Sans modération... jusqu'à nouvel ordre...
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« Je recommande à mon fils s’il avait le malheur de devenir Roi, de songer qu’il se doit tout entier au bonheur de ses concitoyens, [...] qu’il ne peut faire le bonheur des Peuples qu’en régnant suivant les Lois, mais en même temps qu’un Roi ne peut les faire respecter, et faire le bien qui est dans son cœur, qu’autant qu’il a l’autorité nécessaire, et qu’autrement étant lié dans ses opérations et n’inspirant point de respect, il est plus nuisible qu’utile. » (Testament de Louis XVI)
Sans modération... jusqu'à nouvel ordre...
Dans le contexte actuels des "attentats islamistes" qui effraient légitimement les Occidentaux, et du "débat" autour de "l'islamisation", voici enfin sur le site realpolitik.tv une mise au point qui recadre le "débat", ce que nous avons pu entendre aux "Assises sur l'islamisation"..., et l'élève au niveau où il devrait se situer, si nous avions des media réellement libres.
L'auteur, Xavier Moreau, appelle d'urgence nos pays à se demander quelle est (NDLR. dans une optique géopolitique), la nature exacte des contacts que les ONG américaines entretiennent avec certaines minorités ethniques ou religieuses..., notamment en France "où les zones de non-droit se comptent par centaines", et à contrer cet '"impérialisme" anglo-américain, qui "a toujours conduit l'Europe à la guerre", par la création d'une alliance franco-russe solide, reposant "sur un système de sécurité commun et une collaboration économique accrue".
Xavier Moreau dénonce Wikileaks comme un site "dissident" qui "n’aborde jamais la collusion entre les administrations américaines et les groupes islamo-mafieux, en Bosnie, en Afghanistan ou au Kosovo".
Bernard Kouchner, administrateur du Kosovo à l’époque des exactions de l’UCK, était l'ami personnel d'Akim Thaçi, chef du clan mafieux albanais qui dirige actuellement le Kosovo. "Le TPY est bien trop occupé à modifier en permanence ses procédures internes, dans le seul but de faire condamner des officiers serbes qui n’ont fait que leur devoir, pour trouver le temps de s’apitoyer sur les crimes de l’OTAN ou de ses alliés. Il y a fort à parier que les anciens maoïstes français, qui ont soutenu l’organisation criminelle de l’UCK en 1999, seront mis à contribution pour nier ou même justifier ces crimes."
"Cette triste affaire, ajoutée à l’impuissance de l’ 'US Army' devant l’armée nord-coréenne, permet une nouvelle fois de dresser le bilan médiocre de la tentative hégémonique américaine de ces 20 dernières années. Ce bilan peut se résumer en une phrase : 'Equipez-vous de l’arme nucléaire, si vous ne voulez pas être soumis à un clan islamiste ou mafieux, allié de l’OTAN '. Les hésitations américaines devant la détermination de la Corée du Nord, démontrent en effet que si la Serbie avait possédé la dissuasion nucléaire en 1999, l’OTAN n’aurait pas eu les moyens de lui confisquer son berceau historique au profit d’un clan islamo-mafieux. Et c’est justement parce que Saddam Hussein n’avait pas d’armes de destruction massive, que les Etats-Unis l’ont envahi. Acquérir le nucléaire permettrait à l’Iran d’être définitivement à l’abri d’une invasion américaine et du cortège de crimes, d’exactions et de massacres de civils qui l’accompagne à chaque fois. Le bilan de la tentative manquée d’hégémonie anglo-saxonne est une incontrôlable prolifération nucléaire."
Pour accomplir leurs objectifs géopolitiques, Xavier Moreau explique que "l’Angleterre et les Etats-Unis ont soutenu sans complexe des factions islamistes ou mafieuses. Ces deux puissances ont fait preuve d’un cynisme qui va bien plus loin qu’une simple 'realpolitik'. C’est pour contrer ces nations dont l’impérialisme a toujours conduit l’Europe à la guerre que la création d’une alliance franco-russe solide, reposant à la fois sur un système de sécurité commun et une collaboration économique accrue est urgente. Une telle alliance pourrait enfin forcer la puissance anglo-saxonne à ne plus interférer nuisiblement dans le destin de l’Europe continentale."
L'auteur termine cette remarquable analyse en évoquant le fait que "sauvagerie à laquelle l’OTAN a livré les peuples du Kosovo justifie a posteriori l’intervention russe en Ossétie du Sud. On peut imaginer le sort qu’un psychopathe comme Mikhaïl Saakhachvili réservait au peuple ossète. Pour les pays d’Europe occidentale, la révélation au grand jour des méfaits de la politique d’influence américaine doit être un signal d’alarme. Il est vital que les services de sécurité intérieure de nos pays s’intéressent à la nature des contacts que les ONG américaines entretiennent avec certaines minorités ethniques ou religieuses, notamment en France, où les zones de non-droit se comptent par centaines." (Fin de citation)
Source: http://www.realpolitik.tv/2010/12/trafic-dorganes-et-proliferation-nucleaire/
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Comparez la dernière phrase de la journaliste dans cette video ("une minorité chrétienne qui refuse de se laisser envahir par la haine")... à ce que dit ce rabbin ici : ""Valeurs du judaïsme" - le projet sioniste pour l'Occident : nous faire entrer en guerre avec l'Orient, par le Rav Ron CHAYA... "
En 2010, 2,3 millions de personnes ont pris part aux rencontres avec le Pape au Vatican et à Castel Gandolfo, soit 30 000 de plus qu’en 2009.
Qu'ont-ils fait de Noël ?! Avez-vous remarqué comme la fête de Noël a changé de substance en quelques années, ou quelques dizaines d’années ?
C’est désormais pour une minuscule minorité de Français qu’il s’agit encore de célébrer la nativité du Christ (ce qui n’empêche pas d’y adjoindre un utile et sympathique rassemblement familial).
Pour tous les autres, nous avons une fête réduite à sa seule dimension horizontale, sociale, où l’on dépense beaucoup.
Là se trouve donc l’intérêt du gros Argent, qui se conjugue encore une fois parfaitement avec celui des lobbies et structures antichrétiennes, voulant de leur côté éradiquer – pour des motifs idéologiques - le peu qu’il reste de tradition chrétienne à la France.
Une ténébreuse alliance qui a fait triompher la fièvre consumériste et matérialiste sur le véritable esprit de Noël.
Le « père Noël » a réussi à éclipser Saint Nicolas, puis le Christ, et l’on est passé du culte de l’Enfant-Roi à celui de l’enfant-roi.
Les autorités égyptiennes évoquent la présence d'«éléments étrangers» comme commanditaires de l'attentat. Quels sont ces éléments étrangers ? N'y a-t-il aucun media ocZidental pour le découvrir ? Pourquoi personne ne se demande qui est derrière tous ces attentats ?
Dans une intervention télévisée, dimanche, le président égyptien Hosni Moubarak a lancé un appel à l'unité nationale, indiquant que l'attentat d'Alexandrie ne visait pas seulement les chrétiens, mais tous les Egyptiens.
Il n'y aurait cependant pas de victime...
Une église chrétienne orthodoxe a pris feu dimanche soir dans le Nord-Caucase, à majorité musulmane. L’église venait de recevoir un tir de grenade RPG (lance-roquette), indiquent les médias, qui ne font état d'aucune victime.
L'attaque s'est produite à Ordjonikidze, en Ingouchie, république russe voisine de la Tchétchénie. La grenade a touché le toit de l'édifice, précise un policier cité par l'agence RIA Novosti.
Bien que rares, les actes de vandalisme contre les églises des minorités chrétiennes du Nord-Caucase ont augmenté au cours de l'année écoulée.
