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15 avril 2007 7 15 /04 /avril /2007 15:00

Craonne, dans l'Aisne, commémore ce week-end la meurtrière bataille de 1917.

 

En ce dimanche soir, à 20 heures, les 22 kilomètres du Chemin des Dames s'illumineront en souvenir de l'offensive Nivelle du 16 avril 1917, qui mit plus de 100 000 hommes hors de combat en quinze jours.

« Aujourd'hui, il fait beau, vous avez bien mangé... Il y a quatre-vingt-dix ans, les soldats avaient 25 kg sur le dos, 10 kg de terre aux pieds ; il faisait froid et les mitrailleuses allemandes tiraient. » Désignant la vue qui porte à des kilomètres, il leur montre la butte de Beaux-Marais, quelques centaines de mètres plus bas. « On leur avait dit qu'ils mettraient deux jours pour vaincre. Ils n'ont atteint le plateau que le 5 mai suivant. Dans la dernière montée, les soldats perdaient cent copains à la minute » (Le Figaro  Actualisé le 14 avril 2007 : 21h17)

L'historien Jean de Viguerie rappele que les politiciens appelèrent cela la "guerre du droit". "Le patriotisme révolutionnaire" a poussé les politiciens au pouvoir à souhaiter la guerre. Ils invoquaient "le droit", la "justice" et la "liberté". La France est "la patrie du droit et de la justice" (déclaration de René Viviani, président du Conseil le 1er août 1914). Elle "aura pour elle le droit" (Raymond Poincaré, président de la république, à la Chambre des députés, déclaration lue par René Viviani le 3 août 1914).

Ce droit contient les "droits de l'Homme" et le "droit des peuples à disposer d'eux-mêmes" (Albert Thomas, ministe, L'Illustration n° 3877, 23 juin 1917, p. 586). La "guerre du droit", le "sacrifice sans mesure" et l'"émouvante civilisation" face à la "barbarie allemande". "Je crois, écrit par exemple Henri Lavedan, à la force du droit, à la croisade des civilisés" (L'Illustration, n° 3731, 29 août 1914, p. 161). [Lors du déclenchement de la IIe guerre d'Irak, Bush parlait lui aussi de "croisade de la démocratie et de la liberté"]. ...

Le vocabulaire est celui de La Marseillaise et du Chant du départ. Les Allemands sont des "brutes", une "exécrable race", des "naimaux fouisseurs", des "hordes humaines", des "êtres à face humaine", une "nation maudite"... Difficile de mépriser davantage l'adversaire. ... Mourir pour "la patrie" est le sort le plus beau... Ce vers célèbre de Rouget de l'Isle est répété sans cesse, et l'on en fait même une musique militaire. Parfois on se trompe et l'on fait jouer cette musique pour l'exécution d'un insoumis ou d'un déserteur" (Roland Dorgelès, Les Croix de bois, Paris, Albin Michel, 1919, p. 180). ... Il n'est pas facile de transformer ainsi en tueurs des millions de paisibles citoyens. Faire accepter les énormes pertes n'est pas chose aisée. le gouvernement a une idée remarquable. Il invente l'"Union sacrée" (Poincaré). Les catholiques doivent faire cause commune avec le régime, mais il est hors de question pour le régime de faire cause commune avec les catholiques. L'anticléricalisme est dans la nature du régime.

Le chef d'oeuvre a été d'obtenir le concours des nationalistes et des catholiques. Réduits à ses seules forces et à la propagande officielle ou soldée, le patriotisme révolutionnaire aurait eu beaucoup de mal à s'imposer, ... les politiciens n'auraient pas réussi à faire accepter les morts. Mais... la pensée nationaliste et la pensée catholique se sont engagées à fond dans la "guerre du droit", et ont obtenu des familles le consentement que tous les politiciens réunis n'auraient jamais réussi à leur arracher, le plein consentement à l'immolation de leurs enfants. Nous disons "plein consentement": les familles en effet n'ont pas seulement accepté la mort de leurs enfants, elles l'ont offerte en sacrifice... à la patrie. Elles ont réalisé ainsi l'idéal du patriotisme révolutionnaire. C'est bien à cela que les politiciens républicains, héritiers des "grands ancêtres" voulaient arriver, mais il n'y seraient jamais arrivés sans les nationalistes et sans les catholiques. ... La trouvaille de génie a été "L'union sacrée". ... Au nom de l'Union sacrée, il fut ordonné de consentir. Sous peine d'être un "mauvais Français". Ce fut une trouvaille ingénieuse et bien plus efficace que la "Patrie en danger".

Ainsi le patriotisme révolutionnaire triomphait. ... Les orphelins de guerre - on les compte par millions - protestent dans leurs coeurs: "C'est cela votre France, disent-ils, cette idole inhumaine, avide du sang de nos pères, et pouvons-nous l'aimer?" Ils se trompent: la déesse cruelle qu'ils accusent est la patrie révolutionnaire, non la France. Mais comment le sauraient-ils? Nul ne pourrait leur expliquer? La manipulation est parfaite." (Jean de Viguerie, Les Deux Patries, Essai historique sur l'idée de patrie, Dominique Martin, Mayenne 2004, p. 185-212).

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7 avril 2007 6 07 /04 /avril /2007 08:56

Vox Galliae

Dans un collège ordinaire de la banlieue sud de Paris non loin d'Evry, Maxence interpelle sa prof d'anglais sur le terme "Skin" en lui demandant des précisions. "Skin dans le texte là, c'est comme pour les skinheads ?". Un autre élève interroge "Mais Madame, ça veut dire quoi au juste skinhead ?".
La prof enchaîne aussitôt avec enthousiasme : "Skinhead, ce sont les racistes, les antisémites, les hooligans etc...". Elle veille ensuite à lancer un débat auquel elle tient manifestement. Les élèves assistent à un cours d'anglais mais certains profs ne ratent jamais une occasion d'en rajouter auprès des plus jeunes, surtout à quelques semaines d'une élection présidentielle. C'est tout de même plus facile qu'au lycée où la contradiction se manifeste plus âprement.

Les skinheads, ce sont ces types au crâne rasé que l'on aperçoit dans les meetings du Front National. Ils agressent les étrangers et les tuent en les poussant dans la Seine."

Le "débat" dure plusieurs dizaines de minutes. Il faut conclure, le cours touche à sa fin.

"N'oubliez-pas les enfants, ce sont ces gros bras qui feront régner l'ordre demain si Jean-Marie Le Pen est élu Président de la République"...

On évoque à tout bout de champs la laïcité dans les écoles de la République. Celle-ci serait en danger, du fait des musulmans. Mais on oublie un peu vite que la laïcité ne concerne pas seulement les questions religieuses mais aussi et surtout les questions politiques. La neutralité s'impose, elle est la règle. C'est cette règle qui est violée chaque jour. Parce que les profs seraient de gauche depuis toujours et pour toujours. Et alors ? C'est d'abord et avant tout la malhonnêteté intellectuelle et l'irrespect des règles élémentaires de neutralité qui sont les causes premières de ces abus.

Le scandale, c'est que cette laïcité dont on nous rebat les oreilles est menacée par ceux qui sont chargés de la faire respecter. C'est une grossière hypocrisie parfaitement tolérée par Le Ministère de l'Education Nationale qui encourage d'ailleurs ces escroqueries. Il suffit de se pencher sur le contenu des programmes de cours d'éducation civique. Ils sont affligeants et ne sont rien d'autre que du bourrage de crânes. L'immigration, le racisme, la colonisation des méchants blancs sont les sujets récurrents au menu chaque année de la sixième à la troisième.

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29 mars 2007 4 29 /03 /mars /2007 11:24

 Prônant une nouvelle fois une « France métissée », Royal « dénonce l'amalgame de Nicolas Sarkozy entre l'immigration et l'identité nationale », dénonçant les arrestations de sans-papiers ayant des enfants scolarisés (lire page 11). Mais, ajoute-t-elle à l'intention de ceux qui l'ont critiquée pour avoir évoqué cette question, « tout candidat à la présidentielle a la responsabilité de dire sa conception de l'identité nationale », estimant qu'il s'agit « non pas de demander aux Français d'où ils viennent, mais où ils veulent aller ». « C'est un débat éminent qui ne souffre aucune polémique politicienne «, estime-t-elle.

