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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 12:14

« Mai 68 était là pour détruire, alors que Mai 2013 est là pour construire. C'est là une énorme différence. ... En mai 68, c'était "du passé faisons table rase", alors que là les jeunes sont dans la transmission, sans faire table rase du passé »

 

(Béatrice Bourges, le 10 juin 2013 sur Radio Courtoisie, Le Monde de la philosophie, "Les opposants à la loi Taubira ont-ils une philosophie ?")

 

Philippe Nemo recevait Béatrice Bourges, porte-parole du collectif pour l'enfant et du Printemps français, et Henri Hude, philosophe, pour une émission consacrée à la philosophie des opposants à la loi Taubira ?


Source audio: http://www.radiocourtoisie.fr/12329/le-monde-de-la-philosophie-du-10-juin-2013-les-opposants-a-la-loi-taubira-ont-ils-une-philosophie/


Au cours de cette émission, Béatrice Bourges a parfaitement expliqué que les jeunes de 2013 sont "en quête de sens" alors que "que madame Tabira et tous ces gens coupent le sens, coupent la spiritualité" et "sont dans cette philosophie de la toute puissance de l'homme, c'est-à-dire de l'homme qui crée l'homme et qui rejette le Créateur." ..."Ils sont dans le consumérisme", "la seule chose qui compte, c'est la société de consommation."

 

Il suffit de « lire les écrits de Vincent Peillon (son livre: "La Révolution française n'est pas terminée", NdCR.), précise-t-elle, quand il écrit "Nous allons instaurer une nouvelle église, avec de nouveaux prêtres et une nouvelle transubstantiation", ajoute Béatrice Bourges, c'est tout sauf laïque ».

 

A propos de la création d'un parti politique, Béatrice reste très justement sceptique. Elle préfère avancer ce qu'il faut d'abord faire, avant qu'une solution n'émerge :

  • "la création d'un nouveau parti politique, je ne sais pas bien, j'en suis pas sûre, il ne faudrait pas que cela soit un parti politique de plus. Donc, je crois qu'il faut tracer un sillon des convictions, dégager une véritable philosophie, quelque chose de profond avec un fil rouge et que après de là va émerger la solution, la solution va être trouvée à partir de là".

 

Béatrice Bourges défend le modèle social de la subsidiarité :

 

  • "La subsidiarité c'est que tout ce qui peut être fait à l'échelon le plus bas est fait par l'échelon le plus bas, et l'échelon qui est au-dessus pallie simplement l'incapacité de celui qui est en bas. C'est-à-dire qu'on n'est pas dans la délégation, on est dans la subsidiarité. A la limite c'est celui qui est en bas qui délègue au niveau supérieur quand il n'est pas capable de le faire lui-même. Cela c'est le vrai sens de la subsidiarité." Et Philippe Nemo ajoute: "et de la démocratie tout court, en tout cas de la démocratie américaine telle que décrite par Tocqueville".

 

Henri Hude évoque "un germe spirituel" "neuf et original" "qui a été semé", "qui va grandir", et que l'"on va va voir progressivement s'exprimer". Il explique que "la suite n'est pas difficile à prévoir" :

 

  • la loi Taubira "n'a pas été la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Elle a été cette espèce de supression, qui a provoqué une sorte de séisme mental, a fait craquer un barrage de haut en bas. Je pense que la censure du pouvoir, de la censure, du politiquement correct se trouve totalement fracturé de haut en bas. ... Je pense que le barrage va craquer complètement."

 

Philippe Nemo ajoute: "un peu comme cela s'est passé en Urss. Comme les gens n'y croit plus, il y a un moment où cela va s'écrouler comme une chose vermoulue." Mais il faut quelque chose qui "déclenche".

 

"A mon avis, explique Henri Hude:

 

  • les questions du genre comment ce grand mouvement qui vient de naître va se relier à l'UMP, au FN, aux socialistes (c'est-à-dire les tentatives de récupération du mouvement par la partitocratie oligarchique afin de le détruire, NdCR.) ou je ne sais quoi, c'est totalement hors de propos.
  •  
  • A mon avis, ce qui va se passer c'est que comme dans le cas de tout grand mouvement, on est dedans ou on est en dehors, on est pour, on est contre. Et donc l'UMP sera coupée en deux, le FN sera coupé en deux, les socialistes seront coupés en deux, et les clivages actuels n'auront pas plus d'importance que les partis politiques à la Cour de Versailles, deux ou trois ans après la Révolution française, ou même un an après. ... Je pense que nous sommes en face tout simplement d'une nouvelle révolution française. ... Le concept de la liberté, comme toute réalité humaine et toute pensée étant sujette à dégénérer, on a abouti en effet à des formulations et à des pratiques que l'on qualifiera non pas de libertarienne mais de libertaire tout court. Je pense que ce qui apparaît aujourd'hui c'est un besoin de renouer complètement la Liberté avec le Bien et plus encore, avec le Fondement avec un grand F du Bien. Et cela je crois que c'est assez nouveau."

 

Henri Hude "souhaite bien du plaisir à Vincent Peillon à la rentrée, lorsqu'il va falloir apprendre à tous les enfants issus de familles musulmanes cette aberration et cette absurdité" du genre. Il n'a pas du tout mesuré l'opposition qu'il rencontrera à ce moment-là. Parce que de vous à moi, la loi peillon est bien pire que le cochon"... "Si on a le droit de ne pas manger de cochon dans les cantines scolaires, à plus forte raison a-t-on le droit de ne pas avaler les doctrines Peillon dans les classes..."

 

 

- La République des Veilleurs : la démocratie est à recréer (Henri Hude)

- La partitocratie a-t-elle échoué à récupérer la Manif pour tous ?

- Xavier Martin : S'approprier l'homme, Un thème obsessionnel de la Révolution (1760-1800)

- Vincent Peillon le laïcard singe la religion chrétienne

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- "Changer le monde" avec les jeunes de l'Ump (LipDub ump changer le monde.wmv)

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