Des inconnus ont incendié une église à Maiduguri, la ville du nord du Nigeria où des églises avaient déjà été brulées et six personnes tuées la veille de Noël par des islamistes, a rapporté lundi la police. Aucune victime n'a été signalée.
La secte islamiste Boko Haram avait revendiqué les attaques du 24 décembre à Maiduguri et une série d'attentats le même jour dans la ville de Jos, dans le centre du Nigeria, qui avaient fait plus de 80 morts. La police a déclaré avoir arrêté la semaine dernière 92 membres présumés de Boko Haram, un groupe qui avait lancé un soulèvement dans le nord du Nigeria en 2009, où des centaines de personnes avaient été tuées.
Voici le témoignage fort d'une jeune soeur en Christ, Mirna, présente avec des membres de sa famille dans l'église Sayedat Al-Najat de Bagdad (Notre-Dame du Perpétuel secours, Irak) lors de l'attaque menée à la Toussaint. Il a été tourné peu après mais c’est la première fois qu’une version originale sous-titrée en français est disponible :
La vidéo provient de la chaïne TéléLumière/NourSat que nous remercions entre autre pour son autorisation d'y ajouter des sous-titres français.
Bien que les évènements se soient passés il y a quelques temps, il nous paraissait important de mettre en ligne une version pour les francophones.
La liste des martyrs, et leurs photos:
http://ishtartv.com/viewarticle,32903... (le petit Adam dont elle parle est le second sur la page)
Description initiale:
"Iraq - Witness of Church Attack II العراق - شاهدة من تفجير الكنيسة
Documentary about the last attack of Our Lady of Salvation Church in Iraq - One of the hostages who survived this attack tells what happened at the church
وثائقي حول تفجير كنيسة سيدة النجاة الأخير في العراق - إحدى الرهائن التي نجت من الهجوم تروي ما حصل داخل الكنيسة "
Marche de soutien à Lyon:
http://www.youtube.com/watch?v=nJdU8T...
Pensée en ce jour aussi aux martyrs victimes également hier soir d'un attentat devant une église d'Alexandrie (Égypte).
Que Dieu protège cette jeune soeur et sa famille, ainsi que tous nos frères chrétiens d'Irak.
(Merci à Farouja1 pour la confirmation de traduction)
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- Lettre de religieuses sur le massacre de Bagdad
- Attentat dans la cathédrale de Bagdad : Benoît XVI dénonce la violence féroce, absurde et atroce
Pour continuer sur les « points non négociables », voici ce que Benoît XVI déclarait lors de la messe de dédicace de la Sagrada Familia à Barcelone:
« C’est pourquoi l’Église demande des mesures économiques et sociales appropriées afin que la femme puisse trouver sa pleine réalisation à la maison et au travail, afin que l’homme et la femme qui s’unissent dans le mariage et forment une famille soient résolument soutenus par l’État, afin que soit défendue comme sacrée et inviolable la vie des enfants dès leur conception, afin que la natalité soit encouragée, valorisée et soutenue sur le plan juridique, social et législatif. C’est pourquoi l’Église s’oppose à toute forme de négation de la vie humaine et soutient ce qui promeut l’ordre naturel dans le cadre de l’institution familiale. »
Une statue de Staline a été détruite à l'explosif dans la ville de Zaporojie (est de l'Ukraine) dans la nuit de vendredi à samedi, a annoncé samedi à RIA Novosti une source policière.
La statue érigée en mai 2010 près du bâtiment du comité régional du parti communiste ukrainien a été détruite à l'explosif à près d'une heure avant le Nouvel An.
"Quelques minutes avant l'explosion, un groupe d'hommes a longé la grille entourant le monument. Un des hommes a sauté par-dessus la grille et a accroché un sac à provisions, apparemment contenant de l'explosif, au monument", a précisé l'interlocuteur de l'agence.
Selon lui, l'explosion a complètement détruit la statue, sans faire de victimes.
Source
Hier 1er janvier, a été publié le message de Benoît XVI donné au Vatican le 8 décembre 2010 "pour la Célébration de la Journée mondiale de la Paix", dans lequel le Saint-Père définit plus précisément la notion de "liberté religieuse" comme "une absence de la coercition", coercition qui nierait ou limiterait de manière arbitraire "le rôle public de la religion" ou l'expression publique de la foi. La liberté religieuse serait également une "arme authentique de la paix" qui aurait "une mission historique et prophétique". Dans ce document, le Saint-Père annonce la fête en 2011 du "25e anniversaire de la Journée mondiale de prière pour la paix, convoquée en 1986 à Assise par le vénérable Jean-Paul II".
Extraits :
Je remercie vivement les Gouvernements qui s’efforcent de soulager les souffrances de ces frères en humanité et j’invite les catholiques à prier pour leurs frères dans la foi qui souffrent violences et intolérances [NDLR. Les chrétiens d'Orient], et à leur manifester leur solidarité. Dans ce contexte, j’ai ressenti de manière particulièrement vive l’opportunité de partager avec vous tous quelques réflexions sur la liberté religieuse, chemin vers la paix. Il est douloureux en effet de constater que, dans certaines régions du monde, il n’est pas possible de professer et de manifester librement sa religion, sans mettre en danger sa vie et sa liberté personnelle. En d’autres points du monde, il existe des formes plus silencieuses et plus sophistiquées de préjugés et d’opposition à l’encontre des croyants et des symboles religieux [NDLR. Exemple : en Europe...]. Les chrétiens sont à l’heure actuelle le groupe religieux en butte au plus grand nombre de persécutions à cause de leur foi. Beaucoup subissent des offenses quotidiennes et vivent souvent dans la peur à cause de leur recherche de la vérité, de leur foi en Jésus Christ et de leur appel sincère afin que soit reconnue la liberté religieuse. Tout cela ne peut être accepté, parce que cela constitue une offense à Dieu et à la dignité humaine ; de plus, c’est une menace à la sécurité et à la paix, et cela empêche la réalisation d’un réel développement humain intégral.
... Nier ou limiter de manière arbitraire cette liberté signifie cultiver une vision réductrice de la personne humaine ; mettre dans l’ombre le rôle public de la religion signifie engendrer une société injuste, puisque celle-ci n’est pas en harmonie avec la vraie nature de la personne humaine ; cela signifie rendre impossible l’affirmation d’une paix authentique et durable de toute la famille humaine.
... Voilà le sentiment qui inspire et guide le Message pour la XLIVème Journée Mondiale de la Paix, consacré au thème : Liberté religieuse, chemin vers la paix.
2. ... Dieu a créé l’homme et la femme à son image et à sa ressemblance (cf. Gn 1,27). C’est pour cela que chaque personne a le droit sacré à une vie intègre aussi du point de vue spirituel.Sans la reconnaissance de son être spirituel, sans l’ouverture au transcendant, la personne humaine se replie sur elle-même, et elle n’arrive pas à trouver des réponses aux interrogations de son cœur sur le sens de la vie et à conquérir des valeurs et des principes éthiques durables. Elle ne peut donc même pas réussir à expérimenter une authentique liberté et à développer une société juste.
3. La liberté religieuse est à l’origine de la liberté morale. En effet, l’ouverture à la vérité et au bien, l’ouverture à Dieu, qui est enracinée dans la nature humaine, confère une pleine dignité à chaque personne et elle est garante d’un respect mutuel et plénier entre les personnes. C’est pourquoi la liberté religieuse doit être comprise non seulement comme une absence de la coercition, mais d’abord comme une capacité d’ordonner ses choix selon la vérité.
... il est inconcevable que des croyants « doivent se priver d’une partie d’eux-mêmes – de leur foi – afin d’être des citoyens actifs ; il ne devrait jamais être nécessaire de nier Dieu pour jouir de ses droits ».