Quand elle reproche aux grands sportifs de ne pas chanter La Marseillaise, cela n'a rien à voir, dit-elle, avec les propos tenus par Jean-Marie Le Pen lors de la Coupe du monde de football car « la nation vue par l'extrême droite, c'est du nationalisme, du racisme » (Ségolène Royal, Le Figaro Publié le 26 mars 2007).
 
Répondons fermement à Ségolène Royal et aux gauchistes que le social vu par les socialistes, aujourd'hui, c'est du socialISME, du racisme antifrançais. Les premiers à avoir défendu le social sans ISME et les ouvriers français contre l'explosion du capitalisme prétendu "libéral" ont été des catholiques et des monarchistes, dès les années 1840 (voir aussi: la doctrine sociale de l'Eglise qui dénonce les excès du capitalisme et encourage le syndicalisme chrétien et le catholicisme social.).
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28 mars 2007 3 28 /03 /mars /2007 07:00

"La Nation telle que je la conçois ne demande pas aux gens d'où ils viennent, mais où ils veulent aller ensemble. Elle n'est pas fondée sur les racines, l'ethnie, que sais-je, mais sur une idée. Elle est une idée et c'est ce qui la distingue de ce qu'en ont fait nos adversaires", insiste la candidate du PS, du MDC et du PRG, dont les positions sur la Marseillaise ou le drapeau tricolore ont suscité de vives critiques à gauche du PS." (Ségolène Royal cité in Le Monde, La confrontation des idées sur l'identité nationale ravit Royal, PARIS Reuters, 28.03.07 )

A cette leçon d'endoctrinement républicaine et laïque de Ségolène Royal, on peut répondre qu'il n'y a pas une mais deux conceptions de la nation. Il y a la nation-héritage (nation authentique) communauté humaine, le plus souvent installée sur un même territoire et qui possède une unité historique, linguistique, religieuse, économique plus ou moins forte. Le nationalisme entend défendre cette unité. Et il y a la nation-contrat ("nation" révolutionnaire) abstraite, désincarnée, fondée sur une prétendue volonté, un pacte, un contrat social, qui en vient à renier la nation-héritage... au nom d'une idéologie qu'on met au-dessus de la nation réelle, comme en 1870. Cette idéologie fut assez entière pour souhaiter passionément la défaite de la France dans la guerre de 1870. Ses voeux furent exaucés. Un nouveau régime (républicain) s'établit. Il avait pour origine une défaite. Il avait pour propoteurs des hommes qui avaient souhaité cette défaite de leur Patrie... (drôles de "Patriotes" ces républicains...) parce qu'une certaine idée POLITIQUE leur paraissait plus importante que la Patrie réelle. Le nouveau régime sur lequel nous vivons toujours (malheureusement) eut pour base le principe qu'au-dessus de la nation il existe une IDEE plus importante que le nation elle-même et une IDEE à laquelle la nation peut être sacrifiée. L'idéologie s'installait dès lors dans le régime républicain. Telle est la contradiction fondamentale de la "république". Il n'y a plus de communauté nationale, il n'y a plus de nations parce que le coeur et la volonté des hommes de nos nations ne nous appartiennent plus. C'est pour cela que des défenseurs de la nation authentique, incarnée dans le peuple réel, comme Le Pen ou Gollnisch sont diabolisés. Ils sont diabolisés parce qu'il représente la nation que les idéologues veulent détruire.

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23 mars 2007 5 23 /03 /mars /2007 08:54

Vox Galliae, 23.03.07

Il a suffi que Jean-Marie Le Pen réponde honnêtement à une "question-comparaison" qui lui était posée sur LCI sur un hypothétique soutien du Front National à Nicolas Sarkozy pour que la machine médiatique s'emballe et prenne ses désirs pour des réalités (voir le JDD).

Dans le Figaro du jour, Olivier Pognon qui est loin d'être le journaliste le plus malhonnête de sa rédaction, interprète pourtant l'affirmation de Jean-Marie Le Pen selon laquelle il lui serait moins difficile de soutenir l'adversaire Nicolas Sarkozy que l'ennemi Jacques Chirac comme un début de réchauffement des relations entre les deux hommes.

L'objectif des journalistes est assez clair : Faire croire aux électeurs et aux nationaux que voter Sarkozy, ce n'est pas oublier et trahir la cause nationale ou Le Pen puisque celui-ci, sans l'avouer ouvertement, le soutiendrait.

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15 mars 2007 4 15 /03 /mars /2007 23:19

François Bayrou, Le Monde, Bayrou lance à Nice un appel à "toutes les forces démocratiques", 15.03.07.

Imposture démocratique..., la désignation du chef de l'Etat par élection tous les cinq ans divise déjà les Français. La démo-ploutocratie divise pour régner. Comment donc un président de la République, élu tous les cinq ans par le vote des Français, pourra-t-il "faire vivre les Français ensemble au lieu de les opposer"? C'est contradictoire, incohérent et inconséquent, mais c'est pas grave puisque Bayrou est un "républicain" "démocrate", l'entourloupe démagogique et la manipulation est la marque du système et comme son titre de gloire.

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14 mars 2007 3 14 /03 /mars /2007 13:43

Après avoir présenté en quoi consiste "l'imposture démocratique", au moment où Ségolène Royal affirme : "La France,... c'est la grande lumière jamais éteinte de la Révolution française, ... ce sont des valeurs exigeantes et belles proclamées par la Révolution française" (Ségolène Royal Ségolène Royal, Discours à Villepinte, 11/02/07) , et au moment où les trois candidats du système tiennent, sans aucune surprise, exactement le même discours (pour eux la France a deux cents ans, avant il n'y avait rien), je me suis interrogé pour savoir quels étaient les valeurs de la France, ses moeurs, sa civilisation. Il se trouve qu'ils ne correspondent pas exactement aux "valeurs" des candidats du système... Voici ce qu'en dit Edmund Burke, et d'autres :

"S'il est une chose certaine, c'est que dans notre monde européen, les moeurs et la civilisation et toutes les bonnes choses qui tiennent à elles, dépendent depuis des siècles de deux principes et résultent de leur combinaison : je veux dire l'esprit de noblesse et l'esprit de religion. La noblesse et le clergé, celui-ci par profession et celle-là par patronage, ont perpétué l'existence du savoir même aux époques où tout n'était que combat et confusion, et où les gouvernements existaient plutôt dans leurs éléments que dans leurs véritable forme.

"Il est difficile de savoir si c'est de vous que l'Angleterre a appris ces grands et honorables principes et ces règles de conduite dont nous conservons encore des traces considérables, ou si c'est vous qui nous les avez empruntés. Je pense pour une part que c'est chez vous qu'on en découvre le mieux les origines. Il me semble que vous êtes gentis incunabula nostrae. La France a toujours influé plus ou moins sur les moeurs de l'Angleterre" (Edmund Burke, Réflexions sur la Révolution de France, Pluriel Histoire, paris 2004, p. 100-101).

Et quels étaient réellement ces "valeurs" de la Révolution 'française' que Ségolène Royal, et les candidats du système, nous proposent comme modèle indépassable ?

"La véritable humilité, la base du christianisme, est la fondation basse, mais profonde et solide, de toute vertu réelle; mais, pénible dans sa pratique, sans éclat dans son observation, ils l'ont entièrement rejetée. Leur objet est de submerger tous les sentiments de la nature et de la société dans un océan d'absurdes vanité; lorsqu'elle n'est pas poussée à un haut degré, quand elle s'applique à de petits objets, la vanité n'est pas d'une grande importance; mais parevenue à toute sa taille, elle devient le pire de tous les vices... : elle fait de l'homme tout entier un mensonge, elle ne lui laisse rien de sincère, rien de digne de confiance: empoisonnées et perverties par la vanité, les meilleurs qualités font les mêmes effets que les plus détestables. Pourquoi, ayant à leurs dispositions des écrivains aussi immoraux que le héros de leurs statues (Voltaire et tant d'autres), vos maîtres ont-ils préféré Rousseau? C'est parce que le vice qu'ils voulaient placer sur le trône dû à la vertu s'est trouvé chez lui dans toute sa splendeur " (Edmund Burke, Lettre à un membre de l'Assemblée nationale de France, publiée en janvier 1791, ibid., p. 352).

