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Christ Roi

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 16:45

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/2a/Arms_of_the_Kingdom_of_France.svg/100px-Arms_of_the_Kingdom_of_France.svg.png Au XVIIIe siècle, la France « ne revendique pas encore la LIBERTE (une abstraction alors que les libertés au pluriel sont des réalités concrètes, recherchées, enviées, étendues)". Elle rêve de plus d'EGALITE »

(François Bluche, Louis XV, Coll. Tempus, La Flèche 2003, p. 94.)

 

 

Aujourd'hui nos lecteurs réguliers savent que les Français sont devenus des citoyens de second, voire troisième rang, dans leur propre pays, victimes d'un deux poids deux mesures permanent.


Dans ces conditions de guerre non déclarée qui nous est faite, la meilleure tactique est de pousser l'hypocrisie républicaine dans son retranchement. Il faut exiger concrètement cette liberté et cette égalité , pousser la république à montrer son vrai visage clivant, divisant, discriminant, stigmatisant, et débusquer la bête du fond du bois, qui ne trompera désormais plus personne.

 

Le dernier exemple en date qui montre que nous ne sommes plus chez nous est le traitement qui a été réservé à la liberté d'expression et de réunion de Dieudonné à Nantes, sous le diktat d'un Lobby étranger ultra-minoritaire mais occupant toutes les institutions de la dite "chose de tous" (res publica).

 

Il s'agit de recouvrir la notion d'universalisme qui est au coeur du projet catholique (le grec kajolik´ov, catholicos signifiant "universel" avait été employé par saint Ignace d'Antioche vers 107 ap. .-C., dans sa Lettre aux Chétiens de Smyrne).

 

Quel risque aurions-nous à nous prévaloir de la liberté et de l'égalité quand la république absolue qui a pris les rênes de l'Etat nous a elle-même usurpé la devise "Liberté, égalité, fraternité" ?  

 

Le constat que nous faisons est simple : plus nous nous éloignons du règne du Christ dans et sur la société et plus les libertés et l'égalité en droit (comme de fortune) entre les personnes se retreignent jusqu'à complète disparition :

 

. 1793 (atteintes criminelles à la liberté religieuse, génocide vendéen),

. 1870 (répression contre la Commune),

. 1945 (épuration),

. 1962 (massacre et abandon des harkis),

. 1975 (avortement laissant sur le carreau des millions de bébés, ce qui fait que l'endroit le moins sûr aujourd'hui sur terre est le ventre des mères !),

. 2013 (néo-esclavagisme, explosion des inégalités et des écarts de richesse, contrats sur les personnes, sur les enfants, "mariage" homosexuel, arrestations arbitraires, prison pour les dissidents).

 

Tout ceci est anormal. Ces inégalités ne sont pas tolérables, elles sont une honte et un déshonneur pour notre pays. Croyons donc et tenons bien que l'universalisme, mais aussi la justice et le droit sont de notre côté.

 

 

Les libertés sous la Monarchie se déclinaient au pluriel 

(François Bluche, Louis XV.)

 

Une religion d'Etat, la reconnaissance du catholicisme comme religion de la France ne s'oppose nullement à la "liberté de culte" des autres religions ni aux libertés civiles.

 

Mieux, c'est le règne du Christ qui garantit la liberté et qui, en France, est devenu un exemple pour le monde entier :

 

. Lettre du 21 octobre 1239, du pape Grégoire IX au roi de France Louis IX (saint Louis) :

 

Emile_Signol_-_Louis_IX,_dit_Saint_Louis"Dieu, auquel obéissent les légions célestes, ayant établi ici-bas des royaumes différents, suivant la diversité des langues et des climats, a conféré à un grand nombre de gouvernements des missions spéciales pour l'accomplissement de Ses desseins.

Et comme autrefois Il préféra la tribu de Juda à celles des autres fils de Jacob et comme Il la gratifia de bénédictions spéciales, ainsi Il choisit la France, de préférence à toutes les autres nations de la terre, pour la protection de la foi catholique et pour la défense de la liberté religieuse. Pour ce motif, la France est le Royaume de Dieu même, les ennemis de la France sont les ennemis du Christ.

