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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 11:16

 

Alors que super-flamby songe à intervenir en Syrie pour y rétablir la paix et la "démocratie", un an après la prise de fonction de Manuel Valls le chimique 'quand même', la violence augmente partout.

 

Les dernières poches de tranquilité en France s'évanouissent. Les chiffres sont impitoyables. La "grande criminalité" augmente de 5,2% en un an.  Les atteintes à l'intégrité physique +2,9%, dont les violences sexuelles ­+10,4% ; les atteintes aux biens +3,5%, dont les cambriolages +9,3% ; les règlements de comptes +10%, la fausse monnaie +14,5%, les attentats à l'explosif contre des biens privés + 33,7% (!); les infractions économiques et financières +5,9%, trafics et reventes de stupéfiants +10,2%, etc. Seuls 15 des 96 départements métropolitains échappent à la hausse des violences. La dégradation est patente dans toute la zone sud-ouest, tout le Nord, le Languedoc-Roussillon, l'Ouest, l'Est. Sud-ouest et Ouest, jusque-là relativement épargné connaîtront donc dorénavant les joies du "vivre-ensemble"... et de la "réforme de civilisation" voulue par le trio maléfique.

 

Le Figaro s'est procuré le nouveau tableau de bord du ministre, un an après sa prise de fonction. La violence augmente presque partout, les patrouilles sont moins nombreuses et le taux d'élucidation diminue.


 

Le Figaro a pu décortiquer le nouveau «tableau de bord» de Manuel Valls. Une centaine de pages de chiffres et de cartes en couleur, qui décrivent l'évolution des crimes et délits en ­France. Le ministre de l'Intérieur voulait un nouvel outil d'analyse: il a donc bâti son propre instrument de pilotage, avec de nouveaux indicateurs d'activité des forces de l'ordre. Un souci louable de transparence, mais dont la première traduction n'est guère réjouissante…


 

Dans le baromètre Valls, ce qui grimpe figure en rouge. Or, sur un an, d'août 2012 à juillet 2013, période qui démarre quand la gauche assume pleinement la conduite des affaires, tout ou presque vire à l'écarlate: les atteintes à l'intégrité physique (+2,9%) et, parmi ­celles-ci, les violences sexuelles ­(+10,4%) ; les atteintes aux biens (+3,5%), parmi lesquels les cambriolages (+9,3%) ; enfin, les infractions économiques et financières (+5,9%).


 

Beauvau a défini dans ses «indicateurs cibles» la «grande criminalité». Qui augmente depuis un an (+5,2%). Censé éclairer l'univers des vrais voyous, cet agrégat comprend 17 rubriques, du règlement de comptes (+10%) à la fausse monnaie (+14,5 %), en passant par les attentats à l'explosif contre des biens privés (+33,7%) ou les vols à main armée contre des commerces (+8,4%), à l'instar de l'attaque à la voiture-bélier, lundi, contre une bijouterie située sous les fenêtres de la garde des Sceaux à Paris. S'y ajoutent les trafics et reventes de stupéfiants (+10,2%), avec 6321 infractions constatées sur l'année écoulée contre 5735 précédemment. Mais là, bonne nouvelle, l'action antidrogue révèle la capacité d'initiative des services. Beauvau entend donc la mettre davantage en avant dans les jours à venir.


 

Noyées désormais dans les «infractions à la réglementation», celles liées à la police des étrangers connaissent une chute vertigineuse: les constats sur douze mois des infractions aux conditions d'entrée et de séjour sont passés de 79.445 sous Sarkozy à 34.267 aujourd'hui (-56, 8%). «Or, il devient difficile de se retrancher derrière la décision de la Cour de cassation qui avait considéré, en juillet 2012, que le séjour irrégulier d'un étranger ne pouvait suffire à le placer en garde à vue. Depuis janvier dernier, les forces de l'ordre ont obtenu un droit de rétention de 16 heures», explique un haut fonctionnaire. 


 

[...] Manuel Valls voulait un vrai indicateur d'efficacité. Il a nettoyé celui des années Sarkozy pour ne garder que les faits significatifs, à ses yeux. Et pourtant, globalement, le taux de réussite passe de 18% à 17,7%. Dans le détail, la plupart des taux d'élucidation baissent: homicides (de 89 à 77%), vols à main armée (de 37 à 36%), vols avec violences sans arme (de 12,3 à 12,1%), cambriolages (de 12 à 11%), vols liés à l'automobile et aux deux-roues (de 8 à 7%), vols simples (de 10,3 à 10,1%). Le taux d'élucidation remonte toutefois pour les coups et blessures volontaires (de 76,2 à 76,7%) et les violences sexuelles (de 76 à 78%). De même, police et gendarmerie mettent davantage de personnes en cause pour tous ces faits. «Le problème, c'est que lorsque l'élucidation baisse et que les mis en cause augmentent, cela peut signifier que la police n'attrape pas forcément les bons», spécule un haut magistrat.


