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26 février 2008 2 26 /02 /février /2008 12:46
Intéressante remarque d'Alain Finkielkraut, autour de la liberté d'expression (via internet) : "je suis de ceux qui pensent qu'un homme ça s'empêche, l'inhibition c'est la civilisation" (Alain Finkielkraut, Parlons net, France-Info, video daylymotion).

Cette remarque d'A. Finkielkraut est intéressante car elle s'inscrit en complète opposition avec deux siècles de propagande républicaine - "liberté de penser" ou "d'expression" (
libertés-prétextes, libertés-chimères, au service de la Secte) - et propose l'inhibition, le fait donc d'être empêché, la censure, l'emploi de la force contre ces pseudo libertésIl y a toujours besoin de censures, d'empêchements et de contraintes. Liberté ne signifie pas "licence".

Encore un peu d'effort monsieur Finkielkraut et vous rejoignez les positions catholiques traditionnelles et contrerévolutionnaires contre la "libre pensée" (maçonnique)... Ces positions, classiques et chrétiennes, nous apprennent que, dans certains cas, empêcher que des erreurs soient publiquement formulées n'est pas une odieuse atteinte à la "liberté", mais au contraire une liberté sainement comprise, un bien et une protection pour la société. 

Lire "
Le sens métaphysique de la Révolution" pour une explication de la liberté-effort, liberté-conquête, (liberté authentique au sens classique et chrétien du terme, liberté sainement comprise) contre la "liberté" révolutionnaire (une licence - choisir le mal - qui aboutit à une absence de liberté, et à la destruction même de la liberté). 
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6 novembre 2007 2 06 /11 /novembre /2007 14:16

"La notion du sacrifice est une notion profondément chrétienne et profondément catholique. Notre vie ne peut pas se passer du sacrifice dès lors que Notre Seigneur Jésus-Christ, Dieu lui-même, a voulu prendre un corps comme le nôtre et nous dire:

'Prenez votre croix et suivez-moi si vous voulez être sauvé', et qu'Il nous a donné l'exemple de la mort sur la Croix, qu'Il a répandu son Sang; oserions-nous, nous ses pauvres créatures, pécheurs que nous sommes, ne pas suivre Notre-Seigneur en suivant son sacrifice, en suivant sa Croix. Voilà tout le mystère de la civilisation chrétienne, voilà ce qui est la racine de la civilisation catholique"

 

Mgr Lefebvre, Homélie du Jubilé sacerdotal au Bourget le 23 septembre 1979.

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6 juillet 2007 5 06 /07 /juillet /2007 09:58
Pourleroi.fr

"A la veille du 14 juillet, Sarkozy prévient qu’il n’y aura pas d’amnistie. Ainsi, le pouvoir de pardonner, qui donnait à la fonction arbitrale du chef de l’Etat une grandeur bienfaisante, est en train de disparaître. ... Les Français n’ont plus qu’un chef de majorité, assisté d’un adjoint faussement appelé “premier-ministre”. On voit bien que si la grande oeuvre gaullienne a pu être si facilement anéantie, c’est qu’elle n’était pas construite sur une institution solide, la royauté, mais sur les sables mouvants de la république" (Yves-Marie Adeline)
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4 juillet 2007 3 04 /07 /juillet /2007 16:50
Pourleroi.fr

"[L]orsqu’on nous reproche d’être royalistes, on nous repasse l’éternel exemple de Louis XIV décidant de faire la même chose que Sarkozy aujourd’hui... A deux différences près : d’une part le pouvoir d’un président de la Ve République est plus grand qu’un roi de France, même sous la période absolutiste; d’autre part Louis XIV continuait d’être chef d’Etat, malgré tout..." (Yves-Marie Adeline)
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3 juillet 2007 2 03 /07 /juillet /2007 19:22
Video "Georges Frêche s'exprime sur les relations jumelage Montpellier Tibériade"

"Nicolas Sarközy, on n'est pas du même bord, mais pour Israël on est du même bord. Et je suis ravi que pour la première fois, la France ait élu au suffrage universel direct, ce sera mon bonheur dans mon malheur, ait élu un juif président de la république. On avait eu Léon Blum et Mendès-France, Premier- ministres, mais on n'avait jamais eu un juif élu au suffrage universel. C'est un beau succès. Et en plus avec Kouchner, ministre des Affaires Etrangères, qu'est-ce que vous voulez de plus! Alors je vais dire à mon ami Kouchner "Et quand c'est que tu reconnais Jérusalem capitale d'Israël"? Ca sera le début des difficultés… 
"Et je voudrais saluer l'ancien président de la République, Jacques Chirac qui a eu le courage pour la première fois en France de condamner le régime de Vichy, ça c'est une avancée historique essentielle

(
Video Georges Frêche le 24 juin 2007 à Montpellier, G. Freche s'exprime sur les relations Montpellier Tibériade).
Via
Altermedia.info
 
 
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3 juillet 2007 2 03 /07 /juillet /2007 17:40
FRANCE > Politique
16h51>Jean-François Copé : "Il n'est pas question d'échouer. D'ailleurs les Français ne le comprendraient pas et ne nous le pardonneraient pas"

> Assemblée
16h04>Fillon aux députés : "la République est une révolte"
(
Filsnews - Lci)
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23 juin 2007 6 23 /06 /juin /2007 01:46

 

"Le libéralisme n'est pas une hérésie ordinaire. Il a été très justement appelé par l'abbé Chesnel (Les droits de Dieu et les idées modernes) l'hérésiarchie. C'est l'hérésie propre, personnelle de Satan, puisqu'elle consiste, pour la créature, à usurper à son profit l'indépendance et la souveraineté qui n'appartiennent qu'à Dieu, de toute éternité, et dans l'ordre des temps à Notre Seigneur Jésus-Christ. 

"On voit par là en quoi le libéralisme moderne diffère de tout ce qui l'a précédé en fait de révolte et de péché. C'est le péché lui-même, le dernier terme et le plus haut degré du péché. Le libéralisme appelle "l'homme de péché", il prépare les voies à l'Antéchrist" 

(
Mgr Henri Delassus, La Conjuration antichrétienne, Le Temple maçonnique voulant s'élever sur les ruines de l'Eglise catholique, 1910, rééd. Expéditions Pamphiliennes, p.128, note 162).

****************************************************************************************************************************
La Conjuration antichrétienne, la célèbre “Somme” de la contre-révolution enfin rééditée aux Expéditions Pamphiliennes: un ouvrage à placer à côté de celui de Jean Ousset, Pour qu'Il règne; une mine de documents sur le long travail de sape de la judéo-maçonnerie. Le texte des trois tomes a été entièrement recomposé informatiquement et réuni en un seul tome. De plus, un index des noms très utile pour le travail de recherches y a été ajouté. Ingomer.

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15 juin 2007 5 15 /06 /juin /2007 11:33
... "Si les citoyens ne croient plus en la politique, c’est parce que, à droite ou à gauche, on leur a trop souvent menti. Dire la vérité, quoi qu’il en coûte, c’est cela la vraie rupture." (François Fillon dans un entretien au Figaro, publié le 14 juin 2007, Fillon : "La vraie rupture, c’est dire la vérité").

Il faudra expliquer à François Fillon qu'à ce compte-là, la vraie rupture c'est la monarchie, car la république, régime de verbiages, de tractations et de compromissions permanentes est à elle seule, un Grand mensonge, qui stimule et favorise tous les autres, en même temps que tous les défauts.

                                                                         ***


Articles connexes 

"Le mensonge de la "Liberté" : la corruption de la liberté par les libéraux "
"La volonté générale et l'asservissement de la liberté "
"
Liberté, Egalité, Fraternité... ou la mort!"
"L'imposture démocratique"
"
Le pouvoir de l'argent dans nos démocraties"  
"1789 Une aristocratie en chasse une autre, naissance de la bourgeoisie d'affaires et de l'Argent-Roi, la ploutocratie "
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2 juin 2007 6 02 /06 /juin /2007 16:13
"Le socialisme qui était une réaction légitime contre l'esclavage libéral, s'est dévoyé parce qu'il a adopté, primo, l'interprétation matérialiste de la vie et de l'histoire, secundo, une attitude de représailles, tertio, la proclamation du dogme de la lutte des classes... Le socialisme qui représentait une critique justifiée du libéralisme économique, nous a apporté, par les mêmes chemins, les mêmes résultats que celui-ci, la désagrégation, la haine, la séparation et l'oubli de tous les liens de fraternité et de solidarité qui unissent les hommes. ... La révolution socialiste... c'est le triomphe du sens matérialiste de la vie et de l'histoire. C'est la substitution violente de l'irréligiosité à la religion, le remplacement de la Patrie par la classe fermée et haineuse, le groupement des hommes par classes et non le groupement des hommes de toutes les classes au sein d'une Patrie commune à tous".

(José-Antonio Primo de Rivera cité in Maurice Bardèche, Qu'est-ce que le fascisme? Les Sept couleurs, Montargis 1961, p. 68-69).
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8 mai 2007 2 08 /05 /mai /2007 19:47

Cecilia Sarkozy Mais qui est celle qui a dit "je suis fière de ne pas avoir une goutte de sang français dans les veines"?

 
 
Lu sur le blog d'Alain Guionnet: 
 
L'encyclopédie Wikipédia écrit : « Cécilia María Ciganer Albéniz, née le 12 novembre 1957 à Boulogne-Billancourt, est l'épouse de l'homme politique français Nicolas Sarkozy (...) Son grand-père Ciganer est roumain, tsigane (d'où le patronyme de Ciganer). Son père, André, est ami de Joseph Kessel, il s'installe à Paris comme fourreur rue François premier, puis place Beauvau. Sa mère, Teresita (dite Diane) Albeniz, était espagnole, fille d'ambassadeur belge et petite-fille du compositeur Isaac Albéniz. » Étranges coïncidences ! Ciganer n'a rien de roumain, ce nom étant tiré du hongrois cigány (anciennement czigany), tsigane ou plutôt tzigane en français, même si l'orthographe ne change rien à la prononciation (Tzigeuner en germain). Ciganer est tiré du hongrois moderne, mais porte le suffixe masculin germain -er, d'où son origine transylvaine probable. Ciganer aurait initialement désigné un petit juif errant, quand les juifs n'avaient pas de patronyme. Ce que l'amitié du père de Cécilia avec le juif hongrois Kessel semble confirmer. Enfin, son père s'installa place Beauvau, à Paris, là où Sarkozy accueillit ses supporteurs le soir de sa victoire électorale. Avant de partir pour Malte en compagnie de Cécilia, avec qui il vient de se réconcilier. Au banquet de la salle Beauvau, le 6 mai, un homme serra la main de Sarkozy et de sa femme, à qui il demanda si elle était gitane. Elle répondit : « Je suis juive. » Confirmation des observations qui précèdent.  (Via le Blog d'Hervé Ryssen)

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4 mai 2007 5 04 /05 /mai /2007 19:19

Avertissements à méditer :

Livre du prophète Isaïe, I, 4-7 "Malheur à la nation pécheresse, au peuple chargé d'iniquité, à la race perverse, aux enfants scélérats; ils ont abandonné le SEIGNEUR... 7. Votre terre est déserte, vos cités brûlées par le feu; votre pays, devant vous, des étrangers le dévorent, et il sera désolé comme dans une dévastation de l'ennemi..."

Livre de Josué, XXIII, 16. "Parce que vous aurez violé l'alliance du Seigneur votre Dieu qu'il a faite avec vous, que vous aurez servi des dieux étrangers, et que vous les aurez adorés; ... vous serez enlevés de cette terre excellente qu'il vous a livrée..."

Avec probablement dimanche, au soir du deuxième tour de la présidentielle, le règne d'un juif hongrois sur nous, Nagy Bocsa Sarközy, alias Nicolas Sarkozy, défenseur fanatique et sectaire du mondialisme, du cosmopolitisme et de la finance internationale, il est frappant de voir combien ces avertissements se réalisent dans la nation apostate qu'est la France depuis 1905. Le programme qui nous attend: cités en feu, règne d'étrangers sur nous et expropriation de nos terres.

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25 avril 2007 3 25 /04 /avril /2007 10:43
Le moindre mal est-il un bien ? (Père Garrigou-Lagrange)

Le Forum catholique

"La vraie réponse nous paraît être énoncée par saint Thomas à propos du mensonge : est-il toujours un péché ? IIa IIæ, q. 110, a. 3. Il s’objecte : Il faut choisir un moindre mal pour en éviter un plus grand, comme le médecin coupe un membre pour sauver le corps ; or le mensonge en causant l’erreur dans l’esprit d’autrui produit un dommage moins grave que l’homicide ; donc on peut mentir pour empêcher quelqu’un de commettre ce crime et empêcher la mort de celui qui est menacé. Saint Thomas répond, ibid. ad 4um : « Le mensonge n’est pas seulement un péché par le dommage qu’il cause au prochain, mais par le désordre essentiel qu’il comporte (car notre parole de sa nature est faite pour exprimer notre pensée, comme notre intelligence pour connaître la vérité). Or il n’est pas permis de recourir à une chose illicite, intrinsèquement désordonnée, pour empêcher un dommage… Aussi n’est-il pas permis de mentir pour délivrer quelqu’un de n’importe quel péril. Il est seulement permis de cacher la vérité », car la cacher n’est pas parler contre elle. Et de fait, lorsque les saints se trouvent dans ces cas difficiles, comme ils sont habituellement unis à Dieu, ils reçoivent du Saint-Esprit par le don de conseil une inspiration qui vient suppléer à l’imperfection de leur prudence et leur fait éviter le mensonge, tout en gardant un secret, s’il faut absolument le garder. Notre-Seigneur dit à ses disciples : « Lorsqu’on vous livrera, ne pensez ni à la manière dont vous parlerez, ni à ce que vous devez dire ; ce que vous aurez à dire vous sera donné à l’heure même » (Matth., X, 19).

