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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 11:42

Yann Carrière, docteur en psychologie, souligne le caractère totalitaire et artificiel de la théorie du genre qui, mis au service du "fonctionnement du capitalisme" à l'échelle mondiale, doit conduire le monde vers une "mise en esclavage au profit d'une puissance financière"... Un point de vue et un mouvement politique que nous avons souvent présenté et dénoncé sur Christ-Roi.

 

Mais, présentés par un docteur en psychologie, nous avons là des points de vue et des arguments relatifs aux liens entre mondialisme et théorie du genre, que vous n'aurez pas l'habitude de retrouver dans la presse et les medias mainstream.

 

L'information plus que jamais se fait sur les sites et blogs alternatifs.

 

 

 

 

Source: http://www.youtube.com/watch?v=7VcolCsgUrY

 

Extrait :

 

Point de vue scientifique

 

"La théorie du gender, qui est une théorie fascisante, a pris le pouvoir au niveau mondial à l'ONU en 1995 à Pékin.

 

En gros, la théorie du genre, il n'y a pas de différence entre les hommes et les femmes. Les différences, c'est un système social construit oppresseur qu'il s'agit de détruire.

 

Les principaux auteurs ne se réclament pas du tout d'une approche scientifique. Mais même s'ils s'en réclamaient, il y a un vice de fond dans l'idée principale de l'idéologie du genre qu'il n'y a pas de différence entre les hommes et les femmes parce que scientifiquement c'est la seule chose qu'on ne pourra jamais prouver. Parce que quoi que ce soit que vous fassiez comme confrontation réelle, comme expériences, comme expérimentations, ce sera toujours quelque chose de limité et fini. Et donc, si dans cette expérience limitée et finie vous trouvez qu'il n'y a pas de différences entre les hommes et les femmes, vous n'aurez pas prouvé qu'il n'y a pas de différences, vous aurez prouvé que sur ce champ-là, dans ces conditions-là il n'y a pas de différence. On pourra toujours vous rétorquez oui mais les différences, pour les voir, il fallait faire autre chose et vous ne l'avez pas fait. On peut prouver qu'il y a des différences mais pour prouver qu'il n'y a pas de différence il faut faire une infinité d'expérimentations tout le temps. Donc c'est la seule hypothèse idiote en fait.

 

Violences conjugales et inégalités salariales

 

Ces deux mensonges donnent une idée sur comment fonctionne nos médias et notre démocratie.

 

Depuis que l'on fait des études sur les violences conjugales, c'est-à-dire depuis les années 70, toutes les études ont toujours trouvé qu'il y a autant sinon plus d'hommes battus que de femmes battues. Toutes les études. Il n'y en a pas d'autres.

 

Si on fait une étude sérieuse en interrogeant hommes et femmes, on trouve qu'il y a autant d'hommes battus que de femmes battues et autant de femmes violentes que d'hommes violents, voire un peu plus. Evidemment vous voyez bien que ce n'est pas du tout ce qui est transmis par les medias et par les gouvernements. Donc il y a des mensonges délibérés sur ce sujet. L'important c'est de montrer que le féminisme radical a raison et que via cette violence les femmes sont opprimées et qu'il faut toujours les avantager puisqu'elles sont toujours opprimées.

 

Le deuxième mensonge c'est celui sur les inégalités salariales qui est continuellement asséné par les medias et le gouvernement. Il existe des disparités salariales mais si l'on cherche les explications on les trouve. Un docteur américain comme Warren Farrel, tout à fait accepté par les "féministes", a listé vingt-cinq raisons, 25 variables qui quand on les introduit dans les analyses des différences supprime toute différence et même révèle que les femmes sont plutôt plus payées que les autres. Et cela même les gens en France qui sont statisticiens peuvent le voir. Alors pourquoi ce mensonge ? C'est pour toujours avoir l'idée que les femmes sont opprimées.  Personne ne peut croire à ce mensonge parce qu'il peut le vérifier autour de lui. Et puis même la logique du système capitaliste, si vraiment les femmes étaient payées 20% de moins, à travail égal et à performances égales, tout le monde se précipiterait pour les embaucher.

 

Alors ça commence à se voir que cela ne marche pas cette théorie. Et là la théorie de l'oppression, la théorie du féminisme radical ne marche plus. Alors comment expliquer ? Et bien là, la théorie du genre est géniale. Et déjà on y est arrivé avec les travaux du féminisme radical, avec Carol Gilligan, c'est le problème de la "socialisation", c'est-à-dire que les femmes se limitent elles-mêmes.

