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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 16:42

Intéressant de lire que Saint Raymond de Penyafort que nous fêtions hier n'hésitait pas à reprendre et corriger les rois sur leurs moeurs, comme tous les saints de l'histoire le firent eux-même d'ailleurs. Un exemple fameux est celui d'Innocent III excommuniant Philippe Auguste qui avait répudié sa première épouse, Isambour (ou Ingeborge ou encore Ingeburge de Danemark) et fut contraint de la reprendre.

Il y a quelques années, le Vatican lui-même exigeait encore le mariage de l'acteur Robert Powell et de sa concubine, avant qu'il endosse le rôle de Jésus de Nazareth dans la série éponyme de 1976. 
C'est bien loin tout ça...

Aujourd'hui un François Hollande peut s'afficher impunément au bras de sa maîtresse (et non sa simple  "petite amie" comme disent les médias tout pleins d'un euphémisme révérencieux), et envoyer valser au vu et au su de tout le monde une femme et ses enfants sans que personne dans les medias ne s'en offusquent ! "Mais François Hollande et Ségolène Royal n'étaient pas mariés" nous objectera-t-on. Soit, mais ils avaient fondé un foyer, étaient unis depuis plus de 30 ans, avaient eu des enfants ensemble.
On peut détester Ségolène Royal et tout ce qu'elle représente : son engagement dans un parti traditionnellement attaché à la destruction de la famille en prônant la liberation des moeurs et le divorce (loi franc-maçonnique Vidal-Naquet de 1884)... alors qu'elle est issue d'une famille catholique (Cf. Ses idées sur l'encadrement des délinquants par l'armée, ses positions contre le string des adolescentes au collège avaient été "expliquées" par les médias comme un effet des valeurs catholiques dans lesquelles elle avait malgré tout été élevée.) On peut détester justement la mise sous le boisseau de ses valeurs catholiques tant dans son couple, que dans son acquiescement aux anti-valeurs franc-maçonniques qu'elle ne pouvait pas ignorer. Non mariée, Ségolène n'est pas considérée comme une épouse à part entière. On ne peut donc pas parler d'un adultère en ce qui concerne François Hollande, à tout le moins d'un "concubinage" entre lui et Valérie Trierweiler, réprouvé (en principe) par l'Eglise... Et on peut souhaiter à la femme bafouée que ses récents échecs tant personnels que politiques lui apportent la réflexion qui lui fit défaut à ce sujet.

 

Reste que Valérie Trierweiler pose un problème de société et de morale : s'afficher avec un "presque-époux" et un père de famille ne lui suffisait pas, il lui fallait tout mettre en oeuvre pour faire capoter la carrière politique de la "légitime" ! Là encore, on objectera que ces guerres de femmes se sont vues à toutes les époques, et dans toute notre histoire. Soit. Et puis, on a déjà  vu de grands rois se pavaner avec leurs favorites, et par la suite des nobles et des riches bourgeois se ruiner avec des demi-mondaines, ce qui avait plutôt l'heur d'amuser les foules.
Mais que ce couple illégitime et adultérin parle d'assister au mariage d'un couple d'amis de même sexe alors que lui-même n'est pas marié, n'y pense apparemment pas, (on espère que ce "mariage" d'homos lui en donnera l'idée...) mais surtout ose faire la leçon au peuple non-décadent, voilà qui ne s'est jamais vu ! Nous avons atteint une décadence que ne nous envieraient pas les derniers Romains.

Que dame Trierweiler soit invitée dans les cérémonies officielles et reçue comme une première "dame" de France (encore que la faute en revienne à Ségolène, qui ayant voulu jouer les femmes libres, se voit aujourd'hui refuser la protection du mariage) sans qu'aucun évêque ne s'indigne de ce péché public de fait et de droit et n'en fasse la remarque aux intéressés, voilà qui nous montre que l'Eglise de France est tombée bien en-dessous du niveau de la mer ! A moins que ce problème de concubinage public ne soit pour elle qu'un problème secondaire tant la liberté des moeurs s'est développée et tant la défense des enfants (petites victimes innocentes présentes et à venir du "mariage" homosexuel, adoption, PMA et GPA) est devenue le souci prioritaire de l'Eglise.

 

Tribune libre de d. du Berry

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- La femme au Moyen Âge et sous l'Ancien Régime : l'exclusion des femmes ne date pas des "siècles obscurs" mais vient plus tard, de la modernité

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