 

Cette lettre a été rappelée par saint Pie X le 13 décembre 1908 lors de la béatification de Jeanne d'Arc, et fut reçue avec une sainte ferveur par un gouvernement anticlérical, réuni à la cathédrale pour l'occasion.

 

Source: http://www.contreculture.org/AT%20Mission%20divine.html

 

.  Le moine Guibert de Nogent (1055-1125) écrit une histoire de la première croisade qu'il intitule "Gesta Dei per Francos" : "L'action de Dieu passe par les Francs".

 

"carolingien"

 

. Déclaration du pape Etienne II à Pépin Le Bref en 756

 

"Au dessus de toutes les nations qui sont sous le ciel, votre peuple franc s'est montré le plus dévoué envers moi, Pierre, apôtre de Dieu".

 

. Testament de Saint Rémi (Baptême de Clovis)

 

"Que de cette race sortent des rois et des empereurs qui, confirmés dans la vérité et la justice pour le présent et pour l'avenir suivant la volonté du Seigneur pour l'extension de sa sainte Eglise, puissent régner et augmenter tous les jours leur puissance et méritent ainsi de s'asseoir sur le trône de David dans la céleste Jérusalem ou ils règneront éternellement avec le Seigneur."

 


Source: http://www.contreculture.org/AT%20Mission%20divine.html

 

Lire :  "Un juif parle du "rôle de la France" : "la délivrance se fera par la France" (Rav Dynovisz)"

 

Concrètement, la liberté de culte s'est manifestée la première fois en France lorsqu'en 1562 un édit royal octroya la liberté de culte aux protestants au XVIe siècle, c'est-à-dire en pleine monarchie de droit divin :

 

Dès 1562, sous Charles IX, roi de France (1560-1574), soit en pleine monarchie de droit divin, le 17 janvier 1562, le roi octroie aux protestants l'"édit de tolérance", dit édit de "Saint-Germain" ou encore "Edit de janvier", qui donnait la liberté de culte aux réformés ainsi que le droit de se réunir à l'extérieur des villes fortifiées.

 

Cet édit eut paradoxalement des conséquences inattendues : il décupla le radicalisme des Huguenots, attisa la haine entre les deux communautés (catholiques et protestantes) et provoqua les guerres de religion qui devaient durer trente ans ! Le Parlement de Paris refusa de ratifier l'édit. On estime qu'à ce moment-là, plus d'un tiers de la noblesse française était alors acquise au protestantisme. Les protestants qui crièrent à la persécution, prirent les armes. En mars 1562, la guerre civile commençait, et un manifeste du prince protestant de Condé l’ouvrit.

 

 

D'une manière générale, les libertés privées et civiles étaient bien plus étendues sous la monarchie que sous la république.

 

Portrait imaginaire de Charlemagne, par Albrecht Dürer. Le manteau et les blasons au-dessus de sa tête montrent l'aigle allemand et le lys français.

 

La loi du roi dès le Haut Moyen Âge ne pouvait pas aller contre la loi des gens, les traditions du peuple parce que cette loi appartenait au peuple :

 

Sous Charlemagne, la loi est "intangible" parce qu'elle "appartient au peuple", le roi ne peut y "toucher quant au fond" (Jean Favier, Charlemagne, Texto, Le Goût de l'histoire, Lonrai 2013, p. 334-335).

 

"Le roi n'a rien d'un autocrate. Pour bien des affaires législatives ou politiques, qui ne sont pas dans le champ d'application du ban royal, la rédaction de l'assemblée paraît avoir infléchi ou déterminé la décision royale" (J. Favier, ibid., p. 303).

 

"En 792, il (le roi) évoque les nombreuses plaintes de ceux qui 'n'ont pas conservé leur loi'. Si quelqu'un dit qu'on lui a refusé le bénéfice de sa loi, écrit le roi, les missi (sorte de préfets de l'époque NdCR.) doivent bien dire que ce n'est ni la volonté ni l'ordre du roi. On punira le missus ou le comte qui aura confondu les lois. Pour limiter les contentieux, le roi prescrit que l'on fasse enquête pour savoir 'quelle est la loi de chacun, d'après son nom' !

