le Figaro titre "Un «nouvel ordre mondial émerge» après le G20" (2 avril 2009)

.  Naomi klein, La stratégie du choc. Montée du capitalisme du désastre    

. Naomi klein - la stratégie du choc

 

 

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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 08:41

 

Le jeudi 6 mars, à Rome, lors de la Conférence internationale sur la Libye, le ministre italien des Affaires étrangères a considéré que le principal problème qui se pose dans ce pays meurtri est la « surimposition de légitimités ». Cet euphémisme archétypique du vocabulaire « politiquement correct » sert à cacher la vérité de la situation libyenne qui est tout simplement l’anarchie. Cette manipulation sémantique illustre le désarroi de cette prétendue « communauté internationale » qui, au nom des « droits de l’homme » et de la démocratie postulée universelle, a déstabilisé un pays fragile. Aujourd’hui, elle n’ose même pas employer les mots justes pour décrire les résultats de la calamiteuse guerre qu’elle déclencha sans raison avouable contre le colonel Kadhafi.

 

Cessons de nous boucher les yeux en rêvant d’élections qui ne régleront pas les problèmes de fond pour regarder la réalité en face : en Libye, la situation devient de plus en plus confuse, de plus en plus anarchique et de moins en moins lisible. Le pays est livré à la loi des milices et les « autorités » ne font même plus de la figuration. Le 10 octobre 2013, le Premier ministre Ali Zeidan au pouvoir depuis novembre 2012, a ainsi été enlevé par des hommes armés. Tout récemment, le dimanche 2 mars 2014, à Tripoli, le Parlement (le CNG : Congrès national général), institution issue des élections de juillet 2012, a été pris d’assaut, en partie incendié et plusieurs députés blessés.

La « démocratisation » de la Libye est donc un tragique échec et la « croisade humanitaire » décidée par la France de Nicolas Sarkozy a débouché sur un désastre. D’autant plus que le rêve démocratique qui fit se pâmer BHL n’est même pas celui des Libyens puisque le 20 février dernier, les élections destinées à élire les 60 membres du conseil chargé de rédiger la nouvelle Constitution n’ont attiré que moins de 15% des électeurs…

 

Aujourd’hui, le pouvoir central ayant disparu, plusieurs clans régionaux et tribaux se livrent une guerre aussi confuse qu’impitoyable dans une Libye fracturée en trois grands ensembles eux-mêmes subdivisés :

 

1) Le « Grand Sud » est une zone grise où le « pouvoir » nordiste n’est obéi ni des Touareg à l’Ouest, ni des Toubou au centre et à l’Est ; d’autant plus que ces derniers subissent les raids lancés par des milices arabes. Cette situation de non-droit permet aux islamistes ayant échappé aux forces de l’Opération Serval de bénéficier d’un nouveau sanctuaire.

 

2) La Cyrénaïque qui est en état de sécession est ensanglantée par les assassinats. Dimanche 2 mars, un ingénieur français y a été abattu et 50 meurtres y ont été commis durant le seul mois de février. La région est également ravagée par la guerre qui oppose les fondamentalistes musulmans dont le fief est la ville de Derna, aux « traditionalistes » rassemblés derrière les confréries soufi. Les ports pétroliers de Ras Lanouf et de Brega sont à l’arrêt en raison des exigences des milices tribales régionales.

 

3) La Tripolitaine est coupée en trois :

 

- La ville de Misrata est un Etat dans l’Etat dirigé par des milices gangstéro-islamistes, bras armé du mouvement des Frères musulmans.

-L’ouest de la Tripolitaine est dominé par la milice berbère arabophone de Zentan (Zenten) et par celle, berbérophone, du jebel Nefusa.

 

- Tripoli, est la « capitale » d’un Etat qui n’existe plus. Impuissant, le «pouvoir central» est condamné à y négocier avec les milices pour tenter de survivre tout en se contentant d’observer leurs affrontements. Le vendredi 15 novembre 2013, les milices de Misrata ont ainsi ouvert le feu sur une foule réclamant leur départ, faisant plusieurs dizaines de morts et des centaines de blessés, ce qui déclencha un affrontement général avec les autres milices.

 

Conséquence directe de la calamiteuse et incompréhensible guerre que la France de Nicolas Sarkozy mena contre le colonel Kadhafi, l’anarchie libyenne menace gravement la sécurité régionale et c’est pourquoi il est urgent d’y mettre un terme. Les tentatives démocratiques ayant échoué et une opération internationale de pacification n’étant pas à l’ordre du jour, il n’existe donc que deux options, soit la reconstruction d’un Etat fort, soit au contraire la prise en compte des réalités confédérales.