5. ... "Quand la liberté religieuse est reconnue, la dignité de la personne humaine est respectée à sa racine même, et l’ethos et les institutions des peuples se consolident. A l’inverse, quand la liberté religieuse est niée, quand on essaie d’empêcher de professer sa religion ou sa foi et de vivre en conformité avec elles, la dignité humaine est lésée, et de cette manière se trouvent menacées la justice et la paix, lesquelles se fondent sur l’ordre social juste qui s’édifie à la lumière de la Vérité Suprême et du Souverain Bien.
... toute personne doit pouvoir exercer librement le droit de professer et de manifester individuellement ou de manière communautaire, sa religion ou sa foi, aussi bien en public qu’en privé, dans l’enseignement et dans la pratique, dans les publications, dans le culte et dans l’observance des rites. Elle ne devrait pas rencontrer d’obstacles si elle désire, éventuellement, adhérer à une autre religion ou n’en professer aucune.
6. La liberté religieuse, comme toute liberté, tout en provenant de la sphère personnelle, se réalise dans la relation avec les autres. Une liberté sans relations n’est pas une liberté achevée. La liberté religieuse ne s’épuise pas non plus dans la seule dimension individuelle, mais elle se met en œuvre dans la communauté dont elle fait partie et dans la société, ceci en cohérence avec l’être relationnel de la personne et avec la nature publique de la religion.
... On ne peut pas nier la contribution que les communautés religieuses apportent à la société. Nombreuses sont les institutions caritatives et culturelles qui attestent le rôle constructif des croyants pour la vie sociale. D’une importance plus grande encore est la contribution éthique de la religion dans le domaine politique. Elle ne devrait pas être marginalisée ou interdite, mais comprise comme un apport valable à la promotion du bien commun. Dans cette perspective il convient de mentionner la dimension religieuse de la culture, tissée au long des siècles grâce aux contributions sociales et surtout éthiques de la religion. Une telle dimension ne constitue en aucune manière une discrimination vis-à-vis de ceux qui n’en partagent pas la croyance, mais elle renforce plutôt la cohésion sociale, l’intégration et la solidarité.
7. L’instrumentalisation de la liberté religieuse pour masquer des intérêts occultes, comme par exemple la subversion de l’ordre établi, l’accaparement de ressources ou le maintien du pouvoir de la part d’un groupe, peut provoquer des dommages énormes aux sociétés. Le fanatisme, le fondamentalisme, les pratiques contraires à la dignité humaine, ne peuvent jamais trouver une justification, encore moins si cela est accompli au nom de la religion. La profession d’une religion ne peut pas être instrumentalisée, ni imposée par la force.
... Comment nier la contribution des grandes religions du monde au développement de la civilisation ? La recherche sincère de Dieu a conduit à un plus grand respect de la dignité de l’homme. Les communautés chrétiennes, avec leur patrimoine de valeurs et de principes, ont fortement contribué à la prise de conscience de la part des personnes et des peuples, de leur identité et de leur dignité, de même qu’à la conquête d’institutions démocratiques et à l’affirmation des droits de l’homme ainsi que des devoirs correspondants.
Aujourd’hui encore, dans une société toujours plus mondialisée, les chrétiens sont appelés, non seulement à un engagement civil, économique et politique responsable, mais aussi au témoignage de leur charité et de leur foi, à offrir une contribution précieuse à l’engagement rude et exaltant pour la justice, le développement humain intégral et le juste ordonnancement des réalités humaines. Exclure la religion de la vie publique, c’est enlever à cette dernière un espace vital qui ouvre à la transcendance. Sans cette expérience originelle, orienter les sociétés vers des principes éthiques universels s’avère pénible et il devient difficile de mettre en place des règlements nationaux et internationaux où les droits et les libertés fondamentaux peuvent être pleinement reconnus et mis en œuvre comme se le proposent les objectifs – malheureusement encore négligés ou contredits – de la Déclaration universelle des Droits de l’homme de 1948.
8. La même détermination avec laquelle sont condamnées toutes les formes de fanatisme et de fondamentalisme religieux, doit animer aussi l’opposition à toutes les formes d’hostilité à l’égard de la religion, qui limitent le rôle public des croyants dans la vie civile et politique.
On ne peut oublier que le fondamentalisme religieux et le laïcisme sont des formes spéculaires et extrêmes du refus du légitime pluralisme et du principe de laïcité. Tous deux, en effet, absolutisent une vision réductrice et partiale de la personne humaine, favorisant dans le premier cas, des formes d’intégralisme religieux, et dans le second, de rationalisme.
... Lorsque l’ordonnancement juridique, à tous les niveaux, national et international, permet ou tolère le fanatisme religieux ou antireligieux, il manque à sa mission même qui est de protéger et de promouvoir la justice et le droit de chacun. Ces réalités ne peuvent être abandonnées à l’arbitraire du législateur ou de la majorité, car, comme l’enseignait déjà Cicéron, la justice consiste en quelque chose de plus qu’un simple acte productif de la loi et de son application. Elle implique de reconnaître à chacun sa dignité, laquelle, sans liberté religieuse, garantie et vécue dans son essence, résulte mutilée et lésée, exposée au risque de tomber sous la coupe des idoles, des biens contingents transformés en absolus. Tout cela risque de mener la société à des totalitarismes politiques et idéologiques qui donnent une place exagérée au pouvoir public, tandis que les libertés de conscience, de pensée et de religion sont humiliées ou jugulées, comme si elles pouvaient lui faire concurrence.
... Dans le respect de la laïcité positive des institutions étatiques, la dimension publique de la religion doit toujours être reconnue. Dans ce but, il est fondamental que s’instaure un dialogue sincère entre les institutions civiles et religieuses pour le développement intégral de la personne humaine et l’harmonie de la société.
10. Dans l’univers mondialisé caractérisé par des sociétés toujours plus multi-ethniques et multi-confessionnelles, les grandes religions peuvent représenter un important facteur d’unité et de paix pour la famille humaine.
11. Pour l’Eglise, le dialogue entre les fidèles des diverses religions représente un instrument important pour collaborer au bien commun avec toutes les communautés religieuses. L’Eglise elle-même ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans les diverses religions.
... Le chemin ainsi indiqué n’est pas celui du relativisme ou du syncrétisme religieux. L’Eglise en effet « annonce, et elle est tenue d’annoncer sans cesse, le Christ qui est "la voie, la vérité et la vie" (Jn 14,6), dans lequel les hommes doivent trouver la plénitude de la vie religieuse et dans lequel Dieu s’est réconcilié toutes choses ». Cela n’exclut pas cependant le dialogue et la recherche commune de la vérité dans divers milieux vitaux, car, selon une expression souvent utilisée par saint Thomas d’Aquin, « toute vérité, qui que ce soit qui la dise, vient de l’Esprit Saint ».
En 2011 sera fêté le 25e anniversaire de la Journée mondiale de prière pour la paix, convoquée en 1986 à Assise par le vénérable Jean-Paul II. A cette occasion, les responsables des grandes religions du monde ont manifesté combien la religion est un facteur d’union et de paix et non de division et de conflits. Le souvenir de cette expérience est un motif d’espérance en un avenir où tous les croyants se sentent et deviennent effectivement artisans de justice et de paix.
12. La politique et la diplomatie devraient prendre en considération le patrimoine moral et spirituel offert par les grandes religions du monde pour reconnaître et affirmer des vérités, des principes et des valeurs universelles qui ne peuvent être niés sans nier en même temps la dignité de la personne humaine. Mais, dans la pratique, qu’est-ce que cela veut dire promouvoir la vérité morale dans le monde de la politique et de la diplomatie ? Cela signifie agir de manière responsable à partir de la connaissance objective et complète des faits ; cela veut dire déstructurer des idéologies politiques qui finissent par supplanter la vérité et la dignité humaine et veulent promouvoir des pseudo valeurs sous le couvert de la paix, du développement et des droits humains ; cela veut dire favoriser un engagement constant pour fonder la loi positive sur les principes de la loi naturelle.
