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Christ Roi

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 13:14

En octobre 2007 nous dénonçions la collusion patronat-syndicat. Aujourd'hui, les infos sortent soudainement.

Deux journalistes, Roger Lenglet et Jean-Luc Touly, qui se sont intéressés au problème publient un livre sur le sujet, au bout de trois ans d'enquêtes et de témoignages: "Syndicats Corruption, dérives, trahisons. L'argent secret des syndicats".


La mafia des syndicats qui s'en mettent plein les poches, pendant que les ouvriers sont licenciés !

  

Le livre du journaliste Roger Lenglet et du juge prud'homal Jean-Luc Touly, sorti aujourd'hui "Syndicats Corruption, dérives, trahisons. L'argent secret des syndicats (Borché, Editions First, 288 p, 2013), dresse un tableau noir des petites et grandes turpitudes syndicales. Des dérives qui n'épargnent aucune organisation, souvent sous le regard complice du patronat. Au risque, avertissent les auteurs, de porter un coup fatal au syndicalisme. (1)

 

Entre pratiques mafieuses, copinage et détournement de fonds, ces organisations semblent être corrompues. (2)

 

Ces deux auteurs avaient déjà publié "L'argent noir des syndicats", en 2008. Avec "Syndicats Corruption, dérives, trahisons", les auteurs entendent dénoncer "des pratiques en complète contradiction avec les discours de façade" dans le milieu syndical qui serait en France, "étranglé par la corruption et la soumission à ceux qui le paient". (3) 

 

 

 

 

 

Source video: https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=urlY-XkDWS0#t=20

via https://fr-fr.facebook.com/Hollandouille1er/posts/600457056664788

 

Malversations, détournements, enrichissements personnels, suite à une enquête qui a duré "plus de trois ans", les auteurs dénoncent un "système généralisé qui existe dans toutes les grandes entreprises publiques et privées".

 

Dans la video ci-dessus tirée d'une émission BFM-TV (retranscription complète) , Roger Lenglet explique que: 

 

- « Tous les syndicats sont concernés et le Patronat couvre tout le monde. C'est le problème clé même, des corrupteurs et des corrompus. Tout est devenu bon pour maintenir la paix sociale. Là où normalement il devrait  y avoir une défense des salariés par les syndicats, on a aujourd'hui une passivité et même des tabous auxquels il ne faut surtout pas toucher, à savoir les sources de financement, les vrais circuits. Aujourd'hui, les côtisations ne représentent plus dans les ressources syndicales, en moyenne pour l'ensemble, que 3 à 4%, ce qui est absolument dérisoire. Et plus ça va, l'attitude passive des syndicats ouvriers fait que (l'auteur est coupé dans sa phrase par la journaliste qui lui demande "d'où vient l'argent ?"). ... Cet argent, poursuit J.-L. Touly provient essentiellement à 90% des directions d'entreprises privées et publiques

 

- Le journaliste résume : « C'est-à-dire que les directions d'entreprise donnent de l'argent qui va directement dans la poche des responsables syndicaux, et pas dans la poche de ceux qui devraient en profiter, les salariés 

 

-  «  C'est l'idée, répond Jean-Luc Touly. Il y a plusieurs façons de le faire. Il y a la publicité payée par les grandes entreprises publiques et privées dans les journaux syndicaux. On peut s'étonner parce que ce n'est pas les clients les syndicats. C'est les comités d'entreprise avec les frais de fonctionnement complètement incontrôlés. Je rappelle que la dernière loi sur les syndicats date de ... 1884. Aujourd'hui, les syndicats, les comités d'entreprise n'ont aucune obligation de faire certifier leurs comptes. Et il n'y a pas d'appels d'offres. Or, justement, dans les grands comités d'entreprises comme à la SNCF, à la RATP, EDF, Air France, etc., on constate que des centaines de millions d'euros sont attribués chaque année au comité d'entreprise et ces centaines de millions, une grande partie est dévoyée, va dans les fédérations syndicales des secteurs d'activité concernés» 

 

- «  ou dans des poches personnelles » , précise Roger Lenglet.

 

«  On achète la paix sociale, on parle de montants de combien », demande la journaliste.

