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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 20:09

Des hommes armés ont tué un prêtre copte cet après-midi dans la ville égyptienne d'El Arich, dans le nord de la péninsule du Sinaï.(1) Selon Le Figaro, hier, au cours de plusieurs attaques dans cette même ville d'El Arich, cinq policiers ont été tués par balles sans qu'on sache si ces opérations étaient directement liées à la destitution par l'armée du président "islamiste" Mohamed Morsi, soutenu par les Frères Musulmans

 

égypte parti islamisteLe guide suprême des Frères musulmans d’Egypte, Mohamed Badii, a appelé à la mobilisation permanente dans toutes les places du pays jusqu’au retour au pouvoir de Mohamed Morsi, destitué mercredi 3 juillet par l’Armée. « Morsi reviendra à la Présidence sur nos épaules », a clamé M. Badii hier soir au milieu des militants qui manifestaient Place Rabia Al-Adaouiya, au Caire, en exigeant le retour du président déchu dans sa fonction. Il scandait le slogan « Ö révolutionnaires libres, nous parachèverons le processus », répété par les masses de manifestants enflammés.

 

Le guide suprême de la confrérie des Frères musulmans a aussi critiqué le soutien apporté à l’évincement de Morsi par l’imam de la mosquée Al-Azhar, plus haute autorité de l’Islam sunnite en Egypte, et le patriarche de l’église copte. Pour lui, les deux hommes ne représentent pas la totalité des musulmans et des coptes... Il a offert de dialoguer avec l’Armée si elle ramenait M. Morsi dans sa fonction. Par ailleurs, les autorités égyptiennes ont fait arrêter hier Khayratt Achater, premier adjoint du guide suprême des Frères musulmans. (2)


Les Frères musulmans, promus grands vainqueurs des "printemps arabes" du fait de leurs victoires électorales à répétition, en Tunisie et en Egypte, encaissent là un revers historique, qui aura des contrecoups dans l'ensemble du monde arabe. (3

Tout avait commencé pour Mohamed Morsi par un sobriquet dégradant : la "roue de secours". C'est ainsi que l'opposition égyptienne désignait M. Morsi,  « un apparatchik de la confrérie, propulsé candidat en remplacement de Khairat Al-Chater, son grand ordonnateur, disqualifié pour cause de casier judiciaire. Né en 1951 dans une famille de paysans du delta du Nil, titulaire d'un doctorat en ingénierie décroché aux Etats-Unis, l'homme n'est pas un inconnu. Après avoir grimpé un à un les échelons de la confrérie, ce militant modèle a dirigé le groupe parlementaire des Frères dans les années 2000, l'époque où le régime Moubarak tolérait qu'ils se présentent aux élections sous l'étiquette "indépendants".  » 

 

C'est l'occasion pour nous de tenter d'y voir un peu plus clair dans ce fourmillement d'infos contradictoires que les medias nous racontent au sujet des "Frères Musulmans", la plupart du temps présentés en France comme "mouvement islamiste international visant à la mise en place d’un Califat Mondial, l’instauration d’un pouvoir politique Islamiste Totalitaire, la Charia"... (Source: "islamineurope.unblog.fr", un site d'observation de la "progression de l'islam en France", sous-titré: "dans l'antre des mosquées", avec en liens toute une série de sites pro-sionistes comme "Fdesouche", "Dreuz", "Coranix", "Alexandre del Valle", "Europe-Israël", "Riposte laîque", "Révoltes en Europe", etc.). Mouvement auquel appartenait le président Mohamed Morsi, destitué.

 

Qu'en est-il réellement ? Qui sont les "Frères musulmans" ?

 

Bien loin d'être des théocrates, les "frères musulmans" seraient en fait des modernistes, progressistes, démocrates, et franc-maçons.

 

Voyez ce qu'en dit ce site musulman (malgré une erreur que nous relevons sur les protestants Luther et Calvin n'étaient pas francs-maçons: la Secte a été créée au XVIIIe siècle, en 1721, avec les "constitutions d'Anderson" par deux protestants, il est vrai, Désaguliers et Anderson) :

  http://www.salafidefrance.com/index.php/danger-sectaire/les-freres-musulmans/512-les-freres-musulmans-et-leur-lien-avec-la-franc-maconnerie. (4)

 

  • Une franc-maçonnerie dont un des objectifs est, selon ce site, de  « se débarrasser du conservatisme de l’orthodoxie des religions révélées, considérées comme des fables et des superstitions allant à l’encontre de la raison humaine, afin disent-ils "de libérer les individus d’une mentalité arriérée et de les mener vers un progrès humain". »

 

On reconnaît là en effet un vocabulaire bien connu... avec chez nous l'obscurantisme du "Moyen Âge"... et autres balivernes, autant de clichés définitivement démentis par l'historiographie contemporaine (Cf. Régine Pernoud).

 

Rappelons qu'en France, le père jésuite Augustin Barruel, qui dénonça la Révolution dite "française" comme une fabrication de la Secte dans son ouvrage Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme (1798), dit exactement la même chose : l'objectif de la franc-maçonnerie était et est toujours de combattre les grandes religions dogmatiques, pour ne laisser à la place que leurs dogmes à eux et leur "République universelle"

 

Selon  le Figaro, des groupes djihadistes liés à Al Qaïda ainsi que des réseaux de contrebande avec la bande de Gaza voisine, opèrent dans le Sinaï, une zone en proie à une instabilité récurrente où le pouvoir égyptien a dû mal à y établir son autorité depuis le renversement de Moubarak en février 2011.

 


Or,

 

  • « l’Égypte est certainement l’un des premiers pays (d'Afrique, NdCR.) à subir la présence notable de contingents maçonniques européens avec l’expédition de l’Empereur français Napoléon Bonaparte », franc-maçon.

