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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 18:56

Frappe-nucleaire-contre-la-Russie.jpg

 

Une information circule selon laquelle les Etats-unis projetteraient dans un avenir proche une frappe nucléaire sur la Russie ou/et la Chine.

Projection catastrophique ou réel danger ? Ruptly, une vraie chaîne d’information avec des vrais journalistes qui posent les problèmes actuels sur la table, tentent d’apporter un début de réponse. Pour terminer, nous donnerons l'éclairage de l’observateur militaire russe Viktor Litovkine, trouvé sur le site La Voix de la Russie, quant à l'efficacité réelle du bouclier antimissile, qui laisse entrevoir les conséquences d'une réponse russe...

 

 

Dans un premier temps, pendant que les Etats-Unis enverraient leur première frappe nucléaire sur la Russie, le bouclier antimissile (ABM) déployé par l'OTAN en Europe de l'Est interviendrait dans un deuxième temps pour détruire toute réponse venant de la Russie.

 

 

Officiellement, le système de défense antimissile de l'OTAN est un projet visant la mise en commun des systèmes de commandement et de contrôle depuis 2005 pour la défense de théâtre (programme ALTBMD). Lors du sommet de l’OTAN à Lisbonne en 2010, les pays ont décidé que cette collaboration serait étendu à la défense des populations et des territoires et de collaborer avec la Russie. Russie et Otan avaient convenu de coopérer sur le projet EuroABM à ce sommet de Lisbonne en 2010, mais les négociations se sont retrouvées dans l'impasse après le refus des USA de fournir des garanties juridiques selon lesquelles le système déployé ne viserait pas les forces de dissuasion de la Russie.

 

Les Etats-Unis et leurs alliés de l'Otan ont l'intention de déployer un système de défense antimissile en Europe sous prétexte de se protéger contre une attaque balistique iranienne. Ils envisagent officiellement d'installer des éléments de ce bouclier à proximité des frontières de la Russie. Moscou estime que ce projet vise à rompre l'équilibre stratégique en Europe.

 

Le 30 mai dernier, le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré que l'Occident avait suspendu sa coopération avec la Russie sur le bouclier antimissile (ABM). "La Fédération de Russie espérait qu'on l'écoute. Mais ce ne fut pas le cas, l'avis de la Russie n'a pratiquement pas été pris en compte ces dernières années", estima Nikita Kourkine, président de la fondation Sverchenie (Accomplissement) et producteur du projet Terra America. "Cela entraînera une longue interruption dans les consultations en matière de défense antimissile. Les États-Unis ont depuis longtemps décidé de rendre leur ABM autonome, sans que la Russie y participe", pense Pavel Zolotarev, directeur adjoint de l'Institut des Etats-Unis et du Canada.

Le 2 juin dernier, l'agence de presse russe annonça que "les organisateurs de la conférence internationale sur la défense antimissile, qui doit se tenir en juin en Allemagne (du 17 au 20 juin à Mayence, et dont en France, pas un mot n'a filtré. Ndlr.), ont décliné la demande de participation déposée par la Russie. Le prétexte était si ridicule et incongru qu’on ne pouvait s’empêcher d’éprouver de la honte pour toute la diplomatie occidentale... Les organisateurs ont déclaré qu’étant donné les "diverses complications survenues récemment", il n’était plus possible de réunir les "conditions nécessaires pour accueillir les hôtes russes".


La sous-secrétaire d'Etat américaine pour l'Europe et l'Eurasie Victoria Nuland a affirmé mardi 10 juin à Kiev que les Etats-Unis n'envisageaient pas de déployer leur système de défense antimissile en Géorgie et en Ukraine... "Aucun système de défense antimissile ne sera déployé en Ukraine et en Géorgie ni aujourd'hui ni à l'avenir", déclara-t-elle lors d'un point de presse. Ce qui dans le langage diplomatique américain signifie l'exact contraire ! Le président américain Barack Obama a d'ailleurs fait savoir auparavant que les Etats-Unis entendaient renforcer leur présence militaire dans l'est de l'Europe et qu'il demanderait au Congrès de débloquer un milliard de dollars supplémentaires à ces fins.

 

Pour réagir au déploiement de l'ABM en Europe, Moscou a l'intention d'entreprendre une série de mesures militaro-techniques et diplomatiques, notamment en déployant des armes de haute précision et d'interception, ainsi qu'en établissant des alliances diplomatiques. 

Ainsi, il y a deux jours, l'agence Ria Novosti a annoncé qu'une nouvelle station radar d'alerte précoce russe a été mise en mode de test dans la région de Kaliningrad (enclave russe dans l'Union européenne). "La station radar d'alerte précoce +Voronej-DM+ destinée à parer toute attaque aux missiles et installée dans la région de Kaliningrad a été mise en régime de test. Au cours des trois prochains mois elle subira des tests d'Etat, à l'issue desquels la station sera mise en mode opérationnel", a indiqué le service de presse de Spetsstroï. Les travaux de construction de l'installation en question ont débuté en 2010. Une fois opérationnel, ce radar capable de surveiller jusqu'à 500 cibles simultanément  couvrira pratiquement l'ensemble de l'Europe et l'Océan atlantique.

