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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 11:00

Mise à jour le 28/07/2019 avec une video du rabbin Ron Chaya qui explique dans une video que le nom de Dieu ne doit jamais être prononcé (video à voir dans le corps de l'article) :

 

Que répondre à un Témoin de Jéhovah

La question de l’autorité dans l’interprétation des Écrituresarton159.jpg

 

 

Par essence, la modernité prétend construire des sociétés libres de toute autorité. En religion, cet esprit de révolte se manifeste au XVIe siècle avec le libre examen protestant : personne n’aurait autorité pour expliquer la Bible, Dieu parle sans intermédiaire au croyant à travers les seules Écritures. En réalité aucune société ne subsiste sans un principe de cohésion, et si celui-ci n’est pas une autorité clairement identifiée et acceptée, alors — de façon occulte car non légitime —, une petite minorité commande la foule en la persuadant qu’elle est libre quand elle n’est que robotisée. Le fonctionnement des Témoins de Jéhovah illustre bien cette dérive.

 

Table des matières

 

HISTOIRE : D'où viennent-ils ?

PRATIQUE : Comment discuter ?

DOCTRINE : Faut-il une autorité ?

TÉMOIGNAGES : Les témoins de Jéhovah

 

Nous remercions les Éditions du Sel de nous avoir permis la mise en ligne de cette petite étude.

 

 

HISTOIRE : D’où viennent-ils ? 

 

Une origine protestante

 

Premier fondateur : C.T. Russell (1852-1916), protestant adventiste.

 

Le protestantisme apparaît au 16e siècle quand Luther et Calvin, révoltés contre l’Église, la quittent, en emportant la Bible, qu’ils prétendent pouvoir interpréter librement. — Résultat : des centaines de sectes qui se contredisent.

 

L’adventisme est l’une d’elles. Son fondateur, Miller (1782-1849), interprétant librement la Bible, prédit la fin du monde pour 1843, puis 1845. La date passée, une de ses disciples, Ellen White, affirme avoir eu une vision montrant que le Christ a spirituellement commencé la fin du monde en 1845. — Le mouvement adventiste se divise ensuite en cinq sectes concurrentes.

 

Les prophéties de Russell

 

Au sein du courant adventiste, C.T. Russell (1852-1916) interprétant librement la Bible, annonce, lui, la fin du monde pour 1874 puis pour 1914. Il fonde en 1878 son propre mouvement : la Tour de garde (Watchtower society), à Brooklyn (USA).

En 1914, il rectifie ses calculs pour annoncer la fin du monde en 1918. Il n’aura pas besoin de les modifier une troisième fois, car il meurt en 1916.

 

 

 

 

Les prophéties de Rutherford

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/aa/J.F._Rutherford_a.1917.jpg/220px-J.F._Rutherford_a.1917.jpgJ.F. Rutherford (1869-1942), qui succède à Russel, explique que la fin du monde a spirituellement commencé en 1914. Il réinterprète la pensée de son prédécesseur, remplaçant ses écrits par les siens et excluant les réfractaires (qui lui reprochent d’avoir modifié l’enseignement du fondateur sur plus de 100 points doctrinaux). Il annonce le retour d’Abraham, Isaac et Jacob pour 1925. En 1931, malgré certaines oppositions, il impose à son groupement le nouveau nom de Témoins de Jéhovah.

 

Les prophéties de Knorr

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/8/87/NathanHomerKnorr-WTPres.pngN.H. Knorr (1905-1977), chef du « service publicité », lui succède. La transfusion sanguine (jusque là autorisée) est déclarée interdite par la Bible, et Harmageddon (fin du monde actuel) est annoncé pour 1975. L’échec de cette prophétie provoque une crise interne. Les pouvoirs du Président sont limités, au profit d’un « Collège central » d’une quinzaine de membres.

 

 

 

Les réinterprétations de Franz, Henschel et Adams

 

Ses successeurs F.W. Franz (1893-1992), F.M.G. Henschel (1920-2003) et D.A. Adams évitent de proférer de nouvelles prophéties. En 1980, ils autorisent la transplantation d’organes (condamnée en 1967 comme du cannibalisme). Ils gomment peu à peu la thèse selon laquelle la génération née en 1914 verrait le retour du Christ (défendue en 1920 dans la brochure : Des Millions actuellement vivant ne mourront jamais). Cependant, en 1981, le propre neveu du président, Raymond Franz, est exclu du Collège central pour avoir mis en doute la réalité de l’événement fondateur de 1914.

 

 

PRATIQUE : Comment discuter ? 

 

Les « Témoins de Jéhovah » (TJ) aiment beaucoup discuter. Bible à la main et pied dans la porte, ils invitent au débat. — Connaissez-vous les règles du jeu ?

 

La seule Bible ?

 

« Notre seule autorité, c’est la Bible » affirment les TJ (comme tous les protestants). Et là-dessus, pilotés par l’index thématique qui figure à la fin de leur Bible, ils commencent à vous bombarder de citations. Mais...

 

SENS STRICT OU SENS FIGURÉ ?

 

En parlant, on utilise les mots tantôt en leur sens strict (un manteau de laine) tantôt en un sens plus ou moins figuré (un manteau de neige, etc.)

Il en va de même dans la Bible. Avant de s’y référer, il est donc indispensable de s’entendre sur les règles d’interprétation. Comment savoir si tel passage doit être pris au sens propre, ou au sens figuré ? Et comment déterminer avec certitude ce sens figuré ?

 

L’UNANIMITÉ DES TJ

 

Les TJ, par exemple, sont unanimes à dire que la phrase de Jésus à la Cène : Ceci est mon Corps, doit être prise au sens figuré. Dans leur Bible, ils traduisent sans scrupule « Ceci est mon Corps » par « Ceci représente mon corps ».

Les mêmes TJ sont tout aussi unanimes à affirmer que le nombre des élus indiqué par saint Jean [Ap 7] doit, lui, être pris au sens strict : 144 000 élus ; mais attention, avec la même unanimité, ils assurent que la mention qui vient juste après, « De la tribu de Juda, 12 000 » [Ap 7, 5], doit être prise, elle, au sens figuré.

D’où vient cette certitude, et, surtout, cette unanimité ?

 

L’AUTORITÉ SUPRÊME DE NEW-YORK

 

Dans le monde entier, les TJ prêchent tous la même doctrine. D’où vient leur unité, alors que les protestants — qui prétendent également ne se référer qu’à la seule Bible — sont divisés en milliers de sectes concurrentes ?

L’unité de pensée des TJ vient évidemment de leur autorité centrale, la Watchtower Society, à Brooklyn (un des arrondissements de New York, aux USA).

 

Les TJ prétendent ne s’appuyer que sur la Bible, mais en fait une autorité extérieure dicte leur interprétation. C’est donc de cette autorité qu’il faut discuter, d’abord, et non de telle ou telle phrase de la Bible, sous peine de tourner en rond.

 

Les questions cruciales

 

Avant d’invoquer la Bible, les TJ doivent répondre à la question : Admettez-vous, oui ou non, dépendre d’une autorité doctrinale ?

 

Si NON, d’où vient votre unanimité ? Et à quoi servent le Collège central de Brooklyn, les surveillants locaux, la revue La Tour de garde, etc. ?

 

Si OUI, alors, d’où vient cette autorité ?

 

Pourquoi n’est-elle apparue qu’au 19e siècle ?

Quelles preuves peut-elle donner de sa mission divine ?

Quelle est sa légitimité pour interpréter la Bible ?

De quel droit envoie-t-elle prêcher partout cette interprétation ?

Qui l’a établie dépositaire de la vérité révélée ?

Quand a-t-elle reçu la charge d’organiser les croyants et de surveiller leur foi ?

Au nom de quoi exclut-elle en condamnant ceux qui ne pensent pas comme elle ?

 

Ces questions se posent de façon cruciale aux « Témoins de Jéhovah ».

 

DOCTRINE : Faut-il une autorité ? 

 

A-t-on besoin d’une autorité pour comprendre la Bible ?

 

Jusqu’au 16e siècle, l’ensemble des chrétiens répond : Oui !

Jésus n’a pas écrit de livre. Il n’a pas ordonné : Allez et écrivez un livre qui contiendra tout ce qu’il faut croire. Il a transmis son autorité à ses Apôtres en leur disant : Allez, enseignez toutes les nations. Certains Apôtres n’ont rien écrit. D’autres ont écrit selon les nécessités du moment, sans prétendre tout dire. Ils ont surtout enseigné oralement. Et ils ont transmis leur autorité à leurs successeurs : les évêques.

 

Jusqu’au 16e siècle, les chrétiens considèrent que l’enseignement du Christ n’est pas seulement dans la Bible. Pour bien comprendre l’Écriture, il faut être guidé par une autorité, celle que le Christ a lui-même instituée : l’autorité des évêques — successeurs des Apôtres—, et celle du pape, successeur de Pierre comme évêque de Rome). En effet Jésus dit : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église (Mt 16) ». L’apôtre Pierre meurt martyr le 13 octobre 64, dans le cirque de Néron (sur le Mont Vatican). Auparavant, il a sacré évêque son successeur saint Lin (témoignages de Jules l’Africain, Irénée de Lyon, Eusèbe de Césarée, etc.).

 

Au 16e siècle, une partie des chrétiens dit : Non !

Avec Luther et Calvin, un certain nombre de chrétiens se révoltent contre l’Église. Ils la quittent, mais en emportant la Bible. Ils prétendent désormais l’interpréter librement, sans l’autorité instituée pour cela par le Christ.

 

Mais le Non se change en Oui !

Très rapidement, ceux qui ont refusé l’autorité de l’Église se disputent. Ils se posent à leur tour en autorité et veulent imposer aux autres leur propre interprétation de l’Écriture ! Ainsi Luther, Calvin et les centaines de fondateurs de sectes protestantes.

 

Que votre oui soit oui, que votre non soit non ! (Mt 5,37)

 

Contre l’Église catholique, les TJ nient qu’une autorité soit nécessaire :

 

Jéhovah ne fait point acception de personnes. Il n’a confié à aucune organisation ni à aucun homme, qu’il s’agisse du pape, des prêtres ou des hommes de loi, le privilège d’interpréter sa parole. (J.F. Rutherford, Intolérance, 1934, p. 59.)

 

Mais en même temps, ils ont, à Brooklyn, une organisation centrale qui :

 

surveille l’enseignement dispensé dans le monde entier,

exclut ceux qui ne suivent pas son interprétation de la Bible, et

se prétend (sans l’ombre d’une preuve) le serviteur fidèle (Mt 24) chargé de donner la nourriture spirituelle à tous les chrétiens.

 

Saine autorité ou manipulation ?

 

Demandez compte à un catholique de son interprétation de la Bible : il fournira des explications plus ou moins pertinentes selon son degré de science, mais se référera toujours, en dernier ressort, à l’autorité de l’Église : autorité clairement affirmée, sainement exercée, consciemment acceptée et entièrement assumée. L’autorité du pape et des évêques catholiques remonte aux Apôtres.

 

Demandez à un jéhoviste pourquoi son interprétation de la Bible vaudrait plus que les milliers d’autres interprétations protestantes. Il soutiendra mordicus qu’elle s’impose logiquement par la seule force de la Bible et prétendra vous le prouver à grands renforts de citations, sans vouloir admettre qu’il reproduit le schéma interprétatif de la Watchtower Society. Il est pourtant évident qu’il n’est que le propagandiste d’une doctrine élaborée à Brooklyn ! Il est soumis à une autorité, mais imposée par manipulation au lieu de s’exercer franchement. Pourquoi donc, sinon parce que cette autorité n’est pas légitime ?

 

TÉMOIGNAGES : Les témoins de Jéhovah Retour à la table des matières

 

Günther Pape (1963) : les changements de doctrine

 

Son père est mort en camp de concentration pour sa foi jéhoviste. Mais en consultant de vieux numéros de La Tour de garde, il constate d’importants changements de doctrine. Il rejoint finalement la véritable Église du Christ : l’Église catholique.

 

Günther Pape, J’ai été témoin de Jéhovah (Salvator, 1977).

 

Ken Guindon (1976) : un grand vide spirituel

 

Jéhoviste pendant 20 ans (depuis 1957). Lors d’une controverse, il s’apprête à justifier ses négations habituelles (pas de Trinité, pas d’âme immortelle, pas d’enfer...), lorsque son interlocuteur lui sort : « M. Guindon, pourquoi ne pas parler de l’essentiel, Jésus-Christ et le salut ? » La parole le touche ; il réalise ensuite, progressivement, le vide de son « apostolat », essentiellement négatif et polémique.

 

Ken Guindon, La Vérité vous rendra libres, Le retour à l’Église d’un ancien témoin de Jéhovah, (1989) et Les Témoins de Jéhovah, l’envers du décor (1990).

 

Jean-François Blanchet (1979) : les fausses prophéties

 

41GNFRR22SL._.jpgJéhoviste à 17 ans (1966), il découvre en 1979 les fausses prophéties des TJ :

 

Ils disent aujourd’hui que 1914 est la date de la venue invisible du Royaume de Dieu. Alors qu’à l’époque, ils entendaient bien que ce serait la fin du monde, et que le Royaume de Dieu allait venir littéralement sur la terre. [...] Or il est dit dans Deutéronome 18, 22 que celui qui fait une fausse prophétie est un faux prophète, et qu’on ne doit ni le craindre, ni lui obéir. L’un d’eux me répondit alors : « Ce verset-là, tu le lis à ta façon ! » Je tendis alors ma Bible : « Eh bien toi, dis-moi comment tu le lis ». — Silence.

 

J.F. Blanchet et Nicolas Hesse, Si des témoins de Jéhovah viennent vous voir, Téqui, 1992 (un des meilleurs ouvrages sur la question).

 

Karl-Heinrich Geis (1998) : les inventions humaines

 

Membre « oint » des TJ, il est bouleversé par le témoignage de Raymond Franz (1922-2010), exclu du « Collège central » pour avoir clouté de la version officielle des TJ sur la date de 1914. — Il lit dans la revue des TJ :

 

[Question : ] Pourquoi les Témoins de Jéhovah ont-ils exclu (excommunié) pour apostasie des personnes qui pourtant affirment croire en Dieu, à la Bible et en Jésus Christ ?

 

[Réponse : ] Pour être accepté comme un compagnon agréé des Témoins de Jéhovah, il faut :

 

[1] adhérer à l’ensemble des vérités bibliques,

[2] y compris aux croyances basées sur les Écritures qui sont spécifiques des Témoins.

 

En voici quelques-unes : [...] En 1914, les temps des Gentils ou des nations ont pris fin, le Royaume de Dieu a été établi dans les cieux et la présence annoncée du Christ a commencé. (La Tour de garde 1/4/1986, p. 30)

 

Retournant judicieusement contre les Témoins de Jéhovah l’argumentation qu’ils emploient à tort contre l’Église catholique, Geis commente :

 

Donc [1] la Parole de Dieu, et en plus [2] les enseignements des hommes. Voilà ce que Jésus condamna sévèrement dans Marc 7, 9-13 en disant : Vous mettez habilement de côté le commandement de Dieu pour garder votre tradition [par exemple, Jésus a dit : « Veillez donc, car vous ne savez pas quand le maître de la maison vient », mais vous, vous dites : 1874, 1878, 1914, 1925, 1975] et de cette façon vous annulez la Parole de Dieu par votre tradition.

 

Voir en ligne : Éditions du Sel http://www.seldelaterre.fr/

 

 

Source: http://www.viveleroy.fr/?Que-repondre-a-un-Temoin-de

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Add. Christ-Roi 11 août 2013 19:00.  

 

"Témoins de Jehovah, les missionnaires de Satan", par Laurent Glauzy.  