 

  • « Vers le milieu du XIXe siècle, la révolution française ... s’exporte et l’épopée napoléonienne s’accompagnent, en Orient, de la création de quelques loges… L’initiation continuera avec l’équipe de Ferdinand de Lesseps et ses successeurs puis avec la présence des Anglais. Ce n’est qu’en 1876 que La Grande Loge Egyptienne a été fondée et ce pendant le protectorat britannique.

  • La Compagnie universelle du canal maritime de Suez a été créée en 1858 par Ferdinand de Lesseps pour percer et exploiter le canal de Suez en Égypte. Cet ingénieur français dirigeait un groupe d’hommes d’obédience maçonnique et saint-simonienne. Antoine Sfeir :
  • « …le groupe de Ferdinand de Lesseps qui compte surtout des maçons constructeurs »
  • L’équerre et le croissant, enquête sur la franc-maçonnerie en terre d’Islam, Cahier de l’Orient, p.2.

  • Dans la revue "World In Review" John Coleman précise que l'organisation des frères musulmans serait un ordre créé en secret par la franc-maçonnerie britannique avec l'aide de Thomas Edward Lawrence (Laurence d’Arabie), Bertrand Russell, St. John Philby, E.G. Browne (en) et Arnold Toynbee, afin de maintenir le Moyen-orient sous-développé pour que ses ressources, en particulier son pétrole, puissent continuer à être pillées par la Grande-Bretagne. Coleman critiqua le Club de Rome, la Giorgio Cini Foundation, Forbes Global 2000, le Interreligious Peace Colloquium, le Tavistock Institute, ainsi que d'autres organisations qui se rapprochent de la thématique du nouvel ordre mondial.
  •  
  • Au fur et à mesure que l’initiation progresse dans la société arabe et en particulier en Égypte, les francs-maçons préparent la déconstruction de l’orthodoxie musulmane.
  • 220px-Hassan_al-Banna.jpgLes "frères maçons" créerons les "Ikhwan al-mouslimine" avec à leur tête un certain Al-Hassan al-Banna (grand-père de Tariq Ramadan et Hani Ramadan, NdCR.) né le14 octobre 1906 - mort le 12 février 1949.  
  • D’après certaines archives, Hassan al-Banna reçoit de l’argent (500 livres) de la toute puissante "Compagnie du Canal". Il reçoit aussi un permis pour construire une mosquée.
  • Al-Banna se justifie d’abord en déclarant cet argent appartenant de droit au peuple égyptien comme tous les biens de la Compagnie.
  • Plus tard, il niera avoir touché cette aide financière. Il reconnaît avoir été très influencé par ces prédécesseurs Jamal ad-Dîn al-Afghânî et Muhammad Abdu mufti d’al-Azhar connus tous les deux pour avoir été de grands initiés des loges maçonniques françaises et anglaises et qui ont profondément marqués la pensée égyptienne de l’époque.
  •  
  • Ikhwân al-mouslimine signifie « frères musulmans ».
  • Il semble que le mot frères « ikhwân », au pluriel, soit l’idée des francs-maçons, membres de la compagnie de Suez car c’est également le nom par lequel ils se désignent (frères franc-maçons ou frères de lumière).

  • Dans son article intitulé « Islamisme, réformisme et violence politique : comment interpréter l'histoire des Frères musulmans » Malika ZEGHAL cite Tarek Ramadan en disant : « il replace le fondateur [al-Hassan al-Banna] de la Confrérie [des frères musulmans] dans une lignée qui remonte aux premiers réformateurs de la fin du XIXe siècle (al-Afghânî et Abdû) (francs-maçons, suivre la discussion sur le forum Mejliss : http://forum.mejliss.com/freres-musulmans-franc-maconnerie, NdCR.).
  •  
  • [A]ujourd’hui, les Frères musulmans continuent de prêcher un islam dit "moderne et progressiste" (tout en étant armés par la France et l'Angleterre... ils assassinent tous leurs opposants en Egypte comme en Syrie, NdCR) qui s’oppose avec l’islam traditionaliste représenté majoritairement par le salafisme. C’est un peu la confrontation entre les protestants et les Catholiques, les orthodoxes, et tous les traditionalistes chrétiens.
    Les frères musulmans se retrouvent, aujourd’hui, désemparés face à un problème inextricable. D’un côté, ils doivent montrer, aux successeurs de leurs initiateurs (francs-maçons), qu’ils maintiennent, tant bien que mal, leur aspiration au progrès par une réforme de la religion islamique et de l’autre côté, ils tentent de faire face aux orthodoxes qui les accusent d’égarement et parfois même d’hérésies. Désemparé, ce mouvement rationaliste et réformateur de la religion islamique se retrouve dans une position assez inconfortable.

  • Mohamed Morsi
    محمد مرسي
  • Mohamed Morsi, le 8 mai 2013.
    Mohamed Morsi, le 8 mai 2013.

  • La plupart des membres de la confrérie ont fait un important travail au niveau de leur apparence vestimentaire et physique. Habillé en costume à l'occidentale, ils sont soit complètement rasés, soit portent une barbe finement taillée. Ils sont pour beaucoup issus des hautes écoles, parlent tous plusieurs langues étrangères et se présentent désormais en démocrates. D'après l’une des membres de la confrérie, Makram al-Deiri, tous les candidats aux élections législatives du mouvement ont bénéficié d'une formation intensive aux techniques de communication, aux stratégies de persuasion et à l'art des négociations. Officiellement, le mouvement a abandonné tout projet d'État théocratique.
  •  
  • Notons que les loges maçonniques sont aussi présentes dans le reste des pays arabes (Afrique du nord : Algérie, Tunisie, Maroc et au moyen Orient : Liban, Jordanie, Syrie, Irak, etc.).» (Fin de citation)

 

  • (Références bibliographiques

  • 1. Cahiers de l’Orient, article intitulé « L’équerre et le croissant, enquête sur la franc-maçonnerie en terre d’Islam » Antoine Sfeir,
    2. Une France en Méditerranée : Ecoles, langue et culture françaises, XIXe-XXe ... de Patrick Cabanel
    3. Qam’ ul-Mu’ānid Wa Zajr ul-Hāqid il-Hāsid, Chaykh Mouqbil
    4. Risâlat al-wâridât, Muhammad Abdu
    5. Histoire de l’islam, Le réformisme salafiste. C. Naudin
    6. « World In Review » John Coleman
    7. Hassan el-Banna, Après les Frères musulmans, Le Caire, Maison de la pensée islamique, 1996
    8. « Islamisme, réformisme et violence politique : comment interpréter l'histoire des Frères musulmans » Malika Zeghal
    9. Comment les Etats-Unis ont contribué à renforcer l’islam fondamentaliste », Henriette Hanke Güttinger
    10. L’expédition d’Égypte, une entreprise des lumières (1798-1801), Patrice Bret, publié par l’académie des sciences, 1999.