 


« En fait, cela se joue sur des milliards, répond Roger Lenglet. Si on regarde toutes les sources de financement, y compris le fait de siéger dans des organismes paritaires, le 1% logement, la sécurité sociale, etc., là, cela se joue sur des milliards et des milliards. Beaucoup d'argent part dans des poches personnelles à travers des systèmes de surfacturation et de rétro-commissions, ou tout simplement, de fausses factures. »

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/9/9d/Thibault2005.jpg/220px-Thibault2005.jpg« Alors là clairement vous donnez des noms. Alors on va pas pouvoir prendre tous les exemples. Vous parlez beaucoup de Bernard Thibault qui était à l'époque secrétaire général de la CGT et de sa femme. Cela se passait à la SNCF. C'était quoi en gros ? » demande le journaliste.

 


« Il y a 26 comités d'établissement qui gère les activités sociales et culturelles de l'ensemble des salariés, et il y a un comité central qui gère les cantines, les colonies de vacances, les centres de vacances. Dans les 3 ou 4 grands dirigeants de ce comité central, il y a madame Thibault, il y a aussi les deux enfants Thibault qui ont été recrutés depuis peu, et cette personne, sans appel d'offres, a confié à un certain nombre de prestataires qui ont surfacturé, et par ce biais-là a acheté effectivement une certaine forme de paix sociale. Mais des salariés du comité central nous ont informé justement que le contrôle de gestion n'est pas assuré, et que ces gens qui nous ont informé ont été victimes de hacèlements», répond J.-L. Touly.

 

- « Notamment, le contrôleur de gestion qui a été licencié de manière abusive pour avoir dénoncé l'opacité sur des comptes qu'il devait vérifier ! », précise Roger Lenglet.

 

- « Cela veut dire qu'il y a des représailles qui sont très fortes pour que le système perdure  » demande la journaliste.


- « On a un véritable système de harcèlement moral et de licenciement abusif » répond Roger Lenglet.

 
- « Et on a des jugements qui ont eu lieu récemment avec notre avocat Emmanuel Burget. Au niveau de la SNCF, il y a des gens qui ont été condamnés au niveau du comité central d'entreprise, des comités d'établissements de la SNCF » explique Jean-Luc Touly. Il y a d'autres entreprises : « la RATP, EDF, Air France, où comment se fait-il que le patron d'Air France, qui est le président du Comité d'entreprise, a laissé faire ce déficit qui s'est accumulé sur plusieurs années. Et a même ouvert un compte qui justement pour que ces syndicats qui dirigent ces comités d'entreprise puissent payer leur prestataire. Or, ce compte était difficitaire à hauteur de 7,5 millions d'euros. »

 

- « Mais comment avez-vous pu prouver ces choses-là, parce que c'est tellement énorme qu'on a du mal à y croire », demande le journaliste. »


- « C'est justement ce qui est en train de bouger, en train de changer », répond Roger Lenglet. « C'est-à-dire que l'essentiel des témoignages que l'on a recueilli, ce sont des syndicalistes actifs qui justement refusent cette passivité, et qui sont en guerre -on a aujourd'hui des guerres intestines au sein des grands syndicats - qui sont très symtomatiques de ce qui est en train de se passer. C'est-à-dire d'un côté, à la base, des syndicalistes qui sont pas achetés, j'ai envie de dire, même si là aussi il y a des pratiques de corruption directement par les entreprises concernées, mais en gros, ce sont des syndicalistes actifs qui, depuis des années qu'ils voient ce qui se passe, sont ulcérés, et nous ont apporté spontanément - souvent aussi on a été le chercher, on a fait un véritable tout de France des entreprises -, nous ont apporté leurs témoignages, documents à l'appui.»

 

-  « Les salariés aussi sont venus vers vous ? » demande la journaliste.

 

- « Absolument. J'étais moi-même syndicaliste, donc c'était beaucoup plus faciled'avoir ces informations-là  », répond Jean-Luc Touly. « Par exemple, un prestataire de service qui organise l'arbre de Noël pour le comité central de la SNCF, l'entreprise "King Jouet" était obligée par son fournisseur sous-traitant de payer une publicité dans le journal de la fédération CGT des chemineaux, pour pouvoir avoir le marché. Donc tout ces procédés que nous jugeons absolument inqualifiables. »

 

- J.-L. Touly est coupé par le journaliste qui lui demande :  « Donc c'est un système mafieux que vous dénoncez ? »

 

- « Absolument, répond Jean-Luc Touly. C'est pour cela qu'on veut le dénoncer parce qu'on considère que le syndicalisme est utile, absolument indispensable à la démocratie. Et qu'aujourd'hui, du fait des rapports qui existent entre les différents gouvernements, les entreprises regroupées dans le MEDEF et les principaux dirigeants syndicaux, c'est "tu me tiens, je te tiens, je ne dirai rien ».

 


- « Vous avez tenté d'avoir des explications, de voir Bernard Thibaut, il vous a parlé ? » demande la journaliste.