...
13. En dépit des enseignements de l’histoire et de l’engagement des Etats, des Organisations internationales au niveau mondial et local, en dépit des efforts des Organisations non gouvernementales et de tous les hommes et femmes de bonne volonté qui, chaque jour, se dépensent pour la sauvegarde des droits et des libertés fondamentaux, on constate aujourd’hui encore, dans le monde des persécutions, des discriminations, des actes de violence et d’intolérance liés à la religion. En Asie et en Afrique en particulier, les principales victimes sont les membres des minorités religieuses, auxquels il est interdit de professer librement leur religion ou d’en changer, par des intimidations, par la violation des droits et des libertés fondamentaux et des biens essentiels, allant jusqu’à la privation de la liberté personnelle ou même de la vie.
Il existe en outre - comme je l’ai déjà dit - des formes plus élaborées d’hostilité envers la religion, qui, dans les pays occidentaux, se manifestent parfois par le reniement de l’histoire et des symboles religieux dans lesquels se reflètent l’identité et la culture de la majorité des citoyens. Ces attitudes alimentent souvent haine et préjugés et ne sont pas cohérentes avec une vision sereine et équilibrée du pluralisme et de la laïcité des institutions, sans compter qu’elles peuvent empêcher les jeunes générations d’entrer en contact avec le précieux héritage spirituel de leurs pays.
... 14. Je m’adresse maintenant aux communautés chrétiennes qui souffrent de persécutions, de discriminations, de violences et d’intolérance, particulièrement en Asie, en Afrique, au Moyen-Orient et spécialement en Terre Sainte, lieu choisi et béni par Dieu. Tout en leur renouvelant l’assurance de mon affection paternelle et de ma prière, je demande à tous les responsables d’agir avec promptitude pour mettre fin à toute brimade contre les chrétiens qui habitent dans ces régions. Puissent les disciples du Christ, confrontés aux adversités du moment, ne pas perdre courage, car le témoignage rendu à l’Evangile est et sera toujours signe de contradiction !
Pyrénées-Atlantiques. Une aimable lectrice m’informe que le conseil municipal du village d’Ogeu-les-Bains (site), sous le prétexte de remanier la place de l’église qui est aussi la place de la mairie, a décidé de déplacer la croix qui se trouve face au porche de l’église. Direction… le cimetière ! « Pour une opération « cœur de village », on supprime ce qui fait le cœur de notre vie. »
Ça n’est pas tout : « à Oloron-Sainte-Marie (site), la ville la plus proche, sous le prétexte de réparer la croix à l’entrée de la ville, elle a été supprimée et ne revient naturellement plus… tout cela sur le chemin de Saint Jacques… »
Dans son message annuel pour la paix, rendu public le 16 décembre et qui sera lu dans toutes les églises le 1er janvier, Benoît XVI appelle les responsables politiques à «mettre fin à toute brimade contre les chrétiens» vivant «en Asie, en Afrique, au Moyen-Orient et spécialement en Terre sainte». Et le pape d'ajouter: «Les chrétiens sont à l'heure actuelle le groupe religieux en butte au plus grand nombre de persécutions à cause de leur foi.»
Du sang, des cris, des larmes. Nul n'a oublié les scènes d'horreur qui se sont déroulées à Bagdad, le 31 octobre dernier, dans l'église Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours, la cathédrale syriaque catholique. Bilan de l'attentat perpétré par un commando d'al-Qaida: 2 prêtres et 44 fidèles tués, de même que 7 membres des forces de sécurité et 5 assaillants, ainsi que 60 blessés. C'était il y a deux mois. Mais depuis, combien de victimes anonymes parmi les chrétiens d'Irak?
Quand il est question de la persécution des chrétiens dans le monde, c'est ce pays qui vient immédiatement à l'esprit. Il n'y a pas qu'en Irak, pourtant, que l'appartenance au christianisme se paye au prix fort. Les témoignages que nous avons réunis dans ce dossier l'illustrent abondamment: de l'Afrique à l'Asie et de l'Amérique à l'Europe (songeons au Kosovo), être chrétien, en 2010, peut coûter cher.
Au mois de juin, l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), qui réunit 56 États d'Europe, d'Asie centrale et d'Amérique du Nord, tenait une conférence à Astana, la capitale du Kazakhstan, sur « la tolérance et la non-discrimination ». A l'issue de ce sommet international, le chef de la délégation du Saint-Siège, Mgr Toso, soulignait que «plus de 200millions de chrétiens, partout dans le monde, subissent sous une forme ou une autre la haine, la violence, la menace, la confiscation de leurs biens et d'autres abus, en raison de leur religion, faisant d'eux le groupe religieux le plus discriminé».
Persécutions et discriminations anti-chrétiennes? C'est une impression fondée, mais avec ce qu'il peut y avoir de subjectif dans ce constat. Cerner la réalité sur des bases objectives nécessite des faits, des chiffres, des courbes et des statistiques, capables de rendre compte d'une tendance générale. La carte que nous publions, et qui traduit (en la simplifiant) la situation globale des chrétiens à travers le monde, n'a pas été conçue à partir d'éléments fortuits, mais de deux documents établis selon une méthode scientifique, dont nous avons opéré la synthèse.
L'Aide à l'Église en détresse (AED) est une association catholique qui dépend du Saint-Siège et dont l'action d'entraide envers les communautés chrétiennes s'étend à 130 pays. Fin novembre, elle a fait paraître un Rapport 2010 sur la liberté religieuse dans le monde. Ce volume de 500 pages contient 194 fiches de pays présentées par ordre alphabétique. L'ambition, affirment les auteurs, est de fournir un état détaillé de la liberté religieuse à travers le monde, selon des critères rigoureux. Leur rapport, précisent-ils, «s'efforce de donner la parole aux différentes religions, croyances et communautés religieuses, en évitant tout jugement de valeur sur les croyances et les convictions qui sont à la base de leurs pratiques et de leurs enseignements religieux». De ce tour d'horizon, il ressort que 75 % des cas de persécution religieuse concernent les chrétiens, dont la condition se détériore en de nombreux endroits. En tête de liste, outre le Moyen-Orient, l'AED place la Corée du Nord, la Chine, le Vietnam, l'Inde, le Pakistan, le Soudan et Cuba.
Second document que nous avons utilisé, L'Index mondial de la persécution 2010, réalisé par Portes ouvertes, une association protestante. Son indice est calculé d'après différents paramètres, dont le statut juridique et politique des chrétiens dans les pays concernés, et la réalité de leur condition observée. Au sommet de cet affligeant palmarès figure la Corée du Nord («persécution très sévère»). Suivent 9 pays caractérisés par l'«oppression» des chrétiens: l'Iran, l'Arabie saoudite, la Somalie, les Maldives, l'Afghanistan, le Yémen, la Mauritanie, le Laos et l'Ouzbékistan. Puis 18 États où l'on relève de «fortes restrictions» au christianisme, et 21 autres, coupables de «discriminations» antichrétiennes.
Si l'on tente de classer ces phénomènes de christianophobie en fonction de leur origine, il ressort que leur premier vecteur, à l'échelle de la planète, est constitué par l'islam politique ou le fondamentalisme musulman. Sans doute l'islam s'étend-il, du Maghreb à l'Indonésie, sur des États et des aires culturelles différents. Néanmoins, ainsi que le souligne le rapport de l'AED, un trait commun caractérise les pays à majorité musulmane: en sont citoyens, disposant de l'intégralité des droits afférents, uniquement ceux qui professent la religion dominante. Les habitants du pays qui appartiennent aux confessions minoritaires sont, au mieux, tolérés, au pire, regardés comme un danger pour la cohésion sociale, et partant, vite suspects.
