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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 22:58
 
Reliques Saintes, La tunique d'Argenteuil et la... par Introcrate

 

 

 

"Il s'agit de la tunique que le Christ a portée, après la flagellation et la scène de la dérision, et tout au long du chemin du Calvaire (Ndlr. La Via dolorosa à Jérusalem).

 

Un examen minutieux de la tunique permet de se rendre compte qu'elle était bien primitivement 'inconsutile', c'est-à-dire sans couture, tissée d'un seul tenant, y compris les manches. Il s'agit d'un procédé de tissage particulier dont, paraît-il, la technique ne s'est pas perdue en Orient.

 

Grégoire de Tours, mort en 594, raconte qu'il a appris que la tunique avait été conservée et se trouverait dans un coffre de bois à Galatha, à environ 150 milles de Constantinople. Frédégaire, mort en 658, prétend qu'elle se trouvait à Jaffa, près de Jérusalem et que, finalement, plusieurs évêques la transportèrent solennellement à Jérusalem.

 

Une tradition ancienne veut que la tunique ait été donnée par Charlemagne à sa fille Théodrade, abbesse du monastère d'Argenteuil. Charlemagne l'aurait reçue en présent de l'impératrice Irène de Constantinople. Nous savons qu'il yeut des tractations pour la conclusion éventuelle d'un mariage entre Charlemagne et cette impératrice.

 

Un vieux martyrologue d'Argenteuil explique que l'on célèbre chaque mois un service pour le repos de l'âme de Charlemagne, 'en mémoire des bienfaits dont il a enrichi le monastère et spécialement la tunique sans couture de Notre Seigneur Jésus-Christ qu'il apporta de Rome'.

Le 12 octobre 1567, les calvinistes que la relique dérangeait détruisirent le monastère d'Argenteuil où reposait le 'très sacré et précieux reliquaire de la Robe inconsutile de Notre Sauveur et Rédempteur Jésus-Christ'. Les églises de la ville furent incendiées, et les reliques et ornements pillés. Mais la tunique leur échappa. Henri III veilla à la reconstruction du monastère.

 

En 1791, tous les biens du monastère devant être saisis, la relique fut transportée dans l'église paroissiale. En 1793, au pire de la tourmente révolutionnaire, le curé de la paroisse, pour mieux sauver la relique, en découpa plusieurs morceaux qu'il confia à diverses personnes et en enterra la partie principale. En 1795, libéré de prison, il revint dans sa paroisse et déterra la tunique. En 1804, le culte de la tunique fut rétabli; en 1844, un nouveau fragment, après tant d'autres, en est coupé sur la demande de Pie IX qui voulait absolument en avoir un morceau à Rome.

 

Un article du numéro 10 de la Revue internationale du Linceul de Turin (automne 1998, p. 21-26) d'André Marion, et intitulé 'Du linceul de Turin à la tunique d'Argenteuil', rapporte des travaux scientifiques réalisés à Orsay avec des moyens informatiques permettant une analyse très fine : la superposition des taches de sang de la tunique et de celles du linceul de Turin a été faite. Les documents photographiques ont été numérisés et optimisés par ordinateur. Ces traces suggèrent que, contrairement à ce que l'on croyait jusqu'ici, le Christ aurait porté toute la croix, la poutre verticale reposant sur son épaule gauche, la poutre transversale reposant sur l'épaule droite. La correspondance des blessures dont les deux tissus portent la trace apparut évidente.

 

Tout cela est encore trop peu, sans doute. Mais désormais les recherches sont à nouveau en marche et tous les espoirs sont permis".

 

Source: Père François Brune, Les miracles et autres prodiges, Kiron Philippe Lebaud, Quetigny 2000, p. 181-188.

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commentaires

T

La superposition a aussi été faite avec le "Suaire" d'Oviédo, leuqle est un vrai "Suaire". Le linge de Turin est le "LINCEUL".


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