 

La domination masculine

 

L'éducation conditionne dès tout petit les garçons à être devant et à revendiquer et les femmes à être soumises et à se déprécier. Et cela, ça va être le gros travail de Carol Gilligan  dans les années 90, en faisant des études pas du tout sérieuses sur le plan méthodologique mais très à la mode sur le plan idéologique, en même temps que les livres de Butler, c'est la même époque (Gender trouble, Trouble dans le genre). Voilà comment le relai s'est fait. Parce qu'on ne peut plus arguer qu'il y a un système. Le mythe du plafond de verre, quand on regarde de près cela ne marche pas du tout. Mais en revanche si on dit que c'est dès le conditionnement, dans la constitution de l'identité que tout s'installe alors on a une bonne idée.  Et cela aboutit maintenant à ce que vous trouvez sur les sites américains d'éducation, si on tolère que les petits garçons se conduisent différemment des petites filles, alors on perpétue l'oppression des femmes. Conclusion : il faut empêcher les petits garçons d'être différents des petites filles. Et c'est cela l'ambition de la théorie du genre dans l'éducation.

 

 

Le gender, suite du communisme

 

Le plus simple est de reprendre l'analogie avec le communisme. Qu'est-ce qu'a fait le communisme qui est le fascisme le plus violent qu'ait connu l'humanité au XXe siècle ? Au nom du bien et de la défense des prolétaires, qui est une bonne cause, il a massacré des paysans, des bourgeois, des millions de personnes. Et cela c'est pervers dans le sens étymologique, puisque pervers c'est retourner la logique naturelle. Le communisme était censé faire le bien et il a fait le mal.

 

Dans ce sens-là, le gender promet de prendre la suite. Il ne promet pas une société sans classe, mais il promet une société sans sexe puisqu'il y aura une infinités de genre.

 

La pathologie du narcissisme

 

On est dans la pathologie du narcissisme. Simone de Beauvoir, "on ne naît pas femme, on le devient". Au départ, c'est une intention libératrice quand elle l'écrit dans Le Deuxième sexe en 1949. Seulement quelques temps plus tard, une féministe Betty Friedan lui dit: "mais vous savez il y aura toujours des femmes qui voudront être mère et qui privilégieront cela au travail". Et Simone de Beauvoir lui répond : "Dans ce cas-là il faudra le leur interdire". Donc je libère les gens, mais je ne tolère pas qu'ils ont un avis différent du mien. Donc cela c'est du narcissisme. Je réorganise le monde. Et les gens qui ont une dynamique narcissique sont souvent des révolutionnaires, des leaders, et en ce sens-là cela peut être bénéfique mais il y a une dérive possible : je libère le monde uniquement sans le sens de mon idéal et il n'est pas question que je tolère que l'autre ait aussi son avis.

 

(Avec) le genre, c'est cela qui se passe. Au départ de la théorie du genre, et notamment chez Butler, vous avez une ambition légitime, une ambition bénéfique qui est de défendre les gens qui n'ont pas la chance de tomber facilement dans une catégorie homme ou femme, soit parce qu'ils sont hermaphrodites, soit parce qu'ils ont une orientation sexuelle non hétérosexuelle et donc ils vont avoir du mal à s'intégrer dans le monde très normé et parfois cela peut aller jusqu'au meurtre: on peut tuer des gens parce qu'ils sont homos. Et c'est tout à fait louable de vouloir aménager le monde pour que ces gens trouvent au mieux leur place. Seulement, la théorie du genre qui se répand aujourd'hui, ce n'est pas du tout cela. C'est de dire que pour que ces gens trouvent leur place il faut détruire la structure psychique de tous les gens qui trouvaient naturellement leur place en hommes et femmes et en hétérosexuels. Et là c'est pervers. Vous voyez que là, à nouveau (après le communisme), au nom de la libération d'une petite quantité de gens (mais cela vaut toujours le coup de s'occuper des gens même s'ils sont pas nombreux), on va opprimer la majorité et comme dans le communisme il y a un retournement pervers.

 

 

La négation de la réalité

 


En psychanalyse, les pervers nient une partie de la réalité qui est la différence des sexes. Donc, effectivement la théorie du genre est emblématique en niant une partie de la réalité qui est la différence des sexes. Mais la négation de la réalité est une très vieille tradition en Occident même et quand on veut se pencher sur les racines des dysfonctionnements actuels, il faut absolument prendre cela en compte. Moi je remonterai presque jusqu'au nominalisme au Moyen Âge qui récusait la possibilité de faire une adéquation à la réalité. Mais après quand vous avez Descartes qui dit "je suppose que rien n'existe, et je m'aperçois qu'il ne reste plus que ma pensée", on est aussi dans le doute de la réalité. Quand vous avez Rousseau qui dit "commençons par écarter tous les faits", on est aussi dans l'éloignement de la réalité. De ce point de vue-là les théoriciens du gender ne font pas de saut qualitatif important mais ils prolongent une tradition. Et à la limite, si on n'est pas content, il faut se poser la question de savoir comment tout a dérivé depuis saint Thomas d'Aquin.