 

Source video : http://www.gloria.tv/?media=484974

 

Présentation de l'éditeur sur Amazon.fr :

  • La secte des Témoins de Jéhovah, issue du groupe des Étudiants de la Bible fondé dans les années 1870 par le pasteur et homme d’affaires nord-américain Charles Taze Russell, se présente comme une formation apolitique et chrétienne. Implantée à Brooklyn, elle s’engage avec ferveur dans les premières revendications sionistes en 1880. Russell, qui entretient des liens étroits avec les Morgan, Rockefeller, Rothschild et Warburg, entreprend plusieurs voyages aux États-Unis et en Europe pour appeler la population juive à un retour vers la Terre promise. À ce titre, il est considéré comme un des chantres du sionisme.
  • Autres temps, autres mœurs : en 1933, en Allemagne, Adolf Hitler est nommé chancelier. Sans renier ses premiers engagements, le mouvement occulte et anticlérical des "Témoins de Jéhovah" – appellation adoptée en 1931 – défend sans ambages l’idéologie de l’Allemagne nationale-socialiste. Le président Rutherford se plaît alors à exalter les thèses antisémites. Dans le cadre de l’occupation de la Russie par le IIIe Reich, Heinrich Himmler favorise les Témoins de Jéhovah dans le but de subvertir l’Église orthodoxe. Fin 1942, le chef de la SS émet l’instruction de les traiter avec les meilleurs égards dans les camps de concentration. En 1945, dès la fin de la guerre, la coopération indéfectible de la secte aux idéaux nationaux-socialistes n’empêche pas les États-Unis d’impliquer cette Société dans sa politique internationale.
  • Ce best-seller international, rédigé par Robin de Ruiter, investigateur néerlandais ayant infiltré les Témoins de Jéhovah de 1983 à 1985, a été l’occasion d’une réelle prise de conscience pour des milliers d’adeptes qui quittèrent cette dangereuse organisation. La traduction en français de cet ouvrage révisé et actualisé, a été réalisée grâce à la précieuse collaboration du journaliste Laurent Glauzy.
  • Ces deux écrivains ont mené un véritable travail de documentation. Décrivant les prises de positions contradictoires de cette immense nébuleuse, ils dénoncent avec la même force les liens de la secte avec le Département d’État des États-Unis et la Franc-maçonnerie.
  • La présente étude révèle en passant les nombreux scandales de pédophilie [Barbara Anderson, une ex-adepte ayant travaillé au siège mondial, constate que de nombreuses affaires de pédophilie sont étouffées en interne, la politique du mouvement décourageant les Témoins de Jéhovah ayant connaissance des faits de porter plainte contre leurs coreligionnaires. William H. Bowen, un autre ex-adepte, constate le même genre de dérives, ce qui le pousse à créer le site internet SilentLambs (« agneaux silencieux ») dans le but d'aider les victimes et de dénoncer les coupables. En juin 2012, suite à un procès pour pédophilie, la Cour supérieure du comté d'Alameda, en Californie, condamne la société Watchtower à verser 21 millions de dollars de dommages punitifs, plus 40 % des 7 millions de dollars de dommages compensatoires à la plaignante, Candace Conti. Cette condamnation du mouvement résulte de sa politique de non-dénonciation des pédophiles aux autorités compétentes, NdCR.], les rituels ésotériques et les techniques du Contrôle mental. Elle montre aussi l’importance du pouvoir financier de la secte. Ses deux périodiques, La Tour de Garde et Réveillez-vous, truffés de messages subliminaux et sataniques, constituent une redoutable arme de prosélytisme.
  • Proches de la puissante Église de Scientologie et du Mouvement de l’Unification (Moon), les Témoins de Jéhovah, prônant l’établissement d’un Nouvel ordre mondial, ont été affiliés aux Nations unies, de 1992 à 2001, en tant qu’organisation non gouvernementale.
  •  

 

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"Méfiez-vous des faux prophètes. ... C'est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez." (Mt., 7, 15-16.)

 

La Sainte Bible nous enseigne que l'on reconnaîtra l'arbre à ses fruits. Le moins que l'on puisse dire est que les fruits des "prophètes" et fondateurs des "Témoins de Jéhovah" ne sont pas très bons.

 

En 1908, Charles Taze Russell (1852-1916) fait publier par la société Watchtower l'annonce de la découverte d'un nouveau « blé-miracle » au rendement extraordinaire, puisque multiplié par neuf par rapport au blé courant. Cela intéresse certains Étudiants de la Bible, qui achètent ce blé à prix d'or à Russell (soixante fois le prix normal). En peu de temps, la société Watchtower encaisse 1 800 dollars grâce à ce commerce, jusqu'à ce qu'un journal, le Brooklyn Daily Eagle, n'accuse Russell d'escroquerie (en 1911). Russell entame alors une procédure en diffamation contre le journal. L'affaire est jugée au tribunal en 1913, mais Russell perd le procès, et est alors condamné par la cour à payer 15 dollars de frais (Bernard Blandre, Les Témoins de Jéhovah : un siècle d'histoire, Éditions Desclée de Brouwer, 1987, p. 33-36.)  

 

En 1879, Russell épouse Maria Frances Ackley. De cette union ne nait aucun enfants. En 1894, Maria se plaint ouvertement des relations que son mari entretient avec Rose Ball, une jeune employée du siège central, et avec une servante du nom d'Emily. Ces affaires, entre autres choses, conduisent le couple à la séparation. Celle-ci est prononcée en 1906, et confirmée en appel en 1908 (Bernard Blandre, Les Témoins de Jéhovah : un siècle d'histoire, Éditions Desclée de Brouwer, 1987, p. 39-40.)

 

 

Charles Taze Russell annonce la fin des temps pour 1874 sur "une fausse interprétation des Ecritures", une "erreur". Cela est maintenant admis par les autorités des Témoins de Jéhovah, depuis 1954.  

 

Dans une cour de justice qui se tint en Écosse en 1954, “l’affaire Walsh” sur une réclamation portant sur le statut ministériel d’une partie des témoins de Jéhovah du comité de la présidence de la congrégation d’Écosse, l'oncle de Raymond Franz, Frederick William Franz (président du Collège central des Témoins de Jéhovah de 1977 à sa mort en 1992), à l’époque vice président de l’organisation, répondit aux questions en admettant que cette date de 1874 n’était plus acceptée par la direction de la société, qu'il s'agissait d'une fausse interprétation des Écritures, "à juste titre" une "erreur", déclara-t-il :

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/c9/FrederickWilliamFranz-atBrooklynBethel.png/220px-FrederickWilliamFranz-atBrooklynBethel.pngQuestion : N’a-t-il pas fixé 1874 comme une date cruciale ?

Réponse : 1874 était la date alors comprise comme étant la deuxième venue de Jésus. Cette venue étant spirituelle.

Q : dites vous bien que la date était alors comprise ?

R : C’est vrai.

Q : ceci était considéré comme un fait qui devait être accepté par tous ceux qui étaient Témoin de Jéhovah ?

R : Oui.

Q : Cette date est elle maintenant toujours acceptée ?

R : Non,

Q : Le Pasteur Russell en concluant ainsi sa vision passée, n’a-t-il pas fait une interprétation particulière du livre de Daniel ?

R : Partiellement.

Q : Particulièrement Dan 7:7, Dan 12:12 ?

R : Dan 7:7, et 12:12, disiez vous qu’il basa quelque chose sur ces passages ?

Q : Sa date de 1874 comme étant une date cruciale, était elle la date de la seconde venue du Christ ?

R : Non

Q : que dites vous qu’il fixa alors concernant cette date ? J’ai compris que c’est ce que vous disiez, vous ai-je mal compris ?

R : Il n’a pas basé la connaissance de cette date sur les Écritures.

Q : A-t-il basé ces vues sur les Écritures en les associant avec ses vues sur la monarchie Babylonienne en vigueur en 539 ?

R : oui, 539 était une date utilisée dans le calcul. Mais 1874 n’était pas basé là-

dessus.

Q : Mais c’est une date qui n’est plus acceptée par la direction de la société ?

R : C’est juste.

Q : Donc si ce que je dis est juste, je suis inquiet de connaître votre position, les Témoins furent ils obliger d’accepter cette erreur de calcul ?

R : oui.

Q : Si donc ce qui est publié comme une vérité aujourd’hui par la société, peut- être

considéré comme une erreur dans le futur ?

R : nous devons attendre et voir.

Q : Est-ce que en attendant l’ensemble des témoins de Jéhovah a suivi l’erreur ?

R : Ils ont suivi la fausse interprétation des Écritures.

Q : l'erreur ?

R : à juste titre l’erreur

 

(Source : Raymond Franz, " À la recherche de la liberté chrétienne", p. 18-20 du fichier Pdf)

 

« Le procès écossais en 1954, le “Cas Walsh“, fut instruit pour déterminer si Douglas Walsh, le surveillant président d'une congrégation des Témoins de Jéhovah, était un ministre ordonné selon la classification officielle des services de la réglementation britannique. (Le tribunal reconnut la religion des Témoins comme une religion “établie“ mais refusa à Walsh la qualité de ministre “ordonné“).

Dans le but d'obtenir une telle classification, les représentants officiels de la Watchtower firent l'opposé de ce qui avait été déclaré dans les numéros de la Tour de Garde dans les premiers temps. Il avait été dit que les Témoins de Jéhovah étaient très différents des religions établies de la Chrétienté qui possédaient leurs structures autoritaires et leurs credos officiels. À présent, les représentants officiels de la Watchtower, essayèrent de présenter les Témoins de Jéhovah comme faisant partie d'une religion essentiellement semblable aux autres, que dans les faits ils avaient un credo auquel chacun devait adhérer, et que, quelle que soit la qualification attribuée aux membres du clergé des religions établies, les surveillants président des Témoins de Jéhovah devaient recevoir la même...

 

... [Q]uand il fut demandé, eu égard aux déclaration dignes de foi de la Société Watchtower: “Leur acceptation est-elle une question de choix ou est-elle une obligation pour tous ceux qui souhaitent devenir ou demeurer membre de la Société?“, la réponse donnée par Fred Franz fut: “c'est obligatoire“. Quand la question concerna les enseignements erronés à propos de la date de 1874, si “ c'était un devoir imposé aux Témoins d'accepter cette erreur de calcul“, le vice président répondit “Oui“. Quand il lui fut affirmé: “Un Témoin n'a pas l'alternative, n'est-ce pas, d'accepter comme autorité et d'obéir aux instructions émises dans la Tour de Garde ou l'Informateur. [aujourd'hui le ministère du Royaume] ou Réveillez-vous!?“ sa répartie fut: “Il doit les accepter. Quand il lui fut demandé “si, privé des informations contenues dans les publications de l'organisation, un homme pouvait interpréter correctement les Écritures“, il répondit: “Non“.

Quand on demanda à Hayden Covington si l'unité était recherchée même si “elle était basée sur une acceptation forcée de fausses prophéties“, il répondit: “ Il faut admettre que c'est vrai“; Quand on lui demanda si le refus d'admettre une fausse interprétation officielle conduisait quelqu'un à l'excommunication, le plaçant ainsi dans une position “méritant la mort“, il répliqua: “Je répondrai oui, sans hésitation“.

Pareillement, quand il fut demandé à Grant Suiter si une personne pouvait avoir une juste compréhension des Écritures en dehors des publications des Témoins de Jéhovah, il répondit: “Non“. Au vu des enseignements erronés concernant 1874 et 1925, quand il lui fut demandé “si l'acceptation et l'acceptation absolue (de ces enseignements) étaient imposés aux Témoins de Jéhovah à cette époque?“ Il dit: “C'est juste“. » (Raymond Franz, " À la recherche de la liberté chrétienne", p. 77-78.)

 

Ainsi, le Témoin est incompétent pour comprendre les Écritures en dehors de “l'organisation“.

« La Watchtower est “la seule organisation sur la terre capable de comprendre les 'choses profondes de Dieu'!“ (La Tour de Garde du 1er Juillet 1973 page 402.) Cette dépendance et cette incapacité individuelle ont été clairement argumentées dans la Tour de garde du 1er octobre 1967, qui déclarait la Bible comme étant le livre de l'organisation (pages 587, 590) : ... "Ainsi la Bible est un livre d’une organisation et appartient à la congrégation chrétienne reconnue comme une organisation, mais n’appartient pas aux personnes prises individuellement, en dépit de leur sincérité à pouvoir interpréter la Bible. Pour cette raison la Bible ne peut pas être correctement comprise sans l'organisation visible de Jéhovah. ... Ceux qui reconnaissent l'organisation théocratique visible de Jéhovah, doivent donc reconnaître et accepter cette nomination de “l’esclave fidèle et avisé“ et lui être soumis."

 

La Tour de garde du 1er septembre, 1954 (page 529), avait fait essentiellement la même l'affirmation, en disant : “en raison de son rapport indissoluble avec l'organisation Théocratique chrétienne, la Bible appartient par l’esprit à l'organisation et elle ne peut pas être complètement comprise sans ce que nous ayons la compréhension de l'organisation théocratique.... Toutes les brebis dans le troupeau de Dieu doivent être organisée par l’esprit, comme la Bible.“

Comparez ces déclarations avec l'article précédent de 1946 démentant catégoriquement l'affirmation selon laquelle ils avaient la propriété' spirituelle de la Bible. Il ne pouvait pas y avoir un renversement de position plus marqué, l’adoption réelle et absolue d’une prétention hiérarchique qui auparavant était condamnée. Les prétentions du catholicisme d’être la “Mère Église “ étaient maintenant égalées par celles de la Watchtower qui revendiquait d’être “l’organisation Mère“ » (R. Franzibid., p. 84.)

 

« Avant 1946, la Watchtower avait rejeté catégoriquement l’idée d’une “Église Mère“ habilitée par Dieu pour enseigner ses “enfants“. L’idée qu'une organisation visible soit chargée, comme une sorte “d'autorité doctrinale“, d’interpréter la bible pour ses adhérents avait été également rejeté.  » (R. Franzibid., p.79.) Moins de huit ans plus tard, la position de l'organisation avait été retournée.

En réalité il y a une appropriation, même une revendication sans droit, de l'autorité qu’avait les apôtres non pas d’une manière équivalente mais à beaucoup d’égards supérieure à, ce que ces derniers possédaient. “La chaîne de commandements“ et le moyen de communication employé par Dieu du haut vers le bas sont ci après illustrés dans la Tour de Garde du 15 décembre 1971, page 749): (15:3:72 p. 173 en français) :

 

 

Organisation théocratique moderne des témoins chrétiens de Jéhovah

 

JÉHOVAH DIEU

Jésus-Christ

Chef de la congrégation chrétienne

Classe de l’“esclave fidèle et avisé” que Jésus a ‘établi sur tous ses biens’ — Mat. 24:45-47.

COLLÈGE CENTRAL

Aînés dans les congrégations

Serviteurs ministériels

 

 

En réalité la structure de l’autorité actuelle allant du haut vers le bas, est plus conforme à la présentation suivante:

 

COLLÈGE CENTRAL

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COMITÉS DE FILIALES

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SURVEILLANTS DE DISTRICTS

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SURVEILLANTS DE CIRCONSCRIPTIONS

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ANCIENS

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ASSISTANTS MINISTÉRIELS, PIONNIERS, ET PROCLAMATEURS

 

 

Comme finalement est apparu aux premiers siècle, un conseil supérieur religieux à caractère permanent, avec un contrôle, exercé sur la terre, la Tour de garde du 15 mai 1986 contenait un article posant la question, “les Conseils supérieurs Religieux sont-ils Approuvés par Dieu ?“ A la page 24 l’article définissait le “conseil ecclésiastique“ comme suit : ...une assemblée représentative de l’église, une autorité législative délibérant souvent de questions de foi, morales et de discipline propres à l’église.

Le rédacteur, qui écrit et soutient que Dieu n'apprécie pas de tels conciles, ne s'est apparemment pas rendu compte que la définition qu’il en donne décrit tout à fait le Collège central des Témoins de Jéhovah. Ses séances ont le même but, celui de délibérer souvent, en légiférant sur des “questions de foi, morales et discipline de l’église.“ C’est ce que nous avons fait pratiquement chaque semaine pendant les neuf ans pendant lesquels je fus membres de ce collège.   » (R. Franzibid., p.86-87.)

 

En 1876, C. T. Russel contacte Nelson Barbour, un prêcheur adventiste indépendant. Il lui offre son soutien financier pour publier un livre de 196 pages intitulé Three worlds, and the harvest of this world. (Traduction littérale : Les trois mondes, et la moisson de ce monde). De ce dernier, Russell reprend les théories annonçant la fin des temps : le Christ est de retour de façon invisible depuis 1874 (James Penton, Apocalypse Delayed : The Story of Jehovah's Witnesses, Université de Toronto, 1985, p. 18), et la destruction de toutes les institutions de ce monde suivie de l'établissement du Royaume de Dieu, est prévue pour 1914 (Massimo Introvigne, Les Témoins de Jéhovah, Éditions Fides, coll. « Bref », 1990, p. 40.) « Contrairement à ce que soutient la littérature apologétique du jéhovisme actuel, dans les années précédent le conflit, Russell n'avait pas annoncé simplement de « grands évènements » pour l'année 1914, mais avait affirmé que cette année-là précisément, le présent ordre de choses s'achèverait » (Massimo Introvigne, ibid.,  p. 40). « Les Témoins de Jéhovah se félicitent de la précision du calcul aboutissant au début de la Première Guerre mondiale. On peut en penser ce que l'on veut, mais la lecture des publications de Russell prouve que ses disciples attendaient tout autre chose. Non seulement on ne pensait pas qu'une ère de désordres commencerait en 1914, mais on considérait qu'à cette date tout le système politique et ecclésiastique aurait laissé place nette au royaume de Dieu qui inaugurerait mille ans de bonheur. Juste avant, Russell et ses amis changés en être spirituels auraient été enlevés au ciel. » (Bernard Blandre, Les Témoins de Jéhovah : un siècle d'histoire, Éditions Desclée de Brouwer, 1987, p. 43).  Bernard Blandre est professeur agrégé d'histoire, et président de l'association d'étude et d'information sur les mouvements religieux.

