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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 23:09

LE PLUS. Quinquennats successifs, bipartisme, crise sociale, le régime républicain connaît des difficultés pour permettre au président de le République une politique à long terme. A mi-chemin entre la monarchie et la république démocratique, le candidat de l'Alliance-royale Patrick de Villenoisy affirme vouloir réconcilier les Français avec leur pays.

 

Par Patrick de Villenoisy Candidat de l'Alliance Royale

 

Les royalistes ont créé en 2001 un mouvement politique : l’Alliance-royale. Absents du terrain politique depuis des lustres, ils considèrent être les seuls à pouvoir apporter de vrais réponses aux défis de ce début de XXIème siècle. J’ai été désigné pour porter les couleurs de l’Alliance-royale et ai décidé de placer cette campagne sous le slogan : réconcilier les Français.

 

La salle du trône au château de Fontainebleau - FlickR CC dalpera

 La salle du trône au château de Fontainebleau 

 

Face à la situation de notre pays, la grande question est de savoir si nous pouvons faire l’économie du retour à la royauté en réformant les institutions de la Ve république, en passant à une VIe république : en tout cas en se privant des énormes avantages de l’institution monarchique.

 

Un équilibre entre la monarchie et la république démocratique

 

Le premier constat que nous faisons est de considérer que dans notre pays, la démocratie est confisquée par le régime des partis. En d’autres termes, un député à l’Assemblée nationale est plus souvent enclin à voter en fonction de la consigne de vote du parti plutôt qu’en fonction du bien commun. La démocratie fonctionne donc fort mal chez nous et nous pensons que le retour à la royauté serait la seule solution pour apporter à la France un avantage déterminant dans le concert des nations.

 

Nous avons donc élaboré une plateforme politique dont on pourrait dire qu’elle propose à nos concitoyens une institution qui tirerait la quintessence des avantages de la monarchie et de notre république démocratique. Cette institution politique n’a donc pas d’équivalent ni dans le passé, ni dans les monarchies qui nous entourent. Elle est la meilleure réponse aux attentes des Français. Elle est la seule réponse moderne et efficace.

 

Pour l’essentiel, elle reprend la constitution de la Ve république en substituant un roi à l’actuel président de la république et en lui attribuant des pouvoirs similaires à quelques modifications près. Nous avons publié un livre bleu qui explique en détail ces points.

 

Un changement radical des institutions

 

Je le disais lors de l'annonce de ma candidature, le temps est venu de proposer à nos concitoyens un changement radical de nos institutions. Les grands systèmes égalitaires sont en effet condamnés et les Français en seront de plus en plus conscients : avec l’émergence d’internet, des réseaux sociaux se fera jour une exigence de vérité que le régime républicain n’autorise pas.

 

En effet, au nom des vieux principes révolutionnaires, se sont édifiées des institutions qui n’ont désormais pour véritable objectif que de se survivre à elles-mêmes. Elles résisteront bec et ongles, joueront des innombrables ressources du syndicalisme et du clientélisme. Elles feront de l’égalité un bouclier, de l’anathème une arme, de l’immobilisme une stratégie. Il en a résulté un discrédit parfois injuste du personnel politique confronté à l’impossibilité de réformer en profondeur notre société.

 

L’un des principaux avantage de la royauté est qu’elle dispose du temps. Nos élus n’ont que des mandats de 5 ans : insuffisant pour porter une politique à long terme. Jean Dutourd, notre regretté académicien royaliste disait :

 

"L'inconvénient est que le président n'est pas héréditaire...; Il n'est pas le symbole de la patrie, mais de la division. Avec un roi qui est le fils de son père et le petit fils de son grand père, on évite ce genre de fureur civile. Le roi n'est pas l'élu du peuple à un moment de son histoire, mais l'élu des siècles. Son pouvoir repose sur quelque chose de beaucoup plus solide qu'une lubie du suffrage universel; il s'appuie sur ce qu'il y a de plus solide au monde : une coutume. La royauté a un côté paternel qui est exactement approprié à la fonction, et qui ne se trouve nulle part ailleurs, même pas dans une monarchie déguisée en république comme celles que nous avons. Le roi est un père, sinon éternel, du moins permanent."

 

Il analysait cette division en montrant que ce qui est décourageant dans les démocraties, où l'on vit sous le régime des partis, c'est que les leçons toutes simples sont toujours perdues. Il ne s'agit pas d'être raisonnable, c'est-à-dire d'œuvrer en commun pour le bien de la nation, mais de mettre des bâtons dans les roues à l'ennemi. Cette guerre ou cette guérilla perpétuelle fait du régime démocratique l'un des plus lourds et des plus lents que l'on ait inventé. Peut-être aussi l'un des plus immoraux, vu qu'il n'y est question, en fin de compte, que de conquérir le pouvoir afin d'accomplir soi-même ce qu'on a empêché les autres de faire.

