Nous connaissons sa vie par l'écrivain ecclésiastique Rufin qui donna quelques détails sur la conversion de l'Ibérie, région intérieure de l'actuelle Géorgie. (1)
Jeune femme, nonne de Jérusalem, de la famille de S. Georges, elle avait été emmenée captive dans la capitale de la Géorgie vers 337. Comme on ne savait d'où elle venait, on la surnomma "Christiana" du nom de sa religion, ce qui devint par abréviation Nina ou Ninon.
On vint un jour lui apporter un enfant mourant, elle pria pour lui et il guérit. Ayant appris qu'elle avait guéri un enfant, la reine Nana se fit porter chez elle pour être soigner d'un mal étrange. Recouvrant la santé, elle et son mari Mirian voulurent couvrir de cadeaux sa bienfaitrice mais celle-ci refusa. La reine insistant, elle déclara que le seul cadeau qu'elle accepterait serait la conversion de ses souverains.
Plus tard, Mirian se perd à la chasse et repense à ce Christ. Le voilà sur le bon chemin. Il rencontre Nina qui lui conseille de bâtir une église à Mtskhéta, aujourd'hui centre patriarcal de l'Eglise orthodoxe de Géorgie.
La reine puis le roi se convertirent et demandèrent à l'empereur Constantin de leur envoyer des prêtres missionnaires.
Dès les années 330, la Géorgie se convertit au christianisme apporté par Ninon.
Sainte Ninon se retira dans la région de Bobdé où, dès le 4e siècle, fut construite une cathédrale.
À Mtskhéta un petit oratoire rappelle aujourd'hui encore ce baptême de la Géorgie.
Ninon est généralement représentée tenant une croix aux bras légèrement incurvés vers le bas, dite Croix de la Grappe. (2)
![]() |
| Sainte Ninon de Géorgie |
Les Églises d'Orient la fêtent le 14 janvier, l'Église en Occident en fait mémoire également ce jour et aussi le 15 décembre. (3)
/image%2F1400167%2F20250701%2Fob_420393_christ-roi-de-l-univers-2.jpg)