 

Christiane Taubira en juin 2013.

 

Lorsque le roi ajoute aux lois, c'est pour clarifier les ambiguïtés et combler les lacunes, non pour changer le sens de la législation" (J. Favier, ibid., p. 347-348.) Encore moins changer de civilisation (!) comme a pu le déclarer en toute impunité une "ministre de la Justice" de la Ve république, Christiane Taubira. Ce qui notons-le est du jamais vu dans l'histoire de France et peut-être du monde :

 

"C'est une réforme de société et on peut même dire une réforme de civilisation", déclara Christiane Taubira, le 7 novembre 2012 au sujet du projet de loi sur l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples homosexuels, dans un entretien publié dans "Ouest France".

 

Au IXe siècle, "Charlemagne ne s'aventure pas à harmoniser en force les lois qui régissent son royaume, à plus forte raison l'empire. Mais par le jeu des capitulaires 'à ajouter aux lois', dont il peut étendre l'effet sur tout un territoire et éventuellement sur tous ses sujets, il commence d'atténuer les discordances. Il n'ira pas plus loin. Même lorsqu'un Agobard jugera souhaitable, dans les années 830, d'unifier le droit des peuples soumis à l'empereur franc, il sera seul de son avis." (J. Favier, ibid., p. 349).

 

Quelques exemples :

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/3/3f/Br%C3%A9viaire_d%27Alaric_%28Clermont%29.jpg/220px-Br%C3%A9viaire_d%27Alaric_%28Clermont%29.jpg. La Bourgogne gardera une loi qui n'a plus rien de national, "une loi purement territoriale".

. La loi romaine que résumait pour les Visigoths le  Bréviaire d'Alaric, on ne songe pas à y toucher.

. On ne touche pas davantage lors de la constitution de la Marche d'Espagne, à la loi du royaume visigothique dérivée du Bréviaire et codifiée en un Livre des Juges rédigé à Tolède en 654 par le roi Réceswinthe.

 

Jean Favier résume le degré maximal que pouvait atteindre un Charlemagne législateur :

 

"Les mesures d'exception du capitulaire saxon mises à part, le roi des Francs n'a guère osé 'ajouter' vraiment aux lois.

 

Limitée était sa capacité à l'être (législateur) sans dresser contre lui les tenants de la tradition germanique, réticente envers l'innovation comme envers la fixation par écrit d'un droit par principe oral et largement tributaire de l'interprétation. Limités étaient aussi les domaines dans lesquels il pouvait intervenir, et les esprits ne paraissaient pas prêts à accepter une uniformisation du droit dans le royaume, à plus forte raison dans l'empire." ( J. Favier, ibid., p. 351).

 

 

Sous l'"Ancien Régime", du XVIe siècle à 1789 :    


La France d'"Ancien Régime" était un "pays hérissé de libertés" (F. Funck-Brentano)

 

"Les libertés (françaises)... offraient une résistance à l'arbitraire 'plus efficace, dit Ségur, que celle des lois" (Tocqueville cité in Frantz Funck-Brentano, L'Ancien Régime, Les Grandes études Historiques, Librairie Arthème Fayard, Paris 1926, p. 528).

 

http://www.images-chapitre.com/ima3/newbig/753/1054753_3027410.jpg

 

"Le monarque absolu au royaume de France n’est donc ni un tyran ni un despote. (F. Bluche)

 

C’est pourquoi certains auteurs ont songé à remplacer monarchie 'absolue' par monarchie 'administrative' ou même de monarchie 'tempérée'..." (François Bluche, Louis XIV, Fayard, Paris 2002, p. 195).