 

En 1894, des opposants s'attaquent à la réputation de Russell en l'accusant d'être impudique et d'accaparer les biens de ses fidèles (Bernard Blandre, Les Témoins de Jéhovah, Brepols, coll. « Fils d'Abraham », 1991, p. 18.) Ils l'accusent de leur interdire de se marier afin que la société Watchtower puisse bénéficier de leur patrimoine sans avoir à partager avec d'éventuels héritiers (Bernard Blandre, Les Témoins de Jéhovah : un siècle d'histoire, Éditions Desclée de Brouwer, 1987,p. 37-38.) Russell se sépare rapidement d'eux et l'affaire n'aura pas de suite (Bernard Blandre, ibid., p. 38-39)

 


Russell décéde le 31 octobre 1916 dans un train à Pampa au Texas, à l'âge de 64 ans. La cérémonie funèbre est célébrée au Temple de New York ainsi qu'au Carnegie Hall de Pittsburgh. Sa tombe, à Allegheny, est une concession des membres du Béthel. L'oraison funèbre est prononcée par Paul S.L. Johnson, futur fondateur du Mouvement missionnaire intérieur laïc, et publiée dans La Tour de garde du 1er décembre 1916. (Bernard Blandre, Les Témoins de Jéhovah, Brepols, coll. « Fils d'Abraham », 1991, p. 79-80.) Une biographie succincte de Russell ainsi que son testament sont également publiés dans La Tour de garde du 1er décembre 1916 (anglais) et mai 1917 (français), et dans le premier volume des Études des Écritures. Pendant les dix années suivantes, le pasteur a continué à être regardé par ses fidèles comme étant le « messager de Laodicée » et l'« esclave fidèle et avisé ».

 


http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/aa/J.F._Rutherford_a.1917.jpg/220px-J.F._Rutherford_a.1917.jpgJoseph Franklin Rutherford (1869-1942), second président des Témoins de Jéhovah, il succède à Russel, remplace et modifie ses écrits par les siens, explique que la fin du monde a spirituellement commencé en 1914, réinterprètant ainsi la pensée de son prédécesseur.

 

En 1906, il devint le conseiller juridique du mouvement. Il servit dans ce rôle lors des affaires opposant Charles Russell à sa femme Maria en 1908 en vue de leur séparation, et dans l'affaire du Blé miraculeux (1908.) En 1915, il publia une défense dithyrambique du pasteur Russell, appelée Une grande bataille dans les cieux ecclésiastiques, panégyrique de Russell dans le rôle de David contre Goliath, représentant tous ses opposants religieux, étendus à la totalité des autorités ecclésiastiques du monde entier !


À la mort de Russel en 1916, la Société Watchtower était une société d'édition dont la nomination des dirigeants revenait aux actionnaires. Avait droit à un vote, toute personne donnant 10$. Chaque donation supplémentaire de 10$ donnait droit à un vote supplémentaire. C'est le 6 janvier 1917, que Rutherford finalement seul candidat, est élu par les actionnaires comme président, Pierson comme vice-président et Van Amburgh comme secrétaire et trésorier. Un fait parmi bien d'autres montre que Rutherford savait qu'il allait être élu président : avant même cette élection, sa biographie a été envoyée aux journaux éloignés une semaine avant l'élection, pour qu'elle paraisse le jour de l'annonce de son élection.Avant cette élection Rutherford avait pris soin d'interdire au comité des 5 « sœurs » de voter. Ce comité était chargé par Russell de gérer les droits de vote qu'il possédait de son vivant et représentait, avant sa mort, près de 1/5 des droits de vote. Par la suite, c'est Rutherford qui utilisera ces droits de vote, contre la volonté de Russell qui n'avait pas prévu qu'ils soient utilisés par le président. Sachant qu'il allait être élu, Rutherford, prépara avant l'élection des arrêtés (ou 'By-Law') à faire voter par les actionnaires. Le jour de l'élection, un comité de trois 'frères' a été chargé d'examiner et de modifier ces arrêtés. Néanmoins, ayant pris le droit de le faire, Rutherford leur interdira l'accès de l'estrade jusqu'à ce qu'ils décident de ne pas en modifier une ligne. Ces arrêtés donnaient les pleins pouvoirs au président et à lui seul. [C]ette action n'avait aucune légalité, les actionnaires n'avaient pas le droit de faire passer des 'By-Laws', Rutherford utilisa cet artifice pour obliger les directeurs à les voter par la suite, eux seuls en ayant le droit. Ce vote eut lieu un jour où 5 des 7 directeurs étaient présents au Béthel. Ainsi l'idée de Russell d'un « Collège Central » dirigeant l'œuvre après sa mort, était enterrée chez les Témoins de Jéhovah pour 60 ans encore.

 

Joseph Franklin Rutherford est connu comme ayant eu des problèmes avec l'alcool, les femmes et l'autorité. Il chassa du siège de la Société des Témoins de Jéhovah Olin Moyle qui avait dénoncé ses agissements d'ivrogne brutal, mais ce dernier remporta son procès contre Rutherford en octobre 1940.

 

Bill Cetnar ou Hayden Convington anciens membres du Béthel de Brooklyn, affirment que Rutherford n'avait été juge temporaire que durant 4 jours et qu'il usurpait donc le titre de "Juge".

 

Le 1er avril 1937, Walter F. Salter de la filiale du Canada révéla que Rutherford se faisait livrer au Béthel des caisses de Whisky, Brandy et autres alcools pour des milliers de dollars de l'époque, ne respectant pas les lois de la prohibition.

 

Nathan Homer Knorr, l'un des Présidents de l'Organisation des Témoins de Jéhovah expliquera que Rutherford « pouvait faire ce qu'il veut avec l'argent de la Société sans contrôle des directeurs ». Pratiquement tout le monde à l'époque l'appelait « Papa ». Ainsi Rutherford au moins au Béthel de Brooklyn semblait exercer une sorte de pouvoir papal.

 

Dès son arrivée au pouvoir, Rutherford vécu séparé de sa femme et de son fils. Georges H. Fisher, l'un des auteurs du livre « Le Mystère Accompli » rapporta que lors du show « Artists and Models » au Al Jolson's Winter Garden Theater de New-York en 1926, lieu de danses pour femmes nues, Rutherford avait été vu au bras d'une jeune inconnue.

 

En 1920, Rutherford publie la brochure Des millions de personnes actuellement vivantes ne mourront jamais qui met en avant (comme cela avait été déjà fait en 1917) la résurrection des prophètes Abraham, Isaac et Jacob, ainsi que le début du millénium pour 1925 (James Penton, Apocalypse Delayed : The Story of Jehovah's Witnesses, Université de Toronto, 1985, p. 56-57.) Ce livre est traduit en onze langues et devient rapidement un best-seller, ce qui marque le début d'une importante campagne de prosélytisme. Or, l'année 1925 passe sans que les évènements annoncés se produisent. Dans ce livre, pages 75 à 83 on pouvait lire :

 

« La chose principale qui doit être restituée à la race humaine, c'est la vie ; et puisque d'autres passages montrent d'une façon positive qu'Abraham, Isaac et Jacob et les autres fidèles des temps anciens ressusciteront et qu'ils seront les premiers favorisés, nous pouvons nous attendre à ce que 1925 voit le retour de la condition de mort de ces hommes fidèles alors ressuscités et complètement rétablis à la position humaine parfaite, et comme représentants visibles et légaux du nouvel ordre de choses ici-bas. [...] ». Cité par R. Frantz, Crise de Conscience, p. 256-260

 

Durant sa « présidence » Rutherford interdit de nombreuses pratiques : la célébration de Noël (1928), les anniversaires, la fête des Mères, le salut au drapeau et les vaccinations (L'Âge d'Or, Watchtower Bible and Tract Society, 4 novembre 1935, p. 293) (mesure abolie par son successeur). De plus, toute participation à la vie politique est prohibée.

En 1931, le mouvement prend le nom de « Témoins de Jéhovah » pour se démarquer des autres « Étudiants de la Bible » (Raymond Franz, À la recherche de la liberté chrétienne, Commentary Press, 2002, p, 71-72). Il se démarque encore un peu plus du reste de la Chrétienté lorsqu'en 1936, la croix est considérée comme un symbole païen, Rutherford déclarant alors que Jésus est mort sur un poteau (Bernard Blandre, Les Témoins de Jéhovah : un siècle d'histoire, Éditions Desclée de Brouwer, 1987, p. 66.)  Depuis, les témoins de Jéhovah croient que Jésus fut cloué sur un poteau vertical sans barre horizontale .

  « En ce qui concerne Noël, écrit Raymond Franz, je me rappelle sa célébration par notre famille jusqu’en 1930 environ. Noël était également célébré au quartier général de Brooklyn (avec des cadeaux, des guirlandes et tous les traditionnels éléments utilisés pour cette fête) au moins jusqu’en 1926. De même la croix (maintenant considérée comme un symbole d’origine païenne) apparaissait sur la page de couverture de chaque Tour de Garde jusqu’au 15 octobre 1931... » (Raymond Franz, À la recherche de la liberté chrétienne, p. 118.) Ainsi, Raymond Franz donne l'exemple de la page de couverture de la Tour de Garde du 15 juillet 1930. « L’utilisation de la croix était supposée contribuer à ce que Christ considère la Watchtower comme ‘impure’ pendant la période 1914-1918. Cependant la croix a figuré sur la page de couverture jusqu’au 15 octobre 1931 approximativement, une douzaine d’années après la sélection de l’organisation Watchtower par Christ pour être son canal en 1919. ‘La couronne et la croix’ figurant ainsi sur le coin gauche supérieur de la publication, étaient aussi reproduites en métal et portées comme un pins d’ornement par les affiliés à la Watchtower. » (ibid., p. 118-119, voir l'image.) Vous trouverez également une photo en noir et blanc, p. 118, des « membres du siège de la WatchTower célébrant Noël dans la salle à manger du Béthel, J.F. Rutherforf au milieu de la table centrale ! »

 

Le doctrinaire des Témoins de Jéhovah sur la doctrine du poteau est le spirite John Denham Parsons, dont les thèses dans The Non-Christian Cross (1896), ont inspiré presque mot pour mot le passage sur la « croix » du dictionnaire The Companion Bible de Ethelbert William Bullinger (1909-1922), qui est la première source citée par le mouvement des Témoins de Jéhovah dans la revue L'Age d'Or parue en novembre 1935. John Denham Parsons a directement influencé les membres de Frères de Plymouth ou certains des auteurs cités par la Watch Tower qui étaient étroitement associés à eux (Vine, Bullinger, Welch, Hislop). Le spiritisme pratiqué par ce doctrinaire des Témoins de Jéhovah n'est-il pas interdit par Dieu ? (« Vous ne pratiquerez ni incantation ni astrologie.  […] N’interrogez pas les nécromanciens et ne consultez pas les voyants : ils vous rendraient impurs. Je suis le Seigneur votre Dieu. » Lévitique XIX: 26-31).

 

La Bible rapporte deux détails significatifs sur la crucifixion. 
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Sur les illustrations de la Watchtower représentant Jésus cloué à un poteau depuis 1931, on remarque que, de fait, un seul clou transperce les poignets ou les paumes de Jésus et que l'écriteau est placé au-dessus de ses mains.
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Source: http://watchteaser.blogspot.fr/2012/03/une-croix-des-clous.html


Le changement de doctrine concernant la Croix est particulièrement grave puisqu'il s'agit du moyen et de l'instrument du Salut et de la Rédemption, choisi par Notre Seigneur, que les TJ ont entrepris de supprimer, dans une ambition proprement satanique.

Dans leur traduction de la sainte Bible, dite « Traduction du Monde nouveau », ils ont subtilisé l'utilisation du terme « poteau de supplice » à la place de la « croix » à travers le Nouveau Testament : James Penton, Apocalypse Delayed, « Apocalypse retardée », University of Toronto Press, 1997, pages 174–176).

S'agissant de la traduction du Monde nouveau, Raymond Franz a précisé que des quatre hommes qui constituaient le comité de la « Traduction du Monde nouveau », seul un, le traducteur principal, son oncle Frederick Franz, avait suffisamment de connaissance des langues bibliques pour se lancer le projet (Frederick Franz a étudié le grec pendant deux ans et s'est auto-formé en hébreu : Raymond Franz, Crise de Conscience, Commentary Press, 2007, page 56). Durant le procès écossais de 1954, Frederick Franz, invité à traduire un passage de la Genèse d'anglais en hébreu, refusa, disant qu'il en serait incapable : Translator's proof, page 102-103. Heather et Gary Botting ont déclaré, page 98, qu'il ne pouvait comprendre « un simple passage en hébreu provenant de la Genèse ». 

Tout au long de sa présidence, Rutherford est critiqué pour son mode de vie. En pleine crise des années 1920, il possède deux Cadillac et de nombreux logements luxueux, dont une villa du nom de « Beth Sarim » (Time Magazine, 31 mars 1930), construite grâce aux offrandes des fidèles en Californie afin d'accueillir les patriarches de l'Ancien Testament : cette attente ne s'étant pas réalisée, Rutherford y vécut, avant que la Société Watchtower ne décide de la vendre après la mort de ce dernier.

 

Cette vie dispendieuse fit contraste avec le mode de vie de sacrifices encouragé chez les fidèles (R. Frantz, Crise de Conscience, p. 18 et Les Témoins de Jéhovah, prédicateurs du Royaume de Dieu, p. 351 : « Ceux qui sont acceptés pour accomplir un service spécial à plein temps au siège mondial des Témoins de Jéhovah doivent faire vœu de pauvreté. »). Walter Salter, le responsable de la filiale canadienne lui en fait le reproche (Lettre de Walter Salter à Joseph Rutherford) ainsi que l'avocat du mouvement Olin R. Moyle. Ces derniers, ainsi que d'autres Témoins de Jéhovah, lui reprochent en outre ce qu'ils considèrent comme une consommation excessive de boissons alcoolisées (James Penton, Apocalypse Delayed : The Story of Jehovah's Witnesses, Université de Toronto, 1985, p, 225.)

 


NathanHomerKnorr-WTPres.png Nathan Homer Knorr  (1905-1977), successeur de Rutherford en 1942, troisème président des Témoins de Jéhovah, annonce Harmageddon (la fin du monde), pour 1975

 

L'échec de cette prédiction amène une nouvelle crise, qui est amplifiée par une tentative du Collège central de régenter la vie sexuelle des couples mariés. Sur un total de plus de 2 millions de Témoins de Jéhovah, 551 000 quittent le mouvement entre 1975 et 1979, alors qu'ils n'étaient que 95 000 en 1973-1974 (Bernard Blandre, Les Témoins de Jéhovah : un siècle d'histoire, Éditions Desclée de Brouwer, 1987, p. 114. et Crise de Conscience, p. 298.) Les rapports annuels montrent une progression de 1,38 millions de fidèles en 1970, à plus de 2,13 millions en 1976, puis une régression jusqu'en 1978.

 

En 1986, le mouvement met en rapport la proclamation cette année-là par l'ONU de l' « année internationale de la paix » avec le texte de 1 Thessaloniciens 5 : 2, 3 prédisant « une destruction soudaine » à ceux qui diront « paix et sécurité » ( Bernard Blandre, Les Témoins de Jéhovah, Brepols, coll. Fils d'Abraham,  1991, p. 96-97).

 

En 1992, ils s'affilient pourtant secrètement en tant qu'ONG à l'O.N.U. (Stephen Bates, «Jehovah's Witnesses, link to UN queried », The Guardian, 8 octobre 2001). En 2001, lorsque l'affaire est rendue publique par le journal anglais The Guardian, les dirigeants Témoins de Jéhovah demandent immédiatement leur désaffectation, ce qui leur vaut d'être qualifié d'hypocrites par le journal (Stephen Bates, « 'Hypocrite' Jehovah's Witnesses abandon secret link with UN », The Guardian, 2001).

 

  • Fonctionnements, doctrines et pratiques.

Les Témoins de Jéovah sont une secte dissidente de l'adventisme primitif, proche du judaïsme par sa conception de Dieu (celui de l'Ancien Testament), et fondamentaliste par sa lecture littérale de la Bible.

  • La doctrine de ne pas accepter des transfusions sanguines a été introduite sous la présidence de Knorr. « Les transfusions sanguines sont dangereuses pour la santé, aussi dangereuses qu'un pistolet chargé » (La Tour de Garde, 1978) : ordre appliqué par des parents jéhovistes qui ont laissé mourir leurs enfants plutôt que de leur faire faire une transfusion salvatrice.
  •  

Interdits majeurs : chanter l'hymne national et l'hymne propre à l'école; participer aux délégations de classe : ni vote, ni fonction élective; célébrer les fêtes religieuses, nationales et laïques (jour de l'An, Saint-Valentin, 1er Mai, fête des Mères, Noël, etc.). Les participations aux activités hors programme clubs ou associations, spectacles théâtraux, soirées dansantes, etc. sont interdites pour raison de moralité.

  • L'École du ministère théocratique est un cours d'une heure où les proclamateurs s'exercent chaque semaine à prononcer un discours sur un thème illustré de « vérités bibliques ».
  •  Tout Témoin baptisé participe chaque semaine, en sus des Assemblées et de ses études personnelles, à trois réunions ; il doit consacrer dix heures par mois au minimum à la prédication à domicile. Le pionnier ordinaire est un proclamateur prêchant cent heures par mois (il conduit sept Études bibliques et fait 35 nouvelles visites durant cette période). Les activités sont comptabilisées dans les Rapports d'activités de la Congrégation (chaque Témoin doit remettre régulièrement son rapport de service). L'organisation centralisée et l'inter-surveillance sont rigoureuses et poussées. 

Vie entièrement conditionnée par la pratique religieuse : réunions dans les « salles du Royaume », où l'on étudie, se prépare au service du porte-à-porte, s'exerce pour la prédication. Lectures assidues et exclusives des publications de la Société, prosélytisme (porte-à-porte des « pionniers », 90 heures par mois), vie privée et vie professionnelle assujetties aux obligations religieuses.