 

Selon un autre article de décembre 2012, de Thierry Meyssan, « Les Frères musulmans sont l’équivalent de la franc-maçonnerie européenne dans le monde musulman» : http://www.algeriepatriotique.com/article/thierry-meyssan-les-freres-musulmans-sont-l-equivalent-de-la-franc-maconnerie

 

Thierry Meyssan dit à cette date (décembre 2012) que "la propagande a des limites et, avec le temps, les gens voient qu’on les a bernés. Ainsi, les Egyptiens commencent à se retourner contre les Frères musulmans qu’ils acclamaient il y a peu".

 

Ce commentaire vient de se révéler exact avec, le 3 juillet, le renversement par l'armée égyptienne du président islamiste Mohamed Morsi soutenu par les Frères Musulmans.

 

Dans cet article, Meyssan explique :

 

  • "Le plan de déstabilisation de la Syrie a définitivement échoué, au motif notamment que les ASL, soutenus par l’Otan, ne sont pas parvenus à diviser l’armée régulière.
  • La stratégie de l’Otan et du CCG, a évolué avec le temps. Au départ, il s’agissait de provoquer un cycle d’attentats et de répression pour justifier une intervention internationale, sur le mode de ce qui a été fait au Kosovo. Cela n’a pas fonctionné parce que le président Bachar Al-Assad a longtemps fait preuve de retenue, et puisque la Chine et la Russie ont opposé leurs vetos au projet occidental. A défaut de pouvoir attaquer ouvertement, l’Otan et le CCG ont choisi dans un second temps de déstabiliser le pays en espérant provoquer son effondrement interne. Ils ont à la fois organisé des sanctions unilatérales pour détruire l’économie, utilisé l’ASL pour épuiser la capacité de résistance des Syriens, pris des contacts pour corrompre des dirigeants et mettre en scène leur défection, et surtout recherché des officiers supérieurs pour mener un coup d’Etat militaire. On s’est alors trouvé dans une situation paradoxale lorsque Mme Clinton, à plusieurs reprises, a appelé à un coup d’Etat militaire pour imposer la démocratie. A l’issue de presque deux ans de combats, le régime est toujours solide et les avancées de l’ASL très instables. Il est clair qu’il n’y aura pas de solution militaire à cette situation. L’Otan et le CCG qui espéraient isoler la Syrie l’ont au contraire jetée dans les bras de l’Iran, de la Russie et de la Chine.
     La Russie ambitionne de retrouver la position qui était celle de l’URSS. Elle a fait de la Syrie le point de rééquilibrage des relations internationales. Elle a utilisé par trois fois son veto et ne peut plus faire marche arrière, sauf à renoncer à ses rêves. La stratégie globale de Vladimir Poutine est basée sur l’idée que la source d’énergie principale du siècle qui commence sera le gaz. Le XIXe siècle fut celui du charbon, dominé par les Anglais, le XXe siècle celui du pétrole dominé par les USA, et le XXIe serait celui du gaz contrôlé par la Russie. Vladimir Poutine a fait de Gazprom le premier producteur mondial de gaz. Il ne veut pas que les riches réserves de gaz de la Méditerranée et de Syrie passent sous contrôle occidental, et il ne veut pas non plus que l’Iran perturbe le marché. Par conséquent, il a fait alliance avec Damas et Téhéran et ne favorise les exportations iraniennes que si celles-ci passent par des couloirs qu’il puisse contrôler. Notez bien que l’acharnement de l’Otan et du CCG a exactement la même raison. Les Occidentaux ont placé à la tête de la commission économique du Conseil national syrien Ossama Al-Kadi, un cadre de British Gas. Puis, ils ont nommé à la présidence de la Coalition nationale cheikh Moaz Al-Khatib, un cadre de la Royal Deutch Shell. De son côté, la Turquie ne peut espérer relancer le projet de gazoduc Nabucco que si le régime syrien est renversé, et le Qatar doit absolument empêcher l’émergence d’un compétiteur dans son voisinage.
    L’expression «printemps arabe» est un fourre-tout. Il n’y a rien de similaire entre les émeutes en Tunisie qui ont débouché sur la fuite de Ben Ali, la révolution colorée en Egypte contre Moubarak voulue de longue date par Washington, l’expédition coloniale en Libye pour appuyer la sécession de la Cyrénaïque et renverser au passage Kadhafi, la guerre secrète en Syrie, la révolution réprimée par le CCG au Bahreïn. Bien sûr, tout cela survient au même moment dans des pays qui parlent la même langue. Mais c’est tout. Cela dit, ces événements ont en commun d’avoir réveillé les masses populaires et personne ne sait ce qu’il en résultera. Les chaînes satellitaires ont facilement intoxiqué les gens dans les premiers mois, parce qu’elles avaient une bonne image. Mais la propagande a des limites et, avec le temps, les gens voient qu’on les a bernés. Ainsi, les Egyptiens commencent à se retourner contre les Frères musulmans qu’ils acclamaient il y a peu. En quelques mois, cette confrérie a réussi le tour de force de s’emparer du pouvoir au Maroc, en Tunisie, en Libye, en Egypte et à Ghaza. Or, il n’y a rien de plus opaque que cette organisation. C’est au fond l’équivalent de la franc-maçonnerie européenne dans le monde musulman. Elle comprend parfois des gens sincères, mais sa structure secrète permet à des ambitieux sans scrupules de se livrer aux pires manœuvres. Elle a fait alliance avec Washington comme on vend son âme au diable. Désormais, elle se porte garant de la «sécurité d’Israël» et de l’ouverture capitaliste des marchés. Je ne crois pas que l’Algérie soit immunisée contre de nouveaux troubles. Certes, on ne pourra pas rejouer de la même manière la carte terroriste, mais beaucoup d’autres manipulations sont possibles. L’Algérie n’est pas un Etat secondaire, mais la pièce maîtresse au Maghreb, elle attise beaucoup de convoitises et devra donc affronter de nouveaux dangers. Elle dispose heureusement d’un atout fort : c’est le seul pays de la région où la population a développé une culture politique, un sens critique. (5)

