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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 16:57

Et de trois. Après la reconnaissance le 26 août 2008 de l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie de la Géorgie par la Russie, le "précédent" du Kosovo revient pour la troisième fois "dans la gueule" des Occidentaux.

Un certain 22 février 2008, Vladimir Poutine avait prévenu les Occidentaux que le Kosovo, serbe depuis le Moyen Âge, leur reviendrait "dans la gueule". Parole tenue.

 

Aujourd'hui, le président russe a ironisé  sur la reconnaissance de l'indépendance du Kosovo en février 2008 et les indignations occidentales aujourd'hui à propos du rattachement de la Crimée et de Sébastopol à la Russie :

 

Reconnaissance du Kosovo par l'Occident : « ils l’ont écrit, et maintenant, ils s’indignent » (Poutine)  

 

Reconnaissance du Kosovo par l'Occident : « ils l’ont écrit, et maintenant, ils s’indignent » (Poutine)

 

La Voix de la Russie Aujourd'hui, 15:58

 

Le président russe Vladimir Poutine, s’adressant à l’Assemblée fédérale, a commenté l’argumentation de la reconnaissance du Kosovo par l’Occident et la non-reconnaissance de l’indépendance de la Crimée : « Ils l’ont eux-mêmes écrit, et maintenant, ils s’indignent. »

 

Dans son discours, Vladimir Poutine cite la déclaration adoptée par les États-Unis concernant la situation au Kosovo. Le document reconnaît qu’une déclaration d’indépendance peut violer la législation intérieure du pays, ce qui ne veut pourtant pas dire que les normes du droit international ont été violées. « Ils l’ont écrit eux-mêmes, ils l’ont crié au monde entier, et maintenant, ils s’indignent. Mais de quoi ? », a déclaré Vladimir Poutine.

 

Source: http://french.ruvr.ru/news/2014_03_18/Vladimir-Poutine-sur-la-reconnaissance-du-Kosovo-par-l-Occident-ils-l-ont-ecrit-et-maintenant-ils-s-indignent-1502/

 

 

Rattachement de la Crimée à la Russie : Obama et Merkel parlent de «violation inacceptable»

 

Le Figaro Mis à jour le 18/03/2014 à 18:08 Publié le 18/03/2014 à 16:17

 

Parmi les nombreuses réactions des pays occidentaux, François Hollande a aussi condamné ce mardi le rattachement de la Crimée à la Russie annoncé par le président Poutine. L'Ukraine dénonce une annexion.

... [L]e président russe Vladimir Poutine a annoncé mardi avoir signé un traité «historique» rattachant la Crimée à la Russie, avec effet immédiat, faisant fi des sanctions décrétées la veille contre Moscou. Un pied de nez aux puissances occidentales que ces dernières se sont empressées de dénoncer:

- L'Ukraine ne «reconnaîtra jamais l'annexion» de la Crimée

«L'Ukraine et le monde entier ne reconnaîtront jamais l'annexion du territoire ukrainien», a déclaré son président par intérim, Olexandre Tourtchinov. «C'est une décision dangereuse qui n'a aucune conséquence juridique. C'est une provocation dangereuse pour l'Europe et le monde», a-t-il ajouté. «La signature du prétendu accord sur l'entrée de la Crimée dans la Fédération de Russie et le discours afférent du président russe n'ont rien en commun avec le droit, la démocratie ou le sens commun, a pour sa part déclaré mardi Evhen Perebynis, porte-parole du ministère ukrainien des Affaires étrangères. Selon lui, «le discours de Poutine démontre très clairement à quel point la menace que représente la Russie pour la sécurité et la stabilité internationales est réelle.»

 - Les États-Unis pointent du doigt une «confiscation de territoire»
«La Russie a aligné tout un éventail d'arguments pour justifier ce qui n'est rien d'autre qu'une confiscation de territoire», a réagi le vice-président des Etats-Unis, Joe Biden. «L'isolement politique et économique de la Russie ne peut qu'augmenter si elle poursuit dans la même voie, et elle verra en fait de nouvelles sanctions de la part des Etats-Unis et de l'UE», a prévenu Biden lors d'un point de presse avec le Premier ministre polonais Donald Tusk. Le président Barack Obama a invité les pays du G7 et de l'Union européenne à se réunir la semaine prochaine pour voir comment soutenir l'Ukraine. «La déclaration d'indépendance unilatérale de la Crimée et l'intégration décrétée ce jour à la Fédération de Russie sont des coups inacceptables portés à l'intégrité territoriale de l'Ukraine», ont estimé Obama et la chancelière allemande Angela Merkel lors d'un entretien téléphonique.  

- L'Union européenne appelle au respect de «la souveraineté» de l'Ukraine
 L'Union européenne «ne reconnaît pas et ne reconnaîtra pas l'annexion de la Crimée et de Sébastopol» par la Russie, ont affirmé dans une déclaration commune les présidents de la Commission européenne et du Conseil européen. «La souveraineté, l'intégrité territoriale et l'indépendance de l'Ukraine doivent être respectées. L'UE n'a reconnu ni le référendum illégal et illégitime en Crimée ni son résultat. L'UE ne reconnaît pas et ne reconnaîtra pas l'annexion de la Crimée et de Sébastopol par la Fédération de Russie», ont déclaré José Manuel Barroso et Herman Van Rompuy. 