  • La doctrine fondamentaliste confine à l'isolement social. Les Témoins et leurs enfants ne doivent pas rencontrer les profanes, « ennemis de la vérité », en dehors des heures de travail, d'école et de prédication à domicile; ne pas collaborer aux œuvres sociales et humanitaires (seul Jéhovah peut agir).
  • 220px-Watchtower_headquarters.jpgLa Surveillance : l'organisation très structurée, est centralisée au Collège central, un directoire d'hommes âgés qui définissent la doctrine à Brooklyn (New York), au « béthel ».
  •  
  • Le groupe de base est la Congrégation (jusqu'à 200 membres) qui se réunit dans la « Salle du Royaume » (le « Royaume de Dieu », destiné à préparer un nouvel état de l'humanité et qui sera bientôt visible sur la terre, a commencé à gouverner depuis 1914, date à laquelle le Christ a été intronisé au ciel : doctrine contradictoire avec les écrits de la Secte avant 1914). La circonscription est l'unité administrative couvrant une vingtaine de congrégations. Plusieurs circonscriptions forment un district et plusieurs districts une zone. Chaque pays constitue une filiale, avec un « Béthel » lui-même relié au Béthel du Collège central. A chaque instance on trouve des « surveillants » assurant le fonctionnement rigoureux de chaque unité administrative et le contrôle mutuel entre niveaux. 

 

La doctrine des Témoins de Jéhovah est

  •  . utopique (théologie de la prospérité) : vie idyllique pour les humains ayant accepté la souveraineté divine sur terre (gouvernement théocratique) ;
  • . apocalyptique fausse : anéantissement du monde actuel par une bataille imminente entre forces du Mal et armées de Dieu, déjà prédite quatre fois (1874, 1914, 1925 et 1975). 
  • Har-Maguédon c'est-à-dire la bataille du grand jour de Dieu le Tout-Puissant, est proche (Rév. 16-14, 19, 11 à 21); guerre sera suivie du Règne millénaire de Christ qui rétablira le Paradis sur toute la terre. 
    • La doctrine apocalyptique jéhoviste actuelle n’annonce plus officiellement la fin du monde des hommes à une date précise (encore qu'aujourd’hui, c’est 2034 qui semblerait tenir la corde…), mais la fin du système de choses caractérisé par la domination de l’homme par l’homme, la violence et l’injustice, même si réuni en assemblée annuelle à Québec en juin 2009, le mouvement a réaffirmé sa foi dans l’approche de l’Armageddon et une fin du monde imminente. La guerre, les catastrophes naturelles, la crise économique mondiale et la pandémie de grippe A(H1N1) sont autant de signes précurseurs de la fin du monde. «La guerre, les pestes, la situation économique, ce sont toutes des choses qui nous préoccupent. On sent qu’il y a une imminence, quoi qu’on n’a pas de date mais pour nous, c’est de plus en plus clair», a exprimé Hyans Toussaint, d’un air sérieux, lorsque le Journal de Québec l’a rencontré dans les coulisses du Colisée Pepsi, le 27 juin 2009, à l’occasion de l’Assemblée annuelle des Témoins de Jéhovah. «On vit les derniers jours. Nous pensons que c’est très proche. Les prophéties de la Bible, on les voit se réaliser», a renchéri le porte-parole des Témoins de Jéhovah, Doug Dunsire. «Pour nous, la fin du monde, c’est la fin d’un système de choses méchant et le début d’un autre système de choses bon et prospère. On essaie d’en discuter de façon analytique et non apocalyptique. On pense que ça ne sera pas une hécatombe nucléaire. On s’y prépare spirituellement. C’est ça l’idée de l’Assemblée. Il y a moyen d’y survivre.»  
  • . millénariste : règne millénaire du Christ sur le paradis terrestre restauré ;
  • . élitiste : seuls survivront à l'apocalypse les convertis au jéhovisme, et seuls connaîtront la résurrection céleste les 144 000 témoins rachetés de la Terre ;
  • . sectaire: prétention d'avoir la véritable interprétation des Écritures et de détenir l'unique Vérité ; monde partagé en deux fractions rivales : celle dirigée par Satan (monde profane) et celle dirigée par Dieu (Société des Témoins) ; d'où le rejet du monde extérieur, un isolement social, un enfermement et un communautarisme exacerbé.
  • . non-inclusive, non-oecuménique : rebaptême des chrétiens issus d'autres confessions chrétiennes (y compris protestantes et adventistes...), baptême non chrétien.
  • . exclusive et séparatiste : tout Etat, groupe, groupement, société étant l'œuvre du diable, le Témoin ne peut y adhérer ni par le vote, ni par la participation à une association même de bienfaisance, ni par le service militaire ou civil. Il en est exempté parce que relevant d'un autre gouvernement, celui de Jéhovah. D'où le refus de tout œcuménisme et un fort repliement sur le groupe.
  • Les Témoins condamnent toutes les autres religions et les institutions profanes comme d'origine diabolique. Concrètement, ils se retirent de tout ce qui n'est pas leur monde : fêtes religieuses (Noël), nationales, familiales (anniversaires) et laïques (les voeux de Nouvel An ne doivent pas être souhaités car considérés comme païens), sociales et humanitaires, votes, service militaire, etc. Chaque année, en France, plusieurs centaines de jeunes Témoins sont condamnés à une peine de prison ferme un an ou plus pour refus d'obéissance : ils n'ont pas accepté le statut d'objecteur de conscience permettant d'effectuer le service civil de remplacement.
  • Isolante : les membres suspects de déviations ou de péchés sont isolés à l'intérieur même de la dite communauté de "frères" et "soeurs" (ostracisme), l'organisation fait que les personnes suspectes de déviation ou d'"apostasie" se retrouvent du jour au lendemain ignorées et mises à l'écart par leurs proches, leurs propres parents et propres amis à l'intérieur même de l'organisation : c'est l'excommunication ou l'ostracisme. La personne est mise en quarantaine. D'où la peur de se retrouver dans cette situation, l'incapacité mentale et psychologique de sortir de ce mouvement; l'enfermement.
    • À lire, fait vécu: 6 Témoins de Jéhovah contre une femme âgée. Six Témoins de Jéhovah, tous anciens, se sont ligués contre une femme de 78 ans, veuve, psychologiquement faible et sous traitement, pour la couper de tous ses proches, la priver désormais de toutes relations avec les amitiés qu'elle avait liées depuis plus de 50 ans; ses amies TJ eurent l'obligation de ne plus lui adresser la parole... Motif : elle a osé lire le livre de Raymond Franz, un ancien membre du Collège central des TJ (dirigeant des Témoins de Jéhovah de 1971 jusqu'au 22 mai 1980, qui fut lui-même exclu en 1981) : "La liberté de conscience", poser une question sur un enseignement de la société Watchtower. 

      Quatre des oncles de Raymond Franz étaient Témoins de Jéhovah. Un d'eux a quitté l'organisation après l'échec de la fausse prophétie de 1925 selon laquelle Abraham, David et d'autres personnages bibliques devaient ressusciter de façon imminente. Mais un autre, Frederick William Franz, fut fortement influent s'agissant du développement, des pratiques, des doctrines du mouvement, et est resté un membre éminent de l'organisation jusqu'à sa mort en 1992. 

    • Le doute commença à s'installer chez cette dame avec cette "grande prophétie annonçant avec grand fracas l'arrivée de 1975 et de ces conséquences pour les humains". Cette petite femme fragile représentait un danger car elle posait des questions de fonds qui faisait réfléchir. Elle osa leur demander de prouver, à l'aide de la Bible, leurs affirmations. Ce qu'ils n'ont pu faire. À propos de l'organisation qualifiée de "divine"  "porte parole du Christ", et du collège central, elle leur demanda "expliquez moi la signification de divin"; à propos de la date erronée de la fin du monde en 1918, elle leur dit que Russel s'était prétendu être l'"esclave fidèle",  et que l'organisation servait à "remettre (la doctrine) sans cesse à jour", "puisque ce que nous avons appris il y a 10 ou 20 ans n'est plus d'actualité". Cela s'est passé en janvier 2008, la vieille dame fut excommuniée par un tribunal de six hommes, après 55 années passées dans l'organisation à donner du temps et de l'argent.
    •  
    • Dans son livre en lecture libre (fichier pdf) "Crise de conscience" (2003), Raymond Franz évoque l'excommunication en 1980 d'Eward Dunlap, ancien surintendant de l’unique école missionnaire des Témoins de Jéhovah, p. 6 :  
      • « C’est là, je pense, une des étranges caractéristiques de notre époque: certaines des mesures les plus strictes pour restreindre la libre expression de la conscience individuelle proviennent de groupes religieux autrefois réputés pour avoir défendu la liberté de conscience.

        L’exemple de trois hommes—tous des instructeurs de renom dans leur propre religion, et dont la situation atteint un point culminant la même année—illustre bien cela:

        Le premier a, pendant plus de dix ans, écrit des livres et donné régulièrement des conférences au cours desquelles il exposait des opinions qui ont frappé au cœur même de la hiérarchie de sa religion.

        Le second prononça un discours devant un auditoire de plus de mille personnes en exprimant son désaccord avec l’enseignement d’une date clé et sa signification dans l’accomplissement de prophéties bibliques.

        Le troisième n’a jamais fait de telles déclarations publiques. Il s’est contenté d’exprimer ses divergences d’opinions lors de conversations privées avec des amis intimes.

        Pourtant, la sévérité des sanctions prises à l’encontre de ces trois hommes par leurs organisations religieuses respectives a été inversement proportionnelle à la gravité de leurs actes. Qui plus est, celle qui fit preuve de la plus grande sévérité est bien la dernière à laquelle on aurait pensé.

        Le premier, c’est Hans Küng, prêtre Catholique Romain et professeur à l’université de Tübingen, en Allemagne. Il a fallu dix bonnes années pour que le Vatican commence à réagir à ses critiques ouvertes, notamment sur son refus de la doctrine de l’infaillibilité papale et des conciles des évêques ; finalement, en 1980, le Vatican lui a retiré le statut officiel de théologien catholique. Mais il est toujours prêtre et une personnalité en vue à l’institut de recherche œcuménique de l’université ; quant aux étudiants séminaristes qui suivent ses cours, ils ne risquent pas d’encourir la discipline de l’Eglise.

        Le second est un enseignant d’origine australienne, Adventiste du Septième Jour, Desmond Ford. Son discours devant un public profane d’environ mille personnes dans un collège californien, au cours duquel il engagea une controverse sur l’enseignement adventiste concernant l’année 1844, le conduisit à une audition devant son Eglise. Un congé de six mois pour préparer sa défense lui fut accordé, et en 1980, il put présenter sa défense pendant une cinquantaine d’heures devant cent représentants de l’Eglise. Sa hiérarchie décida de le relever de son poste d’enseignant et de lui retirer son statut de ministre. Mais il ne fut pas exclu (excommunié), bien qu’il ait publié ses opinions et qu’il continue à en parler dans des cercles Adventistes.

         

        Le troisième est Edward Dunlap, qui fut pendant des années surintendant de l’unique école missionnaire des Témoins de Jéhovah, l’Ecole biblique de Galaad de la Watch Tower, ainsi que l’un des principaux rédacteurs du dictionnaire biblique de l’organisation (Auxiliaire pour une meilleure intelligence de la Bible) et l’auteur de son unique commentaire biblique (Commentaire sur la lettre de Jacques). Il a exprimé ses divergences d’opinions sur certains enseignements uniquement pendant des conversations privées avec des amis de longue date. Au printemps de 1980, un comité de cinq hommes, dont aucun n’était membre du Collège Central de l’organisation, l’a rencontré pour une audition à huis clos de quelques heures, afin de l’interroger sur ses idées. Après plus de quarante ans de collaboration, Dunlap fut renvoyé de son travail, expulsé de son logement au siège mondial, et exclu de l’organisation.

         

        Ainsi donc, la religion qui fut, pour beaucoup et pendant longtemps le symbole même de l’autoritarisme le plus extrémiste (la religion catholique), fit preuve de la plus grande tolérance envers son enseignant dissident (Hans Küng); par contre, l’organisation qui s’enorgueillit de son combat pour la liberté de conscience fut la plus intransigeante ».(Fin de citation)

        Ce que le bienheureux Cardinal John Henry Newman (1801-1890), ex-anglican converti au catholicisme au XIXe siècle, résuma dans cette belle formule : « L'Eglise catholique est intolérante dans les principes et tolérante dans la pratique, les ennemis de l'Eglise c'est le contraire »...

 

Une lecture littérale de la Bible fournit aux autorités les arguments nécessaires pour présenter les thèses du mouvement, régulièrement reformulées et adaptées par le Collège central de Brooklyn. Toutefois, sous l'apparence d'une grande fermeté, la doctrine Jéhoviste a connu des variations notables et contradictoires :

  • . sur la fixation des dates successives pour « la fin du présent système de choses mauvaises » : 1914, 1918, 1925, 1930, 1975, 1986.
  • . sur des dogmes centraux comme la Croix ou Noël.
  • . Sur des pratiques tenues pour fondamentales actuellement et qui furent interprétées différemment en d'autres temps : l'interdiction de la transfusion sanguine ou des fêtes anniversaires (qui furent acceptées à certains moments), le refus du service militaire (qui n'a pas été toujours objet de veto) et du service civil alternatif ( participation autorisée depuis 1996 : "une question de conscience". Il fallut près de 50 ans à la Secte pour admettre cette solution. Pendant des dizaines d'années des jeunes firent de la prison afin d'obéir à un précepte d'homme, une tradition humaine définie au "Collège central"), l'interdiction de représenter Jésus cloué sur une croix (qui a figuré sur des illustrations antérieures)...

 


Conclusion.

 

Pendant que les autorités à Brooklyn mènent une vie grand train en s'achetant des immenses villas (Beth Sarim, achetée grâce aux offrandes des fidèles en Californie, en pleine crise de 1929), trompent ou abandonnent leurs femmes, escroquent les gens (Blé miraculeux, 1908), usurpent des fonctions, changent la doctrine et les interdits à leur guise (doctrine régulièrement mise à jour), les adeptes de la base donnent leur argent et leur temps sans compter en annonçant la Bonne Nouvelle le pied dans la porte.

 

Russel fut un adultère, un escroc et un faux prophète de fin du monde (1874, 1914, 1918). Son successeur, Rutherford, un ivrogne brutal qui abandonna sa famille, un usurpateur, et un faux prophète lui aussi (1925); Knorr, le troisième président, fut également un faux prophète de fin du monde (1975).  

 

Leurs conduites et leurs fausses prophéties leur aurait valu la peine de mort sous les Juifs de l'Ancien Testament (que les TJ aiment citer) qui leur auraient appliqué Deutéronome 18, 20-21 :

  • « "Si un prophète a l'audace de dire en mon nom une parole que je n'ai pas ordonné de dire, ... ce prophète mourra. Peut-être vas-tu dire en ton coeur: "Comment saurons-nous que cette parole, Yahvé ne l'a pas dite ?" Si ce prophète a parlé au nom de Yahvé, et que sa parole reste sans effet et ne s'accomplit pas, alors Yahvé n'a pas dit cette parole-là" »;

 

et Lévitique 20,10 :  

 

  • « "L'homme qui commet l'adultère avec la femme de son prochain devra mourir, lui et sa complice".»

  •  

On serait curieux de savoir comment les TJ interprètent ces deux passages bibliques au regard de la vie, des oeuvres et des prédictions avortées de leurs prophètes ?

 

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Add. Blog Christ-Roi, le 07/07/2018. Voici ci-dessous quelques autres questions à poser à un témoin de Jéhovah :

 

Pourquoi y a-t-il des gens qui quittent les Témoins de Jéhovah et qu'on retrouve à l'hôpital psychiatrique?

 

Est-il juste que le Collège central disent aux Témoins de Jéhovah de vivre des vies simples alors que certains de ses membres portent des montres Rolex, ou se font payer des villas avec l'argent des fidèles (Beth Sarim de Rutherford en 1930) ?

 

L'isolation et la mise à l'écart à l'intérieur de la communauté des TJ par d'autres TJ (parfois des amis et même des parents) quand vous leur posez des questions dérangeantes, ne sont-elles pas le signe clair qu'il s'agit d'une secte irrationnelle ?

 

Pourquoi dans toutes les traductions bibliques on lit Jean 1.1 : "... et le Verbe était Dieu" (ou "... et la Parole était Dieu") quand dans la "bible" des TJ on lit "... et la Parole est UN Dieu" ?

 

Pourquoi les TJ enseignent que Saint Michel Archange est Jésus, mais passent sous silence Daniel 10:13 qui dit que Saint Michel est "l'un des principaux anges" ? Dans le Nouveau Testament Jésus est le Fils de Dieu, le Verbe de Dieu venu dans la chair ("Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous". Jn 1:14fête de Noël, que les TJ interdisent de célébrer). Dans l'Ancien Testament, le Verbe est le Créateur (Gn 1) et dans le Nouveau Testament, Jésus est le Verbe venu dans la chair : le Verbe fait chair n'est-ce pas bien plus que "l'un des principaux anges" ?

 

Jésus serait-il un petit Dieu ?

 

Si on compare : 

 

Jérémie 17.10 "Moi, le Seigneur, qui pénètre les cœurs et qui scrute les reins, afin de rendre à chacun selon sa conduite, selon le fruit de ses actes."