 

Selon le Monde, à propos de Mohamed Morsi, deux théories s'affrontent parmi les analystes cairotes.

 

  • Selon la première, M. Morsi est une créature de Khaïrat Al-Shater, le numéro deux des Frères musulmans et véritable homme fort de l'organisation. Dans la seconde, il est présenté comme un homme cherchant à affirmer son indépendance. 
  • il faut rappelerque M. Al-Shater était le premier choix de la confrérie lorsqu'elle a décidé, au printemps, de présenter un candidat à la présidentielle. Empêché de concourir à cause d'une ancienne condamnation, Khaïrat Al-Shater aurait choisi lui-même Mohamed Morsi : un homme effacé et discipliné, qui ne pouvait pas lui faire de l'ombre et dont la loyauté à l'organisation a toujours été sans faille.
  • Autre argument, le cabinet du président est constitué de poulains de M. Al-Shater. Il s'agit d'Ayman Ali, d'Ahmed Abdel Aty, de Khaled Al-Qazzaz (secrétaire particulier), de Mahi Hamed, d'Assad Cheikha (chargé de la sécurité), et de Mohamed Rifaa Al-Tahtawi (secrétaire général de la présidence). Tous ces hommes sont proches du bureau de la guidance de la confrérie, contrôlé par Khaïrat Al-Shater depuis les élections internes de 2009. Cet homme d'affaires prospère intervient publiquement à intervalles réguliers, tel un président bis. Lorsqu'une importante délégation d'hommes d'affaires américains vient au Caire, c'est lui qui se charge de les rassurer sur la compatibilité entre islamisme et démocratie
  • M. Morsi ne serait qu'un pion, exécutant des ordres pris par d'autres, comme s'en sont plaints plusieurs conseillers de second rang de la présidence. Le président lui-même serait à peine tenu au courant par ceux qui prennent les décisions dans son ombre. C'était, semble-t-il, le cas lorsque la confrérie a décidé d'envoyer sa milice, le 5 décembre (2012, NdCR.), nettoyer les abords de la présidence occupés par un sit-in d'opposants, provoquant la mort de huit personnes et des dizaines de blessés.
  • Dans la seconde théorie, Mohamed Morsi chercherait à s'émanciper de la tutelle pesante de Khaïrat Al-Shater. Ce qui expliquerait les annonces contradictoires et les revirements incompréhensibles de ces dernières semaines (de décembre 2012, NdCR.).
  • Ainsi, le 9 décembre, le porte-parole de la présidence confirmait la signature d'un décret portant sur la hausse des impôts et une augmentation des taxes sur 70 produits de consommation courante, suscitant une réaction immédiate du Parti de la liberté et de la justice (PLJ), la branche politique des Frères musulmans, qui la jugeait "inopportune" à une semaine d'un référendum à haut risque sur le projet de Constitution. M. Morsi a été contraint de faire machine arrière la nuit même, en annonçant une suspension de l'application du décret sur son compte Facebook
  • Pour Moustafa Kamel Al-Sayed, professeur de sciences politiques à l'Université du Caire, la présidence Morsi pose un problème institutionnel inédit, en raison de son appartenance aux Frères musulmans : "Nous sommes aujourd'hui dans la situation de l'URSS, où il y avait un parti dominant et des institutions étatiques. Mais, chez nous, rien ne régit les relations entre la confrérie et les institutions, et le chef de l'Etat n'est que numéro cinq ou six du parti."(6)

 

Add. 23:25. Le Figaro : Égypte : ElBaradei nommé premier ministre, crainte de nouveaux affrontements.

  • La crise politique ouverte par la déposition du Président Morsi continue. Aujourd'hui, Mohamed ElBaradei a été chargé de former un gouvernement de transition. L'ancien chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et farouche opposant à Mohammed Morsi devait prêter serment dans la soirée. Mais les Frères Musulmans, abasourdis pendant les premiers jours qui ont suivi la déposition de leur président, se sont ressaisis. Leur Guide Suprême Mohammed Badie les a ralliés vendredi (5 juillet, NdCR.) par un discours enflammé. Ils ont promis de ramener Morsi au pouvoir «sur leurs épaules». 
  • Pendant la soirée de vendredi et durant toute la nuit, ils ont tenté de prendre la place Tahrir. Arrivant armés de boucliers de tôle et de matraques, mais aussi certains d'armes à feu, ils ont fait irruption par le pont du 6 Octobre, qui traverse le Nil, et arrive sur Tahrir entre le Musée Égyptien et l'Hotel Ramsès. À l'endroit même où avait eu lieu la «Bataille des chameaux» en janvier 2011, entre les partisans de Moubarak et les Révolutionnaires, ils se sont heurtés aux rebelles de Tamaroud, qui les ont repoussés par des volées de pierres, et des feux d'artifices tirés à l'horizontale.
  • La bataille rangée a fait rage toute la nuit, indécise, les uns refluants, les autres avançant, puis l'inverse. Plusieurs dizaines de manifestants des deux bords ont été blessés, certains grièvement, et selon les sources, plus d'une dizaines ont été tués. Certains l'auraient même été par balles. La bataille a duré jusqu'à ce que l'armée intervienne avec des engins blindés et repoussent les "Légitimistes" (pro-Morsi...) de l'autre côté du Pont du 6 octobre. Dans tout le pays, Trente-sept personnes ont péri ces dernières 24 heures, dans des affrontements entre partisans et opposants au président Morsi.