Il suit de cette réponse de saint Thomas qu’on ne peut vouloir une chose intrinsèquement mauvaise, pour éviter un plus grand mal." ("L’amour de Dieu et la Croix de Jésus", par le P.
Réginald Garrigou-Lagrange, tome I pp. 369-371.)

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10 avril 2007 2 10 /04 /avril /2007 19:42

Poème Cligès de Chrétien de Troyes (1135-1183)

"Par les livres que nous avons,

Les faits des anciens sachons

Et du monde qui fut jadis

Or nous ont nos livres appris

Que Grèce eut la chevalerie

Le premier prix et de clergie (c'est-à-dire de science)

Puis vint chevalerie à Rome

Et la clergie sa somme

Qui or est en France venue (la gloire)

Dieu donne qu'elle y soit tenue

Et que le lieu tant la conforte

Que jamais la France ne sorte

La gloire qui s'y est fixée.

(Chrétien de Troyes, Cligès, cité in Jean de Viguerie, Les deux patries, Essai historique sur l'idée de patrie en France, Dominique Martin Morin, Mayenne 2004, p. 17).

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11 mars 2007 7 11 /03 /mars /2007 20:13

Via telepubliqueblogspirit 

J'ai notamment retenu de cet entretien, à la question du journaliste sur "l'esprit de revanche au front national pour avoir été autant diabolisé pendant toutes ces années" (28:42 au curseur), la réponse d'Alain Soral, qui nous donne une description de la nature politique de la droite nationale et de celle des gauchistes :

"C'est pour ça que j'ai un vraiment respect pour Le Pen, y'a un esprit de mépris ironique, une espèce de fatalisme assez élégant, … il n'a été que trahi, vilipendé, sali toute sa vie, et justement il est particulièrement cool sur ce sujet. Il dit en gros, c'est le prix à payer du courage, de l'intégrité, quand on défend des idées à contre-courant. Je l'ai rarement vu s'énerver, il a plutôt de l'humour. Et j'ai remarqué ça aussi chez Gollnisch, ils répondent plutôt par l'humour. Et ça c'est un truc de droite, c'est vrai, il n'y a pas le côté teigneux et tacticien et technicien du professionnel de "l'agit-prop" (agitation-propagande) issu de mai 68. Je pense que les vrais salopards sur ce plan-là sont les gauchistes, parce que eux ils ont une vrai culture de la manipulation médiatique. C'est ce que les gens de la droite nationale n'ont pas. C'est pas dans leur tradition, c'est ce qui me les rend assez sympathiques." (Cette remarque est d'autant plus importante, percutante, quand elle vient de la part d'un ancien communiste comme Alain Soral. Cette caractéristique qu'il relève dans la droite nationale est celle de la droite classique, contrerévolutionnaire, qui n'a pas la culture subversive de l'agit-prop de gauche, ni la maîtrise de la manipulation médiatique comme les révolutionnaires. Cela a été remarquablement analysé par Thomas Molnar, dans son livre "La contrerévolution").

 

Autre phrase intéressante : "Le système se survit comme ça très bien, en divisant pour régner, en mettant en place les gens qui n'ont pas encore compris et en s'arrangeant pour que les gens qui ont compris soient mis sur la touche" (49 : 40 au curseur).

Voir le post où j'explique que la démocratie "moderne" (qui n'est pas la démocratie organique de type Ancien Régime) est nocive parce qu'elle détruit la communauté nationale, elle démembre la nation, en la divisant, la décomposant, la subvertissant en opposant les individus et les classes, la réduisant à un conglomérat d'unités artificielles et communautaires, le tout devant s'exprimer dans le cadre des institutions "démocratiques"...

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8 mars 2007 4 08 /03 /mars /2007 17:43

Le Salon Beige

Le nouveau président de la conférence épiscopale italienne, Mgr Angelo Bagnasco, 64 ans, a déclaré aujourd’hui au Giornale :

"La laïcité, c’est l’autonomie de la sphère civile et politique par rapport à la sphère religieuse, mais pas par rapport à la sphère morale".

Mgr Bagnasco est diplômé en philosophie et en théologie, avec la spécialisation «métaphysique et athéisme contemporain».

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7 mars 2007 3 07 /03 /mars /2007 13:44
"Ce qui fait la nocivité du marxisme, c'est l'esprit de lutte des classes, destructeur de toute communauté nationale. Le socialisme n'est pas lié nécessairement à l'idée de lutte des classes et c'est précisément ce qui nous permet de revendiquer bien des pages de Proudhon comme authentiquement contrerévolutionnaire" (Jacques Ploncard d'Assac, Les idées qui tuent, Société de philosophie politique, Lisbonne 1971, p. 38).

 

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7 mars 2007 3 07 /03 /mars /2007 00:44
"Je suis consterné par l'évolution de l'église catholique, tant sur le plan esthétique que doctrinal.
Ma préférence va donc à la lithurgie tradi, que je connais mal."

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7 mars 2007 3 07 /03 /mars /2007 00:28

"Ce que je peux vous dire c'est que cette féminisation est plus voulue par le système marchand que par les femmes elles-mêmes, et qu'elle nous mène à la catastrophe... genre Ségolène !" (Alain Soral sur le forum catholique)

"un macho est un type qui respecte sa mère, qui protège sa femme et se sent responsable de ses enfants". Pas de quoi en avoir honte !"

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7 mars 2007 3 07 /03 /mars /2007 00:00

Lors de son passage au forum catholique, Alain Soral dit :

"Mon cheminement politique me conduit à douter de la démocratie telle que nous la vivons actuellement.
Mais je ne crois pas que le retour à un monde ancien ait un sens, puisqu'il est impossible.
La monarchie ne peut exister sans l'Eglise et la grande propriété foncière, sinon elle n'est que monarchie constitutionnelle et capitalisme hypocrite, à l'anglaise..."

"Je crois à une transcendance, morale au moins, c'est pourquoi l'eglise de Vatican 2 ne m'inspire pas grand chose.

"Pour votre seconde question, je crois que je suis hanté malgré moi par la question du salut, par une éducation chrétienne qui me dépasse et me joue des tours. Sans elle j'aurais rallié le camp du mal et je vivrais dans le confort..."

"Je n'entends rien aux questions de dogme. Mais j'aime l'idée de l'obéissance que commande la foi, ça nous change de l'arrogance du "moi je" qui est en train de détruire notre monde."

On ne peut nier qu'il s'agisse là d'un discours Contrerévolutionnaire. Si pour l'instant Alain Soral pense que le retour à un "monde ancien" est impossible, il peut évoluer sur ce sujet notamment si on lui explique qu'il n'est pas strictement question de ressusciter l'Ancien Régime avec ses trois ordres par exemple, mais de "reconstituer la Société sur ses bases naturelles", discours progressiste s'il en est ! Et programme du comte de Chambord en 1873, mais aussi programme de la Révolution nationale du Maréchal Pétain en 1940. Il s'agit de libérer la Société des deux chaînes d'un Matérialisme inhumain, capitaliste-libéral et socialiste, qui aujourd'hui, mondialistes et apatrides, sont directement tournés contre le peuple. Il s'agit aussi de retrouver une morale qui puisse fonder durablement notre société, comme l'a bien vu Jean Sévillia dans Moralement correct, et cette morale ne peut être que celle de l'Eglise, la morale "laïque" des hussards noirs de la République s'étant elle-même auto-terminée dans le libéralisme outrancier soixante-huitard. Aujourd'hui, les fils des soixante-huitards quand ce n'est pas eux-mêmes ont tous ralliés la bourgeoisie d'affaires capitaliste la plus dure, celle qu'ils dénonçaient hier..., la plus kitch, la plus "people"..., la plus bof.


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21 décembre 2006 4 21 /12 /décembre /2006 18:20

Liberté

 



"Il n'y a de liberté ni en dehors de la vérité ni contre elle" (Jean-Paul II, Encyclique Veritatis Splendor, sur quelques questions fondamentales de l'enseignement moral de l'Église, § 96, 1993)

"Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples, et vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres" (Jésus-Christ, Jn 8, 31-32)

"Ce qui ne répond pas à la vérité et à la loi morale n'a objectivement aucun droit à l'existence, ni à la propagande, ni à l'action" (Pie XII, Allocution Ci riese du 6 décembre 1953.)

"La liberté pour la liberté, c'est le miroir aux alouettes. L'illusion de la liberté dans le mal, rien sans doute ne la montre mieux que Les Possédés de Dostoïevski." (Abbé de Tanouarn)


Liberté de penser

"La liberté n'est pas un « droit ». Elle ne s'octroie pas. La Liberté est un état qui se conquiert. Aussi, la « recherche de l'autonomie humaine » n'est pas une invention de la pseudo-« Renaissance », elle date de bien avant, des Grecs, tout comme des scholastiques médiévaux. Ce qui est nouveau, avec la modernité, justement, c'est que cette « autonomie humaine » est désormais détachée de toute puissance transcendante, elle n'est plus cette « liberté au service d'une liberté plus grande », elle est désormais autocentrée et devient dès lors une niche pour tous les nihilismes idéologiques qui travestiront Dieu, sous toutes les formes possibles."
Maurice Dantec in Le Point, no. 1790 Idées, jeudi, 4 janvier 2007, p. 76, Polémique, Dantec en croisade contre l'Occident maso, élisabeth Lévy  

"Le Christianisme est la religion de la Liberté (conçue comme ACTE DE VOLONTÉ PURE) illuminée par la Grâce. L'athée est "immoral" au sens où il se sépare aussi bien de la vie que de l'esprit et que, de fait, il les sépare l'un de l'autre, son "immoralité" recoupe un refus de toute transcendance (liberté surnaturelle/loi naturelle) qui serait supérieure à sa petite autonomie individuelle, un refus du Monde Créé ("tabula rasa" révolutionnaire), un refus de toute éthique articulée sur la foi. Il est tout bonnement pathétique, à l'image de l'époque." Maurice G. Dantec, via le Forum catholique.

"[L]a liberté de penser et de publier ses pensées, soustraite à toute règle, n'est pas de soi un bien dont la société ait à se féliciter; mais c'est plutôt la source et l'origine de beaucoup de maux. La liberté, cet élément de perfection pour l'homme, doit s'appliquer à ce qui est vrai et à ce qui est bon." Léon XIII, Immortale Dei, 1888   

"Il n'y a pas d'espoir pour ces sociétés qui abandonnent le culte austère de la vérité pour l'idolâtrie de l'esprit. Derrière les so­phismes viennent les révolutions, et derrière les ré­volutions les bourreaux". Donoso Cortès, Essai sur le catholicisme, etc., p. 8 et 9 cité in Mgr Gaume, Traité du Saint-Esprit, 1865, troisième édition, Gaume et Cie Editeurs, 3 rue de l'Abbaye, tome II, Paris 1890, p. 427. 

Un prétexte au service de la Secte : "Voyez ce que la secte fait elle-même pour empêcher la vérité de désiller les yeux du peuple. Par-tout où les adeptes règnent, demandez ce que c'est aujourd'hui que cette liberté de penser, de parler & d'écrire." Augustin Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, P. Fauche Libraire, Hambourg 1799, t. V, p. 289-291. 


Loi morale

"La loi morale vient de Dieu et trouve toujours en lui sa source." (Jean-Paul II, Encyclique Veritatis splendor, 1993, § 40) 



Loi naturelle

"La loi naturelle n'est autre chose que la loi éternelle, gravée chez les êtres doués de raison et les inclinant vers l'acte et la fin qui leur conviennent, et celle-ci n'est elle-même que la raison éternelle du Dieu créateur et modérateur du monde... Supposons donc une prescription d'un pouvoir quelconque qui serait en désaccord avec les principes de la droite raison et avec les intérêts du bien public ; elle n'aurait aucune force de loi, parce que ce ne serait pas une règle de justice et qu'elle écarterait les hommes du bien pour lequel la société a été formée." (Léon XIII, Encyclique Libertas, 1888)

"Il n'existe qu'une seule raison valable de refuser l'obéissance ; c'est le cas d'un précepte manifestement contraire au droit naturel ou divin, car là où il s'agirait d'enfreindre soit la loi naturelle, soit la volonté de Dieu, le commandement et l'exécution seraient également criminels." (Léon XIII, Encyclique Diuturnum, 1881).


 
Loi salique
 
"La nation des Francs illustre, ayant Dieu pour fondateur, forte sous les armes, ferme dans les traités de paix, hardie, agile et rude au combat, depuis peu convertie à la foi catholique, libre d'hérésie." (Pierre Virion, Le Christ qui est roi de France, Tequi, Saint-Cénéré 1995, p. 173.)
 

Louis XIV

"Messieurs, le roi est mort!" Frédéric Ier de Prusse annonçant la mort de Louis XIV à la cour de Brandebourg.


Lumière

"Celui qui fait la vérité vient à la lumière" (Jn 3, 21). Jean-Paul II, Encyclique Veritatis Splendor, 1993, § 64.


 
Mal
 
"Le mal est religieux, la révolution est religieuse, le remède est religieux, nous ne guérirons que religieusement" (Antoine Blanc de Saint-Bonnet, La Restauration française).
 

Monarchie
 

"Pour connaître la monarchie, voyons-la dans son être. Qu'at-elle été? Qu'a-t-elle fait? ... [L]e bienfait général que la monarchie apporte quand elle est là, puis la dépression, la dégression qui marquent les moments où elle n'est pas là. Quand ça marche, il y a le roi, quand il n'y a plus de roi, ça ne marche pas" (Charles Maurras, La Dentelle du rempart, Choix de pages civiques en prose et en vers (1886-1936), Préface de Bernard Grasset, Editions Bernard Grasset, Mayenne 1937, p. 78).