- L'Allemagne condamne des actes qui vont à l'encontre du droit international, mais appelle à poursuivre le dialogue
«L'intégration (de la Crimée) dans la Fédération de Russie est, nous en sommes absolument convaincus, contre le droit international», a souligné la chancelière allemande Angela Merkel lors d'une conférence de presse. «Le soi-disant référendum était contre le droit international, la déclaration d'indépendance qui a été acceptée hier par le président russe était contre le droit international», a-t-elle expliqué. La chancelière a néanmoins assuré que le dialogue avec la Russie devait se poursuivre. «Parallèlement aux sanctions prises, nous allons privilégier le dialogue, nous allons privilégier la discussion», a-t-elle martelé.

- La France ne reconnaît pas le rattachement de la Crimée
«Le président de la Fédération de Russie a signé aujourd'hui un traité qui intègre la Crimée à la Russie. Cet acte intervient après la tenue d'un référendum illégal en Crimée (dimanche, ndlr), au regard du droit ukrainien comme du droit international», écrit le président François Hollande dans un communiqué. «Je condamne cette décision. La France ne reconnait ni les résultats du référendum tenu en Crimée le 16 mars dernier, ni le rattachement de cette région d'Ukraine à la Russie», poursuit le chef de l'État, ajoutant même: «le prochain Conseil Européen les 20 et 21 mars prochains doit fournir l'occasion d'une réponse européenne forte et coordonnée à la nouvelle étape qui vient d'être franchie.»

- Le Royaume-Uni déplore «la voie de l'isolement» que prend la Russie
«Il est regrettable d'avoir entendu le président Poutine choisir aujourd'hui la voie de l'isolement, privant les citoyens de son propre pays, et de la Crimée, d'un partenariat avec la communauté internationale et du statut de membre à part entière d'un certain nombre d'organisations internationales», a affirmé William Hague, secrétaire britannique au Foreign Office.

 

Source: http://www.lefigaro.fr/international/2014/03/18/01003-20140318ARTFIG00227-la-france-et-l-ukraine-ne-reconnaissent-pas-le-rattachement-de-la-crimee-a-la-russie.php

 

 

En 2008, la chancelière allemande Angela Merkel avait déjà condamné en 2008, dans les mêmes termes qu'aujourd'hui pour la Crimée, la reconnaissance par la Russie de l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, comme "inacceptable" et "contraire au droit international". (Le Figaro, Abkhazie-Ossétie/Merkel: "inacceptable", 26/08/2008)

 

Le 11 mars dernier, François Hollande déclarait que le référendum de rattachement de la Crimée à la Russie ne serait "pas conforme au droit international", et Angela Merkel, le même jour, parlait d'une "annexion".

 

 

Poutine : dans le cas de l'Ukraine, l'Occident a franchi la ligne  

 

 

Poutine : dans le cas de l'Ukraine, l'Occident a franchi la ligne

 

La Voix de la Russie, Aujourd'hui, 16:12

 

 

« Tout a ses limites, et dans le cas de l'Ukraine nos partenaires occidentaux ont franchi la ligne, ils étaient violents, irresponsables et non professionnels », a déclaré Vladimir Poutine dans son allocution devant l'Assemblée fédérale.

 

« A quel point faut-il perdre le sens politique et la mesure pour ne pas prévoir toutes les conséquences de leurs actions? La Russie s'est retrouvée à une ligne dont elle ne pouvait plus reculer », a dit Vladimir Poutine.

 

 

Source: http://french.ruvr.ru/news/2014_03_18/Poutine-dans-le-cas-de-lUkraine-lOccident-a-franchi-la-ligne-8105/

 

Des indignations occidentales indignes

 

Quand on sait que le coup d'Etat qui a renversé le président élu Ianoukovitch, a fait suite à des tirs de snipers sur les deux camps et à des assassinats gratuits, que la représentante des Affaires étrangères de l'UE Catherine Ashton, bien qu'au courant, l'Union européenne n'a toujours diligenté aucune enquête... ["il n'y a pas d'enquête à Kiev. Il n'y a pas d'enquête au Conseil de l'Europe. Il n'y a pas d'enquête dans l'Union européenne. On se tait sur ça. Comme cela a aidé l'opposition à arriver au pouvoir. Cela n'a pas d'importance." (Alexeï Poukov, Président de la Commission étrangères de la Douma)], les indignations occidentales sont indignes. Si en effet le nouveau gouvernement à Kiev est légitimé par les Occidentaux alors que des meurtres ont été commis, on ne voit pas très bien pour quelles raisons le référendum en Crimée serait "inacceptable", "pas conforme au droit international" ?

 

D'un côté, un coup d'Etat criminel et meurtrier est soutenu, légitimé par le soit-disant "droit international" brandi par les Occidentaux, de l'autre, un referendum, conforme au "droit des peuples à l'auto-détermination", "droit des peuples à disposer d'eux mêmes" proclamé pendant leur Ière Guerre mondiale, réaffirmé après la Seconde Guerre mondiale dans la Charte des Nations unies de 1945 qui inclut, parmi "les buts des Nations Unies", celui de "développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l’égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d'eux-mêmes" (article 1, alinéa 2), serait "inacceptable", "pas conforme au droit international", une "annexion", une "confiscation du territoire", "illégitime", etc. De qui se moque-t-on ?

 

 

. Poutine parle des nationalistes russophobes, néo-nazis et antisémites qui ont fait le "coup d'Etat" en Ukraine

. Kosovo / Ossétie du Sud - Abkhazie : deux poids deux mesures : Le président russe Dmitri Medvedev signe les décrets d'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, les démoNcraties occidentales qui ont soutenu l'indépendance du Kosovo condamnent fermement... (26 août 2008)

. Le Kosovo : "un précédent horrible qui va vous revenir dans la gueule" (Poutine, le 22 février 2008)

 

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