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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 11:03

L'article suivant a été publié sur le blog Caelum et Terra le 21 avril 2013, soit plus d'un mois avant la Manif pour tous du dimanche 26 mai. Il a été très justement intitulé "Pour la civilisation : on ne lâche rien" et tendait à démontrer la duplicité du Régime ordonnant aux policiers de créer eux-mêmes des provocations (provocations le 26 mai : voir ici et , mais provocations aussi en permanence, dénoncées par le site officiel de la Manif pour tous avant la Manif du 26 ici) afin de "créer un climat répressif et montrer à la population que la violence vient des opposants au mariage homosexuel"  - ce que le 28 mai, nous avons nommé la "bataille de l'image".

 

L'article montre également que "nous ne transgressons pas l’ordre social ou les institutions,  [c]’est la loi Taubira ou la loi sur l’avortement qui les transgressent en violant la loi naturelle..." Ce n'est pas pareil ! C'est la loi Taubira qui agresse la société en tentant de changer le sens des mots "famille", "mariage" qui ont toujours eu un rapport à la filiation biologique ou symbolique (un père une mère sont les symboles de la procréation naturelle même s'ils sont stériles ou s'ils ont adopté un enfant, l'enfant peut toujours se rattacher à une filiation symbolique). Ce que la loi Taubira veut écarter au profit d'une filiation volontaire... et le désir d'enfants des nouveaux "parents". En entérinant cette "loi" par le Conseil constitutionnel le 17 mai, le Régime s'est assis sur le droit, l'Oligarchie a déclaré la guerre à la société. En nous opposant à cette loi, nous sommes en état de légitime défense, nous témoignons de la nécessité de remettre les choses à leur place et faisons office de résistants face au totalitarisme esclavagiste.

 

