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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 14:53

Honneur à la Suisse, l'initiative contre les minarets organisée à l'initiative de l'Union démocratique du centre (UDC), se terminait à la mi-journée. La votation populaire, selon les résultats officiels publiés dans l'après-midi, donne 57,5 % de oui. La majorité des cantons est assurée.

Avec un taux d'approbation dépassant les 70%, Appenzell Rhodes-intérieures (71,5%) se pose en champions du "oui" à l'initiative contre les minarets, suivi par Glaris (68,8%) et St-Gall (65,9%). Le Jura et Fribourg figurent aussi dans le camp des anti-minarets, bien qu'avec des scores plus modestes (51,2% et 55,9%).
Genève a dit "non", à 59,7%. Il s'agit du seul endroit en Suisse romande comptant un minaret. Bâle-Ville a refusé l'initiative à 51,6%. Seuls les cantons francophones (excepté Jura) ont rejeté l'initiative (Bâle, Neuchâtel, Vaud, Genève)...


Selon les résultats définitifs, les Suisses
ont décidé dimanche par référendum à plus de 57% des votants d'interdire la construction de minarets.

Les présentateurs ont qualifié ce résultat "d'immense surprise", puisque les sondages effectués avant le scrutin donnaient le "non" gagnant.
A quelques jours du scrutin, la dernière projection faisait état de 37 % pour l'interdiction et 53 % contre, 10 % des sondés restant encore indécis.
L'UDC a appelé les Suisses à interdire la construction de minarets, "symbole apparent d'une revendication politico-religieuse du pouvoir, qui remet en cause les droits fondamentaux".

Si une majorité des 26 cantons helvétiques est favorable à l'initiative, ce qui semble être le cas selon les premières estimations,
cela permettrait la modification de l'article de la Constitution sur la liberté religieuse.

Au pays de la démocratie directe, l'initiative populaire permet à n'importe quel Suisse de proposer une modification de la Constitution. Seule condition : être signée par 100 000 citoyens dans un délai de dix-huit mois, puis ratifiée par la population après une « votation » nationale.

Ce résultat est un désavoeu pour le reste de la classe politique, qui s'était unie contre le projet. Le Conseil fédéral [le gouvernement suisse, ndlr] et l'Assemblée fédérale avaient mis en garde contre les conséquences négatives du texte sur la paix religieuse et sur les relations extérieures de la Suisse. Fait inhabituel, le gouvernement avait, pour manifester son opposition, pris position le jour-même du dépôt du texte, qui avait recueilli 113.000 signatures.

«Nous avons lancé notre comité le 1er mai 2007 et obtenu 114 895 signatures, explique Oskar Freysinger, conseiller national, fondateur de l'UDC dans le canton du Valais et principal artisan de l'initiative. Pourquoi tout cela? Tout simplement parce que nous pensons que le minaret est le symbole d'une revendication de pouvoir qui, au nom d'une pseudo-liberté religieuse, conteste des droits fondamentaux comme l'égalité des sexes devant la loi, par exemple. Le minaret est aussi le reflet de la domination de l'islam. Et cela est inacceptable. Il symbolise donc une conception contraire à la Constitution et au régime légal suisse. Toutefois, cette initiative ne restreint pas la liberté de croyance, qui est garantie dans la Constitution comme un droit fondamental. Notre combat est d'abord juridique.»

L'interdiction de la construction de minarets devrait être présentée dans l'article 72 de la Constitution sur les relations entre l'Etat et les religions comme une mesure "propre à maintenir la paix entre les membres des diverses communautés religieuses".

Dans les années 70, la population musulmane était de 16 300 personnes pour 6,3 millions d'habitants. En 2010, selon l'institut suisse Religioscope, elle devrait s'élever à 400 000 personnes, dont 48 000 de nationalité suisse, pour 7,7 millions d'habitants. Soit un peu moins de 6 % de la population. Plus de 130 centres islamiques seraient aujourd'hui en activité.

Malgré cette forte présence musulmane, et le poids de l'ensemble du système libéral mondialiste pour le non à l'interdiction, les Suisses parviennent tout de même à une large majorité, à adopter l'interdiction. Mais que se passera-t-il quand 100.000 musulmans réclameront une votation populaire pour l'autorisation des minarets ? Nous percevons là toute la limite de ces referendums et la limite même de la démocratie.
 


Heil dir Helvetia

Rufst du, mein Vaterland ist die ehemalige Schweizer Nationalhymne.
Si tu appelles, ma Patrie est l'ancien hymne national suisse

- Suisse : la Fraternité sacerdotale Saint Pie X soutient l’initiative interdisant la construction des minarets
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