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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 08:35
Voilà où conduisent à l'ONU, les mesures de sanctions contre l'Iran, ainsi qu'en général la politique occidentale islamophobe et anti-iranienne : le retour des Mollahs. A croire que c'est fait exprès ?...
Vont-elles le regretter ?
 
Alors même qu’Israël accentue ses pressions sur Obama pour  obtenir un feu vert pour des actions militaires contre l’Iran, les ultra conservateurs iraniens s’imposent au Parlement.
Ce sont les adversaires de Mahmoud Ahmadinejad qui, réunis au sein du "Front uni des conservateurs", proches du "Guide suprême" iranien, l'ayatollah Khamenei, ont remporté une majorité de 54 % des sièges du Parlement dés le premier tour, comme le révèle le site khabaronline, réputé proche du Parlement iranien. Ils considèrent le président comme peu sûr religieusement et trop modéré vis-à-vis de l’étranger, et ont donc entamé une offensive, qui devrait pousser la bête noire de l’Occident vers la sortie...
 
 Les régions rurales, où ses discours populistes et nationalistes ont longtemps séduit de nombreux laissés-pour-compte, ont voté à près de 70 % pour la hiérarchie cléricale. Même la ville d'origine du président Ahmadinejad, Ghamsar, lui tourne le dos. Dans cette bourgade du nord du pays, sa sœur, Parvin Ahmadinejad, qui se présentait pour la première fois, a été battue par le clan adverse.

 

"Le vote massif de 30 millions d'Iraniens donne une grande gifle à la figure sale et détestable de l'Occident", a affirmé, dès le lendemain du scrutin, le quotidien gouvernemental Iran, dans une allusion aux pressions politiques, économiques et militaires des pays atlantistes -notamment d'Israël- contre le programme nucléaire controversé de Téhéran.
 "Le régime iranien a remporté son pari de favoriser une forte participation pour ce scrutin législatif", note un observateur bien informé de la scène politique iranienne. Cela fait en effet plusieurs semaines que les médias du pays jouent sur la fibre nationaliste de la population, dans le but de montrer la "force et la détermination du peuple iranien face aux sanctions et aux menaces de frappes".
 
Cette nouvelle coalition de conservateurs avait été modelée par les proches de l'ayatollah Khamenei juste avant l'élection, pour faire face aux proches du président sortant, accusé d'être membre d'un "courant déviationniste", cherchant à limiter le rôle politique du clergé chiite. Une sorte de nostalgique du Shah (NdCR. Ancienne monarchie iranienne) ou de Mustapha Kemal, pour certains mollahs. 
Face à ce nouveau front, les partisans d'Ahmadinejad, unis au sein du "Front de la résistance de la révolution islamique", parti lui aussi créé à l'occasion, n'ont pas fait le poids, avec seulement 4 % des sièges, toujours selon khabaronline; à prendre donc avec prudence. Ce serait alors une véritable déroute et le début de la fin pour le président, car il va devoir composer, durant cette dernière année de mandat, avec une majorité hostile, à l'écoute du Guide suprême, l'ayatollah Khamenei, représentant du Mahdi (12e imam chiite occulté, NDLR) sur terre, tenant déjà les rênes du pouvoir.
 
Ce virage clérical ne peut que renforcer le discours d’Israël en faveur d’une action militaire rapide et déterminante contre les ambitions nucléaires du régime...
 
Recevant le Premier ministre israélien en début de semaine à la Maison Blanche, pour parler de la question délicate du programme nucléaire iranien, le président américain a réaffirmé que l'engagement des Etats-Unis envers Israël était «solide comme un roc». Les liens «entre nos deux pays sont inaltérables», a-t-il complété.
 
Barack Obama a néanmoins souligné «qu'il y a encore une chance pour une résolution diplomatique de cette question». Pour lui, l'Iran n'a pas encore entrepris de mettre au point l'arme atomique. Dimanche, il avait critiqué de façon à peine voilée la multiplication des menaces israéliennes d'attaquer l'Iran. Selon des analystes israéliens, Netanyahu espérait obtenir, lors de cette rencontre, une promesse d'opération militaire américaine contre l'Iran ou, à défaut, un accord tacite pour une attaque israélienne.
 
La mise à l’écart d'Ahmadinejad, si elle intervient et le changement de paysage politique pourraient accélérer les choses et renforcer la détermination de Tel Aviv.
 
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