  • [L]'armée égyptienne, qui depuis la Révolution de 2011 a toujours montré une certaine retenue face aux manifestants, ne donne pas l'impression de vouloir ou de pouvoir empêcher que ces affrontements reprennent. Les militaires savent aussi que les troupes sont un instrument délicat à manier pour faire du maintien de l'ordre. Les soldats peuvent ne pas tirer, auquel cas ils ne servent à rien. Ou bien tirer, et c'est le bain de sang. Le seul endroit du centre-ville que l'armée semble décidée à défendre est le gros immeuble rond de la radio-télévision égyptienne, connu sous le nom de Maspero. Le bâtiment, stratégique puisqu'il contrôle la télévision d'état, est entouré de barbelés et de blindés M-113, mitrailleuses approvisionnées à balles réelles.
  •  
  • Source : http://www.lefigaro.fr/international/2013/07/06/01003-20130706ARTFIG00314-egypte-au-caire-crainte-de-nouveaux-affrontements.php

 

  Mohamed El Baradei, qui avait d'abord été pressenti pour succéder à Moubarak puis s'était désisté le 4 février 2011, est un agent américain, de George Soros et de l'O.N.U., ancien patron de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à l'O.N.U., le groupe de régulation des armes nucléaires, entraîné par la CIA. En réalité, en 2011 déjà les Egyptiens ne voulaient pas du parachuté de Washington. A croire que deux ans après, ce personnage qualifié par Le Monde de "figure de proue de la mouvance laïque et libérale" n'intervient que pour jeter un peu plus d'huile sur le feu.  

 

Le nom d'ElBaradei circulait avec insistance au Caire depuis le renversement de Morsi.

  • Dès cette annonce, des membres des Frères musulmans ont, sans surprise, rejeté cette nomination, estimant qu'il s'agissait d'un "choix de Washington".
  • Le groupe salafiste Al Nour a lui aussi annoncé qu'il s'opposait à ce choix de Premier ministre.

  • La puissante confrérie des Frères musulmans, cible d'une campagne de répression des nouvelles autorités, a demandé à ses partisans de se mobiliser "par millions" jusqu'au rétablissement dans ses fonctions de Morsi, et pour dénoncer "l'Etat policier" instauré après le "coup d'Etat militaire".

     

  • .
  • Source: http://www.france24.com/fr/20130706-mohammed-elbaradei-nomme-premier-ministre-interim-egypte-morsi-violences

 

  • Le mouvement Tamarrod (rébellion), à l'origine des manifestations monstres du 30 juin contre Mohamed Morsi, ayant abouti à destitution, a pour sa part appelé à une nouvelle mobilisation dans les rues dimanche à travers le pays pour contrer les Frères musulmans, dont le numéro deux, Khairat al-Chater, a été arrêté dans la nuit.

  • Le président civil intérimaire, Adly Mansour, nommé par l'armée, a dissous vendredi la Chambre haute dominée par les "islamistes", qui assure l'intégralité du pouvoir législatif, et nommé un nouveau chef des renseignements. Une feuille de route annoncée par l'armée doit aboutir à la formation d'un nouveau gouvernement, ainsi que des élections législatives et présidentielle, mais aucune date n'a encore été avancée.
  •  
  • Le procureur général a annoncé que des poursuites seraient engagées contre neuf dirigeants du mouvement islamiste - dont M. Badie - dans le cadre d'une enquête pour "incitation au meurtre" de manifestants. Selon une source judiciaire, des interrogatoires doivent débuter lundi, y compris pour Morsi, toujours détenu par l'armée, pour "insultes au système judiciaire". Reflétant l'embarras international face à ce coup militaire qui a le soutien d'une importante partie de la population, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a mis en garde contre une politique de "représailles". Les États-Unis ont condamné vendredi les affrontements meurtriers et lancé un appel au calme, tandis que l'Union africaine a suspendu l'Égypte.  
  • Depuis novembre, les opposants à Morsi lui reprochaient une volonté d'accaparer le pouvoir pour lui-même et les Frères musulmans, tandis que ses partisans évoquaient la nécessité de se débarrasser d'une bureaucratie hostile héritée de l'ère Moubarak.

 

 

Add. 8 juillet 13:47. Le parti salafiste égyptien al-Nour, rival politique des Frères musulmans, se retire du processus politique en Egypte en signe de protestation contre les tirs sur des manifestants près du siège de la Garde républicaine au Caire, a annoncé lundi le porte-parole du parti, Nader Bakkar.

 

  • "Nous n'allons pas nous taire au sujet du massacre perpétré aujourd'hui par la Garde républicaine. Nous voulions empêcher le sang de couler et voici que nous avons un fleuve de sang. Nous déclarons notre sortie de toute négociations (avec les nouvelles autorités, ndlr) en tant que première réaction à ce qui se passe", lit-on dans la déclaration du porte-parole des salafistes, M. Bakkar, sur Facebook.
  • Le parti salafiste qui au départ a apporté son soutien à la feuille de route présentée par l'armée pour conduire la transition politique, se retire à présent de la coalition qui a directement ou indirectement approuvé la destitution du président islamiste Mohamed Morsi.
  • Un groupe d'hommes armés (issus probablement des Frères musulmans, NdCR.) a essayé de prendre d'assaut le siège de la Garde républicaine au Caire dans la nuit de dimanche à lundi 8 juillet.(1)
  • .