"Lorsque des hommes de qualité sacrifient toute idée de dignité à une ambition sans objet bien défini, et emploient à des fins méprisables des instruments qui ne le sont pas moins, tout sombre dans une même bassesse. N'est-ce pas à quelque chose de ce genre que nous assistons en ce moment en France? N'y voit-on pas paraître quelque chose d'ignoble et de peu glorieux? Comme une mesquinerie dans la conduite des affaires? Une tendance constante à tirer vers le bas, en même temps que ses citoyens, toute la dignité et toute l'importance de l'Etat?" (Edmund Burke, Réflexions sur la Révolution de France, Pluriel Histoire, 1791, Paris 2004, p. 60). [Voilà ce que nous propose les trois candidats du système : quelque chose d'ignoble et de peu glorieux! Il faut le dire!]

"Déjà une certaine pauvreté de conception, la grossierté, la vulgarité marquent tous les actes de l'Assemblée nationale et de ceux qui l'endoctrinent. Leur liberté n'est pas libérale. Leur science est une présomptueuse ignorance et leur humanité, une brutalité sauvage." (Edmund Burke, ibid, p. 101).

"La cabale littéraire avait élaboré... quelque chose comme un plan de campagne en vue de la destruction de la religion chrétienne. Ils poursuivaient ce dessein avec un zèle que l'on n'avait jamais connu jusqu'ici que chez les apôtres de quelque système religieux. Ils étaient possédés de l'esprit de prosélytisme le plus fanatique; et de là, ils en étaient venus tout naturellement à user,... de la persécution. ... Ils renforcent leur système de monopole littéraire d'une activité inlassable pour noircir et discréditer par tous les moyens tous ceux qui ne font pas partie de leur faction. Les poursuites faibles et passagères dont ils furent l'objet,... ne parvinrent ni à les affaiblir, ni à ralentir leurs efforts. ... [Dans L'Ancien Régime et la Révolution, Tocqueville souligna également le caractère systématique des attaques contre l'Eglise et la religion et la faiblesse de la répression]. Un esprit de cabale, d'intrigue et de prosélytisme dominait leurs pensées, leurs moindres paroles, leurs moindres actions. ... Ils cultivaient avec une diligence toute particulière les pouvoirs d'argent en France..., ils s'emparèrent avec grand soin de toutes les avenues de l'opinion" (Edmund Burke, ibid, p. 141-142).

"Dieu détrôné, l'homme à sa place" ou l'Individu-Roi

"La Révolution 1789 est, ou plutôt serait la destruction totale de l'ordre divin sur la terre, le règne parfait de Satan dans le monde" (Mgr de Ségur, La Révolution expliquée aux jeunes gens, 1862, Éditions du Trident, 1997, p. 15).

"Si, arrachant le masque à la Révolution, vous lui demandez : Qui es-tu ? elle vous dira : "Je ne suis pas ce que l'on croit. Beaucoup parlent de moi, et bien peu me connaissent. Je ne suis ni le carbonarisme qui conspire dans l'ombre, ni l'émeute qui gronde dans la rue, ni le changement de la monarchie en république, ni la substitution d'une dynastie à une autre, ni le trouble momentané de l'ordre public. Je ne suis ni les hurlements des Jacobins ni les fureurs de la Montagne, ni le combat des barricades ni le pillage, ni l'incendie ni la loi agraire, ni la guillotine ni les noyades. Je ne suis ni Marat ni Robespierre, ni Babeuf ni Mazzini, ni Kossuth. Ces hommes sont mes fils, ils ne sont pas moi. Ces choses sont mes oeuvres, elles ne sont pas moi. Ces hommes et ces choses sont des faits passagers, et moi je suis un état permanent (…)

"Je suis la haine de tout ordre religieux et social que l’homme n'a pas établi et dans lequel il n'est pas roi et Dieu tout ensemble ; je suis la proclamation des droits de l'homme contre les droits de Dieu ; je suis la philosophie de la révolte, la politique de la révolte, la religion de la révolte ; je suis la négation armée ; je suis la fondation de l'état religieux et social sur la volonté de l'homme [appelée "Volonté générale" ou "souveraineté populaire"] au lieu de la volonté de Dieu ! en un mot, je suis l’anarchie ; car JE SUIS DIEU DÉTRÔNÉ ET L'HOMME À SA PLACE. Voilà pourquoi je m'appelle Révolution ; c'est-à-dire renversement, parce que je mets en haut ce qui, selon les lois éternelles, doit être en bas, et en bas ce qui doit être en haut" (Mgr Gaume, La révolution, Recherches historiques, t. I, p. 18, Lille, Secrétariat Société Saint-Paul, 1877, cité in Jean Ousset, Pour qu'Il règne, DMM, Niort 1998, p. 122).

"Aussi ne pouvons-nous rester indifférents au fanatisme athée que propagent une multitude d'écrits répandus à grands frais et avec un zèle incroyable, et que l'on prêche à tous les carrefours et dans tous les lieux publics de paris" (Edmund Burke, ibid, p. 195).

"Les nouveaux docteurs ne cessent de se vanter de leur esprit de tolérance. Mais il n'y a guère de mérite à tolérer toutes les opinions quand on pense qu'il n'en est aucune qui soit digne d'estime... La tolérance assure à toutes les religions une protection respectueuse et attachent de l'importance à tous les dogmes religieux, mais à des degrés différents" (Edmund Burke, Réflexions sur la Révolution de France, Pluriel Histoire, paris 2004, p. 191) La tolérance ne doit pas entraîner l'égalité religieuse, encore moins une persécution de la religion de l'Etat. Ce n'est pas en témoignant d'une égale indifférence à toute chose qu'on fait preuve de son indulgence ou de son impartialité..., c'est tout en affirmant leurs préférences qu'ils se montrent tolérants à l'égard de ceux qui ne font pas la même choix" (p. 191-192).

"Quelques pitoyables sophismes..., ont rédigé une sorte d'Institut ou de Digeste d'anarchie, qu'ils ont intitulé les Droits de l'Homme, et dont la somme est tel un abus des principes élémentaires de la politique, que nos écoliers rougiraient de l'avouer. Mais cette Déclaration des droits n'eût été que ridicule si elle n'avait été que le produit du pédantisme; son objet était impie à la fois et méchant : on voulait inculquer dans l'esprit d'un peuple un système de destruction, en mettant sous sa hache toutes les autorités civiles et religieuses, et en lui remettant le sceptre de l'opinion" (Edmund Burke, Discours de M. Burke sur la situation de la France le 9 février 1790, ibid., p. 328-329).

"De ce moment tout l'édifice s'écroula; un déluge de calamités vint fondre sur la France, qui se trouve aujourd'hui assaillie par des maux tels qu'aucun Etat, ni ancien ni moderne n'en a souffert de pareils sans la guerre la plus désastreuse, et tels qu'ils peuvent donner naissance à une foule de guerres pour l'Europe entière.... Spectacle d'un genre de tyrannie que l'espèce humaine n'a pas encore connue" (Edmund Burke, Discours de M. Burke sur la situation de la France le 9 février 1790, ibid., p. 329). Burke ici est prophétique.

"Dès que les fraudes, les impostures, les violences, les rapines, les incendies, les meurtres, les confiscations, le cours forcé, et toutes les autres formes de tyrannie et de cruauté [ce que René Sédillot, dans son livre "Le coût de la Révolution française, Vérités et Légendes", a appelé la "promotion démocratique de l'holocauste"] employées pour susciter cette Révolution et pour la soutenir produisent leur effet naturel, c'est-à-dire celui de heurter le sentiment moral de tout esprit vertueux et modéré, les fauteurs de ce système philosophique se lancent dans de bruyantes dénonciations de l'ancien gouvernement monarchique de la France. Quand ils ont suffisamment noirci ce pouvoir déposé, ils poursuivent la démonstration en raisonnant comme si tous ceux qui n'approuvent pas les nouveaux abus étaient évidemment partisans des anciens; afin que l'on considérât ceux qui réprouvent leurs conceptions frustes de la liberté et la violence de leurs desseins comme autant d'avocats de 'la servitude'..."" (Edmund Burke, ibid, p. 157).