 

Le système global de défense antimissile des Etats-Unis ne peut pas en principe atteindre les objectifs assignés.

Il y a dix ans les Américains supposaient que l’interception d’une ogive demanderait d’un à trois missiles. Leur optimisme a été entamé lorsqu’il s’est avéré qu’il en faudrait de quatre à cinq. Autrement dit, une attaque à seulement quelques ogives pourra franchir le Ground-Missile Defense (GMD), comptant à présent 30 missiles intercepteurs. Et au cas où ces quelques missiles balistiques ennemis seront équipés de cibles fausses, l’efficacité du système sera on ne peut plus faible. En somme, pour les soi-disant « pays voyous » le système américain de défense antimissile est manifestement excédentaire, tandis que pour de réels adversaires géopolitiques des Etats-Unis il ne présente pas de menace sérieuse, a estimé l’observateur militaire russe Viktor Litovkine.

« C’est un mythe que le système ABM américain était conçu contre la Corée du Nord et l’Iran. Ni l’un, ni l’autre Etat ne dispose pas de missiles (et n’en aura pas d’ici vingt ans) pouvant atteindre les territoires des Etats-Unis et de l’Europe. On comprend que tout ce système est développé afin d’encercler la Russie, réduire son potentiel de missiles nucléaires, ses possibilités d’une frappe réciproque ».

Créer un système de défense vraiment efficace est une tâche impossible. Bien qu’en effet le développement de ce programme donne un coup d’envoi au progrès des technologies. 

 

Add. 9 juillet 201, 10h57. Face au bouclier antimissile américain, la Russie s'organise

 

Le quotidien Nezavissimaïa gazeta écrit aujourd'hui que le ministère russe de la Défense passe en revue par surprise depuis hier l'unité d'Irkoutsk des Troupes balistiques stratégiques russes (RVSN). Un exercice de lancement de missiles est prévu pendant cette vérification. L'agence de presse russe Ria Novosti rapporte qu'il s'agit d'un événement particulier pour les forces nucléaires stratégiques russes car la division d'Irkoutsk est dotée de nouveaux missiles mobiles RS-26 Roubej capables de franchir le bouclier antimissile américain (ABM).

Vu l'obsolescence des missiles intercontinentaux russes les plus lourds et les plus efficaces, R-36M2 Voevoda (code Otan: SS-18 Satan), les Roubej pourraient leur succéder selon les généraux russes.

Le vice-premier ministre russe Dmitri Rogozine a déjà baptisé ce système "le tueur d'ABM". Aucune caractéristique technique du Roubej n'a encore été officiellement dévoilée. D'après la presse, trois des quatre lancements d'essai du RS-26 ont réussi. Le missile peut embarquer 3 à 4 ogives nucléaires à guidage individuel d'une puissance de 150-300 kilotonnes chacune, d'une portée supérieure à 11 000 km. La nouveauté du RS-26 est que chaque ogive peut suivre une trajectoire imprévisible à la vitesse supersonique. Aucune arme, même la plus performante, n'est à même de neutraliser une telle menace. L'an dernier, le commandant des RVSN Sergueï Karakaev avait annoncé que le nouveau missile intercontinental serait plus léger que le RS-24 Iars actuellement en service.

"En ce qui concerne la version mobile terrestre du Iars, le système de lancement pèse aujourd'hui plus de 120 tonnes. Avec le nouveau missile on descendra à 80 tonnes, il sera plus léger", a déclaré le général.

Selon lui, la version à silo du RS-26 n'est pas prévue et le missile sera lancé uniquement à partir d'un vecteur mobile au sol. Selon les sources des RVSN, la mise en service de ce complexe dans la division d'Irkoutsk est prévue pour 2015.

Igor Egorov a déclaré hier qu'au cours de la vérification le "personnel devra réaliser de nombreuses tâches et situations d'exercice, un redéploiement d'urgence et une dispersion des divisions balistiques en franchissant une zone contaminée sont prévus. De plus, les inspecteurs simuleront une attaque ennemie au sol et dans les airs". La revue durera jusqu'au 12 juillet.

"La Russie continue de renforcer ses forces nucléaires stratégiques, notamment grâce au développement et à la mise en service de nouveaux missiles mobiles", déclare le général de brigade Vladimir Bogatyrev, consultant à la Chambre sociale. Il souligne que les nouveaux missiles mis en service sont intégralement fabriqués en Russie.

 

Source: http://fr.ria.ru/presse_russe/20140709/201760828.html

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