Mosquée de Paris
 

“Toute cette couleur dûment reconnue, il n’est pas moins vrai que nous sommes probablement en train de faire une grosse sottise. Cette mosquée en plein Paris ne me dit rien de bon. Il n’y a peut-être pas de réveil de l’Islam, auquel cas tout ce que je dis ne tient pas et tout ce que l’on fait se trouve aussi être la plus vaine des choses. Mais, s’il y a un réveil de l’Islam, et je ne crois pas que l’on en puisse douter, un trophée de cette foi coranique sur cette colline Sainte-Geneviève où enseignèrent tous les plus grands docteurs de la chrétienté anti-islamique représente plus qu’une offense à notre passé : une menace pour notre avenir. On pouvait accorder à l’Islam, chez lui, toutes les garanties et tous les respects. Bonaparte pouvait se déchausser dans la mosquée, et le maréchal Lyautey user des plus éloquentes figures pour affirmer la fraternité de tous les croyants : c’étaient choses lointaines, affaires d’Afrique ou d’Asie. Mais en France, chez les Protecteurs et chez les Vainqueurs, du simple point de vue politique, la construction officielle de la mosquée et surtout son inauguration en grande pompe républicaine, exprime quelque chose qui ressemble à une pénétration de notre pays et à sa prise de possession par nos sujets ou nos protégés. Ceux-ci la tiendront immanquablement pour un obscur aveu de faiblesse. Quelqu’un me disait hier : — Qui colonise désormais ? Qui est colonisé ? Eux ou nous ? ”
Charles Maurras, L’Action française, du 13 juillet 1926.

 


Nationalisme intégral

"Il m'est souvent arrivé de montrer que la monarchie française était le nationalisme intégral" (Charles Maurras, L'Ordre et le désordre, Les idées positives et la Révolution, Les Îles d'Or Editions Self, Paris 1948, p. 24).

"[L]a condition générale de tout ce qu'il y a de nécessaire et de légitime... : liberté religieuse, paix sociale, organisation ouvrière, affermissement et réorganisation de l'Etat et de l'Armée, des affaires extérieures et intérieures, de l'économie générale: au sens mathématique, le nationalisme intégral. ... "[L]e retour à un pouvoir personnel, assez libre au dehors, assez indépendant à l'intérieur, assez tendu et défendu devant l'avenir pour être cohérent, pour durer et savoir se tenir au-dessus des compétitions auxquelles son hérédité opposait le plus fort de tous les barrages légaux. La logique et la Pratique nous traînaient également à la monarchie... Avec ce gardien et sa succession de mâle en mâle par ordre de primogéniture, qui transmet son dépôt automatiquement, le présent et l'avenir sont liés, donc sauvegardés. L'histoire des premiers capétiens eût suffi à montrer comment le royaume de France se constituait et s'arrondissait, de père en fils, alors que l'Europe se débattait dans les compétitions du règne électif. Notre nationalisme en recevait un degré de pertinence, une force d'expansion et de percussion qui faisaient notre voix plus haute, nos coups plus assurés" (
Charles Maurras, La Contre-Révolution spontanée, H. Lardanchet, Lyon 1943, p. 146).

"Quand le règne était électif ou agité de prétentions électorales et parlementaires, qu'arrivait-il? Et lorsque, à cette élection, était, substituée l'hérédité, que donnait, que valait la substitution? Qu'en recevait le royaume?... L'effet de l'élection était d'affaiblir ou de détruire l'autorité: elle déchirait et ouvrait le royaume. L'effet de l'hérédité était d'établir une tranquilité, un ordre, une durée, ce qui permettait les accroissements. Cela s'est vu de Hugues Capet à Philippe Auguste, à Saint-Louis, à Philippe le Bel: les bons fruits de ces règnes en font conjecturer le bon principe initial" (
Charles Maurras, La Dentelle du rempart, Choix de pages civiques en prose et en vers (1886-1936), Préface de Bernard Grasset, Editions Bernard Grasset, Mayenne 1937, p. 73).

"Un pays vraiment autonome, vraiment indépendant [on dira aujourd'hui souverain et indépendant des lobbies], et donc dans le vrai sens du mot, une nationalité complète, suppose donc le gouverment d'une royauté: le prince héréditaire, le roi qui ne dépend pas de sa popularité du moment" (
Charles Maurras, La Dentelle du rempart, Choix de pages civiques en prose et en vers (1886-1936), Préface de Bernard Grasset, Editions Bernard Grasset, Mayenne 1937, p. 104). Le roi héréditaire, non soumis aux dictats de l'opinion, au règne de l'argent, n'a pas à tenir l'oligarchie en haleine, ni "allécher l'ouvrier, éblouir le bourgeois, l'employé, la grisette" (ibid., p. 103).

"Un chef d'Etat doit être libre. Il n'est point libre, il dépend du peuple s'il est élu par le peuple. Il dépend du Parlement s'il est l'élu du Parlement et des oligarchies. Il travaille donc nécessairement à flatter, à séduire, à gagner ceux dont il dépend. Pour être réélu, il recherche la popularité immédiate plus que le bien de la nation. La presse, l'opinion, l'argent, l'administration sont ses maîtres. Il est toujours induit à trahir pour eux l'intérêt national" (, , Préface de Bernard Grasset, Editions Bernard Grasset, Mayenne 1937, p. 121).




Noblesse

"La noblesse d'âme aussi bien que la lucidité de l'intelligence consiste à sentir ce qu'on a reçu et à honorer ceux dont on le reçoit" (
Charles Maurras, Devant l'Allemagne éternelle, Gaulois, Germains, Latins, Chronique d'une résistance, Editions de l'Etoile, Paris 1937, p. 3).


Partis

"La France est déchirée parce que ceux qui la gouvernent ne sont pas hommes d'Etat, mais hommes de parti. Honnêtes, ils songent seulement au bien d'un parti; malhonnêtes, à remplir leurs poches. Les uns et les autres sont les ennemis de la France. La France n'est pas un parti" (Charles Maurras, La Dentelle du rempart, Choix de pages civiques en prose et en vers (1886-1936), Préface de Bernard Grasset, Editions Bernard Grasset, Mayenne 1937, p. 120)

"Les partis doivent disparaître. personne n'est jamais né membre d'un parti politique; par contre, nous sommes nés membres d'une famille; nous sommes tous voisins dans une municipalité; nous peinons tous dans l'exercice d'un travail. Or, si ce sont là nos unités naturelles, si la famille, la municipalité et la corporation sont les cadres dans lesquels nous vivons, pourquoi aurions-nous besoin de l'instrument intermédiare et pernicieux des partis qui, pour nous unir en des groupements artificiels, commencent par nous désunir dans nos réalités authentiques ?" (José Antonio Primo de Rivera in
Jacques Ploncard d'Assac, Doctrines du nationalisme, Edition du Fuseau, Meaux 1965, p. 165).

 

Patrie

"La Patrie, ce fut à l’origine le territoire de la famille, la terre du père. Le mot s’étendit à la seigneurie, et au royaume entier, le Roi étant le Père du peuple. L’ensemble des territoires sur lesquels s’exerçait l’autorité du Roi s’appelait donc ‘Patrie’" (Frantz Bunck-Brentano, L’ancienne France, le Roi, in Marquis de la Franquerie, La mission divine de la France, ESR, p 96.) "Cette famille est aimée et respectée comme la première du pays. Elle personnifie ses traditions et ses gloires. Sa prospérité et celle du pays n’en font qu’une. Elle porte en elle les espérances de l’avenir. Tous le savent et vivent en paix. (Mgr Delassus, L’esprit familial, dans la famille, dans la cité, dans l’État, p. 31, in Marquis de la Franquerie, La mission divine de la France, ESR, p 96).

"Notre patrie à nous, c'est nos villages, nos autels, nos tombeaux, tout ce que nos pères ont aimé avant nous. Notre patrie, c'est notre Foi, notre terre, notre Roi... Mais leur patrie à eux, qu'est-ce que c'est ? Vous le comprenez, vous?... Ils l'ont dans le cerveau; nous l'avons sous les pieds. Il est vieux comme le diable, le monde qu'ils disent nouveau et qu'ils veulent fonder dans l'absence de Dieu... On nous dit que nous sommes les suppôts des vieilles superstitions ; faut rire! Mais en face de ces démons qui renaissent de siècle en siècle, sommes une jeunesse, Messieurs! Sommes la jeunesse de Dieu. La jeunesse de la fidélité! Et cette jeunesse veut préserver pour elle et pour ses fils, la créance humaine, la liberté de l'homme intérieur.. Au jour de son procès, Charette le répétera à ses juges qui demandaient une explication: "Pour mon Dieu, mon Roi et ma Patrie " (Texte de François Athanase de Charette de la Contrie, extrait du livre de Michel de Saint Pierre, Monsieur de Charette, Chevalier du Roi, La table Ronde 1977)



Pénitence

A ses disciples qui l'interrogeaient au sujet d'une catastrophe survenue à Jérusalem : la tour de Siloë s'était écrasée sur la foule, Jésus répond : "Ces dix-huit sur lesquels est tombée la tour de Siloë et qu'elle a tués, croyez-vous qu'ils aient été plus coupables que les autres hommes qui habitent Jérusalem ? Non, je vous le dis. Mais si vous ne faites pas pénitence, VOUS PERIREZ TOUS DE LA MEME MANIERE." (Lc 13, 4-5).



Politique

"La politique est la première des charités car elle vise au bien du plus grand nombre." (Pie XI)

"Les fidèles laïcs ne peuvent absolument pas renoncer à la participation à la "politique", à savoir à l'action multiforme, économique, sociale, législative, administrative, culturelle, qui a pour but de promouvoir, organiquement et par les institutions, le bien commun" (Jean-Paul II, Christifideles Laici, n. 42). 



Politique "du moindre mal"

"La politique du moindre mal n'a jamais abouti qu'à conforter les acquis de la Révolution" (Gérard Saclier de la Bâtie, cité in
La Gazette royale, octobre - novembre - décembre 2006, n° 109, p. 4)



Principes

"Sachons que l’abandon des principes est la vraie cause de nos désastres» (Henri V Comte de Chambord)

"Je ne suis pas un candidat à la royauté, mais un principe de gouvernement. Si la France veut le gouvernement que je représente et qui est le seul que je lui puisse donner, alors je suis à sa disposition" (Henri V, Comte de Chambord cité dans Le Temps du 29 août 1872.)

"Le césarisme et l'anarchie nous menacent encore, parce que l'on cherche dans des questions de personnes le salut du pays, au lieu de la chercher dans les principes." (Le Comte de Chambord, dans son manifeste du 25 janvier 1872.)

"II est impossible de discuter avec quelqu'un qui nie les principes" (adage scolastique)

 

Profit

"Le profit [...] sous une forme intelligente, sous un aspect légal, c'est une anthropophagie". (Antoine Blanc de Saint-Bonnet, La Légitimité).

 

Raison

"Vous qui séparez la raison et la religion, sachez que vous détruisez l'une et l'autre. La religion est la santé de la raison ; la raison est la force de la religion. La religion sans la raison devient de la superstition. La raison sans la religion devient de l'incrédulité." (Antoine Blanc de Saint-Bonnet, L'Unité spirituelle).


Rassemblement

"Que chacun soit bien convaincu que l'aîné des Capétiens, fidèle à la tradition millénaire de sa famille, n'est pas là pour diviser mais pour unir et rassembler" (Alphonse duc d'Anjou et de Cadix, dans une allocution prononcée à Pau, le 29 mars 1987)

"La vieille maison que je représente a construit l'unité de la France, roi après roi, une France à l'aise dans ses frontières naturelles comme nul autre des pays voisins » (Alphonse Duc d'Anjou et de Cadix, dans une interview à La Voix du Nord en date des 23 et 24 octobre 1983.)

Révolution française

"Allons chercher l'ennemi: si je recule, tuez-moi; si j'avance, suivez-moi; si je meurs, vengez-moi". Henri de La Rochejaquelein (1772-1794), vingt ans, aux paysans vendéens qui vinrent le supplier de se mettre à leur tête pour combattre l'hydre révolutionnaire.

Henri de La Rochejaquelein. Ce sous-lieutenant de cavalerie issu d'une famille de haute noblesse s'était retiré en sa terre de Clisson après la chute de la royauté (10 août 1792). L'insurrection vendéenne allait l'entraîner dans des aventures aussi héroïques que brèves.


"Les premiers quotidiens idéologiques de propagande et de masse sont ceux de la Révolution française" (Vittorio Messori, La Vérité a un nom et un visage, éditions MaME, 1997).

"L'idée de la Révolution..., était profondément cosmopolite." (
Charles Maurras, L'Ordre et le désordre, Les idées positives et la Révolution, Les Îles d'Or Editions Self, Paris 1948, p. 50).

"La Révolution a si bien compris, Monsieur, l'impossibilité d'atteindre le but de désorganisation universelle qu'elle poursuit depuis bientôt un siècle, tant que la famille chrétienne, avec son esprit, ses traditions, ses liens, ses modèles et ses règles, lui opposerait le rempart de sa constitution vieille comme le monde, qu'elle n'a cessé de porter à la famille ses plus formidables coups. C'est au cœur même de ce foyer sacré, chef d'œuvre sorti des mains de Dieu, que son infatigable persévérance cherche à faire pénétrer, sous toutes les formes et à tous les degrés, des semences de révolte, de division et de haine. L'autorité paternelle est, pour la Révolution, l'obstacle qu'il faut renverser à tout prix : symbole de l'autorité souveraine dans la société qui n'est elle-même, à vrai dire, qu'une agrégation de familles, il s'agit par tous les moyens possibles de l'amoindrir, de la déconsidérer, de l'abaisser. Avec des fils irrespectueux et des frères ennemis, la tyrannie révolutionnaire peut compter sur des citoyens façonnés pour la servitude, auxiliaires naturels de ses combinaisons et de ses plans." (Henri V, Comte de Chambord, dans sa lettre du 12 juillet 1877, adressée à Ch. de Ribbe, auteur de La vie domestique.)

