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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 12:14

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Sur le Web, depuis l'élection de François Hollande à la présidence de la république, on a vu les sobriquets se succéder. "Flamby", "Normal Ier", les Français s'en donnent à coeur joie sur le web résistant. Chansons ironiques, railleries, photomontages, tout est bon pour dénigrer "le président de Normalie"... Mais depuis la Manifestation pour tous du dimanche 24 mars, et selon Le Monde du 30 mars, le "Hollande bashing se radicalise".

  

"Hollande démission". Il suffit de taper ces deux mots sur le moteur de recherche du site de microblogging Twitter et de voir des dizaines de messages s'accumuler pour comprendre que l'impopularité du chef de l'Etat, qui atteint des sommets dans les sondages, se traduit aussi en ligne.

 

L'anti-hollandisme n'est pas neuf sur le Web, mais, depuis quelques semaines, il gagne en intensité.

 

Aux "Flamby" ou "Normal Ier" viennent s'ajouter des qualificatifs plus grossiers et surtout des appels répétés au départ : on peut trouver en ligne une douzaine de pétitions demandant sa démission, voire sa destitution. Sur le réseau social Facebook, il est devenu difficile d'échapper aux pages où des milliers de personnes lisent ou produisent quotidiennement des critiques acerbes contre "le président catastrophe".

 

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A l'origine composé des partisans de Nicolas Sarkozy ou de Marine Le Pen, le cercle s'est élargi au fil des mois. Des centaines, voire des milliers de comptes Twitter, pages Facebook, blogs ou sites, sont désormais consacrés à railler "Hollandouille Ier", président de "Normalie" ou à raconter "Les Aventures de Flamby". Les formats sont variés : liens, témoignages d'anonymes déçus par le président, photomontages grossiers...

 

La défiance à l'égard des médias est un élément souvent commun à ces anti-Hollande du Web, qui incitent leurs lecteurs à ne rien croire de la presse générale. Sur Twitter, certains ont ressuscité la vieille expression de "merdias" et son pendant "journalopes".

 

Cette atmosphère radicale s'est amplifiée avec la lutte contre le mariage homosexuel, qui réunit à la fois extrême droite, droite classique et réseaux catholiques. Autant de populations qui n'avaient que peu de culture de la contestation dans la rue, mais qui découvrent le parfum particulier de l'insurrection, notamment au travers de l'idée d'un "printemps français", nom emprunté aux révolutions arabes.

 

 

A cela s'ajoute le classique procès en légitimité fait à la gauche au pouvoir. D'où les appels à la démission de M. Hollande, voire à le faire partir par la force. "Les Français vomissent la politique bourgeoise et bien-pensante du #PS. Nous sommes entrés en révolution", pouvait-on lire jeudi soir (28 mars 2013, NdCR.) sur Twitter." (1)

 

Le marais maçonnique et ses medias s'assèchent peu à peu. Sous le poids de l'information non-alignée sur le web, la grande presse et les medias dans l'ensemble doivent se mettre à jour... Certains hommes politiques, prennent peur : "François Hollande est aussi aveugle que Louis XVI. Incapable de penser un autre monde", a fustigé Jean-Luc Mélenchon, chef de file du Front de Gauche, franc-maçon notoire, pilier de l'oligarchie maçonnique (2), qui avait pourtant appelé à voter François Hollande à la présidentielle 2012...

 

Si Nicolas Sarkozy en son temps n'avait pas été épargné, François Hollande subit aussi les foudres de la presse magazines depuis son élection. Comme un baromètre de l'opinion publique, les hebdomadaires - ceux identifiés à droite comme ceux de gauche- multiplient les Unes assassines à l'encontre du chef de l'État et du gouvernement Ayrault.

 

http://i.huffpost.com/gen/859885/thumbs/a-HOLLANDE-BASHING-JOFFRIN-640x468.jpg?4

 

Julie Neveux, maître de Conférences en Linguistique, s'est interrogée sur les Unes des magazines français, prompts au "Hollande bashing", le dénigrement du chef de l'État depuis son élection le 6 mai dernier. "À quoi pensent ces rédacteurs en chef?", demande-t-elle, avant d'avancer cette réponse : "Comme tous les rédac chef : (ils pensent) à vendre leur journal, à tout prix, fût-ce au prix de l'image de la gauche et du moral du Français". 

 

Mardi 13 novembre, Laurent Joffrin, directeur de la publication du Nouvel Observateur, a confirmé cette assertion sur France Inter lors d'un débat sur l'attitude des médias avec François Hollande, et inversement. Reconnaissant vendre plus de numéros en faisant du "Hollande bashing", le journaliste a concédé qu'il s'agissait de "marketing". "Sont-ils si nuls ?", interrogeait Le Nouvel Observateur.

 

Un succès dans les kiosques confirmés par les chiffres cités par Le Monde. Le 17 mai, Le Point titrait "Fini de rire" avec Une photo de François Hollande regardant son poignet avec sa montre à l'envers : l'hebdomadaire est passé de 85.000 exemplaires vendus au numéro à 115.000. Après "Fini de rire", "On arrête avec les bêtises ?" et "On se réveille ?", s’affichait à la Une du magazine dirigé par Franz-Olivier Giesbert.

 

Autre effet "Hollande bashing", les ventes de L'Express, dont les ventes au numéro passent de 75.000 exemplaires à 95.000 exemplaires lorsque le président fait la couverture.

 

Dans un autre billet publié sur Le HuffPost, Guy Birenbaum indique ne pas croire "à l'argument du 'bashing', qui ferait vendre plus du papier". Selon lui, "c'est le contrôle des 'élites' par les citoyens qui s'impose de plus en plus via le Web et 'infuse' dans les autres médias" traditionnels.(3)

 

 

Sources:

 

(1) http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/03/30/le-web-se-dechaine-contre-hollandouille-ier_3150860_823448.html

(2) http://www.huffingtonpost.fr/2012/11/30/melenchon-compare-hollande-louis-xvi-juge-eelv-prehistorique_n_2216187.html

(3) http://www.huffingtonpost.fr/2012/11/13/hollande-bashing-marketing-conference-presse_n_2120777.html

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commentaires

P
On entendait bien la révolte du peuple gronder depuis pas mal de temps mais on avait sans doute sousestimé l’ampleur du phénomène:maintenant quelques dizaines de millionnaires se rebiffent pour sauver le soldat Hollande!Là c’est du sérieux.Il est vrai qu'il n'y a plus guère que les millionnaires pour le soutenir car il ne saurait plus compter désormais sur le fidèle soutien des "sans-dents"...Tout cela est bien cruel et tragique aussi.
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