"Nous ne saurions trop nous remplir d'horreur pour les excès d'un peuple féroce, sanguinaire et tyrannique, qui sans raison et sans principe, autorise les proscriptions, les confiscations, les pillages, les meurtres et les incendies... Ce n'est plus l'intolérance dont la France nous donne exemple; mais, ce qui est mille fois pis, de l'athéisme, vice abominable, dont toute la nature démontrer la monstruosité qui dégrade l'homme et flétrit son âme en lui ravissant sa plus douce consolation. Depuis longtemps, ce genre pestiféré a étendu ses racines en France" (Edmund Burke, Discours de M. Burke sur la situation de la France le 9 février 1790, ibid., p. 327).

" Je ne sais quel nom donner à l'autorité qui gouverne actuellement la France. Elle se prétend démocratie pure, alors même qu'elle me paraît en bonne voie de devenir une oligarchie aussi malfaisante que vile" (Edmund Burke, ibid, p. 157).

Sur la personne du roi Louis XVI: "Je ne me laisserai jamais convaincre qu'un prince dont les actes pendant tout son règne n'ont été qu'une série de concessions faites à son peuple, qui était tout disposé à relâcher son autorité, à réduire ses prérogatives, à faire accéder ses sujets à un degré de liberté que leurs pères n'avaient jamais connu et peut-être jamais désiré; qu'un tel prince..., eût-il une fois jugé nécessaire de recourir à la force pour contrecarrer des entreprises extrêmes manifestement dirigées contre sa personne et contre les restes de son autorité; je ne me laisserai, dis-je, que très difficilement convaincre... qu'un tel prince ait mérité d'être soumis à l'ignominieuse cruauté du triomphe de Paris... Je tremble pour la cause de la liberté, si c'est là l'exemple que l'on propose... Je tremble pour la cause de l'humanité, quand je vois rester impunis les outrages d'hommes les plus pervers..." (Edmund Burke, ibid, p. 104).

"Placer à la tête d'une nouvelle république un 'tyran' déposé, c'est faire de tous les choix possibles le plus mauvais. Mais déshonorer et insulter un homme comme le plus vil des criminels pour lui confier ensuite vos plus grands intérêts..., comme à un serviteur loyal, honnête et zélé, ce n'est ni conséquent en bonne logique, ni sûr dans la pratique. Les hommes qui conféreraient un tel pouvoir à une telle personne seraient coupables d'un abus de confiance plus criant encore qu'aucun de ceux qu'ils ont déjà commis envers le peuple. Comme ce crime serait le seul dans lequel vos guides politiques auraient fait preuve d'inconséquence, j'en conclus qu'il n'y a aucun fondement à toutes ces insinuations répugnantes" (sur le Roi et la famille royale). Edmund Burke, ibid, p. 106.

 "Nous ne sommes ni les catéchuménats de Rousseau ni les disciples de Voltaire; et Helvétius n'a guère pénétré chez nous. Les athées ne sont pas nos prédicateurs, ni les fous nos législateurs. Nous savons bien qu'en morale nous ne pouvons nous prévaloir d'aucune découverte; mais c'est que nous pensons qu'en la matière il n'y a pas de découverte à faire, et fort peu aux grands principes de gouvernement et aux idées de liberté, qu'on comprenait tout aussi bien longtemps avant que nous fussions au monde qu'on les comprendra lorsque la terre se sera refermée sur notre présomption et que le silencede la tombe aura mis fin à notre impudent verbiage" (Edmund Burke, ibid, p. 109).

"Tels maîtres, tels élèves! Qui aurait songé à Voltaire et à Rousseau comme législateurs? Le premier a le mérite d'écrire agréablement et personne n'a si bien que lui uni aussi heureusement le blasphème à l'obscénité. Le second n'était pas qu'un peu dérangé dans son esprit, j'en suis à peu près sûr, mais il voyait les choses sous un éclairage hardi et original, et était très éloquent. Quant au reste!..." (The Correspondence of Edmund Burke, 1790).

"Tant que je vivrai, j'opposerai mes efforts à l'introduction d'une démocratie détestable dans ses moyens, atroce dans son objet. Et je déclare que, quelque soit mon respect pour les grands talents, et quelque besoin qu'ait mon âme de l'amitié, je romprai, s'il le faut, avec mes meilleurs amis, et me réunirai à mes plus grands ennemis pour repousser cette peste d'une innovation destructive de tout principe d'une saine et sûre réformation. ... La régénération dont on s'entretient dans ce pays est la destruction et non la réformation des Etats: il y a plus, elle rend impossible toute bonne réformation" (Edmund Burke, Discours de M. Burke sur la situation de la France le 9 février 1790, ibid., p. 327).

"Un gouvernement (si l'on peut l'appeler de ce nom!) fondé sur les principes de l'anarchie; qui est dans la réalité un séminaire de fanatiques, armés pour la propagation des principes de l'assassinat, du pillage, de la rébellion, de la fourberie, de la faction, de l'oppression et de l'impiété" (Edmund Burke, Lettre à un membre de l'Assemblée nationale de France, publiée en janvier 1791, ibid., p. 346).

"Tout était calcul, tout était institution. On n'a négigé aucun des moyens mécaniques propres à soutenir cet incroyable système de perversité et de vices. ... tous les spectacles propres à enflammer l'imagination et à pervertir la morale ont été imaginés. On s'est avisé quelquefois de faire venir cinq à six cents femmes ivres, demander à la barre de l'Assemblée le sang de leurs enfants comme royalistes et cosntitutionnels. Quelquefois un groupe de misérables prenant le nom de pères, sont venus demander celui de leur fils, en se vantant que Rome n'avait qu'un Brutus, et qu'ils pouvaient en fournir cinq cents. Souvent l'impiété changeait de mains, et par forme de représailles on faisait parler les enfants, qui demandaient le sang de leur père..." (Edmund Burke, Première et deuxième lettres sur la paix régicide, 1797, ibid., p. 557).

"Leur culture a pour règle de greffer les vertus sur les vices. Tout ce qui ne viole pas les vertus privées leur paraît indigne du nom de vertus publiques. Toutes leurs institutions nouvelles, et avec eux tout est nouveau, attaquent la racine de notre nature et de la sociabilité. Les autres législateurs, convaincus que le mariage est la source de toutes les relations morales, et par conséquent le premier élément de nos devoirs, ... ces monstres, ... pour avilir cet état. ... Par une déclaration aussi étrange qu'inutile, elle proclama que le mariage n'était autre chose qu'un contrat civil" (ibid., p. 558). [Leurs descendants spirituels essaient encore aujourd'hui d'attenter à cette institution vénérable et sacrée que constitue le mariage en qualifiant l'union d'homosexuels de "couple" et de "mariage"... Voilà les "valeurs" ignobles de Madame Ségolène Royal]

"L'école de meurtres et de barbarie établie à Paris, ayant détruit autant qu'il lui a été possible les principes et les moeurs sur lesquels reposait la civilisation de l'Europe, ne tardera pas à détruire aussi ces lois des nations, qui ont adouci la pratique de la guerre, et qui plus que toute autre institution honorent les siècles du christianisme" (Edmund Burke, Lettre à un membre de l'Assemblée nationale de France, publiée en janvier 1791, ibid., p. 359). Prophétique là encore....

"Ils ont voulu se faire à eux-mêmes leur sort; ils se laissés emporter à une course effrénée de meurtres, de pillages, et de rébellion. Leur succès a été de soumettre leur Patrie à une insolente tyrannie sous le joug de maîtres cruels et inexorables, et d'une condition si obscure, qu'à peine ils avaient été connus jusqu'à présent... Leurs moyens ont été les incendies, les assassinats, les vols et les pillages des maisons, les suppositions de fausses nouvelles, l'emploi d'ordres de l'autorité légitime contrefaits, et d'autres crimes... Ils se conduisent comme des voleurs qui pillent la maison qu'ils ont forcée, et non pas comme des conquérants qui ont soumis une nation" (Edmund Burke, Lettre à un membre de l'Assemblée nationale de France, publiée en janvier 1791, ibid., p. 372).