 

Autre point noir de taille dans le bilan chiffré de Manuel Valls: les «missions opérationnelles» de la gendarmerie ont chuté de 10,2% et celles de la police en tenue de 2,2% (en millions d'heures cumulées). Pourtant, dans le même temps, les «tâches indues» (transfèrement de détenus, garde des bâtiments publics, escortes diverses, procurations de vote), dont se plaignent depuis toujours les agents, au prétexte qu'elles les distrairaient de leur mission principale de lutte contre la délinquance, ont baissé de 10% côté gendarmerie et de 7,8% côté police.


 

On aurait pu imaginer que la prévention allait croître sous la gauche. Il n'en est rien: le total de ces missions a baissé de 3,3% chez les gendarmes et de 6,1% chez les policiers. En clair: malgré des «tâches indues» en diminution, malgré des actions de prévention en baisse par rapport aux années Sarkozy, et bien que la police consacre moins de temps à courir derrière les clandestins, les heures épargnées pour s'occuper du «cœur de métier» ne se retrouvent pas dans l'«opérationnel».


 

Les missions de patrouille ont ainsi chuté de 6% côté police et de 3,4% côté gendarmerie. Au total, les forces de l'ordre ont collectivement diminué leur présence de 2,5 millions d'heures sur le terrain en un an. Se peut-il qu'aujourd'hui plus d'agents revendiqués au tableau d'effectifs aboutisse à moins de missions dans la rue? La pression des années Sarkozy sur la productivité policière ne pouvait durer éternellement. Et le nouveau premier flic de France a été reçu cinq sur cinq quand, le 19 septembre 2012, il claironna, devant toutes la hiérarchie de Beauvau, qu'il allait rompre avec la «politique du chiffre». Des chiffres décidément impitoyables. Mais indispensables pour savoir par où et comment remonter la pente.

 

La carte des violences passe au rouge


 

Marseille, capitale des violences? Selon le tableau de bord Valls, au-delà du bilan sanglant du banditisme, celles-ci ont diminué de 5,3% sur un an dans les Bouches-du-Rhône (de 29.895 à 28.312 infractions). Ce département détient la troisième place au palmarès des faits commis, juste derrière la Seine-Saint-Denis (29.000). Ailleurs en Ile-de-France, pas un seul département ne déclare moins de 10.000 faits. Le Nord cumule plus de 25.000 infractions, loin devant le Rhône et ses 16.000 agressions. La Seine-Maritime, avec plus de 10.000 affaires, a rejoint la Haute-Garonne, où l'on déplore une hausse de violences de 7%. Seuls 15 des 96 départements métropolitains échappent à la hausse des violences. La dégradation est patente dans toutela zone sud-ouest, tout le Nord, le Languedoc-Roussillon, l'Ouest, l'Est. Les DOM ne figurent pas dans le tableau, mais la délinquance y explose. Seul le Grand Paris connaît une légère embellie, avec une baisse des violences hors vol, souvent intrafamiliales.

 

 

Source: http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/09/09/01016-20130909ARTFIG00820-securite-les-mauvais-chiffres-de-manuel-valls.php

 

Add. 12h54. Délinquance en hausse : Le Figaro maintient ses informations

 

Le ministre de l'Intérieur conteste l'analyse de son tableau de bord. Le Figaro répond point par point à ses arguments et soutient toujours que la violence augmente alors que l'efficacité policière diminue. 

 

C'est par un communiqué envoyé aux aurores que Manuel Valls a souhaité réagir à la publication lundi soir de notre dossier sur l'insécurité réalisé d'après le nouveau «tableau de bord» de Beauvau. Le Figaro maintient l'intégralité de ses informations et répond, point par point, aux remarques du ministre de l'Intérieur.


 

Sur la présentation


 

Manuel Valls estime d'abord que «les éléments rapportés par Le Figaro (…) méconnaissent les avertissements et les règles méthodologiques rappelées par l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales» (ONDRP). Le Figaro ne les méconnaît pas (L'auteur de ces lignes a été membre du conseil d'orientation de cet organisme dès sa création et durant plusieurs années). L'ONDRP a estimé qu'il convenait de distinguer les chiffres de police et ceux de la gendarmerie au motif que cette dernière utiliserait depuis quelques mois un nouveau logiciel de saisie des faits plus complet.


