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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 23:59

Jeanne Frétel a été guérie à Lourdes le 8 octobre 1948. Comme l'éclair, ses organes internes manquant réapparaissent.

 

 

 

La guérison miraculeuse de Jeanne Frétel a été officiellement reconnue par l'Eglise le 8 décembre 1949. Depuis sa guérison miraculeuse, elle témoigne inlassablement et conserve, à 80 ans, un souvenir intact de son miracle.
Dans l'émission "Ciel mon mardi", elle est interrogée en 1990 par Christophe Dechavanne. Le père Rogue, Dominicain, analyse la nature de son miracle : "Une matière, un organe manquant a réapparu comme l'éclair".
Jeanne Frétel, guérie miraculeusement le 8-octobre 1948 à Lourdes, a ses habitudes lorsqu'elle pose ses valises en la cité mariale. Elle séjourne à l'hôtel Saint-Savin, rue des Pyrénées. Ici, Christiane et Benoît Togni, les propriétaires, lui lancent des chaleureux «Mamie». Sur Jeanne — elle a prononcé ses voeux d'ermite bénédictine, le 15 août 1952, entre les mains de Mgr-Théas, alors évêque de Lourdes — prend goût à ce jeu de la spontanéité.
Aussi, âgée de 80 ans, lorsque les journalistes l'interrogent, elle accepte et fait participer sa «famille». «Christiane, propose-t-elle à la propriétaire de l'hôtel, asseyez-vous à côté de moi, ma chérie. Vous n'êtes pas gênante.»
Onze ans d'hôpital
Jeanne Frétel est une drôle de miraculée. Après onze ans d'hôpital, treize opérations, cette enfant de Bretagne (elle est originaire d'un petit bourg à côté du Mont-Saint-Michel) arrive à Lourdes âgée de 34-ans, dans le coma. Inconsciente depuis trois mois et huit jours, Jeanne Frétel reçoit l'hostie, après qu'un prêtre lui eut ouvert la bouche à l'aide d'une cuillère.
«En refermant la bouche, dit-elle, j'ai ouvert les yeux et j'ai demandé où j'étais. Comme j'étais dans le coma, je ne savais pas que j'étais à Lourdes. Pendant la communion, un prêtre a vu un sang noir couler de mon nez et de ma bouche. Les gens pensaient que j'étais en train de mourir. Lorsque, ensuite, le prêtre est revenu vers mois, après la communion, j'ai demandé à aller vers la grotte. On m'a emmenée tout de suite. Là, j'ai eu l'impression que quelqu'un me prenait sous les bras pour m'asseoir. Je me suis tournée, mais il n'y avait personne. Je me demandais si je n'étais pas folle.»
Boulimie
Ayant reçu, pendant son coma, une alimentation par perfusion, Jeanne Frétel a ensuite été prise d'une boulimie incontrôlable. A la grotte, on a le souvenir de ce petit bout de femme qui dévorait avec un appétit d'ogre tous les plateaux repas. «Vous pensez que je ne demandais pas si quelqu'un en voulait... non, non, tout était pour moi.»
Fardeau
Pour cette religieuse, qui vit recluse dans son appartement parisien depuis trente ans et s'efforce de ne parler avec personne sauf pour témoigner, un «miracle est un très gros fardeau».
«Qui est si difficile à porter, ajoute-t-elle. Je ne sors de chez moi que pour acheter à manger. Mais je témoigne plus que jamais, malgré ma solitude. Et je réponds toujours aux gens qui veulent me parler.» Néanmoins, depuis son miracle, un sentiment de culpabilité taraude son esprit tranquille.
«C'est encore incroyable pour moi. J'en suis encore à me demander ce qu'il m'est arrivée. Pourquoi moi plutôt qu'un autre. Vous savez, une guérison se passe tout simplement. C'est simple et c'est grand. C'est une guérison non méritée et non demandée.»
Double vie
Depuis 1948, Jeanne se dévoue invariablement pour le pèlerinage du Rosaire et vient également pendant le National, en qualité d'hospitalière. La double vie de Jeanne dépasse — croyance ou pas — l'entendement.
Quand on l'a mise dans le train, en 1948, pour venir à Lourdes, son médecin avait même prévu le cercueil, pensant qu'elle n'en reviendrait jamais.

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