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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 19:09

Le 6 mai 2012 nous disions que sous la présidence socialiste de François Hollande nous allions vivre sous la "République absolue". Dimanche 24 mars, nous vîmes la police gazer des femmes, des enfants et des vieillards pacifiques au seul motif qu'ils manifestaient leur opposition à la loi légalisant le "mariage" et l'adoption des homosexuels. Il y avait l'Ancien Régime, il y a dorénavant la République absolue qui tourne à plein régime !

 

Nous disions que les citoyens seraient "classés par catégories, mis dans des cases, classés... selon la race, l'origine ethnique, sociale, le sexe, la religion". Nous ne savions pas qu'ils seraient aussi classés selon l'orientation sexuelle LGBT (lesbien gay bi trans), homos, hétéros ! A la place de la "France apaisée", le "diviser pour régner" ne s'est jamais aussi bien porté ! La folie allant jusqu'à contester le droit naturel lui-même s'est comme emparée des institutions. La haine et son conducteur le "suffrage universel", le mécanisme du "moindre mal" font tourner cette République absolue à plein régime.


La démocratie moderne tend-elle vers le nihilisme ? Sur son blog, l'abbé Guillaume de Tanoüarn explique que dans un débat sur BFM-TV, Luc Ferry "a comme on dit entre CRS lâché le morceau. Bercoff déplorait le fait que la filiation ne représente plus rien pour le Législateur, mais aussi pour beaucoup de gens, en manque des repères les plus élémentaires. Notre philosophe nous pouvait pas laisser passer cette occasion de nous redire son Credo à l'envers, sa curieuse foi philosophique dans le néant : "Je me réjouis de cette perte de repères. La démocratie, c'est la déconstruction des repères traditionnels." Déconstruction ? Disons : destruction culturelle organisée, ce sera plus simple. La démocratie n'admet plus aucune loi supérieure à la Volonté générale des citoyens, telle qu'elle s'exprime à un moment donné. Elle déconstruit donc méthodiquement et logiquement tout repère.

 

Jean-Jacques Rousseau l'avait bien expliqué trente ans auparavant : "Dans une République, il n'y a pas de loi fondamentale". L'expression "loi fondamentale" est bien connu des Français en 1763, lorsque paraît le Contrat social. En monarchie (dans la monarchie française) il y a des lois fondamentales qui font que malgré tout son pouvoir le Monarque n'est jamais un despote. Il n'en est pas de même pour le peuple : le peuple peut devenir un despote, il a le droit de devenir un despote, puisqu'il est le peuple... Aristote au Livre III de sa Politique avait déjà aperçu cette faille au système démocratique "quand tout le peuple, écrivait-il est comme un seul tyran". Lui pensait qu'il s'agissait d'une tare et qu'il fallait tout faire pour éviter cette situation. Rousseau ne s'est pas soucié de garde fous au Pouvoir absolu de la volonté générale. Il théorise ce Pouvoir comme absolu, ce en quoi sa politique, me semble-t-il, passéiste ou progressiste qu'importe, sera toujours haïssable.

 

Luc Ferry ne dit pas que la démocratie, c'est la liberté. Il écrit : la démocratie c'est la déconstruction. Il prend donc position froidement pour l'un des avatars de la République rousseauiste, cette démocratie qui est systématiquement contre tout ordre qui ne vient pas d'elle, cette démocratie qui n'accepte d'ordre qu'humain."

 


http://ecx.images-amazon.com/images/I/41PhIDySJ-L._SL500_AA300_.jpg Le Livre noir de la Révolution française nous montre le défaut majeur de la démocratie moderne. Dans la représentation par têtes, dans le parlementarisme dit "représentatif", en réalité oligarchique, issu de 1791, "c'est le principe de la dictature, de la tyrannie sans bornes, sans entrave, de la majorité parlementaire".