 

 

"L'Etat de nos jours est plus directif que sous l'Ancien Régime" (Jean-Louis Harouel)

 

"La plus libérale des démocraties actuelles est bien plus absolue que la monarchie dite 'absolue'... En effet, l’autorité étatique y est beaucoup plus à même d’imposer sa volonté..." (Jean-Louis Harrouel, L’esprit des institutions d’Ancien Régime, Le miracle capétien, Perrin, 1987).

 

"On aurait bien tort de croire que l'Ancien Régime fut un temps de servilité et de dépendance: il y régnait plus de liberté que de nos jours'..." (Tocqueville cité in Frantz Funck-Brentano, ibid., p. 529).

 

"Prise dans le carcan administratif qu'elle porte depuis plus d'un siècle sans révolte et qui favorise si bien les tyrannies sectaires ou césariennes, la France d'aujourd'hui est sans résistance et sans force contre les ministres et les bureaux..." (Pierre Gaxotte, La Révolution française, Nouvelle édition établie par Jean Tulard, Éditions Complexe, Bruxelles 1988, p. 11).

 

http://www.histoire-image.org/photo/zoom/dub3_duplessis_001f.jpg

Louis XVI

 

Un pays traversé de "chartes, de droits, de statuts, d'immunités de toute grandeur et de toute nature" (Pierre Gaxotte)

 

"La "conception (révolutionnaire-napoléonienne) d'un gouvernement bureaucratique servi par une armée de fonctionnaires, promulguant pour une nation d'administrés une seule législation, est peut-être ce qu'il y a de plus étranger à l'Ancien Régime...

"Les plus grands réformateurs, les plus amoureux d'unité, Colbert, Machault, Maupeou, Lamoignon, ne pouvaient même pas imaginer pareille uniformité [que celle de la révolution], ni pareille docilité..." (Pierre Gaxotte, La Révolution française, Nouvelle édition établie par Jean Tulard, Éditions Complexe, Bruxelles 1988, p. 6-7).

 

 

"Les rois du vieux temps laissaient se gouverner leurs sujets à l'abri de leur autorité souveraine" (F. Funck-Brentano)

 

"En tête de ses Considérations sur le Gouvernement, vers 1737, le Marquis d'Argenson mettait cette épigraphe: 'La liberté est l'appui du trône' .

"Sénac de Meilhan ne croyait pas formuler un paradoxe quand il écrivait: 'La nation devait à ses souverains la liberté dont elle jouissait'.

"Les étrangers ne s'y trompent pas. Dallington va jusqu'à définir la France sous le gouvernement de ses princes, 'une vaste démocratie'..." (Frantz Funck-Brentano, L'Ancien Régime, Les Grandes études Historiques, Librairie Arthème Fayard, Paris 1926, p. 525-526)

 

Des historiens n'ont pas craint de d'écrire que l'ancien régime était "hérissé de libertés" libertés et autorités, en effet, des organisations professionnelles, des familles, des corps intermédiaires, des provinces, des communes, mais aussi de l'Etat et de l'Eglise" (Frantz Funck-Brentano, L'Ancien Régime, Les Grandes études Historiques, Librairie Arthème Fayard, Paris 1926,)

 

Ces libertés "grouillent, innombrables, actives, variées, enchevêtrées et souvent confuses, en un remuant fouillis. Chacune d'elle s'anime de pouvoirs particuliers, dont la variété aussi est infinie: autorités locales actives,... illimitées, empiétant les unes sur les autres et se contrariant souvent." (Frantz Funck-Brentano, ibid., p. 527).


"Nous sommes bien éloignés, aujourd'hui, d'une telle conception de la société et des rapports entre les hommes, mais il n'est pas interdit, précisément, d'y réfléchir..." (Alphonse, duc d'Anjou et de Cadix dans un message du 25 janvier 1987). 

 


"La royauté française, marquée par le christianisme, (...) était fondée sur la justice, la paix et les vraies libertés qui sont les incessantes aspirations du peuple français..." (Alphonse, duc d'Anjou et de Cadix dans une lettre aux directeurs de "Mémoire" en date du 21 juin 1985).