Le "Baptême Républicain" fut l'expression utilisée, parfois, pour les noyades de Nantes dirigées par Carrier sous la Terreur. Avec cette "amusante" variante aussi: le "mariage républicain", consistant à attacher deux personnes ne se connaissant pas (un prêtre et une femme etc) avant de les noyer...

"Il me paraît impossible d'espérer le changement d'opinion de ceux qui regardent leur infamie comme honorable, leur abaissement comme une élévation, leur servile obéissance aux plus vils tyrans comme leur Liberté; et qui prennent pour des marques de respect et pour des hommages, l'ironie et les insultes de leurs dominateurs, à peine sortis de dessous terre" (Edmund Burke, Lettre à un membre de l'Assemblée nationale de France, publiée en janvier 1791, ibid., p. 345).

"De tout ceci que dois-je conclure? Qu'il n'est aucun moyen de garantir l'Europe contre le nouveau système de brigandage établi en France; qu'il faut le détruire, ou que l'Europe en soit détruite [L'Europe parvint à le vaincre en 1814 contre Napoléon. On vit la Restauration; mais les germes de mort et de corruption étaient là: ils revinrent en 1830, en 1848, 1870, 1944. Nous visons toujours sur leurs tyrannies et leurs "valeurs" "démocratiques"...]; que pour anéantir cet ennemi, de manière ou d'une autre, la force d'agression doit se plier à quelque analogie, à quelques ressemblances, avec la force et l'audace qui caractérisent ce système lui-même" (Edmund Burke, Deuxième Lettre sur le génie et la caractère de la révolution française dans ses rapports avec les autres nations, publiée en janvier 1791, ibid., p. 599).

"Il vaudrait mieux pour lui (Louis XVI) cesser de vivre que de continuer à être l'instrument passif de la tyrannie et de l'usurpation" (Edmund Burke, Lettre à un membre de l'Assemblée nationale de France, publiée en janvier 1791, ibid., p. 348).

Résumé : aux grandes envolées lyriques des candidats du système démo-ploutocratique, opposons-leur les faits historiques. La Révolution ne fut pas un progrès pour la France, mais le signe du déclin et du triomphe de l'Angleterre. La France ne s'en est jamais relevée au point de tomber aujourd'hui aux mains de la mafia mondialiste & financière aux ordres des Etats-Unis et d'Israël et qu'elle souffre d'une grave crise d'identité. L'observateur impartial pourra conclure : Ils ont tout détruit ! Malgré cela, les fanatiques de la Démocratie voudraient nous vanter ce qui a plongé la France dans cet état... Quelle inconséquence et quelle malédiction ! Disons-leur les "belles valeurs" de la Révolution sont  en réalité :

- Une "oligarchie aussi malfaisante que vile" au service d'une clique de fanatiques sectaires et arrivistes.

- "L'intolérance dont la France nous donne l'exemple"

- L'athéisme, monstruosité qui dégrade l'homme, genre pestiféré a étendu ses racines en France

- "quelque chose d'ignoble et de peu glorieux"

- Le règne de Satan dans le monde

- "La fondation de l'état religieux et social sur la volonté de l'homme au lieu de la volonté de Dieu"

- Le vice placé sur le trône de la vertu

- Un "incroyable système de perversité et de vices"

- Une "école du crime et du vice"

- Un 'gouvernement' armés pour la propagation des principes de l'assassinat, du pillage, de la rébellion, de la fourberie, de la faction, de l'oppression et de l'impiété

- Le triomphe de la société matérialiste et de l'Individualisme-Roi

- Le triomphe de la "grossierté" et de la "vulgarité"

- Le triomphe de  la bourgeoisie d'Argent et du fanatisme athée

- Une "démocratie détestable dans ses moyens, atroce dans son objet"

- Une "peste d'une innovation destructive de tout principe d'une saine et sûre réformation"

- Un "esprit de prosélytisme le plus fanatique", nous dirons "dogmatique" (excluant toute autre forme de gouvernement et verrouillant le système dans l'article 89 de la Constitution de 1958, en contradiction même avec ses propres principes démocratiques...)

- Un "système de brigandage"

- "Une école de meurtres et de barbarie qui a détruit autant qu'il lui a été possible les principes et les moeurs sur lesquels reposait la civilisation de l'Europe"

- "Un déluge de calamités vint fondre sur la France"

- "Spectacle d'un genre de tyrannie que l'espèce humaine n'a pas encore connue"

- Surtout, la Révolution, ce fut "la promotion démocratique de l'holocauste..." (René Sédillot). Alors les "valeurs exigeantes et belles proclamées par la Révolution française" (dixit Ségolène Royal), c'est vraiment prendre les gens pour des idiots ! Malheureusement le peuple formaté aux "valeurs" de la Révolution et à la religion républicaine dès la petite enfance, comme dans une Secte, le cerveau lavé par "l'Education nationale", le peuple matraqué à longueur de journée, sur toutes les chaînes et toutes les ondes à la fois, par la propagande maçonnique, aura quelques difficultés à se désintoxiquer.

Ne désespérons pas, ce régime d'une ignoble perversité s'auto-terminera et se renversera tout seul par l'inanité et la vanité de ses principes. Il ne s'agira plus pour nous, le moment venu, que de lui donner le coup de grâce, lui envoyer le coup de pied à l'âne en quelque sorte. Edmund Burke nous donne une piste :

"Les tyrans-Sophistes de Paris déclament bien haut contre feu les tyrans-rois qui dans les siècles précédents ont tourmenté le monde. Ils ne sont si fiers que parce qu'ils sont à l'abri des sanctions de leurs anciens maîtres, des donjons et des cages de fer. Serons-nous plus indulgents pour les tyrans d'aujourd'hui, quand ils nous donnent le spectacle de tragédies plus affreuses encore? N'userons-nous pas de la même Liberté qu'eux, quand nous pouvons le faire avec la même sûreté?" (Edmund Burke, Réflexions sur la Révolution de France, Pluriel Histoire, paris 2004, p. 136).

[Cet article n'avait pour but que de montrer le niveau d'endoctrinement et de manipulation de l'opinion atteint dans ce pays]

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13 mars 2007 2 13 /03 /mars /2007 15:21

Les candidats du système mondialiste et eurolâtre essaient de récupérer le thème de l'identité nationale. Après Sarközy proposant la création "d'un ministère de l'immigration et de l'identité nationale" (Le Monde, M. Sarkozy joue l'électorat FN pour le second tour, 13.03.07)Ségolène Royal, lépénisée à son tour, "défend l'identité nationale" (La Croix, AFP, 13/03/2007, En meeting à Paris, Ségolène Royal défend l'identité nationale). 

Yves Daoudal remarque : "Autrement dit, elle est bien obligée de faire semblant de défendre l’idée de nation, pour que les Français, notamment les catégories populaires, n’aillent pas en masse chez Le Pen..."

A séduire l'électorat traditionnel du Front national, en faisant semblant de défendre l'identité nationale, finalement, que se passe-t-il ? Les candidats du système apatride, pensant prendre des voix au Front National, vulgarisent ses idées-force (défense de la nation, identité, etc.), et font eux-mêmes la campagne pour Le Pen ! C'est tout bon, les gens préférant toujours l'original à la copie ! 

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13 mars 2007 2 13 /03 /mars /2007 13:30

"Ne composez jamais avec l'extrémisme, le racisme, l'antisémitisme ou le rejet de l'autre. Dans notre histoire, l'extrémisme a déjà failli nous conduire à l'abîme. C'est un poison. Il divise. Il pervertit, il détruit. Tout dans l'âme de la France dit non à l'extrémisme", a lancé le chef de l'Etat en annonçant qu'il ne briguait pas un nouveau mandat présidentiel. (Le Monde, Chirac aux Français : "Ne composez jamais avec l'extrémisme", 11.03.07 | 20h09)

On peut d'abord se demander qui est extrémiste de celui qui prend tout de l'histoire de France de Vercingétorix à 2007 (Le Pen) et de ceux qui tronquent l'histoire de France (Royal Bayrou Sarközy) pour ne retenir que l'histoire depuis 1789.

