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28 novembre 2019 4 28 /11 /novembre /2019 00:00
Sainte Catherine Labouré, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 41.

Sainte Catherine Labouré, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 41.

Née en 1806, Catherine, entrée chez les soeurs de la Charité, est une bourguigonne issue d'un milieu modeste, parlant un français sommaire. Pourtant, elle voit la Vierge Immaculée dans la chapelle de la rue du Bac (Paris). C'est son ange gardien qui, en pleine nuit, sous l'aspect d'un enfant habillé de blanc, âgé à peu près de quatre à cinq ans, lui dit de venir à la chapelle : la Sainte Vierge l'y attendait. (Gilles JEANGUENIN, Les Anges existent !, Éditions Savator, Paris 2008, p. 193.)

Un enfant tout rayonnant vint la chercher en pleine nuit pour la conduire jusqu'à l'autel. Là, l'attendait la Vierge assise dans le fauteuil du prêtre. Elle lui livra messages et secrets en ce 18 juillet 1830, et lui donna la consigne de n'en parler qu'à son confesseur: le père Adel, qui l'écouta, lui conseilla de tout oublier et de reprendre son travail. Le 27 novembre, Catherine eut une seconde apparition. Cette fois, elle eut pour mission de diffuser une médaille représentant la mère de Dieu et cette phrase: "Ô marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous." La doctrine de l'Immaculée Conception n'était pas encore officielle, et son confesseur rejeta ce projet. Catherine fut alors envoyée à l'hospice de Reuilly : vieillards et malades trouvèrent auprès de soeur Labouré douceur, compassion, amour et dévouement sans borne.

 

 

La médaille fut gravée selon les indications de Catherine. Elle aura une exceptionnelle diffusion (plusieurs dizaines de millions). Sur l'avers, Marie, entourée de l'inscription « Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ». De ses mains partent des rayons, symboles des grâces obtenues par Marie. Certains rayons sont moins marqués : ils symbolisent les grâces qui ne sont pas demandées et qui pourtant seraient exaucées. Sur l'envers, on voit la Croix et l'initiale de Marie ; le cœur de Jésus avec la couronne d'épines, symbole de la Passion ; le cœur de Marie traversé par un glaive, selon la prophétie de Siméon, et les douze étoiles décrites dans l'Apocalypse (Ap. 12,1), qui seront reprises, à titre officiel, sur le drapeau de l'Europe.

 

C'est en voyant la dévotion absolue et le silence total de cette religieuse sur ses apparitions que le père Aladel changea d'avis. Il en parla à l'archevêque, qui insista pour la voir. Catherine refusa, car la consigne de la Vierge était claire: ne parler qu'à son confesseur. Deux ans après les apparitions, la médaille fut frappée et elle était diffusée.

Après avoir travaillé pendant quarante-cinq ans dans la discrétion, Catherine meurt paisiblement le 31 décembre 1876 sans qu'aucune de ses soeurs n'apprenne jamais qu'elle a vu la Vierge. Proclamée Bienheureuse en 1933, elle est canonisée en 1947.

 

Exhumé en 1933, son corps est retrouvé parfaitement conservé, et il gît maintenant dans une châsse dans la chapelle de la Médaille miraculeuse au 140 de la rue du Bac, à Paris.

Sources: Gilles JEANGUENIN, Les Anges existent !, Éditions Savator, Paris 2008, p. 193 ; (2) ; (3) Le Petit Livre des Saints, tome 2, 2011, p. 40.

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