Dans le monde musulman, il est ainsi des États dont la Constitution garantit la liberté religieuse, comme l'Algérie, la Tunisie ou la Libye, et où le christianisme est autorisé en théorie. Dans la pratique, cependant, les chrétiens se trouvent sous surveillance, et traités comme un corps étranger. Les autorités algériennes se targuent par exemple d'avoir assuré la restauration de Notre-Dame-d'Afrique, basilique historique qui surmonte la baie d'Alger et dont l'inauguration des travaux vient d'avoir lieu, mais il n'y a plus que 5000 catholiques dans le pays, et les protestants y sont poursuivis. Dans la péninsule arabique (Émirats arabes unis, Bahreïn, Qatar, Arabie saoudite, Yémen et Koweït) vivent 3 millions de chrétiens, mais tous sont des travailleurs immigrés, doublement marginalisés. En Mauritanie, dans le nord du Nigeria ou en Somalie, c'est le règne de la charia, où des actes condamnés par l'islam peuvent entraîner des peines comme la flagellation, l'amputation ou la lapidation. Au Pakistan, la Constitution garantit l'égalité des citoyens devant la loi «sans distinction de race ni de croyance», mais la loi sur le blasphème a permis d'inculper un millier de personnes depuis 1996, sous des prétextes qui n'avaient fréquemment rien à voir avec le Coran.
Même s'il est géographiquement limité, l'hindouisme constitue un deuxième facteur de persécution antichrétienne. Si cette idéologie politico-religieuse est rejetée par le gouvernement central de New Delhi, elle inspire des forces actives dans plusieurs États de la fédération indienne, provoquant des violences qui ont culminé en 2009, mais qui n'ont pas cessé depuis.
Troisième vecteur antichrétien: le marxisme. En Corée du Nord, toute activité religieuse est qualifiée de révolte contre les principes socialistes, et des milliers de chrétiens sont emprisonnés. En Chine, le Parti communiste fait paradoxalement bon ménage avec le capitalisme, mais les vieux réflexes sont loin d'avoir disparu: l'État tient à contrôler les religions. Passé les Jeux olympiques de Pékin et l'Exposition universelle de Shanghaï, où il fallait séduire les Occidentaux, la mécanique s'est remise en marche. Protestants et catholiques disposent de la marge de liberté que les autorités veulent bien leur laisser. Et, après une période de détente, un évêque de l'Église officielle a été nommé dans la province du Hebei, le 20 novembre dernier, sans l'aval du pape, ranimant le contentieux avec le Saint-Siège.
Le Moyen-Orient forme la région du monde où les difficultés s'amoncellent le plus. Dans la mesure où il s'agit du berceau du christianisme, un symbole est en jeu. Bien sûr, il faut prendre garde à ne pas simplifier un état des lieux complexe, et à ne pas l'interpréter selon des schémas occidentaux préconçus, car des surprises peuvent se révéler: c'est ainsi que dans certains pays, les chrétiens servent de tampon entre chiites et sunnites, dont les relations ne sont pas tendres. Mais la tournure générale des événements est évidente: les Églises d'Orient sont en recul. Spécialiste du Moyen-Orient et de l'islam, auteur d'un livre éclairant sur la question (Les chrétiens d'Orient vont-ils disparaître? aux Éditions Salvator), Annie Laurent dresse un constat frappant: «Au VIIesiècle, quand l'islam est arrivé, tout l'espace correspondant à l'Orient arabe, à la Turquie et à la péninsule arabique était habité, à l'exception des communautés juives, par des populations chrétiennes. De nos jours, sur 17pays et 350millions d'habitants, les chrétiens sont 14millions. La Turquie, notamment, comptait 20% de chrétiens vers 1900; ils sont moins de 1% aujourd'hui. Le déclin est considérable.»
Soumis à une pression constante, les chrétiens d'Orient choisissent souvent l'exil, menaçant d'extinction leurs propres communautés. Du 11 au 24 octobre, Benoît XVI a réuni en synode, à Rome, les délégués des sept Églises catholiques du Moyen-Orient, afin que celles-ci se connaissent mieux et, retrouvant le sens de leur vocation, envisagent ensemble les conditions de leur pérennité. Annie Laurent, nommée experte auprès de ce synode et qui y était la seule femme laïque, rappelle que les communautés d'Orient ont un rôle à jouer non seulement pour elles, mais pour tous les habitants de la région: «Les chrétiens sont porteurs de valeurs universelles, comme la gratuité, le don, l'amour et le pardon. Ils le prouvent par leurs œuvres sociales, écoles ou hôpitaux, qui sont ouvertes à tous, sans distinction de religion.»
Le contexte géopolitique aggrave la situation des chrétiens d'Orient, car ils font les frais du conflit israélo-palestinien. Sans le rétablissement d'une paix juste et durable, leur condition ne s'améliorera pas. Mais ils sont aussi victimes d'eux-mêmes: leurs divisions historiques, quand ce ne sont pas leurs rivalités, brouillent le message évangélique. Si l'œcuménisme progresse - Benoît XVI est très soucieux du rapprochement avec les orthodoxes -, un long chemin reste à parcourir. Quand les confessions chrétiennes d'Orient fêteront-elles toutes Pâques à la même date?
Lors de la clôture du synode, le pape a appelé les pays de la région à «élargir l'espace de la liberté religieuse». Face aux États ou aux groupes fanatiques qui aspirent à se débarrasser du christianisme, dans une aire de civilisation où le concept de laïcité, tel qu'il est entendu ici, est incompréhensible, les chrétiens disposent d'une arme: réclamer la réciprocité avec les musulmans, demander l'égalité de tous les citoyens, défendre la liberté de conscience. Pour cela, ils ont aussi besoin du soutien occidental. «C'est bien d'accueillir les blessés irakiens, commente Annie Laurent, mais la compassion n'est pas une politique. Notre crédibilité est en jeu: le monde musulman nous respectera si nous prenons la défense des chrétiens d'Orient, qui sont nos coreligionnaires.»
Encore faut-il que, chez nous, cette volonté se manifeste. Le 10 décembre dernier a été publié, à Vienne, un rapport de l'Observatoire sur l'intolérance et les discriminations contre les chrétiens en Europe, concernant les années 2005-2010. Ce document recense les actes de vandalisme contre les églises et les symboles religieux, les manifestations de haine et les brimades contre les chrétiens observées sur le continent européen au cours des dernières années. La liste est impressionnante, mais les faits incriminés ont suscité une émotion bien discrète ici. Aux facteurs aggravants de la situation des chrétiens dans le monde, peut-être faudrait-il ajouter l'indifférentisme religieux en Occident: si les Européens ne respectent pas le christianisme chez eux, comment aideraient-ils les chrétiens persécutés aux quatre points de l'horizon?
Sainte Marie
Mère de Dieu
Huit jours après la Nativité du Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, nous célébrons sa Mère, celle qui lui a donné son être humain, corps et âme par l'Esprit-Saint qui vient sur elle la plaçant dans l'orbite de la paternité divine.
C'est pourquoi le concile d'Ephèse en 431, la proclama la Theotokos, la Mère de Dieu, puisque son fils est Dieu.
L'attaque s'est produite vers minuit et demi, alors que les fidèles commençaient à sortir d'une messe célébrée pour le Nouvel An.
L'explosion d'une voiture piégée à la sortie de la messe vendredi soir, a fait 21 morts et 43 blessés. Le président égyptien Hosni Moubarak appelle à l'unité face au terrorisme.
L'explosion s'est produite vers minuit et demi devant l'église d'al Kidissine, où des fidèles assistaient à une messe pour le Nouvel An.
