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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 17:26

Lors d'une cérémonie dans la cour des Invalides, à la mémoire de l'ancien premier ministre socialiste Pierre Mauroy, le président de la République lui a rendu hommage en parlant de lui. François Hollande s'est appuyé sur l'action du disparu pour défendre la sienne...et masqué le bilan du chômage... qui depuis Mauroy n'a cessé d'augmenter sous les gouvernements socialistes (comme de "droite" d'ailleurs...)

 

«Pierre Mauroy est entré dans l'histoire pour avoir été l'artisan de grandes conquêtes sociales et de libertés nouvelles», a ainsi assuré le président de la République en référence aux grandes réformes lancées par la gauche après l'élection de François Mitterrand comme la retraite à 60 ans. Le parallèle est fait avec le vote de la loi sur le "mariage" homosexuel, présenté comme une "conquête sociale" et une "liberté nouvelle" (sic) ! Ils n'ont pas compris qu'on le lâchera rien !

 

 

De 1981 à 2012, de la rigueur à l'austérité, François Hollande a tenté de justifier des socialistes en s'efforçant de replacer son action dans le temps long pour convaincre ceux qui lui reprochent de se comporter en social-libéral. François Hollande feint d'oublier qu'en 1983, l'incapacité du Premier ministre Mauroy à résoudre les problèmes du chômage (+ 1,5 million de chômeurs...), la crise monétaire, l'inflation... le poussèrent à abandonner le Programme commun pour mettre en œuvre le « tournant de la rigueur » incarné par le ministre des Finances Jacques Delors. Il oublie qu'en 1984, devant l'échec complet de Mauroy, Mittérand le remplaça par Laurent Fabius, qui ne fit pas mieux que son prédécesseur et perdit les élections législatives deux ans plus tard en 1986. Ces gens ont décidément la mémoire courte !

 

 

Alors Hollande a malgré tout poursuivi : «La rigueur, c'était la condition pour poursuivre la réforme, le changement» (sic)... Si c'est ça leur "changement", l'augmentation du chômage, l'explosion de la dette et du fiscalisme, on n'en veut pas !

 

Cyniquement, il a ajouté : «Les choix du réformisme d'abord. Pour Pierre Mauroy, réformer ce n'était pas renoncer, c'était réussir. Réformer, c'était se défaire de l'illusion des mots pour passer à la réalité des actes, réformer ce n'était pas céder à la réalité, c'était la saisir à la gorge pour la transformer». En gros : on fait un deal, je vous fais une politique qui créera du chômage, divisera les Français, détruira l'industrie française, et vous vous me réélisez en 2017 !


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