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2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 10:18

 

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« Le grand mensonge de l’État islamique : "Les terroristes c’est nous". »

 

Voici une bonne analyse trouvée sur le site   "Mondialisation.ca", Centre de recherche sur la mondialisation, qui devrait calmer les ardeurs de nos bellicistes nationaux que l'on rencontre malheureusement chez trop de "catholiques" si prompts à servir de supplétifs zélés au Nouvel Ordre mondial :

 

 

Le grand mensonge de l’État islamique : « Les terroristes c’est nous ». 


[L]’Arabie saoudite et le Qatar (alliés des pays occidentaux Ndlr.) ont financé et formé les terroristes de l’État islamique (EI ou EIIL) pour le compte des États-Unis. Israël héberge l’EI dans le plateau du Golan et l’OTAN, en liaison avec le haut commandement turc, est impliqué depuis mars 2011 dans la coordination du recrutement des combattants djihadistes envoyés en Syrie. En outre, les brigades de l’EIIL en Syrie et en Irak sont intégrées par des forces spéciales occidentales et des conseillers militaires.

 

Tout cela est connu et documenté, mais pas un seul chef d’État ou chef de gouvernement n’a eu le courage de souligner l’absurdité de la résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies proposée par les États-Unis et adoptée à l’unanimité le 24 septembre.

 

[...]

 

Les dirigeants des pays occidentaux sont-ils totalement ignorants et stupides ou totalement corrompus et complices? « Les terroristes c’est nous »*. Par ailleurs, ils semblent totalement ignorer les vastes implications de leurs actions.

 

La propagande de guerre est un acte criminel en vertu des principes de Nuremberg : il s’agit d’un crime contre la paix. En soutenant les mensonges et les fabrications de la politique étrangère étasunienne, les médias de masse sont complices de crimes de guerre.

 

Le premier ministre britannique David Cameron portera l’affaire devant le Parlement britannique [le 26 septembre le Parlement britannique a approuvé les frappes aériennes]. Au Canada et en Grande-Bretagne, on envisage de révoquer la citoyenneté des personnes soupçonnées d’appuyer le mouvement jihadiste. Alors que le premier ministre britannique a appelé le gouvernement de Sa Majesté « à limiter ou annuler les passeports des djihadistes britanniques […] la ministre de l’Intérieur, Theresa May, a menacé de priver de leur citoyenneté les Britanniques luttant déjà avec l’État islamique ».

 

Ironie du sort, le premier ministre Cameron est complice puisqu’il a facilité et organisé le recrutement de djihadistes britanniques au Royaume-Uni. En attendant la formulation d’accusations criminelles, on pourrait en effet suggérer que son passeport soit révoqué pour « appui au mouvement djihadiste ».

 

George W. Bush a déclaré en 2001, « vous êtes avec nous ou vous êtes avec les terroristes ». La vérité interdite est que les États-Unis sont impliqués dans une entreprise diabolique: ils ont créé un réseau terroriste islamique dans le but de détruire des pays souverains et maintenant ils mènent une guerre contre leur propre réseau de terreur. Sans la propagande des médias, ce programme militaire sous couvert de lutte contre le terrorisme tomberait à plat, s’effondrerait comme un château de cartes.

 

Les terroristes sont le président des États-Unis et son indéfectible allié de Grande-Bretagne, ce sont ces « États qui appuient le terrorisme » dans le but de mener une guerre de conquête et l’Organisation des Nations Unies est complice dans ce projet.

 

* Jeu de mot avec la chaîne de magasin de jouets étasunienne Toys R Us, « Terrorists R Us »

 

Michel Chossudovsky

 

 

Source: Mondialisation.ca, Centre de recherche sur la mondialisation 

 

http://www.mondialisation.ca/le-grand-mensonge-de-letat-islamique-les-terroristes-cest-nous/5405154

 

A cette analyse on peut ajouter que la banque anglo-saxonne et les élites occidentales ont financé et soutenu toutes les révolutions criminelles, les guerres et les génocides, dont le communisme au XXe siècle qui a fait 100 millions de morts, les révolutions de couleur en Ukraine, le coup d'Etat et la révolution "nationaliste" du Maidan en février 2014, le génocide des russophones pour lequel la Russie a lancé une procédure pénale.

 

Pour l'historien Stéphane Courtois, la "première logique totalitaire" apparaît sous la Révolution française.

 

Les leçons du passé ne servent-elles donc à rien ?

 

Nous sommes nous, les Français, les premiers terroristes barbares dans le monde.

 

N'avons-nous pas inventé la "promotion démocratique de l'holocauste" (1), guillotiné Louis XVI et Marie-Antoinette, inventé les meurtres de masses, assassiné d'abord le petit peuple des paysans artisans et ouvriers (28% des guillotinés sous la Révolution "française" étaient des paysans, 31% des artisans et des ouvriers, 20% des marchands et des spéculateurs, 8 à 9% de nobles, 6 à 7% des membres du clergé) (2), inventé la "guerre libératrice" (Brissot et les Girondins) (3) ?

Le tout en considérant que cette ignominie nous faisait entrer dans l'ère libératrice du "progrès" et de la "démocratie" ?...

Il est temps d'en finir avec ces mensonges.

 

Sans compter qu'aujourd'hui, les amis de BHL et Fabius peuvent être contents, le soutien occidental aux rebelles syriens - depuis 2011 - contre le président laïque Bachar el Assad a ressuscité le califat islamique... disparu il y a un siècle. Pas plus tard que le 26 mai dernier au Congrès, le président américain Barack Obama a demandé d'autoriser un budget de 500 millions de dollars pour "entraîner et équiper" l'opposition modérée armée en Syrie. Ces gens-là ne savent donc pas ce qu'ils veulent. Ils font maintenant la guerre à ceux qu'ils ont entraîné et équipé !

 

Les nationaux français prêts à jouer les supplétifs de Big brother au Proche-Orient, les faiseurs de haine et de guerres devraient la baisser d'un ton..., se la jouer plus modeste et se regarder dans une glace avant d'accuser les autres de leurs propres turpitudes s'ils veulent construire un monde de paix et un avenir meilleur pour la France.

 

 

Notes

 

 

(1) R. Sédillot,  Le Coût de la Révolution française, Vérités et Légendes, Perrin, Mesnil-sur-l'Estrée 1984, p. 12.

(2) René Sédillot, ibid., p. 24.

(3) R. Sédillot, ibid., p. 13.

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