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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 22:58

Dans un discours prononcé au Parlement européen de Strasbourg le 15 février 2012, Nigel Farage critique la démocratie représentative en Grèce et les politiques qui conduisent la Grèce vers le chaos et la révolution.

   

 

 

Quelques précisions sur les options politiques originales de Nigel Farage, que nous partageons pour nombre d'entre elles sur Christ-Roi.

 

http://www.wikiberal.org/w/images/thumb/4/4c/Nigel_Farage.jpg/200px-Nigel_Farage.jpgDéputé européen, chef du Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni (UKIP) de 2006 à 2009, Nigel Farage défend les « valeurs de démocratie pour les nations », et s'est opposé à l'adoption d'une constitution européenne en invoquant le « non-respect des votes des peuples européens » (notamment français, irlandais et néerlandais), ainsi que l'absence de référendums pour l'immense majorité des pays européens.

 

Nigel Farage se décrit lui-même (ainsi que son parti) comme libertarien (contre l'étatisme, les libertariens ne sont pas pour une société gérée en commun, mais pour une société où les interactions entre les individus découlent de contrats librement consentis, conformément au Droit naturel et à l'axiome de non-agression) et rejette l'étiquette de conservateur. Il critique la construction européenne et l'euro, qui pour lui sont des échecs complets.

 


Les libertariens contestent la démocratie représentative. La représentation est un mythe au nom duquel les élus usurpent massivement le pouvoir de décision de la population. 


Dans une société libertarienne anarcho-capitaliste, où n'existe que la propriété privée, ni la démocratie représentative ni la démocratie directe n'ont de sens : les individus (ou leurs agents mandatés) défendent eux-mêmes leurs propres intérêts, par la négociation pacifique ou par voie de justice en cas de contestation.

 

Murray Rothbard a critiqué la théorie classique, selon laquelle la démocratie est la volonté du peuple, et la théorie moderne, selon laquelle la démocratie repose sur le libre choix de nos gouvernants. Il a contesté l'identification que l'on opère souvent, dans la démocratie contemporaine, entre l’État et la société :

"Avec ce aisonnement, les Juifs assassinés par les Nazis ne l'ont pas été : ils se sont plutôt 'suicidés' puisqu'ils étaient eux-mêmes le gouvernement (choisi démocratiquement), et donc tout ce qu'ils subissaient du gouvernement était volontaire de leur part. On pourrait penser qu'il est inutile d'insister sur ce point, pourtant presque tout le monde soutient cette contrevérité à un plus ou moins grand degré.
Par conséquent nous devons insister sur le fait que 'nous' ne sommes par le gouvernement et que le gouvernement n'est pas 'nous'. Le gouvernement ne 'représente' en aucune façon la majorité du peuple. Mais même si c'était le cas, même si 70 % du peuple décidait d'assassiner les 30 autres %, cela resterait un meurtre et non un suicide volontaire de la part de la minorité assassinée." (Murray Rothbard, The Anatomy of the State).

 

http://images.mises.org/DailyArticleBigImages/858.jpg

http://images.mises.org/people/hoppe_hans.jpgHans-Hermann Hoppe, dans son livre "Democracy: The God That Failed" (Démocratie: le Dieu qui a failli, voir aussi ici), dénonce trois mythes historiques entretenus autour du Léviathan démocratique :

  •  (1) l'émergence des états aurait entraîné un progrès économique et civilisationnel ; la réalité est que le monopole étatique de la justice et de la taxation produit oppression et exploitation ;
  • (2) le passage de la monarchie à la démocratie est vu comme un progrès ; en réalité, ce n'est qu'un transfert du monopole du pouvoir au bénéfice de ceux qui se montreront le plus démagogues et favoriseront la spoliation, faisant de plus montre d'une vision à très court terme (le temps de leur mandat)
  •  (3) il n'y aurait pas d'alternative aux états-providences occidentaux actuels ; en réalité, de tels états ne sont pas économiquement stables, ils menacent de s'effondrer sous le poids du parasitisme illimité, tout comme l'URSS s'est effondrée. 

 

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- Nigel Farage sur l'euro, le nouveau traité européen et la nouvelle constitution européenne

- La vertu de la discrimination (Hans-Hermann Hoppe)

- Nigel Farage vs Van Rompuy

- Herman Van Rompuy : “Le temps de l’Etat-nation homogène est terminé”

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