 

et

 

Apocalypse 2:23 "Toutes les Églises reconnaîtront que moi, je suis celui qui scrute les reins et les cœurs, et je donnerai à chacun de vous selon ses œuvres." ? 

 

Quand la vérité est-elle vérité ? Avant ou après les changements qu'a fait la Watch Tower sur sa doctrine ?

 

Pourquoi les changements de doctrine sont appelés "nouvelle lumière" quand ils viennent du Collège central des TJ , mais sont appelés "fausses prophéties" quand ils viennent d'autres religions ?

 

Comment Charles Russell a-t-il pu être choisi par Jésus alors qu'il était dans la numérologie et avait des liens avec l'Occulte qu'il n'a jamais cessé de pratiquer ?

 

Lorsque les dirigeants des TJ ont choisi en 1931 d'abandonner leur doctrine sur la croix pour la remplacer par celle du poteau inspirée directement du spirite John Denham Parsons, pouvaient-ils être inspirés par Dieu ?

 

Pourquoi la société des Témoins de Jéhovah a-elle été membre des Nations-Unies pendant presque dix ans jusqu'à ce que The Guardian le découvre et annonce la nouvelle ?

 

Pourquoi les TJ appellent-ils Dieu "Jéhovah" alors que le judaïsme interdit de prononcer le nom de Dieu ? 

 

Les rédacteurs de la bible des Témoins de Jéhovah ont remplacé chaque occurrence du mot "Seigneur" dans la bible grecque (Septante) par le mot "Jéhovah". Mais dans le nouveau testament, le "Seigneur", c'est Jésus. Donc ils ont retiré le titre de "Seigneur" au Dieu de l'Ancien Testament parce que les premiers chrétiens appelaient le Christ "Seigneur". De sorte que les TJ sont les "témoins" de "Jéhovah", en effet, mais certainement pas de Jésus.

 

Or, "Jéhovah" : est-ce vraiment le nom de Dieu ? 

Pourtant, les Témoins de "Jéhovah" accordent une grande importance à l'utilisation du nom personnel de Dieu. Ils revendiquent bien souvent être les seuls à employer ce nom, qu'ils considèrent être "Jéhovah" (avec ces trois voyelles). Ils se servent de cet argument pour démontrer qu'ils sont (selon eux), la seule vraie religion sur terre. Voici par exemple ce que nous pouvons lire dans leurs publications :

 

LA PLUPART des Églises évitent d’utiliser le nom de Dieu. Par exemple, dans l’introduction d’une bible, il est dit que les croyants ne devraient jamais appeler Dieu par un nom propre. Nous, les Témoins de Jéhovah, nous pensons le contraire. Nous sommes fiers de porter le nom de Dieu et de lui rendre gloire (lire Psaume 86:12 ; Isaïe 43:10). - La Tour de Garde du 15/03/2013 page 24 (édition simplifiée)

Dans cette citation on constate que les Témoins de Jéhovah établissent une généralité à partir d'une seule phrase (tronquée) tirée d'une seule Bible.

 

La chrétienté, pour sa part, mérite d’être détruite, car elle a favorisé l’ignorance spirituelle de ses fidèles et a manifesté un mépris flagrant à l’égard du nom de Dieu [...] Quant aux chefs des autres religions, de la chrétienté ou non, ils ont eux aussi caché à des millions de croyants l’identité du vrai Dieu. - La Tour de Garde du 15/01/2011 page 4

Ces affirmations sont-elles justifiées ? Les Témoins de Jéhovah ont-ils raison de juger et de condamner ainsi les autres chrétiens ?

 

Quel est le nom de Dieu dans la Bible ?

Dans les manuscrits bibliques disponibles, le nom de Dieu apparaît sous la forme d'un "tétragramme", soit quatre caractères hébraïques que l'on peut retranscrire dans notre alphabet par "YHWH". Ce tétragramme apparaît 6519 fois dans les manuscrits de l'Ancien testament. Je ne vais pas développer davantage car les Témoins de Jéhovah connaissent déjà très bien ces choses. Pour en savoir plus vous pouvez consulter les liens suivants :

 

Voir la page Wikipedia sur YHWH

Etude sur le Tétragramme dans la Bible

 

Ce qu'il faut retenir ici c'est que le nom biblique de Dieu n'est pas "Jéhovah" mais "YHWH". La prononciation exacte de ce nom s'est malheureusement perdue avec le temps depuis que les Juifs, par superstition [ou par respect, Note de Christ-Roi], ont cessé de le prononcer. Donc prétendre que les Témoins de Jéhovah sont la vraie religion parce qu'ils appellent Dieu "Jéhovah" est une erreur. De fait, le nom "Jéhovah" n'existe dans aucun manuscrit et n'est qu'une construction tardive, datant du Moyen-Âge. Mais alors comment peut-on aujourd'hui prononcer ce tétragramme ?

[...]

Pourquoi certaines Bibles remplacent-elles le tétragramme par "SEIGNEUR" ?

Certaines Bibles ont choisi de remplacer le tétragramme par le titre "SEIGNEUR" dans l'ancien testament. Pourquoi ? Elles font ce choix pour harmoniser l'ancien testament avec le nouveau testament dans lequel le tétragramme n'apparaît pas (aucun manuscrit du nouveau testament ne contient le tétragramme). De plus la Septante [IIIe s. av. J.-C.], première traduction en grec de l'ancien testament [bible hébraïque], remplaçait également le tétragramme par "kurios" ("Seigneur"). Remplacer le tétragramme par "Seigneur" dans l'ancien testament dans un souci d'harmonisation, ou pour se conformer à la Septante du premier siècle utilisée par les chrétiens de l'époque est donc un choix de traduction. D'ailleurs les Témoins de Jéhovah ont choisi de faire la même chose dans l'autre sens, à savoir harmoniser le nouveau testament avec l'ancien en remplaçant "kurios" par "Jéhovah" à de nombreux endroits dans le texte grec. Toutefois, là où dans le premier cas on peut facilement prouver à l'aide des manuscrits originaux que "Seigneur" correspond bien au tétragramme, dans le cas de la Traduction du Monde Nouveau il est impossible de prouver que le nom "Jéhovah" a été inséré à raison dans le nouveau testament (voir l'article La Traduction du Monde Nouveau).

 

[...]

Le tétragramme, pour les hébreux, n'était pas qu'une succession de quatre lettres mais c'était un mot qui avait un sens bien particulier, sens qui n'est malheureusement pas préservé par les prononciations "Jéhovah" ou "Yahweh". C'est pour cela que, dans le souci de respecter le sens du nom divin, certains traducteurs bibliques ont choisi de rendre le tétragramme par "L’Éternel". On retrouve dans ce terme une idée du sens originel tel que révélé à Moïse à savoir "JE SUIS", "JE SERAI", "L'Etant", "l'Existant" (voir aussi Apocalypse 1:4, 8; 11:17; 16:4). Ce nom, contrairement à ce que disent certains Témoins de Jéhovah n'est donc pas un titre mais une tentative de traduction du tétragramme tandis que "Jéhovah" ou "Yahweh" sont des tentatives de prononciation (ou vocalisation) du tétragramme. Vaut-il mieux vocaliser le tétragramme ou le traduire ? Préserver la prononciation ou la signification ? 

 

[...]

Peut-on appeler Dieu par son nom ?

Nous pouvons bien sûr appeler Dieu par son nom ! La Bible nous relate les exemples de nombreux serviteurs fidèles du passé qui l'ont fait et qui ont été bénis. Toutefois, en tant que chrétiens, nous n'avons plus la même relation avec Dieu que celle que pouvaient avoir les Juifs de l'ancien testament. En effet Jésus, en venant sur terre et en mourant pour nos péchés, a ouvert la voie à un nouveau type de relation avec Dieu : la relation paternelle. Le nouveau testament nous apprend en effet que grâce à Jésus, à son sacrifice et à notre foi en lui nous pouvons être sanctifiés et nous approcher de Dieu en devenant ses fils (Jean 1:9-13; Galates 3:26). A l'exception de David (Psaume 89) et Salomon (2 Samuel 7:14) cette relation individuelle "Père/fils" n'existait pas dans l'ancien testament.

 

Quel exemple nous a laissé Jésus quant à l'utilisation du nom de Dieu ? Si Jésus connaissait certainement le nom de son Père, ce n'est pas ainsi qu'il s'adressait à Lui. Il nous a plutôt encouragé à donner de l'importance à notre relation avec notre Père céleste :

 

“ Vous devez donc prier ainsi : “ ‘ Notre Père dans les cieux, [...]. - Matthieu 6:9

Il a lui-même prié Dieu ainsi :

 

Jésus dit ces choses, et, levant les yeux vers le ciel, il dit : “ Père, l’heure est venue ; glorifie ton fils, pour que ton fils te glorifie - Jean 17:1

Dans cette prière poignante relatée en Jean 17, Jésus s'adressera à Dieu en l'appelant "Père" à six reprises. De la même manière, lorsqu'il parle de Dieu à ses disciples il n'emploie jamais "Jéhovah" ou une quelconque forme du tétragramme mais il l'appelle "votre Père" à plus de vingt reprises, par exemple en Matthieu 5:16 :

 

De même, que votre lumière brille devant les hommes, pour qu’ils voient vos belles œuvres et rendent gloire à votre Père qui est dans les cieux. - Matthieu 5:16

Les premiers chrétiens, d'après la Bible, ne désignaient pas non plus Dieu par un nom particulier mais par "le Père" ou "notre Père" :

 

À vous faveur imméritée et paix de la part de Dieu notre Père. - Colossiens 1:2

En conclusion, tout comme il ne viendrait pas à l'idée à un enfant d'appeler son père par son prénom même si il le connaît, les chrétiens préféreront généralement s'adresser à Dieu en l'appelant Père, ainsi que nous l'ont montré Jésus et les premiers chrétiens.

 

Les Témoins de Jéhovah sont-ils les seuls à utiliser le nom de Dieu ?

Non, les Témoins de Jéhovah ne sont pas les seuls à utiliser le nom de Dieu. Ils ne sont même pas les seuls à l'appeler "Jéhovah" puisque certains groupes évangéliques utilisent aussi cette prononciation. Comme nous l'avons vu, plusieurs Bibles utilisent le nom "Yahvé" ou "l’Éternel". Si l'Eglise catholique n'utilise officiellement plus le nom de Dieu, mais "Seigneur" depuis 2001, de nombreuses Eglises protestantes, évangéliques ou non, l'utilisent toujours dans leur culte ou dans leurs chants. (Source: Jw-verite.org )

 

Il ne faut plus dire « Yavhé » : le synode adopte cette disposition

 

Une lettre de la congrégation romaine pour la liturgie du 29 juin 2008 indique qu'il ne faut plus dire Yavhé "Par respect pour le Nom de Dieu, pour la Tradition de l’Eglise, pour le Peuple Juif, et pour des raisons philologiques, il ne faut plus prononcer le nom de Dieu en disant «Yavhé »". Le synode des évêques sur la Parole de Dieu dans la vie et la mission de l’Eglise a mis en pratique cette nouvelle disposition de la Congrégation romaine pour le culte divin qui demande – « par directive du Saint-Père » – qu’on n’emploie plus la transcription des quatre consonnes hébraïques – « le Tétragramme sacré » – vocalisées en « Yavhé » ou « Yahweh », dans les traductions, « les célébrations liturgiques, dans les chants, et dans les prières » de l’Eglise catholique. 

A une question de Zenit sur ce point, Mgr Gianfranco Ravasi président du Conseil pontifical de la culture, bibliste, et président de la commission du Message du synode des évêques, a révélé que quelque membre du synode avait employé ce mot et qu’on a alors rappelé cette disposition nouvelle. Mgr Ravasi a souligné l’importance de respecter l’usage de la communauté juive sur ce point et il a avancé les raisons philologiques.

 

En effet, les quatre lettres hébraïques désignant le nom de Dieu, révélé à Moïse (Cf. Exode 3), sont quatre consonnes, le « Tétragramme » (Yod-Heh-Waw-Heh, souvent transcrites dans notre alphabet: YHWH). Ces quatre consonnes sont imprononçables parce qu’on ignore comment ce nom était vocalisé. Ou plutôt, dans la tradition de l’Ancien Testament, le nom de Dieu est imprononçable.

 

Seul le grand prêtre pouvait le prononcer, une fois l’an, lorsqu’il pénétrait dans la Saint des Saints du Temple de Jérusalem. La vocalisation a ainsi été gardée secrète et perdue. Certains suggèrent même qu’il n’y a jamais eu de vocalisation, personne ne pouvant prétendre mettre la main sur Dieu en prononçant son Nom.

 

Le livre de l’Ecclésiastique par exemple dit du grand prêtre Simon : « Alors il descendait et élevait les mains, vers toute l’assemblée des enfants d’Israël, pour donner à haute voix la bénédiction du Seigneur et avoir l’honneur de prononcer son nom » (Ecclésiastique, ch. 50, v. 20).

 

Mgr Ravasi a rappelé que la traduction de la bible de l’hébreu en grec par les « Septante » sages juifs (72 traducteurs, vers 270 av. J.-C.), a remplacé le Tétragramme par le mot grec « Kurios », signifiant « le Seigneur ». La traduction de la « Vetus latina » et la « Vulgate » de saint Jérôme a traduit « Dominus » « le Seigneur », comme le rappelle le document de la Congrégation romaine qui demande donc de revenir à cet usage de dire « le Seigneur », à chaque fois que le texte emploie le Tétragramme.

 

Dans sa Lettre aux conférences des évêques du monde entier sur le Nom de Dieu, la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements demande ainsi la suppression de cette transcription du tétragramme dans les livres destinés à la lecture liturgique.

 

Ce document, en date du 29 de juin 2008, a été publié dans la revue « Notitiae » de la Congrégation. Il est signé par le préfet de cette congrégation, le cardinal Francis Arinze, et par Mgr Albert Malcom Ranjith, secrétaire de ce même dicastère.

 

La congrégation rappelle son document « Liturgiam Authenticam », de 2001, sur les traductions liturgiques, où il est demandé que « le nom du Dieu tout-puissant », exprimé par « le tétragramme hébreu » et rendu en latin par le mot « Dominus », soit rendu « dans les langues vernaculaires » par un mot de sens « équivalent ».

 

Or, la pratique s’est répandue de « prononcer le nom propre au Dieu d’Israël », de le vocaliser dans la lecture des textes bibliques des lectionnaires liturgiques, mais aussi dans les hymnes et les prières : « Yahweh », « Jahweh » ou « Yehovah ».

 

En France, les textes liturgiques n’utilisent pas la vocalisation « Yavhé », mais elle apparaît dans les traductions de la Bible – qui ne sont pas normatives pour la liturgie – ou des chants.

 

Après une argumentation scripturaire, le document affirme : « L’omission de la prononciation du tétragramme du nom de Dieu de la part de l’Eglise a donc sa raison d’être. En plus d’un motif d’ordre purement philologique, il y a aussi celui de demeurer fidèle à la tradition ecclésiale, puisque le tétragramme sacré n’a jamais été prononcé dans le contexte chrétien, ni traduit dans aucune des langues dans lesquelles on a traduit la Bible ».

 

Les différents courants du judaïsme moderne maintiennent cette tradition que le Tétragramme ne peut être prononcé que par le Grand Prêtre dans le Temple, et même que celui-ci ne le prononçait généralement qu’à Yom Kippour (le jour du Grand Pardon, des « Expiations »).

 

Le Temple de Jérusalem ayant été détruit, ce Nom n’est jamais prononcé par les Juifs lors de rituels religieux, ni lors de conversations privées. Dans la prière, le Tétragramme est remplacé par « Adonaï » (« le Seigneur »), et dans la conversation courante par HaShem (« le Nom »).  (Source: Anita S. Bourdin, ZENIT)

 

L'ouvrage "Les mots du christianisme, Catholicisme, orthodoxie, protestantisme", du Père Dominique Le Tourneau, publié chez Fayard en 2005, indique au mot "JEHOVAH" (p. 341):

 

"Transcription médiévale du nom de Dieu, Yahvé, à partir d'une lecture errronée du texte hébreu, vocalisé par les massorètes - des savants juifs des VIIIe et IXe siècles - qui ont fixé le texte hébreu de la Bible.

[...] Cette transcription est abandonnée. Elle ne subsiste que dans le nom de l'organisation religieuse dite des 'Témoins de Jéhovah'", et chez les francs-maçons.

 

Ne jamais prononcer le nom de Dieu. Les Juifs ne prononcent pas le nom de Dieu en vain (pour ne pas manquer de respect). Quand les Juifs lisent le nom du tétragramme de Dieu, ils pensent Adonaï.

La vérité sur les Témoins de Jéhovah | Watchtower | JW.ORG

Sarkis Pachaian

jw-verite.org

Dieu a-t-il un nom ? S'appelle-t-il Jéhovah ?

 

Doctrines Des Témoins De Jéhovah (JW.ORG) Mis à jour : 17 janvier 2017

 

Extraits: 

Pourquoi la Bible désigne-t-elle Dieu avec son nom personnel ?