  • Chrismealphaomega.pngD’emblée, Madame Taubira a placé son projet de mariage homosexuel dans la perspective d’un changement de civilisation. Mais même en démocratie, une civilisation ne se joue pas à pile ou face, au hasard d’une majorité de circonstances. On ne force pas l’Histoire, comme si elle était une pauvre fille dont on peut tout obtenir. Les tentative de changements de civilisation, opérés dans le passé par les idéologues, ont montré plus d’une fois leurs funestes conséquences. Robespierre, Lénine, Hitler, Mao et bien d’autres encore ont déjà cru qu’il suffisait d’une loi pour transformer la nature humaine et la plier à la volonté d’un projet rénovateur et moderne, que l’évolution des temps rendrait nécessaire. Le sang, la barbarie, la violence ont toujours été le résultat funeste de ces actions. La nature humaine n’est pas à repenser et à reconstuire ; elle est à protéger.
  • ... Il est évident qu’il faut continuer aujourd’hui à s’opposer à cette loi et le montrer clairement. Dans le calme, la détermination, sans céder aux provocations et même en les prévenant.
  • On connaît la méthode révolutionnaire : la provocation de quelques uns entraînant la repression des forces de l’ordre permet de faire basculer à terme la population inerte du côté des révolutionnaires (Ce que nous appelons la "bataille de l'image", NdCR.) Aujourd’hui, il faut bien avoir en tête que certains policiers ont adopté par ordre ce type de méthode. En civil, ils utilisent la provocation afin de créer un climat répressif et montrer à la population que la violence vient des opposants au mariage homosexuel. Les médias, qui n’ont même pas besoin d’être aux ordres puisqu’ils baignent et entretiennent le même climat culturel, répercutent ce mensonge à l’envi. C’est pourquoi il est plus que nécessaire aujourd’hui d’être vigilant. Le combat que nous menons nous dépasse tellement que nous ne devons pas céder à la fièvre et à l’emportement.
  • ...Depuis des mois, nombre de Français ont agi de la sorte et nous ont montré la voie. Notre règle de l’action se trouve dans les Béatitudes : « Heureux les doux car ils posséderont la terre ».
  • Même si le projet Taubira est définitivement adopté, la loi qui en sortira sera illégitime car contraire à la nature humaine, aux lois supérieures de l’humanité et au bien commun. De ce fait, notre opposition non seulement ne devra pas faillir mais devra se transformer en une véritable résistance. Une loi n’est pas là pour changer la nature humaine mais pour la conforter et la protéger. Une loi n’est pas là pour répondre aux diktats d’une minorité et aux injonctions idéologiques d’une majorité de circonstance. Une loi n’est pas là pour transformer les plus faibles – en l’occurrence les enfants – en produit de consommation (et les femmes également via la location d'uterus appelée "gestation pour autrui" et les ventres aux enchairs, NdCR.) et en jouets entre les mains d’adultes.
  • C’est pourquoi même si la loi est adoptée, notre résistance doit continuer, avec la même détermination, le même sang froid, la même volonté. Parce que nous ne nous battons pas pour nous, pour nos intérêts, nos avantages acquis, mais pour une civilisation qui a toujours pris la défense des plus faibles et les a entourés d’une forteresse pour qu’ils ne puissent périr sous les coups de folies.
  • ...
  • 1°) Nous défendons le mariage et la famille avant de nous opposer à une loi. C’est-à-dire nous défendons un bien avant de nous opposer à un mal.
  • 2°) Cette défense implique une vision plus large de la vie sociale et de la vie politique. La famille est la cellule de base de la société (et non l'individu comme le postule l'idéologie libérale, qui ne reconnaît que l'individu et l'Etat, sans intermédiaires entre les deux. D'où la destruction méthodique de la famille et des corporations (Loi le Chapelier 1791) depuis deux siècles. Dans son ouvrage La Révolution française, l'historien Pierre Gaxotte expliquait que "la république s'identifie avec une doctrine; la société est soumise à un dogme. ... Sa première tâche et pour ainsi dire, sa tâche unique, consiste à DETRUIRE et EMPÊCHER toute résurrection des organismes naturels qui jusque-là encadraient et soutenaient les individus - dont la famille - et qui sont désormais considérés comme oppressifs et immoraux" - comme aujourd'hui les défenseurs du mariage naturel traités de "fachos" - (P. Gaxotte, La Révolution française, 1928, réed. Nouvelle édition établie par Jean Tulard, Ed. Complexe, Bruxelles 1988, p. 54-55.)

  • "Ce qui frappe... c'est que tout ce bouleversement a été l'oeuvre de quelques hommes. Jamais, à aucun moment, on ne s'est trouvé devant une volonté déterminée de la majorité de la nation. Ce sont toujours de petits groupes qui ont dicté leur Volonté à la masse et se sont imposés par la force la plus brutale... et la plus ouverte" (Jacques Ploncard d'Assac, Les jeunes ont droit à la vérité, Société de philosophie politique, Lisbonne 1970, p. 94), NdCR.), elle n’est pas le tout de la société. La société a évidemment besoin d’elle, mais la famille a aussi besoin de la société. Nous le voyons tragiquement aujourd’hui où les institutions officielles attaquent la famille.
  • 3°) Nous ne transgressons pas l’ordre social ou les institutions. C’est la loi Taubira ou la loi sur l’avortement qui les transgressent en violant la loi naturelle. Selon Le Robert, transgresser veut dire que l’on contrevient, que l’on viole, que l’on désobeit. En nous opposant à ce style de loi, nous témoignons au contraire de la nécessité de remettre les choses dans le sens du droit naturel. Nous imitons ainsi les premiers chrétiens, meilleurs citoyens de l'Empire.
  • ... Souvenons-nous enfin des conseils de Soljenitsyne : « Tenir ferme dans la lutte contre le mal. Ne jamais admettre le compromis. Préfèrer tout perdre, vie, salaire, conditions d’existence, plutôt que sacrifier sa conscience ».
  • .
  • Source : http://caelumetterra.hautetfort.com/archive/2013/04/21/pour-la-civilisation-on-ne-lache-rien.html

 

 

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