 


- « Nous avons interrogé la CGT pour essayer de remonter avec lui. Mais on avait déjà eu maille à partir, on a eu un procès avec le n°2 de la CGT, le trésorier de la CGT Michel Donedu, qu'on a fait condamner. C'est pas parce qu'on voulait le faire condamner, mais on voulait connaître cette vérité pour essayer d'y remédier », répond Jean-Luc Touly.

 

- « Parce qu'il diffusait l'information selon laquelle nous serions des menteurs. Donc on l'a fait condamner  », précise Roger Lenglet.

 


- « Bernard Thibault et les représentants de la CGT sont bien évidemment les bienvenus sur le plateau de BFM-TV pour répondre à vos questions », conclue le journaliste.


 

L'Expansion.com - publié le 26/09/2013 : Syndicats: quand les camarades dérapent  

 

CCE d'Air France : une direction bien peu curieuse

 

Le déficit monstrueux du CCE [comité central d'entreprise] d'Air France offre un exemple ahurissant de la propension des directions à laisser s'aggraver les dérives avant de demander un audit. Les élus de la CFDT qui en ont eu la gestion ont sans doute tenu informé leur syndicat au plus haut niveau à peu près en même temps que la direction de l'entreprise.

 

Reste que le pouvoir d'intervenir était légalement entre les mains des dirigeants d'Air France, d'autant que la compagnie est complètement privatisée depuis 2003, ce qui est censé décupler sa vigilance pour ne pas déplaire aux actionnaires... Elle a pourtant laissé son CCE accumuler des pertes de l'ordre de 21 à 24 millions d'euros. Un "chiffre abyssal", pour reprendre l'expression des confédérations elles-mêmes. Soit 15 millions d'euros pour la période 2005-2008. L'année 2009, le CCE poursuivait sur sa lancée en affichant 13 millions d'euros de pertes.

 

Des fuites trahissant les batailles syndicales pour s'emparer des mannes du comité, puis un audit réalisé par le cabinet INA et rendu en janvier 2010, ont révélé que cette dégringolade cachait des "dépenses à vocation personnelle" de ses dirigeants, comme des paiements de loyers, le maintien du salaire de deux personnes ayant quitté le CCE, des "locations de voitures sans lien avec l'activité professionnelle", des contraventions, une prime de 44 294 euros pour un membre du CCE, un "séminaire" de quatre jours à Lisbonne pour 25 personnes au prix de 15 775 euros, des dizaines de milliers d'euros de "remboursements de frais" non justifiés... Et ce ne sont là que quelques exemples.

 

Des versements exorbitants de la direction d'Air France sont aussi remontés à la surface. Il est apparu notamment que, outre la subvention annuelle de 35 millions d'euros que la compagnie verse chaque année au CCE, elle avait mis un compte courant à sa disposition pour lui épargner de faire des chèques en bois "lors des périodes difficiles". Le compte a été fermé la veille de l'audit, fin 2008, débiteur de 7,5 millions d'euros.


Drôles de détachements à La Nouvelle Vie ouvrière [le journal de la CGT]

 

Le contenu des articles de La Vie ouvrière semble être à l'opposé du fonctionnement de l'équipe rédactionnelle et de l'administration du groupe qui régnait encore il y a quelques années. Parler de gabegie à ce propos ne serait rien au regard des us et coutumes de la maison...

 

Un journaliste juridique, Hédy Sellami, qui a milité en tant que secrétaire de section syndicale aux PTT, puis travaillé pendant neuf ans au sein de La Vie ouvrière, expose clairement la situation, documents à l'appui : "Les enveloppes étaient monnaie courante à La VO. Rien que dans mon propre service, il y avait plusieurs détachés de la Sécurité sociale qui en profitaient. Pour résumer, ils ne faisaient pas grand-chose tout en percevant deux "salaires".

 

"Il cite, à titre d'exemple, une personne absente des locaux - où elle était pourtant supposée travailler -, qui percevait depuis une vingtaine d'années son salaire de la Sécu, plus une rémunération de La VO, en liquide. "Ces versements au noir se faisaient directement de la main à la main. Ces personnes venaient chercher leurs enveloppes tous les mois sur place, certaines se plaignant même de ne pas recevoir assez."

