Quand on sait que le coup d'Etat qui a renversé le président élu Ianoukovitch, a fait suite à des tirs de snipers sur les deux camps et à des assassinats gratuits, que la représentante des Affaires étrangères de l'UE Catherine Ashton, bien qu'au courant, l'Union européenne n'a toujours diligenté aucune enquête... ["il n'y a pas d'enquête à Kiev. Il n'y a pas d'enquête au Conseil de l'Europe. Il n'y a pas d'enquête dans l'Union européenne. On se tait sur ça. Comme cela a aidé l'opposition à arriver au pouvoir. Cela n'a pas d'importance." (Alexeï Poukov, Président de la Commission étrangères de la Douma)], les indignations occidentales sont indignes. Si en effet le nouveau gouvernement à Kiev est légitimé par les Occidentaux alors que des meurtres ont été commis, on ne voit pas très bien pour quelles raisons le référendum en Crimée serait "inacceptable", "pas conforme au droit international" ?
D'un côté, un coup d'Etat criminel et meurtrier est légitimé par le soit-disant "droit international" brandi par les Occidentaux, de l'autre, un referendum, conforme au "droit des peuples à l'auto-détermination", "droit des peuples à disposer d'eux mêmes" proclamé pendant leur Ière Guerre mondiale, réaffirmé après la Seconde Guerre mondiale dans la Charte des Nations unies de 1945 qui inclut parmi "les buts des Nations Unies", celui de "développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l’égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d'eux-mêmes" (article 1, alinéa 2), serait "inacceptable", "pas conforme au droit international", une "annexion", une "confiscation du territoire", "illégitime", etc. De qui se moque-t-on ?
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