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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 07:00

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/4/4c/Nigel_Farage.jpg/220px-Nigel_Farage.jpgvent de panique chez les conservateurs, le parti euro-sceptique Ukip (UK Independence Party) obtient 23% des voix aux élections locales.

 

Les adhérents de l'Ukip, qualifiés par le ministre conservateur Ken Clarke de «brochette de clowns», donnent des sueurs froides au parti tory de David Cameron, alors qu'ils célébraient vendredi une percée historique lors d'élections locales partielles en Grande-Bretagne. «Les électeurs qui ont voté pour l'Ukip doivent être respectés», a réagi le premier ministre, qui avait dans le passé décrit ses militants comme une bande d'«originaux, dingos et racistes inavoués».

 

Pour la première fois, le parti souverainiste avait présenté des candidats dans les trois quarts des circonscriptions en lice. Leur campagne de terrain, le charisme de leur leader Nigel Farage et l'impopularité du gouvernement Cameron leur a permis de gagner une centaine de sièges et d'affaiblir les trois partis représentés à Westminster.

 

Dans ses bastions traditionnels de l'Angleterre rurale et du pays de Galles, le Parti conservateur enregistre des défaites cinglantes. Selon des résultats partiels en fin d'après-midi, il avait perdu le contrôle de 10 councils (assemblées locales) - dont le Norfolk, le Lancashire, le Gloucestershire ou l'East Sussex - sur 34 en jeu, et plus d'un quart de ses sièges.

Selon des projections nationales, les tories ("conserrvateurs" de l'ordre maçonnique mondialiste) ont obtenu un score historiquement bas de 25 % des voix, devancés par les travaillistes, qui ne brillent guère, à 29 %. Avec une moyenne de 23 % des voix, au-dessus des prévisions, l'Ukip relègue les centristes libéraux démocrates, alliés des conservateurs au pouvoir, en quatrième position à 14 %. Dans une élection législative partielle à South Shields, dans le nord du pays, l'Ukip se classe numéro deux (avec 24 % des voix) derrière la candidate travailliste élue, loin devant les conservateurs (10 %) et plus encore devant le candidat libdem arrivé septième avec 1,4 % des voix.

 

Un large sourire barrant son visage jovial, Nigel Farage, 49 ans, ancien conservateur, cofondateur de l'Ukip en 1993 en réaction au traité de Maastricht, savoure sa victoire contre ceux qui l'ont méprisé.

 

«Nous avons été attaqués par tout le monde. Nous progressons à toutes les élections depuis deux ans. Les gens qui votent pour nous rejettent l'establishment, mais pas seulement: ils soutiennent nos propositions politiques», affirme-il. Élu au Parlement de Bruxelles, il réclame la sortie immédiate du Royaume-Uni de l'Union européenne. Il milite pour un gel de l'immigration, une réduction drastique du nombre de fonctionnaires, une politique sécuritaire répressive.

 

Son succès signale avant tout un rejet de la politique d'austérité du gouvernement de centre droit. David Cameron sent monter la panique, deux ans avant les élections générales de 2015. Même si le système électoral ne donne guère de chance à l'Ukip dans ce type de scrutin, l'effet perturbateur pourrait fort bien coûter leur réélection aux conservateurs. Réagissant à la montée de l'euro-scepticisme popularisée par Nigel Farage, Cameron avait déjà annoncé en janvier un référendum sur l'appartenance du pays à l'Union européenne pour 2017. Ce qui impliquerait qu'il soit toujours au pouvoir.

 

Voyant le désastre électoral de jeudi se profiler, il a tenté de limiter les dégâts en donnant à nouveau des gages à cet électorat. Il évoque maintenant la possibilité de proposer un vote au Parlement sur l'avenir du Royaume-Uni en Europe avant 2015, qui engagerait le pays. Farage nourrit de larges espoirs d'arriver en tête aux élections européennes dans un an.

 

«C'est un message très fort et très clair, nous l'avons entendu», promet le président du Parti conservateur, Grant Schapps. Le député tory eurosceptique John Baron estime que le résultat de l'Ukip doit pousser le gouvernement à agir rapidement. «Ses membres ont de véritables préoccupations sur l'Union européenne auxquelles nous devons répondre», enjoint-il.

 

 

Source: http://www.lefigaro.fr/international/2013/05/03/01003-20130503ARTFIG00584-percee-historique-des-souverainistes-anglais.php

 

- Nigel Farage sur l'euro, le nouveau traité européen et la nouvelle constitution européenne

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