Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 10:14

http://static2.dmcdn.net/static/video/436/285/14582634:jpeg_preview_medium.jpg?20110829143624La transparence démocratique en Europe face aux bureaucrates non-élus de la Troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne et FMI) devient de plus en plus nécessaire.

 

Nous assistons actuellement à l'élaboration minutieuse d'un immense écran de fumée empêchant les citoyens de voir clairement qu'il n'y a en réalité aucune opposition de fond entre la politique budgétaire et financière de la droite et de la gauche. Cet écran de fumée se joue sur l'acceptation ou non de l'exigence de limitation du déficit public et permet de ne pas parler du vrai problème de l'inféodation de zone euro au marché privé.

 

Le nouveau traité budgétaire européen oblige les Etats de la zone euro d'avoir un déficit public inférieur à 0,5% du PIB (1ère obligation), mais refuse à ces mêmes Etats les moyens de réaliser cet objectif en leur interdisant de se financer auprès de leurs propres banques centrales (2e obligation), et en leur imposant de se financer sur le marché privé (3e obligation : article 123 du Traité de Lisbonne)*. Cette triple obligation enchaîne les Etats-nations au système néo-esclavagiste de l'Argent-dette, tout en leur interdisant d'avoir un déficit public supérieur à 0,5% du PIB... C'est se moquer du monde !

 

Dans cette affaire, les medias alignés ne parleront que des gauchistes manifestant contre l'austérité voulue par l'Union Européenne et la Banque centrale européenne, et de leur pseudo opposition à "l'instauration de la règle d'or" de limitation des déficits publics à moins de 0,5% du PIB, règle qui limiterait "les marges de manoeuvre des gouvernements démocratiquement élus". Mais à aucun moment ces gens ne remettront en cause le système ploutocrate et oligarchique de l'Argent-dette pratiqué à grande échelle par les banksters de l'Union européenne et imposé aux Etats de la zone euro.

 

En réalité, ce n'est pas l'exigence de limitation des déficits publics qui est anti-démocratique (en soi cette exigence est saine et bonne), c'est la mise sous silence de l'inféodation des Etats membres à un pouvoir invisible, non-élu, celui des banques privées. C'est cela qui est anti-démocratique. C'est cela qui manque de transparence... C'est cette manière de faire qui est critiquable.

 

Nous avons là un cas exemplaire d'opacité médiatique, de manipulation et de désinformation à grande échelle des citoyens. On ne laisse en fait pas d'autres choix aux citoyens que d'être de droite (pour le traité européen avec sa limitation du déficit public) ou de gauche (pour le traité européen mais sans la limitation du déficit public)... Dans les deux cas, vous êtes quand même inféodés aux mêmes instances non-élues... 

 

Dans le même temps, le gouverne-ment fait des déclarations mensongères, ne craigant pas de prétendre que la dette publique refluera après l'an prochain. (Source: http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/09/28/97002-20120928FILWWW00459-dette-seuil-critique-atteint-moscovici.php )

 

Rappelons que le système de l'Argent-dette, a commencé avec la loi de 1973. Ce système s'est poursuivi avec l'article 181 (ancien article 123 du Traité de Lisbonne) du nouveau traité constitutionnel européen, et nous empêche aujourd'hui toute sortie de la dette en constitutionnalisant le marché privé. Il s'agit de "courcircuiter les démocraties", et "donner tout le pouvoir" à la Commission européenne (Mario Draghi, ex Goldman-Sachs, président de la Banque Centrale Européenne).

 

  L'article 123 du Traité de Lisbonne stipule qu'"[i]l est interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées « banques centrales nationales », d’accorder des découverts ou tout autre type de crédits aux institutions, organes ou organismes de l’Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres. L’acquisition directe, auprès d’eux, par la Banque centrale européenne ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite. »

L'article 123 reprend l’article 104 du traité de Maastricht, également identique à l’article 181 du traité constitutionnel européen." (Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_de_Lisbonne#Principales_dispositions)

 

Autrement dit, les Etats-nations doivent se financer sur le marché privé à des taux d'usure cumulatifs (Argent-dette supprimant toute indépendance et souveraineté monétaire des Etats...) Dans ces conditions, la dette ne peut mécaniquement pas refluer. Même si dans le cadre du projet d'union européenne bancaire, la BCE octroie illégalement (article 123) des prêts aux Etats [dispositif d’Outright Monetary Transactions (OMT), ouvrant la possibilité pour la BCE de racheter une quantité qualifiée d’«illimitée» de titres de dettes]. Ce n'est pas en transférant le poids de la dette au niveau européen que l'on désendettera les Européens. En revanche, l'opacité sur la dette aura augmenté vertigineusement.

-----------------------------------------

. Un coup à gauche, un coup à droite...

. Nigel Farage sur l'euro, le nouveau traité européen et la nouvelle constitution européenne

. Francois Hollande et la dette publique ! Accablant

. La Banque Centrale Européenne (BCE) procède au rachat de titres de dette de l'Irlande et du Portugal

Partager cet article
Repost0

commentaires