 

Le narcissique et la réalité

 

 

Quand on parle de la toute puissance narcissique, moi en tant que psychologue c'est là que je place la racine du mal. On parlait de nier la réalité, le narcissique est à cheval entre ses rêves et la réalité. Quand il est en bonne santé, il arrive à jongler entre les deux. Mais quand ils comment à délirer, comme dans ces mouvements révolutionnaires, il veut plier la réalité à son rêve : le communisme, le gender. Et à ce moment-là il va massacrer les autres qui lui résistent.

 

La première limite, la limite symbolique à la toute puissance du narcissime, c'est quoi? C'est l'idée de Dieu. C'est l'idée que moi je ne suis pas tout et je ne suis pas tout-puissant.

 

Et moi je crois que que pour vraiment lutter contre ces délires qui arrivent régulièrement à l'humanité, il faut se pencher sur le lien avec la croyance en Dieu. Les deux grands fascismes qui ont massacré des millions de gens au XXe siècle sont des idéologies athées, que ce soit le communisme ou le nazisme. Et je crois que comme ont dit, "la crainte de Dieu c'est le début de la sagesse" (Proverbes IX, 10; Psaumes 111, 10; Siracide 1, 14.) Si je ne suis pas le plus grand, à ce moment-là je vais me relier au monde et aux autres différemment.

 

 

Le gender, un mouvement politique mondial

 

 

Ce mouvement d'idées n'est pas resté un mouvement d'idées, c'est devenu un mouvement politique, un mouvement qui a pris le pouvoir. Et un mouvement qui s'impose au monde entier depuis Pékin 1995. Et là, évidemment c'est une autre sorte de danger. Et c'est même un alignement fascisant de la société. C'est-à-dire que progressivement, vous n'avez plus le droit de penser différemment que ce que dit la théorie du genre.

 

Ce que j'ai répondu à des intervenants dans une entreprise où j'étais qui faisait la propagande pour la théorie du genre, subventionnée par la direction des ressources humaines, à propos de ce que disait le psychiatre "dans quelques années, il n'y aura plus de normes, nous serons tous des exceptions et cela sera peut-être difficile à gérer". Je lui ai répondu : "si nous sommes tous des exceptions il n'y a plus d'exception, il n'y a plus de loi, il n'y a plus de règle, on a un magma informe de gens paumés parce qu'ils n'ont plus d'identité, et contrairement à ce que vous dites, ce n'est pas difficile à gérer, c'est extrêmement facile à manipuler. Et cela, en tant que psychologue, c'est un message fort. Si on détruit les repères des gens, cela donne des gens paumés faciles à manipuler. 

 

Economie - gauche et droite : une opposition factice pour des résultats identiques

Dans les années 90 j'ai été amené à enseigner une théorie du management qui s'appelle le "chaos management". C'est casser les repères des gens pour les rendre plus créatifs et plus productifs, mais ils sont aussi plus faciles à manipuler. Et cette théorie, je n'en entends plus particulièrement parlé en tant que théorie, mais en revanche je la vois appliquée partout. Que ce soit dans les entreprises ou au niveau politique actuellement: casser les repères des gens. Cela rejoint la prédiction de Marx qui disait : "le capitalisme détruira tout ce qui s'oppose à lui". Donc toutes les structures anciennes, les familles, les nations sont en train d'être brisées à travers le monde, soit par les guerres, soit par l'immigration, etc. Ce qui se cache derrière c'est une mise en ordre au niveau mondial et politique de l'humanité qui, à mon avis - mais je peux me tromper parce que cela n'est pas mon domaine - , va dans le sens d'une sorte de mise en esclavage au profit d'une puissance financière. C'est une hypothèse que je risque.

 

En tout cas ce dont je suis sûr, c'est dangereux parce que ce n'est pas une idéologie, c'est un mouvement politique qui s'impose avec violence au monde.