De son côté, le porte-parole des Frères musulmans Murad Ali a accusé l'armée égyptienne d'avoir ouvert le feu dans la nuit de dimanche à lundi 8 juillet sur des manifestants pro-Morsi au Caire, faisant 34 morts, annoncent les agences occidentales.

 

  • Selon Murad Ali, des partisans du président évincé faisaient un sit-in devant les bâtiments de l'armée où est détenu M. Morsi afin de lui témoigner leur soutien. (2)
  • .
  • Sources:
  • .
  • (1) http://fr.rian.ru/world/20130708/198720009.html
  • (2) http://fr.rian.ru/world/20130708/198718471.html

 

Selon Voix de la Russie du 8 juillet 2013, ce qui tendrait à confirmer la théorie selon laquelle Mohamed Morsi aurait cherché à s'émanciper de la tutelle pesante de Khaïrat Al-Shater, numéro deux des Frères musulmans (voir ci-dessus), c'est qu'il aurait tenté un rapprochement avec l'Iran et la Russie, ce qui est inacceptable pour les Etats-Unis :

  • « (sous Mohamed Morsi) les Frères musulmans ont tenté une politique étrangère de rapprochement avec l'Iran, mais en soutenant la rébellion syrienne, et sans remettre en cause le traité de paix avec Israël.
  • En novembre 2012, un projet constitutionnel de législation par décret soulève une partie de la population. Adoptée après referendum, cette ébauche de constitution, ne semblait cependant pas satisfaire les militaires, soucieux de maintenir leurs privilèges et de ne pas compromettre la relation privilégiée qu'ils entretiennent avec les Etats-Unis, leur principal bailleur de fonds qui leur allouent annuellement 1,3 milliards de dollars d'aide en vertu des accords de 1979 entre l'Egypte et Israël.

 

 

  • Malgré une présentation complaisante des mass-medias occidentaux, les manifestations qui ont servi de prétexte à l'intervention de l'armée ne sont pas le fruit de doléance démocratique mais masquent une réalité malheureusement plus matérielle. Mohame Morsi et les frères musulmans furent en leur temps, les principaux artisans du printemps égyptien en se fondant sur des revendications sociales et économiques de la population. Malheureusement, le président Morsi a cristallisé les mécontentements et s'est montré incapable de respecter ses promesses ou de relancer l'industrie du tourisme qui reste l'une des principales source de devise du pays.
  • Les éventuels prêts du FMI qui auraient permis d'offrir une bouffée d'oxygène à l'économie égyptienne, étaient toujours soumis à des réformes qui furent sans cesse reportés faute de moyens. La bouclé était bouclée.
  • Image illustrative de l'article Académie militaire de West PointC'est pourtant un énième revers pour le Qatar qui a soutenu massivement la révolution égyptienne, en tant que bailleur de fonds, et en mettant à disposition des Frères musulmans la chaîne Al Jazira. Comme le changement de direction à la tête de la pétro-monarchie, le coup d'Etat égyptien a eu lieu dans des conditions apparemment transparentes. Il est vrai que cette fois encore le général à la tête du putsch a étudié dans les académies militaires anglaise de Sandhurst et américaine de West Point ; de même que l'émir d'Arabie Saoudite fut un des premiers à féliciter le nouveau président par interim Adly Mansour, le monde occidental, parangon de démocratie oblige, ne peut officiellement cautionner le coup d'Etat militaire et donc adresser de félicitations directes. Mais il a annoncé sa volonté de doter la nouvelle direction égyptienne de son plein et entier soutien. On n'en doute guère, si on analyse les causes fondamentales de la crise égyptienne. L'Egypte demeure une pièce importante dans le dispositif géo-stratégique des Etats-Unis dont les intérêts sont clairement définis. Tout d'abord le contrôle stratégique du canal de Suez, d'autre part la coopération militaro-technique, et enfin, la conformité aux accords de Camp David concernant la sécurité d'Israël. En échange, l'armée égyptienne est ainsi devenue un immense empire financier qui contrôle selon diverses estimations de 30 à 40% de l'économie du pays avec des actifs dans l'immobilier ou des chaînes d'hypermarché dont tout le personnel est militaire.
  • La politique du président Morsi et des Frères musulmans a au moins eu le mérite, de révéler le vrai pouvoir régnant en Egypte, en faisant voler en éclat la mince couche de loyauté sous prétexte de protéger la sécurité du peuple égyptien.
  • Ce qui semble échapper à nombres d'observateurs c'est que depuis l'époque de Nasser, l'Egypte a essayé de conserver un délicat équilibre de stabilité économique et sociale en cherchant à assurer une sécurité alimentaire pour sa nombreuse population. Sous l'ère de Sadate, l'Egypte s'est modernisée sous les conseils de l'agence américaine pour le développement international et les prescriptions du FMI qui visaient à limiter les interventions de l'Etat. La main invisible du marché devant divinement équilibrer besoins et ressources pour le plus grand bonheur de la population. Le résultat ne s'est pas fait attendre et le concept de sécurité alimentaire et de stabilité sociale a volé en éclat, laissant place au développement d'industries présentant un avantage concurrentiel sur le marché mondial comme le tourisme et tout ce qui lui est associé. Revers de la médaille de son accès à la mondialisation, les prix de la nourriture n'ont cessé d'augmenter en Egypte pour aboutir en 2008 aux premières vagues d'émeutes de la faim et au renversement de Moubarak. 
  • A leur tour, et c'est ce qui explique en partie leurs échec, les Frères musulmans n'ont pu offrir un programme économique cohérent et surtout alternatif à celui imposé par l'Occident à l'Egypte. Auraient-ils seulement pu ?
  • Pour tenter de libérer l'Egypte de l'influence occidentale, l'ex-président et son équipe tentèrent une feinte géopolitique et géoéconomique en offrant à la Russie une relation spéciale.
  • Lors de son séjour à Sotchi le 19 avril dernier, le président Morsi a affirmé que la Russie était et demeurait un partenaire économique traditionnel et éprouvé de l'Egypte. Plus encore, il déclara que, remise de la crise libérale des années 90, la Russie pourrait redevenir un partenaire stratégique de l'Egypte et du monde arabe en opposition à une influence indue des Américains dans la région.
  • Ce qui scella son destin fut certainement ce qu'il déclara ensuite : « Nous avons besoin de la puissance de la Russie au Moyen-Orient et dans le renforcement de l'alliance entre le monde arabe et Moscou, afin d'équilibrer le partenariat stratégique entre Washington et Tel-Aviv ». (Fin de citation)
  • Autrement dit, en échange d'un partenariat stratégique, l'Egypte aurait pu modifier sa position sur la Syrie, une position évidemment inacceptable pour Washington et Ryad qui avec ce coup d'Etat militaire des plus opportuns reprennent la main sur la région en installant un gouvernement résolument tourné vers les intérêts occidentaux et les pétro-monarchies.
  • En raison de la libéralisation quasi-obligée de son économie, le dollar va donc continuer de peser en Egypte et de nouvelles émeutes de la faim sont à craindre dans les années et même les mois à venir. L'armée se rangera-t-elle encore aux côtés de la population ? La suite à la prochaine révolution.