"La Révolution 'française' a commencé par la déclaration des droits de l'homme : elle ne finira que par la déclaration des droits de Dieu." (Louis de Bonald, Législation primitive)

"La révolution française (...) est satanique dans son essence." (Joseph De Maistre, Du Pape, 1820)

"La France sans Roi L'Etat sans Dieu ! N'est-ce pas, en effet, le mal social particulier à notre temps ! N'est-ce pas la vraie cause de nos malheurs, l'explication de tant d'évènements inexplicables, l'aberration la plus incompréhensible dans laquelle puisse tomber une nation chrétienne au nom du progrès ! (...) L'irréligion d'Etat ne profite qu'à l'irréligion générale, qu'à la ruine de toute religion et de toute société. Pour tout dire d'un seul mot : l'émancipation progressive de l'Europe de la tutelle du catholicisme, sa sortie de l'ordre divin et la substitution, en toutes choses, de la souveraineté de l'homme à la souveraineté de Dieu : voilà le caractère distinctif de l'époque moderne ; voilà ce que nous appelons la Révolution ; voilà le mal !" (Mgr Gaume, La Révolution, Gaume Frères, Paris 1856, Vol. 1, p. 7)

"Et qu'est-ce, d'ailleurs, que [...] la Révolution, sinon le droit de l'homme affranchi du contrôle de Dieu ? Et qu'est-ce qu'un tel droit, sinon le retour à la barbarie ? (...) La Révolution est la dernière barbarie." (Antoine Blanc de Saint-Bonnet, L'infaillibilité, Paris 1861, Nouvelles Éditions Latines, 1956, p. 29-31.)

"Dans cette Révolution Française, tout, jusqu’à ses forfaits les plus épouvantables, tout a été prévu, médité, combiné, résolu, statué ; tout a été l’effet de la plus profonde scélératesse. » (Abbé Augustin Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, 1797)



République

"La République en France est le règne de l'étranger. L'esprit républicain désorganise la défense nationale et favorise les influences religieuses directement hostiles au catholicisme traditionnel. Il faut rendre à la France un régime qui soit français." (Charles Maurras, La Contre-Révolution spontanée, H. Lardanchet, Lyon 1943, p. 67). 

 

"Fondée sur des chimères et soutenue par l'imposture, elle [la république] conduit les peuples à leur perte et l'humanité à sa fin." (Antoine Blanc de Saint-Bonnet, La Restauration française).



"[S]ous le nom de souveraineté nationale, on aura le régime de l'Anonymat, de l'Irresponsabilité, de l'Election, de l'Argent et de l'Etranger" (Charles Maurras, L'Ordre et le désordre, Les idées positives et la Révolution, Les Îles d'Or Editions Self, Paris 1948, p. 52). 

"Il faut choisir entre la tradition de la vie et la tradition de la mort. L'attachement aux principes de la Révolution fait la garantie la plus forte de notre émiettement; mais, cet émiettement individualiste fait, à son tour, le meilleur gage de la domination de l'étranger sur nos fils et nos petits-fils" (Charles Maurras, L'Ordre et le désordre, Les idées positives et la Révolution, Les Îles d'Or Editions Self, Paris 1948, p. 44)."Je ne suis pas d'accord avec la Constitution de 1958, qui, à l'instigation de Pierre Pfimlin, maire de Mulhouse, avait fait de la surenchère par rapport à celle de la IVème République : « La France est une République laïque (...) Elle respecte toutes les croyances » est-il indiqué. Mais la République n'a pas à respecter toutes les croyances, même si elle doit respecter tous les croyants." (Emile Poulat - Propos recueillis par l’abbé G. de Tanoüarn, Nouvelle revue Certitudes - avril-mai-juin 2003 - n°14)


Royalisme

"Le royalisme français, même aujourd'hui, n'est pas, et ne peut pas être un simple culte du souvenir; il est une espérance politique plus encore qu'une nostalgie, une doctrine (peut-être un faisceau de doctrines?), en tout cas une réserve de la France, un "recours", comme il est convenu de dire" (Guy Augé, préface de La Tradition Monarchique de Paul Watrin, Paris 1983, p. VIII). 


Royaume de France

"La France est le 'Royaume chéri et béni de Dieu dont l’exaltation est inséparable de celle de l’Église'". Alexandre III (1159-1181) : Epst. XXX t. X, Conc. Col. 1 212, in Marquis de la Franquerie, La mission divine de la France, ESR, p. 132. C’est également ce qu’affirmait Grégoire XI (1370-1371) : t. XI, Conc. Col. 367.


 

Royauté

Il est métaphysiquement impossible de rétablir la royauté telle que la concevait l'ancienne et vraie France, sans rétablir le règne de Jésus-Christ" (R.P. J.-B.J. Ayroles, S.J., Lettre du R.P. citée in extenso dans La monarchie française, t. I, p. 252.)



Séparation des pouvoirs

"Un peu d'imagination! Tous les pays du monde ne sont pas condamnés jusqu'à la fin des temps à subir une bande de bavards impénitents et incompétents! [...] Or cette séparation du pouvoir central entre législatif, exécutif et judiciaire, est une invention du XVIIIe siècle (on sait ce que les inventions politiques 'géniales' et adoptées par la majorité, même de l'élite, sans analyse, nous ont apporté comme catastrophes : qu'on pense au suffrage universel 'mensonge universel' ainsi que le disait Pie IX!) Montesquieu ayant mal compris le système britannique nous infligea cette théorie si contraire à la tradition française ("le pouvoir est UN et insécable comme le point".) Le roi est juge, le roi est source de la loi (Louis XIV fit sur ce point une belle sortie au parlement de Paris) et il commande. S'il donne et casse la loi, s'il ne peut se lier, il est absous de la puissance de la loi, donc absolu. Depuis 1748, date de la parution de l'Esprit des lois, nous sommes fascinés en France et ailleurs par les principes énoncés par le baron de Montesquieu qui initié à la franc-maçonnerie en Grande-Bretagne (mai 1730) présenta, avec sa belle imagination, la constitution de ce pays comme étant la meilleure. Ce gentilhomme fut avec Jean-Jacques Rousseau (un Suisse, grand malade mental) l'un des pionniers dans l'oeuvre 'philosophique' qui intoxiqua les Français. Il est manifeste que ces deux pseudo-philosophes, délirants (comme diraient les papes), sont reconnus comme les précurseurs de Frédéric Hegel, 'père' de Karl Marx." (Hervé Pinoteau, Monarchie et avenir, Nouvelles Editions Latines, Rennes 1960, note 93, p. 62.) 

 

Simplicité

"Parce que votre âme est extrêmement simple, mais quand vous serez parfaite, vous serez encore plus simple, plus on s'approche du bon Dieu, plus on se simplifie" (La Mère supérieure à Sainte Thérèse de Lisieux in Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte-Face, Histoire d'une âme, Manuscrits autobiographiques, Cerf, Desclée De Brouwer, Lonrai 2000, p. 152.) 


 

Socialisme

 

"Le socialisme [...] découle du libéralisme." (Antoine Blanc de Saint-Bonnet, La Légitimité).

 


Souveraineté "nationale"

"[S]ous le nom de souveraineté nationale, on aura le régime de l'Anonymat, de l'Irresponsabilité, de l'Election, de l'Argent et de l'Etranger" (
Charles Maurras, L'Ordre et le désordre, Les idées positives et la Révolution, Les Îles d'Or Editions Self, Paris 1948, p. 52).
  

Traditions

"Une nation chrétienne ne peut impunément déchirer les pages séculaires de son histoire, rompre la châine de ses traditions, inscrire en tête de sa constitution la négation des droits de Dieu, bannir toute pensée religieuse de ses codes et de son enseignement public. Dans ces conditions, elle ne fera jamais qu'une halte dans le désordre. Elle oscillera perpétuellement entre le césarisme et l'anarchie, ces deux formes également honteuses des décadences païennes, et n'échappera pas au sort des peuples infidèles à leur mission" (Henri V, Comte de Chambord, Lettre à M. de Carayon-latour, 8 mai 1871 in Hervé Pinoteau, Monarchie et avenir, Nouvelles Editions Latines, Rennes 1960, p. 6.)

"Dans un monde bouleversé et inquiet qui ne sait à quoi se raccrocher, sainte Jeanne d'Arc demeure l'incarnation d'une permanence : la permanence de la tradition française." (Alphonse duc d'Anjou et de Cadix dans un message du 11 mai 1986)

"Le Souverain, qu'il soit Roi ou Peuple, est celui qui exerce le pouvoir suprême, la souveraineté. Telle est bien la fonction sociale la plus haute et aucun Etat ne peut se passer d'un souverain. Le choix que l'on en fait décide de ce que sera le corps social et donne son sens à 1'Etat. Les rois de France, mes aïeux, ont très tôt fixé leur doctrine : le roi, souverain béni par l'onction du sacre, selon une belle formule définie par les juristes "est empereur en son royaume". Durant des siècles, pour concrétiser cette idée, ils ont dû lutter à la fois contre les dangers de 1'étranger toujours prêt à vouloir imposer ses règles à la souveraineté nationale et contre les périls intérieurs de ceux qui voulaient limiter la souveraineté du roi pour mieux dicter leur loi. Entre ces deux écueils, la France s'est bâtie et a prospéré. Aujourd'hui, la question est loin d'être inactuelle et il me semble que si vous m'avez demandé d'être parmi vous c'est parce que vous avez tous conscience que le rôle des souverains est toujours aussi essentiel et qu'ils demeurent l'expression la plus sûre de la souveraineté et de la permanence de l'Etat. Ce devoir, nous l'incarnons depuis que la France est France. Vous pouvez être assurés que pour demain, que pour les jeunes qui, avec moi, auront à construire le nouveau siècle et à lui donner ses valeurs, je saurai prendre mes responsabilités et assumer l'héritage de la tradition." (Louis XX, Louis duc d'Anjou et de Bourbon dans un discours prononcé à Paris, le 24 septembre 1999.)

"Le naufrage de tant d'âmes donne tristement raison à cette appréhension maternelle de l'Eglise et oblige à conclure que la stabilité du territoire et l'attachement aux traditions ancestrales, indispensables à la saine intégrité de l'homme, sont aussi des éléments fondamentaux pour la communauté humaine" (Pie XII, Allocution au consistoire, 20 février 1946 in Hervé Pinoteau, Monarchie et avenir, Nouvelles Editions Latines, Rennes 1960, p. 30.)

"Ne l'oubliez pas ! c'est par le retour à ses traditions de Foi et d'honneur, que la grande nation (i.e. la France) un moment affaiblie, recouvrira sa puissance et sa gloire." (Henri V, Comte de Chambord dans son manifeste du 9 octobre 1870.)
 

Tyrannie

"Avec la Révolution en 1789, "on passe de la de la tyrannie d'un tyran débonnaire – celle du roi de France – à la véritable tyrannie, celle du monocamérisme ou celle des majorités changeantes d'une assemblée sous la pression des tribunes...." (Pierre Chaunu, Éric Mension-Rigau, Baptême de Clovis, baptême de la France, De la religion d'État à la laïcité d'État, Éditions Balland, Paris 1996, p. 256.)


Unité du pouvoir

“Rien n’est plus propre à assurer l’unité que ce qui est un par soi” selon la formule de St Thomas, et c’est ce qui justifie le fait que le pouvoir soit exercé par un seul... de ce point de vue, le pouvoir monarchique correspond mieux aux caractères naturels de l’autorité que n’importe quelle autre forme d’institution... Le gouvernement monarchique de la cité est le meilleur parce qu’il est celui par lequel l’autorité est établie sur les bases les plus solides parce que les plus naturelles. La division du pouvoir en lui-même est la division légale de l’unité du pouvoir, loi première, ou plutôt dogme fondamental de la société : tout royaume qui s’écartera donc de cette unité sera désolé : désolé par les factions, désolé par les haines, désolé par les ambitions ; il sera désolé et détruit, car deux pouvoirs forment deux sociétés toujours en guerre l’une contre l’autre... la division du pouvoir est si peu conforme au droit naturel, qu’on la trouve très peu dans les premiers siècles, elle engendre dans la plupart des cas la disparition des sociétés qui en sont affectées."
Manifeste légitimiste. Fichier PDF


Vérité

"L’annonce de la vérité est la plus grande des charités dans l’Evangile." (Vittorio Messori, La Vérité a un nom et un visage, éditions MamE)

 

"Tout ce qui est vrai vient de l'Esprit-Saint, quel que soit celui qui l'exprime." (Saint Thomas d'Aquin)

"Celui qui fait la vérité vient à la lumière" (Jn 3, 21). Veritatis Splendor 64.

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20 décembre 2006 3 20 /12 /décembre /2006 17:58

Abdication

"Je suis prêt à tous les sacrifices possibles ; quant à l'abdication, JAMAIS, JAMAIS, JAMAIS. J'ai une mission à remplir et il m'est impossible de me rendre coupable d'une lâcheté et d'une désertion." (Le Comte de Chambord à H. de Villemessant dans le Figaro, novembre 1871.)