Le contexte polythéiste de l'antiquité exigeait que le Dieu de la Bible soit désigné et invoqué par un nom propre. Chaque culture, chaque peuple adorait des multiples de divinités ou déesses. Toutes ces divinités étaient connues, adorées et invoquées par leur nom. La Bible mentionne certains noms de ces faux dieux tels que Dagon, Baal, Nisrok, Kemosh, etc (1S 5:2 ; 2R 19:37; Jg 11:24). Il était donc tout à fait normal que le Dieu de la Bible soit connu par un nom personnel qui le distingue de tous ces faux dieux. De même, dans ce contexte polythéiste les adorateurs devaient bien préciser le nom de leur dieu, celui qu'ils adoraient et servaient. C'est aussi dans ce contexte polythéiste que Dieu a révélé son nom personnel à Moise lorsque celui-ci le lui a demandé (voir Exode 3:14-16).

 

Que signifie YHWH et comment le prononcer ?

Nous savons à peu près la signification du Tétragramme mais nous ne savons pas sa prononciation exacte. En effet, c'est Dieu qui révèle la signification de son nom dans l'Exode (3:14) lorsqu'il se présente comme «Je suis celui qui suis» ou «Je serai qui je serai». La Septante, la plus ancienne traduction de la Bible hébraïque en grec, traduit par «Moi, je suis l’étant ». Ce nom se rapproche du verbe «être» en hébreu «hyh». Ce nom souligne l'auto-existence éternelle de Dieu et exalte Dieu comme l'origine ou la cause première de tout ce qui existe. Il est également celui qui accomplit ses projets ou tient ses promesses.

 

Concernant la prononciation de YHWH, il est presque impossible de la connaitre étant donné qu'elle est perdue au fil du temps. D’après les transcriptions de Clément d’Alexandrie et d’Origène (2e et 3e siècles apr. J.-C.) il est prononcé Yahwo ou Yahou et parfois, (4e et 5e siècles apr. J.-C.) Yahvé, Iabè, Iauè (Dictionnaire biblique et théologique de Segond 21). Les spécialistes se penchent surtout sur la prononciation «Yahweh» ou « Yahouah» sans être dogmatiques. Alors que penser de la prononciation «Jéhovah» qu'on trouve dans certaines anciennes traductions de la Bible et que les Témoins de Jéhovah utilisent et diffusent partout. Est-elle la bonne prononciation? Les Témoins de Jéhovah, en confondant souvent YHWH et Jéhovah dans leurs publications, créent sournoisement l'impression que c'est sous la forme «Jéhovah» que le nom divin se trouve dans les écrits hébraïques. Ils insistent maintes fois sur «Dieu s'appelle JEHOVAH». Par exemple, dans le livre «Ecoutez le grand enseignant», écrit pour les enfants, l'Organisation essaie d'ancrer dans les esprits des petits enfants ce qui suit concernant le nom divin :

 

«Sais-tu quel est ce nom?- Dieu lui-même nous l'a révélé. Il a dit: «Je suis Jéhovah. C'est là mon nom.» Dieu s'appelle donc JEHOVAH.- Isaïe 42:8 ... Comme Jésus savait que «Jéhovah» est un nom très important, il a dit à ses disciples de l'utiliser. Même dans leurs prières... Tu vois, ça signifie que Dieu gardera le nom «Jéhovah». Jamais il n'en changera. Il veut qu'on le connaisse pour toujours sous ce nom: Jéhovah... Aimerais-tu ressembler à Jésus? Alors, dis aux autres que le nom de Dieu est Jéhovah... Comment peut-on montrer à Jéhovah qu'on l'aime? - Tout d'abord, en cherchant à le connaître comme on connaît un ami. Et ensuite, en disant aux autres comment il s'appelle» (p. p. 26,-28,30-31).

Mais cette présentation est fausse et trompeuse. D'abord, comme nous l’avons souligné le nom divin ne se trouve jamais sous la forme «Jéhovah» mais comme «YHVH». De plus, Jésus-Christ n'a jamais utilisé le nom «Jéhovah» et il n'a jamais demandé à ses disciples de l'utiliser dans la vie courante et dans leurs prières. Même les prophètes et le peuple d’Israël n'ont jamais prononcé ce nom comme «Jéhovah». Dire que Dieu veut qu'on le connaisse sous le nom «Jéhovah» et qu'on montre notre amour envers lui en disant aux autres comment il s'appelle sont des déformations évidentes. Alors une question se pose; si la forme «Jéhovah» ne se trouve pas dans la Bible, d'où vient cette prononciation ?

 

L'origine de la prononciation de «Jéhovah»

Les Juifs, environ quatre cents ans avant Jésus-Christ, en s'appuyant sur le troisième commandement «tu n'utiliseras pas le nom de Dieu en vain», avaient commencé à ne plus prononcer le nom divin (voir Ex 20:7 Tu n’invoqueras pas en vain le nom du Seigneur ton Dieu, car le Seigneur ne laissera pas impuni celui qui invoque en vain son nom.). L'utilisation de ce nom était strictement interdite dans le temple, dans les synagogues ou ailleurs (seul le grand prêtre pouvait l'utiliser dans des célébrations spéciales). Chaque fois qu'ils lisaient les écrits sacrés et qu'ils rencontraient le Tétragramme YHWH, ils disaient à haute voix «Adonaï» ou «Elohim». Progressivement l'utilisation du nom divin est mise de côté et ainsi la prononciation exacte de YHWH disparait. Par la suite, les voyelles de ces deux noms substitutifs ont été superposées au Tétragramme, comme un rappel qu'il faut dire chaque fois «Adonaï» ou «Elohim». Mais, vers l'année 1100 de notre ère., ne comprenant pas la signification de cette façon d'écrire, les voyelles d’Elohim (e o i) et celles d'Adonaï (e o a) ont été intercalées entre les lettres qui constituent le nom divin YHWH. Ainsi avec les voyelles d'Elohim, on a obtenu la prononciation de YéHoWiH, et avec celles d'Adonaï YéHoWaH. L'emploi «Yéhowih» n'a pas eu trop de succès, mais «Yéhovah» est devenu rapidement d’un usage courant. Donc, presque tous les spécialistes sont d'accord pour dire que la prononciation «Jéhovah» est le produit d'une erreur linguistique, né par le mélange des voyelles d'Adonaï avec les consonnes YHWH.

 

Depuis, ce nom est utilisé dans les églises, dans les cultes, dans les cantiques, dans les traductions de la Bible, et même gravé sur les murs ou portes des bâtiments religieux. Les chrétiens l’utilisaient souvent et ne le cachaient pas comme prétendent les Témoins de Jéhovah; mais, au début du XIXème siècle, lorsque des spécialistes tels que Driver, Thierry et Alfrink, ont mis en évidence l’erreur de prononciation «Jéhovah», les chrétiens ont commencé à le remplacer par Yahweh ou Seigneur dans leurs traductions de la Bible. Ceux qui préfèrent «le Seigneur» se basaient sur le fait que, déjà, le Nouveau Testament et la traduction de la Septante en grec (250 ans av. J.-C.) utilisaient «le Seigneur» à la place de Yhwh.

 

[...]

 

Le Nouveau Testament et la traduction grecque de la Septante contenaient-ils le nom divin ?

Une chose est certaine: des milliers de manuscrits du Nouveau Testament parvenus jusqu'à nous dont une centaine remontent au IIème ou au IIIème siècle, aucun ne contient le nom divin, même une seule fois. La Septante, ainsi que la traduction classique de l'Ancien Testament utilisée par Jésus et les premiers disciples, rendent aussi le nom divin par «Seigneur». L’Organisation est tellement attachée à l'utilisation de ce nom, et gênée du fait que le nom divin ne se trouve pas dans le Nouveau Testament, qu’elle va jusqu'à prétendre que les premiers copistes ont altéré le texte grec, enlevant le nom divin pour le remplacer par «le Seigneur»:

 

«Alors pourquoi le nom divin est-il absent des manuscrits aujourd'hui disponibles des Ecritures grecques chrétiennes ou de ce qu'on appelle le «Nouveau Testament»? De toute évidence parce que, à l'époque où ces copies ont été faites (à partir du troisième siècle), le texte original des écrits des apôtres et des disciples avait été altéré» (Auxiliaire pour une meilleure intelligence de la Bible, p. 772).

C'est une affirmation très grave, qui remet en question toute l'autorité, la fiabilité du Nouveau Testament. Quelle attitude irrespectueuse de la part d'une organisation qui prône un attachement exclusif à la Bible, tout en avançant de telles affirmations! L’Organisation ose s’attaquer à la fiabilité de la Parole de Dieu dans le seul but d'étayer et de justifier ses propres idées préconçues. De plus, s'il y a eu une altération sur ce point important, comment pouvons-nous être certains qu'il n'y a pas eu d'autres altérations sur d'autres points capitaux de la foi chrétienne ?

 

Sur quelle preuve l'Organisation se base-t-elle pour affirmer cela? L'Organisation s'appuie essentiellement sur les travaux de professeur George Howard, qui a étudié certains manuscrits découverts de la traduction Septante contenant le nom divin et datant du Ier siècle. Il a émis l’idée que «comme la Septante utilisée et citée par l'Église du Nouveau Testament contenait le nom divin sous sa forme hébraïque, les rédacteurs du Nouveau Testament ont sans doute conservé le Tétragramme dans leurs citations.» Donc, selon l’Organisation, si le nom est absent dans le Nouveau Testament, c'est parce que les premiers copistes l'ont altéré à la fin du Ier siècle après la disparition des apôtres. Mais est-il sage de tirer une telle conclusion à partir de ces manuscrits? (d'autant que la thèse de Professeur Howard n’est qu’une théorie, comme il l’admet lui-même); mais l'Organisation érige son enseignement sur cette théorie en déclarant :

 

«Nous souscrivons à ce que dit l’auteur, à ceci près : nous ne considérons pas cette manière de voir comme une «théorie», mais comme une présentation de faits historiques sur la transmission des manuscrits bibliques.» (Traduction du monde nouveau, édition de référence de 1995, Appendice 1d, p. 1682)

Ces manuscrits prouvent-ils réellement l'altération des textes du Nouveau Testament et de la Septante? Pas du tout! Un autre Professeur, Albert Pietersma, remettant en questions les travaux de Howard, a montré que ces manuscrits ne sont que des révisions ou corrections de la Septante. Donc, un texte révisé ou corrigé ne nous dit pas exactement ce qu' était le texte d'avant. Les réviseurs, ne voyant pas le nom, pourraient bien l'y introduire. Effectivement, Alexandre Philon, juif d’Alexandrie de la premier moitié du Ier siècle (avant la rédaction du Nouveau Testament) lorsqu’il lisait et citait la Septante, n'y voyait pas «YHWH» mais «Seigneur» (De Mutatione nominum Du changement des noms 11ss). L'absence totale du nom dans le Nouveau Testament témoigne aussi que la Septante utilisée par les chrétiens ne contenait pas le nom. Les indices montrent qu'il n'y avait pas une traduction unique et standardisé de la Septante. Par la suite, il y a eu des révisions de la Septante (pour les juifs) qui contenaient le nom (surtout lorsque les chrétiens se sont approprié la traduction de la Septante); les juifs hébraïsants et opposants à la foi chrétienne ont commencé à faire leur propre traduction, dans le but de combattre cette foi (surtout la divinité du Christ) et consolider la tradition juive, comme on le constate dans les versions de la Septante d'Aquila (IIe siècle) et de Théodotion (IIe siècle) qui, tous les deux, étaient d’abord convertis à la foi chrétienne puis en la reniant sont devenu judaïsant. Ils ont introduit tétragramme dans leurs versions voyant que la Septante utilisée par les chrétiens ne le contenait pas. Ce sont des chrétiens apostats, devenus hébraïsants, qui ont introduit le nom divin dans ces révisions postérieures de la Septante. Au cours de l'histoire toutes ces versions ont disparu (sauf quelques fragments) et seule la version classique de la Septante, qui ne contient pas le nom divin, est parvenue jusqu'à nous. Ces manuscrits révisés ou corrigés témoignent, en effet, le contraire de ce que l'Organisation essaye de montrer. En conséquence, la théorie de l’altération de la Septante et du Nouveau Testament, à partir de ces quelques fragments, est une parfaite ineptie.

 

Même si le nom était dans la Septante, cela ne changerait, rien étant donné qu'on avait l'habitude de le prononcer comme «Seigneur». Comme nous l’avons souligné le nom Yhwh se trouvait déjà environ sept mille fois dans l'Ancien Testament . Toutes les preuves convergent pour dire que cette coutume était en vigueur bien avant Jésus-Christ. Par exemple, on voit dans le Talmud de Babylone (Yoma, 39b; Tosephta, Sota, XIII, 8) que les prêtres du Temple cessent de prononcer ce nom à la mort de Simon le juste, vers 195 av J.-C.. L’historien juif Flavius Josèphe (37-100), issu d’une famille de prêtres, et contemporain des apôtres, dit vers 94 ap. J.-C. :

 

«Alors Dieu lui révèle son nom qui n’était pas encore parvenu aux hommes, et dont je n’ai pas le droit de parler» (Antiquités Judaïques, II, XII, 4, p. 276).

Donc, au temps des apôtres, il n'était pas permis de prononcer le nom divin et celui qui prononçait le nom divin était considéré comme quelqu’un n'ayant pas part au monde à venir.

 

Une telle altération de la Septante et du Nouveau Testament n'est ni possible ni acceptable. Est-ce réalisable et logique qu'on réunisse tous les manuscrits existants, diffusés dans les différents continents du monde, pour ensuite supprimer le nom divin en le remplaçant par «le Seigneur» et cela sans laisser aucune trace ? Est-ce possible que 15000 manuscrits du Nouveau Testament, dont plus de 5000 en grec, soient tous altérés ? Est-il raisonnable de penser que Dieu, qui veille sur sa Parole, permette une telle falsification ? Pourquoi Dieu n’a-t-il pas permis qu’un seul manuscrit du Nouveau Testament en grec contenant son nom subsiste ? Une autre question importante encore: pourquoi ces premiers copistes n’ont pas pu aussi enlever le nom divin de l’Ancien Testament en hébreu, et pourquoi les juifs n’ont-t-ils jamais faits de reproches aux chrétiens d’altérer la Septante en enlevant le nom ? Il faut aussi préciser que non seulement le Nouveau Testament, mais aussi les écrits apostoliques (La Didachè, Epitre de Clément, Polycarpe etc. fin du 1ère et début de 2ème siècle) les écrits des pères d'église (Tertullien, Irénée, Justin, Ignace, Origène etc) ne contiennent pas le nom divin, même lorsqu’ils citent l’Ancien Testament contenant le nom divin. Les premiers copistes les ont-ils aussi altérés ?

 

De plus, les plus anciens manuscrits découverts du Nouveau Testament, montrent la fausseté de cette théorie. Dans le Papyrus Bodmer II qui est daté début du IIème siècle, et qui contient Jean 12:34-38, 38-42, et 12:12-16, n’apparait pas le nom divin. Pourtant ces versets citent Psaumes 118:25-26 et Esaïe 53:1, où le nom divin est mentionné. Malgré ces preuves évidentes, l’Organisation ajoute le nom divin dans ces versets et 237 fois dans le Nouveau Testament !

 

 

L'emploi du nom divin est-il une condition pour le salut ?

Pour les Témoins de Jéhovah, connaître ce nom et l'utiliser est une condition du salut et de l'exaucement des prières. L'utilisation de ce nom est aussi pour eux une caractéristique de la vraie religion, de sorte que ceux qui n'adorent pas Dieu avec le nom «Jéhovah» ne font pas partie du peuple de Dieu, et par conséquent, sont des apostats (Vivre éternellement, p. p. 44,185; Comment raisonner, p. 386).

 

Pour appuyer leur enseignement les Témoins avancent Romains 10:13 et Actes 2:21nous lisons dans leur traduction «quiconque invoquera le nom de Jéhovah sera sauvé». Il y a deux vérités à souligner ici:

 

D’abord, dans le texte original, nous ne trouvons pas ici «Jéhovah» mais «Seigneur».

Puis, même si c’est une citation de l’Ancien Testament qui concerne Dieu le Père, l’auteur inspiré l’applique à Jésus-Christ comme le contexte le montre clairement.

Donc, il est question ici de l’invocation du nom du Christ et non de celui du Père. En effet, nous lisons que si nous confessons Jésus comme Seigneur, et si nous croyons que Dieu l’a ressuscité, nous serons sauvés (v. 9 voir aussi v. 14). Dans le livre des Actes des Apôtres, on invoque et on fait connaître le nom du Christ pour le salut de l’humanité (3:6, 16; 4:12; 9:14-16, 21; 10:43; 15:26; 16:18). Il est clair que notre salut ne dépend pas de la prononciation d'un nom quelconque qui aurait un pouvoir magique. Etudions quelques faits qui démontrent la fausseté de cet enseignement de l'Organisation.

 

1. L'absence complète du nom divin dans le Nouveau Testament nous montre que notre salut ne dépend pas de son utilisation.