 

Nous trouvons le cas, parmi d'autres, d'une employée détachée par la Sécurité sociale, toujours payée par celle-ci, qui venait prendre en plus ses 500 euros au noir, tout comme son mari, lui aussi "détaché" de la Sécurité sociale, bénéficiant du même système. "Le couple profite en outre de primes et d'un treizième mois, sans oublier une voiture payée, la prise en charge de l'essence, de l'assurance, des réparations, etc." Ils vivent tous deux en province, à 300 kilomètres de Paris, et vaquent à d'autres occupations...

 

En calculant ce qu'ont coûté à La VO ces versements indus pendant vingt ans, Hédy Sellami a fait apparaître que, à lui seul, le couple bénéficiaire de ce régime parfaitement illégal avait absorbé près du quart du déficit annuel invoqué par le magazine pour procéder à des licenciements prétendument "économiques".


[La réponse d'Agnès Naton, aujourd'hui directrice de La NVO, aux auteurs, publiée en annexe du livre]

 

Je suis plus que surprise de la teneur de vos questions. Directrice de La NVO depuis le 22 janvier 2010, je peux vous affirmer que les pratiques que vous imputez à l'entreprise de presse, la SA NVO, n'ont pas cours et n'ont pas eu cours.

 

En tant qu'organe de presse, La NVO a subi depuis quinze ans, de plein fouet, la crise qui affecte tous les titres de la presse écrite. Elle a dû en conséquence procéder plusieurs fois à des réductions d'effectifs, et elle se trouve encore confrontée aujourd'hui à de très graves difficultés financières. Aussi, la situation n'autorise donc aucune dérive, de quelque nature qu'elle soit.

 

Chaque année, les comptes sont validés par le conseil d'administration, certifiés par le commissaire aux comptes et déposés au greffe du tribunal de commerce de Bobigny.

 

A La Poste, des planches de timbres sont distribuées lors des nouvelles émissions. Jusqu'en 2011, les timbres offerts n'ont été soumis à aucune traçabilité officielle.

 

Les agents de l'imprimerie des timbres pouvaient bénéficier d'une "coopérative" interne, petit magasin qui leur permettait de faire leurs menus achats sur place et pendant leurs heures de travail. Ils bénéficiaient aussi d'un transport interurbain financé par la direction des ressources humaines [la direction de La Poste qui gère les timbres] : un ramassage quotidien des salariés par autocar... qui restait vide la plupart du temps ! [...]

 

Et, à chaque émission de timbres, les membres du comité exécutif de La Poste en reçoivent au minimum une planche de 20 ou 40 exemplaires chacun (soit une cinquantaine de planches par an). Cela représente un volume non négligeable de dons, d'autant que le programme philatélique, validé par le ministre, compte environ 50 à 55 timbres par an et que la production a été intensifiée pour passer à 200 timbres différents.

 

Les observateurs spécialisés disent qu'il y a eu plus de tirages en France en vingt ans que durant l'époque antérieure, depuis le début du timbre, en 1850... Plus grave : des mini-albums (appelés "escarboucles") sont produits à chaque tirage non seulement pour le président de La Poste mais aussi pour d'autres personnalités. Autant de petites attentions qui, cumulées tout au long de l'année, ont fait naître quelques démangeaisons chez certains, comme on peut l'imaginer.

 

Le plus choquant, dans tout ça, c'est que les timbres offerts n'ont été soumis à une traçabilité officiellement applicable à tous qu'à partir de 2011. [...]

 

 


 

Sources:

 

(1) http://lexpansion.lexpress.fr/economie/syndicats-quand-les-camarades-derapent_402882.html

(2) http://www.bfmtv.com/video/bfmtv/societe/syndicat-corruption-derives-trahisons-livre-denonce-syndicats-25-09-148420/

(3) http://www.bfmtv.com/societe/corruption-derives-trahisons-livre-tire-a-boulets-rouges-syndicats-610144.html

 

. La collusion patronat-syndicat (18 octobre 2007)

. La collusion de la gauche et de la droite (7 février 2007)

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commentaires

B

d'ou l'interet d'un retour au corporatisme, qui defend une corporation de metiers, et d'abandonner le syndicalisme qui est politise..


http://www.democratie-royale.org/article-royalisme-les-buts-du-corporatisme-105432177.html


http://www.royalismesocial.com/index.php?option=com_content&view=article&id=150:comment-peut-on-etre-corporatiste-aujourdhui-&catid=37:3emeecole


Petit detail :


- marc blondel, FO et frere


- thierry le paon, CGT, frere


http://www.lelibrepenseur.org/2012/12/30/le-nouveau-patron-de-la-cgt-sera-un-franc-macon/


et 66 pages a lire.. pour comprendre le lien entre socialisme, syndicalisme et franc-maconnerie


http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55115h


 


 


 
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