 

1) La reconstitution d’un Etat fort

 

Une telle politique peut se faire de deux manières :

 

- Un retour à la situation antérieure avec l’émergence d’un nouveau « colonel Kadhafi » qui pourrait refaire l’unité du pays ; dans l’immédiat, aucune personnalité ne semble en mesure de jouer ce rôle.

 

- L’autre moyen de reconstituer l’Etat libyen est la voie religieuse à travers le « coagulant » islamique constitué par les « Frères musulmans».

 

2) La constitution de deux pôles de stabilité

 

La reconnaissance officielle de l’éclatement de la Libye aurait l’avantage de circonscrire les luttes de pouvoir au sein de deux régions et donc de limiter l’effet domino régional :

 

- En Tripolitaine, la coalition des milices berbères arabophones de Zenten, des milices berbérophones du jebel Nefusa, de celles des tribus Warfalla de Tripolitaine et des tribus de la région de Syrte, pourrait déboucher sur une alternative politique nouvelle susceptible de réduire la puissance et la nuisance de Misrata et de ses gangs islamo-mafieux.

 

- En Cyrénaïque, si les fédéralistes et les courant islamistes traditionalistes étaient aidés, ils pourraient en finir avec les fondamentalistes de Derna.

 

Cette option « partitionniste » permettrait la naissance de deux entités ancrées sur la géographie et l’histoire qui pourraient éventuellement négocier ultérieurement une forme d’association et auxquelles les tribus du Grand Sud pourraient se rattacher selon leurs affinités.

 

Ne nous berçons cependant pas d’illusions car cette amorce de solution fondée sur la realpolitik a peu de chances d’être choisie car elle tourne le dos à la bien-pensance démocratique. De plus, comme elle ne peut être réalisée que par le fer et le feu, une telle perspective sera donc insupportable aux sociétés occidentales devenues esclaves de l’émotionnel en raison de leur dévirilisation.

 

Bernard Lugan

07/03/2014

 

 

Source: http://bernardlugan.blogspot.fr/2014/03/en-libye-il-est-temps-den-finir-avec.html

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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 07:56

"Le Kosovo vous reviendra dans la gueule"

 

Hasard curieux : c’est au moment où le Kosovo célèbre l’anniversaire de son indépendance qu’éclate l’affaire de la Crimée. Province autonome serbe en 1999, le Kosovo avait été arraché à la Serbie par l’Otan et l’Union européenne.

Province autonome ukrainienne, la Crimée veut aujourd’hui échapper à Kiev, avec l’appui de la Russie. À quinze ans d’intervalle, les mêmes facteurs pourraient produire les mêmes effets : l’indépendance de la Crimée sous la tutelle de Moscou, comme le Kosovo devint indépendant sous la férule de l’Otan et de l’Union. La Russie avait condamné cette atteinte au droit international mais elle avait dû s’incliner devant la loi du plus fort. En 2008, le Kosovo déclarait son indépendance. Vladimir Poutine s’adressa alors à l’Occident : « C’est un précédent dangereux. Un jour, cela vous reviendra dans la gueule. » Nous y sommes.

La démographie, la religion et les intérêts américains conduisirent à l’indépendance du Kosovo, contre la volonté de Belgrade et de Moscou, au terme d’une guerre et d’une campagne de propagande diabolisant la Serbie et exaltant les Kosovars. En Crimée, c’est un peu la même chose : la langue, la religion et les intérêts de la Russie poussent cette région à s’affranchir, malgré l’opposition de Kiev, de Bruxelles et de Washington. Sur place, les milices russophones jouent le même rôle que les combattants indépendantistes kosovars de 1999. Les commandos russes déployés sur le terrain font comme l’Otan au Kosovo : ils “sécurisent”… À Pristina, les Kosovars albanais dénonçaient la violence des Serbes. À Simféropol, les russophones refusent la loi des “fascistes” de la place Maïdan, dont une des premières mesures fut la suppression du russe comme langue officielle. Cet appel à l’aide à Moscou des 2 millions de Criméens ne vaut-il pas celui des 2 millions de Kosovars à l’Otan ?

Le droit international est violé en Crimée, comme il l’avait été dans les Balkans. Ce faisant, Poutine nous “renvoie dans la gueule” ce fameux droit d’ingérence que l’Occident lui avait imposé au Kosovo, une aberration politique illustrée hier par Bernard Kouchner, aujourd’hui à Kiev par Bernard-Henri Lévy.