 

Mais voilà: c'est le ministre lui-même qui, dans son «tableau de bord», les réunit sous la rubrique «tous services». Ce qui doit toute de même avoir du sens à ses yeux. Il n'omet pas, bien sûr, de faire figurer les chiffres séparément, ce que nous faisons nous-mêmes à plusieurs reprises dans l'article. En tout état de cause, qu'ils soient séparés ou réunis, les chiffres indiquent les mêmes tendances. Excepté pour les violences hors vol en zone police, ce qui est mentionné à deux reprises dans notre dossier.


 

Sur le «nettoyage statistique»


 

Le ministre assure qu'«il est désormais établi que les pratiques de «nettoyage statistique» qui avaient cours jusqu'en 2012 sont de nature à fausser fortement la base de comparaison. Il en est ainsi de la déclassification massive de certains délits en contraventions, qui a abouti à minorer les statistiques de près de 130.000 faits annuels à compter de 2006, ou encore des pratiques d'enregistrement à géométrie variable.» Là aussi, la réponse est dans le «tableau de bord» Valls. A la rubrique «violences contraventionnelles», pour les atteintes dites «non crapuleuses» (souvent familiales, les plus nombreuses), les chiffres entre août 2012 et juillet 2013 font apparaître une hausse de 8,3 %. L'actuel ministre pourrait donc se voir reprocher les mêmes pratiques.


 

Ces attaques politiques visant l'opposition sont déjà contestées à droite. Brice Hortefeux déclare: «Ce gouvernement a l'art de se défausser de toute responsabilité. Les crimes à Marseille, ce serait la faute du maire. La délinquance en hausse, ce serait la faute de la droite. C'est tout de même Nicolas Sarkozy qui a mis en place l'Observatoire indépendant confié à Alain Bauer!»


 

Sur l'immigration


 

Manuel Valls écrit: «Affirmer contre toute vérité que la décision de la Cour de cassation de juillet 2012 n'a pas eu d'impact sur la statistique des délits du droit au séjour relève d'une tromperie inadmissible.» Ce n'est pas ce qu'écrit Le Figaro. Le journal cite un haut fonctionnaire qui rappelle que depuis le 1er janvier une rétention de 16 heures permet de compenser les effets de la décision de la Cour de cassation de juillet 2012 qui rendait de facto la garde à vue d'un clandestin impossible et donc indirectement son expulsion.


 

Or depuis un an, les relevés d'infractions aux règles de séjour par les forces de l'ordre ont baissé de 56 %. Le seul mois de juillet 2013 par rapport à juillet 2012 témoigne d'un baisse des contrôles d'illégaux de plus de 73 %. Or, avec la rétention de 16 heures en place depuis 6 mois, l'écart devrait être moindre. Il y a bien là un choix politique.


 

Sur les missions


 

Le ministre affirme: «la baisse du potentiel horaire disponible ne saurait lui être imputée quand elle découle mécaniquement de la diminution des effectifs causée par la Révision générale des politiques publiques conduite de 2009 à 2012.» Ce faisant, il révèle dans son communiqué que les effectifs promis depuis des semaines, au fil des homicides et des braquages à Marseille ou ailleurs, n'arriveront finalement que bien tard.


 

Quoiqu'il en soit la présence policière sur le terrain a diminué. Les patrouilles ont baissé de 6 % en un an. Or, la baisse des effectifs reprochée par M. Valls à ses prédécesseurs n'a pas atteint 6 % en une seule année. Seul indicateur en hausse dans le bilan d'activité: les mises en causes pour faits de délinquance qui effectivement progressent. Alors que l'élucidation, c'est-à-dire la capacité à retrouver l'auteur des faits, diminue. Si le ministre de l'Intérieur voulait vraiment être complet, il faudrait qu'il fasse ajouter à son tableau de bord les départements d'Outre-Mer, où la situation, il est vrai, se dégrade dangereusement.

 

Source: http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/09/10/01016-20130910ARTFIG00574-delinquance-en-hausse-le-figaro-maintient-ses-informations.php

 

Add. 18h07. Le bilan catastrophique de Valls (en image) :

 

Photo : Le bilan CATASTROPHIQUE DE #Valls

 

Source : https://www.facebook.com/photo.php?fbid=593762404000920&set=a.439428389434323.99386.439425526101276&type=1

 

. Le trio maléfique - le grand dessein socialiste : la déstructuration de la société

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