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5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 11:45

Annie Thébaud-Mony, spécialistes des cancers professionnels, entend ainsi dénoncer l'impunité des «crimes industriels». «Ce n'est pas un geste contre Cécile Duflot», précise-t-elle.

 

Parmi la trentaine de Légions d'honneur décernées le 14 juillet par la ministre du Logement Cécile Duflot, une au moins n'a pas trouvé preneur. La chercheuse Annie Thébaud-Mony, spécialiste des cancers professionnels, a refusé cette distinction pour dénoncer l' «indifférence» qui touche la santé au travail et l'impunité des «crimes industriels». Si elle assure que «ce n'est pas un geste contre Cécile Duflot», la directrice de recherche honoraire à l'Inserm a demandé à la ministre, dans une lettre rendue publique samedi, d'agir pour «la remise en cause de l'impunité qui, jusqu'à ce jour, protège les responsables de crimes industriels».

 

La présidente de l'association Henri Pézerat, qui œuvre pour la promotion des luttes sociales concernant la santé des personnes en lien avec le travail et l'environnement, regrette que la situation économique occulte la dégradation des conditions de travail et dénonce «l'accumulation des impasses environnementales, en matière d'amiante, de pesticides, de déchets nucléaires et chimiques.»

Le transfert des risques vers les plus pauvres dénoncé

 

«Ma démarche se veut un appel à la mobilisation citoyenne, mais aussi parlementaire et gouvernementale, pour le respect des droits fondamentaux à la vie, à la santé, à la dignité», écrit-elle en accompagnement de sa lettre à la ministre datée du 31 juillet. «Cessons les vraies fausses controverses sur les faibles doses. Des politiques publiques doivent devenir le rempart à la mise en danger délibérée d'autrui, y compris en matière pénale», poursuit-elle.

 

Cette spécialiste, également porte-parole de Ban Asbestos France, une association de lutte contre l'amiante, évoque par ailleurs «la sous-traitance et le transfert des risques vers des populations très précarisées (maintenance, nettoyages, gestion des déchets)» . La chercheuse, qui estime que sa carrière a été «bloquée pendant dix ans», plaide pour qu'enfin la recherche sur l'exposition aux cancérogènes au travail soit dotée des moyens financiers publics nécessaires et que les jeunes chercheurs qui s'y adonnent cessent d'être maintenus dans un statut précaire.

 

Ci-dessous une vidéo de 2012 dans laquelle Annie Thébaud-Mony évoque la sous-estimation chronique du nombre de cancers professionnels:

 

 

 

 

 

Source: http://sante.lefigaro.fr/actualite/2012/08/05/18765-chercheuse-refuse-legion-dhonneur

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commentaires

R
<br /> Excellent article à un détail près:<br /> <br /> <br /> On ne dit pas la ministre mais le ministre<br /> <br /> <br /> Madame le ministre est plus correct<br /> <br /> <br /> L'expression la ministre n'est pas digne de ce très bon blog<br /> <br /> <br /> Amitiés<br /> <br /> <br /> Ragnar Lodbrok<br />
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J
<br /> elle effonce des portes ouvertes la dame.<br /> <br /> <br /> Quid du personnel médical à qui l'on oblige une cascade de vaccination ?... combien d'infirmières meurent chaque année à peine la 50aine passée  ?<br />
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