 

L'élection présidentielle, cette guerre civile

 

D’où mon thème de campagne : réconcilier les Français, les réconcilier avec leur histoire, les réconcilier entre eux. Une élection présidentielle est une sorte de guerre civile où il est question pendant un an de diviser les Français en deux camps, c’est-à-dire de détruire la cohésion sociale que le président élu doit reconstruire dès son élection faite. Quelle perte de temps. Les Français le savent maintenant, nos hommes politiques ont eu l’impéritie de nous livrer pieds et points liés entre les mains des marchés. Rompant avec le principe selon lequel gouverner c’est prévoir, ils ont acheté la paix sociale à crédit par manque flagrant de courage politique.

 

Si notre pays s’est déjà endetté gravement dans le passé, c’est la première fois qu’il le fait en temps de paix. Cette période électorale que nous pourrions éviter est précisément ce que les marchés détestent le plus : une période d’incertitude. Une période aussi d’attentisme économique : les entreprises n’embauchent plus, n’investissent plus, les entreprises étrangères qui pourraient venir s’implanter chez nous diffèrent le projet. Tout le monde attend le résultat de l’élection pour prendre les décisions. Quelles sont les conséquences en terme d’emplois, de pertes de recettes pour l’Etat ? Mesure-t-on l’avantage économique que la royauté conférerait à notre pays ?

 

Il faut le dire à nos concitoyens, nous n’avons plus les moyens de ces pertes de temps, d’argent, d’emplois.

 

Je voudrais aussi dire un mot d’un sujet dont les Français s’inquiètent, que les politiques dénoncent (surtout en période électorale) mais auquel ils n’apportent aucune solution définitive : la montée de l’islamisme en France. Notre régime a érigé la laïcité en véritable religion. Les royalistes sont les seuls à pouvoir apporter une réponse à ce problème souvent invoqué : le retour à une France chrétienne qui renouerait avec sa mission de fille aînée de l’église. Certes, chez nous il y a séparation de l’église et de l’Etat, mais le seul fait que nous professions à nouveau notre religion suffirait à résoudre le problème.

 

Le roi, un arbitre impartial

 

Nous voulons donc appuyer la politique sur le socle de la durée, de la cohésion sociale retrouvée et préservée, sur la fierté que nous confère notre histoire, notre religion. Une nation est donc une grande solidarité, constituée par le sentiment des sacrifices qu'on a faits et de ceux qu'on est disposé à faire encore. 

 

Nous avons vu dernièrement le pouvoir en place s’émouvoir de la fraude sociale. Ce n’est qu’une conséquence parmi beaucoup d’autres de la baisse de la morale. Oui, la crise est certes financière mais avant tout elle est morale. On pourrait même dire que la crise financière n’est qu’une des conséquences de la crise morale. Là encore, le régime dans lequel nous sommes ne peut que constater mais est incapable de remédier. Pourtant, il sait de longue date que cette crise existe. Relisez en 1969 ce qu’en disait le président Georges Pompidou :

 

"Notre civilisation traverse une crise spirituelle. Les mutations économiques, l'accélération du progrès scientifique et technique, l'ébranlement des croyances et des contraintes traditionnelles, le bouleversement des mœurs, tout contribue à entraîner la société dans une course éperdue vers le progrès matériel, progrès dont on n'aperçoit pas les limites mais dont il apparaît qu'il développe les besoins plus encore qu'il ne les satisfait et ne fournit aucune réponse aux aspirations profondes d'une humanité désorientée. Le monde a besoin d'une renaissance et aucun de ceux qui détiennent des responsabilités, qu'elles soient politiques, économiques, sociales, intellectuelles ou proprement spirituelles; n'a le droit de penser qu'il n'est pas concerné."

 

Parmi les grands avantages que représente le roi c’est aussi d’être un arbitre indépendant et impartial. Nos concitoyens le savent, il va falloir réformer notre société. Je suis certain qu’ils consentiront à faire les efforts nécessaires pour autant qu’on les leur explique et qu’ils aient le sentiment qu’ils se feront dans un esprit de justice sociale.

 

La France est un grand pays qui possède un droit de véto au conseil de sécurité, la force nucléaire, de deuxième réseau diplomatique du monde, le second territoire maritime qui nous donne l’occasion d’être présents sur les océans du monde. Nos atouts restent considérables, notre savoir faire est reconnu, le travail des Français est performant : tout cela, nous le devons non pas aux hommes politiques mais malgré eux, malgré les battons dans les roues que représente notre système politique obsolète, dépassé et qu’il est urgent de réformer par le retour du roi.

 

Source: http://leplus.nouvelobs.com/contribution/221330;je-suis-candidat-a-l-election-presidentielle-pour-retablir-la-royaute.html

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Merci à Dominique

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