 

On votait plus sous l'ancien régime qu'aujourd'hui :

 

- votes dans les communes,

- votes dans les corps de métiers,

- cahiers de doléance et états généraux, parlements provinciaux, etc..

 

http://img.over-blog.com/750x868/0/51/11/65/a-venir-9/Femmes-Moyen-Age.jpg

 

Les femmes votaient dès les "temps barbares de l'obscur Moyen Age..."

C'était un vote au niveau local qui avait beaucoup plus de puissance et d'efficacité car le sujet du vote était proche des Français. Un vote sain car les gens connaissaient bien le sujet du vote, les problèmes au niveau local, ils pouvaient donner un avis éclairé. Sous la monarchie dite 'absolue', l'élection a donc eu un rôle plus important qu'on ne dit.

Tout d'abord lorsque le Roi réunissait les Etats Généraux pour leur demander conseil ou créer un nouvel impôt, les trois ordres (noblesse, clergé, tiers état ) élisaient leurs représentants sur la base de circonscriptions régionales.

Plusieurs provinces dites pays d'états possédaient un parlement autonome (en matière financière ou d'administration régionale par exemple).

 

. La femme au Moyen Âge et sous l'Ancien Régime : l'exclusion des femmes ne date pas des "siècles obscurs" mais vient plus tard, de la modernité

 

Le parlement local était élu par la population locale.

 

Chaque grande ville élisait ses dirigeants, désignés parfois sous le terme d' échevin.

"Dans les provinces les plus tardivement réunies à la couronne, avaient longtemps subsisté des Etats particuliers dont les pouvoirs étaient vastes: ils dirigeaient l'administration locale, géraient leur budget privé et votaient les impôts généraux. A la veille de la Révolution, ce système fonctionnait partiellement en Bourgogne, en Provence, en Flandre et dans plusieurs pays des Pyrénées, absolument en Languedoc et en Bretagne. les Etats de Languedoc avaient une forme bonne réputation et passaient pour assez traitables. Ceux de Bretagne étaient difficiles. L'emploi de commussaires du Roi y était considéré comme une épouvantable corvée ...

Aussi originale était la situation des terres alsaciennes et lorraine... Beaucoup d'Allemands viennent s'installer chez nous. Huit ou neuf mille servent dans notre armée et tiennent précisément garnison dans l'Est. les jeunes seigneurs du Palatinat ou du Wurtemberg (Forêt noire) rêvent de Versailles, parlent notre langue, achètent nos livres et collectionnent nos oeuvres d'art. les universités de Bonn et de Mayence sont toutes pénétrées de notre civilisation et quand Goethe songe à être professeur, c'est pour enseigner à Strasbourg.

"Il ne faut point toucher aux usages du pays d'Alsace", avait écrit un ministre de Louis XIV. En vertu de cet adage, ni le Concordat de 1516, ni la révocation (1685) de l'Edit de Nantes (1598) n'y sont appliqués. Les églises y vivent sous le régime en vigueur au moment de la réunion (Traité de Westphalie 1648); les protestants y pratiquent leur culte à peu près sans entraves. La langue, les coutumes, les tribunaux, les libertés bourgeoises, les constitutions municipales sont fidèlement respectées. Ni taille, ni aides, ni droits d'enregistrement; des impôts locaux perçus selon la forme traditionnelle (Pierre Gaxotte, La Révolution française, Nouvelle édition établie par Jean Tulard, Éditions Complexe, Bruxelles 1988, p. 9-10).

 

. Des impôts dix fois supérieurs à ce qu'ils étaient avant 1789 !

 

Chaque corporation ou métier élisait ses représentants salariés et patronaux.

Les évêques et les abbés étaient élus par les membres du clergé.

Pour finir la Charte de 1814 octroyée par Louis XVIII instituait une chambre des députés. Mais il s'agit probalement là d'une concession faite au principe révolutionnaire de la souveraineté populaire détenue et déclinée par l'Oligarchie..

N'oublions pas non plus que la république, qui se veut en France un modèle, a exclu les femmes du vote jusqu'en 1945, et non la monarchie...