Abstinence

"Prends garde à ce que tu tiennes ta terre dans la solitude et que tu ne la détruises pas de telle sorte que la viridité [vigueur, verdeur] des herbes et les aromates des vertus ne puissent germer, fatigués qu'ils sont par la charrue qui les travaille. Je vois souvent, quand quelqu'un afflige son corps par excès d'abstinence, que le dégoût surgit en lui, et par le dégoût les vices se multiplient beaucoup plus que s'ils avaient été contenus avec justesse." (Hildegarde de Bingen in Régine Pernoud, Hildegarde de Bingen, Poche, Paris 2002, p. 67).


Action

"Sans moi vous ne pouvez rien faire" (Evangile selon Saint Jean XV, 5).

"Le propre de l'homme est l'activité de l'âme, accompagnée d'actions raisonnables (...)" (Aristote, Ethique de Nicomaque)

"Ne jamais rien faire contre sa conscience et rire jusqu'à l'échafaud inclusivement." St Thomas More.

"On ne musèle pas le boeuf qui foule l'aire." R.P. Philippe Sulmont, Curé de Domqueur.

"Non recuso laborem", je ne renonce pas à mon travail, devise de saint Martin.

"Réserver l'action pour l'avenir serait une faute ; réserver la Vérité en serait une plus grande encore." Cardinal Pie.

"N'ayez doute gentil duc, l'heure est prête quand il plaît à Dieu… Agissez et Dieu agira." (Jeanne d'Arc cité in Louis Fontaine, Le sang et la gloire, des hommes et des batailles qui ont fait la France, Editions de Paris, Ulis 2003, p. 167.)


Agitation

"Nos cœurs sont agités jusqu'à ce qu'ils trouvent leur repos en Dieu." Saint Augustin


Amour

"Celui qui n'aime pas Dieu, quoiqu'il dise et quoiqu'il promette, n'aimera que lui-même" (Mgr Freppel, La Révolution française, Autour du centenaire de 1789, A. Roger et F. Chernoviz, Paris 1889, p . 90)

"Si quelqu'un dit : "J'aime Dieu" et qu'il n'aime pas son frère, c'est un menteur. I Jn IV, 20 Mais, "nous connaissons que nous aimons les enfants de Dieu lorsque nous aimons Dieu et que nous gardons ses commandements." I Jn., V, 2.) Le roc fondamental du véritable amour chrétien c'est d'aimer Dieu par-dessus tout, en tout, partout et toujours. (Abbé François Dantec, Voyez comme ils s'aiment, Essait de spiritualité conjugale, p. 137.)

"Operemur bonum ad omnes, maxime autem ad domesticos fidei , faisons du bien à tous et principalement à ceux qui sont de la famille de la foi" (St Paul, Galates 6-10.)


Âne

"Asinus asinum fricat, l’âne frotte l’âne." (Proverbe). Se dit de deux personnes qui s'adressent mutuellement des éloges outrés. La fameuse scène des Femmes savantes, où Vadius et Trissotin s'adressent l'un à l'autre des louanges ridicules, est le type de l'asinus asinum fricat.


Antiparlementarisme

"Le 12 février 1793, une députation des sections de Paris vient à la barre de la Convention et l'orateur tient ces propos remarquabales : 'Citoyens législateurs,... lorsque nous avions un Roi, nous étions moins malheureux qu'à présent que nous en avons 745 (députés)'. C'est à ce moment que nait l'antiparlementarisme foncier du petit peuple" (Jacques Ploncard d'Assac, Les Jeunes ont droit à la vérité, Société de Philosophie politique, Lisbonne 1970, p. 111-113).


Apostasie

"Que les nations soient jugées devant votre face!" (Graduel, Missel vespéral, 1933, réédition DFT, Argentré-Du-Plessis 2003, p. 353.)


Athéisme

"Tout athéisme peut proclamer tant qu’il veut le fourvoiement de toute religion, il n’est pas en mesure et ne le sera jamais de démontrer la vérité de sa négation." (Vittorio Messori, La Vérité a un nom et un visage, éditions MaME, 1997.)


Autorité

"L'autorité paternelle est, pour la Révolution, l'obstacle qu'il faut renverser à tout prix : symbole de l'autorité souveraine dans la société qui n'est elle-même, à vrai dire, qu'une agrégation de familles, il s'agit par tous les moyens possibles de l'amoindrir, de la déconsidérer, de l'abaisser. Avec des fils irrespectueux et des frères ennemis, la tyrannie révolutionnaire peut compter sur des citoyens façonnés pour la servitude, auxiliaires naturels de ses combinaisons et de ses plans." (Henri V, Comte de Chambord, dans sa lettre du 12 juillet 1877, adressée à Ch. de Ribbe, auteur de La vie domestique.)

"Si l’on veut rétablir l’ordre naturel chrétien, il faut commencer par rétablir la vraie notion de l’autorité, et affirmer que celle-ci vient de Dieu et non du peuple. “Rien n’est plus propre à assurer l’unité que ce qui est un par soi” selon la formule de St Thomas, et c’est ce qui justifie le fait que le pouvoir soit exercé par un seul. Mais il y a aussi le fait qu’il est plus naturel d’éprouver des sentiments d’amour filial à l’égard d’une personne que d’une assemblée de personnes : de ce point de vue, le pouvoir monarchique correspond mieux aux caractères naturels de l’autorité que n’importe quelle autre forme d’institution... Le gouvernement monarchique de la cité est le meilleur parce qu’il est celui par lequel l’autorité est établie sur les bases les plus solides parce que les plus naturelles." (Manifeste légitimiste, Fichier PDF).

"Sous la monarchie, l'autorité est en haut et les libertés en bas." (Yves-Marie Adeline, fondateur d’Alliance royale)


Bataille

"DEMAIN, bataille ! JOUR DE GLOIRE ! Que dans les fastes de l’histoire TRIOMPHE ENCOR LE NOM FRANÇAIS !" (Madame Favart annonçant au maréchal de Saxe la victoire du lendemain à Fontenoy 1745) [La Victoire légendaire de Fontenoy fut celle de Louis XV et du maréchal de Saxe contre les Anglo-Hollandais : "les Anglais ont été étriés en chiens courants à Fontenoy" écrit le maréchal à sa sœur.]


Bien

"Seule la liberté qui se soumet à la Vérité conduit la personne humaine à son vrai bien. Le bien de la personne est d'être dans la Vérité et de faire la Vérité" (Veritatis splendor 84)
"Il nous est impossible de distinguer le bien et le mal si nous ne «croyons pas bien»" (Vittorio Messori, La Vérité a un nom et un visage, éditions MamE 1997.)

"Bien penser pour bien agir" (Pascal)

"Quand les démons veulent produire les forfaits les plus noirs, ils les présentent d'abord sous des dehors célestes" (William Shakespeare, Othello)


Bien commun

"Il importe de sauver le bien commun pour lequel le roi est né" (Louis XIV.)

« Nous devons considérer le bien de nos sujets, bien plus que le nôtre propre. Ce n’est que pour leurs propres avantages que nous devons leur donner des lois ; et ce pouvoir que nous avons sur eux ne nous doit servir qu’à travailler plus efficacement à leur bonheur. » (Louis XIV, Instructions ou mémoires rédigés pour l’instruction du Dauphin.)

"Par gouvernement légitime, on doit entendre comme saint Thomas, un "gouvernement droit et juste" orienté vers le Bien commun du groupe et non pas vers le bien propre du ou des détenteurs de l’autorité et de ceux qui les soutiennent à l’exclusion des autres. Comme dit saint Thomas : « Si celui qui régit un groupe d’hommes libres les ordonne au bien commun de leur collectivité, son gouvernement est droit et juste. Si au contraire, c’est en vue non du bien commun du groupe, mais de son propre bien qu’il ordonne le gouvernement, celui-ci est injuste et déréglé.» (Saint Thomas, D e R e g n o I, 1, cité in La Gazette royale, octobre, novembre, décembre 2006, n° 109, p. 6).


Bonheur

"Le bonheur est inséparable de la possession de la vérité" (Saint Augustin, Les Confessions, liv. Xe, chap. XXIII)


Bonheur de la France

"Dieu, m'en est témoin, je n'ai qu'une passion au coeur , le bonheur de la France ; je n'ai qu'une ambition, avoir ma part dans l’œuvre de reconstitution qui ne peut être l'oeuvre exclusive d'un parti, mais qui réclame le loyal concours de tous les dévouements." (Le Comte de Chambord, dans son manifeste du 25 janvier 1872.)


Capétiens

"Pendant plus de huit siècles, ma famille a régné sur la France et elle a édifié ce pays. On peut dire que pendant cette longue période, l'histoire de ma famille et celle de la France se sont confondues, à tel point que lorsqu'un Capétien accédait à la Couronne, il perdait le nom de son apanage pour n'être plus connu de l'univers entier que comme 'de France'" (Alphonse Duc d'Anjou et de Cadix dans une allocution prononcée à Pau le 29 Mars 1987)


Catholicisme

"Si je me sens si bien dans le catholicisme, c’est parce que il a su être rigide dans les principes et tolérants dans la pratique ; exigeant en chaire et compréhensif dans le confessionnal" (saint Pie X)

http://www.christ-roi.net/images/0/0e/Ignace_d%5C%27Antioche%2C_martyr.jpg
"Là où est le Christ, là est l’Église catholique" (Saint Ignace d'Antioche in Jean Daniélou et André Duval, Catholicisme, histoire de l'Eglise, Encyclopédie Universalis)





Centralisation

"Si le royaume de Louis XIV est déjà – notamment grâce à Henri IV, Richelieu, Mazarin – beaucoup plus homogène, plus uni, mieux gouvernable que les autres pays européens à la même date, il n’est bien entendu, ni étatisé, ni vraiment encore centralisé. Nos pères ne l’auraient pas supporté. Le Roi ne l’a pas véritablement voulu. Ses intendants y eussent perdu beaucoup de leur pouvoir. En 1986 le poids de l’Etat – au sens bureaucratique, fiscal, judiciaire, militaire – est monstrueux." (François Bluche, Louis XIV, Fayard, Paris 2002, p. 477.)


Civilisation

"La civilisation n'est plus à inventer, ni la cité nouvelle à bâtir dans les nuées. Elle a été, elle est ; c'est la Cité Catholique. Il ne s'agit que de l'instaurer et de la restaurer sur ses fondements naturels et divins contre les attaques toujours renaissantes de l'utopie malsaine, de la révolte et de l'impiété : Omnia Instaurare in Christo" (Saint Pie X)

"Nous avons conscience d’être aujourd’hui les détenteurs du plus bel héritage qui soit : le testament de Notre Seigneur Jésus-Christ, transmis par l’Eglise à toutes les générations jusqu’à la nôtre, après avoir su amener le monde jusqu’à son degré de civilisation le plus élevé." (Abbé Régis de Caqueray, Que devons-nous dire aux hommes, Première Université d'été de la FSSPX 2006)

"Ces années du Grand Siècle font le moment où notre pays atteint son plus haut niveau de civilisation" (François Bluche, Louis XIV, Fayard, Paris 2002, p. 113.)


Combat

"En Nom Dieu, les hommes d'armes batailleront et Dieu donnera la victoire" (Sainte Jeanne d'Arc, Patronne secondaire de la France)

"En Nom Dieu, il faut combattre. S'ils étaient pendant aux nues, nous les aurions car Dieu nous les envoie pour que nous les châtions." (Sainte Jeanne d'Arc, Patronne secondaire de la France, cité in Louis Fontaine, Le sang et la gloire, des hommes et des batailles qui ont fait la France, Editions de Paris, Ulis 2003, p. 173.)


Contraception

"Il y a eu suffisamment de conséquences qui montrent que la contraception n'est pas très très positive: * augmentation du divorce, * instrumentalisation de la sexualité. * La morale est dictée, orientée par le sujet, qui est devenu un absolu. On peut être rationaliste et constater quand même que cela s'est fait au détriment du couple" (Mgr Gaumond)


Découragement

"Le découragement (...), messieurs, voilà le grand péril que je vous dénonce et qu'il faut combattre" (Le Comte de Chambord à une délégation de marseillais, cité par Le Temps du 8 Mars 1877)

"L'histoire est là pour nous rappeler (...) qu'il ne faut jamais perdre espoir. Même les temps les plus sombres laissent des possibilités pour les meilleurs de réaliser de grandes choses" (Alphonse duc d'Anjou et de Cadix, dans un discours prononcé à Cluny le 2O Juillet 1987)


Démocratie

"La démocratie c'est ce que Bonald appelle "la division légale de l’unité du pouvoir. Or Bonald explique que la loi première de toute société, son dogme fondamental, c'est l'unité du pouvoir : tout royaume qui s’écartera donc de cette unité sera désolé : désolé par les factions, désolé par les haines, désolé par les ambitions ; il sera désolé et détruit, car deux pouvoirs forment deux sociétés toujours en guerre l’une contre l’autre" (Bonald Cité par Paul Bourget et Michel Salomon in Bonald, librairie Bloud & Cie, Paris, 1905, p.218.) (voir unité) 

"L’erreur ne devient pas vérité en se multipliant" (Gandhi) 

"L’opinion de la foule est l’indice du pire" (Sénèque) 

"La plus libérale des démocraties actuelles est bien plus absolue que la monarchie dite absolue. En effet, l’autorité étatique y est beaucoup plus à même d’imposer sa volonté…" (Jean-Louis Harouel, L’esprit des institutions d’Ancien Régime, in Le miracle capétien, Perrin, 1987)

"La démocratie c’est la dictature d'une minorité bien organisée... aux dépens d'une majorité divisée... 1789, c’est une minorité qui s’empare du pouvoir et se le dispute.... Conduite au nom du peuple, la Révolution s’est effectuée sans le consentement du peuple, et souvent même contre le peuple" (Jean Sévillia, Historiquement correct, pour en finir avec le passé unique, Perrin)

"Le despotisme soumet une nation à un seul tyran, la démocratie à plusieurs" (Comtesse de Blessington, Desultory thoughts and reflections)

"Le système démocratique admet que la raison guide les masses populaires, quand la vérité est que celles-ci obéissent plus généralement à la passion. Or, toute fiction s'expie, parce que la vérité se venge. C'est pourquoi la démocratie, si belle en théorie, peut, dans la pratique, conduire à d'insignes horreurs" (Alain)

"Les promesses des idéalistes ont toujours abouti à des réalités exactement inverses. Les mots magiques de leurs livres, les inscriptions qu'ils mettent sur leurs banderoles, les slogans qu'is impriment sur leurs affiches, ont un effet diabolique : ils rendent aussitôt impossible pour très longtemps ce qu'ils réclament avec tant d'insistance (...) Ce phénomène a commencé au temps de Jean-Jacques Rousseau, dont l'âme sensible a finalement suscité Robespierre, et depuis on nous en répète l'exhibition à interevalles réguliers. On vous annonce "le pain, la paix, la liberté" : cela signifie que vous verrez successivement la vie chère, la guerre et les camps de concentration. On affiche la représentation de la Défense de la personne Humaine : ce vaudeville se termine par une purée de 60 000 Japonais réalisée en 14 secondes ! ..." (Maurice Bardèche, Lettre à François Mauriac).