... "Aucune barrière ni droit naturel ni règle constitutionnelle" ne devait s'opposer, selon Mirabeau, à une majorité législative (en l'occurrence issue d'une minorité activiste dans le pays). Ce régime n'est en fait qu'une forme de la tyrannie. Sous l'angle de l'Etat de droit, elle marque une régression par rapport à la pratique, au XVIIIe siècle, de l'Ancien Régime.
C'est ce que Hayek appelle une "démocratie illimitée", ce que Benjamin Constant avait stigmatisé comme une "souveraineté illimitée" (Le Livre noir de la Révolution française, Les Editions du Cerf, Paris 2008, p. 14) et Carré de Malberg, un "absolutisme parlementaire" ou un "parlementarisme absolu" (Raymond Carré de Malberg, Contribution à la théorie générale de l'Etat, Editions du CNRS, Paris 1962, vol. 2, chap. 2 : le gouvernement représentatif.)
Sur Christroi, nous appelons ce régime, république absolue de droit occulte ou maçonnique, tout simplement.

Mais comment sortir de cet absolutisme "représentatif" ? Comment sortir de la république absolue ? Nous avons déjà abordé quelques pistes à étudier et à creuser :

La séparation de la franc-maçonnerie et de l'Etat est une première étape nécessaire si l'on veut neutraliser toute récupération occulte de la dite "représentation". Cette séparation permettra de retrouver une juste délibération sans qu'une oligarchie cachée y mette son nez... Le souci de transparence démocratique doit être systématiquement réclamé, exigé.

 

Une fois le préalable de cette transparence démocratique acquis, on réfléchira à la manière de revêtir les députés, comme sous l'Ancien Régime, de mandats impératifs. Il s'agit de supprimer les mandats indirects organisés par l'arrêté du 17 juin 1789 qui transforma les Etats généraux composés de mandataires des trois ordres, dotés de mandats impératifs, en une assemblée de députés autonomes dotés de mandats non-impératifs, soit-disant représentifs de la nation.

Il s'agit de réfléchir à la manière de revenir à une représentation plus sincère, plus réelle, une représentation concrète des Français qui courcircuite toute récupération politicienne et oligarchique.
La représentation pourrait se réaliser non plus par têtes (afin d'éviter la récupération oligarchique) mais par poids des corps dans la société (poids des cadres, employés, ouvriers, familles, fonctionnaires, artisans, professions libérales, étudiants, etc.). De la sorte la puissance de nuisance de la partitocratie, la concurrence politique dans le mensonge et la surrenchère, la concurrence victimaire des lobbies, etc., seront circonscrites, la justice, l'Etat de droit, le Bien commun, rétablis. 

Pour se garantir du despotisme de la démocratie morderne, il s'agira de (re)définir les normes supérieures que la loi ne pourra pas enfreindre à sa guise... Aujourd'hui il s'agit de la "constitution", des "droits de l'homme de 1789" et des "principes généraux du droit", mais dans les faits on s'aperçoit que la Volonté soit-disant "générale" est supérieure aux droits de l'homme et à la Constitution :  le Conseil constitutionnel s'est couché, les "droits naturels" de 1789 eux-mêmes sont bafoués contre la volonté réelle de la majorité des citoyens... La légitimité politique doit donc s'originer à nouveau dans la vérité et dans la loi naturelle. La "légitimité politique" révolutionnaire fondée dans la "volonté générale", aboutissant à la "déconstruction des repères traditionnels" (Luc Ferry), autrement dit à la déconstruction de tout repère, doit être reléguée au rang de ces expériences totalitaires définitivement caduques.

Au-dessus de la représentation, on pensera aussi à remplacer le "président de la république" par un vrai chef d'Etat, au-dessus des partis, des clivages et qui soit indépendant des lobbies. Ce personnage ne peut être que le Roi et le roi héréditaire.  La monarchie héréditaire éliminera de fait la division des citoyens tous les cinq ou quatre ans, et restaurera l'unité nationale.

 

En supprimant la partitocratie, nous éliminerons l'Oligarchie qui depuis deux siècles a confisqué le pouvoir et, ce faisant, nous aurons sans doute mieux travaillé pour la démocratie que quiconque !


 

- Démocratie : les deux types de représentation démocratique 

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