 

"Dans certaines provinces, les sujets du roi pouvait naître, vivre et mourir sans avoir directement affaire à l’Etat..." (Michel Antoine, Louis XV, Fayard, 1989).

 

Sous "l'Ancien Régime", "le principe des libertés nationales était posé dans cette maxime fondamentale de l'Etat français : Lex fit consensu populi et constitutione regis. "Consentement de la nation et décret du prince", voilà l'antique formule du pouvoir législatif en France, depuis l'établissement de la monarchie." (Mgr Freppel, La Révolution française, Autour du centenaire de 1789, Paris: A. Roger et F. Chernoviz, 1889, p. 33.) 

 

 

 

L'égalité : une cause royale

 

 

L'égalité correspond à l'âme française, dès l'époque de la monarchie.   

 

Bien avant 1789 et la franc-maçonnerie, la France Fille aînée de l'Eglise a inventé l'égalité.

   

  220px-Clovis.jpg

Baptême de Clovis

 

"Par la sainte Ampoule (qui aurait servi au baptême de Clovis NdCR.) se trouve symbolisée la doctrine chrétienne, selon laquelle tous les hommes étant égaux, aucun d'eux ne peut exercer l'autorité sur ses semblables si ce n'est par une délégation de Dieu, à qui il devra des comptes. D'ailleurs, l'expression, 'par la grâce de Dieu roi de France', telle qu'on l'employait aux temps féodaux, n'est pas autre chose qu'une forme d'humilité." (Georges et Régine Pernoud, Le tour de France médiévale, Stock, Évreux 1982, p. 63).

 

. C'est la France mérovingienne qui la première au VIIe siècle a aboli l'esclavage sur le territoire franc.  

La reine sainte Bathilde (626-680), épouse de Clovis II "interdit les marchés d'esclaves, ce qui revient à prohiber l'esclavage sur ses terres."

(Source: Régine Pernoud, Les saints au Moyen Age, la sainteté d'hier est-elle pour aujourd'hui ? Plon, Mesnil-sur-l'Estrée 1984, p. 204-205.)

 

. "Le mariage consenti met l'homme et la femme à égalité au moins sur le plan des principes, ce qui n'était pas le cas auparavant" (La France médiévale , Sous la Direc. de Jean Favier, Fayard, Vitry-sur-Seine 1983, p. 35.)

 

Jean-Favier--La-France-feodale.jpg

 

"Le mouvement communal a été, dès son origine dans les années 1070, le fruit d'une prise de conscience collective et l'expression de la construction spontanée de solidarités horizontales entre hommes libres et égaux." (Jean Favier,  La France féodale, 1984, réed. Le Grand Livre du Mois, Paris 1995, p. 115.)

 

http://passiondhistoire.saint-setiers.com/lespersonnages/lesrois/louis10/louis10.jpg

 

. C'est la France capétienne qui sous Louis X le Hutin  a publié un édit affirmant que « selon le droit de nature, chacun doit naître franc », c'est-à-dire libre.

 

Officiellement, depuis cette date, « le sol de France affranchit l'esclave qui le touche ». Il n'y aura plus d'esclaves sur le sol métopolitain depuis ce jour sur le sol métropolitain.

 

"[L']affirmation de l'individu au sein du groupe défini par ses privilèges favorise l'établissement de relations horizontales entre personnes de rang égal." (Jean Favier, La France féodale, 1984, rééd. Le Grand Livre du Mois, Paris 1995, p. 11)

 

Les rois de France n'ont cessé depuis la fin du XVIIe siècle de vouloir faire la grande réforme fiscale d'égalité devant l'impôt : "capitation" 1695, "dixième" 1710, "vingtième" 1750, "Subvention territoriale" 1786. Ils en furent empêchés par les parlements qui refusaient d'enregistrer les édits... (Cf.  Les révolutions françaises, Sous la Direction de Frédéric Bluche et Stéphane Rials, Fayard, Mesnil-sur-l'Estrée 1989, chapitre "La pré-Révolution 1788-1789, rédigé par Jean-Marie Harouel).