Elle a conduit des centaines de chrétiens à se regrouper dans la rue pour manifester leur colère. Des incidents ont éclaté entre chrétiens et musulmans. Plusieurs voitures ont été incendiées. La police est intervenue à coups de gaz lacrymogènes pour disperser la foule tandis que des ambulances arrivaient sur les lieux. «C'est comme à Bagdad», a confié un témoin joint par téléphone. Une mosquée voisine a été endommagée et huit musulmans sont au nombre des blessés.
Sur le terrain, l'enquête se poursuit pour tenter de savoir ce qui s'est passé, l'attaque n'ayant toujours pas été revendiquée : «Les premiers éléments de l'enquête indiquent qu'une voiture est à l'origine de l'explosion. Elle était garée devant l'église et on pense qu'elle appartenait à une personne fréquentant souvent cette église», indique le ministère de l'Intérieur dans un communiqué.
L'Eglise copte égyptienne a été menacée par al-Qaida en novembre. Pour Kamil Sadiq, du conseil copte d'Alexandrie, «ce massacre est signé al -Qaida». «Il s'agit du même mode opératoire qu'al-Qaida a adopté dans d'autres pays», a-t-il dit à l'agence Reuters.
Le supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X a fait un saut en Calédonie pour Noël. Il a célébré la messe, à minuit et en latin, à Katiramona, dans le local de cette communauté qui revendique un retour au traditionalisme.
L’évêque Bernard Fellay est le supérieur de la Fraternité Saint-Pie X, fondée en 1970 par Mgr Marcel Lefebvre. Il était un des quatre évêques excommuniés en 1988, car consacrés par Mgr Lefebvre sans mandat du Saint-Siège. Le pape a levé cette excommunication en 2009, dans un climat polémique. La Fraternité Saint-Pie X a refusé les principales nouveautés du concile Vatican II (1962-65), qui ont symbolisé l’ouverture de l’Eglise au monde moderne.
Mgr Bernard Fellay : Ma visite est fortuite. J’étais en tournée en Australie et en Nouvelle-Zélande pour ordonner des prêtres. Et comme j’ai eu du temps libre à Noël, j’ai décidé de venir encourager notre petite communauté (*) ici, qui vient de construire une chapelle, même si elle n’a pas encore de prêtre à plein-temps. Mais ça viendra.
Notre situation est controversée, mais elle est aussi liée à ce qui se passe dans l’Eglise catholique. La vie de l’Eglise a changé avec le concile [Vatican II]. Et le bilan est dévastateur. La quantité de prêtres et de religieuses a baissé. Il y a une perte de vitesse religieuse généralisée. Il faut faire quelque chose pour restaurer la situation. La liberté totale démolit la société. Les hommes ont besoin d’une aide spéciale pour connaître le chemin de Dieu et le salut des âmes. D’ailleurs, le pape revient aux idées traditionnelles. Il voit très bien qu’il y a une déviation et qu’il faut la corriger. On est peut-être beaucoup plus proche du pape qu’il n’y paraît.
J’ai été un peu déçu par le livre. Mais je suis très heureux du changement intervenu depuis : on voit bien que Rome veut éclaircir cette question du préservatif qui a semé la confusion. Le préservatif n’est pas le moyen pour résoudre ce problème de la santé. Il va contre la nature de l’acte de mariage car il empêche le fruit normal de cet acte. La famille est très importante. L’acte doit se faire dans le mariage. Il y a une discipline à respecter qui avait beaucoup de valeur autrefois, et qui aujourd’hui est dépréciée.
Oui je m’en rends bien compte. Mais, ça ne me gêne pas. Des fois, je dis même qu’on nous prend pour des Martiens. Mais nous ne sommes pas des Martiens.
On est peut-être beaucoup plus proche du pape qu’il n’y paraît.
Oui, on a toujours soutenu qu’on ne veut pas faire bande à part. On maintient qu’on est catholiques et qu’on le reste. Nous souhaitons que Rome nous reconnaisse comme de vrais évêques. D’ailleurs, on n’ose plus le mot schismatique à notre encontre. Alors si on n’est pas schismatiques, ni hérétiques, c’est qu’on est sacrément catholiques. D’ailleurs le pape dit qu’il y a seulement un problème d’ordre canonique. Il suffit d’un acte de Rome pour dire que c’est fini et nous rentrons dans l’Eglise. Ça viendra. Je suis très optimiste.
Non, pas comme ça. Nous demandons que les grandes ambiguïtés de Vatican II soient dissipées.
D’abord, la liberté religieuse : est-ce que ça veut dire que tout homme a droit de choisir sa religion ? Non, le bon Dieu n’en a fondé qu’une. Ensuite, l’œcuménisme : est-ce qu’un homme peut être sauvé dans d’autres religions que celle catholique ? Non, il n’y a que l’Eglise qui sauve.
Je vois qu’elles existent, mais elles n’arrivent pas à produire les effets de la religion catholique. Pour l’affirmer, on se repose sur ce que dit l’Eglise ancienne. La démarche de l’Eglise est bien expliquée dans Vatican I. Il existe tout un tas de signes extérieurs qui permettent de reconnaître que la religion catholique est la vraie. C’est une science que l’on apprend. L’idéal serait bien sûr de prouver l’existence de Dieu. On s’en approche.
Propos recueillis par Bérengère Nauleau
(*) En Calédonie, la Fraternité Saint-Pie X compterait quelque 200 fidèles, selon l’abbé Laisney qui fait les voyages entre la Nouvelle-Zélande et ici.
Source: http://www.lnc.nc/pays/186-interview/231117-l-nous-ne-sommes-pas-des-martiens-r.html
Deux chrétiens ont péri et 12 ont été blessés jeudi soir dans six attentats commis en moins de deux heures contre des maisons appartenant à des Chrétiens de Bagdad.
«Cibles légitimes» pour Al-Qaïda
Début novembre, Al-Qaïda avait qualifié les chrétiens de «cibles légitimes», quelques jours après avoir revendiqué l’attaque sanglante de la cathédrale syriaque catholique Notre-Dame du perpétuel secours, à Bagdad, où 44 fidèles et deux prêtres avaient été tués par un commando armé le 31 octobre.
Le mois dernier, quelques jours après les menaces proférées par Al-Qaïda, une série d’attentats visant les domiciles de chrétiens de la capitale avait fait six morts et 33 blessés, renforcé le profond sentiment d’insécurité et poussé davantage de membres de cette communauté à fuir vers la région autonome du Kurdistan, ou à prendre le chemin de l’exil vers l’étranger.
Le 25 décembre, c’est sous haute protection que les chrétiens d’Irak ont assisté aux messes de Noël alors que les dirigeants du pays les exhortaient à rester en Irak. Sur les 800’000 à un million de chrétiens qui vivaient en Irak avant l’invasion de 2003, il n’en reste plus que la moitié.
Merci les Etats-Unis...
- Lettre de religieuses sur le massacre de Bagdad
- Attentat dans la cathédrale de Bagdad : Benoît XVI dénonce la violence féroce, absurde et atroce
Le Père Zulsdorf, dont le blogue est toujours fort bien informé des questions liturgiques, indique qu’au cours de la messe de minuit célébrée par Benoît XVI le 24 décembre 2010, tous les ministres de la sainte communion avaient reçu pour directive de ne donner la communion que sur la langue.
Un effet secondaire de la communion de la reine Sophie?
Source : http://www.osservatore-vaticano.org/actes-du-pape/pas-de-communion-dans-la-main-a-la-messe-du-pape
- La brèche par laquelle s'est introduite la "communion dans la main"
Jeune loup de l'UDC romande, Kevin Grangier n'a pas de réticences à frapper fort, lorsqu'il s'agit de créer le buzz. Installé à Fribourg depuis deux ans, l'étoile montante du parti a imaginé, avec ses camarades, une campagne d'affichage pour le moins osée pour faire parler de lui avant les élections communales de mars.
