Samedi dernier (23 janvier 2010), un pas supplémentaire a été franchi par le Cardinal archevêque de Paris dans sa politique de négation de la demande et d’opposition au Motu Proprio de Benoît XVI. Monseigneur Vingt-Trois, par ailleurs Président de la Conférence des Evêques de France, a choisi la violence de la force policière pour bâillonner l’expression d’une demande d’application du Motu Proprio superbement ignorée et méprisée depuis plusieurs années par le curé, couvert par son archevêque.
Que s'est-il passé ? Samedi soir, à l’issue de la messe anticipée de 18 heures de la paroisse de l'Immaculée Conception dans le 12ème arrondissement de Paris, plus d'une trentaine de catholiques, faute de pouvoir dialoguer avec leur curé et faute d’avoir des réponses à leurs demandes anciennes et ancrées d’application du Motu Proprio (voir la note à la fin de cette lettre) ont décidé - à l'occasion de la semaine de l'Unité - de rester dans l’église le temps d'une prière de supplique et d'appel à l'unité. C’est tout : 32 catholiques disent ensemble un chapelet, après la messe, dans une église de Paris. C’est tout.
Comme le ridicule, paraît-il, ne tue pas, cette « intolérable agression » a été réprimée par l’envoi de trois équipages de police ! Car la réaction du curé, le Père Géniteau, du Père Chauvet puis du Cardinal Vingt-Trois ne s’est pas fait attendre : Aucun dialogue mais… recours immédiat à la force policière. Il est vrai que la « violence » aurait pu perdurer et que ces malheureux fidèles auraient pu tenter d’aller… jusqu’à réciter un rosaire...

... trois équipages de police sont intervenus pour chasser de l’église 32 fidèles âgés de 18 à 91 ans qui… priaient la Vierge Marie dans une église.
Le pire est que cette manière de « dialoguer » a été mise en œuvre au cours de la semaine de prière pour l'unité des chrétiens contre des femmes et des hommes qui veulent la paix dans l’Eglise et qui s’expriment… en priant la Sainte Vierge dans une église.

Nier la demande d’une partie du Peuple de Dieu, la mépriser, la faire taire : qu’on le veuille ou non, c’est objectivement très grave.
Source Paix Liturgique, lettre 215 - 27 janvier 2010, via Le Forum catholique
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L'envoi de trois équipages de police contre des catholiques tradis en prière dans une église, le refus de répondre à la demande d'application du Motu Proprio du Saint-Père libéralisant la messe dans le "rite extraordinaire", le grand silence de Mgr Vingt-Trois au courrier de l'Association Pro Liturgia relevant l'inexistence en France de messes célébrées selon le missel romain de Paul VI et restauré à la suite du Concile Vatican II (1970), laissant la place à la célébration de messes fabriquées, ignorant la sainte liturgie telle que la demande l'Eglise : curieuse conception du "dialogue", de l'"ouverture" et de l'"oecuménisme" chez Mgr Vingt-Trois.
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