Cette réforme eut sauvé la monarchie et nous aurait évité la Révolution, le génocide vendéen, les guerres napoléoniennes, les génocides et les totalitarismes du XXe siècle qui s'en inspirèrent.

 

Lire : "14 juillet 1789 : La Révolution dite "française".

 

Description de cette image, également commentée ci-aprèsJean-Baptiste de Machault d'Arnouville

 

En 1749, le vingtième est un impôt direct voulu par le contrôleur général des finances Jean-Baptiste de Machault d'Arnouville qui souhaitait établir un impôt direct touchant l'ensemble de la population (tiers-état, nobles et clergé) dont le montant correspondait à 5 % (1/20) des revenus.

 

Description de cette image, également commentée ci-aprèsCalonne, Projet de "Subvention territoriale" de 1786

 

Le 20 août 1786, Calonne présente son projet de Subvention territoriale, adresse à Louis XVI le Précis d’un plan d’amélioration des finances dans lequel il propose de "revivifier l’État entier par la refonte de tout ce qu’il y a de vicieux dans sa constitution". Il s'agit notamment de supprimer les douanes intérieures, de supprimer les traites, de réduire la taille, de remplacer les corvées par une prestation en argent, de transformer la Caisse d’escompte en une banque d’État et surtout de créer de nouveaux impôts en taxant les propriétés de la noblesse et du clergé.

 

Cette réforme ne put se faire à cause de l'opposition de la Haute-noblesse et du Haut-Clergé sous Louis XIV ("Capitation" de 1695), la franc-maçonnerie sous Louis XV et Louis XVI ("Vingtième" et "Subvention territoriale"). Ces gens qui avaient colonisé le Parlement de Paris ainsi que les parlements de France et de Navarre, pratiquaient une obstruction parlementaire acharnée contre tout projet royal visant à établir l'égalité devant l'impôt. La franc-maçonnerie, alliée de la banque qui devait prendre le pouvoir en 1789 et le garder jusqu'à aujourd'hui, ne défendit cette égalité qu'en 1789... une fois la "Révolution" déclenchée, afin de se tirer la couverture à elle.

 

 

La monarchie française a inventé la liberté et l'égalité. Ces concepts sont les nôtres. Ne nous les laissons plus voler, exigeons-les immédiatement. Fin du deux poids deux mesures !

 

. Affaire Dieudonné : Deux poids deux mesures du candidat PS Vincent Feltesse à la mairie de Bordeaux (17 janvier 2014) 

. Deux poids deux mesures : Quand Valls défendait la liberté d’expression… à propos de "Golgota Picnic" (10 janvier 2014)

. Deux poids deux mesures entre Dieudonné, Castelluci et les femen (4 janvier 2014)

. Violences policières en France et en Ukraine, deux poids deux mesures (11 décembre 2013)

. Deux poids deux mesures. Elle scie une croix, elle est félicitée par un nouveau timbre à son effigie / il coupe un "arbre de la liberté", le parquet réclame 2 ans de prison avec sursis ! (24 septembre 2013)

. Deux poids deux mesures : asile de la femen Inna Shevchenko mais refus d'asile pour Edward Snowden (9 juillet 2013)

. Deux poids deux mesures encore : Femen à Notre-Dame: 0 GAV, Hommen à Roland-Garros: 11 GAV (10 juin 2013)

. "Indignés" contre "Printemps français" : deux poids deux mesures (26 mai 2013)

. Deux poids deux mesures : Quand les pro mariage homosexuels appelaient à violer la loi établie (26 mai 2013)

. Emeutes du PSG qatari : deux poids deux mesures (15 mai 2013)

. Deux poids deux mesures: "Sur le concept du visage du fils de Dieu" (26 octobre 2011)

. Piss Christ : Mgr Cattenoz dénonce le "deux poids deux mesures" et accuse la “franc-maçonnerie” (17 avril 2011)

. Piss Christ Avignon : deux poids deux mesures (6 avril 2011)

 

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