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24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 08:00

L'année dernière, lors de son Homélie du jeudi 2 février 2006 lors de la Journée mondiale de la vie consacrée, Benoît XVI évoquait l'"Enfant Jésus, Roi de Gloire", "le Seigneur vaillant des combats" (Ps 23, 7.8). Mais qui est ce Dieu vaillant qui entre dans le temple ? C'est un Enfant, c'est l'Enfant Jésus, dans les bras de sa mère, la Vierge Marie".

Cette année, au cours de l'audience générale de la catéchèse de mercredi 23 décembre, célébrée dans la Salle Paul VI, le Saint-Père évoque l'"Emmanuel" (Noël, est un abrégé d'"Emmanuel", terme hébreu qui signifie Dieu avec nous), "mystère de l'Incarnation du Verbe", dans la Nativité. "Dieu vient sans armes, sans force, car il ne prétend pas conquérir, pour ainsi dire, de l'extérieur, mais entend plutôt être écouté de l'homme dans sa liberté."

 


La Nativité - Partie_6
Le film biblique de la Nativité de Jésus-Christ.


Benoît XVI explique que "l'année liturgique de l'Eglise ne débute pas à la naissance du Christ mais de la foi en sa résurrection. C'est pourquoi, la plus ancienne fête du christianisme n'est pas la Nativité mais Pâques. La résurrection du Christ fonde la foi chrétienne, est à la base de l'annonce de l'Evangile et fait naître l'Eglise. Le premier à avoir affirmé clairement que Jésus était né un 25 décembre était Hippolyte de Rome, dans son commentaire du Livre du prophète Daniel, aux environs de 204".

Benoît XVI a ensuite ajouté que "dans le christianisme, la fête de Noël a pris sa forme définitive au IV siècle en prenant la place de la fête romaine du Sol Invictus, le soleil invincible. C'est de cette façon qu'a été mis en évidence que la naissance du Christ est la victoire de la vraie lumière sur les ténèbres du mal et du péché. Toutefois, l'atmosphère spirituelle et intense qui entoure Noël s'est développée au Moyen-Age, grâce à saint François d'Assise profondément amoureux de l'homme-Jésus, du Dieu avec nous... Cette particulière dévotion au mystère de l'Incarnation - a-t-il poursuivi - a donné naissance à la fameuse célébration de Noël à Greccio... Avec saint François et sa crèche, c'est l'amour inerme de Dieu, son humilité, sa bénignité qui sont mis en évidence et qui, dans l'Incarnation du Verbe, se manifestent aux hommes pour leur enseigner une nouvelle façon de vivre et d'aimer".

Le Pape a rappelé que "
dans la première biographie sur le saint d'Assise, Thomas de Celano raconte qu'au cours de la nuit de Noël, la grâce d'une vision merveilleuse a été accordée à François. Il voyait un petit enfant immobile dans la mangeoire qui fut tiré de son sommeil par sa seule proximité. Grâce à saint François, le peuple chrétien a pu percevoir que dans sa nativité, Dieu est réellement l'Emmanuel, Dieu avec nous, de qui aucune barrière ni aucun éloignement ne nous sépare. Dans ce petit enfant, Dieu se fait si proche de chacun de nous, que nous pouvons le tutoyer et avoir avec lui une relation confidentielle empreinte d'affection comme nous le faisons avec un nouveau-né. Dans cet enfant, c'est Dieu-amour qui se manifeste: Dieu vient sans armes, sans force, car il ne prétend pas conquérir, pour ainsi dire, de l'extérieur, mais entend plutôt être écouté de l'homme dans sa liberté. Dieu se fait enfant sans défense pour vaincre la superbe, la violence, et le désir de posséder de l'homme. En Jésus, Dieu a assumé cette condition pauvre et humble pour nous vaincre par l'amour et nous conduire à notre vraie identité.

Sources :
1, 2, 3

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"NOËL. Fête de la naissance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui se célèbre le 25 décembre. On ne peut pas douter que cette fête ne soit de la plus haute antiquité, surtout dans les Eglises d'Occident. Quelques auteurs ont dit qu'elle avait été instituée par le pape Télesphore, mort l'an 138; qu'au IVe siècle le pape Jules Ier, à la prière de saint Cyrille de Jérusalem, fit faire des recherches exactes sur le jour de la Nativité du Sauveur, et que l'on trouva qu'elle était arrivée le 25 de décembre; mais ces deux faits ne sont pas assez prouvés. Saint Jean Chrysostome, dans une homélie sur la naissance de Jésus-Christ, dit que cette fête a été célébrée dès le commencement, depuis la Thrace jusqu'à Cadix, par conséquent dans tout l'Occident, et il n'y aucune preuve que dans cette partie du monde le jour en ait jamais été changé.
Il n'y a eu de variation que dans les Eglises orientales. Quelques-unes la célèbrent d'abord au mois de mai ou au mois d'avril, d'autres au mois de janvier, et la confondirent avec l'Epiphanie; insensiblement elles reconnurent que l'usage des Occidentaux était le meilleur, elles s'y conformèrent. En effet, selon la remarque de Saint Jean Chrysostome, puisque Jésus-Christ est né au commencement du dénombrement que fit faire l'empereur Auguste, on ne pouvait savoir ailleurs mieux qu'à Rome la date précise de sa naissance, puisque c'était là qu'étaient conservées les anciennes archives de l'empire.
Saint Grégoire de Naziance, mort l'an 398, Serm. 58 et 59, distingue très-clairement la fête de la Nativité, de Jésus-Christ, qu'il nomme Théophanie, d'avec l'Epiphanie (manifestation de Dieu), jour auquel il fut adoré par les mages et reçut le baptême. Voy. Epiphanie. Bingham, Orig. Ecclés., I, XX, chap. 4, § 4; Thomassin, Traité des fêtes, liv. II, chap. 6; Benoît XIV, de Festis Christi, c. 17, n. 45, etc.
L'usage de célébrer trois messes dans cette solennité, l'une à minuit, l'autre au point du jour, la troisième le matin, est ancien, et il avait autrefois lieu dans quelques autres fêtes principales.
Saint Grégoire le Grand en parle, Hom. 8 in Evang., et Benoît XIV a prouvé par d'anciens monuments, qu'il remonte plus haut que le VIe siècle.
Dans les bas siècles, la coutume s'introduisit en Occident de représenter le mystère du jour par des personnages; mais insensiblement se glissa des abus et des indécences dans ces représentations, et l'on reconnut bientôt qu'elles ne convenaient pas à la gravité de l'office divin; on les a retranchées dans toutes les églises.
On ne peut guère douter que ce nom de Noël, donné à la fête, ne soit un abrégé d'Emmanuel" (Source: Encyclopédie théologique, Nicolas Bergier (1718-1790), publ. par M. l'abbé Migne, Ateliers catholiques au Petit-Montrouge, tome III, Paris 1850-1851, art. Noël).
 
"EMMANUEL, terme hébreu qui signifie Dieu avec nous. Il se trouve dans la célèbre prophétie d'Isaïe, chap. VII v. 14. Une Vierge concevra et enfantera un Fils, et il sera nommé EMMANUEL, Dieu avec nous."

Source : Encyclopédie théologique, Nicolas Bergier (1718-1790), ibid., tome II, art. Emmanuel.

 

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Publié par Ingomer - dans Saints du jour Religion