 

Source: http://www.valeursactuelles.com/%E2%80%9C-kosovo-vous-reviendra-gueule%E2%80%9D

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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 08:27

 

 

 

Publiée le 16 févr. 2014

 

Le député belge Laurent LOUIS s'oppose à l'entrée de l'Ukraine dans l'Union européenne. Il appelle le peuple ukrainien à fuir le projet européen et demande au Parlement belge de s'occuper de ses oignons. Il profite de son intervention pour flinguer Bernard Henri Lévy (BHL), et Jacques Attali.

 

Extrait :

 

(BHL) ce "grand moralisateur milliardaire, cet intellectuel plus politicien de bas étage qu'écrivain de seconde zone, ce sioniste convaincu est revenu en Ukraine pour vendre aux Ukrainiens l'Europe. Là où BHL passe, la liberté ou la démocratie trépasse. N'oublions pas que cet homme nous a vendu le 'printemps arabe'. On voit le résultat en Tunisie, en Egypte, en Libye. Qu'ils ne viennent pas maintenant nous vendre le 'printemps ukrainien'. Et si vous ne voulez pas vivre le cauchemar libyen, syrien, libanais, palestinien, le drame africain, et biensûr italien, le drame grec, espagnol ou portugais. Dois-je rappeler que des Espagnols traversent aujourd'hui le détroit de Gibraltar pour aller travailler au Maroc ? Imaginez, à cause de la crise, cette crise que vous créez. Et bien je dirais aux Ukrainiens de fuir : fouyez, fuyez tant qu'il est temps. Fuyez ce sayanim comme la peste et battez-vous pour vos droits, votre culture et votre indépendance."

 

Laurent Louis évoque également l'article 50 du Traité Européen qui permet de sortir de l'Union européenne et les travaux de M. Asselineau :

 

"Un autre sayanim, Jacques Attali. Lui se vanter lors de l'Université participative en 2011 d'avoir participer à la rédaction du Traité de Maastricht et d'avoir soigneusement fait en sorte de rendre les démarches quasi insurmontables pour les pays européens qui auraient l'idée de sortir de l'Union. 

Il ne faut pourtant pas avoir peur de sortir de l'Union via l'article 50 du traité sur l'Union européenne comme le défend en France l'UPR de de M. Asselineau.

Sortir de l'Union européenne est possible, mais il vaut mieux encore ne pas y entrer pour ceux qui ont le choix... BHL, Attali, des hommes qui dans leurs logiques folles de fuite en avant, de concentration du pouvoir et des richesses par le haut, ont pour but de nous conduire à l'édification d'une 'gouvernance mondiale', d'un 'gouvernement mondial' unifié autour de grands blocs économiques, de grandes unions mondialistes. Les peuples sont de plus en plus affaiblis, rabaissés, dominés par une petite élite cupide.


Debout les Belges, debout les Ukrainiens ! Nous devons agir tant qu'il en est encore temps. Et donc je suis persuadé que l'Ukraine ne doit pas rentrer dans l'Union européenne. Ce ne sera positif ni pour les Belges, ... ni pour les Ukrainiens : aujourd'hui les Ukrainiens sont libres de gérer leur pays comme bon leur semble. Biensûr qu'il y a de la difficulté, de la pauvreté. Il y en a ici aussi je vous ferai remarquer. Mais l'Ukraine peut s'en sortir sans abandonner toutes ses prérogatives régaliennes. ... Dans l'Union européenne l'Ukraine mourra à petit feu comme sont en train de mourir nos pays.

...Nous sommes très mal placés pour critiquer la Russie et donner des leçons de gouvernance à l'Ukraine. Des députés comme vous tous qui ont démissionné et ont livré leur pays à des instances européennes non-démocratiques qui n'ont aucun compte à rendre aux peuples d'Europe devraient se taire au lieu de venir dire des mensonges à la tribune du parlement. Nous n'avons aucune leçon à donner aux Russes et aux Ukrainiens.

... Enfin, certains membres de ce parlement ont traité les responsables ukrainiens de marionettes de Poutine. Est-ce pire d'être la marionette de Poutine que d'être la marionette des Rothschild, des Bilderberg, etc. ? Je ne le pense pas. Dans ce parlement, personne n'accepterait que l'Ukraine vienne nous donner des leçons dans nos querelles communautaires, personne n'accepterait que l'Ukraine vienne nous dire comment nous devons gérer notre pays. Et l'Ukraine et la Russie d'ailleurs, n'oseraient pas prendre les libertés que vous osez prendre. Et donc je n'ai qu'une chose à dire, mes chers collègues, occupez-vous une bonne fois pour toutes de vos oignons!"