 

Add. 10 juillet 2013 10:51. Mohammed Badie, le n°1 des Frères sous mandat d'arrêt. 

 

  • L'agence de presse officielle Mena a rapporté que le parquet égyptien a ordonné aujourd'hui l'arrestation de Mohammed Badie, chef de file des Frères musulmans, pour incitation à la violence lors des affrontements de lundi (8 juillet, NdCR.).
  • Le 8 juillet, une fusillade devant la caserne de la Garde républicaine au Caire où serait détenu le président Mohammed Morsi, a fait 55 morts.
  • Selon Mena, d'autres responsables de la "confrérie" font l'objet de mandats d'arrêt, dont l'adjoint de Badie, Mahmoud Ezzat, et les responsables de l'aile politique du mouvement Essam el Erian et Mohamed el Beltagi.
  • Source: http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/07/10/97001-20130710FILWWW00376-egypte-le-n1-des-freres-sous-un-mandat-d-arret.php

 

Add. 12 juillet 2013 15:30. "Washington octroie annuellement à l'armée égyptienne une subvention de 1,3 milliards de dollars." Source: http://fr.rian.ru/presse_russe/20130712/198758485.html

 

Add. 26 juillet 2013 10:17. La réalité de la confrérie maçonnique des frères musulmans.   

Video : Secret de l'allégeance secrète au sein des Frères Musulmans. Exposé à partir de la lettre d'éducation que Hassan El Banna a écrite aux "Frères musulmans" en 1939.

Source via http://www.lelibrepenseur.org/2013/07/25/la-realite-de-la-confrerie-maconnique-des-freres-musulmans/


 

 

Add. 27 juillet 2013 13:20. 75 morts dans des affrontements samedi 27 juillet au matin en Egypte entre forces de l'ordre et islamistes. Un médecin des Frères musulmans fait état de 75 morts parmi les fidèles du président déchu et un millier de blessés. L'agence officielle Mena, qui cite des sources au sein du même hôpital, fait également état de 75 morts et un millier de blessés.


Source: http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20130727.OBS1233/egypte-23-pro-morsi-tues-dans-des-heurts-selon-les-islamistes.html

 

La confrérie accuse les autorités d'avoir tiré à balles réelles sur la foule, ce que le ministère de l'Intérieur dément.

 

Source: http://www.lefigaro.fr/international/2013/07/27/01003-20130727ARTFIG00209-assaut-sanglant-contre-les-pro-morsi-au-caire.php

 

 

La police a violemment dispersé à l'aube des partisans de Mohammed Morsi qui tentaient de bloquer un pont routier. La foule des protestataires aurait essuyé des tirs à balles réelles.

 

Source:

http://www.lefigaro.fr/international/2013/07/27/01003-20130727ARTFIG00223-nuit-sanglante-au-caire.php

 

 

Add. 30 juillet 16:15. La France appelle à la libération de Morsi...

 


Lors d'un point presse à Paris, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a appelé à la libération de Morsi.

 

"Nous, la France, nous appelons au refus de la violence et à la libération des prisonniers politiques y compris celle de l'ancien président Morsi. ... Il faut revenir vers un cheminement démocratique et refuser la violence", a-t-il dit.

 

Source: http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/07/30/97001-20130730FILWWW00302-la-france-appelle-a-la-liberation-de-morsi.php#xtor=AL-155

 

Add. 1er août 2013 21:53. Morsi déposé pour la démocratie (John Kerry)

Une déclaration aujourd'hui du secrétaire d'Etat américain John Kerry en visite au Pakistan tend à accréditer la thèse selon laquelle Mohamed Morsi aurait été renversé par l'armée égyptienne à la solde des Etats-Unis parce qu'il aurait cherché à s'émanciper de la tutelle du numéro deux des Frères musulmans Khaïrat Al-Shater et donc de l'agenda nouvel-ordre-mondialiste.

 

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry, interrogé par la télévision privée pakistanaise Geo, a en effet jugé aujourd'hui que l'armée égyptienne avait déposé le président Mohammed Morsi début juillet dans le but de rétablir la démocratie :

 

  • "Des millions et des millions de gens ont demandé à l'armée d'intervenir. Tous avaient peur d'une descente dans le chaos et la violence", a déclaré John Kerry. Les militaires "rétablissaient la démocratie", a-t-il ajouté.

 

Les Etats-Unis n'ont pas qualifié la mise à l'écart du président Morsi de "coup d'Etat". Cela les aurait obligés à interrompre l'aide militaire et économique conséquente qu'ils versent à l'Egypte...

