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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 18:08

Depuis plusieurs mois, les signes d'un rapprochement entre le saint-siège et le patriarcat de Moscou se font plus fréquents et plus explicites. Dernier en date: la librairie vaticane vient de co-éditer avec une association russe (Sofia) un recueil de discours du patriarche de Moscou, Cyrille Ier : "Liberté et responsabilité : à la recherche de l'harmonie. Dignité de l'homme et droits de la personne".

Cette publication suit une première publication de textes de Benoît XVI par le patriarcat de Moscou.

On notera que le livre du patriarche Cyrille porte précisément sur ce qui rend le discours chrétien désagréable aux oreilles modernes : notre conception de la dignité humaine. 

 « Nous avons avec le pape une vision commune sur la protection de la dignité de l'homme en Europe », écrit le patriarche Kirill pour qui « l'Eglise catholique et l'Eglise orthodoxe sont aujourd'hui les seules à être naturellement liées dans le dur combat » contre « le libéralisme et le sécularisme ».

C'est une idéologie, écrit le patriarche russe, qui comme le communisme en URSS à l'époque, voudrait condamner le christianisme à l'insignifiance sociale et publique : « En Occident, on veut, de manière encore pire que le fit le régime soviétique de notre pays, relayer la foi au domaine de la vie privée ».

« C'est une analyse dure mais pleine d'espérance », souligne le prof. Pierluca Azzaro, professeur d'Intégration européenne à l'Université catholique de Milan qui a dirigé la publication du livre. « Le pape Benoît XVI et le patriarche Kirill exhortent les chrétiens d'Orient et l'Occident à ne pas se conformer à la mentalité de ce siècle. Ils nous exhortent tous à professer notre Credo dans l'Eglise fondée par le Christ sauveur, à défendre la liberté comme une valeur indiscutable et limitée : par nature, la liberté est et restera toujours liée à la vérité ».

Mgr Gianfranco Ravasi, président du Conseil pontifical pour la culture, qui signe l'introduction du volume souligne : « Kirill met en garde de manière très incisive et passionnée contre une ‘nouvelle génération de droits' qui propose une dégénération de la dignité personnelle authentique ».

 

Source : Zenit via Osservatore Vaticano

 

- Entretien de Mgr Bernard Fellay à la revue américaine The Remnant, 11 mai 2010 RUSSIA

- RUSSIA

- Moscou (ou la renaissance de l'orthodoxie) 

- Renouveau religieux en Russie 

- Svetlana Medvedeva communie des mains du patriarche Cyrille (1er février 2009)

- Medvedev: "La Russie ne doit pas être une république parlementaire. Ce serait fatal"  (19 novembre 2008)

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commentaires

T


Il est vrai que les différences dogmatiques n’empêchent pas la reconnaissance de l’héritage ni des combats communs.


Et on ne sert pas l’Église Orthodoxe en hurlant avec les loups et en cautionnant une version de l’Histoire manipulée, falsifiée par des officines qui ne visent pas que l’Église Catholique mais
aussi toute forme de Chrétienté exigente et traditionnelle.


Mais n’allons pas trop vite.


De toute façon, les Orthodoxes sont des Catholiques, de toute façon…catholiques comme on l’était aussi en Occident Carolingien avant le XIieme siècle.


Une vision lucide et fidèle de nos différence dogmatiques et aussi de notre héritage commun (liturgique, sacramentel, dogmatique, patristique, historique…), doublée d’un respect et d,une
reconnaissance mutuelles, un oeucuménisme bien compris (comme le disait le regretté Serge de Beketch) qui n’est ni relativisme, ni sentimentalisme mais recherche de ce que fut l’Eglise des
Apôtres et des Pères, permettent de voir que nous avons de nombreuses compréhensions communes du sens de l’Homme et de la vie, ainsi que de nombreuc combats communs, moraux, politiques,
bioéthiques…


Quant au reste, la compréhension de la réalité Divine et du sens de Salut et de Sainteté qu’elle donne à la vie et à la personne que l’église Orthodoxe reconnait, sont les dogmes enseignements,
canons consacrés lors des Sept premiers Conciles, ou alors des usages qui se fondent sur des témoignages patristiques et qui ont été confirmés par une pratique régulière et générale dans
l’Église.



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