Ensuite il faut faire la remarque suivante : si quelque chose divise, pervertit, détruit, c'est bien la démocratie ! Elle divise pour régner (voir l'imposture du suffrage universel), elle détruit la communauté nationale, la démembrant en autant d'intérêts particuliers devant s'exprimer à chacune des "élections" régulièrement organisées

Et c'est là un "devoir civique" que de participer au démembrement et à la division ! Entre les élections ? Rien. Ou plutôt la division haineuse entre les camps constitués et institutionnalisés. La démocratie "moderne" (à ne pas confondre avec la démocratie traditionnelle, organique et réellement représentative, de type féodal, avec au-dessus l'arbitrage royal) c'est donc l'institutionnalisation de l'extrémisme le plus pervers, celui d'une caste, c'est la division, la perversion, l'usurpation et la destruction.

Le Salon beige, revient sur le même sujet: "Mais qui est extrémiste" (17 mars 2007):

"Rebondissant sur la déclaration de Jacques Chirac, qui nous a demandé de ne jamais composer avec l'extrémisme, Polémia répercute l'analyse d'un universitaire américain, Laird Wilcox, sur l'extrémisme politique, parue dans la revue Krisis (créée par Alain de Benoist) :

"la plupart des personnes pouvant soutenir des opinions radicales ou hétérodoxes peuvent le faire en demeurant rationnelles, raisonnables et non dogmatiques. A contrario, bien des gens s’exprimant au nom de courants politiques majoritaires le font souvent de manière arrogante, brutale et fermée à tout compromis. [...] Laird Wilcox énumère 21 traits distinctifs des comportements extrémistes [ici en vo]. Force est de constater que la quasi-totalité d’entre eux s’applique aujourd’hui aux tenants de l’idéologie dominante [...] :

  1. L’assassinat de la réputation ;
  2. L’injure et la disqualification par étiquette ; ["racistes", "xénophobes", "antisémites", etc.]
  3. Les généralisations ravageuses irresponsables ;
  4. Les assertions démontrées par des preuves inadéquates ;
  5. La défense du double standard ;
  6. La tendance à voir leurs adversaires et leurs détracteurs comme essentiellement maléfiques ;
  7. Une vision du monde manichéenne ;
  8. Le désir de censure ou de répression à l’égard de leurs adversaires ;
  9. La tendance à s’identifier à leurs ennemis, c'est-à-dire à ceux qu’ils haïssent ou qui les haïssent ;
  10. La tendance à argumenter par intimidation ; ["progressistes" contre "réactionnaires", "fachos", etc.]
  11. L’utilisation de slogans, de mots-clés ;
  12. L’affirmation d’une supériorité morale ;
  13. Une pensée apocalyptique ;
  14. La conviction qu’il est permis de faire de mauvaises choses au service d’une «bonne» cause ;
  15. L’accent mis sur les réponses émotionnelles ;
  16. L’hypersensibilité et la vigilance ;
  17. Le recours à des justifications surnaturelles ;
  18. L’incapacité à tolérer l’ambiguïté et l’incertitude ;
  19. Le penchant pour la pensée de groupe ;
  20. La tendance à personnaliser l’hostilité ;
  21. La conviction que le système n’est bon que s’ils gagnent."
  22. [On pourrait ajouter: la délation]

L'injure et la calomnie comme moyen de discréditer les adversaires politiques : c'est une invention des Philosophes des "Lumières" et de leurs adeptes révolutionnaires. Je cite Edmund Burke:

"Déjà une certaine pauvreté de conception, la grossierté, la vulgarité marquent tous les actes de l'Assemblée nationale et de ceux qui l'endoctrinent. Leur liberté n'est pas libérale. Leur science est une présomptueuse ignorance et leur humanité, une brutalité sauvage." (Edmund Burke, Réflexions sur la Révolution de France, Pluriel Histoire, 1791, Paris 2004, p. 101). [C'est l'idée constante chez Burke que le libéralisme (politique) français est en fait une corruption du libéralisme tel qu'entendu en Angleterre]

"La cabale littéraire avait élaboré... quelque chose comme un plan de campagne en vue de la destruction de la religion chrétienne. Ils poursuivaient ce dessein avec un zèle que l'on n'avait jamais connu jusqu'ici que chez les apôtres de quelque système religieux. Ils étaient possédés de l'esprit de prosélytisme le plus fanatique; et de là, ils en étaient venus tout naturellement à user,... de la persécution. ... Ils renforcent leur système de monopole littéraire d'une activité inlassable pour noircir et discréditer par tous les moyens tous ceux qui ne font pas partie de leur faction. Les poursuites faibles et passagères dont ils furent l'objet,... ne parvinrent ni à les affaiblir, ni à ralentir leurs efforts. ... [Dans L'Ancien Régime et la Révolution, Tocqueville souligna également le caractère systématique des attaques contre l'Eglise et la religion et la faiblesse de la répression]. Un esprit de cabale, d'intrigue et de prosélytisme dominait leurs pensées, leurs moindres paroles, leurs moindres actions. ... Ils cultivaient avec une diligence toute particulière les pouvoirs d'argent en France..., ils s'emparèrent avec grand soin de toutes les avenues de l'opinion" (Edmund Burke, ibid, p. 141-142).

Relevons le commentaire intéressant de Mac G. (18 mars 07 19:17:22): "

Aux 21 points, s'ajoute le fait que les Français subissent comme les Soviétiques en leur temps :
- la censure (Pensée unique) ;
- le parti unique (le système politico-médiatique de l’U.M.P.S.) ;
- la persécution policière (notamment au volant de leur voiture)
- la peur (due aux violences causées par les immigrés)"

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13 mars 2007 2 13 /03 /mars /2007 12:02

Après la sortie anti-française de Bayrou et celle de Ségolène Royal (voir ci-dessous), Sarközy leur emboîte le pas en bon adepte de la religion républicaine.

"Invité à dire s'il se sentait l'héritier de Jacques Chirac, le président de l'UMP a indiqué "ne se sentir l'héritier de personne". "La France, c'est la République, ce n'est pas un héritage", a-t-il dit. (Nicolas Sarközy, Le Monde, 12.03.07 | 09h24 Sarkozy "touché" par la déclaration de Jacques Chirac).

Ce qui fait que les trois candidats du système à l'élection présidentielle (Royal, Bayrou, Sarközy) ont tous fait allégeance à la religion républicaine : pour les trois, la France a deux cents ans, avant il n'y avait rien

"
L'identité nationale de la France, elle a un nom, c'est la République". (François Bayrou, La Croix, AFP, 09/03/2007 20:54,  PERPIGNAN (AFP) - François Bayrou: "l'identité nationale de la France c'est la République").

"La France n'est pas la synthèse de l'Ancien Régime et de la Révolution. (...) C'est la rupture opérée par la Révolution qui explique la France d'aujourd'hui" (Ségolène Royal, Le Monde, Article publié le 06 Février 2007).

"
La France,... c'est la grande lumière jamais éteinte de la Révolution française, ... ce sont des valeurs exigeantes et belles proclamées par la Révolution française" (Ségolène Royal, Discours à Villepinte, 11/02/07).

Avant 1789? Il n'y avait rien...
Nous saurons nous rappeler de ce mépris des impérialistes à l'égard de quatorze siècles d'histoire catholique et royale de la France.

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9 mars 2007 5 09 /03 /mars /2007 21:41

Le Salon Beige

Il l'a dit ce soir :

"L'identité nationale de la France, elle a un nom, c'est la République".

Et avant 1789, notre pays n'était-il pas la France? De qui la France tient-elle son nom?

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8 mars 2007 4 08 /03 /mars /2007 19:31

8 mars 2007

Le blog d'Yves Daoudal

C’est la Journée des femmes : cérémonie communautariste laïque et obligatoire. Cette année, naturellement, elle est particulièrement célébrée par celle qui a réussi à faire croire aux médias qu’elle était la seule femme à se présenter à la présidentielle, et dont l’un des axes de campagne est que les critiques qui lui sont faites sont sexistes, donc non recevables et scandaleuses.

Hier soir, à Dijon, (Ségolène Royal) elle a fait l’apologie d’Olympe de Gouges, qu’elle fera entrer au Panthéon, « ce monument si peu accueillant aux femmes qu’il porte en son fronton : Aux grands hommes la patrie reconnaissante ». Car bien entendu Bécassine ne sait pas que le mot « homme », du latin homo, désigne l’espèce humaine, comme cela se voit dès la Genèse  : Dieu créa l’homme à son image, homme et femme il le créa.

