Nous trouvons sur le blog du Libertarien, une bonne analyse de la "main invisible", "main de l'oligarchie".
Inventé par Adam Smith, philosophe et économiste écossais libéral, le terme "main invisible" qualifie le fonctionnement des marchés depuis deux siècles :
La théorie de la main invisible affirme que si chaque consommateur peut choisir librement ses achats et si chaque producteur peut choisir librement les produits qu'il vendra et la façon de les produire, alors, le marché évoluera vers une situation mutuellement bénéfique pour tous les agents.
« Le problème, écrit le Libertarien, c'est qu'en parlant de la "main invisible des marchés" , les libéraux laissent croire qu'ils sont partisans du Système, le Système avec un grand S, celui dans lequel nous vivons, qui est en réalité un capitalisme de connivence.
Dans le Système, les Etats et les Puissants manipulent des marchés qui n'ont plus de libres que le nom.
La Main invisible d'Adam Smith est une main collective. Une main faite des millions de mains de tous les acteurs de l'économie, producteurs, consommateurs, actionnaires. C'est une main tellement partagée qu'elle ne peut pas être manipulée. En théorie.
Parce que justement, aujourd'hui, dans nos sociétés collectivistes, c'est le règne de la manipulation, à l'instar des bobars qui nous sont racontés sur la crise et son origine.
Notre économie est un système dominé par les Etats, les banques centrales (organismes étatiques) et les grandes banques privées, le plus souvent dirigées par les mêmes technocrates.
Dans ce Système, il y a bien une main qui dirige: la Main de l'oligarchie. »(Fin de citation)
Source: http://libertarien.overblog.com/je-n-aime-pas-la-main-invisible
Note de Christ-Roi. Si nous partageons ce constat, nous ne sommes pas pour autant des libéraux partisans du moindre Etat, et du désengagement "libéral" de l'Etat, sorte de pendant au socialisme interventionniste. Désengagement "libéral" et interventionnisme "socialiste" sont les deux faces de la même pièce oligarchique, fonctionnant sur le même mode de l'attraction-répulsion, un coup à gauche (interventionniste), un coup à droite ("libéral" de désengagement et "baisse des dépenses"), mais toujours dans le sens de l'oligarchie de marché, qui continue de définir en petit comité les termes dans lesquels les problèmes doivent être résolus.
Si nous critiquons l'étatisme issu des principes oligarchiques de 1789 ("Volonté générale", "souveraineté nationale", main de l'Oligarchie cachée, accroissement des impôts pour financer l'"Etat-providence", accroissement déraisonnable de la dette mise au service de l'Oligarchie qui spécule sur la dette des nations..., immixtion de l'Etat dans la famille, dans l'éducation, etc.) nous défendons aussi une certaine tradition française d'interventionnisme héritée de Colbert (protectionnisme, subventions à l'exportation, commandes publiques, développement de la valeur qualité, soutiens apportés à l’industrie française dont les fameuses manufactures françaises...) Cet interventionnisme-là a bien fonctionné sans les socialistes et avec le succès que l'on sait, quoiqu'en disent les "libéraux" et les partisans du désengagement de l'Etat.
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