"La démocratie, c'est la mort. ... Quand la démocratie arrive à diriger une civilisation elle la tue immanquablement. ... Les plus incapables dirigent seuls les destinées du pays. ... Toute société humaine doit être hiérarchisée et sa direction confiée à une élite, comme Proudhon avait raison de dire: la démocratie, c'est la médiocratie" (Charles Maurras, Devant l'Allemagne éternelle, Gaulois, Germains, Latins, Chronique d'une résistance, Editions de l'Etoile, Paris 1937, p. 3-4).


Despote

"A première vue, immense est la puissance du roi de France sous l’Ancien Régime, bien des princes de jadis qui voyaient en lui le souverain le mieux obéi de l’Europe y trouvaient matière à jalousie. Louis XIV peut créer des impôts ce qui n’est pas le cas du roi d’Angleterre. Il peut se passer des Etats généraux, contrairement au roi de Suède. Il est seigneur et roi par toutes ses provinces, à l’opposé du Habsbourg qui règne à Vienne. Mais s’il n’est pas soumis au contrôle d’une représentation populaire, s’il réunit en théorie les « trois pouvoirs », il est sur certains points moins libre de ses décisions et de son action que beaucoup de chef d’Etat de notre temps (François Bluche, Louis XIV, Fayard, Paris 2002, p. 145.) Dès le moyen âge, le royaume est protégé par sa constitution coutumière, les lois fondamentales du royaume qui interdisent au roi de tourner au despote. ... Le monarque absolu au royaume de France n’est donc ni un tyran ni un despote. C’est pourquoi certains auteurs ont songé à remplacer monarchie absolue par monarchie administrative ou même de monarchie tempérée" (François Bluche, ibid., p. 186-195)

"Le despotisme soumet une nation à un seul tyran, la démocratie à plusieurs" (Comtesse de Blessington, Desultory thoughts and reflections)



Dialogue

"Messeigneurs, êtes-vous pour le décalogue ou pour le dialogue?Le Décalogue: « c’est la Loi de Dieu »...Le dialogue : non c’est l’absence de lois et l’anarchie...Le Décalogue : tu adoreras Dieu seul..Le Dialogue : çà se discute...Le Décalogue : tu ne tueras pas..Le Dialogue pinaille : à parti de quel mois et jusqu’à quel âge ?...L’avortement et l’euthanasie sont réglés à la petite semaine..Le Décalogue : « Le Décalogue est Royal dans le Royaume de Dieu »..Le Dialogue rétorque : c’est la démocratie asservie par la démagogieLe Décalogue enseigne : « tu ne voleras pas » .Le Dialogue conseille : attend pour voler d’être au gouvernement..Le Décalogue dit : « tu n’auras pas de désir impur volontaire »..Le dialogue répond: la télé se chargera bien de t'en donner d'involontaires..Le Décalogue commande net : « Tu ne mentiras pas ».Les gens de la télé répondent : comment voulez-vous que nous, on continue à faire notre métier ? Nous ne pouvons plus rien faire ! Nous voilà obligés d’êtres inscrits au chômage…" (Abbé Sulmont, Curé de Domqueur)


Dieu

"Deus non irridetur". De Dieu, on ne se moque pas. (St Paul, Galates VI, 7) "Socrate: Athéniens, je vous salue bien et je vous aime ! Mais j’obéirai au dieu plutôt qu’à vous : jusqu’à mon dernier souffle et tant que j’en serai capable, ne vous attendez pas que je cesse de philosopher, de vous adresser des recommandations, de faire voir ce qui en est à tel de vous qui, en chaque occasion, se trouvera sur mon chemin, en lui tenant le langage même que j’ai coutume de tenir … (29, d) … de la mort, sauf votre respect, je n’ai cure le moins du monde, tandis que de commettre rien qui soit injuste ou impie, c’est là ce qui fait tout mon souci. » (32, d) (Platon – Apologie de Socrate)

"Je ne croyais pas que tes édits étaient assez puissants pour donner licence à un simple mortel de piétiner les lois que les dieux ont portées hors de tout code et de toute atteinte. Ce n’est pas d’aujourd’hui, d’hier, c’est de toute éternité qu’elles vivent, et nul ne sait où remonte leur origine. Ces lois-là, je n’allais pas me laisser intimider par aucune prétention humaine pour qu’elles me condamnent au tribunal des dieux !" (Sophocle – Antigone)

"Approchez-vous de Dieu ; et Dieu s'approchera de vous" (Saint Jacques, Apôtre)


Dîme

"Les œuvres charitables et sociales qui sont aujourd'hui à la charge de l'Etat et des communes, c'est-à-dire en réalité à la charge des contribuables, l'Eglise de l'Ancien Régime les alimentait presque uniquement de ses fondations et de ses revenus." (Jean Guiraud, Histoire partiale histoire vraie, tome III, L'Ancien Régime, 5° édition, Gabriel Beauchesne & Cie Editeurs, Paris 1914, p. 354.)

"Les ennemis de l'Eglise insistent sur l'établissement de la dîme ecclésiastique dès les premiers siècles de notre histoire nationale et la présente comme un ignoble impôt au clergé, nous répondons en énumérant les services que, grâce à cette dîme, le clergé rendit à la civilisation dans le haut Moyen-Âge, la dîme servait à alimenter la charité paroissiale, pendant plus de 1200 ans, le budget de l'Eglise fut en même temps celui de l'assistance et de la charité publiques: œuvre d'assistance et d'enseignement, œuvres de piété ou de charité, constructions de cathédrales, aumônes épiscopales, hospitalité monastique, asiles pour les pauvres, hospices pour les vieillards, les enfants abandonnés, les orphelins, l'Ordre de Saint Antoine, le soin des lépreux, léproseries, ordre de Saint –Lazare…, le soin des aveugles, les "Maison-Dieu", les hospices pour les voyageurs, les étrangers, les ordres de Saint-Jacques, de Roncevaux, les Hôtels-Dieu, Saint Jean de Dieu, soin des malades, excellente tenue des hôpitaux au dit "Moyen Âge"), architecture hospitalière, soins de propreté et d'hygiène, nourriture des malades, des mendiants, des étrangers et des pauvres (Saint Jean l'Aumonier), distributions quotidiennes de pains aux pauvres, orphelins, infirmes, veuves et vieillards (abbaye de Cluny), aumônes, assistance aux malades, hospitalité (règle de saint Benoît, règle bénédictine), science médicale, nombreuses congrégations hospitalières, etc…, et que les ennemis de l'Eglise, comme par hasard, oublient de signaler…

Les règles hospitalières du Moyen Âge appellent presque toujours les malades, "nos seigneurs les malades", vrais représentants du Christ souffrant.
C'était surtout sous la direction des évêques, protecteurs nés des faibles et des malheureux, que se développait le mouvement charitable, ils créaient ces Hôtels-Dieu que l'on retrouve à l'ombre de toutes les cathédrales. Dans la plupart des pays d'Europe, les maladreries étaient sous la juridiction directe des évêques" (Jean Guiraud, Histoire partiale histoire vraie, tome III, L'Ancien Régime, 5° édition, Gabriel Beauchesne & Cie Editeurs, Paris 1914, p. 210.)



Division

"La division du pouvoir en lui-même est la division légale de l’unité du pouvoir, loi première, ou plutôt dogme fondamental de la société : tout royaume qui s’écartera donc de cette unité sera désolé : désolé par les factions, désolé par les haines, désolé par les ambitions ; il sera désolé et détruit, car deux pouvoirs forment deux sociétés toujours en guerre l’une contre l’autre" (Bonald Cité par Paul Bourget et Michel Salomon in Bonald, librairie Bloud & Cie, Paris, 1905, p.218.)

"La division du pouvoir est si peu conforme au droit naturel, qu’on la trouve très peu dans les premiers siècles, elle engendre dans la plupart des cas la disparition des sociétés qui en sont affectées. La tendance naturelle des différentes sociétés primitives reste d’établir l’unité du pouvoir. L’exemple le plus connu de ce progrès institutionnel est bien sûr l’empire romain. Cependant si la plupart des sociétés originelles bénéficient de l’unité, ce premier pas vers le droit naturel est incomplet. Effectivement, la possession de cette autorité est viagère. La stabilité qui en résulte ne se maintient pas dans le temps. Trois principaux problèmes sont rencontrés dans ces entités. - Problème de la succession : le choix de l’empereur romain se résume à une compétition entre les personnes influentes d’un règne qui convoitent le pouvoir suprême et se battent entre elles pour l’obtenir.
- Faiblesse intrinsèque de l’autorité : ce flou dans l’origine et la transmission de l’autorité ne se manifeste pas seulement lors du décès du souverain. Celui-ci étant arrivé au pouvoir grâce à ses qualités ou plutôt à son ambition et aux promesses faites à son entourage, il le perd dès qu’un sujet a assez d’ambition pour le chasser. La déification de l’empereur par les Romains n’a pas suffi à compenser la faiblesse de ce système dont l’équilibre est rompu non seulement à la mort du souverain, mais souvent même bien avant que celle-ci n’intervienne.
- Problème de stabilité : pour se maintenir, le souverain va s’entourer de beaucoup de précautions, être tantôt très dur pour son entourage et ses sujets, tantôt trop prodigue. Il ne pourra pas prendre de mesures si celles-ci déplaisent au peuple, même si ces mesures sont indispensables au bien commun. Même si l’état est catholique ces inconvénients demeurent, comme cela apparaît clairement après la conversion de Constantin." (Manifeste légitimiste) Fichier PDF: http://www.monarchie-fr.org/Manifeste%202%E8me%20%E9dition%2020-07.pdf



Drapeau blanc

"Je n'arbore pas un nouveau drapeau, je maintiens celui de la France, et j'ai la fierté de croire qu'il rendrait à nos armées leur ancien prestige. Si le drapeau blanc a éprouvé des revers, il y a des humiliations qu'il n'a pas connues... Par mon inébranlable fidélité à ma foi et à mon drapeau, c'est l'honneur même de la France et son glorieux passé que je défends, c'est son avenir que je prépare" (Henri V, Comte de Chambord, Manifeste du 25 janvier 1872)



Droit

"Le droit est une faculté morale" (Léon XIII, Encyclique Libertas, 1888)



Droit naturel

"La société civile a été fondée pour protéger le droit naturel, non pour l'anéantir" (Léon XIII indique dans son Encyclique Rerum novarum, 1891)



Droit divin (Principes du)

"Il faut qu’Il règne" (I Corinthiens 15.25)

"Car la nation et le royaume qui ne te sera pas assujetti, périra; ces nations réduites en solitude seront dévastées" (Esaïe 60, 12)

"Parce que voilà que ceux qui s'éloignent de vous périront" (Ps 72, 26)

"Bienheureux le peuple qui sait se réjouir en vous. SEIGNEUR, c’est à la lumière de Votre visage qu’ils marcheront., 17. Et en Votre Nom qu’ils tressailliront de joie tout le jour, et c’est par votre justice qu’ils seront exaltés." (Ps 88, 16)

"J’ai trouvé David mon serviteur, je l’ai oint de mon huile sainte. 22. Car ma main le secourra, et mon bras le fortifiera" (Ps 88.21-22)

"Mais si ses fils abandonnent ma loi, s’ils ne marchent pas dans mes jugements, 32. S’ils profanent mes justes ordonnances, et ne gardent point mes commandements, 33. Je visiterai avec une verge leurs iniquités, et avec des fléaux leurs péchés. … 34. Mais je ne retirerai pas ma miséricorde de lui, et je ne manquerai pas à ma vérité ; 35. Et je ne profanerai point mon alliance." (Ps 88, 31)

"Tant qu’ils ne péchèrent pas devant leur Dieu, le bonheur était avec eux, car ils ont avec eux un Dieu qui hait l’injustice. 18. Mais quand ils s’éloignèrent de la voie qu’Il leur avait établie, ils furent très gravement exterminés dans de nombreuses guerres et furent emmenés en captivité dans une terre étrangère…." (Jdt 4, 17-18)

"Par moi règnent les rois et les grands fixent de justes décrets" (Pr 8, 15)

"Par moi les princes gouvernent et les notables sont tous de justes juges. Moi j'aime ceux qui m'aiment, et ceux qui sont en quête de moi me trouveront" (Pr 8, 16)

"Moi, j'ai sacré mon Roi sur Sion ma montagne Sainte" (Ps 2, 6)

"Bienheureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu" (Ps 143, 15 - Hébr. 144)



Droits de l'Homme et du Citoyen

Les droits de l'homme ont été considérés par Pie VI comme "contraires à la religion et à la société" (Pie VI, Encyclique Adeo nota du 23 avril 1791, à l'évêque d'Aléria)



Ecole

"Théoriquement, l’ « école obligatoire » date de Louis XIV et non de Jules Ferry... à cette réserve près que nombre de paroisses n'ont toujours pas leur classe, et que les sanctions prévues par le Roi contre les parents non coopératifs restent lettre morte. Les mesures de Louis XIV en faveur des petites écoles ont cependant porté leurs fruits : dans le diocèse de montpellier, certains archipresbytérats comptent en 1715 80% de paroisses dotées d’école. Deux doyennés seulement (cournonterral et brissac) sont à moins de 60%. Dans ce même diocèse on compte en 1716, quatre-vingt dix huit écoles de garçons et 47 de filles. Ainsi se poursuivent jusqu’aux extrémités de la France, les conquêtes intérieures de Louis XIV, le combat contre l’ignorance n’étant pas des moindres." (François Bluche, Louis XIV, Fayard, Paris 2002, p. 494)



Ecole de la république

"Il faut bien admettre, une fois pour toutes, que cette école voulue et instituée par Jules Ferry et ses amis, cette école qui a certes eu ses vertus (le travail, la discipline, le respect de certaines valeurs, l’honnêteté et la solidarité) cette école républicaine n'était, dans le domaine strictement intellectuel, qu'une vaste entreprise de désinformation, mieux même d'intoxication. Il s'agissait de tout travestir, de tout couvrir d'un voile d'erreurs, pour inculquer le mépris des temps d’avant, pour ne voir de salut que dans le régime républicain… Tout ceci inspiré de cette idée, au demeurant fort curieuse, que le «bonheur» des hommes, la justice sociale et la justice tout court, plus la prospérité économique, ne pouvaient fleurir que sous une certaine forme de régime politique. Cette action destructrice s'est nourrie de mille inventions d'une fantaisie débridante, elle a fini par donner une image complètement déformée de ce qu'étaient les structures sociales de notre passé. Nous en gardons encore, dans nos manuels d'éducation 2003 et dans le parler ordinaire, des traces qui ne sont pas près de s'effacer." (Jacques Heers, Le Moyen Age, une imposture, 1992)



Egalité

"Il est faux que l'égalité soit une loi de la nature. La nature n'a rien fait d'égal; la loi souveraine est la subordination et la dépendance." (Vauvenargues, Pensées et Maximes)

"Les institutions démocratiques réveillent et flattent la passion de l'égalité sans pouvoir jamais la satisfaire entièrement. Cette égalité complète s'échappe tous les jours des mains du peuple au moment où il croit la saisir, et fuir, comme dit Pascal, d'une fuite éternelle." (Tocqueville, De la démocratie en Amérique I.)



Election

"L'élection même d'Hugues Capet se rapproche beaucoup plus de l'"electio" des Abbés de Cluny que de l'élection moderne. La première est plus une reconnaissance qu'un choix entre plusieurs selon le sens moderne du mot." (Alphonse duc d'Anjou et de Cadix, dans un discours prononcé à Cluny le 2O juillet 1987.)

"Quand le règne était électif ou agité de prétentions électorales et parlementaires, qu'arrivait-il? Et lorsque, à cette élection, était, substituée l'hérédité, que donnait, que valait la substitution? Qu'en recevait le royaume?... L'effet de l'élection était d'affaiblir ou de détruire l'autorité: elle déchirait et ouvrait le royaume. ... Le laboureur s'y plaint autant que l'homme d'église, le chevalier autant que l'homme de loi : le territoire est écorné ou lacéré; l'étranger y campe; même il y règne; l'émeute ensanglante Paris et les bonnes villes; le brigandage ruine les champs; la paix de chacun et de tous est réduite ou détruite. Voilà ce qui sort (tel le diable des boîtes) du règne de la "revendication" élective et parlementaire" (Charles Maurras, La Dentelle du rempart, Choix de pages civiques en prose et en vers (1886-1936), Préface de Bernard Grasset, Editions Bernard Grasset, Mayenne 1937, p. 72-74).

"[S]ous le nom de souveraineté nationale, on aura le régime de l'Anonymat, de l'Irresponsabilité, de l'Election, de l'Argent et de l'Etranger" (Charles Maurras, L'Ordre et le désordre, Les idées positives et la Révolution, Les Îles d'Or Editions Self, Paris 1948, p. 52). 

"Assurément, l'immoralité démocratique tient d'abord au régime des assemblées, au gouvernement collectif, car l'initiative, le contrôle approbateur y sont divisés entre tant de têtes qu'aucune d'elles n'en supporte le vrai poids"
(Charles Maurras, La Dentelle du rempart, Choix de pages civiques en prose et en vers (1886-1936), Préface de Bernard Grasset, Editions Bernard Grasset, Mayenne 1937, p. 86).

"L'effet de l'hérédité était d'établir une tranquilité, un ordre, une durée, ce qui permettait les accroissements. Cela s'est vu de Hugues Capet à Philippe Auguste, à Saint-Louis, à Philippe le Bel: les bons fruits de ces règnes en font conjecturer le bon principe initial" (Charles Maurras, La Dentelle du rempart, Choix de pages civiques en prose et en vers (1886-1936), Préface de Bernard Grasset, Editions Bernard Grasset, Mayenne 1937, p. 73).

"[S]ous le nom de souveraineté nationale, on aura le régime de l'Anonymat, de l'Irresponsabilité, de l'Election, de l'Argent et de l'Etranger" (Charles Maurras, L'Ordre et le désordre, Les idées positives et la Révolution, Les Îles d'Or Editions Self, Paris 1948, p. 52). 

"Un chef d'Etat doit être libre. Il n'est point libre, il dépend du peuple s'il est élu par le peuple. Il dépend du Parlement s'il est l'élu du Parlement et des oligarchies. Il travaille donc nécessairement à flatter, à séduire, à gagner ceux dont il dépend. Pour être réélu, il recherche la popularité immédiate plus que le bien de la nation. La presse, l'opinion, l'argent, l'administration sont ses maîtres. Il est toujours induit à trahir pour eux l'intérêt national" (Charles Maurras, La Dentelle du rempart, Choix de pages civiques en prose et en vers (1886-1936), Préface de Bernard Grasset, Editions Bernard Grasset, Mayenne 1937, p. 121).

"[L]e retour à un pouvoir personnel, assez libre au dehors, assez indépendant à l'intérieur, assez tendu et défendu devant l'avenir pour être cohérent, pour durer et savoir se tenir au-dessus des compétitions auxquelles son hérédité opposait le plus fort de tous les barrages légaux. La logique et la Pratique nous traînaient également à la monarchie... Avec ce gardien et sa succession de mâle en mâle par ordre de primogéniture, qui transmet son dépôt automatiquement, le présent et l'avenir sont liés, donc sauvegardés. L'histoire des premiers capétiens eût suffi à montrer comment le royaume de France se constituait et s'arrondissait, de père en fils, alors que l'Europe se débattait dans les compétitions du règne électif. Notre nationalisme en recevait un degré de pertinence, une force d'expansion et de percussion qui faisaient notre voix plus haute, nos coups plus assurés" (Charles Maurras, La Contre-Révolution spontanée, H. Lardanchet, Lyon 1943, p. 146). 

"Un pays vraiment autonome, vraiment indépendant [on dira aujourd'hui souverain et indépendant des lobbies], et donc dans le vrai sens du mot, une , suppose donc le gouverment d'une royauté: le prince héréditaire, le roi qui ne dépend pas de sa popularité du moment" (, , Préface de Bernard Grasset, Editions Bernard Grasset, Mayenne 1937, p. 104). Le roi héréditaire, non soumis aux dictats de l'opinion, au règne de l'argent, n'a pas à tenir l'oligarchie en haleine, ni "allécher l'ouvrier, éblouir le bourgeois, l'employé, la grisette" (ibid., p. 103).



Enfant

"L'enfant est la promesse de notre avenir, et lui prêter toute l'attention requise suppose une prise de conscience quant à la survie de notre société aujourd'hui vieillissante où la chute de la natalité empêche le renouvellement des générations." (Alphonse duc d'Anjou et de Cadix, dans une allocution lors du colloque : "L'enfant citoyen de demain" tenu au Sénat le 8 octobre 1988.)



Enfer

"S’il n’existe ni enfer, ni purgatoire, à quoi bon se donner du mal pour gagner le paradis ? Dites le aux incrédules : croyez-vous faire régner vous même la justice en ne voulant rien attendre d’un jugement dernier ?" (Abbé P. Sulmont, Bulletin paroissial de Domqueur, Février 2004, n° 386.)



Erreur politique

"L'erreur de notre époque est de compter sur les expédients de la politique pour échapper aux périls d'une crise sociale." (Le Comte de Chambord, dans son manifeste du 25 janvier 1872.)



Esclave

"Le fait est qu’il n’y a pas commune mesure entre le servus antique, l’esclave, et le servus médiéval, le serf. Parce que l’un est une chose et l’autre un homme. Le sens de la personne humaine entre les temps antiques et les temps médiévaux a connu une mutation… La substitution du servage à l’esclavage est sans doute le fait social qui souligne le mieux la disparition de l’influence du droit romain, de la mentalité romaine dans les sociétés occidentales dès le Ve-VIe siècles… Aussi bien le serf médiéval est-il une personne, traitée comme telle ; son maître n’a pas sur lui ce droit de vie et de mort que lui reconnaissait le droit romain" (Régine Pernoud, Pour en finir avec le Moyen Age, Points Histoire, Éditions du Seuil, La Flèche 2001, p. 74-75.)



Etat

"Telle était la conception qui prévalait sous l'ancien régime ; A l'Etat le soin de la direction générale des affaires, de la paix intérieure et de la sécurité extérieure de la nation - attributs régaliens conformes au domaine de compétence du roi et donc de son autorité - mais libertés partout ailleurs et dans chaque ordre en raison des compétences de chacun." (Alphonse duc d'Anjou et de Cadix dans un message du 25 janvier 1987.)



Ethique

"Soit l’éthique est une et indivisible, soit elle n’existe pas. Le relativisme éthique signifie l’absence d’éthique : on l’a bien vu en Union soviétique ou dans l’Allemagne nazie. Ce qui est contesté aujourd’hui, sur la base de la philosophie post-moderne, c’est l’idée d’une vérité objective, y compris sur le plan éthique. Chaque homme déciderait de ce qui est bon. C’est une grande erreur." (Métropolite Kirill de Smolensk, Président du Département des relations extérieures du patriarcat de Moscou)



Europe

"Souvenons-nous qu'Henri IV avait eu un "grand dessein" : celui d'établir un "sénat" européen d'Etats souverains qu'ils fussent catholiques ou réformés, pour prévenir les conflits ou les régler par la négociation. D'où l'on voit que l'idée d'union européenne ne date pas d'hier et que c'est un Bourbon qui, le premier, en a fait la proposition !" (Louis duc d'Anjou et de Bourbon dans une allocution à Marseille le 1er octobre 1999.)



Fanatisme libre-penseur

"La philosophie du XVIIIe siècle a inspiré aux âmes "sensibles" de Marat, de Saint-Just, de Carrier, les massacres de septembre (1792), les hécatombes du tribunal révolutionnaire, les noyades de Nantes et que, dès lors, s'il s'y a un fanatisme religieux, il existe aussi un fanatisme libre-penseur qui a largement fait ses preuves en 1793..." (Jean Guiraud, Histoire partiale histoire vraie, tome II, Moyen Age – Renaissance – Réforme, 4° édition, Gabriel Beauchesne & Cie Editeurs, Paris 1911, p. 441.)



Féodalité

"L’Etat qui nie les corps intermédiaires pour mieux les utiliser, peut à présent dédaigner ou feindre de dédaigner la soumission d’un homme à un autre, fiction rituelle du lien féodo-vassalique, il n’est pas sûr qu’il puisse aujourd’hui encore se maintenir sans elle... 'l’Etat contre la Féodalité ? Plutôt, l’Etat par la Féodalité' " (Jean- Pierre poly, La Mutation féodale, Xème- XIIè, PUF, Nouvelle Clio 1991, page 515)



Folie

"La parole de la croix est folie pour les hommes qui passent" (Saint Paul, Co I, 1-18.)