Si l'utilisation du nom divin était une condition pour le salut et un signe distinctif de la vraie adoration, ne devrions-nous pas nous attendre à le voir employé dans les écrits du Nouveau Testament qui sont la base de la foi chrétienne ? Comme nous l’avons souligné, aucun des milliers de manuscrits grecs parvenus jusqu'à nous, ne le contient pas même une seule fois, tandis que les différents noms et expressions hébraïques ou araméens tels que «Amen», «Hosanna», «Maranatha», «Emmanuel», «Talitha koumi», «Eli, Eli, lama sabachtani» y sont préservés. L’Organisation avance souvent l'expression «Alleluya» pour dire que le nom s'y trouve. Mais cela ne peut pas être une preuve de leur théorie, étant donné que celui-ci n'est pas un nom mais une expression de louange.

 

2. La permission divine de la disparition de la vraie prononciation du nom YHWH nous montre également que notre salut ne dépend pas de la prononciation ou de l’utilisation du nom divin.

Si la vraie prononciation de celui-ci a disparu, et si la prononciation «Jéhovah» est née des mélanges des voyelles des noms substitutifs avec le Tétragramme, pourquoi faut-il encore insister sur son emploi erroné ? Pourquoi affirmer encore que Dieu s'appelle «Jéhovah» ? N'est-ce pas du fanatisme ?

 

3. Jésus-Christ et ses disciples connaissent bien Exode 3:15 et Esaïe 42:8, malgré cela ils n'utilisent pas le nom divin à la manière de l'Organisation.

Ils n'enseignent jamais que notre salut, l'exaucement de nos prières et la véracité de notre adoration dépendent de l'utilisation de ce nom. On ne voit aucune exigence ou encouragement dans ce sens dans le Nouveau Testament. Contrairement à cela, nous constatons que Jésus-Christ et ses disciples suivent sans critiquer ou dénoncer la coutume de l'époque concernant l'utilisation du nom divin qui demande de le prononcer par des noms substitutifs (Adonaï ou Elohim). Ils utilisent d'autres expressions pour éviter d’utiliser ce nom. Par exemple lorsque Jésus-Christ dit «le royaume des cieux», il utilise «les cieux» à la place du nom divin «YHWH». Lorsque l'apôtre Jean dit «celui qui est, qui était», il l'emploie à la place du nom divin (Ap 1:8). On peut multiplier les exemples, mais cela nous suffit pour montrer que l’emploi du nom divin n’est pas une condition de salut, et qu'il est tout à fait légitime d'utiliser les noms substitutifs à la place du nom YHWH.

 

4. Le Nouveau Testament nous encourage à nous adresser à Dieu comme notre Père au lieu de Jéhovah.

Jésus-Christ et ses disciples enseignent et encouragent les chrétiens à glorifier Dieu en utilisant le nom «Père». Le Nouveau Testament est rempli d’exemples où Jésus-Christ et ses disciples s'adressent à Dieu en l'appelant, non pas Jéhovah, mais «Abba, Père». Jésus-Christ utilise le mot «Père» seize fois dans les seuls trois chapitres du sermon sur la montagne (Mt 5-7) et «le Père», est mentionné dans le seul Evangile de Jean plus de cent dix fois ! La Bible nous l’assure: lorsque nous acceptons par une foi réelle Jésus-Christ comme notre Seigneur et Sauveur personnel, nous devenons les enfants de Dieu (voir Jn 1:12). Dans cette position d'enfant, il est tout à fait légitime que nous le reconnaissions comme notre Père. Comment appelez-vous votre père terrestre ? Par son nom personnel ou par le terme «père» qui révèle un tendre lien de famille ? Même si nous connaissons le nom personnel de notre père terrestre, nous préférons toujours l'appeler: «père». Quand éprouvez-vous le plus de plaisir ? Lorsque votre enfant s’adresse à vous par votre nom ou lorsqu'il vous appelle: papa ou père ?

 

5. Le Saint-Esprit, que Jésus a envoyé, poussait aussi les chrétiens à appeler Dieu, non pas Jéhovah, mais: «Père».

«Et parce que vous êtes des fils, Dieu a envoyé dans notre cœur l'Esprit de son Fils, qui crie: «Abba! Père!» (Ga 4:6).

 

Et encore:

 

«En effet, vous n'avez pas reçu un esprit d'esclavage, qui ramène à la crainte, mais vous avez reçu un Esprit d'adoption filiale, par lequel nous crions: «Abba!-Père» (Rm 8:15).

Oserait-on affirmer que le Saint-Esprit encourage la voie de l'apostasie, en poussant les croyants à appeler Dieu «Père», et non «Jéhovah» ? L’Organisation avance souvent les versets suivants dans le but de prouver que Jésus utilise le nom divin: «Que ton nom soit sanctifié» (Mt 6:9). «J'ai fait connaître ton nom et je le ferai encore» (Jn 17:26); pourtant ces versets ne prouvent absolument pas l'emploi du nom divin par Jésus. D'un côté pour justifier son ajout le nom divin dans le Nouveau Testament l'Organisation prétend que le nom était déjà utilisé couramment à cette époque et de l'autre elle déclare que Jésus fait connaître ce nom à ses contemporains. Est-ce qu'on peut faire connaître quelque chose qu'on connaît déjà ? De ce fait, comme les Juifs connaissent déjà le nom divin (même s'ils ne le prononcent pas), Jésus n'avait pas besoin de le leur faire connaître au sens propre du terme. Dans l’usage biblique, le nom ne sert pas seulement à identifier une personne, mais aussi à désigner son caractère et sa personnalité. En effet, selon le langage biblique, «glorifier le nom de Dieu» revient à dire «glorifier Dieu lui-même», «oublier le nom de Dieu» revient à dire «oublier Dieu», «connaitre le nom de Dieu» signifie «connaître Dieu lui-même», «sanctifier le nom de Dieu» revient à «sanctifier la personne de Dieu», «faire connaître le nom de Dieu» signifie aussi «faire connaître Dieu lui-même» et non le vocal de son nom. C'est pourquoi dans les versets avancés par l'Organisation, il est question de faire connaître le caractère et la personne de Dieu. Comme il est dit en Jean 1:18, Jésus-Christ, effectivement, fait connaître ce Dieu invisible et inapprochable par sa vie et par ses paroles, d'une façon très personnelle et intime. Surtout, lorsqu’il le révèle comme notre «Père céleste».

 

Quand nous prions en disant «que ton nom soit sanctifié», nous disons que la personne ou l'être de Dieu soit connu et respecté dans l'univers entier, par toutes ses créatures, et non par la simple évocation d'un nom littéral. Si Jésus sous-entendait l'utilisation du nom divin, il aurait dû l’utiliser dans cette prière. Or il ne la commence pas en disant «Jéhovah» mais: «Lorsque vous priez, dites: «notre Père qui es aux cieux !» (voir aussi Jn 17:11, 12). Dans ses conversations, dans ses enseignements et dans ses prières, Jésus-Christ utilise couramment le nom «Père» (voir Mt 6:9; Jn 11:41; Mc 14:36) et il veut que ses disciples fassent de même. C'est pourquoi les disciples, suivant son exemple, emploient le nom de Père dans leurs conversations et dans leurs lettres envoyées aux croyants. Peut-on affirmer que tous ces chrétiens suivent la voie de l'apostasie?

 

L'absence du nom divin dans le Nouveau Testament n’est absolument pas une indication de l’altération du texte sacré. Cela témoigne d'une réalité et d'une volonté divine. Rappelons que le contenu de l'Ancien Testament est l'ombre des réalités à venir. Les différentes cérémonies, les fêtes, les sacrifices etc. trouvaient leur place réelle et leur signification dans l'œuvre et la personne de Christ. Serait-il inadéquat de dire que le nom divin de l'Ancien Testament trouve sa vraie place et sa signification dans le Nouveau, à travers le «Père» que Jésus-Christ nous a révélé ? Serait-il inapproprié aussi de dire que ce nom divin trouve son accomplissement ultime et sa réelle signification dans la personne et dans l'œuvre du Christ, qui porte le nom de son Père (voir Jn 17:11, 12)) ? Ne serait-il pas plus juste de reconnaître que le Saint-Esprit a conduit toutes choses pour qu’ainsi l'unité divine de Jésus-Christ avec son Père soit plus visible et confirmée ?

 

[...]

 

 

Un peuple choisi pour le nom de Dieu

En s'appuyant sur Actes 15:14 et Esaïe 43:10 les Témoins de Jéhovah se vantent d'être un peuple choisi pour porter le nom de Dieu. Ils insistent en disant que les vrais adorateurs de Dieu doivent porter ce nom. Pourtant lorsque Dieu adresse ces paroles au peuple d’Israël (Esaïe 43:10) il ne leur donne pas le nom de Témoins de Jéhovah pour qu'ils le portent et qu'ils soient connus par ce nom. La preuve en est que ce peuple n'a jamais porté ce nom au cours de son histoire.

 

L’Organisation prétend que ce nom leur est donné par la bouche de Jéhovah selon Esaïe 43:10. Mais en réalité ce n’était qu’un nom inventé et donné par Rutherford. Jusqu'en 1931 ils étaient connus comme les Etudiants de la Bible. Mais quand qu’il y a eu plusieurs divisions et que ceux-ci revendiquent également cette appellation, Rutherford décide de changer le nom de son mouvement dans le but de se distinguer de ces groupes dissidents. S’il n’y avait pas eu ces divisions ils n’allaient jamais porter le nom de Témoins de Jéhovah ! (voir Le Royaume, l’espérance du monde, 1931, p.p. 29-34)

 

Quant aux chrétiens du Nouveau Testament, tout en étant au courant de ces versets Actes 15:14, Esaïe 43:10, ils ne les ont pas interprétés comme l’Organisation. Pour eux, «prendre parmi les nations un peuple qui porte son nom» signifie la création de l’Eglise de Jésus-Christ, composée des chrétiens de toutes les nations, et non de «Témoins de Jéhovah». Ni dans l'histoire, ni dans le Nouveau Testament, ni dans les écrits postérieurs, nous ne trouvons d'indice montrant que les chrétiens portent le nom de Témoins de Jéhovah. Mais nous avons des preuves abondantes qu’ils ont porté le nom de chrétiens:

 

«Ce fut à Antioche que, pour la première fois, les disciples furent appelés chrétiens» (Ac 11:26).

Les premiers disciples, mettant leur foi et leur espérance en la personne du Christ, ont porté avec beaucoup de fierté et de joie le nom de «chrétien». Ils ont ainsi glorifié Jésus-Christ et Dieu (voir 1Pi 4:16). D'ailleurs, à l’époque du Nouveau Testament, le témoignage doit concerner exclusivement l'œuvre et la personne du Christ. En reprenant en quelque sorte les paroles d'Esaïe 43:10, Jésus-Christ déclare à ses disciples:

 

«Vous recevrez la puissance quand l'Esprit-Saint viendra sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et en Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre» (Ac 1:8; voir aussi Ap 2:13; 17:6).

Il faut souligner que, dans le Nouveau Testament, les disciples annoncent en toute circonstance le nom de Jésus-Christ. Ils proclament que le salut et le pardon se trouvent dans le nom et dans la personne du Christ-Jésus. Ils font tout pour que le nom de Jésus soit connu et glorifié sur toute la terre. C’est à cause de ce nom qu'ils sont torturés, persécutés, et haïs dans le monde (voir Ac 1:8; 5:40-41; 1Pi 4:14-16; Mt 10:22; 24:9). Par ce nom, les disciples accomplissent de grands miracles, des merveilles. Il est invoqué et glorifié par tous les chrétiens (voir Ac 3:6, 16; 4:12; 9:14-15,21; 10:43; 19:17; 2Th 1:11-12; Phl 2:10; ICo 1:3; Lc 8:28 etc.).

 

Voir aussi : La place de Jésus Christ dans le culte des Témoins de Jéhovah

 

 

Conclusion

Effectivement, Dieu a un nom : c’est Yhwh. Même si nous ne savons pas le prononcer exactement, il est quand même important de connaitre le nom de notre Créateur. Bien sûr, nous avons tout à fait la liberté de l’utiliser comme Yahvé, Yahouah, ou toute autre prononciation, sans tomber dans l’extrémisme comme le font les témoins de Jéhovah. Notre Créateur est tellement grand et infini que nous pouvons nous adresser à lui aussi par d’autres appellations, comme la Bible le fait déjà: Dieu, Seigneur, l’Eternel, Souverain, Très Haut, Père céleste etc. Par contre nous n’avons pas besoin d’un nom exclusif pour que Dieu soit plus réel (comme certains fabriquent des images afin de mieux imaginer Dieu dans leur prière et adoration). L’essentiel c’est de savoir à qui nous nous adressons et avec quel esprit (voir Jn 4:24).

 

Par conséquent, l'utilisation du nom divin n’est pas une condition de salut, un signe distinctif du vrai christianisme ou de l'adoration. On ne peut pas déclarer «apostats» ou «faux chrétiens» ceux qui ne le portent pas ou ne l'utilisent pas. On ne peut pas accuser d’outrager Dieu ceux qui ne le choisissent pas dans leurs traductions, étant donné que le Nouveau Testament ne le contient pas. Sinon, il faudrait en déduire que les rédacteurs du Nouveau Testament, Jésus-Christ, ses disciples et les premiers chrétiens sont tous apostats, faux chrétiens, puisqu''ils n'ont pas employé ce nom à la manière des témoins de Jéhovah d'aujourd'hui!

 

Connaître le nom de Dieu ne signifie pas nécessairement connaître et prononcer son nom oralement mais cela signifie connaître sa personne, avoir une relation intime et personnelle avec lui à travers son Fils Jésus Christ. C’est communier, marcher et vivre avec lui à travers son Esprit-Saint. Cher lecteur, chère lectrice, connaissez-vous simplement le nom de votre Créateur ou sa PERSONNE ? Avez-vous accepté personnellement Jésus-Christ comme votre Sauveur et Seigneur ? Sachez que sans faire appel à son nom, vous ne pouvez pas obtenir le salut !

 

«Il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés.» (Ac 4:12)

 

Sarkis Pachaian

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Extrait de l'article wikipedia Les noms de Dieu :

 

[...]

 

Le Tétragramme

Le nom du Dieu d'Israël et de Juda apparaît près de 6800 fois dans la Bible hébraïque sous la forme du Tétragramme יהוה, c'est-à-dire YHWH1. Ce nom est aussi attesté, sous une forme incomplète (Yah), dans un grand nombre d'anthroponymes. Il provient de la racine hébraïque HWH/HYH, verbe qui signifie « être » ou « devenir ». [...]

 

Dans le judaïsme, le Tétragramme ne doit pas être prononcé, par respect pour le Nom divin. Pour le christianisme, la question de la transcription s'est posée. En effet, l'écriture sémitique est, à l'origine, purement consonantique et plusieurs hypothèses ont été proposées pour reconstituer les voyelles du Tétragramme. Une prononciation du Tétragramme reconstituée à partir des transcriptions grecques de Gesenius a conduit à lire Yahwêh. Cette transcription a été abandonnée en 2008 par l'Église catholique, à la fois par respect envers le judaïsme, par souci des règles philologiques et par conformité à la tradition instaurée par la Vulgate [Note 2 : Article de Zenit, 24 octobre 2008], Jérôme de Stridon (340-420) traduit « YHWH » par une périphrase : « le Seigneur » (Dominus). [Note 3 : Jérôme reprend ici la tradition juive de ne pas prononcer le Nom, en l'occurrence de ne pas le transcrire. ]

 

Extrait de l'article wikipedia YHWH :

 

Certaines traductions chrétiennes de la Bible l’ont parfois transcrit par « Yahvé », « Yahweh », « Jéhovah » ou « Jéhova ». Depuis le pontificat de Benoît XVI, l’Église catholique préconise, entre autres par respect pour les juifs, de ne plus prononcer « Yahvé » mais d’employer à la place l'expression « le Seigneur »[Note 2 : Directive de Benoît XVI répercutée dans une disposition de la Congrégation pour le culte divin.] selon l’usage de la Vulgate, laquelle suit elle-même la Septante, qui avait transcrit le Tétragramme par Κυρίος (Kyrios, « Seigneur »).

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Pourquoi les TJ se passent-ils le pain et le vin sans le consommer ? Quand les TJ passe leur pain et leur vin, qui représentent le sang de Jésus et le corps de Jésus à leur mémorial, ce rituel de passer le pain et le vin sans le consommer est un rituel qu'exercent les sectes sataniques. Ce rituel signifie que toutes lesfois où ils font cela, ils rejettent, ils refusent ce vin, ils rejettent ce pain, ce qui est l'inverse du rituel chrétien (chez les protestants, comme chez les catholiques ou les orthodoxes) où on se passe le corps et le sang du christ mais aussi on consomme ce pain et ce vin : 

"Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne." (1 Co 11:26)

 

Ce rejet rituel et religieux du pain et du vin du Seigneur chez les TJ est là la preuve que les TJ ne sont pas chrétiens.

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L'annuaire des Témoins de Jéhovah existe depuis 1922. Pourquoi en 2018 n'y a-t-il plus d'annuaire ? 2017 était le dernier annuaire des TJ. Pourquoi ? Deux raisons : la première est l'économie d'argent. La seconde raison concerne les chiffres de la "croissance des Témoins de Jéhovah". En 2017 les chiffres n'étaient pas bons. Il y avait des pays stagnants, il y avait des pays où la courbe était descendante comme au Danemark. Et donc, en ne publiant pas cet annuaire 2018, la Watch Tower fait deux choses en même temps, elle économise de l'argent et elle ne montre pas ces chiffres descendants. Et si vous entendez encore que la Watch Tower est une organisation en train de croître, vous vous trompez, c'est un mensonge.