 

. Ukraine: BHL au Maïdan monte au front contre Poutine

. Ukraine : le coup d'Etat fomenté par les USA et l'UE (ex-agent américain)

. Libye : La guerre de BHL et de l'Elysée ? par Bernard Lugan

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 14:07

Hervé Juvin poursuit ses recherches les lobbys bio et transgéniques.

 

Dérapages européens, par Hervé Juvin

 

Publié par Hervé Juvin le 19 février 2014 dans Comment va le monde ?

 

 

Par Hervé Juvin

 

Source : http://www.realpolitik.tv/2014/02/derapages-europeens-par-herve-juvin/

 

Extrait :

 

"L'Union européenne vient d'autoriser la culture en France d'un maïs transgénique, le TC1507, un OGM alors que 19 pays sur les 28 de l'Union s'étaient prononcés contre et d'ailleurs que le Parlement européenne et notamment sa Commission des Affaires environnementales s'était prononcé contre. Vous avez bien entendu : 19 pays se sont prononcés contre sur 28, et pourtant l'Union européenne l'accepte. On voit là le grand désordre politique d'une Union européenne qui de plus en plus est anti-démocratique, contre les nations, et s'installe dans un mépris absolu de la volonté des citoyens et des Etats membres. Il faut le dire très clairement, cette situation ne durera pas. La compromission avec les multinationales notamment américaines et aussi asiatiques, les conditions scandaleuses dans lesquelles est en train d'être négocié un traité transatlantique, qui va supprimer la plus grande force stratégique de l'Union européenne, premier marché au monde, sa capacité à imposer le respect de ses normes sur son territoire."

 

 

 

Merci à C.

 

 

 

. Le droit du vivant, l'industrie des semences, industrie des péages, le hold-up sur les vivants pratiqués par les semenciers et chimistes qui sont en train de détruire la diversité animale et végétale (Hervé Juvin)

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 10:47

 

Discours hallucinant d’Obama qui demande que Dieu bénisse l’avortement et l’eugénisme…

Barack Obama, président des Etats-Unis a félicité aujourd’hui (3 mars NdCR.) l’association Planned Parenthood fondée par l’eugéniste Margaret Sanger.

 

Lors d’une rencontre organisée avec des membres et bienfaiteurs de l’organisation Planned Parenthood (équivalent de notre planning familial), le président des Etats-Unis a osé affirmer qu’ils étaient « en train de faire le travail de Dieu » (citation reprise dans un tweet par le journaliste Reid J Epstein, qui couvrait la rencontré pour le magazine Politico.com).

 

« Dans la mesure où nous avons à lutter pour que les femmes aient accès à des services de santé de qualité et dans la mesure où nous avons à lutter pour protéger le droit de la femme à prendre ses propres décisions concernant son corps, je veux que vous sachiez que vous avez aussi un président qui est à vos côtés », a dit Obama.

 

Le président démocrate Barack Obama, a conclu son discours avec une autre énormité : « Merci, Planned Parenthood. Que Dieu vous bénisse. »

 

Source: http://medias-presse.info/discours-hallucinant-dobama-qui-demande-que-dieu-benisse-lavortement-et-leugenisme/7095

 

 

Note de Christ-Roi. Obama a oublié le commandement divin "tu ne tueras point" (l'innocent) et demande à Dieu de bénir les meurtres d'enfants et de personnes âgées ! Les lecteurs réguliers de Christ-Roi (voir   l'adresse d'Obama à la nation américaine du 10 septembre 2013 : quand modestie et humilité égale guerre !) ne seront pas supris tant nous sommes habitués de ce genre d'oxymores de l'administration impérialiste américaine qui part en guerre dans le monde entier au nom de la "démocratie" et des "droits de l'homme".

Mais vu qu'il s'agit ici d'une "prière" à Dieu, nous atteignons ici le sommet de la prétention, de l'orgueil et de la provocation contre Dieu. Cette "prière", soyez-en certains, ne restera pas sans réponse.

 

 

Hollande / Hitler : même propos sur l'euthanasie

.  Le comité de l'ONU demande à l'Eglise catholique de changer sa doctrine sur l'avortement

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