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Christ Roi

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 23:57

http://www.digitalcongo.net/UserFiles/image/Photos_2013/Religion/Franc%CC%A7ois_Ier.jpgDans une première et magnifique homélie prononcée ce jeudi matin 14 mars, le pape François a parlé du démon et rappelé l'Eglise à l'ordre : "Nous pouvons cheminer tant que nous voulons, nous pouvons édifier tant de choses, mais si nous ne confessons pas Jésus Christ, quelque chose ne va pas ... Nous deviendrions une pieuse ONG, mais pas l'Église", a-t-il averti.

 

Vingt-quatre heures après avoir été élu dans cette même chapelle Sixtine, François, le nouveau pape, a présidé ce matin une messe devant les cardinaux où il s'est appliqué sur la forme, la simplicité qu'il veut imprimer à son pontificat, et sur le fond, la radicalité évangélique qu'il entend promouvoir. Le moment clé a été son homélie, prononcée sans aucune note, dans un italien très simple et très accessible. Document d'autant plus important que le pape François a refusé de prononcer l'homélie que la secrétairerie d'État lui avait préparée. Il n'en a pas voulueCette homélie, la première en tant que pape, doit donc être considérée fondatrice de son pontificat parce qu'elle a été spontanée.

Il faudra certes attendre sa grande homélie, mardi prochain, pendant sa messe d'intronisation, sur la place Saint-Pierre, pour confirmer cette impression, mais il y a là des indications très nettes.

 

François, par des mots simples et incisifs, a fermement rappelé l'Église à l'ordre.

 

François, Pape, a prévenu sous la forme d'une critique implicite: «Nous pouvons cheminer tant que nous voulons, nous pouvons édifier tant de choses, mais si nous ne confessons pas Jésus Christ, quelque chose ne va pas.» En italien: «qualcosa non va», cet Argentin insistant de sa voix lente mais profonde, sur le «non va». Concrètement a-t-il poursuivi: «Nous deviendrions une pieuse ONG (ONG pietosa) mais pas l'Église, épouse du Christ.» Une entreprise sans lendemain pour lui car «que se passe-t-il si nous n'édifions pas sur la pierre? Il arrive ce qui arrive aux enfants sur la plage quand ils font des palais de sable, tout s'écroule, sans consistance.»

 

Le Pape, très calme, maître de lui, étonnamment reposé et serein après cette élection surprise, a eu cette phrase terrible en reprenant un grand auteur français: «Quand nous ne confessons pas Jésus Christ me vient en tête cette phrase de Léon Bloy: celui qui ne prie pas le Seigneur, prie le diable. Et quand nous ne confessons pas Jésus-Christ, nous confessons la mondanité du diable, la mondanité du démon.»

Dans la chapelle, le silence des cardinaux était édifiant. ... Des paroles de choc dont la liberté pourrait surprendre, en rupture en tout cas avec les précautions oratoires et la prudence des discours que l'on fait lire au Pape.

 

Alors celui qu'ils ont élu une journée plus tôt, a aussitôt reconnu: tout cela «n'est pas facile». Quand il s'agit de construire, se produisent des «secousses, des mouvements, qui ne sont pas des mouvements de cheminement, mais des mouvements qui nous tirent en arrière». Parce qu'ils ne viennent pas de «la croix».

D'où, selon François, ce passage obligé par «la croix», la pointe de son homélie avec cette phrase qui restera comme la porte d'entrée de son pontificat et qu'aucun pape avant lui n'aura osé prononcer avec une telle énergie et une telle verdeur: «Quand nous cheminons, sans la croix, quand nous construisons sans la croix, quand nous confessons avec le Christ mais sans la croix, nous ne sommes pas les disciples du Seigneur. Nous sommes des mondains. Nous sommes des évêques, des prêtres, des cardinaux, des papes, tout, mais nous ne sommes pas des disciples du Seigneur…» Une critique très lourde de certains comportements ecclésiaux, allant des simples prêtres jusqu'au… Pape. Cela, de fait, ne s'est jamais vu ou entendu, dans la bouche d'un pape, devant tout le collège des cardinaux, donc symboliquement l'Église catholique du monde entier, et dans la chapelle Sixtine qui est le creuset de l'Église, là où depuis longtemps sont élus les papes.

Le Pape François a alors conclu cette homélie aussi historique, pour le moment, que sa propre élection, par ces mots: «Je voudrais que nous tous, après ces jours de grâce, nous ayons le courage, oui le courage, de cheminer en présence du Seigneur, avec la croix du Seigneur, et d'édifier l'Église sur le sang du Christ versé sur la croix, et de confesser l'unique gloire, le Christ crucifié. Ainsi l'Église peut avancer.»


 

Source : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/03/14/01016-20130314ARTFIG00680-le-pape-affiche-sa-fermete.php

 

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