 

La raison de la baisse du nombre de "témoins de Jéhovah" dans le monde est qu'il y a de plus en plus de "témoins de Jéhovah" qui se réveillent et qui arrêtent d'aller à la salle. Beaucoup d'ex-TJ parlent et publient sur internet leurs témoignages de leur passé dans la secte des "Témoins de Jéhovah" (écrits ou chaines youtube d'une victime de la secte, chaine de LivingNow ex-TJ, chaine de Dtrx, ex-TJ, chaine de Wow World of Watchtower, ex-TJ aussi, et d'autres), afin d'avertir les gens et pour que d'autres personnes ne vivent pas ce qu'ils ont vécu. Tout le monde n'envoie pas une lettre ou ne se fait pas exclure. Beaucoup arrêtent simplement d'aller à la "salle", se disant qu'ils ne doivent rien aux organisateurs. Grâce à internet, chaque témoignage compte, chaque article, chaque video, chaque document publié et partagé permet à une vie de ne pas être détruite, à une personne de se réveiller et de découvrir la vérité sur l'organisation des "Témoins de Jéhovah".    

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commentaires

Lionel 28/05/2019 17:03

Bonjour, merci pour votre blog cependant il y a quand même quelques erreurs historiques.
William Miller n'a jamais été adventiste vu que l'Église adventiste n'était pas encore née, je pense donc que vous mélangez adventiste et millérite...
Ellen white prétend certes avoir reçu des visions mais sûrement pas le début de la fin du monde en 1945 ?!?
L'Église adventiste croit à un ministère du Christ dans le ciel commençant en 1844.
Autres erreurs, le père fondateur des Témoins de Jéhovah n'a jamais été membre de l'Église adventiste, il a certes collaboré avec un groupe adventiste mais seulement dans un but d'édition d'un magazine et non sur des croyances ou pratiques communes, et cela pendant 5 années après ce fut une séparation totale.
Vous l'avez compris je suis adventiste et je connais très bien l'histoire de mon église, et nous assimiler aux Témoins de Jéhovah semble un peu grotesque.
Nous faisons d'ailleurs partie de la Fédération protestante de France ce qui ne sera évidemment jamais le cas des Témoins de Jéhovah.
Cordialement

ICHTUS 22/09/2015 11:23

Je tiens à rappeler que la société Watch-tower n'a fait que copier et reproduire un schéma bien connu déjà chez les mormons et catholiques. En effet la Bible a été je le rappelle écrite par ceux qui furent instruits par Dieu lui-même. Jésus confia la mission d'ériger des assemblées d'abord chez les juifs puis au monde entier. Et au jour de la pentecôte St Pierre reçut le remplaçant promis par Jésus, c'est à dire: le St Esprit! Les apôtres et disciples dirigées par le St Esprit ont écrit des directives et évangiles aux assemblées chrétiennes. Et dans leurs écrits ils sont formels: on ne doit pas accepter un autre enseignement que le leur. Le nouveau testament fut écrit par ceux que Dieu à choisis pour enseigner et ériger les assemblées chrétiennes (le corps de Christ). Et ceci je le rappelle sous la régie du St Esprit. En des mots plus clairs : les apôtres ont une autorité bien supérieure aux systèmes religieux tels que la Watch-tower, pasteurs et même les papes catholiques. En d’autres mots plus clairs : pour savoir si le Vatican est une secte comparable à la Watch-tower, il suffit de voir si leurs enseignements sont fondés sur la Bible. La réponse sera incontestablement NON !! Car depuis que l’église catholique est née (vers 300 ac) elle n’a cessé d’opérer des changements et modifications. Le Vatican a carrément conçu des doctrines sur la doctrine du Christ Sauveur. Alors que Jésus a insisté sur le fait qu’il était le seul et unique sauveur établi Par Dieu tout puissant. Le Vatican rejette cette vérité et à établi d’autres sauveurs tels que Marie l’épouse de Joseph, des Anges, des Saints etc. En ce qui me concerne je préfère suivre les enseignements des apôtres et de Jésus plutôt que celui de sectes tel que la watch-tower ou le Vatican. L’église catholique se défend en disant qu’elle dispose de l’autorité divine pour modifier l’évangile du Fils de Dieu. Elle dit qu’elle descend par impositions de mains directement de l’apôtre St Pierre. Ceci est un mensonge basé sur une fable qui contredit une prophétie de Jésus au sujet de la mort de son disciple Pierre.
Voici la mission des apôtres et disciples de Jésus. Un ordre donné par Jésus lui-même : Plus tard, il se montra aux Onze pendant qu’ils étaient à table ; il leur reprocha leur incrédulité et leur aveuglement parce qu’ils n’avaient pas cru ceux qui l’avaient vu ressuscité. Et il leur dit :
« Allez dans le monde entier, annoncez la Bonne Nouvelle à tous les hommes. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné. »
Comme vous pouvez lire le salut ne se trouve pas dans une religion mais dans la foi en l’évangile de Jésus et dans le baptême synonyme de repentance et décision de changer de mode vie.
Jésus dit également : « Le chemin, répondit Jésus, c’est moi, parce que je suis la vérité et la vie. Personne ne va au Père sans passer par moi. » Remarquez que Jésus est formel ! Il est le chemin et non une religion ! Si donc votre religion ne vous connecte pas à jésus et qu’elle n’enseigne pas l’évangile du Christ, elle ne sert à rien !! Elle devient une secte qui répand et perpétue des rites inutiles. Réfléchissez votre salut en dépend ! Votre amour est-il tourné vers une religion comme c’est le cas des (faux) témoins de Jéhovah ou est-il tourné vers Christ notre sauveur ?

Ingomer 01/03/2019 16:31

@ veridique (email) le jeudi 28 février 2019 à 11:37

Bonjour, merci pour votre témoignage. Je souhaiterais répondre à votre commentaire en vous disant qu'on peut toujours se demander pourquoi Dieu nous aide jusqu’à un certain point, mais pas davantage ? Pourquoi Dieu laisse son Eglise traverser des crises qu’elle aurait pu éviter si on lui avait tracé un parcours plus clair ? Pourquoi Dieu permet-il le mal, l’erreur, la souffrance, les guerres, la maladie ? Et puis... pourquoi Dieu a-t-il laissé à Adam la liberté de choisir de manger de l’arbre de la connaissance du bien et du mal alors qu’il aurait été si simple de ne pas planter cet arbre au beau milieu du jardin d’Eden ? Parfois, nous serions tentés de penser que Dieu joue avec nous comme le chat « joue » avec la pauvre souris qu’il vient d’attraper. Dieu joue-t-il ? Dieu serait-il sadique ? Non : il existe simplement un « ordre divin » - ce que les théologiens appellent « économie du Salut » - que nous ne saisissons pas parce que nous n’avons pas l’intelligence immédiate des anges. Et dans cet ordre divin voulu par Dieu, la place laissée au libre arbitre des anges et des hommes est primordiale. Chacun a liberté de répondre par oui ou par non à la volonté de Dieu sur nous. Et cette décision nous engage pour l'éternité. Dieu n’essaye pas de nous faciliter la tâche mais vise à nous sanctifier, à nous débarrasser de nos étroitesses pour faire de nous des héros et ses hérauts. Chaque chrétien est ainsi appelé à être un martyr, c’est-à-dire, selon le vrai sens du terme, un « témoin ». La miséricorde de Dieu est exigeante au point de nous mener parfois à l’extrême limite de nos capacités humaines. Lorsque nous saisissons ce point, alors nous comprenons que nous devons laisser Dieu être notre maître, notre enseignant ; nous devons recevoir ce qu'il veut donner, y compris la souffrance par laquelle s’étend au monde la capacité de notre foi, de notre espérance et de notre charité. Et dans cette souffrance, la foi en Christ nous rend la croix plus légère : « Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. » (Mt 11,30)

veridique 28/02/2019 11:37

Bonjour à tous.

Moi aussi je suis une victime des tj et malheureusement comme d'autres il n'existe rien pour porter plainte.
c'est le tort que l'on peut faire à notre justice qui pourtant est l'une des meilleures du monde.
ces saleté ont volé ma vie comme le dit un ami. en effet, j'ai été une véritable petite extrêmiste de chez eux : née dedans, ne pensant à rien d'autres, donc pas de longues études, pas de boulot à plein temps mais un mi temps de merde pour me permettre d'etre un évangélisateur à plein temps de chez eux. pas mariée car encouragé à ne pas se marier pour ne pas avoir de "tribulation dans la chair" et de "mettre le royaume à la 1ère place", etc.
or, ces saleté que j'ai découvert comme tels après 40 ans de bons et loyaux services n'ont pas été une protection contre le mensonge.
j'ai été victime d'un mensonge malgré les preuves de celui-ci, et ai voulu me défendre et on me dit que je ne dois pas : il faut se laisser frustré. et puis, peut être que c'est moi qui ment. le problème est que les preuves sont là, mais il faut laisser dieu régler cela !
incroyable quand on considère qu'il ont dépensé de l'argent pour se défendre bec et ongle, jusquà la cour européenne des droits de l'homme pour leur taxation d'offrande volontaire et qu'ils dépensent des milliers de dollars pour leur procès de pédophilie.
ce que j'ai constaté en plus, c'est qu'il établissent bien une hiérarchie : ta parole n'est rien à coté de celle d'anciens c'est à dire les responsable des assemblée de tj.
les loups ne se dévorent pas entre eux et les preuves qu'on apporte sont balayé d'un revers de la main avec leur petite phrase : "dieu interviendra lui même. laisse toi léser car d'autres avant toi l'ont été et surtout des personnages bibliques, donc fais comme eux !"
incroyable : moi qui me disais que justement les récits anciens donnent des leçons pour éviter de reproduire des injustices et que ce n'est pas parceque d'autres injustices sont commises que ça autorise à en commettre encore et encore.
tous ces problèmes réels qu'on a voulu taire m'ont fait péter un cable et je suis actuellement atteinte d'une maladie à cause de ce mal immense que j'ai ressenti.
je ne vous donne pas le détail avec les noms de l'ensemble des choses que j'ai vécu et cela est bien dommage car je voudrais le faire, mais ma famille étant tj, je ne veux pas que cela leur porte préjudice, car bien évidemment ces gens là qui se réclament du christianisme leur en feront baver.
ici, je ne vous parle que de la dernière qui a été la goutte qui a fait déborder le vase.
grace au tj je me dis que finalement dieu n'existe pas, car on dit qu'il ne permet pas qu'on soit éprouvé au delà de ce que l'on peut supporter, or , ça n'a pas été le cas. donc où dieu est injuste ou il n'existe pas alors.
je pense plutot qu'il existe mais qu'il est comme nous : défois juste défois injuste. intervenant qd il veut selon des critère indéfinis : peut être à la tête du client.

Comme le dit notre regretté Daniel Balavoine : "les évangiles ont fait de moi un incroyant" et les tj ont fait de moi une athée sincère et réfléchie car ce dieu qui ne permet pas les taxations des offrandes volontaires des tj , permet la mort d'enfants, par exemple et dans des conditions inhumaines !

je peux vous donner un bon conseil : fuyez les et garder à l'esprit qu'on n'attrappe pas des mouches avec du vinaigre. donc ne tomber pas dans le piège de leur apparence toute mignonne.

Autre chose que vous pouvez vérifier sans problème : demander au tj de vous fournir le nombre d'appels qui sont fait de leur décision d'exclusion ou de radiation et vous verrez que sur ce nombre, presque aucun n'aboutit à un changement.
pourquoi ? par orgueil : ils ne désavouent jamais leurs responsables et veulent montrer que toutes leurs décisions sont justes dès le départ. quel orgueil !

Avant dernière chose : demander leur pourquoi il ne font pas preuve de transparence, ce qui est la moindre des choses quand on se dit chrétien, en ne communiquant pas aux intéressés les courriers qu'ils font sur eux quand il vont dans une autre congrégation, par exemple, et surtout quand ce courrier est négatif quand ils vous radient par exemple. quelle honte !

Dernière chose : tout le monde sait combien ils ne fréquentent plus leurs excommuniés et qu'ils vont même jusqu'à excommunier un des leurs qui fréquente un exclu. et bien figurez vous que pour leur histoire de taxation, donc question pognon, ils sont allés chez tous les excommuniés pour leur demander d'être signataires de leur pétition contre cette taxation ! quelle honte d'avoir 2 langages et de faire passer l'argent avant tout.

Ingomer 22/09/2015 12:23

"Le Vatican rejette cette vérité et à établi d’autres sauveurs tels que Marie l’épouse de Joseph, des Anges, des Saints etc"

N'importe quoi. Renseignez-vous avant d'écrire de telles inepties.

Quant à l'Eglise catholique universelle du Christ, son siège est à Rome. «Là où est le Christ, là est l’Église catholique», écrit Ignace d’Antioche dans sa Lettre aux chrétiens de Smyrne (5, 8) qui le premier veut expliquer par ce mot l’universalité du salut. Le terme grec, kajolik´ov, catholicos qui avait déjà chez les auteurs grecs (Aristote, Zénon, Polybe) le sens d’universel, de total, de général, est employé, depuis le début du IIe siècle, presque exclusivement par les auteurs chrétiens, et pour la première fois par Ignace d’Antioche en 112 ap. J.-C.

«L’ensemble des croyants de tous les pays, doit demeurer en accord avec l’Église de Rome». Au plan de la discipline et surtout de la foi, l’Eglise de Rome est un modèle pour les autres Églises ; on y vient de partout », écrit saint Irénée de Lyon, Père de l'Eglise, dans Adversus haereses, Contre les hérétiques (III, 2.) Irénée était le disciple de l'admirable évêque de Smyrne, Polycarpe, qui fut lui-même le disciple de l'Apôtre saint Jean l'Evangéliste.

Dans sa Lettre aux Romains, saint Ignace d'Antioche explique que « cette église préside dans la région de Rome». Ignace est le deuxième successeur de Pierre (l’Apôtre de Jésus-Christ) comme évêque d’Antioche selon une liste communiquée par Eusèbe de Césarée. Certains auteurs assurent qu'il fut fut ce petit enfant que Notre-Seigneur plaça au milieu des Apôtres lorsque, pour leur donner une leçon d'humilité, Il leur dit: Si vous ne devenez semblables à de petits enfants, vous n'entrerez jamais dans le royaume des Cieux. Ce qui est certain, c'est qu'il était un familier des premiers disciples du Sauveur, disciple lui-même de saint Jean, l'Apôtre bien-aimé. L'hérésie protestante est clairement condamnée dès la fin du Ier siècle. L'Eglise primitive était catholique et non protestante.

Les évêques ont été institués par le Christ lui-même (les apôtres et la succession apostolique), les sectes dites évangéliques n'ont aucune autorité pour nous faire la leçon, elles ont la foi chrétienne mais pas les sacrements. Elles ont faim (de la vie en Dieu) mais ne veulent pas manger. Elles ont des pasteurs mais ceux-ci se situent en dehors de la succession apostolique voulue par Jésus-Christ Notre Seigneur, ils enseignent la mort.

ced 04/07/2015 12:21

http://image.noelshack.com/fichiers/2015/26/1435069334-wt-final.gif

weather van jehovah's witnesses teaching

Qui cherche trouve... 06/10/2014 07:06


Lucifer est-il le Dieu du Judaïsme ?JEHOVAH=SATAN.



Publié par henrymakow le octobre 29, 2012 dans Articles, Kabbale, Satanisme




(Ceci a été écrit pour Henrymakow.com par Will Newman qui a fréquenté la synagogue juive, et a des parents impliqués dans le Talmudisme, la Kabbale, le B’nai B’rith et la
Franc-maçonnerie.)



En 1976, Walter White Jr., «un patriote inquiet» a mené une entrevue avec un jeune Juif nommé Harold Rosenthal, qui fut l’assistant du sénateur Javits de New York.



Dans l’interview, publiée plus tard sous le titre «La Tyrannie Cachée» l’arrogant Rosenthal se vante (sur bande) que le peuple juif a fabriqué certains «mensonges qui servent à dissimuler leur
nature et à protéger leur statut et leur pouvoir.»





Rosenthal démystifie le mensonge communément admis que «les Juifs sont des Israélites, et donc le peuple élu de Dieu.»



martial 07/06/2014 17:13


http://img.xooimage.com/files106/0/4/3/pp-45f690b.jpg

MF 25/06/2013 00:15


Bonjour,


Je découvre votre site. Merci pour tout ce que vous racontez.


Seul petit truc, ne parlez pas de sectes protestantes. La définition d'une secte étant aliénante tant sur le plan financier que des personnes autour d'un leader. Rien de cela dans les différentes
églises protestantes. Nous avons plus à faire à bien comprendre ce qui nous sépare de nos autres coreligionnaires musulmans, boudhistes, hindous, ..., que de chercher des noises à vos frères
chrétiens qui ont simplement réagis aux divers penchant de la sainte église de l'époque.


Les différents évènements nous montrent qu'il y a bien d'autres valeures à combattre autrement plus importantes pour maintenir notre société dans ce qui a fait son socle depuis tant de siècles.
Restons unis et fraternels avec tous nos prochains tels que le Christ nous invite à le faire. Et combattons tout ce qui cherche à nous diviser, à nous écarter de son message initial.


A vous lire,