Pour l'UDC, la ville comporte un intérêt stratégique majeur, car elle présente toujours le risque de faire tourner le canton à gauche, lors de certaines votations. «Et à la différence de Lausanne ou Genève, où la droite fait de la figuration, il y a une vraie place à prendre», explique Kevin Grangier. Outre diverses attaques contre les politiciens de gauche, l'UDC prévoit de mettre dans les rues une image de dragon vert, évoquant très clairement le célèbre logo du HC Fribourg-Gottéron. Au-dessus du dessin, un texte annonce que, selon une déclinaison du leitmotiv du parti au niveau suisse, «les Fribourgeois votent UDC».
«Un parallèle à tirer entre l'UDC et le club»
«Le dragon est un symbole historique de la ville, que le club a utilisé par la suite, explique Kevin Grangier, pour qui l'utilisation de cette image ne relève pas de la récupération. Nous pensons qu’il y a un parallèle que l’on peut clairement établir entre notre parti et le HC Gottéron. Des valeurs de constance, de dépassement de soi, de rigueur.»
Cette déclaration d'amour n'est apparemment pas du goût du club. Non consulté par l'UDC et fondamentalement apolitique, il ne souhaite pas s'exprimer sur le sujet. Son responsable administratif, Raphaël Berger, précise néanmoins qu'une prise de contact est prévue avec le parti sur le sujet.
«Les fans risquent de boycotter l'UDC»
La déléguée des fan's, Isabelle Soom, est plus loquace: «Les gens vont croire que le club a donné son accord pour faire de la pub à l'UDC. Ce n'est pas très correct.» Elle estime que certains supporters risquent même de boycotter le parti suite à cette utilisation cavalière d'une image liée au HC Gottéron.
Saint Patron de la ville également pris à partie
Le club de hockey n'est pas le seul emblème de la ville que tente de s'approprier l'UDC. Convaincu d'être l'authentique parti chrétien local, l'UDC met aussi en scène, sur l'une de ses affiches, l'illustre Saint Nicolas, crosse et mitre au vent. Une façon, pour l'UDC, d'attaquer frontalement le PDC, principal parti local: «Si Saint Nicolas voyait l'état de la ville, il serait fâché», juge Kevin Grangier. Face à l'endettement de la collectivité, à l'insécurité et à la politique anti transport-privé (sic) de la ville, il croit que le Saint Patron voterait UDC, face à un PDC devenu «un nid de gauchistes», dixit Kevin Grangier.
«Ce genre de campagne agressive ne me surprend pas», rigole Laurent Dietrich, président du PDC en ville. Il estime qu'il serait plus intéressant d'être attaqué sur des objets concrets que sur de grandes idées un peu vagues. Une petite montée de l'UDC au législatif est néanmoins à prévoir pour les prochaines élections, juge-t-il.
Source: http://www.20min.ch/ro/news/romandie/story/L-UDC-va-faire-sa-promo-avec-le-logo-de-Gotteron-10548560
Sur Christ-Roi, nous avons évoqué le 21 décembre 2010 la démocratie directe comme "cheval de Troie" pour torpiller le système aux prochaines élections: "Assises sur l'islamisation et démocratie directe : le cheval de Troie des présidentielles 2012"
Oskar Freysinger (conseiller national UDC), Yvan Blot (ancien député, Président d’Agir pour la démocratie directe) et Bernard Lugan (historien, expert à l’ONU et directeur de la revue L’Afrique réelle) interviendront vendredi 31 décembre dans le Libre Journal des Idées Politiques de Max Lebrun (12h-13h30), sur Radio Courtoisie. Thème de l’émission : « la démocratie directe, solution pour déverrouiller le système ? »
Source: http://www.e-deo.info/la-cite/freysinger-et-lugan-demain-sur-radio-courtoisie
Débat sur le Concile Vatican II
Vient de paraître en Italie, il y a quelques jours, le dernier ouvrage du Professeur Roberto de Mattei, Il Concilio Vaticano II. Una storia mai scritta (Le Concile Vatican II, une histoire jamais écrite), éditions Lindau. Ce livre a suscité un large débat dans lequel sont intervenus des apologètes de renom tels que Francesco Agnoli, Mario Palmaro, Alessandro Gnocchi, Corrado Gnerre, qui se sont exprimés en faveur des thèses du Prof. de Mattei, alors que l’historien progressiste de l’école de Bologne, Alberto Melloni, et le sociologue modéré Massimo Introvigne se sont exprimés contre.
Le Prof. de Mattei est intervenu dans le débat avec un article, publié dans le quotidien “Libero” le 12 décembre, que nous reproduisons ci-dessous.
Quarante-cinq ans sont passés depuis la conclusion du Concile Vatican II, le vingtième dans l’histoire de l’Eglise, mais les problèmes qu’il a entraînés sont encore présents et actuels. Un premier problème dont on discute est celui du rapport entre la « lettre » (les textes) et l’« esprit » du Concile, respectivement opposés entre les deux écoles de la continuité et de la discontinuité. Le différend, cependant, risque de se réduire à un dialogue de sourds. Les documents promulgués par les suprêmes autorités ecclésiastiques n’ont pas, en effet, la même valeur du point de vue théologique. Si Benoît XVI exprime ses opinions dans une interview, comme cela s’est passé lors de la parution de son dernier livre Lumière du monde, il est évident qu’il faut les accueillir avec le plus grand respect, car celui qui parle est, de toute manière, le Vicaire du Christ. Il est également évident qu’entre l’interview et la définition d’un dogme il y une différence d’autorité qui n’engage pas, au même niveau, le respect des fidèles. C’est ce qui arrive aussi pour un Concile tel que le Vatican II qui, en tant que réunion solennelle des évêques unis au Pape, a proposé des enseignements authentiques certainement pleins d’autorité. Mais seulement ceux qui ignorent la théologie pourraient accorder un degré d’“infaillibilité” à ces enseignements. Même parmi les catholiques, pas tous savent que l’infaillibilité papale est utilisé très rarement et s’applique seulement à la foi et à la morale.
Si le Concile a l’autorité que le Pape qui le convoque et le dirige veut lui donner, tous les discours de Jean XXIII et de Paul VI, avant, durant et après le Concile Vatican II, en soulignent la dimension, non pas dogmatique, mais pastorale. Ce même but pastoral, étranger à toute définition dogmatique, est attribué aux documents conciliaires par Benoît XVI, dont l’“herméneutique de la continuité” est très mal interprétée par beaucoup de catholiques, tant progressistes que conservateurs. L’affirmation même selon laquelle le Concile Vatican II doit être considéré comme en continuité avec le Magistère de l’Eglise présuppose évidemment l’existence dans les documents conciliaires de passages douteux ou ambigus, ayant besoin d’une interprétation. Pour Benoît XVI, le critère d’interprétation de ces passages ne peut qu’être la Tradition de l’Eglise, comme il l’a maintes fois affirmé lui-même. Si, par contre, comme l’estiment les promoteurs du site web Vive le Concile, on admettait que le Concile Vatican II était le critère herméneutique pour relire la Tradition, il faudrait donner, paradoxalement, une force interprétative à ce qui a besoin d’être interprété. Interpréter la Tradition à la lumière du Concile Vatican II, et non pas l’inverse, ne serait possible que si l’on acceptait la position d’Alberigo (auteur d’une œuvre monumentale Storia del Vaticano II, en 5 volumes), qui donne une valeur interprétative non pas aux textes, mais à l’esprit du Concile. Mais ceci, bien entendu, n’est pas la position de Benoît XVI, qui critique l’herméneutique de la discontinuité, justement pour la suprématie qu’elle accorde à l’esprit sur les textes. Mgr Gherardini, professeur émérite d’ecclésiologie à l’Université du Latran, dans son livre Le Concile Oecuménique Vatican II, un débat à ouvrir (2009), a bien développé le bon critère de l’herméneutique théologique. Soit l’on estime, comme Gherardini, que les propositions du Concile Vatican II, non liées à des définitions précédentes, ne sont ni infaillibles ni irréformables et donc même pas contraignantes, soit l’on accorde au Concile une autorité telle qu’elle éclipse les vingt autres assises précédentes de l’Eglise, les abrogeant ou les remplaçant. Sur ce dernier point, il paraît qu’il n’y a pas de différence entre les historiens de l’école de Bologne, comme le prof. Alberto Melloni, et les sociologues, comme Massimo Introvigne, qui semblent donner une valeur d’infaillibilité au Concile Vatican II.