 

Source: http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/08/01/97001-20130801FILWWW00502-morsi-depose-pour-la-democratie-kerry.php

 

Add. 14 août 2013 23:50. Alors que le 1er août John Kerry avait déclaré que Morsi avait été "déposé pour la démocratie", aujourd'hui l'armée a tiré sur la foule, faisant un bain de sang :

 

Il semble pourtant qu'il ne faille pas se laisser tromper par ce type de protestations et qu'il faille au contraire voir derrière le renversement de Morsi, la main du FMI : Mohammed Morsi était réticent à appliquer les réformes exigées par le FMI et initiées lundi 7 janvier 2013 pour lui accorder 4,8 milliards de dollars d'aide, notamment des réductions de subvention et des hausses d'impôts en échange du prêt nécessaire à la solvabilité du pays.

 

Add. 20 août 2013 08:30. Le guide suprême des Frères musulmans Mohammed Badie arrêté au Caire. Mohammed Badie, un des derniers dirigeants de la confrérie encore en liberté, a été interpellé dans la nuit au Caire. Il est poursuivi pour incitation au meurtre de manifestants.

Il était l'un des derniers dirigeants des Frères musulmans encore en liberté, il a été arrêté aujourd'hui à l'aube en Égypte. Il a été capturé dans un appartement tout près de la place Rabaa al-Adawiya, dans le quartier de Nasr City au Caire. C'est à cet endroit que plus de 280 partisans de Mohammed Morsi ont été tués mercredi alors que la police et l'armée tentaient de déloger les manifestants islamistes.

Mohammed Badie, 70 ans, est le huitième guide suprême des Frères musulmans. Il a été élu en janvier 2010 à la tête de la confrérie. Deux autres dirigeants du mouvement ont été arrêtés avec lui. La chaîne de télévision privée ONTV, qui soutient le coup de force des militaires, a diffusé des images de son interpellation, et le ministère de l'Intérieur a publié une photo sur Facebook. L'homme, assis dans un bureau, y apparaît prostré dans une jalabiya blanche - la longue tunique égyptienne traditionnelle.

Il n'était plus apparu en public depuis le 5 juillet, alors qu'il haranguait la foule sur la place Rabaa al-Adawiya. À cette occasion, il avait appelé à se mobiliser «par millions» et dénonçait un «coup d'État militaire». La justice ordonnait son arrestation cinq jours plus tard. Il est accusé, avec les cadres les plus importants de la confrérie, d'«incitation au meurtre» après la mort de huit manifestants, qui tentaient fin juin d'attaquer le siège de la confrérie. Leur procès est d'ores et déjà programmé au 25 août.

 

 

Source : http://www.lefigaro.fr/international/2013/08/20/01003-20130820ARTFIG00179-le-guide-supreme-des-freres-musulmans-arrete-au-caire.php

 

 

 

Add. 20 août 2013 22:55. Le chef du gouvernement turc islamiste Recep Tayyip Erdogan a accusé aujourd'hui Israël d'avoir manigancé le renversement par l'armée du président égyptien Mohammed Morsi.

 

 Le Premier ministre islamiste turc avait vivement critiqué la destitution le 3 juillet de Mohammed Morsi, issu des Frères musulmans, et déclaré redouter que les "régimes autocratiques" ne prennent racine si l'Occident ne respectait pas les résultats des urnes en Egypte.

 

Devant des responsables provinciaux de son parti islamo-conservateur, l'AKP, Recep Tayyip Erdogan a déclaré: "Que disent-ils en Egypte ? Que la démocratie n'est pas dans les urnes. Qui est derrière tout ça ? Israël. Nous avons des documents en notre possession".

 

Le porte-parole du ministère, Yigal Palmor du ministère des Affaires étrangères israélien n'a pas souhaité répondre aux allégations de Recep Tayyip Erdogan. "Il s'agit de déclarations qui ne méritent pas d'être commentées", s'est-il contenté de déclaré.

 

 

Source: http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/08/20/97001-20130820FILWWW00328-egypte-erdogan-turquie-accuse-israel.php

 

 

Lefigaro.fr 23/09/2013 Les Frères musulmans interdits en Egypte

 

En Egypte, un tribunal a interdit aujourd'hui les "activités" de la « confrérie » et ordonné la confiscation de ses biens.

 

Le jugement du tribunal réuni d'urgence s'applique

d'abord à la confrérie « qui n'a aucune existence légale » ainsi qu'à l'Association des Frères musulmans, ONG créée sous Morsi, et « toute organisation qui en émane ou est financée » par la « confrérie ».

 

Le « parti de la Liberté et de la Justice », parti politique des « Frères musulmans », pourrait tomber sous le coup de ce jugement.

 

Source: http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/09/23/97001-20130923FILWWW00425-bettencourt-prevost-desprez-renvoyee-en-correctionnel.php

 

***

 

Sources:

 

(1) http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/07/06/97001-20130706FILWWW00318-egypte-un-pretre-copte-tue.php

(2) Le guide suprême des Frères musulmans appelle à la mobilisation jusqu’au retour de Mohamed Morsi au pouvoir

http://xibaaru.com/le-guide-supreme-des-freres-musulmans-appelle-a-la-mobilisation-jusquau-retour-de-mohamed-morsi-au-pouvoir/

(3) http://www.lemonde.fr/international/article/2013/07/04/comment-mohamed-morsi-a-perdu-l-egypte_3441951_3210.html

(4) http://www.salafidefrance.com/index.php/danger-sectaire/les-freres-musulmans/512-les-freres-musulmans-et-leur-lien-avec-la-franc-maconnerie

(5) http://www.algeriepatriotique.com/article/thierry-meyssan-les-freres-musulmans-sont-l-equivalent-de-la-franc-maconnerie

(6) http://www.lemonde.fr/afrique/article/2012/12/26/en-egypte-le-pouvoir-de-mohamed-morsi-dans-l-ombre-des-freres-musulmans_1810354_3212.html

 

 

- Egypte: les "Frères musulmans" ne veulent pas d'une révolution "islamique" (6 février 2011)

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