France

"Citons cette magnifique bulle de Grégoire IX, écrivant à saint Louis (Anagni, 21 octobre 1239) et que tout français se doit de connaître : "Dieu, auxquels obéissent les légions célestes, ayant établi ici-bas des royaumes différents suivant la diversité des langues et des climats, a conféré à un grand nombre de gouvernements des missions spéciales pour l'accomplissement de ses desseins. Et comme d'autrefois il préféra la tribu de Juda à celle des autres fils de Jacob, et comme il la gratifia de bénédictions spéciales, ainsi Il choisit la France de préférence à toutes les autres nations de la terre pour la protection de la foi catholique et pour la défense de la liberté religieuse. Pour ce motif, le royaume de France est le royaume de Dieu même, les ennemis de la France sont les ennemis du Christ. Pour ce motif, Dieu aime la France parce qu'il aime l'Eglise qui traverse les siècles et recrute les légions pour l'éternité. Dieu aime la Frace, qu'aucun effort n'a jamais pu détacher entièrement de la cause de Dieu. Dieu aime la France, où en aucun temps, la foi n'a perdu de sa vigueur, où les rois et les soldats n'ont jamais hésité à affronter les périls et à donner leur sang pour la conservation de la foi et de la liberté religieuse.... La tribu de Juda était la figure anticipée du royaume de France... Aussi nous est-il manifeste que le Rédempteur a choisi le béni royaume de France, comme l'exécuteur spécial de ses divines volontés. Il le porte suspendu autour de ses reins, en guise de carquois; il en tire ordinairement ses flèches d'élection quand avec l'arc de son bras tout puissant, Il veut défendre la liberté de l'Eglise et de la foi, broyer l'impiété et protéger la justice" (Grégoire IX, Lettre à Saint Louis. Cité par saint Pie X, Discours pour la béatification de Jeanne d'Arc, 13 décembre 1908.) Texte admirable! "Clément V dans une autre bulle (Rex gloriae, 27 avril 1311) déclare, [...] "que dans la nouvelle alliance, la France est le peuple élu de Dieu et occupe à peu près la même place qu'Israël dans l'Ancien Testament". Ou si l'on préfère : la France dans le Nouveau testament a une vocation divine, positive, analogue à celle du peuple juif dans l'Ancien Testament, mais avec cette différence que le peuple juif devait préparer l'avènement du Christ à venir, tandis que le peuple français doit promouvoir le règne du Christ venu. [...] Le fait que saint Pie X ait rappelé et cité la bulle de Grégoire IX lors de la lecture du décret de béatification de sainte Jeanne d'Arc (13 décembre 1908), montre l'importance que l'on attache à Rome à cette question." (Hervé Pinoteau, Monarchie et avenir, Nouvelles Editions Latines, Rennes 1960, p. 41.)

"Au-dessous de l'agitation de la politique, il y a une France qui souffre, une France qui ne peut pas périr et qui ne périra pas, car, lorsque Dieu soumet une nation à de pareilles épreuves, c'est qu'il a encore sur elle de grands desseins." (Henri V, Comte de Chambord dans son manifeste du 8 mai 1871.)

"Les Rois ont fait la France, elle se défait sans Roi."

"La France sans Roi L'Etat sans Dieu ! N'est-ce pas, en effet, le mal social particulier à notre temps ! N'est-ce pas la vraie cause de nos malheurs, l'explication de tant d'évènements inexplicables, l'aberration la plus incompréhensible dans laquelle puisse tomber une nation chrétienne au nom du progrès ! (...) L'irréligion d'Etat ne profite qu'à l'irréligion générale, qu'à la ruine de toute religion et de toute société." (Henri V, Comte de Chambord, dans une lettre du 16 août 1872, adressée à M. Auguste Nicolas, auteur d'un livre intitulé L'Etat sans Dieu.)



Gauche-droite

"Ce qui caractérise la droite, c'est l'adhésion à des valeurs transcendantes, qui sont au-delà du libre-arbitre des hommes.Ce qui fonde la gauche, ce n'est pas tellement l'égalité mais avant tout la liberté sans limite: n'obéir à personne d'autre que soi-même. Et nous sommes dans un système qui se fonde là-dessus, qui affirme que nous n'avons ni Dieu ni maître. Dans ce système, la droite est au mieux locataire du régime quand elle en prend la gestion. Elle se retrouve piégée dans la mesure où elle ne peut pas faire s'épanouir les valeurs auxquelles elle croit. Pire: elle ne peut jamais revenir sur les conquêtes fondamentales de la gauche. C'est ce que j'ai appelé 'l'effet cliquet' " (Yves-Marie Adeline fondateur de l'Alliance royale)



Gouvernement national

"Pénétré des besoins de mon temps, toute mon ambition est de fonder avec vous (i.e. les Français), un gouvernement vraiment national, ayant le droit pour base, l'honnêteté pour moyen, la grandeur morale pour but." (Le Comte de Chambord dans son manifeste du 9 octobre 1870.)

"Gouverner ne consiste pas à flatter les passions des peuples, mais à s'appuyer sur leurs vertus" (Le Comte de Chambord, dans son manifeste du 9 octobre 1870.)


Henri IV

"(...) Henri IV, un roi qui fut grand et qui demeure le plus populaire de nos monarques pour les Français d'aujourd'hui. Henri IV fut grand dans l'exacte mesure où il sut à la fois catalyser le désir d'unité des Français puis, l'incarnant le développer. La France dont le bon Roi Henri recevait le dépôt était un pays meurtri, divisé, affaibli et constituait une proie alléchante pour les appétits étrangers. Le Roi saura, en s'appuyant sur toutes les compétences du royaume, réconcilier les Français, catholiques ou protestants, panser les plaies d'une épouvantable guerre civile et religieuse, restaurer l'Etat et le pouvoir royal, relancer l'économie, tenir à distance les convoitises étrangères et redonner à la France, avec sa grandeur, les moyens de son rayonnement international." (Alphonse duc d'Anjou et de Bourbon, dans son allocution prononcée à Paris le 22 janvier 1989.)



Hérédité

"En dehors du principe national de l'hérédité monarchique, sans lequel je ne suis rien, avec lequel je puis tout, où seront nos alliances ! Qui donnera une forte organisation à notre armée ! Qui rendra à notre diplomatie son autorité, à la France son crédit et son rang ! Qui assurera aux classes laborieuses le bienfait de la paix, à l'ouvrier la dignité de sa vie, les fruits de son travail, la sécurité de sa vieillesse !" (Le Comte de Chambord, dans son manifeste du 25 janvier 1872.)

"L’hérédité n’a jamais produit une succession de rois aussi médiocres que celle des présidents de la IIIe République française (à une ou deux exceptions près), ce qui s’est terminé par l’effondrement de juin 1940, la plus grande catastrophe de l’histoire de France » (Roland Mousnier, Monarchies et royautés de la préhistoire à nos jours. Librairie académique Perrin, Paris,1989.)

"L’hérédité assure on ne peut plus clairement la transmission de l’autorité sans que celle-ci perde son indépendance par la compétition qui résulterait d’un choix plus général à chaque génération. Ce n’est plus alors un individu qui exerce le pouvoir, mais une famille. Ainsi la continuité nécessaire à la prospérité du pays est assurée.

"L’hérédité du pouvoir est une conséquence nécessaire de l’indépendance de l’autorité, elle est à ce titre une expression fondamentale du droit naturel. “Loi qu’aucune nation n’a impunément méconnue.” Ecoutons Bonald répondre à la critique rituelle qui est faite contre l’hérédité “sans doute les chances de l’hérédité portent à la tête des états comme à celles des familles privées des hommes forts et des hommes faibles ; toute famille nouvelle que l’usurpation élèverait au trône n’aurait pas à cet égard de privilège... La France a eu plus de rois faibles qu’aucune autre société, et plus qu’aucune autre aussi elle s’est accrue en population et agrandie en territoire, même sous les plus faibles de nos rois. C’est que la force de la France n’était pas dans les hommes, mais dans les institutions, et que le roi, fort ou faible, était toujours assez bon, pourvu qu’il voulût rester à sa place : semblable à la clef d’une voûte qui en maintient toutes les parties sans effort, même sans action, et par sa seule position… Sans doute le régent avait plus d’esprit que Charles V, Choiseul plus que Sully, Necker plus que le cardinal de Fleury, mais lorsque les choses sont ce qu’elles étaient en France, l’homme médiocre qui maintient est plus habile que l’homme d’esprit qui veut faire” (Bonald in Paul Bourget et Michel Salomon, Bonald, librairie Bloud & Cie, Paris, 1905. p.215 et 216.)

“Le monarque ne conserve pas la société par son action, mais par sa seule existence” (Bonald, Théorie du pouvoir politique et religieux, tome premier, Librairie Adrien le Clere, Paris 1854, p.176)

"Les monarques n’ont pas assuré la prospérité des sociétés par les qualités éminentes de leur propre personne, mais par le maintien de leur principe" Manifeste légitimiste, Fichier PDF: http://www.monarchie-fr.org/Manifeste%202%E8me%20%E9dition%2020-07.pdf

"On constatera alors l'immense rôle que pourra avoir l'éducation, le milieu familial, la tradition, pour la formation du roi. On sait, de plus, que la désignation automatique du successeur par une loi fondamentale, élimine les contestations, les désordres, et assure ainsi la paix à la tête de la nation" (Hervé Pinoteau, Monarchie et avenir, Nouvelles Editions Latines, Rennes 1960, p. 31.)

"Les désavantages de ce système (et tout système a ses désavantages) sont bien connus: le roi incapable (folie, ce qui est arrivé une fois en 1300 ans [mais aussi une fois sous la IIIe République...], le roi impossible (non catholique, une fois aussi en 1300 ans), le roi trop jeune (ce qui est arrivé souvent, mais ce qui n'a pas toujours été ennuyeux.) A toutes ces éventualité, on peut répondre qu'il y aura toujours un régent, un conseil de régence, etc... qui s'en arrangeront; [...] Quant au roi médiocre, il faut espérer qu'il saura s'entourer. Louis XIV était d'ailleurs loin d'être un foudre d'intelligence. De plus, à l'époque actuelle, où tout devient si complexe, le roi sera encore moins seul dans sa tâche. Les conseils, les corps intermédiaires seront là pour pallier éventuellement les déficiences non améliorées par les grâces et les bénédictions du sacre" (Hervé Pinoteau, ibid., note 57, p. 57.)

"L'effet de l'hérédité était d'établir une tranquilité, un ordre, une durée, ce qui permettait les accroissements. Cela s'est vu de Hugues Capet à Philippe Auguste, à Saint-Louis, à Philippe le Bel: les bons fruits de ces règnes en font conjecturer le bon principe initial" (Charles Maurras, La Dentelle du rempart, Choix de pages civiques en prose et en vers (1886-1936), Préface de Bernard Grasset, Editions Bernard Grasset, Mayenne 1937, p. 73).


Histoire

"Pour celui qui lit attentivement l'Apocalypse, il apparaît que l'histoire ne tourne pas en rond et qu'il y a un développement des deux cités. Dès lors, comment nous représenter le progrès de la cité du Mal? Il nous paraît consister en ceci: progressivement le diable met la main sur les conditions fondamentales dont la volonté a besoin pour s'exercer droitement. Sans doute le diable n'a-t-il aucun pouvoir direct sur nos volontés. Mais à mesure que se déroule l'histoire humaine il est plus acharné à pervertir ces données fondamentales qui nous sont nécessaires pour user droitement de notre volonté, comme la famille, la profession, le milieu de vie, la législation et les mœurs publiques et privées. Le diable déploie toute sa rage et sa perfidie pour que ce qui devrait nous aider dans le bien nous devienne une source de scandale et cela non point en passant et comme d'occasion mais par institution. C'est un droit premier de la nature humaine d'être aidé pour aller à Dieu par une famille honnête, un enseignement de vérité, un travail organisé avec justice, enfin une société conforme au droit naturel. Le diable, à mesure que se déroule l'histoire, se montre plus fort et plus habile pour violer les véritables droits de l'homme et lui aménager une vie où l'apostasie se produire comme naturellement. Une société basée sur le matérialisme dialectique représente un progrès incontestable dans ses méthodes. Une telle société est possédée du diable puisque l'ensemble des institutions est contraire au droit naturel: c'est du péché institutionnalisé" (Hervé Pinoteau, Monarchie et avenir, Nouvelles Editions Latines, Rennes 1960, p. 27-28.)



Identité européenne

"L’identité européenne est incompréhensible sans le christianisme... Encore aujourd’hui l’âme de l’Europe reste une, parce que au-delà des racines communes, elle vit des valeurs chrétiennes et humaines communes." (Jean-Paul II à Compostelle, le 9 novembre 1982)



Ignorants

"Le christianisme a été prêché par des ignorants et cru par des savants, et c'est en quoi il ne ressemble à rien de connu" (Joseph de Maistre)



Immigration

"Selon le discours en vogue, la France aurait toujours été un creuset de population. Du point de vue historique, cette assertion est fausse (Voir Jacques Duapâquier, Histoire de la population française, PUF, 1995.)

"Du VIème au XIXè siècle, le fond du peuple français est demeuré le même.Au XIXè siècle apparaît une immigration « saisonnière », les travailleurs retournant dans leur pays après leur labeur. La première grande vague migratoire a lieu après la Première Guerre mondiale. Elle est constituée d’Italiens, d’Espagnols, de Polonais et de ressortissants d’autres nations de l’Est. Ceux-ci s’assimile peu à peu par l’école, le service militaire et la guerre. Certaines institutions ont exercé une force intégratrice : l’Eglise, les syndicats et même le parti communiste.
"A partir de 1946, la seconde vague contrairement à ce qui se répète, ce n’est pas le patronat qui fait venir cette main d’oeuvre, ce sont les pouvoirs publics afin de parer à l’explosion démographique de la population musulmane d’Outre- Méditerranée. Après 1962, l’Algérie indépendante, l’immigration en France s’accélère grâce à la « libre circulation » stipulée par les Accords d’Evian.. Si l’immigration est dite officiellement stoppée en 1974, le regroupement familial voté (1975) accroît dans les faits le nombre d’arrivants. D’autres courants migratoires apparaissent, issus d’Afrique noire ou d’Asie." (Jean Sévillia, Le terrorisme intellectuel, Collection Tempus, 2004, p. 140.)



Injures

"Si supporter les injures qui n'atteignent que nous même est un acte vertueux, supporter celles qui atteignent Dieu est le comble de l'impiété" (St Thomas d'Aquin)

"Et si quelqu’un se lève et crie qu’on l’a blessé, c’est donc qu’il se reconnaît coupable, ou tout au moins s’avoue inquiet." (Erasme, Eloge de la folie, préface, lettre à Thomas More supplicié par le futur chancelier d’Angleterre, pour la foi catholique : l’Eglise le mit parmi les saints martyrs) "Vous n’êtes pas plus saint parce que on vous loue, ni plus imparfait parce que on vous blâme." (Erasme, Eloge de la folie).

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