Bécassine conclut ainsi son couplet sur le combat féministe d’Olympe de Gouges : « Le tribunal lui reprocha d’avoir oublié, je le cite, les vertus qui conviennent à son sexe. On la guillotina. » La vérité historique est que Marie Gouze (tel était son vrai nom) fut guillotinée, non pas du tout pour ses thèses féministes, mais parce qu’elle était girondine et s’opposait à la Terreur.

Olympe de Gouge avait rédigé une Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, où l’on pouvait lire dans le Préambule : « Les mères, les filles, les sœurs, représentantes de la nation, demandent d’être constituées en assemblée nationale. »

C’est sans doute inspirée par ce (réel) sexisme que Marie-Ségolène Royal en est venue à s’exclamer : « Liberté, égalité, fraternité, aujourd’hui à Dijon j’en appelle à la sororité. »

Mais une fois de plus, Bécassine ne sait pas de quoi elle parle. Le mot sorority est aux Etats-Unis le pendant féministe de fraternity. Ici Fraternity ne veut pas dire fraternité (en anglais cela se dit plutôt brotherhood), mais désigne une prétendue « société secrète » d’étudiants (qui se désigne par des lettres grecques, cachant le véritable nom qui est « secret »). De telles associations ont été constituées par des étudiantes, et c’est l’une d’elles, ΓΦΒ (gamma-phi-bêta), qui a inventé le mot sorority pour qualifier ces fraternités exclusivement féminines.

On voit qu’on est très loin de la devise de la République.

Cela dit, l’exclamation de Marie-Ségolène est d’abord un clin d’œil au « féminisme » le plus subversif : « Liberté, égalité, sororité », c’est par exemple sous ce slogan que la dessinatrice Mad Meg (sic) range, sur son site internet, ses liens vers les Chiennes de garde, les Pénélopes, le Collectif national pour les droits des femmes (CNDF, lié à la CADAC , etc.), La Meute , Les fées du logis (revue des gouines en moufles...), Act-up...

Sans doute Marie-Ségolène a-t-elle vu « Liberté, égalité, sororité » sur le site de l’association André Léo (féministe communarde qui avait pris un nom d’homme..), site créé grâce à une subvention accordée par... la présidente du conseil régional Poitou-Charentes.

Et c’est cela que les socialistes veulent mettre à l’Elysée ?

Voir aussi l'article du Salon Beige à ce sujet.

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8 mars 2007 4 08 /03 /mars /2007 14:06

Via fdesouche, dans un entretien video à un site communautariste noir grioo.com, le philosophe Finkielkraut, classé "intellectuel", ne peut s'empêcher de vomir sur Le Pen en l'assimilant au raciste antinoir... Assez risible venant de la part d'un descendant spirituel des "Philosophes", racistes négrophobes du XVIIIe siècle (Voltaire, Montesquieu, Diderot, Raynal, Buffon, etc. tous grands investisseurs dans les compagnies de traite négrière). Et à la fois manifestation d'une justice immanente lorsque ce personnage, grand donneur de leçon de morale laïque et républicaine (il prend la défense des "Lumières" et de la colonisation...), vaniteux, hautain, mais qu'on devine exalté et névrotique, se fait traité de "négrophobe", quand on sait précisément que le siècle des dites "Lumières" est aussi le siècle du racisme philosophique.

Voltaire écrit ans l'Essai sur les moeurs et l'Esprit des nations (1756), que les peuplades d'Amérique "vivent sous des huttes; elles se vêtissent de peaux de bêtes dans les climats froids, et vont presque nues dans les tempérés. Les unes se nourrissent de chasse, les autres de racines qu'elles pétrissent : elles n'ont point recherché un autre genre de vie, parce qu'on ne désire point ce qu'on ne connaît pas. leur industrie n'a pu aller au-delà de leurs besoins pressants. Les Samoyèdes, les Lapons, les habitants du Nord de la Sibérie, ceux du Kamtchatka, sont encore moins avancés que les peuples de l'Amérique.  La plupart des Nègres, tous les Cafres sont plongés dans la même stupidité, et y croupiront longtemps." Voltaire, grand esclavagiste, résume ses théories d'une phrase allègre : "La race des nègres est une espèce d'hommes différente de la nôtre, comme la race des épagneuls l'est des lévriers…" "Comment se peut-il qu'Adam, s'interroge Voltaire, qui était roux et qui avait des cheveux, soit le père des nègres qui sont noirs comme de l'encre et qui ont de la laine noire sur la tête ?" (Essai sur les mœurs, 1756).

L'intendant Poivre, le philanthrope manchot qui prêche aux colons des Mascareignes de traiter les esclaves avec humanité et dont la veuve s'inscrira aux Amis des Noirs, exprime son mépris en ces termes : "Les nègres... ces hommes stupides qui s'estiment assez peu pour se vendre en détail les uns et les autres, ne pensent guère à la culture de leur terres. Contents de vivre au jour la journée sous un ciel qui donne peu de besoins, ils cultivent que ce qu'il leur faut pour ne pas mourir de faim" (Voyages d'un Philosophe).

Les maîtres des grands esprits, ceux qui ont les Lumières, n'ont pas hésité à côtoyer le Hollandais Cornelius de Pauw, lu en son temps..., un peu oublié aujourd'hui, qui dénonce dans les Sauvages, "une espèce dégénérée du genre humain, lâche, impuissante, sans force physique, sans vigueur, sans élévation dans l'esprit" (Recherches philosophiques sur les Américains, 1768).

Montesquieu est peut-être des "philosophes" des "Lumières" le plus odieux, il dit de l'Africain, condamné à l'abattement du corps et de l'esprit par le climat, qu'il est un "animal noir qui a de laine sur la tête, marchant sur deux pattes, presque aussi adroit qu'un singe, moins fort que les autres animaux de sa taille, ayant un peu plus d'idées qu'eux, et plus de facilité pour les exprimer".

Voilà qui restitue une vérité, soigneusement occultée par les maîtres propagandistes des "Lumières", comme Finkielkraut, sur les apôtres de la "tolérance"... grands esclavagistes, racistes et investisseurs notoires dans les compagnies de traite négrière.

Sources :

Pierre Pluchon, Histoire de la colonisation française, Fayard, Saint-Amand-Montrond 1996.

Edmund Burke, Réflexions sur la Révolution de France, Pluriel Histoire, Paris 2004.

Jean Sévillia, Historiquement correct, Pour en finir avec le passé unique, Perrin, Saint-Amand-Montrond 2003.

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1 mars 2007 4 01 /03 /mars /2007 16:32

On entend souvent les propagandistes dire que la France serait une terre d'accueil et de laisser entendre (sans jamais le dire) que la France aurait toujours connu l'immigration. Jean Sévillia qui vient de sortir Moralement correct, Recherche valeurs désespérément, démonte ce mensonge dans son livre Le terrorisme intellectuel :

"Selon le discours en vogue, la France aurait toujours été un creuset de population. Du point de vue historique, cette assertion est fausse. Du VI au XIXe siècle, le fond du peuple français est demeuré le même (Soit treize siècles de non immigration, cela fait donc difficilement de la France une terre traditonnelle d'accueil...)

"Au XIXe siècle apparaît une immigration saisonnière, les travailleurs retournant dans leur pays après leur labeur.

"La première grande vague migratoire a lieu après la Première Guerre mondiale. Elle est constituée d'Italiens, d'Espagnols, de Polonais et de ressortissants d'autres pays de l'Est. Ceux-ci s'assimilent peu à peu, par le biais de l'école, du service militaire et de la guerre - certaines institutions exerçant une force intégratrice : l'Eglise catholique, les syndicats et même le parti communiste.

"A partir de 1946, la seconde vague migratoire vient d'Algérie. ... Si l'immigration est officiellement interrompue en 1974 (c'est ici un bel exemple de subversion intellectuelle), le regroupement familial, autorisé en 1975, accroît dans les faits le nombre d'arrivants. D'autres courants migratoires apparaissent, issus d'Afrique noire ou d'Asie. Et en vertu de la loi, tout enfant né en France de parents étrangers peut, à sa majorité, accéder à la nationalité française... " (Jean SEVILLIA, Le terrorisme intellectuel, collection Tempus 2004, p. 141).