 

Quand les délires s'imposent au réel

 

Comment une erreur cognitive, ce que certains appellent un gentil délire, si on veut le forcer à coler avec la réalité cela donne des résultats terribles ? C'est l'affaire Jean André Bota (nom incertain NdCR) en Afrique du Sud. Vous avez deux lesbiennes dont une a un petit garçon et sa compagne veut que le petit garçon l'appelle "papa". Ce qui est parfaitement conforme à la théorie du genre. Le genre c'est une question de rôle social construit, je ne vois pas pourquoi le petit garçon même si je suis une femme ne m'appellerait pas "papa". Il a refusé et il a été torturé à mort. Voilà ce qui se passe lorsque les délires sont imposés par la violence au réel. Cela donne des massacres comme on en a connu au XXe siècle. Donc ce n'est pas une théorie, ce qui se passe ce n'est pas la théorie du genre, ce qui se passe c'est l'imposition au niveau mondial de la théorie du genre.

 

Et comme toutes les questions de diversités, de ce que je constate, dans les entreprises ou dans les gouvernements, les questions de diversités servent, même si elles ont un bon fond au départ, de cache sexe à des manoeuvres de pouvoir et de domination sociale.

 

Le gender à l'école

 

Au niveau de l'école, la première conséquence, c'est une amplification de ce qu'a écrit l'américaine Christina Hoff Sommers dans son livre The War against boys (La Guerre contre les garçons). Derrière les discours lénifiants sur "déconstruire les stéréotypes", clairement, les Américains sont parfois plus francs, ils disent si on permet aux petits garçons d'être différents des petites filles, on perpétue l'oppression des femmes, on va donc interdire aux petits garçons d'être différents des petites filles. On va donc les inviter fortement à jouer à la poupée, à porter des robes, on va supprimer les cours de récréation pour qu'ils ne puissent pas courir (on va leur interdire de jouer au football, etc. NdCR.) C'est ce que décrit Christina Hoff Sommers dans son livre. Et donc on a là vraiment un fascisme qui crée un homme nouveau ou un androgyne nouveau, homme-femme.

 

On a vu avec Simone de Beauvoir que ce n'est pas mieux intentionné vis-à-vis des femmes, mais malgré tout, comme un des principaux axes c'est de libérer les femmes, la haine, l'agression ou la rage est dirigée contre les garçons et les hommes.

 

 

La destruction de la personne

 

Le but visé ou l'intérêt, pourquoi cette idéologie rend service ? C'est parce qu'elle aboutit à la destruction de la personne. Le sous-titre du livre de Judith Butler, "Trouble dans le Genre", c'est "le féminisme et la subversion de l'identité" (1990), ce n'est pas subversion de l'identité sexuée, c'est subversion de l'identité tout court... C'est-à-dire que dans cette idéologie post-moderne, la personne, le sujet n'existe pas.Le chemin pris par Descartes, "je pense donc je suis" a été amené jusqu'au bout, mais "je" n'existe pas. Et donc nous sommes juste un petit noyau de vie manipulé par des rapports de pouvoir qui nous font homme ou femme. C'est cela le "gender".

 

Mais que la personne n'existe pas, cela est génial pour un Etat totalitaire... Et cela va à l'encontre de toute la civilisation chrétienne qui est fondée sur la dignité de la personne faite à l'image de Dieu.

 

La personne n'est pas intéressante pour un système capitaliste, que ce soit du point de vue employeur et consommateur. Et d'ailleurs vous n'avez plus une direction du personnel mais une direction des ressources humaines qui s'occupent des compétences des gens. Vous avez des portefeuilles de compétences sur pattes en gros, ambulants, qu'on va exploiter au mieux. Mais la personne c'est gênant notamment parce que cela a des besoins spirituels.

 

Enlever toute structure à l'identité, bien sûr c'est bigrement commode si on a en vue un monde organisé uniquement sous le primat de la consommation et du fonctionnement capitaliste.

 

 

. "Mariage pour tous" : l'enfant en danger ! (Dr. Pierre Lévy-Soussan)

. "Le genre, c'est un mal dissimulé sous un bien" (Yann Carrière)

. "Il faut arrachacher l'élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel" (Vincent Peillon veut enseigner la morale laïque à l'école, Entretien au JDD du 2 septembre 2012)

. Le documentaire qui a détruit la théorie du genre en Norvège !

. La science ridiculise encore la théorie du genre !

. Le rêve égalitaire et libéral, racines du mal totalitaire détruisant le réel : les princes des nuées ou l'"art royal"

. La première logique totalitaire apparaît sous la "Révolution française" (Stéphane Courtois)

. "Changer le monde" avec les jeunes de l'Ump

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commentaires

Yvon Dallaire 19/08/2019 18:24

Bonjour,
Je partage à 100 % les propos du Dr Carrière sur la théorie du genre. Je suis psychologue et à la tête d'un mouvement au Québec pour combattre cette théorie dangereuse. J'aimerais que le Dr Carrière me contacte par courriel pour lui en parler et possiblement l'inviter au Québec. ù
Je vous en remercie à l'avance.