Il y a pourtant un deuxième problème qui va au-delà de la discussion sur la continuité/discontinuité des textes conciliaires et ne concerne pas le domaine théologique, mais le domaine historique. C’est le sujet auquel j’ai voulu apporter une contribution dans mon récent livre, Il Concilio Vaticano II. Una storia mai scritta, publié par les éditions Lindau en décembre 2010. Dans cet ouvrage, je ne propose pas une lecture théologique des textes, au sens d’en évaluer la continuité ou la discontinuité avec la Tradition de l’Eglise, mais une reconstruction historique de ce qui se passa à Rome entre le 11 octobre 1962 et le 8 décembre 1965. Il s’agit d’un travail complémentaire à l’approche théologique et qui ne devrait donner du souci à personne. On ne comprend pas en effet les réactions préoccupées de ceux qui craignent que cette histoire puisse apporter de l’eau au moulin de l’herméneutique de la discontinuité. Faudrait-il alors renoncer à écrire l’histoire du Concile Vatican II ? Ou faudrait-il admettre que seule l’école de Bologne a le droit de l’écrire, elle qui a offert des contributions certes remarquables, mais idéologiquement tendancieuses ? Et si des éléments de discontinuité devaient émerger, sur le plan historique, pourquoi craindre leur divulgation ? Comment nier une discontinuité, non pas dans les contenus, mais dans le nouveau langage du Concile Vatican II ? Un langage fait non seulement de déclarations, mais aussi de gestes, de silences et d’omissions, qui peuvent révéler les tendances profondes d’un événement encore plus que le contenu des textes. L’histoire de l’inexplicable silence sur le communisme, par exemple, de la part d’un Concile qui aurait dû s’occuper des faits du monde, ne peut pas être ignorée.
L’historien qui se prépare à cette tâche ne peut pas isoler les textes du Concile Vatican II du contexte historique au sein duquel ils furent produits, car c’est justement du contexte qu’il s’occupe en tant qu’historien. De même, le Concile Vatican II ne peut pas être présenté comme un événement qui ne concerne que trois années de l’histoire de l’Eglise, sans en considérer les racines profondes et les conséquences également profondes qu’il eut dans l’Eglise et dans la société.
La prétention de séparer le Concile du post-Concile est aussi insoutenable que celle de séparer les textes conciliaires du contexte pastoral où ils furent écrits. Aucun historien sérieux et même aucune personne de bon sens ne pourrait accepter cette séparation artificielle qui naît d’un pur parti pris et non d’une sereine et objective évaluation des faits. Encore aujourd’hui, nous vivons les conséquences de la « Révolution conciliaire » qui anticipa et accompagna celle de Mai 68. Pourquoi le cacher ? L’Eglise, comme l’affirma Léon XIII, ouvrant aux chercheurs les Archives Secrètes du Vatican, « ne doit pas craindre la vérité ». (R. d. M.)
Source :
Correspondance européenne n. 227 du 20 décembre 2010
CE 227/01
lettre de diffusion de Correspondance européenne. Voir son site.
Eglise souillée, maitre-autel dépouillé de ses mosaïques...tabernacle éventré...
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Source : http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=578107
En novembre 2009, le scandale de l'affaire Lautsi ébranla l'Europe. La Cour Européenne des Droits de l'Homme (CEDH) venait de considérer que la présence d'une croix, symbole associé au catholicisme, dans les salles de classe des écoles publiques, allait à l'encontre du « pluralisme », cet élément constitutif de toute « société démocratique ». Cet été, l'Osservatore Romano sous le titre « alliance contre le sécularisme » a argumenté en prenant pour exemple les dérives historiques de la France des Lumières « Pour être cohérente avec elle-même, la CEDH devrait renoncer à fermer à Noël et à Pâques, et adopter, comme l'avaient fait les révolutionnaires français, un calendrier nouveau sans référence à la vie du Christ. De fait, l'identité religieuse d'une société ne peut pas être « neutralisée » : elle peut être niée, combattue et remplacée, mais pas neutralisée ».
Début septembre, dans un message d'introduction aux 26èmes Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ2011 à Madrid) le Saint-Père a dénoncé les chrétiens qui « se laissent séduire par le mode de pensée laïciste » ou qui « ont simplement laissé refroidir leur foi dans le Christ Sauveur » tombant dans « le relativisme ambiant, qui consiste à dire que tout se vaut et qu"il n'y a aucune vérité ni aucun repère absolu ». « La culture actuelle, dans certaines régions du monde, surtout en Occident, tend à exclure Dieu ou à considérer la foi comme un fait privé, sans aucune pertinence pour la vie sociale » soulignant une « sorte d'éclipse de Dieu, une certaine amnésie, voire un réel refus du christianisme », avec un « risque de perdre sa propre identité profonde », le Pape a précisé que « toutes les valeurs qui fondent la société proviennent de l'Evangile, comme le sens de la dignité de la personne, de la solidarité, du travail et de la famille ». « L'expérience enseigne qu'un monde sans Dieu est un enfer où prévalent les égoïsmes, les divisions dans les familles, la haine entre les personnes et les peuples, le manque d'amour, de joie et d'espérance ».
Mesurant l'ampleur de cette décision susceptible de faire jurisprudence dans toute l'Europe, le 17 décembre 2010, Benoît XVI en recevant le nouvel ambassadeur italien auprès du Vatican, Francesco Maria Greco, a félicité le gouvernement italien dans son combat contre le diktat séculaire européen. Dieu merci ! la péninsule dans ce combat pour une chrétienté vivante et visible a été rejointe par une vingtaine de pays regroupées en une « sainte alliance ». L'Arménie, la Bulgarie, Chypre, la Grèce, la Lituanie, Malte, Monaco, la Roumanie, la Fédération de Russie et Saint-Marin en tant que « tiers intervenants » ont remis à la Cour un mémoire. Dix autres pays ont publiquement mis en cause ce jugement christianophobe : l'Albanie, l'Autriche, la Croatie, la Hongrie, la Macédoine, la Moldavie, la Pologne, la Serbie, la Slovaquie et l'Ukraine. La France, quant à elle, fidèle aux racines laïcistes des Lumières, refuse de se souvenir du baptême de la « France, Fille aînée de l'Eglise ». Malgré cela il reste incontestable que la conversion de Clovis à Noël 496 a contribué à faire entrer la France dans l'ère de la civilisation.
Depuis la chute du Mur de Berlin en 1989, l'Ouest soumettait l'Est à ses normes : libéralisme et matérialisme culturel. Or, avec l'affaire Lautsi l'Europe orthodoxe en s'appuyant sur le catholicisme nous entraîne dans la renaissance de notre identité héritée de saint-Benoît, serviteur du Christ, la Vérité, la Lumière.
Dans la joie de l'Espérance,
Saint et joyeux Noël.
Nicolas Chotard.
Président.
Lys de France
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Tél. : 06 82 96 73 59 / Courriel : contact@lys-de-france.org