"Nicolas Sarkozy passe pour l'homme de fermeté... C'est néanmoins lui qui va répétant que la 'France s'est construite sur l'immigration' (ce qui est au moins faux jusqu'au XXe siècle) et qui a pris le risque, en reprenant le projet de Jean-Pierre Chevènement de créer une instance représentative de l'islam en France, d'accorder une position officielle aux fondamentalistes" (Jean SEVILLIA, ibid., p. 271-272).

Depuis le Ve siècle (476), siècle de la prise du pouvoir en Gaule par les Francs, il n'y a donc pas eu d'immigration ni d'accueil avec asile et installation durable de populations étrangères, et cela jusqu'au XXe siècle et l'après Première Guerre mondiale... Voilà donc la vérité historique restituée.

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8 février 2007 4 08 /02 /février /2007 10:20

Vox Galliae via le salon beige.

Avec une nouvelle fois une plaidoirie pour une France "multiple, colorée, métissée", Ségolène Royal a voulu se démarquer de Nicolas Sarkozy par cette déclaration (Le Monde, Article publié le 06 Février 2007) :

"La France n'est pas la synthèse de l'Ancien Régime et de la Révolution. (...) C'est la rupture opérée par la Révolution qui explique la France d'aujourd'hui"


Merci de cet aveu Mme Royal (qui porte décidément mal son nom), effectivement la révolution et ses crimes ont ouvert une nouvelle ère, celle du "passé faisons table rase" des marxistes. Ere nouvelle dont ne finit pas de mourrir la France.

On peut simplement préciser que la France ce n'est effectivement pas la France de 1789 (lire les Deux Patries de Jean de Viguerie). La France n'est pas née en 1789 contrairement à la propagande gauchiste et maçonnique. Il faudra bien un jour que les Français s'en rendent compte... Cela ne devrait pas être trop difficile.

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3 février 2007 6 03 /02 /février /2007 11:29

Dans un article "Ethiquement correct : les mots pour le dire", Pierre-Olivier Arduin, responsable de la Commission Bioéthique et Vie humaine pour le diocèse de Fréjus-Toulon, met en garde contre ce qu'il appelle le novlangue. Le novlangue a pour but est de réduire le domaine de la pensée en appauvrissant les concepts et en manipulant les idées. La culture de mort est de fait le vecteur de nouveaux mots, d’un discours obligé et conformiste, qui camouflent des pratiques et des ordres implacables, dans l’espoir que ce qui n’est pas nommé ne sera pas défendu et cessera rapidement d’exister. Ce nominalisme idéologique établit un nouveau lexique se substituant à la réalité pour mieux l’asservir. Ce nouveau code moral qui prend sa source dans des sociétés qui se proclament libres et tolérantes, sécrétera des lois qui condamneront les propos inconvenants : délit d’entrave à l’IVG, discrimination homophobe,… l’Église nous invite – c’est bien tout l’objet du Lexique des termes ambigus et controversés sur la famille, la vie et les questions éthiques qu’elle a fait publier il y a quelque temps – à ne pas nous soumettre à cette discipline de parole et à proclamer avec courage la vérité. Une vigilance de tous les instants s’impose en effet pour scruter et ausculter ce langage conventionnel et convenu afin de dévoiler les intérêts obscurs auxquels il collabore. Le Salon Beige dresse une liste de cette novlangue se rapportant à l'éthiquement correct : 

 - le clonage embryonnaire deviendrait une transposition nucléaire, voire un transfert nucléaire somatique,

 - l’embryon cloné -dont les scientifiques doutent de l'humanité, serait appelé artefact, unité embryoïde voire blastocystes de transfert nucléaire,

- ainsi l’interruption volontaire de grossesse a remplacé l'avortement – on interrompt la vie d’un enfant comme si elle pouvait reprendre un peu plus tard,

- mourir dans la dignité désigne l’euthanasie (les Hollandais préférent interruption volontaire de la vie),

- la pilule du lendemain masque un avortement chimique,

- le préembryon ou amas cellulaire préimplantatoire qualifie le jeune être humain pour le donner plus facilement à la science,

- les diagnostics prénatal et préimplantatoire occultent des pratiques eugénistes massives,

- la transposition nucléaire n’est bien que l’autre nom du clonage,

- la réduction embryonnaire n’est ni plus ni moins que l’élimination d’un jumeau dans le sein de sa mère suite à une procréation artificielle,

- la santé reproductive est le cheval de bataille des agences internationales onusiennes pour diffuser l’avortement au cœur des pays en voie de développement jugés trop féconds.

 

Le novlangue est ce que déjà au XIXe siècle, les maîtres contrerévolutionnaires dénonçaient, cette inversion du langage, que les révolutionnaires (aujourd'hui la "culture de mort"), pratiquent, il s'agit pour le catholique de réflechir sur le sens nouveau donné par les révolutionnaires à certains mots et d'appliquer le sens catholique, traditionnel, pour restituer la vérité.

"Ce qu'il y a de plus funeste pour les peuples, après la Révolution, écrit Blanc de Saint-Bonnet, c'est la langue qu'elle a créée. Ce qu'il y a de plus redoutable après les révolutionnaires, ce sont les hommes qui emploient cette langue dont les mots sont autant de semences pour la Révolution... Ne jetons plus aux foules des termes dont on ne leur explique point le sens théologique et vrai. Ils ne cessent d'engendrer les idées qui tiennent les masses en ébullition et les arrachent au devoir de la vie" (Antoine Blanc de Saint-Bonnet, La Légitimité, 1873, p. 281-284, ouvrage honoré d'un Bref personnel de Pie IX, cité in Jean Ousset, ibid.,, p. 155).

 La perversion des mots et des idées, n'est-ce pas encore le péril entrevu par saint Grégoire-le-Grand, quand, dans son "Commentaire du Livre de Job", il parle de ces chrétiens qui, vers la fin des temps, "obéissant à une fausse politique, seraient lâches et timides dans la défense de la vérité, et, par une coupable tolérance, se tairaient devant les violations des lois divines et humaines. Ils prêcheront la sagesse et la politique mondaine, et ils pervertiront, par leurs sophismes et leur faconde, l'esprit des simples" (Jean ousset, Pour qu'Il règne, DMM, Niort 1998, p. 297).

 Tous les maîtres chrétiens qui ont traité du discernement des esprits (Exercices spirituels de Saint-Ignace de Loyola, donnés par la Très Sainte Vierge) se sont plus à désigner comme piège très ordinaire de l'ennemi infernal, le style fumeux, l'ambiguïté, les expressions vagues, doubles, le flou, le mal défini et le ténébreux dans la rédaction et la pensée... Il faut rendre aux mots leur vraie signification"... "Manque de clarté, de logique et de vérité", et, par là-même, "ne relevant pas du génie catholique et français", voilà ce que, dès le premier paragraphe de sa lettre, Pie X reprochera au "Sillon".

 

 

- Subversion du langage : Un poème d'Armand Robin qui explique le programme des deux derniers siècles

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15 janvier 2007 1 15 /01 /janvier /2007 16:03

Le président du Front national, Jean-Marie Le Pen, a fustigé lundi les multiples références à la France de Nicolas Sarkozy dans son premier discours dimanche de candidat officiel, reprochant au président de l'UMP de vouloir au contraire faire "disparaître la France" dans l'Union européenne.

"Nicolas Sarkozy peut bien répéter plus de 80 fois le mot France dans son discours (...) cela ne peut cacher le fait qu'il travaille en réalité à la disparition de la France dans un conglomérat euromondialiste" a déclaré M. Le Pen dans un communiqué, en rappelant que M. Sarkozy avait fait campagne pour le "oui" au traité constitutionnel européen.

"Les citoyens qui ont su rejeter la Constitution européenne ne seront pas dupes de ce langage démenti par les faits", a-t-il dit, en dénonçant "le mensonge de Sarkozy".

15/01/2007 15:46
PARIS (AFP) - M. Le Pen estime que l'hymne à la France de M. Sarkozy est un "mensonge"
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